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Zulu
Brouhaha.
Voil� et voil�.
- C'est �a, vos tenues civiles? - Si �a ne te pla�t pas...
- Tu veux appeler o�? - Chez moi.
- Fais la surprise. - Apr�s deux ans,
..on ne sait pas pour qui elle est, la surprise.
- Dans 3 heures, gare de l'Est. 20 mn plus tard, m�tro Od�on.
Je prends la rue de Bussy, je m'arr�te au 26.
Je monte 5 �tages, je sonne. Qui c'est qui m'ouvre? Bobonne!
Ta gueule.
- Quoi? - Sa femme est morte il y a 1 mois.
- Je ne le savais pas. - Quand on sait pas, on la boucle.
De la laine de bois, qu'ils appellent �a!
Je vais avoir l'air d'un con. La tienne est chouette.
- Donne. - Y a pas de raison.
Si. Moi, je m'en fous.
Allez.
Sonnette.
Bonjour.
Bonjour Simone.
Ils ont rudement grandi.
- Apr�s deux ans, � cet �ge-l�, �a change.
Tu parles.
De quoi elle est morte?
- Elle est morte en couches. Le petit est dans ta chambre.
- Alors �a, c'est autre chose.
Encouragements du public.
- Dans cette finale du championnat de vitesse amateur..
..que Lou Neveux ne devrait pas perdre,
..on pense dans le milieu que c'est un nouveau Lucien Michard,
..� lui de confirmer ce pronostic.
Lou Neveux revient! Il remonte � la hauteur du p�dalier de Martin.
Encore 20 m�tres! Et voil� qu'il le d�passe facilement!
Neveux a gagn� le championnat de France. Nous reparlerons de vous.
Nos cam�ras sont venues rendre visite..
..� ce jeune champion de France. Nous sommes dans le caf�..
..situ� 16 rue des Prairies, au bas de l'immeuble..
..qu'habite la famille Neveux. Lou Neveu est entour�..
..de beaucoup de monde. d'admiratrices aussi,
..car il est joli gar�on.
La moiti� du quartier s'est donn� rendez-vous ici.
Votre famille est ici ce soir au grand complet?
Oui, il y a le Fernand.
- M. Fernand, le cadet de la famille.
- Oui. - Un futur champion.
Il y a la soeur de Lou Neveux, votre nom, mademoiselle?
Odette.
- Vous avez 22 ans. On peut encore le dire?
- Oui. - Vous �tes vendeuse..
..dans un magasin de chaussures. Encore c�libataire?
Oui.
- Vous trouverez bient�t chaussure � votre pied.
Je voudrais vous pr�senter celui sans lequel..
..on ne f�terait pas ici le maillot de champion de France,
..celui sans lequel tout ceci ne serait pas arriv�, M. Neveux,
..le p�re du champion.
Tous ces gens qui sont ici ce soir ont l'air d'�tre des amis.
Vous habitez ici depuis longtemps? - Oui, �a fait pas mal de temps.
Depuis la naissance de mon dernier en 42, quand je suis revenu.
- Est-ce que vous croyez que Lou Neveux..
..va devenir professionnel? - Ca d�pend de lui.
- Il pourrait devenir champion du monde?
Je l'esp�re.
Nous aussi.
Rendez-vous cet �t�, � Amsterdam.
Merci, monsieur.
Ici la rue des Prairies. A vous, Raymond Marcillac.
Merci, M. Neveux. - Au revoir.
Au revoir.
Salut, �a va?
- Je t'emm�ne � la terrasse Martini. On va faire la photo.
Ah bon?
M. Neveux, vous venez avec nous?
- Si je ne paye pas une tourn�e, c'est l'�meute.
- On emm�ne mademoiselle? - Oui, mais je vous la confie.
D'accord.
- Donne-nous du blanc dans plusieurs bouteilles.
Du bon.
Serrez-vous la main.
L�.
Je la double.
Merci.
Bravo, p'tit. J'y �tais tant�t.
Beau travail. - Merci M. Loutrel.
- Faudra qu'on bavarde. - Pas de probl�me.
- Vous gagnez combien? - Environ 45000 par mois.
- Vous voulez gagner plus? - En faisant quoi?
Des photos.
- Je te dis que Martin l'a surpris au d�marrage.
"Surpris"?
Tu m'as l'air surpris, toi.
T'y connais que dalle en v�lo.
- J'ai vu passer le Tour de France cet �t�.
- C'est ce que je dis, t'y connais que dalle.
Voir passer une course, c'est un spectacle.
Question technique, c'est z�ro. - J'ai vu Charly Gaul.
- Charly Gaul! C'est un bon coureur, d'accord.
Si tu veux parler de la route, j'en connais un p'tit bout.
Y en a eu des coursiers, avant M. Charly Gaul!
- Pas des fantaisistes. - Je veux!
Tu ne connais pas M. Christophe, M. Alavoine, M. This, M. Lambot?
Je ne parle pas d'Henri.
Henri qui?
- Oh, Ernest! "Henri qui" qu'il demande!
Henri P�lissier, monsieur!
A cette �poque-l�, y avait pas de d�railleur.
Il fallait tourner sa roue pour grimper en montagne!
- Ton fils, j'aimerais le voir en montagne.
Quel con, il m'essouffle!
- On causerait politique, que tu te paume dans les �tiquettes, OK.
Mais le sport, c'est s�rieux.
Tu compares les grimpeurs avec les sprinters.
- C'est comme si t'additionnais les oiseaux avec les l�vriers.
Gildas, donne le der!
C'est ma tourn�e.
- Je ne t'en veux pas, on a dit �a pour toi.
A l'avenir, si tu causes v�lo, tu d�bloqueras moins.
- N'emp�che que je ne comprends pas ce d�marrage.
- Donnez-moi un v�lo que je lui explique!
Je ne te parlerai m�me pas du braquet qu'on pousse..
..parce que l� encore, t'y connais que dalle!
Bon!
T'es aux balustrades dans le dernier virage, hein?
C'est toi qui m�nes la bricole.
Tu surveilles le mecton derri�re.
Sous les bradillons, comme �a, l'air de rien.
Bon...
T'acc�l�res un peu.
L'autre marlou derri�re, faut qu'il se d�cide.
Ou bien il reste dans ta roue, ou bien il plonge.
Alors, t'acc�l�res un peu.
Encore un petit peu.
- Pa pa pa pa pa pa! Vas-y! Vas-y! Vas-y!
Encouragements.
Grouillez-vous, il va siffler.
- Envoie. - J'ai rien � payer.
Je suis 1er, vous �tes jaloux. - T'as copi�.
Quand Verdier est 1er, son p�re lui file 500 balles.
A cause de toi, c'est fini. - C'est pas normal.
-500 et 500, �a fait 1000. Envoie. - Laissez-moi.
Si vous me touchez, je le dis. - Ecoute...
On ne veut pas que Verdier soit de sa poche. T'es pr�venu.
Sifflement. - M'sieur!
Salaud!
Et ton casque?
- Quoi, mon casque? - Il n'est pas fait pour �tre..
..port� en sautoir. - Pardon, chef.
Tu me rappelles le 20e d'artillerie � Poitiers.
On avait un juteux..
..aussi emmerdant que toi. - T'avais 20 piges � cette �poque.
Prends des pr�cautions. - Le casque, tu l'avais au r�veil.
Tu tenais une belle muff�e hier. - Non.
- T'as d� prendre ton lit en marche. - Mais non. J'ai bu 3 blancs.
- Quoi!? - Mettons 4.
On peut f�ter un truc sans sombrer dans la vinasse et dans le porno.
Tu dis �a pour qui?
Pour personne.
A la 1re communion de ton filleul, j'ai d� t'emp�cher..
..d'�ter ton pantalon.
Tu sais que ton filleul va passer professionnel?
Il a raison.
- Et Odette dans la photo. Un coup � la t�l� et c'est parti.
Je suis content qu'elle quitte ses godasses.
Y avait toujours un client qui essayait de l'emballer.
Dans la presse et dans la mode, c'est un autre monde.
Fernand, il vise quoi?
- Lui, c'est autre chose. - Evidemment.
Ca veut dire quoi, �a?
- Fernand n'est pas un produit maison.
- J'en fais plus pour lui que pour les deux autres.
- T'en fais trop. Les 2 autres ont quitt� l'�cole � 14 ans.
Celui-l�, tu le pousses.
- Les miens, je sais ce qu'ils pensent.
Le p�re de Fernand, �a peut �tre un mec bien ou un salaud.
Je veux qu'il apprenne des choses au cas o�.
J'aurai fait mon devoir.
- Tu devrais te faire graver des cartes de visite.
"Henri Neveux, homme de devoir". - Arr�te ton tir.
- Pourquoi pas? C'est une branche peu encombr�e.
Plus de profil.
Voil�.
Tu cherches quoi?
- Les tirages de Sylvie. - A l'imprimerie.
- T'aurais pu les rapporter. - Michel Ange peignait,
..il faisait pas..
..les parquets. Enl�ve..
..ton soutien-gorge.
On n'a pas besoin de �a � ton �ge.
Voil�. Beaucoup mieux.
Bouge plus.
Voil�. On la double.
Bouge plus.
D�clic.
Passe le cardigan.
T'attends quoi?
Je me change o�?
Pardon?
- Je me change o�? - Chez toi.
Tu prends le m�tro, tu vas chez toi, tu reviens, je t'attends.
- Tu peux serrer la main au p�re Loutrel, mon cochon.
C'est sign�.
Trois courses.
- Sans blague? - Tu ouvres le bal dans 15 jours..
..� Bordeaux, le dimanche d'apr�s ici et le suivant � Rouen.
Je t'ai programm� avec Renaldi et Fougeron.
3 matchs � 2 et 1 � 3.
- Renaldi, je me le farcis en roue libre!
- Je connais un bon marchand de freins, je t'y envoie?
Parce que � Bordeaux, tu ne gagneras pas.
C'est Renaldi. - Quoi?
- Tu gagneras le dimanche suivant. Bordeaux, c'est lui.
- Si je veux. - Tu vas plus vite que Renaldi..
..et Fougeron. S�par�ment, tu les bats, OK.
Mais � 2 contre 1, tu vas chez Plumeau?
C'est pour �viter �a que j'ai mis les choses au point.
Ca fait des revanches comme �a. Casse-cro�te.
T'es un grand espoir. Renaldi, c'est une certitude.
Il a laiss� des souvenirs. Toi, tu vaux 3 strapontins.
Renaldi remplit un stade � condition de gagner.
- Il n'a jamais fait de cadeau! - Qu'est-ce que t'en sais?
Tu peux refuser mes propositions.
L'amateurisme, c'est beau, c'est pur.
Tu continueras � gagner des timbales tous les dimanches.
Je suis d�mocrate, moi. Chacun ses go�ts.
Tu peux retourner dans ton usine.
Pour Bordeaux, d�cide-toi maintenant.
C'est oui ou merde.
C'est oui, M. Loutrel.
- Je dois vous dire, M. Neveux, que votre fils est une brute..
..et un jeune chenapan.
Fonci�rement antisocial. Antisocial!
Je p�se mes mots.
Non content de frapper Perrot, un de nos meilleurs �l�ves,
..il lui extorquait de l'argent, 1000 F exactement.
- C'est toi qui as mis l'oeil de ton ami dans cet �tat?
C'est pas mon ami.
Heureusement.
- C'est toi ou pas? - C'est moi.
- P�ch� avou�... - Non, monsieur.
Ce serait trop commode.
Il n'y a pas que l'oeil,
..bien qu'il souffre de migraines, mais de la tentative d'extorsion.
Pourquoi votre fils a voulu faire chanter mon Paul?
Jalousie?
On parle de chantage, non?
"Menaces sous conditions."
Fernand, r�ponds.
Nous vous �coutons, Neveux.
- Parle. - Non.
- Le silence, la loi du milieu, jolie mentalit�.
Ecoutez, je suis navr�.
Je vais vous rembourser les 1000 F.
- Pas la peine. - Dites merci.
On aurait pu demander son renvoi.
Merci madame.
- Faites sortir ce gar�on de son mutisme.
Nous lui accordons un sursis.
Remarquez qu'il ne s'est pas excus�, pas un mot de regret.
Le fond est sec.
Navrant.
Monsieur. M'sieur dame.
Viens, toi.
- Cette histoire de 1000 balles, c'est quoi?
- Perrot, c'est une lope. - C'est pas ce que je te demande.
S'il fallait extorquer 1000 balles � toutes les lopes,
..on n'aurait plus besoin de travailler.
La racl�e, c'est une chose. Les 1000 balles, j'aime pas.
Il te les devait?
Hein?
Tu les devais..
..� quelqu'un?
Pour un truc pareil, avec mon p�re, c'�tait la porte.
Ca ne se fait plus, mais y a un truc qui se fait encore,
..c'est le coup de pied au cul! - Je ne peux rien dire, m�me � toi.
- Il a raison, ton dirlo. T'es un antisocial..
..et un dr�le d'emmerdeur! Ca, je te le dis!
V'l� autre chose!
Ben alors!
C'est pas sympathique?
On ne se voit pas assez.
- Pendant 2 ans, je t'ai vu tous les jours.
C'est l� o� on voit que les ann�es de guerre comptent double!
- Moi, j'en ai pris pour la vie. Il me faut une remise de peine.
- Vous me g�tez trop. Si on parlait un peu de toi.
Toujours dans la poutrelle? - Oui.
- Toujours dans l'escarpin? - Tu veux rire?
Sors tes photos, on va faire leur �ducation.
- Elles ne sont pas retouch�es. - Celles-l�, c'est pas..
..pour notre album. Ca passe dans la presse.
- Eh ben! - Alors!
T'as jamais vu un cas de divorce?
Ca paye mieux que la chaussure?
Oui et c'est pas le m�me milieu.
- C'est s�rieux. Je me suis renseign�.
On s'en reprend un autre? - Oui.
Le champion veut un jus? - Non.
- On fait nos d�buts professionnels dimanche � Bordeaux.
On va gagner. - Le v'la d�j� arriv�!
- Tu vas battre ces deux comiques sans probl�me, non?
- Les deux comiques, ils la connaissent, la piste.
- Au bout de 5 mn, tu la conna�tras aussi.
Il est cocasse.
Prends mon v�lo, �a te ferait maigrir un peu.
T'entends la jeunesse?
De mon temps, un p�re aurait dit "tu vas gagner",
..on aurait dit "oui, papa". Maintenant, c'est insolent.
- Tu te rappelles de Grasset? Il avait gagn� pas mal de courses.
- Oui. - Grasset?
- Tu le connais? - Une cloche.
Un brave mec.
- Ca n'a rien � voir. - Toi, t'es un vrai champion.
Il dit rien, le Fernand?
Il a int�r�t.
Les exploits de monsieur, c'est un autre genre, c'est la boxe.
Ah oui?
Y a de l'avenir l�-dedans. - Parlons d'autre chose, tu veux?
On commande?
Apr�s d�jeuner, je ferai un tour. - Moi, j'irai gambiller.
- Moi aussi! Tu pourras me d�fier, l�.
Hein, Odette? - Papa danse comme un dieu.
Il a d� �tre gigolo plus jeune. - Respecte ton p�re.
Moi, je ferai du p�dalo.
- Fernand, tu envoies un peu loin le bouchon.
Tu es venu avec nous pour prendre l'air.
Je te conseille d'oublier le canotage et de respirer en silence.
- Il fait beau, c'est dimanche. On ne va pas s'engueuler.
- T'es parent d'�l�ve? - Non.
- Viens pas te glisser dans ma sp�cialit�,
..parce que c'en est une s�v�re.
Deux biftecks frites et du p�t�, avant.
Redonnez-nous deux petits trucs.
Brouhaha.
Les enfants, �a va mieux.
Je vais aller m'allonger. - Viens plut�t te promener.
Celui-l�, en dehors de sa belote!
Valse musette.
Excusez-moi,
..si mademoiselle veut me faire l'honneur?
- L'honneur est pour moi. Il est bel homme, votre ami.
Il y t�te encore, le vieux!
Oui.
- Vous venez souvent ici, mademoiselle?
Vous venez souvent ici?
- On va aussi � Robinson. Vous connaissez?
- Non, je suis coureur cycliste. Champion de France.
Vous avez entendu parler de moi?
- Ca va mieux sur cette piste-l� qu'� Bordeaux!
Qui c'est?
Mon entra�neur.
Cha-cha.
C'est quoi, �a?
- Du cha-cha. - Connais pas.
- Non, viens. Regarde. 1-2, 1-2-3.
1-2, 1-2-3.
1-2, 1-2-3.
1-2, 1-2-3.
1-2, 1-2-3.
1-2...
- Mate le vieux schnock. - C'est du joli.
- C'est d�gueulasse, une m�me avec un centenaire.
- Ferme-la ou je rectifie ta gueule. - T'es tout seul pour �a?
- Une main me suffit. - Ah oui?
Assieds-toi, tu vas tomber.
Bagarre.
- Ca va pas?! - Vous, le grand-p�re!
- J'ai envie de te refiler la m�me!
Tu te bats la semaine et le dimanche, y a plus de rel�che!
Ils t'ont dit quoi!?
- Rien! - Alors?
- J'en ai marre de trimballer un engin pareil!
De qui tu tiens ces mani�res?
T'as �t� fabriqu� chez Pinder ou chez Bouglione, pas chez nous!
Fernand!
- Il a eu mal? - Ne le plains pas!
Qu'est-ce que j'ai dit?
On vient ici pour passer une journ�e de campagne..
..et tu encadres 3 mecs. Je ne vais pas m'excuser.
En plus, t'es susceptible et boudeur.
Je te jure, tu t'arranges. - Je pense � ce que t'as dit.
Quoi?
T'as de la veine. Moi, je m'en rappelle plus.
Tu veux faire du p�dalo? - Non.
Mais si �a te fait plaisir...
Toi, t'es gonfl�.
- Les Dubourg vont se demander ce qu'on est devenus.
On est tranquilles.
- Pour des parents de champion, on enroule un braquet mignard.
- J'ai un peu empl�tr� le gars, toi, tu lui as bien claqu� la gueule.
- Ca, c'est autre chose. P�dale donc.
- Je suis chiatique, mais tu m'aimes bien. Pas vrai?
P�dale!
D�j� qu'on sait pas si on fait une r�gate ou les 6 jours,
..alors pas de diversion.
Attends voir...
"Renaldi vainqueur � Bordeaux."
"A Bordeaux, pour ses d�buts pro, Lou Neveux s'incline de peu..
"..devant Renaldi."
Y a une photo de ton frangin sur Lib�ration ou sur Combat.
Regarde dehors.
Je n'ai pas de monnaie.
Non, mais! Ah, c'est malin. - T'as achet� quoi?
- Un r�ti de veau. - Du triste.
- On fera des frites. - Ca ira.
- Je suis rentr�e tard hier soir. - On a d� d�ner sans toi.
- Moi, j'ai pas d�n�. J'ai travaill� jusqu'� 3h du matin.
J'ai �t� abord�e en attendant un taxi.
Je regrette de pas avoir une chambre pr�s de l'agence..
..pour les soirs o� je finis tard.
- Si �a peut t'�viter de cavaler la nuit.
- Il y a une pension de famille pas loin. J'irai voir ce que c'est.
J'aimerais mieux autre chose.
Ca m'amuse pas non plus.
Monte �a, je vais chercher le pain.
Bonjour Mme Gildas. Un t�l�phone.
Prends-le l�.
- All�, Jacques? Oui, mon ch�ri.
Oui, juste � l'instant.
Non, il ne prend pas �a trop mal.
Oui.
- Te v'l�. Je commen�ais � m'inqui�ter.
- J'ai pas oubli�. - Ils disent quoi?
- Du bien, tu penses! - Il est arriv� second.
On pourrait nous le reprocher.
Loulou, on a les journaux! Tu viens pas?
- J'ai jet� un coup d'oeil chez Loutrel.
On dit quoi? - Que t'es un salaud.
- Quoi? - Moi, je te le dis. Tiens.
- J'ai lu et alors? Tu connais pas la publicit�?
Il faut raconter des trucs, int�resser les gens.
Tu ne comprends rien. - Si, justement.
S'il lisait, il comprendrait. - Il s'en fout.
Je n'ai pas dit qu'il m'avait mis � l'Assistance ni battu.
J'ai juste dit qu'il voulait pas que je fasse de v�lo.
- Et les boyaux, les v�los, qui les a pay�s?
- Ca n'a jamais int�ress� personne, �a.
Le public veut des histoires.
Alors, on a ajout� des petits malheurs.
Du pittoresque.
- D'apr�s L'Equipe, t'es v�g�tarien. Tu manges des endives chaque jour.
Il prend �a � la rigolade.
- Tes salades me restent sur l'estomac.
Tu te sapes, toi!
O� tu vas?
- Je vais au Bois. Renaldi va voir ma roue arri�re.
- Papa va bien? - Il ne t'a pas vue de la semaine.
Il a pas aim�. - Je suis l�.
T'es pr�venue.
Attention, laissez passer!
Bonjour.
- Te v'l� quand m�me! - Je vais me changer.
- Tu m�nes une vie de gar�on, le pantalon est de circonstance.
- Tu changeras d'avis en voyant ma robe.
On me l'a pr�t�e. - Bonjour.
- Ca va, toi? T'as une dr�le de t�te.
Je suis vir� de l'�cole.
J'ai piqu� la lettre du dirlo. Il faudra bien que j'y dise.
Tu parles d'une musique.
Si tu lui disais, toi? T'es plus ficelle que moi pour �a.
- Tourne-toi. Faut pas s'affoler, faut r�fl�chir.
J'ai fait que �a toute la nuit.
- Tu veux mon avis? Regarde pas. - J'ai pas la t�te � �a. Dis-moi.
- Si Loulou gagne, on lui glissera la nouvelle � ce moment-l�.
C'est une id�e, �a.
Si Loulou nous refait le coup de Bordeaux, je suis marron.
Papa? - Quoi?
- Il a une chance Loulou tant�t? - S'il gagne pas, je lui botte..
..les fesses. - Il se pr�pare une belle s�rie.
- Ici, le Parc des Princes. Nous prenons l'antenne..
..au moment o� va se disputer la finale de l'�preuve de vitesse.
Sont qualifi�s Lou Neveux et Renaldi.
Lou Neveux dispute pour la 2e fois une course comme professionnel.
La 1re fois, il a �t� battu par Renaldi.
Son manager, Jo Loutrel, para�t nerveux et inquiet.
Il triture son chronom�tre. Les deux concurrents..
..se pr�sentent sur la ligne de d�part.
Ils ajustent leurs cale-pieds. Attention.
C'est le d�part!
Encouragements du public.
Lou Neveux part le plus vite.
Il fait du surplace. Il oblige Renaldi � passer devant.
C'est un handicap car au d�but, il faut rester derri�re.
Renaldi d�marre et surprend Neveux.
Il prend 5 m, 10 m d'avance. Neveux r�agit..
..mais il ne revient pas. L'autre ne faiblit pas.
Dernier virage.
Neveux monte et plonge � la sortie sur son adversaire.
Il revient tr�s fort sur lui.
Il n'a plus que 3 m de retard.
Sur le fil, il l'emporte en prenant 1 seconde d'avance.
Bravo Neveux! -12 secondes 1/5.
Vous �tes un monsieur. - Ca va faire du p�tard.
Mon fils bat des records! - H�!
- Tu ne te rends pas compte. - Si, c'est pour �a que je me marre.
Ca alors!
M. Gildas, je suis un ami, mais il faudra changer vos produits.
Si vous ne faites pas rentrer du mill�sim�, on ira f�ter..
..nos victoires ailleurs. - Il est frais.
Question de standing.
Ote ta casquette.
Pourquoi?
- Pour voir de combien ta t�te a grossi.
Je ferai aussi agrandir ma porte pour que tu puisses passer.
Bon. A la tienne.
A la n�tre, gars.
Il dit quoi, le Loutrel?
- On a des propositions de Milan et de Bruxelles.
Van Kopens est � l'affiche. - Eh ben.
- C'est pas Renaldi, lui. -11 secondes, personne passe.
En te regardant sur la piste, �a m'a donn� des regrets.
J'aurais d� faire une carri�re sportive.
Dans le foot, � l'�cole, je me d�fendais pas mal.
Henri Neveux, 1er prix de gymnastique.
A la distribution, �a �vitait les cataclysmes.
- On t'a renvoy� de la communale. - Le dirlo pouvait pas me piffer.
C'�tait un maniaque. - Ca arrive.
- Je vous l'ai d�j� racont�. - J'ai oubli�.
- On s'envoyait des messages en morse avec une glace de poche.
Un jour, le directeur nous regardait.
J'envoie "Aux chiottes, le dirlo". Les gars se marraient, pas lui.
Il avait fait son service dans les transmissions. J'ai �t� vir�.
Mon p�re m'a fil� une dr�le d'avoine.
Il �tait dur.
- Je te ferais pareil si tu me faisais �a.
- Il le sait. Il a promis que dans sa prochaine �cole...
Sa prochaine �cole?
Fernand est vir�.
- Vous faites une dr�le d'�quipe, chapeau! J'ai failli marcher.
C'est vrai.
Arr�tez votre char.
Ah! Loup�.
Qu'est-ce que c'est?
Ben...
J'ai assez ri pour ce soir, je vais me coucher.
Et vous aussi.
- Fernand n'est pas fait pour la pension. Il va s'ennuyer.
- Moi aussi, je vais m'ennuyer. On fait un essai.
C'est lui qui trinque.
Il l'a cherch�, d'accord. Il fallait juste lui parler..
..de la pension, lui faire peur.
Tiens!
Tu d�nes avec nous? - Non, je file.
Au revoir. - Au revoir.
Elle est venue faire quoi?
- Tu demandes? Tu lui as t�l�phon� de venir pour Fernand.
Je te le reproche pas d'ailleurs.
Tiens, ouvre.
Les enveloppes, en ce moment...
- Ouvre. 100 sacs! Mes cachetons de Bordeaux et du Parc.
Les prochains seront meilleurs. Loutrel exploite mes 11 secondes.
Bravo. Tiens.
C'est pour la maison.
- La maison, c'est 20000 F. Tu me les as donn�s.
- Je te donnais 20 sacs quand j'en gagnais 45 � l'usine.
- Tu as gagn� le surplus avec tes jambes. C'est � toi, tiens.
- Alors, je t'invite � d�ner. On va se d�goter le resto..
..le plus cher de Paris. - T'as le droit d'inviter ton p�re..
..� d�ner.
En bas, t'as pas vu une voiture qui attendait?
- Y en a pas mal. - La grosse.
- La d�capotable? - Oui.
Ta soeur roule l�-dedans.
- C'est la bagnole de l'agence. Ils font les photos avec �a.
El�gance de Paris, prestige fran�ais.
- En bagnole am�ricaine? - Ils peuvent pas cloquer..
..des poup�es de luxe..
..sur des v�lomoteurs. - Bien s�r.
- Tu me sers pas? Ca va pas? - C'est samedi.
- Je paierai la semaine prochaine. - Ca va? Bonjour, petit.
- Un blanc et une bi�re pour Fernand.
Loulou court demain � Rouen. Ca te dirait d'y aller?
- Je dois rentrer � la bo�te � 8h. - C'est vrai.
On ira au cin�. On y va ce soir?
Ta fille a t�l�phon�.
Elle fait des photos ce week-end. Elle viendra lundi.
- Tiens donc? - Je transmets, moi.
- On passe un film de gangsters et un machin d'amour.
Ca s'embrasse en chapeau de paille. Je serais assez pour.
- Hum? Qu'est-ce tu veux foutre d'un chapeau de paille?
Ah!
Tiens, pour ta piscine. Reste pas 3 heures dans la flotte.
On se retrouve � la maison. Si je suis en retard,
..bouffe sans moi. Y a du porc froid et des oeufs.
Au revoir. - Au revoir.
Monsieur.
Mlle Neveux, s'il vous pla�t. - Elle n'est pas l�.
On la voit rarement. - Ah bon?
Je suis pour une journ�e � Paris. Je suis un de ses parents.
Vous savez o� elle est?
- Elle a laiss� un num�ro o� on fait suivre ses appels.
Poincar� 2871.
- Je peux appeler de l�? - C'est 50 francs.
Merci.
All�? *- Bonjour.
*Service des abonn�s absents, quel num�ro demandez-vous?
Poincar� 2871.
*- M. Pedrell? - Euh, oui.
*- Abonn� absent jusqu'� lundi midi.
*Vous pouvez appeler le 37 � Montfort-l'Amaury.
- Le combien? *- Le 37 � Montfort-l'Amaury.
- Merci. *- Il y a un message?
Non, merci.
Merci madame.
37 � Montfort-l'Amaury. - L'auberge de la Folie. C'est bien.
Je vous l'appelle? - C'est pas la peine, merci.
Voil�. - Merci.
Au revoir.
Air de charleston au piano.
- Vous avez du blanc? - Chablis, sancerre, muscadet?
Donnez-moi un petit sancerre.
Merci. - Ces demoiselles prom�nent M�dor.
- M�dor? - Tu le connais pas?
- Roger Morris, membre de l'Institut.
C'est un vieux client, bruyant. Il a aboy� toute la nuit.
- Quoi? - Avant, il levait la patte..
..le long des tro�nes. - Ca devient curieux, ici.
- Tiens, la bande � Pedrell. Bien tranquilles, ceux-l�.
Ils couchent deux par deux et les hommes avec les femmes.
On devrait les photographier et les montrer au cat�chisme.
Des exemples. Il s'emb�te pas, le Pedrell.
Tu connais sa petite derni�re? C'est frais.
Ca a l'accent de M�nilmontant. Il aime les prendre..
..dans la classe ouvri�re. C'est plus serviable. Ha ha ha!
Odette!
J'ai � te parler. - Il y a du d�sordre.
J'en ai l'impression.
- J'ai pas le droit de venir � la campagne!?
Oh si!
T'as amen� ta tenue de jardinage? C'est lui qui te les a offerts?
- Qui? - Le monsieur, dehors.
Lequel?
Celui qui paie la chambre.
- Fais ton num�ro, t'es venu pour �a.
Traite-moi de fille indigne!
- De putain. - Je te d�fends.
- C'est la v�rit�, ma fille est une putain!
- Parfait. Le monsieur en bas est mon amant.
Nous couchons ensemble!
Je te rappelle que je suis majeure!
- Lui aussi, il l'est et depuis longtemps.
Tu l'as bien regard�? Il a mon �ge, mais moi, je suis ton p�re!
Je l'aime.
Tu l'aimes?
Il est distingu�!
Tu aimes sa voiture et son fric!
On ne couche pas avec un vieux parce qu'il est distingu�!
Ca a son charme.
Dans un plumard, s�rement pas!
Tu penses me vexer?
- Je cherche � te faire comprendre ce que t'as pas compris!
- Quoi? - Qu'il est vieux!
Qu'il a du fric, que tu te vends et qu'il t'ach�te!
Je savais qu'en venant ici tu serais avec quelqu'un,
..mais avec quelqu'un de ton �ge, un jeunot!
Vendeuse, c'�tait bien?
- La putain et le micheton, c'est mieux?
Fais tes valises! - Non.
- Quoi? - Je reste!
J'en ai marre de faire la bonne.
- La bonne de qui? - La tienne!
Je me lave dans la cuisine!
Comme moi!
Toi et le progr�s!
Faire la pute, c'est le progr�s?
Je me fous de ta morale!
Ca fait 20 ans que je voyage en 3e!
Je suis en 1re et j'y reste! - Le suppl�ment pour les couchettes.
Papa!
Elle vous appelle.
Radio.
*- Le Havre a �t� battu 3-2.
*Le Racing a battu l'Internazionale de Milan 3-0.
Il �teint le poste.
- Qu'est-ce que tu fais l�? - Je t'attendais.
Tu seras jamais..
..� la bo�te � 8h. - J'en ai marre.
T'en as marre de quoi?
- Des pions, des livres, des cahiers. Je veux travailler.
T'as jamais �t� pensionnaire.
J'ai �t� griveton.
- Ca te plaisait? - Ca, c'est autre chose.
Les �tudes m'emmerdent.
Tiens donc.
- Tu travaillais � 14 ans. - Et alors?
T'en avais marre de l'�cole.
- C'est pas ce que j'ai fait de mieux.
Contrema�tre � 55 piges, tu trouves �a reluisant!?
Y a pas mieux � faire?
On vit bien.
- Je dis pas qu'on vit pas bien. 4 dans un deux-pi�ces,
..c'est pas le r�ve.
Je voudrais que tu r�ussisses mieux que moi.
La vie, c'est comme un voyage. Je voudrais que tu le fasses..
..en 1re.
Sois gentil, fais un effort.
Je te le demande. Je t'accompagne au m�tro.
Tu me diras au revoir?
Tu veux que je voyage en 1re, mais toi, tu prends un ticket de quai.
C'est pas dr�le d'apprendre en combien de temps se vide..
..une baignoire. - Un jour,
..t'auras une salle de bains gr�ce � �a.
Sir�ne.
- T'es rentr�e de la campagne? - C'est formidable.
Jacques veut que je l'�pouse.
Je vais devenir Mme Pedrell.
Quand il a vu dans quel �tat j'�tais apr�s ton d�part,
..il a demand�..
..que je l'�pouse. T'as bien fait de venir.
Jacques est merveilleux. Je n'ai pas pu t'en parler.
Hier, on ne pouvait rien se dire. - Tu m'en diras tant.
- C'est le Pedrell de la p�te � papier, des journaux, tout �a.
Il a un appartement du tonnerre et une maison dans le Midi.
On ira en voyage de noces. D�s qu'on sera sortis des ennuis.
- Vous vous payez aussi des ennuis? Vous ne vous refusez rien.
- Jacques est en instance de divorce. Sa femme est une garce.
- Ah bon? - Elle retarde la proc�dure.
Oui.
- Je te retrouverai l�-bas. J'ai une p�tanque.
Pr�pare le d�ner pour 8 heures.
Bonsoir.
Donne-moi un petit blanc.
T'as le bottin?
Dans la cabine t�l�phonique.
*Messe de Bach.
*...
- Monsieur? - Quoi?
- M. Neveux demande si monsieur peut le recevoir.
Puisqu'il est l�.
*...
Entrez, cher monsieur.
Veillez m'excuser de vous recevoir en plein d�ner.
Je ne vous invite pas � le partager.
Th� et biscottes, prescription m�dicale. Je grossis.
Asseyez-vous donc.
*...
A la menthe, au jasmin, � la rose?
Le th�? - Non, merci.
- Vous pr�f�rez du champagne, du scotch?
Probablement du Pernod. Max, avons-nous du Pernod?
Non. Je vais en chercher?
Nous nous sommes d�j� entraper�us.
Vous �tes le p�re d'Odette. - Oui.
- Je vous fais mes compliments. En quoi puis-je vous �tre agr�able?
- Vous pouvez arr�ter votre truc qu'on puisse parler?
"Mon truc"? Vous �tes s�v�re.
La Messe en si mineur de Bach. Vous pr�f�rez autre chose?
Je crains de ne pas avoir de disque d'accord�on.
Pour moi, la musique s'arr�te au 18e.
Odette m'a parl�. Elle m'a fait part de vos intentions.
Elle a bien fait.
Elle vous a dit que j'�tais en train de divorcer?
Oui.
- Ma femme contrarie mes projets. Je finirai pas gagner.
Apr�s quoi, si vous le permettez et si Odette le d�sire toujours,
..nous nous marierons.
Non.
Pardon?
- Vous �tes dans la p�te � papier, moi pas.
Vous �tes s�rement plus cultiv� que moi, mais...
Les vieux singes connaissent les vieilles grimaces.
Vous n'avez pas..
..l'intention d'�pouser ma fille.
Pourquoi lui laisser croire?
Je ne comprends pas.
- Si. Odette est une enfant, elle pourrait �tre la v�tre.
Elle est ambitieuse et devenir Mme Pedrell, �a la tente.
- Vous pensez que je me paie sa t�te?
- Oui. Vous vous �tes d�j� pay� le reste.
Ca suffit. - Je crois que cette conversation...
- Si ce mariage se fait, �a ne me plaira pas.
- Ah? - Ca vous �tonne?
Un peu.
- Vous croyez que j'�tais venu pour demander r�paration?
P�re offens�, le prolo susceptible. Vive M. le maire..
..et la f�te continue. Vous vous trompez.
Pour tout vous dire,
..je pr�f�re que vous soyez son amant plut�t que son mari.
Ca durera moins longtemps. Vous la quitterez un jour.
Vous serez regrett�.
Au lieu d'�tre cocu.
Quel �ge avez-vous? Vous en �tes au th�, la camomille va pas tarder.
- L'extr�me-onction aussi? Vos condol�ances arrivent t�t.
- Pour bourrer le mou au p�re Neveux, vous arrivez trop tard.
J'ai fini. Vous pouvez remettre votre messe.
A table, v'l� le patron.
La p�tanque s'est prolong�e.
- Les nouilles vont �tre cram�es. - Et mon r�gime du soir alors?
Th� biscottes, prescription m�dicale. Je grossis.
Ca va pas?
Musette.
C'est quoi, �a? Pour moi, la musique s'arr�te au 18e.
Si un jour, tu me ram�nes un gosse de ce mec-l�,
..je le mets sous globe!
Je veux que les Martiens voient �a.
Odette!
- Comme �a, c'est gagn�! Tu commences � nous les casser!
- Sans blague! - Oui.
Pedrell, �a regarde Odette. - Je suis votre dab, l'oubliez pas!
Pourquoi aller le voir..
..au moment o� il parle de l'�pouser!?
- Je sais! - Tu trouves pas �a formidable?
Le gars des journaux, du papier � cigarette!
Je fume des cousues.
Tu ne penses qu'� toi.
La frangine, avenue Henri Martin, les vacances dans le Midi.
On ira aussi.
Ben tiens!
C'est pas la bonne combine?
- Les bonnes combines, �a te conna�t.
Ta soeur passe � la casserole et nous, � la caisse!
On la met au lit et nous, on fait de la chaise longue.
Ca fait 2 mois que je les respire, tes combines. Ta course..
..de Bordeaux, j'avais compris. L'article de France Soir,
.."Enfant martyr", je l'ai lu!
Fallait le dire.
Je trouvais �a g�nant, pas toi?
Aussi g�nant que le coup de l'enveloppe.
Pourquoi jouer les donateurs quand tu venais d'�touffer la moiti�..
..de l'oseille. - Ca prouve quoi?
- Que t'es un truqueur et un con! Tes cachets �taient dans la presse.
Je vais les porter ailleurs,
..mes cachets! Tu veux me mettre en pension aussi?
Je te laisse dans ton deux-pi�ces.
Je peux m'offrir mieux que �a.
Je suis truqueur, con et champion de France.
- Et pour les coups fourr�s, champion du monde!
M. Neveux?
- Oui. - Quelque chose pour vous.
- "Internat Jean Jaur�s", ils sont pas en retard pour demander..
..du pognon, ceux-l�.
T'en fais une gueule!
- Le m�me n'est pas all� en pension. - Il doit �tre chez un copain.
T'inqui�te pas. - Chez un copain depuis 2 jours?
Dis-leur que j'arriverai en retard. - O� tu vas?
- Au commissariat, o� veux-tu que j'aille?
- Je voudrais des frites, deux saucisses et de la moutarde.
Bien.
Ca fait 250 francs.
Sans le service.
- C'est combien une saucisse? -70 francs.
- Reprenez-en une et payez-vous. - T'iras pas avec loin avec �a.
Laisse-lui le tout, sur mon compte. - Bon.
Merci.
T'es fauch�?
T'es � la ch�me?
T'as quel �ge?
- Et vous? - Te f�che pas.
Ca cale les frites, tu veux prendre un verre?
Vous �tes gentille.
C'est la mi-temps.
Dans 1 heure, je me d�guise en femme du monde et j'attaque..
..les mangeurs de soupe � l'oignon. C'est quoi, ton m�tier?
Ajusteur.
Et vous?
- T'es nature ou tu te fous de moi. Ca se voit pas, ce que je fais?
Mais non.
Je te paye une bi�re.
Emile, un demi! - Merci.
- C'est moi qui te remercie. - De quoi?
De rien. Mange.
- Tu fais la sortie des �coles? - Je me d�tends, �a te regarde?
Excusez-moi.
Et celle-l�, elle fait quoi?
- Elle turfe, �a se voit un peu. Je suis pas idiot.
O� tu cr�ches?
- La nuit derni�re sur un banc et cette nuit, je vais voir.
- T'as pas de maison? - Si, mais �a, c'est autre chose.
- Tu peux profiter de mon lit. - Et vous?
- J'en ai d'autres. Je te vire en rentrant � 7h, �a te va?
H�!
J'y vais. T'as besoin de rien?
Non, je vais en �craser.
T'as que �a � faire.
Bonsoir.
T'es mignon comme �a, on dirait un vrai m�me.
Pour un peu, on t'embrasserait.
Je veux bien, moi.
- Tout � l'heure, c'�tait vrai. Je voulais juste t'embrasser.
- J'ai menti quand je t'ai dit que j'�tais � la ch�me.
Je me suis tir� de l'�cole. - Quoi?
Comme je te le dis.
- Quel �ge as-tu? -17 ans.
- Tu t'es tir� depuis longtemps? - Depuis dimanche soir.
Tu me pr�f�rais..
..en ch�meur? - Non. Dors, il faut que je sorte.
Je te l'avais dit.
- J'esp�rais que t'avais oubli�. O� tu vas?
Des gens � voir.
Tu vois des copains, la nuit?
On voit pas que des copains,
..dans la vie.
Dis, Fernand, t'es bien s�r que t'as pas plus de 17 ans?
Je fais plus?
Non.
Allez, sois sage.
Et attends-moi.
Debout, jeune homme.
La r�cr�ation est finie. - Quoi?
- Debout et pas de b�tise. Habille-toi.
T'es une belle saloperie.
- Sois poli, mademoiselle est avec nous.
Vous allez bien ensemble.
Hein?
Arr�tez!
Allez, viens.
- Ils t'ont forc�e � me d�noncer, hein?
Tu te d�p�ches, oui!?
Rentre, t'es en plein cirage.
- J'ai pas dormi de la nuit. - Il lui est rien arriv�,
..sinon tu le saurais. Ne dramatise pas.
- "T'as jamais �t� pensionnaire, tu sais pas ce que c'est."
Il m'avait dit �a.
Fallait pas l'y mettre.
Je croyais bien faire.
J'ai lu dans le journal qu'un gosse s'�tait but�..
..pour le m�me truc.
Fernand pourrait faire �a?
Tais-toi.
Je l'ai pas foutu en bo�te pour mon plaisir,
..mais pour lui.
En plus, il parait que je suis invivable.
Le p�re r�v� doit �tre sourd et miro!
- Henri! - Oui?
- Deux hommes t'attendent. Je crois que c'est des poulets.
- M. Henri Neveux? - Oui.
- On vient pour votre fils Fernand. - Qu'est-ce qu'il a?
R�pondez! - Il est en excellente sant�.
Il a cogn� celui qui l'a arr�t�.
- "Arr�t�"? - Ben tiens.
On l'a piqu� dans une chambre de passe. Bravo.
Il est o�?
A la disposition du juge.
Pour la suite... - Ca, �a me regarde.
- Ca regarde le juge. Vous vous expliquerez.
Parquet de la Seine, juge d'instruction Moineau.
Je vous pr�viens, il est pas commode.
- Voie de fait et injures sur un repr�sentant de la force publique.
C'est plus grave que vous ne semblez le supposer.
- Si mon gosse a tap� le flic, c'est que le flic a tap� sur lui avant.
Ca leur arrive.
- C'est ce qu'insinuent les gens d'une certaine esp�ce.
Esp�ce � laquelle vous semblez vous rallier. Le tribunal..
..appr�ciera la valeur �ducative. - Je suis pas l� pour me disputer.
Rendez-moi..
..mon gamin. - Le juge des enfants..
..d�cidera s'il remet en libert� votre fils..
..ou s'il faut le placer dans un centre.
Apr�s vous avoir entendu, ce serait souhaitable.
Je vous remercie, monsieur.
Mon cher ma�tre, votre avis?
- Votre affaire se pr�sente mal. Je ne plaisante pas.
Ce juge d'instruction est le plus d�sagr�able du palais.
Votre p�re l'a pris � rebrousse-poil.
Il aurait insult� la police. - Chez le juge, �a m'�tonne.
- Moi, pas. - Alors?
- Le tribunal ne voudra jamais lui rendre l'enfant.
Il risque d'�tre boucl� jusqu'� sa majorit�.
Jacques!
- Mon petit. - Tu devais arranger �a.
- Ma ch�re amie, le jeune Fernand est un parent.
J'aimerais ne pas avoir de parent en maison de correction.
Si cette affaire est trop simple pour toi...
- Il y a une solution. - Voil�, j'aime mieux �a.
Puisque c'est le p�re qui a indispos� le juge, chargeons-le..
..pour innocenter l'enfant.
Il faudrait qu'un de vous garde le mineur.
Je veux bien.
Vous �tes la mieux plac�e pour �a.
Mais enfin, le p�re...
Le p�re, c'est tout de m�me le p�re.
C'est-�-dire que...
Justement pas.
Comment �a?
- Papa n'est pas le p�re de Fernand.
Il �tait prisonnier quand il est n�.
Fernand ne le sait pas.
Papa croit qu'on le sait pas. - Je tiens ma plaidoirie!
Le retour du prisonnier, l'enfant qu'on prend en haine.
- Vous allez entendre le vieux. - C'est pas vrai, il adore Fernand.
- N'embrouillons pas les choses. Nous n'avons pas le choix..
..des moyens. - Monsieur est servi.
Un instant.
- Je peux tr�s bien m'expliquer en d�jeunant.
Le caviar, �a me donne des id�es!
Une bo�te de thon.
- Grande ou petite? - Petite. C'est combien?
95 francs.
- Voil�. - Merci.
- Voil�. - Merci.
- Un camembert, s'il vous pla�t. - Tenez, prenez �a. 150.
Merci.
Tenez, voil�.
J'ai mis quelque chose de c�t�.
Quoi donc?
Vous l'aviez vu?
- Non. - Les deux m�mes sur les journaux.
Qui c'est qu'aurait dit �a? - Oui.
Un bonheur, �a arrive jamais seul.
Fernand, il peut devenir d�put�. - Il manquerait plus que �a.
Au revoir. - Au revoir.
Un petit blanc, M. Neveux?
Non, un Picon cura�ao.
Merci.
Ca va comme �a, on a assez bu.
On va prendre le der.
Mme Gildas, remettez-nous �a.
Ah!
Ils sont marrants! - Quoi?
Les gamins!
Au lieu de te dire "je me suis gour�", ils disent..
"..je suis majeur". - Tu devrais monter.
- Pour quoi faire? - T'as pas d�n�.
- Pour bouffer du thon et un bout de fromage..
..et laver mon assiette apr�s, tu parles d'un programme.
J'aime pas le thon. - Pourquoi t'en ach�tes?
L'habitude.
Fernand aurait fait des bassesses pour le thon.
On avait des mots � cause de �a. - Pas qu'� cause de �a.
- Chez les Neveux, y avait de la corde vocale.
Maintenant, c'est le silence. C'est pas dr�le, le silence.
- T'es jamais content. Tu devrais voir un psychiatre.
Va ronfler un peu, il est bient�t 11h.
D�j�?
Je me suis jamais couch� aussi tard depuis que j'ai plus rien..
..� foutre le soir. Pendant 20 piges, je suis pas sorti.
Mes romances s'en sont ressenties. - Tu t'en fous, des romances.
Je te demande pardon.
Rappelle-toi la rouquine de la Caisse des d�p�ts, Arlette.
C'�tait une c�line. - Un peu basse des noix.
Ca emp�che pas les c�lineries.
Je pouvais lui offrir que 30 mn le samedi,
..quand tout allait bien. Parce que si t'additionnes..
..les oreillons d'Odette, la coqueluche de Fernand..
..et les rhinos de Loulou, �a fait des entractes.
J'en prendrai bien un, d'entracte.
On va roupiller? - Et la Mauricette?
Elle est tomb�e dans les �tudes.
Le soir, y avait les devoirs. Le matin, les le�ons.
Le Fernand, avec ses d�partements!
Les sous-pr�fectures, �a m'a pris 1 an.
Les femmes n'aiment pas les �ducateurs. Elles m'ont largu�es.
Maintenant, c'est eux qui me larguent..
..sous pr�texte qu'ils sont majeurs.
C'est mes m�mes, majeurs ou pas!
A 40 ans, ce sera encore mes m�mes.
Et je me ferai du mouron!
Tu vois la Odette revenir si l'autre la laisse tomber..
..avec un polichinelle dans le tiroir, toute sa vie de foutue.
Parce que va trouver un mec pour �lever le lardon qu'est pas � toi!
Tu l'as fait.
Moi, je suis un cave.
Le champion de France s'est cass� la gueule dimanche dernier.
Je l'ai su par la radio. J'ai appel� L'Equipe..
..pour avoir des nouvelles. Ils sont majeurs!
Pour tout arranger, y a le mineur, le d�linquant.
Il a foutu le camp de l'�cole, j'aurais d� m'en douter.
Mais pourquoi il est pas rentr� � la maison?
Il a eu peur de la trempe.
Je l'ai jamais touch�.
J'ai jamais lev� la main dessus. Les autres, je dis pas,
..une fois de temps en temps. Il fallait une bonne raison.
Lui, jamais. J'en ai promis, d'accord.
Mais jamais j'ai lev� la main dessus.
Alors, pourquoi qu'il est pas revenu. Hein, pourquoi?
C'est pas brillant, tout �a.
Enseignement scolaire mauvais. Conduite en pr�vention mauvaise.
Rapport de police d�plorable.
Quand on frappe un inspecteur, faut pas s'attendre � un bon rapport..
..de police. Ne ris pas, c'est pas le moment!
Ton dossier est mauvais. Pourquoi tu te bats tout le temps?
Le directeur de ton ancienne �cole te d�signe comme un antisocial,
..une petite brute, un temp�rament querelleur et sournois. Alors?
- Y a les sournois et les mouchards. - Bien s�r. Il y a plus grave.
Tu te bats pas pour le plaisir, mais pour tout autre chose.
Pour faire respecter des r�gles en vigueur..
..chez certains messieurs qui se succ�dent pr�cis�ment l� o� tu es.
Le 17 juin, dans la cour de l'�cole, tu as frapp� un camarade.
Coupable de quoi? De n'avoir pas c�d� � tes menaces.
1000 francs ou une correction. Autrement dit: chantage.
Tu sais comment le chantage..
..est puni?
Plusieurs de tes camarades parlent de toi comme d'un "mec r�gul".
Je ne ris pas!
C'est avec les "mecs r�gul" qu'on fait les chefs de bande!
Je n'aime pas �a!
Si je te rel�che, je sais ce que tu vas faire.
Tu reviendras bient�t ici pour vol de scooter.
Ca devient une habitude. - Pas chez nous.
- Vous parlerez quand on vous interrogera.
Le 25 juin, tu es parti de chez toi pour "r�int�grer" ta pension.
En fait, tu es all� rejoindre une prostitu�e.
Pourquoi?
- Une prostitu�e? - Parfaitement.
Eh bien?
Je t'�coute.
Si le mutisme est en vigueur dans les bandes,
..il n'est pas recommand� ici.
Ecoute-moi bien.
La direction que tu vas prendre en quittant ce box d�pend de moi.
Je te conseille d'y r�fl�chir.
Alors?
Pourquoi es-tu parti de chez toi?
Hum?
Comme tu voudras. Faites entrer le 1er t�moin.
Mlle Neveux.
Mlle Neveux, pourquoi..
..votre fr�re est parti de chez vous?
- Je ne sais pas exactement pourquoi il est parti.
Ce que je sais, c'est qu'on est tous partis.
La vie avec mon p�re �tait plus possible.
Quand j'ai annonc� mes fian�ailles, il m'a gifl�e.
Il pr�f�re que je reste la ma�tresse de M. Pedrell.
Vous avez une explication?
- Il ne nous pardonne pas d'avoir mieux r�ussi que lui.
Il aurait fallu que je reste vendeuse et que mon fr�re..
..reste m�tallo. Quand Fernand a voulu travailler,
..il l'a mis en pension. Il a fini par nous d�tester.
Merci mademoiselle.
T�moin suivant.
M. Louis Neveux.
- M. Louis Neveux, vous �tes le fr�re du jeune Fernand.
Vous avez 23 ans. Vous �tes coureur cycliste.
Oui, M. le pr�sident.
- Selon vous, votre fr�re avait une raison de quitter le domicile?
- Tout a commenc� quand je suis devenu champion de France.
A partir de l�, mon p�re est devenu jaloux de tout.
On ne parlait pas assez de lui dans la presse.
Une fois, j'ai fait 2e. Il m'a dit que j'avais fait expr�s de perdre.
C'�tait comme �a pour tout.
On peut pas vivre avec un maniaque.
- Je vous remercie. M. le procureur?
M. le pr�sident,
..ce que je viens d'entendre m'incline � l'indulgence.
Fernand Neveux n'a pas besoin d'�tre puni,
..mais d'�tre repris en main.
Je propose que cette t�che soit confi�e � l'administration..
..plut�t qu'� un p�re sur lequel les renseignements communiqu�s..
..par l'instruction, sont pour le moins navrants.
M. Neveux travaille, certes.
Il paie son loyer, ses imp�ts. Nous pourrions brosser..
..le portrait du parfait ouvrier.
Ce n'est pas l'homme qui est en cause,
..mais le p�re.
Fernand Neveux injurie et frappe un inspecteur?
Quoi de plus normal!
Son p�re tient � l'�gard de la police..
..les propos les plus diffamatoires.
M. Neveux n'est-il pas, comme la plupart des piliers de caf�,
..un th�oricien du d�sordre,
..anticl�rical, antimilitariste?
- M. Neveux est titulaire de la m�daille militaire.
En effet.
Mais la porte-t-il?
Cela d�note tout un �tat d'esprit.
Chez M. le juge d'instruction, M. Neveux a insult� la police.
Je ne doute pas qu'en sortant, il n'insulte la magistrature.
Il l'insultera. Car elle aura fait preuve de clairvoyance..
..en mettant Fernand Neveux en r�gime d'�ducation surveill�e..
..jusqu'� sa majorit�.
- M. le pr�sident, ma plaidoirie est faite.
Elle est faite par le minist�re public..
..qui avec sa clairvoyance a compris que Fernand Neveux..
..n'�tait pas coupable. Mais le p�re l'est-il vraiment?
Je ne le crois pas. Maniaque tout au plus.
Maniaque parce que malheureux. J'ouvre une parenth�se.
Je m'incline devant le malheur qui a frapp� M. Neveux il y a 17 ans.
Oh non, taisez-vous.
- Vous n'avez pas la parole, pour la derni�re fois.
Poursuivez.
Il y a 17 ans, M. Neveux �tait depuis 2 ans en captivit�..
..en Allemagne.
Sa femme est morte, il est revenu.
Il a trouv� chez lui un 3e enfant.
Cet enfant qui n'�tait pas le sien,
..cet enfant, le voici.
Je d�plore d'avoir eu � faire cette r�v�lation,
..mais elle explique tout. Pourquoi Neveux n'a jamais aim�..
..cet enfant? Pourquoi a- t-il toujours �t� dur avec lui?
Parce qu'il lui rappelait son malheur.
Pourquoi s'en est-il s�par�? Parce qu'il �tait son malheur.
L'enfant l'a senti. - Faux!
Taisez-vous!
Je le sais depuis des ann�es que je suis pas son fils,
..mais c'est mon p�re. C'est lui que j'aurais choisi.
J'aimerais lui ressembler.
Je me suis tir� de l'�cole pour �tre avec lui tout le temps.
Vous ne pouvez pas comprendre, �a. - Nous allons essayer.
M. Neveux, voulez-vous reprendre votre fils?
Qu'est-ce que t'as?
Rien.
Rien, parce que je me domine.
Quand je pense que quand je me faisais du mouron,
..monsieur s'envoyait en l'air avec une fille de joie.
J'ai pas l'intention de porter plainte, mais quand m�me,
..c'est pour dire. - Quoi?
Rien, parlons d'autre chose.
Dans quoi tu veux travailler?
Je veux retourner � l'�cole.
V'l� autre chose!
Oh oh oh!
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