All language subtitles for Law & Order S06E12 Trophy 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Finale de la Série mondiale 1969. Qui l'a attrapée ?

Tommie Agee.

C'est ça. Il a pris le métro depuis le centre ?

Il a couru.

Il a dû tomber sur Cleon Jones, qui l'a attrapée.

- Cleon ? - Oui.

Je l'ai vu. Mon père m'emmenait à tous les matchs des Mets.

Dis, Einstein. Qui, des Orioles, a frappé cette balle ?

Davey Johnson. Tu crois que je l'ignorais ?

Non, c'est toi qui sais tout.

Garrity !

- Quoi ? - Viens voir.

Bon sang.

Écartez-vous.

Alors ?

Le gamin est mort depuis 12 ou 14 heures. Je dirais vers 18 h, hier.

Je le signale.

Bel endroit pour tuer quelqu'un.

Ou pour se débarrasser du corps.

Ses baskets sont propres, aucune trace de sang.

C'était facile de le déplacer.

Regarde cette entaille.

Objet contondant à la tête.

Pas d'autres marques évidentes sur lui.

Il n'a pas plus de 12 ou 13 ans.

Oui. C'est ça. Algèbre de base. Sa Majesté des mouches.

Voyons, Derrick Walters.

En cas d'accident ou d'urgence, contactez Estelle Walters. Super.

- Tiens. Vous avez fini de ce côté ? - Oui, monsieur.

Allez, on le retourne.

Trois dollars.

Une aiguille pour gonfler des ballons.

Personne n'en avait quand on en avait besoin.

- "Il faut les détruire." - Fais-moi voir ça.

IL FAUT LES DÉTRUIRE

Bon sang.

C'est quoi ? L'hymne de l'école ?

Andrew Dillard.

Quoi, le psychopathe qui a tué quatre jeunes noirs ?

Cinq. Ils avaient tous ce mot dans leur poche.

Lennie, il est en prison.

Oui. Mais quelqu'un a mis la main sur son manuel.

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Le directeur de Sing Sing les a comptés en personne.

Andrew Dillard est bel et bien présent.

Un imitateur cinq ans plus tard. Où était-il ?

Chez lui, à mater la télé ?

Une émission sur les tueurs en série vient de sortir.

Très éducatif.

Mais Dillard était un psychopathe raciste. C'est ce qui le motive ?

Aucun signe d'agression sexuelle.

Mais le tueur a pu essayer.

- Aucun signe de lutte non plus. - Sauf une fracture du crâne.

Retracez le parcours de la victime. Il avait encore ses livres d'école.

Il a quitté l'école peu après 15 h et n'est jamais rentré.

Ça fait loin !

La mère du garçon est là. Elle vient de l'identifier.

Merci, Gia.

Je m'en occupe.

Je suis allée au commissariat hier soir avec une photo de Derrick.

- Pour qu'ils le cherchent. - Quelle heure était-il, madame Walters ?

Il était 20h15. Je suis rentrée à 19 h.

Derrick m'attend toujours. L'agent de police n'a rien fait.

Derrick devait être avec des amis.

J'ai appelé ses amis avant d'aller au commissariat.

Les garçons ont tendance à ne pas rentrer à l'heure.

On va au marché tous les soirs pour le dîner.

C'est notre moment ensemble.

Que fait Derrick à la fin des cours ?

Il joue au basket dans l'équipe de l'église Saint Justin.

C'est juste en face de chez nous.

Puis il rentre à la maison.

Ça peut attendre ? Je passe devant un jury dans six minutes.

- Vous avez poursuivi Andrew Dillard ? - Oui.

On a trouvé un garçon mort ce matin avec un mot dans la poche.

- Un Noir ? - "Il faut les détruire."

Ce n'est pas Dillard. Il purge cinq peines de prison à vie.

Il copie Dillard. Qu'est-ce qu'on cherche ?

Dillard en voulait aux jeunes Noirs.

Il a été agressé. La police a arrêté l'agresseur, qui a été acquitté.

Il voulait rééquilibrer la balance de la justice ?

Il ne suivait aucune logique.

Il tuait n'importe qui, bons ou mauvais.

- Comment il les rencontrait ? - Il conduisait un camion de livraison.

Il donnait des trucs gratuits devant les épiceries.

Un bonbon d'un inconnu.

GOTHAM MARKET MARDI 15 NOVEMBRE

Il venait tous les soirs avec sa mère. C'était un gentil garçon.

Je lui apprenais l'espagnol. Un mot par jour.

Il est venu pour une leçon hier ?

Oui, peligroso. Il savait le prononcer.

Quelle heure était-il, Rhonda ?

Vers 16h30, juste après ma pause.

Avez-vous vu Derrick parler à quelqu'un en allant à la caisse,

ou en sortant ?

- Juste à l'agent de sécurité. - C'est lui ?

Non, un autre.

L'entreprise m'envoie dans les magasins, les banques.

Je patrouille parfois le quartier pour une association de voisinage.

- Et hier, au Gotham Market ? - Oui. Je suis navré pour ce garçon.

- J'ai dû le chasser. - Le chasser ?

Je lui ai dit de partir.

Il regardait des magazines cochons Vous savez ce qu'il y a dedans ?

Pour ça, vous pourriez fermer les yeux.

Il faut avoir 21 ans, c'est la loi.

A-t-il parlé à quelqu'un après vous avoir parlé ?

- Il est parti. Seul. - Vous l'avez vu partir ? Par où ?

Par la porte et...

Vers le nord, je crois.

Il ne pouvait pas regarder ces femmes à poil avec sa mère.

Selon ce type, Derrick est allé vers le nord, loin de chez lui.

Il lui restait deux heures avant l'arrivée de sa mère.

- Il allait peut-être voir un ami. - Sa mère a appelé ses amis.

Ta mère connaissait tous tes amis ?

ACADÉMIE ST. MATTHEWS MERCREDI 16 NOVEMBRE

Avec Derrick, on n'était pas vraiment potes.

Ton entraîneur dit que vous traîniez ensemble.

Seulement ici. Ça craint qu'il soit mort. C'était notre meilleur ailier.

Carlos, tu vis à quelques rues d'ici.

Derrick allait dans cette direction avant d'être tué.

J'ai rien fait. Je ne l'ai même pas vu.

Personne n'a dit que tu avais mal agi. On veut juste savoir où il allait.

J'en sais rien, il allait peut-être voir Ernie. Il vit près de chez moi.

Je ne vois pas d'Ernie dans l'équipe.

Ernie est un recruteur. Il vient voir certains de nos matchs.

Derrick comptait obtenir une bourse.

Un jeune que vous suiviez, Derrick Walters.

Joli tir à bras roulé. Et un super gamin.

S'il a fait du mal, c'est une erreur.

- Je me porte garant pour lui. - Oui.

- Quand l'avez-vous vu la dernière fois ? - Lundi après-midi.

Je me préparais pour aller à Rochester. Ma sœur a eu une petite fille.

- Je suis tonton. - Félicitations.

Vous faisiez vos valises ? Chez vous ?

- Oui. Il y a un problème ? - Derrick a été tué lundi après-midi.

C'est pas vrai, que s'est-il passé ?

C'est ce qu'on essaie de savoir.

- Derrick y était à quelle heure ? - Vers 17 h.

Il est passé regarder les temps forts.

Une prépa au nord, l'école pour laquelle je le suivais.

Derrick avait l'habitude de débarquer comme ça ?

De temps en temps. Il aimait parler de basket.

J'ai dû lui dire de partir. J'avais un train à prendre.

- Quelle heure était-il ? - Vers 17h30.

Il m'a accompagné jusqu'au métro, puis il a dit qu'il rentrait chez lui.

D'après le directeur sportif de la prépa, Ernie Bigelow n'est pas salarié.

- Tu parles d'un recruteur. - Il est free-lance.

S'il trouve un athlète doué, ils lui filent quelques dollars.

C'est son gagne-pain ?

Il était entraîneur à plein temps au lycée.

Je viens de parler à son ancien employeur.

- Pourquoi est-il parti ? - "Je ne sais pas. Je ne me souviens pas.

Je ne peux pas en parler."

Ça pue la discussion de vestiaire de mecs.

- Derrick Walters n'a pas été maltraité. - Pas le jour de sa mort.

- Et le mot ? - Nous pousserait à chercher un Blanc.

Je ne sais pas comment le dire autrement. Je n'ai pas tué Derrick.

Vous voulez me pendre au chandelier ?

Crois-moi, si tu l'as tué, tu seras pendu.

Tu affirmes être le dernier à l'avoir vu vivant.

À part son tueur.

Tu dis l'avoir viré de chez toi à 17h30.

- Pour prendre un train pour Rochester ? - Oui.

On est peut-être des flics débiles, mais on sait lire les horaires.

Le train ne partait qu'à 20 h.

J'ai dîné. La nourriture dans le train est dégueulasse.

Je n'ai pas souvenir d'avoir entendu parler de dîner.

Et toi, Lennie ?

Vous ne m'avez pas demandé ça.

Vous m'avez demandé quand j'avais vu Derrick pour la dernière fois.

Pourquoi j'aurais fait ça ?

Je gagne ma vie en recrutant des gosses comme Derrick, pas en les tuant.

On y viendra, Ernie.

Les gens de ton ancienne école sont très discrets.

- On finira pas les faire parler. - Ça n'a rien à voir.

- Tu aimes les petits garçons. - C'est ridicule.

On verra.

Dans mon ancienne école, il s'agissait de jeux d'argent.

- Voilà pourquoi j'ai dû partir. - Tu peux le prouver ?

Pour me disculper, je dois balancer un type qui va me casser les jambes.

Tu ne peux rien prouver ?

Garde-moi ma place.

- Qu'en penses-tu ? - Un autre gamin a été retrouvé.

POLICE DE NEW YORK

- On l'a trouvé près de la côte. - Il y a longtemps ?

Pas vraiment, il est frais.

Éclaire par ici, veux-tu ?

- Il a des marques sur le cou. - Étranglé.

Ça n'écarte pas notre homme.

Dillard étranglait, poignardait et matraquait.

- Carte de bus. - Sean Monroe.

- Douze ans, sans histoire. - Hé, Lennie.

- "Il faut les détruire." - On a compris le message.

C'était mon bébé.

Sa sœur se retrouve toute seule.

Mais Sean,

je faisais les recrutements avec lui.

Je l'emmenais à l'église, le dimanche et le samedi.

Il fuyait sa mère. Il se croyait plus malin.

C'était un petit garnement, c'est tout.

On aurait dû l'enfermer. Qu'il ne voie pas ces films.

L'éloigner de la rue.

C'est dur de convaincre un gamin d'étudier la géométrie

quand son imbécile d'ami est armé.

Sean avait-il eu des ennuis ?

À ça près.

J'ai pris un deuxième boulot l'an dernier pour qu'il aille dans une école privée.

- L'académie Cheever. - J'en ai entendu parler.

- Sean jouait ? - C'était obligé. Il jouait au basket.

A-t-il déjà parlé d'un recruteur appelé Ernie Bigelow ?

Personne n'aurait recruté Sean.

Il était remplaçant.

Savez-vous où Sean aurait pu aller après l'école, hier ?

N'importe où.

Quand puis-je...

Sean portait une croix de sa première communion.

Quand puis-je la récupérer ?

Même âge. Même couleur. À peu près au même moment de la journée.

Sean Monroe était un fauteur de troubles et Derrick Walters un ange.

Oui, pour un gamin de 12 ans.

Il y a peut-être un lien avec le basket.

Non. J'ai parlé au directeur de l'ancienne école d'Ernie Bigelow.

Il a été viré pour paris illégaux.

Il était à Rochester le jour où Sean Monroe a été tué.

Sa sœur et deux de ses voisins l'ont confirmé.

- Ce qui nous laisse... - Même âge, même couleur.

J'ai aussi parlé au légiste de la croix de Sean.

Il ne la portait pas.

Elle a pu se casser si on l'a étranglé avec la chaîne.

- Il y avait des marques sur son cou. - Les tueurs prennent des trophées.

C'est peut-être lié à la religion.

Derrick jouait dans l'équipe de l'église. Maintenant, la croix disparue.

On cherche des vampires et des membres du clergé ?

Bonne idée. Sortez d'ici.

ACADÉMIE CHEEVER JEUDI 17 NOVEMBRE

Malheureusement, Sean n'avait pas beaucoup d'amis.

On dirait qu'il ne trouvait pas sa place.

Non, mais ce n'était pas racial. Il était mauvais en classe.

Vous l'avez expliqué à ses parents avant de prendre leur argent ?

Ils l'ont inscrit ici pour le protéger des mauvaises influences.

On a tout fait pour créer cet environnement.

Il faut qu'on parle au chauffeur du bus. Je veux savoir où Sean est descendu.

Il n'était pas dans le bus.

Depuis ce matin, j'ai parlé à ses professeurs.

- Sean a séché l'après-midi. - Seul ?

On va prendre ça pour un non. Qui d'autre a séché ?

- Vanessa Carey. - Sean avait au moins une amie.

Les garçons ne l'aimaient pas, mais les filles, si ?

Ce n'était rien. Ce sont des enfants.

Le principal a dû se tromper.

- Vanessa ne sèche pas les cours. - C'est vrai, Vanessa ?

- En général. - Vanessa !

- Où étais-tu avec Sean, hier ? - Qui est Sean ?

Un camarade de classe de votre fille. Il a été assassiné hier soir.

Assassiné ? Quel rapport avec Vanessa ?

Madame, si vous pouviez...

Rien. J'ai le droit de savoir.

Laissez-nous le découvrir, d'accord ? Vanessa ?

On a séché les cours. Sean et moi allions au cinéma.

- Que s'est-il passé ? - On est arrivés à Broadway,

Sean a retrouvé des amis de son ancienne école, Felix et Damien.

Je ne les aime pas. Ils font toutes sortes de choses.

- Tu les connaissais aussi ? - Ils font quoi, Vanessa ?

Je ne sais pas. Ils parlent de vol. Sean a dit qu'on pouvait traîner ensemble.

J'ai dit qu'il pouvait aller avec eux ou moi.

Il est parti avec eux ?

Je suis allée au Musée d'histoire naturelle.

Vos parents vont descendre.

Et ils ne sont pas emballés de vous voir ici.

Je ne sais pas ce que vous voulez.

- Vous perdez votre temps. - Tu veux qu'on leur dise quoi ?

Que tu nous aides ou qu'on t'arrête ?

Vous ne pouvez pas nous parler sans eux.

Ou sans avocat.

Ça, c'est si vous êtes suspects, Damien. Vous êtes témoins.

- Des témoins de quoi ? - Quand avez-vous vu Sean ?

Bien avant qu'il ne soit tué.

Essayez plutôt de trouver qui a fait ça.

Bonne idée. Alors, aidez-nous

en nous disant ce que vous faisiez hier après-midi ?

- On ne faisait rien. - Vraiment ?

Et vous ne faisiez rien où ?

- Dans le coin. - Tu sais quoi, Rey ?

Ces voyous vont avoir besoin d'avocats.

Vos parents se feront un plaisir de les payer.

À l'angle de Broadway et de la 96e. Dans les magasins.

- Felix ! - Quoi ?

- Ils se fichent des détails. - Que faisiez-vous ?

- On piquait des trucs. - Dans les magasins ?

Non, sur des cocotiers.

Arrête de faire le malin, pigé ?

Sean piquait aussi des trucs ?

- Avant de se faire choper. - Où ça ?

- Quel magasin ? - Je ne sais pas.

On s'est séparés. En sortant de Goody's, j'ai vu un flic le tenir par le cou.

Je me suis donc barré.

Ils appellent ça la police de proximité.

J'appelle ça marcher en rond avec 9 kg à la taille.

J'ai de la chance. Tout ce que j'ai à transporter, c'est ce bleu.

- Vous l'avez déjà vu ? - Oui. Un petit malin. Il a fait quoi ?

Il s'est fait tuer.

Il est un peu jeune pour ça.

Lui et ses potes volent des pistolets à eau.

L'avez-vous vu voler quelque chose hier après-midi, vers 14 h ?

Peu après 14 h, je réglais une histoire de place de parking.

Ses amis l'ont vu se faire pincer par un flic. Dans ce quartier.

Pas moi, et si le type était en uniforme, ce n'était personne d'autre.

Je suis le seul agent de proximité ici.

Il y a encore des voitures de patrouille.

Ils ne s'arrêtent pas ici à moins d'entendre des coups de feu

ou pour se moquer de moi.

- Merci. - De rien.

Je vois mal les amis de Sean inventer cette histoire.

D'ici, Lennie, je vois trois vigiles.

- C'était peut-être l'un d'eux. - Je ne sais pas.

Ces gamins savent distinguer un vigile d'un vrai flic.

À presque 100 mètres, apeurés, avec six CD volés dans le pantalon ?

Par où veux-tu commencer ?

Walters a été chassé d'un magasin par un vigile.

Le type qui bosse partout.

Je n'ai pas à venir si je ne suis pas en état d'arrestation.

Pas de problème, Simon. Vous pouvez nous aider ici.

Comment ?

C'est Sean Monroe, vous l'avez vu hier ?

On m'a dit que vous travailliez près de Broadway.

Je ne connais pas ce garçon.

Il y a une petite coïncidence qui nous dérange, Simon.

Il y a deux jours, Derrick Walters a eu une altercation avec vous

au Gotham Market. Deux heures plus tard, il était mort.

Hier, ce garçon a eu affaire à un vigile de Broadway

et il est mort.

- Ce n'est pas logique. - Ah bon ? Pourquoi, Simon ?

Il y a beaucoup de gardes sur Broadway.

- Je les vois tout le temps. - Oui, mais un seul

était avec le premier garçon avant qu'il ne soit tué.

- Vous suivez ? - C'est tautologique.

- Je vois que vous avez une Bible, Simon. - J'aime bien la lire.

- Quoi ? Pas de télé ? - Il n'y a rien d'intéressant.

Pour moi, ce n'est pas tautologique.

Vous comprenez notre méfiance, non ?

Donnez-moi une autre explication.

Comment savoir si vous dites la vérité ?

Simon, jurez sur la Bible que vous n'avez jamais vu

ces garçons, et on s'en ira.

On ne joue pas avec la Bible.

Ce n'est pas un jeu. C'est sérieux. C'est un crime.

Je n'ai rien fait.

Et je vous croirai. Jurez devant Dieu. Posez votre main, allez.

Jurez devant Dieu.

Allez-y. Posez votre main là-dessus et jurez devant Dieu.

Vous ne savez pas ce que vous demandez.

Ça vous pose problème, Simon ?

Ils étaient des pécheurs.

Derrick Walters et Sean Monroe ?

Les deux.

Il y a beaucoup de pécheurs en ville, Simon.

Pourquoi ces deux-là ?

- Vous ne comprendriez pas. - Aidez-nous.

Je vous dis ce que j'ai fait. Ce n'est pas tout ce qui vous intéresse ?

Ça ne marche pas comme ça.

Celui-ci regardait des magazines cochons.

Beaucoup de monde le fait, non ?

Il portait une image de saint Justin.

Ce n'était pas que de la luxure.

- Mais un sacrilège. - Quelle image ?

- Sur sa tête. - Un chapeau.

- De son équipe de basket. - Justin était un martyr du Seigneur.

L'autre garçon portait une croix.

Et il volait.

Ils profanaient notre Seigneur.

- Il fallait les détruire. - Les mêmes notes qu'Andrew Dillard.

Vous lui avez piqué l'idée ?

Ce n'était pas une idée.

- Dieu les a mis sur mon chemin. - Pourquoi avez-vous écrit ces mots ?

Pour que les gens comprennent.

Vous pensiez que Dillard était incompris ?

- Il n'a rien à voir avec ça. - Pas avec Derrick et Sean.

Avec rien de tout ça.

J'ai tué ces garçons.

J'ai tué tous ces garçons.

Vous avez juste donné le mérite à Dillard.

Vous avez vérifié ?

Brooks connaît les lieux et les heures de la mort.

Il gardait des souvenirs.

Des médailles religieuses ou des croix de chaque gamin.

Dillard a porté le chapeau. Les parents les ont identifiés.

Mais quand Dillard est allé en prison, les meurtres ont cessé pendant cinq ans.

Quand Dillard a été arrêté, Brooks a tout raconté à sa mère.

Elle ne l'a pas dénoncé, mais elle l'a mis sous phénothiazine.

Une sorte de jus de la raison. Elle l'a contrôlé.

Mais elle est morte il y a deux mois,

et il a commencé à manquer ses rendez-vous à Bellevue.

Le système n'est pas parfait. Une chance sur un million.

Ma chance.

Tout le monde appelle, du Times à l'Enquirer.

Je dis quoi sur Andrew Dillard ?

Dites-leur que vos hommes sont si doués qu'ils peuvent condamner un innocent.

Comment est-ce arrivé ?

Vous et Diana Hawthorne, deux de mes meilleurs éléments.

J'avais un dossier solide.

Dillard était raciste et fou.

Les fibres sur les victimes correspondaient à l'uniforme du livreur.

Son écriture correspondait aux mots sur les victimes.

Il a été vu en train de se disputer avec une victime

- le jour du meurtre. - Personne ne l'a vu tuer qui que ce soit.

Les tueurs fournissent rarement les témoins.

Oui. C'est ça.

On a toujours des preuves indirectes.

J'espère que M. Dillard est compréhensif.

Je l'ai transféré, en attendant sa libération.

Il veut me voir.

Avec un peu de chance, il demandera un bout de votre peau.

Cinq ans de ma vie.

Et qu'est-ce que j'ai appris ? Faire une lame avec une brosse à dents.

Je suis désolé, monsieur Dillard.

J'ai passé mon temps dans une cellule de la taille de cette table,

pour me protéger des frères.

Vous avez dit que j'avais tué des jeunes Noirs.

- Les preuves allaient dans ce sens. - Mon cul. Allez-y, dites-lui.

Ce qu'il a fait.

Nous affirmons que vous avez sciemment engagé

des poursuites abusives.

Sciemment ? La situation me contrarie, mais j'ai la conscience tranquille.

Et votre mémoire ?

Cette déclaration a été prise deux mois avant le procès de M. Dillard.

Elle n'a jamais été remise à la défense.

- Au sujet de Jaleel Franklin ? - La troisième victime.

M. Dillard a eu une altercation avec lui.

Une témoin a vu l'enfant une heure plus tard,

marchant dans Central Park avec un Noir, Simon Brooks.

Elle m'a appelé quand elle a vu son visage aux infos.

Je n'ai jamais vu ça.

Les procureurs enterrent les éléments à décharge, non ?

C'est un spécialiste de ce genre d'affaires. Incroyable, non ?

Gardez-la. C'est la base de notre procès pour 50 millions de dollars.

Poursuite abusive, détention arbitraire, ingérence délictuelle.

- Vous voulez commander ? - Non.

Une minute, je vous prie.

Ça ne devrait pas devenir une affaire personnelle.

Tu n'as pas entendu ?

J'aurais délibérément caché des preuves.

C'est ridicule.

Oui.

Oui ? Merci pour ton soutien !

Jack, tu as déjà pris des décisions radicales.

Tu veux cosigner la plainte ?

Tu ne penses pas que l'inspecteur qui a pris la déclaration

ne me l'aurait pas donnée ?

- Quel serait son mobile ? - Et le mien, alors ?

Je vais me renseigner.

Merci.

L'affaire Dillard ?

Deux cents flics fouillaient la ville.

On m'a appelé pour quadriller la 110e rue.

Vous avez trouvé ce témoin ?

Laverne Chalmers. Troisième étage. Elle boite.

- Elle m'a proposé de l'Ovomaltine. - Vous vous souvenez de tout ?

C'est mon travail.

Vous ne trouvez pas étrange que sa déclaration

n'a pas été évoquée au procès ?

Je donne la déclaration au procureur, le témoin ne vient pas.

Rien d'inhabituel.

Quelqu'un a enquêté et découvert qu'elle entend des voix.

Elle est peut-être morte.

Êtes-vous sûr d'avoir remis la déclaration ?

En personne au procureur.

Mon partenaire était là. Demandez-lui.

- En personne ? À Jack McCoy ? - Non, l'autre.

Une belle femme. Comme vous.

BUREAU DE MAÎTRE DIANA HAWTHORNE VENDREDI 2 DÉCEMBRE

Je t'aime aussi Donald,

mais le juge se fiche de ta chirurgie esthétique.

C'est ça, 9 h. On se voit là-bas.

La partie du travail en cabinet privé que je déteste, les clients.

Je remplissais les feuilles de présence.

J'ai reçu le dossier Dillard hier.

Jack t'a mise sur l'affaire ? Il ne fait pas confiance au procureur ?

Appelle ça une enquête interne. J'essaie de comprendre ce qui s'est passé.

Jack doit paniquer à l'idée

de réparer les imperfections de son intégrité.

Tu peux peut-être nous aider.

L'inspecteur qui a pris la déclaration du témoin disparu

dit qu'il n'a jamais vu Jack. Juste toi.

J'ai vu beaucoup d'inspecteurs.

S'il m'a donné cette déclaration, je l'ai donnée à Jack.

C'était le procureur principal. Tu sais comment c'est.

Il dit ne l'avoir jamais vue.

Que veux-tu qu'il dise ?

Je veux qu'il me dise la vérité.

Bon sang. Écoute, Claire.

Tu connais Jack.

Oui. Mais s'il n'a pas vu la déclaration...

- Elle a disparu. Ça arrive. - Tu n'y crois pas.

Je connais Jack McCoy. J'ai travaillé quatre ans avec lui.

- Je sais. - Et couché avec lui pendant trois ans.

Je sais, ça affecte peut-être ton jugement.

Et ça n'affecte pas le tien ?

Tu couches avec lui, hein ?

Le flic dit qu'il a remis la preuve à Diana.

Diana a dit qu'elle te l'avait donnée.

Elle dit que si elle l'a eue, elle l'a donnée à Jack.

Si... On a l'air d'imbéciles.

- On va tirer ça au clair. - Le mal est fait.

Des flics dans tout le pays fabriquent des preuves

et le système de justice pénale est méprisé.

Et la gangrène s'infiltre dans le bureau du procureur.

Ce bureau du procureur.

On se barricade et on ferme boutique ?

Non. On vous suspend jusqu'à ce que je sache ce qui s'est passé.

Puis-je participer à ma propre défense ?

Je ne vous bannis pas de l'immeuble.

Correspondance, plaidoiries, expertises.

- Pas de déclaration. - Et alors ?

Si elle est là, je l'ai cachée. Sinon, je l'ai détruite.

L'avocat de Dillard m'a écrit.

Il veut ma déposition. J'étais en fac de droit quand c'est arrivé.

Essayons pour voir.

Maître Kincaid, croyez-vous que l'accusé

a dissimulé ou détruit la déclaration ?

Objection. Je n'étais pas là. Peu importe mon avis.

Vous ne pouvez pas objecter. C'est une déposition.

Non.

Avez-vous déjà vu l'accusé, McCoy, cacher des éléments à décharge ?

Jack.

L'affaire Rowland. La déclaration de la fille handicapée.

C'était un mobile, pas un élément du crime.

Le juge n'était pas d'accord.

Alors, maître Kincaid,

avez-vous déjà vu l'accusé, McCoy, cacher des éléments à décharge ?

Oui.

Tu vas dire ça ?

Je dois le dire.

Je ne pensais pas être dans l'obligation de divulguer.

Il ne pensait pas être dans l'obligation de divulguer.

- Ça aide ? - Pas dit comme ça.

Jack, qu'a dit l'expert en écriture au procès ?

L'écriture de Dillard correspondait aux mots

trouvés sur les corps. Les experts font des erreurs.

Vraiment ? Voici son rapport initial. Il a été incapable d'arriver à une conclusion.

Pourquoi a-t-il changé d'avis ?

C'était le témoin de Diana.

INSTITUT D'ANALYSE GRAPHOLOGIQUE LUNDI 12 DÉCEMBRE

Que puis-je dire ? Les mots trouvés dans les poches des victimes

étaient imprimés, pas écrits.

C'est dur de juger la formation des lettres,

si l'écriture est interrompue ou tremblante.

Vous avez dit au jury que les tremblements venaient

de Dillard pour éviter l'identification.

Ce n'est pas ce que dit votre rapport initial.

Vous étiez le procureur. Vous savez ce qui s'est passé.

Que s'est-il passé ?

J'ai parlé à maître Hawthorne, votre associée.

L'autre preuve.

Qu'a-t-elle dit ?

Que vous aviez des preuves irréfutables

que M. Dillard était le tueur,

mais qu'elle avait été rejetée pour vice de forme.

Elle m'a dit que ma preuve devait être la plus probante possible.

- Elle vous a demandé de mentir ? - Ce n'était pas un mensonge pour elle,

car Dillard a bien écrit ces mots. Il était le meurtrier.

Vous n'avez pas pensé à m'en parler ?

Je voulais, mais Hawthorne m'a dit que vous étiez débordé.

Que c'était inutile.

Vous avez dit que l'écriture correspondait sans vraiment savoir ?

Un tueur en série d'enfants allait être libéré.

On m'a dit que j'étais le seul à pouvoir empêcher ça.

Jack.

Diana.

Je t'ai supplié de jeter ce manteau il y a huit ans.

Tu as couvert un parjure.

Je n'ai jamais vu la déclaration. Je suis suspendu. Deux garçons sont morts.

Magnifique introduction. C'est concis, mais fort.

Je suis sûre que Claire apprend beaucoup avec toi.

Ces trois dernières heures,

j'ai essayé de comprendre ta réflexion.

- La même que toi, gagner le procès. - Comme ça ?

Combien de fois t'ai-je vu rejeter des témoins peu fiables ?

Combien de fois t'ai-je vu encourager les experts ?

Combien de fois as-tu utilisé une note de bas de page

aux clauses de la loi pour éviter d'armer la défense ?

- Je n'ai jamais franchi cette ligne. - Lâche-moi. Tu sais ce que j'ai fait.

Exactement ce que tu voulais.

Le ministère public veut clore cette affaire.

Dillard va toucher trois millions de dollars pour régler ça.

Merci, monsieur, je suis ravi d'être de retour.

Faites comme chez vous. Hawthorne était une employée coûteuse.

Elle pourrait être radiée.

Le comité d'éthique a pris les déclarations

de l'inspecteur et de l'expert en graphologie.

Ça ne suffit pas.

- Ils voudront te parler. - La radiation ne suffit pas.

C'est fini. Retournez travailler.

Walters et Monroe ont été assassinés

car on a mis le mauvais type en prison. Diana Hawthorne est responsable.

Pas de façon criminelle.

L'erreur procédurale n'est pas illégale.

Quel message ça envoie ?

Comment espérer que les gens aient confiance en nous,

si on ne poursuit pas de mauvais procureurs ?

Comment ? Tu veux inculper Diana Hawthorne pour meurtre ?

- La loi ne suit pas. - Tourne la page, complicité criminelle.

Elle a commis un acte qui a fourni à une personne

les moyens ou l'occasion de commettre un crime de classe A.

Vous voulez vous jeter dans un puits de serpents ?

Vous êtes blanchi, restez en dehors de ça.

Vous voulez envoyer Diana en prison pour 15 ans ?

Elle fera et dira n'importe quoi.

Je prends le risque.

- Diana Hawthorne, s'il vous plaît. - Elle est retenue.

- On va la détacher. - Attends.

Du calme.

- Qui êtes-vous ? - Police.

Levez-vous.

Diana Hawthorne, je vous arrête

pour complicité criminelle au second degré.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

- Compris ? - Jack.

C'est absurde, maître Hawthorne n'est pas responsable

des actes d'un tueur en série qu'elle n'a jamais vu.

Regardez la loi.

Elle a permis à Simon Brooks de commettre ces crimes.

Si la police n'avait pas arrêté les recherches,

- il serait en prison. - S'ils l'avaient attrapé.

Tout le monde pensait Andrew Dillard coupable.

Nous aurions changé d'avis si maître Hawthorne avait bien agi.

Et la chasse à l'homme aurait repris.

Comment aurais-je aidé un homme dont j'ignorais l'existence ?

Vous ne connaissez pas son nom.

Vous saviez que le tueur n'était pas Andrew Dillard.

Je croyais que c'était Andrew Dillard.

Et comment prouver ce que je pensais ?

On peut le déduire avec la déclaration

que vous avez dissimulée.

Qui ose affirmer ça ? Ses anciens collègues honteux ?

Je suggère que nous le découvrions au cours d'un procès.

Votre demande de non-lieu est rejetée.

C'est un complot. M. McCoy veut sauver sa réputation

et me faire porter le chapeau. Je suivais ses ordres.

La défense de Nuremberg ? N'importe quoi.

Allez, ça suffit.

Nous entendrons le reste

quand l'avocat de maître Hawthorne vous interrogera, monsieur McCoy.

Vous représentez l'accusation, maître Kincaid ?

Que nos greffiers fixent une date de procès.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 96 LUNDI 23 JANVIER

Je n'étais pas au courant de la conversation de Mme Hawthorne

avec le témoin expert, et si j'avais su,

je ne l'aurais jamais toléré.

Ce n'était donc pas une pratique courante de votre bureau ?

Absolument pas. J'ai suivi la loi, et j'attendais

que mes associés suivent les règles du droit

et assument leurs responsabilités en tant que procureurs.

Pouvez-vous dire au jury quelle est cette responsabilité ?

Nous représentons le peuple en quête de justice,

ce qui sous-entend forcément la vérité.

Ce n'est pas une compétition. On n'est pas payés pour gagner.

Merci. Pas d'autres questions.

Monsieur McCoy,

avez-vous condamné un certain Hank Chappell pour meurtre l'an dernier ?

- Oui. - Était-il coupable ?

Non, les vrais meurtriers ont comploté pour le piéger.

Quand je l'ai appris, sa condamnation a été annulée.

Mais vous avez réussi à condamner un innocent

- sans l'aide de Diana Hawthorne ? - Oui.

Quand vous vous prépariez au procès,

dans votre quête de justice et de vérité,

rien n'indiquait qu'il était innocent ?

Non.

N'est-ce pas étrange ? Vu qu'il était innocent.

Il semblait coupable.

Fantastique, et pas une once de vérité n'a été découverte.

Ou peut-être que si et vous l'avez ignorée.

- Objection. Sans fondement. - Retenue.

Dans l'affaire Andrew Dillard, vous avez témoigné n'avoir jamais vu

la déclaration de la témoin désignant le vrai tueur,

et vous n'avez jamais eu de conversation avec votre témoin expert.

Rien de concluant.

Des omissions étranges de la part du procureur en chef.

Je pensais être bien secondé par l'accusée.

En qui vous aviez confiance, car vous l'aviez formée.

- En partie. - Vous étiez son supérieur.

- Oui. - Et son amant.

- Objection. Pertinence. - Rejetée.

Oui. Nous étions amants.

Reconnaissez-vous cette écriture, monsieur McCoy ?

Pas besoin d'expert.

- C'est la mienne. - Voulez-vous bien la lire ?

"Diana, merci pour cette fantastique soirée.

J'ai dû aller tôt au bureau. Il est temps de coincer Andrew Dillard."

Comment ça, "coincer Andrew Dillard" ?

Le poursuivre avec vigueur.

Noble. C'est plutôt mettre Andrew Dillard au trou, non ?

C'était facétieux. Entre deux personnes proches.

C'est certain.

Vous reprochez à Mme Hawthorne

d'avoir coincé Andrew Dillard.

- Ce n'était pas mon intention. - Elle n'a pas lu dans vos pensées.

Pour condamner Andrew Dillard, Diana Hawthorne

votre subordonnée, votre amante, n'a fait que ce que vous lui demandiez ?

Je ne lui ai jamais dit d'enfreindre la loi. Pourquoi je ferais ça ?

Il n'y a aucun intérêt à incarcérer la mauvaise personne.

Ah bon ? N'avez-vous pas été promu à votre poste actuel

trois semaines après la condamnation de Dillard ?

On m'a informé de cette promotion un mois avant le procès.

Ce n'était pas définitif.

Ça vous a motivé à gagner, non ?

Non. Ça n'avait rien à voir.

- Vous avez fêté votre promotion seul ? - Non.

Avec Mme Hawthorne ?

- Oui. - Comment ?

Je l'ai emmenée en Irlande.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 96 MARDI 24 JANVIER

Tout ce que je sais du métier de procureur, je le tiens de Jack.

Y compris la manipulation d'éléments à décharge ?

Selon moi, ce témoin n'était pas fiable.

Jack dit toujours qu'il faut profiter du pouvoir discrétionnaire.

Et l'expert graphologue ?

Pour Jack, un expert ne sert à rien sans certitude.

J'étais fière de mon travail.

Ce qui est arrivé dans cette affaire est le pire cauchemar d'un procureur.

- Je ne veux pas condamner un innocent. - Merci.

Vous avez prêté serment en tant qu'avocate

de faire respecter la loi.

Jack a prêté le même serment. J'ai vu ses méthodes.

Vraiment ?

Vous a-t-il demandé de cacher des preuves ou de couvrir un parjure ?

Jamais.

Oh, allez.

L'inspecteur qui a pris sa déclaration nous a parlé.

L'expert à qui vous avez dit de mentir nous a parlé.

Jack McCoy vous a-t-il demandé de dissimuler des preuves ?

Pas en ces termes.

Mais il était déterminé à gagner et il m'a appris à être comme lui.

Oubliez-le.

Pour gagner à tout prix, vous avez renié

les principes de votre profession.

- Objection. Spéculations. - Retenue.

Vous avez eu un boulot lucratif dans le privé

après l'affaire Dillard, non ?

Un an plus tard.

- C'était un travail lucratif. - Je n'ai jamais cherché ce travail.

Je voulais passer toute ma carrière au bureau du procureur.

Vous êtes partie volontairement, non ?

Je suis partie, car je n'étais plus à l'aise avec Jack

- après que notre relation ait changé. - Après avoir cessé d'être amants ?

Oui.

Votre patron et votre amant, c'est une sacrée influence.

Oui, j'ai fait ce qu'il voulait.

Mais pourquoi voudrait-il compromettre sa carrière ?

La compromettre ? Ça lui a valu sa promotion.

C'est ce que vous pensiez ?

- Vraiment ? - Sur le moment, non.

- Il voulait cette promotion. - Ce n'était pas un secret.

Il est très ambitieux.

Et vous vouliez son admiration ?

- Oui. C'était mon patron. - Et votre amant.

Vous vouliez son affection.

Oui.

Et quel meilleur moyen que de lui offrir cette promotion ?

- Il ne s'agissait pas de ça. - Bien sûr que si.

Il ne vous a jamais rien demandé.

Vous avez décidé de lui donner ce qu'il voulait

et comme tout cadeau, c'était une surprise.

L'odeur de cet endroit.

On travaillait souvent la nuit.

- Tu ne devrais pas me parler, Diana. - Oui.

On a enfreint beaucoup de règles.

C'est une femme intelligente.

Jusqu'à aujourd'hui, je ne me l'étais jamais avoué.

Que tu as commis un crime odieux ?

Non, que je l'ai fait pour toi.

Pour mon homme.

Je ne savais pas que les femmes comme moi faisaient ça.

- Je ne t'ai rien demandé. - Je pensais que tu serais reconnaissant.

Tu n'avais pas besoin de ma gratitude.

Si, Jack.

Nous y voilà.

J'ai accepté son offre, complicité au quatrième degré.

Elle fait six mois et renonce à sa licence.

J'ai les requêtes d'habeas corpus de tous ceux qu'elle a approchés.

- Je vais les examiner. - J'y compte bien.

Tu n'avais pas à négocier, Claire.

- Tu aurais pu gagner. - Je sais.

Mais j'ai cru que c'était ce que tu voulais.

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Jérôme Salic

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