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Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Permettez-moi de me pr�senter
Je suis un homme riche, un homme de go�t
Voil� longtemps que je r�de,
j'ai vol� � plus d'un son �me et sa foi
J'�tais l� quand J�sus-Christ
douta et souffrit,
quand Pilate s'en lava les mains
Ravi de vous rencontrer
J'esp�re que vous devinez mon nom
Mais vous aimeriez bien savoir
� quel jeu je joue
Arriv� � Londres, je me cachai dans les toilettes.
J'y vis un film de Warhol sur le derri�re d'Elisabeth.
J'en avais marre et j'avais peur.
Londres grouillait d'espions am�ricains.
Pour tuer le temps, j'ouvris un roman politique.
Page 12.
J'�tais � Saint-P�tersbourg
quand je vis que les temps allaient changer
J'ai tu� le tsar et ses ministres
Anastasia cria, mais en vain
Je conduisis un char, je fus g�n�ral
sous le blitz et dans la puanteur des cadavres
Ravi de vous rencontrer
J'esp�re que vous devinez mon nom
Mais vous aimeriez bien savoir
� quel jeu je joue
Page 34.
Nixon examina les corps de Dubcek et de Guevara.
Ils respiraient encore. L'incident �tait f�cheux.
C'�tait pire qu'un crime. C'�tait une erreur.
Il regrettait de ne pas �tre en uniforme d'amiral de l'Espace,
cela lui aurait �pargn� les sbires du Politburo.
Il risquait d'�tre descendu,
aussi lui fallait-il trouver ce salaud de Tito.
Page 219.
Patakos savait que Marylin et lui devaient fuir.
Les routes �taient infest�es de trotskistes.
Les paysans avaient vu un avion d�coller.
D�s que Ben Barka d�couvrirait l'avion,
il enverrait des troupes.
Patakos trafiqua son passeport et celui de Marylin.
Il �tait � pr�sent biafrais, 70 ans, et big boss de la BBC.
La blonde � ses c�t�s �tait sa secr�taire et infirmi�re.
Ils arriv�rent en avance � l'a�roport de Da Nang.
Page 79.
"T'es mon type de femme, Pepita, dit le pape Paul.
Mais je ne te prendrai pas de force."
"Caballero, tu es b�te.
Serais-je l� si je ne t'aimais pas?"
Paul glissa sa paluche sous son adorable poncho tremp�.
"Je t'ai � la bonne, dit Pepita".
"J'ai encore jamais dit �a � un homme, t'es le premier".
Brutalement elle embrassa le soi-disant ap�tre de la non-violence.
Dehors, une chouette hulula lugubrement.
Ils arriv�rent tard � l'arsenal. Trujillo �tait furieux.
"Pour l'essence, c�blez � la Standard Oil !"
"Ne t'emballe pas, Rafael", dit le pape Paul. "Je serai loyal avec Pepita."
"Il fait assez sombre, filons", dit Trujillo, impatient.
"OK", grommela le pape Paul, qui pelotait l'ambassadrice.
"On prendra le vieux Sherman. Pepita nous pilotera."
"Non !" gueula Trujillo. "C'est pas un travail de gonzesse."
Le blues a �t� la r�sultante de diff�rences
tant sociales que musicales.
Musicalement parlant, il combinait
de nombreux �l�ments de la musique populaire am�ricaine.
Surtout celle en rapport avec le th��tre populaire.
Les instruments de musique du blues refl�taient ses origines
mais les musiciens noirs acquirent un style plus instrumental
qui convenait mieux � cette musique naturellement primitive.
Le blues apparut en m�me temps que le ragtime,
la plus instrumentale des musiques non vocales pour Noirs...
Page 1012.
"Alors?" dit De Gaulle. "Quoi?" r�pondit Kissinger.
"O� est l'or?"
"Pas un mot devant Wilson, ce mouchard."
"Et alors," hurla De Gaulle, "on vous paie, non !"
...jusqu'� exterminer compl�tement le Blanc.
Et il le fit.
"Comment r�pandrez-vous le virus � l'�chelle mondiale?"
"J'ai trouv� le porteur � Los Angeles", r�pondit Souslov.
"Il se nourrit de "drive-in", un m�lange de films et de voitures".
"Les spores seront transport�s par vent d'ouest."
"Pas un rouge n'en r�chappera".
C'est notre mode de vie,
on danse au son du tambour.
Il a pris l'or, ils nous a r�duits en esclavage,
maintenant c'est le patron de l'Afrique.
Les Chinois leur ont tout montr�.
Page 109. La nuit.
"Vous �tes fou", dit la princesse Grace.
"J'ai particip� � des concours de tir, mais pas comme �a".
"Le miroir de votre coiffeuse," dit Salazar,
servez-vous-en pour viser. J'en prends le risque."
Je hais les N�gresses.
Elles ont horreur qu'on ait confiance en elles,
�a les d�route,
autant essayer de sucer un cobra.
Page 287.
"Si tu �pouses Khrouchtchev, tu seras la femme d'un mangeur de bl�".
"Je ne comprends pas".
"Je sais, mais je t'aime, Barbarella, et je joue franc jeu avec toi",
murmura Roosevelt.
Il n'y a pas d'amour entre un Noir et une Noire.
Moi, par exemple,
j'aime les Blanches et hais les Noires.
C'est tellement ancr� en moi que je n'essaie plus de me changer.
Je donne dix Noires pour une Blanche.
A genoux!
Les Chinois leur ont tout montr�.
Ils leur ont fait conna�tre la poudre.
Ce n'est pas tant le fait qu'elle soit une femme que j'aime,
j'aime sa peau,
sa douce peau blanche.
J'aimerais l�cher sa peau,
comme si la chair sortait des pores
et toucher ses longs cheveux soyeux.
Il y a chez une Blanche
une douceur, une telle d�licatesse,
mais cette pute de N�gresse est d'acier, dure, r�sistante
et non pas tendre et docile comme la femme blanche.
Rien n'est plus beau qu'une chevelure de Blanche dans le vent.
La Blanche est pour moi plus qu'une femme, c'est une d�esse.
Je lui voue un amour religieux,
je l'adore.
J'aime ses dessous sales.
Parfois, je me dis que ce sentiment pour la Blanche,
j'ai d� l'h�riter de mon p�re
et de ses anc�tres
et du fond des temps de l'esclavage.
J'ai d� h�riter du d�sir de tous ces Noirs,
car j'ai pour elles un tel amour!
Je d�sire toutes les Blanches que mes a�eux ont d�sir�es
sans jamais les avoir.
Ils ont d� me transmettre leur d�sir.
Ce d�sir est un cancer qui me ronge le c�ur et l'�me.
Dans mes r�ves, les Blanches cabriolent comme des agneaux.
Blondes! Rousses! Brunes!
Blondes un peu rousses! Blondes filasse!
Blondes oxyg�n�es! Blondes platine!
Page 91.
"Du calme. C'est pas la premi�re fois
qu'un fou se prend pour Peter O'Tole ou Franco".
Le jazz cool �tait une forme blanche, d�g�n�r�e, du be-bop.
Les Blancs d'Am�rique �taient � court d'imagination,
la t�l� s'empara de ce style
pour faire acheter aux gens des cigarettes et des d�odorants
ou pour animer leurs histoires de d�tectives.
Puis les jeunes Blancs s'en empar�rent
pour jouer "leur musique", la pr�tendue pop,
qui est une version d�g�n�r�e du rock'n'roll
et du "Motown Sound" de D�troit,
m�tin�e de vibrations be-bop.
N'importe quel Blanc qui ne va jamais chez le coiffeur
et qui est homo,
peut former un groupe pop. Voil� ce qu'est la pop.
Pareil que le cool et le dixieland,
avec en prime des chapeaux et des noms � la con.
Les jeunes Blancs ont pu ainsi d�velopper leur passion � la con.
Nous n'avons jamais parl� l'anglais correctement.
Jamais nous n'avons parl� anglais correctement.
Jamais! Jamais!
C'est parce que nous r�sistons � un langage qui n'est pas le n�tre,
qui ne l'a jamais �t� et ne le sera jamais.
On a beau essayer de nous en gaver, rien � faire.
Rien � faire.
Comprenez que c'est pour nous une forme de r�sistance.
N'importe qui peut parler le langage simplet du Blanc.
N'importe qui.
Nous, nous avons r�sist�.
R�sist�.
Nous devons identifier notre ennemi.
Notre ennemi n'est pas notre fr�re de sang,
la chair de notre chair, le sang de notre sang,
l'ennemi, c'est le Blanc,
ses institutions racistes,
voil� l'ennemi principal.
Et chaque fois que se pr�pare la lutte r�volutionnaire,
nous nous concentrons sur l'ennemi principal.
Nous ne pouvons � la fois nous d�chirer et le combattre.
Nous ne nous d�chirerons pas.
Il n'y aura pas de lutte au sein de la communaut� noire.
Nous serons tous unis.
Il n'y aura pas de lutte. Il n'y aura pas de scission,
nous serons unis.
La question noire est peut-�tre une question de couleur
et non de g�ographie et de territoire,
et non de territoire et de g�ographie.
Nous n'avons pas d'autre choix que de lutter.
A tous les niveaux les Noirs doivent lutter.
Il faut qu'ils luttent,
il le faut.
Une des fa�ons de les en convaincre
est de faire usage de la patience, de l'amour,
de la fraternit� et de l'unit�
et non de la force.
Amour, patience, fraternit� et unit�.
Nous nous y effor�ons.
Si on les oppresse, nous sommes avec eux.
Nous sommes solidaires.
Nous devons �tre solidaires pour notre survie.
Un front uni, voil� ce que nous essayons de construire.
Vous �tes chez vous,
le Blanc vient chez vous, il vous frappe,
viole votre femme, frappe votre enfant.
N'attendez pas ses coups pour lui dire que vous le ha�ssez.
Voyez combien nous sommes d�shumanis�s,
au point que nous sommes incapables de dire:
"Nous te ha�ssons pour ce que tu nous as fait."
Nous en sommes incapables.
Ce n'est pas une question de droite ou de gauche,
c'est une question de couleur.
Page 42. "Mlles Kossyguine et Gromiko,
voulez-vous �tre mes demoiselles d'honneur?"
"Mlle Nasser, nous ne pouvons accepter. Mais voyez Mlle Gomulka".
Page 72. Quand Kennedy retira le drap, elle poussa un cri.
Elle avait reconnu R�gis Debray.
Elle se jeta sur son cadavre en sanglotant.
"Vanessa, dit Kennedy, qui a tu� cet homme?"
"C'est vous".
Permettez-moi de me pr�senter
Je suis un homme riche, un homme de go�t
Voil� longtemps que je r�de,
j'ai vol� � plus d'un son �me et sa foi
J'�tais l� quand J�sus-Christ
douta et souffrit
Je me suis assur� que Pilate
se lave les mains et scelle son destin
Tu entres sur l'autre temps, Charlie!
La salle �tait comble et la musique douce.
Johnny disparut.
Les gens �taient � demi nus ou en tenue de soir�e,
l'orchestre jouait en sourdine,
parfois m'arrivait le bruit d'un plongeon dans la piscine
et m�me cela �tait apaisant.
Joue-le plus vivant, c'est un peu mort.
�a manque de vie.
Cela me fit un choc.
Je ne voulais pas interrompre leurs �bats,
je n'�tais pas s�r qu'elle m'ait vu
car ses yeux, bien que grands ouverts, �taient fixes.
L'homme se pencha lentement sur elle.
Elle d�tourna la t�te, ployant le cou.
Ne regardant ni lui, ni moi, elle leva les yeux.
Il s'approcha davantage, h�sita,
puis d'un coup de reins, la p�n�tra
comme s'il �tait tomb� sur elle.
Elle l'enla�a.
Il �tait en elle. Elle remonta ses cuisses,
il les caressa par en dessous.
Puis ils rest�rent un moment immobiles.
C'est lui qui commen�a � bouger en faisant aller et venir ses hanches.
Elle commen�a � l'aider en s'agrippant � sa taille,
le plaquant contre elle.
Elle se tordait comme bless�e.
Une fr�n�sie les prit. Ils pouss�rent des cris en frissonnant.
Il continua � lui porter des coups,
puis un spasme la jeta contre lui de tout son corps.
Il ne veut pas r�pondre?
Non.
Vous appeliez Leroy Jones?
Oui.
Ou Cassius Clay?
Ou Ralph Brown?
Ou Pierre Malone?
Ou Stokely Carmichael?
Ou Elridge Cleaver?
Ou Malcolm X?
Ou Patrice Lumumba?
Et il ne r�pond pas.
Vous vous pr�nommez Oph�lie?
Cord�lia?
Eve?
O� �tes-vous n�e? A Stalingrad?
Trafalgar?
El Alamein?
Budapest?
Et votre nom de famille? C'est R�publique?
Totalitarisme?
Lib�ralisme?
Syndicalisme?
D�mocratie?
Vous sentez-vous exploit�e quand vous faites une interview?
Vous pensez qu'il y a une bonne mani�re de mener une interview?
Est-ce une question de technique?
Si avant toute interview vous �tes r�ticente,
n'est-ce pas un besoin profond d'avoir les id�es claires?
Vous �tes �conome des mots
car cette �conomie est la forme m�me de l'interview?
Pas de temps � passer � r�fl�chir?
Pour vous, la culture c'est l'ordre?
Mettez-vous un peu par l�.
Suis-la de pr�s.
Vous avez pris de la marijuana,
de la benz�drine,
des somnif�res?
Du Seconal �galement?
Un homme de culture est aussi loin de l'art
qu'un historien l'est de l'action?
Pensez-vous que la drogue est un jeu de l'esprit?
La culture a-t-elle diminu� le pouvoir cr�ateur?
La drogue est-elle une �quation po�tique
qui va jusqu'au bout de sa m�taphore?
Est-ce parce que la culture est si bien admise
qu'elle survit toujours � la r�volution?
La marijuana change-t-elle la notion du temps?
Elle l'acc�l�re?
Elle vous ouvre � votre inconscient?
Venez...
Et le LSD?
Le LSD, c'est mourir un peu?
Et ainsi vous atteignez le sentiment extraordinaire d'une r�v�lation?
Peut-�tre recevez-vous l'ordre de votre mort, lors de ce voyage?
Est-il urgent de remplacer le mot culture par un autre?
Le Diable, c'est peut-�tre Dieu en exil?
Savez-vous qui a tu� Kennedy?
Il est impossible � l'Am�rique d'en finir avec le Vi�tnam?
Psychologiquement impossible?
L'Am�rique veut-elle vraiment se battre?
Veut-elle vraiment une guerre?
Fait-elle la plus grande guerre de professionnels de l'Histoire?
Et l'Am�rique fait-elle au Vi�tnam exactement ce qu'elle veut:
Un carnage, une guerre en direct pour la t�l�vision en couleur?
Et il n'y a qu'une fa�on d'�tre un intellectuel r�volutionnaire,
c'est de cesser d'�tre un intellectuel?
Ne faudrait-il pas construire des �coles de "d�culturisation"?
Ce serait long?
Ce serait une t�che difficile d'accomplir cette op�ration?
Bien s�r.
Coupez!
Revenez.
L'orgasme est-il le seul moment o� l'on ne puisse tricher avec la vie?
L'Occident lutte-t-il contre le communisme
parce que l'Occident, c'est Faust?
Et l'ironie tragique, c'est qu'en luttant contre le communisme,
nous cr�ons son �quivalent dans notre soci�t�?
Et quand le sexe devient probl�matique,
le totalitarisme s'installe?
Toutes ces ann�es vous auront appris
� ne faire l'amour que si vous en avez envie?
Quand le roman sera mort, la soci�t� technologique
nous dominera compl�tement?
Pensez-vous
que la femme au foyer est malheureuse?
Le prol�tariat a-t-il plus de vitalit� sexuelle
que la bourgeoisie?
La fille de John Birch �carta les jambes
et s'enfon�a profond�ment et fermement la queue de Brejnev.
Elle fit travailler ses muscles d'avant en arri�re.
D'avant en arri�re, sa puissante queue investissait le con d�tendu.
Leurs culs se d�hanchaient sous les coups de la queue de Brejnev.
Pensez-vous que pour �tre un intellectuel r�volutionnaire
il faille cesser d'�tre un intellectuel?
Le pensez-vous vraiment?
Page 90. Staline s'approcha.
Soraya tremblait, �vitait son regard.
"Je te quitte, Joseph. Adieu !"
"Eh baby, on dirait un roman porno, tu vas me faire chialer !"
Page 41. Quand Brejnev entendit les explosions, il sourit:
"Frankie a fait du bon boulot.
Sinatra est l'homme qu'il me faut".
Page 42.
"Je garderai votre revolver". Brejnev poussa un bouton.
Suis-le, je donnerai l'alarme".
Deux mois plus tard, Douglas Bravo fut abattu.
On fait un essai pour le groupe.
C'�tait quoi, le rythme qu'on faisait avant?
Celui qu'on avait trouv� � la r�p�tition pr�c�dente?
C'�tait quoi, d�j�?
C'�tait pas du tout �a.
Vous �tes pr�ts?
Moi, je suis pr�t.
Commence.
Si tu ne r�ponds pas, je te tuerai.
Quand les nations luttent pour leur existence sur cette terre,
quand la question "�tre ou ne pas �tre" doit trouver une r�ponse,
les consid�rations humaines et esth�tiques doivent �tre �cart�es,
car elles n'existent pas par elles-m�mes
mais sont le produit de l'imagination de l'homme
et disparaissent avec lui.
La nature les ignore.
Elles ne sont particuli�res qu'� un nombre limit� de nations,
ou plut�t de races,
et varient selon leur origine.
La propagande ne convient pas.
L'exposition scientifique est indispensable.
La propagande est aussi peu de la science
qu'une affiche publicitaire est de l'art.
Paix au Vi�tnam!
C'est la forme qu'elle donne � son message qui importe.
L'art de l'affiche consiste dans l'aptitude du dessinateur
� attirer l'attention de la foule par ses formes et ses couleurs.
Page 99. Les mao�stes � c�t� de Dulles
contempl�rent, stup�faits, l'�trange apparition.
Dulles commanda un cocktail Molotov pour la princesse B�atrice.
Elle le vida d'un trait.
Ses grosses pupilles se dilat�rent encore plus.
Elle resta silencieuse, puis, presque sans bouger les l�vres, elle dit:
"- Je vous invite. - Vous m'invitez?"
"Nous donnons un petit souper de 20 couverts.
Ma m�re accepte. Vous �tes am�ricain?"
Foster Dulles faillit mentir, mais cela aurait �t� dangereux.
"Non, je suis russe." B�atrice haussa les �paules:
"Au bout de trois mois, vous ferez tout pour arr�ter de penser".
"Je ne serai plus l�, r�pondit Dulles. Je suis press�".
Cette impression n'est pas complexe, mais simple et born�e.
Ici, point de nuance. Seules les notions positives ou n�gatives
d'amour et de haine, de bien et de mal, de v�rit� ou de mensonge.
Il n'y a pas de demi-sentiments.
La propagande anglaise a tr�s bien compris cela.
Seul le faible peut trouver cruel ce principe.
Si c'est le cas,
cela n'est d� qu'� son �troitesse d'esprit.
Car si une telle loi ne pr�sidait pas � l'�volution,
un d�veloppement accru de la vie organique serait inconcevable.
Les civilisations pass�es sont devenues d�cadentes
parce que la race originelle
avait contamin� son sang.
La cause profonde r�side dans le fait
que le peuple ignorait que la culture d�pend de l'homme
et non l'inverse.
Pour pr�server une certaine culture,
le type d'humanit� qui l'a cr��e doit �tre pr�serv�.
Mais cette pr�servation entra�ne une loi inexorable:
Les plus forts et les meilleurs doivent triompher,
ils ont le droit de blesser.
Page 137. Liu Shaoqi remonta dans sa Falcon.
A 100 m finissait la 52e rue dominant East River.
Une vol�e de marches reliait les 2 niveaux.
C'�tait un endroit chic. Sutton Place �tait � deux pas.
Liu gara la Falcon et rebroussa chemin.
Il s'arr�ta devant le n�425.
L'immeuble �tait tr�s s�lect.
Il �tait gard� jour et nuit.
Les repr�sentants en aspirateurs n'y p�n�traient pas.
On ne s'�l�ve pas sans avoir franchi les �chelons inf�rieurs.
Donc, l'Aryen
a d� parcourir le chemin que lui tra�ait la r�alit�
et non celui dont r�ve le pacifiste moderne.
Le chemin de la r�alit� est dur et p�nible
mais il conduit finalement au but
dont r�ve le pacifiste pour l'homme.
Mais ses r�ves l'en �loignent
plus qu'ils ne l'en rapprochent.
Ce n'est pas par hasard que les premi�res civilisations naquirent
l� o� l'Aryen rencontra des peuples inf�rieurs,
les subjugua et les plia � sa volont�.
Il fut le premier instrument technique
au service de la civilisation naissante.
Dans tous les partis bourgeois,
la politique se r�sume
� une lutte pour quelques si�ges au Parlement.
A partir du moment o� leurs principes deviennent
inutiles dans cette lutte,
ils sont jet�s par-dessus bord comme du lest.
Leurs programmes s'en ressentent.
Ces pratiques ont un effet affaiblissant
sur la puissance de ces partis.
Il leur manque cette attraction magn�tique qui attire les masses.
Car les masses sont toujours sensibles � la force,
� une conviction que donne, seule, la foi et les principes
et la r�solution fanatique de les faire triompher.
En �levant l'homme au-dessus de l'animalit�,
la foi contribue...
la foi contribue � sauvegarder son existence.
Consid�rons l'humanit� de nos jours
et le fait
que les croyances religieuses qui sont siennes
ont �t� consolid�es par son �ducation
au point de nous servir de morale pratique.
Si on abolissait l'enseignement religieux
sans le remplacer par autre chose d'�gale valeur,
le choc serait terrible.
Vive Mao!
L'homme ne vit pas que pour servir un id�al,
mais cet id�al lui fournit
ces conditions d'existence en tant qu'�tre humain
et ainsi le cercle se referme.
Victoire au F.L.N.!
Le titre de citoyen sera accord� � tout jeune homme
d�clar� sain et de bonne r�putation.
La remise de ce titre s'accompagnera d'une c�r�monie
et ce titre sera conserv� par le jeune homme
comme le document le plus pr�cieux de son existence.
Il lui donnera tous les droits du citoyen
et tous les privil�ges.
Mais l'Etat doit faire une nette diff�rence
entre les citoyens, soutiens et d�fenseurs
de son existence et de sa grandeur
et ceux qui le consid�rent comme leur gagne-pain.
N'oubliez jamais que tout ce qui est grand
n'a pas �t� obtenu par la coalition,
mais par le triomphe d'un vainqueur unique.
Page 69. Tout se passa incroyablement vite.
J'�touffai un cri, puis r�veillai Kossyguine.
Il pouvait reprendre ses esprits en un dixi�me de seconde.
"�a alors, dit-il". Puis il se tut.
Victoria recula jusqu'� toucher le placard.
Elle regardait, tr�s calme,
les 3 Borlis qui avan�aient avec leurs armes terrifiantes.
Elles crach�rent de petites flammes bleues.
"Ils vont la tuer !"
J'entendis Kossyguine dire: "Regardez".
J'ouvris les yeux, pensant voir Victoria � terre,
mais elle �tait debout
et un sourire �trange flottait sur ses l�vres.
"Extraordinaire, dit Kossyguine". Les 3 Borlis n'en revenaient pas.
Ils rentr�rent leurs armes et s'avanc�rent vers elle.
"Ils vont l'avoir. Intervenons."
"Ne nous en m�lons pas, dit Kossyguine. Regardons seulement".
Elle avait d� voir qu'elle manquait de temps.
J'avais la gorge serr�e par l'excitation et la peur.
Tout alla tr�s vite.
La fille s'avan�a et fit une prise myst�rieuse
� son �norme adversaire qui atterrit inanim�.
Puis elle sauta sur le placard, plongea sur un autre Borlis.
On entendit des craquements, des bruits d'�touffement.
Le plus petit des Borlis songea � s'�chapper,
mais d�j� Victoria �tait sur lui.
Elle le saisit par les parties et le balan�a contre le coin de la table.
Apparemment, il �tait mort.
Cette sc�ne nous avait laiss�s haletants.
Victoria �tait moins essouffl�e que nous.
Je n'avais jamais vu �a.
Je tire mon chapeau � cette fille.
Nous examin�mes la porte bris�e,
qui devait provenir de son appartement.
Puis elle examina les Borlis qui gisaient par terre.
Elle se saisit d'un objet rond qu'elle porta � ses l�vres
et parla bri�vement:
"Venez vite, amenez le Serkol".
Elle appelait quelqu'un.
Puis elle s'assit et resta immobile, le regard vague.
Un homme et une femme arriv�rent.
Ils appartenaient � une troupe d'acrobates.
"Beau travail, dit l'homme,
sans doute venaient-ils reprendre leurs papiers."
- "Ils sont morts?" - "Je n'avais pas le choix".
"Si j'avais su qu'ils �taient deux, je les aurais �pargn�s,
mais ils voulaient me tuer".
"Bon, nous op�rons maintenant?"
L'homme ouvrit une petite mallette
et en sortit un tapis brillant qu'il �tendit par terre,
puis une sorte d'aspirateur,
un aspirateur d'un genre tr�s particulier.
Un Borlis fut plac� sur le tapis, puis l'appareil le d�sint�gra.
Les deux autres Borlis subirent le m�me traitement.
Il replia le tapis, le remit dans sa mallette avec l'appareil,
puis s'en alla avec la femme.
"Beau mat�riel, me dit Kossyguine.
Nous n'avons pas d'aspirateur d�sint�grateur.
Bougrement efficace, je vais faire un rapport".
J'�tais encore secou� par ce que j'avais vu,
mais heureux que Victoria soit saine et sauve.
"J'avais raison. Votre petite amie hippie est de nos agents.
Pour une d�butante, chapeau !
Vous l'avez vue � l'�uvre?
C'est une acrobate aux muscles d'acier."
"N'emp�che qu'elle ne se serait pas tir�e d'affaire
sans son coup mortel.
Je connais toutes les m�thodes de judo au napalm,
mais comment s'y est-elle prise pour neutraliser ces lasers?
Elle a d� leur opposer un �cran vraiment puissant.
Mais d'o� le sortait-elle?
Et ces papiers qu'elle avait vol�s aux Borlis?
Je doute que ce soient ceux sign�s devant nous.
Tcha�kovski a d� les emporter."
Sur notre �cran-vid�o, Victoria �tait toujours assise comme une statue.
L'�trange fille ! Kossyguine la regardait avec respect.
Page 297.
Je m'assis pr�s de la femme immobile.
Je glissai une cigarette entre ses l�vres.
Je me penchai sur elle et d�fis les boutons de sa robe.
Je la lui �tai, elle n'avait rien dessous.
Prenant conscience de ce qui arrivait,
elle inclina la t�te vers la poitrine et ramena ses bras.
Une poitrine lourde, forte et douce.
Je lui caressai la taille, les cuisses, et le sexe.
Elle commen�a � rouler d'un c�t� � l'autre.
Une lueur de conscience s'�veilla en elle.
Je la soulevai et l'�tendis sur la table.
"Venez, nous allons nous promener" lui dis-je.
Nous pass�mes par l'Arc de Triomphe marxiste.
La piscine �tait d�serte.
Les voix semblaient s'�vanouir dans le lointain.
L'orchestre jouait toujours.
Je conduisis un char, je fus g�n�ral
sous le blitz et dans la puanteur des cadavres
J'ai regard� avec joie vos rois et vos reines
se battre pour leurs dieux
J'ai cri�: "Qui a tu� Kennedy?"
Finalement, c'�tait vous et moi
J'ai tendu des pi�ges aux troubadours
qui se sont fait tuer avant d'arriver � Bombay...
- Salut, fr�re! - Baby, comment tu vas?
Je travaille pour "Panther Magazine".
Super! Tu veux savoir quoi?
Que penses-tu de la premi�re �tape de la r�volution?
La r�volution noire a vraiment commenc�.
Nous travaillons pour que le Blanc reconsid�re ses id�es
sur le Noir.
Quel est le lien entre communisme et Black power?
Toujours la m�me question!
L'existence du Black power pose une question similaire
� celle qui a oppos� Staline � Mao.
Qui conduira cette r�volution?
La question, c'est...
Ou bien le Noir conduit cette r�volution,
ou bien il attend que l'ouvrier blanc le fasse.
Quel est le plus important, la ville ou la campagne?
75% des Noirs sont concentr�s dans les ghettos,
en ville.
C'est pourquoi les villes sont tr�s importantes.
Quelle est l'attitude des progressistes?
Les progressistes!
Ils sont stup�fi�s par le Black power.
C'est parce qu'ils n'ont pas �tudi�
leur situation historique,
comme Marx l'a fait
quand il a �tudi� l'oppression des travailleurs
par les capitalistes et les imp�rialistes.
Les Noirs vont devenir r�volutionnaires?
Les Noirs qui furent les damn�s de la terre...
se rendent compte que ce ne sont pas les diff�rences ethniques...
Le mot magique!
Le mot magique!
Propagande!
Propagez-le.
Guerre!
Hold-up!
Brisons les vitrines!
N'importe quand... ensemble.
Brisons les vitrines!
Pas de ch�ques,
pas d'argent, pas le temps de payer!
Prenez ce que vous voulez!
C'est la danse magique.
Courez dans les rues.
Prenez ce que vous voulez! Prenez leurs vies!
C'est ce que vous voulez, ce qu'il vous faut.
Mettez tr�s fort la musique. Courez dans les rues!
La musique, les belles rousses!
Non! Non!
Il ne veut pas te parler!
Oui... je m'occupe de quelque chose.
Magnez-vous! Fr�res, on a � faire!
Prenez leurs vies!
Prenez leurs vies!
C'est ce que vous voulez!
Prenez ce que vous voulez!
Tout ce que vous voulez!
Tuez-les!
Descendez-les!
N'oubliez pas!
Courez!
Dans les rues!
La nuit!
Les Noirs, bien que d�sh�rit�s,
deviennent r�volutionnaires.
Ils se rendent compte
que le sous-d�veloppement ne vient pas des diff�rences ethniques,
mais du d�clin de l'�conomie imp�rialiste.
On parle d'une scission. Est-ce vrai?
Dans tout mouvement il y a scission.
Il y en a une l�g�re chez nous
entre "int�grationnistes", "africanistes", "r�alistes".
Quelle en est la cause?
La m�me que celle qui provoqua dans les ann�es 20
la scission entre bolcheviks et mencheviks.
Peux-tu d�velopper?
Les int�grationnistes, les romantiques
pensent qu'en parlant aux Noirs,
ceux-ci se r�volteront spontan�ment.
Alors que les "activistes" pensent
que communiquer avec eux,
leur parler,
les encourager � utiliser d'autres m�thodes
pour obtenir leur libert�,
est la meilleure mani�re d'aborder ces probl�mes.
Quel est l'objectif du Black power?
La prise du pouvoir politique.
Pourquoi politique?
Parce que le pouvoir politique...
Parce que le pouvoir politique doit d�cider
du vrai concept �conomique
qui conviendrait aux Noirs.
Ne craignez-vous pas la d�faite?
Il faut savoir qu'on peut �chouer,
mais aussi �tre convaincu
que la victoire est in�vitable.
Page 74.
"Cap. Rockefeller ne les tue pas parce qu'ils n'ont pas d'argent !"
"Du calme ! Cela ne vous concerne pas".
"Je suis Castro le Rebelle et je vais mettre le hol� !"
"Castro, vous voil� enfin coinc� !"
"C'est Castro, emparez-vous de lui !"
"Plus facile � dire qu'� faire !"
"Nous l'aurons ! Essayez toujours - Aaah !"
La prochaine �tape consistera...
� r�instituer
des relations nationales et internationales.
Et puis, l'industrie...
Il nous faudra conqu�rir l'industrie, une nouvelle arm�e,
d�cider dans quelles villes seront les bases de cette arm�e.
Et surtout,
il faudra nous m�fier de nos soi-disant amis
qui sont en fait des ennemis.
- Et la paix? - Pour le moment...
Pas de paix, impossible.
Nous essaierons d'atteindre nos objectifs.
Pas de paix, � moins de garder le plus grand secret,
de ne pas faire de publicit�.
La paix, c'est le langage des int�grationnistes.
Mais il ne peut y avoir de paix
tant que les Noirs ne sont pas libres.
Mais qui dit libert�, dit unit�?
Qui dit libert� dit unit� des cerveaux noirs,
coordination des pens�es et du travail noirs.
Mais comment faire comprendre cela aux Blancs?
C'est l� le probl�me,
car bien qu'il n'ait jamais appris notre langue,
nous avons appris la sienne.
Mais quand il est parti,
il a emport� les dictionnaires.
Ainsi, avec les m�mes mots, nous parlons deux langages diff�rents.
Et malheureusement,
il nous faudra bien abattre cette barri�re,
sinon toute communication sera impossible.
Merci beaucoup.
Merci � toi. C'est �a, la v�rit�.
"Que foutez-vous l�, Walt?"
"Je vous prot�ge."
"- Je ne me sentais pas suivi. - Normal, on utilise un h�licopt�re".
McNamara �tait sid�r�.
"Qui est ce type qui me file?"
"On vous l'a dit, c'est King Kong,
le priv� le plus vicieux que j'aie jamais rencontr�."
Sur ces mots, le g�n�ral Walt Disney remonte en voiture.
Page 49. Prince Constantin. Page 128. Elvis Presley.
Page 52. Hassan II. Page 28. Tarzan.
Page 72. Doris Day.
J'en avais marre de ce roman politique.
Je n'avais tu� qu'une heure et demie.
Je soulevai la lunette et balan�ai le bouquin.
Quelle perte de temps ! J'allais avoir 5 ans.
L'�ge des gardes rouges, l'�ge de la R�volution.
Je c�blerai � P�kin.
J'attendais maintenant sur la plage le Yellow Submarine de Mao.
A c�t� de moi, des guignols couraient dans tous les sens.
�a devait �tre ce qu'on appelle un film.
Oui, il �tait temps d'agir et d'en sortir. Salut !
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