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L'empreinte du Diable.
Fiona !
CHANDELLES NOIRES - MCMLXXXII (Les Rites Sexuels Du Diable) ou (Fantasmes Brûlants)
- Tu es de retour à nouveau. - Oui.
Tu crois que c'est une bonne idée d'aller à la campagne chez ta belle- soeur ?
Pourquoi pas ? Mon frère et moi vivions là étant enfants.
- Il est mort là-bas. - Ce serait mieux à l'hôtel.
- Et cher aussi, tu sais. - Je suis ici pour voir Londres.
La maison est proche, on peut aller à Londres quand tu veux, Robert.
Regarde, voilà nos bagages.
Robert pense qu'il va être retenu prisonnier dans la maison.
- N'écoutez pas ce que dit Carol. - Je connais bien Carol.
Combien de temps allez-vous rester en Angleterre ?
Quelques jours, ensuite, je dois retravailler.
- Pareil pour moi. - Un court séjour.
- Vous êtes très occupés ? - Exact, Fiona.
- Et que faites-vous ? - Professeur de latin.
- Intéressant ! - Vous croyez ?
Je ne devrais pas conduire trop vite avec ce temps.
Ça prend du temps mais les petites routes en Angleterre sont très étroites.
Je ne m'inquiète pas, Carol est endormie.
- Cigarette ? - Non, j'aime me faire une pipe.
Puis-je ? Voilà !
- C'est encore loin ? - On y est presque.
- Cet air frais a failli m'endormir. - Un conte de bonne femme.
- Qu'y a t-il ? - Pas d'électricité, c'est fou !
- Ça arrive sans arrêt. - Ce sont les fusibles.
Je ne crois pas, la ligne doit être coupée.
Allons à la cuisine allumer quelques bougies.
Ça a duré comme ça tout l'été, peu de gens vivent par ici.
- La maison a changé. - J'aime les choses obsolètes.
- Je te montrerai la maison demain. - Pourquoi ces candélabres ?
- On dirait un magasin d'antiquités. - J'aime m'éclairer à la bougie.
- C'est plus intime. - Fiona est très romantique.
Je préfère les choses naturelles aux artifices.
- Pourquoi ces bougies noires ? - A quoi peuvent-elles servir, Carol ?
- Le noir est si triste. - Oui, mais ça me plaît.
Je n'ai ni café ni thé mais il doit y avoir de l'alcool.
- Exactement ce que je voulais. - Vous n'avez pas froid ?
- Si on allumait un feu ? - Ok, tout est prévu.
- Que voulez-vous boire ? - Que proposes-tu ?
- Whisky, gin, vodka ? - Pour moi, un whisky !
- Cognac, xéres, pas de glaçons. - Peu importe.
Un verre de xéres, s'il te plaît.
Tu es plus jolie qu'à ta dernière venue ici.
- Tu as perdu un peu de poids. - Tu crois ? Un peu, peut-être.
Tu me rappelles un peu chaque jour ton frère.
Une ressemblance mais de l'extérieur. Tu as une meilleure personnalité.
- On me dit le contraire. - Ils ont tort.
- Ces lithos sont très intéressantes. - Seulement des reproductions.
- Elles n'ont jamais été ici. - Non ? - Non ! Je ne crois pas !
- La démonologie vous intéresse ? - Par certains côtés seulement.
- Je trouve ces choses abominables. - Moi, je ne les rejette pas.
Cette attitude vous honore. Beaucoup de gens importants...
ont fait un pacte avec le Diable. Drew et moi avions découvert...
des choses intéressantes ces dernières années.
Ta belle-soeur semble un peu eccentrique mais sympa malgré tout.
Elle peut être charmante quand elle le désire.
- Elle l'était aujourd'hui. - Oui, j'ai vu sa façon de faire.
- Hé, qu'est-ce qui t'arrive ? - Moi ? Rien, pourquoi ?
Je ne sais pas, tu sembles nerveuse depuis notre arrivée.
Je veux savoir ce qu'elle insinue par "choses intéressantes".
Faisant référence à ces horribles reproductions dans le salon.
- Et les bougies noires ? - C'est un peu étrange, en effet.
Ça me rappelle ce livre sur la sorcellerie que j'ai lu il y a longtemps.
Ils utilisent toujours des bougies noires.
Ta belle-soeur est peut-être une sorcière. Et tu ne l'a jamais su.
Quand le Diable a tenté Eve, il a trouvé sa domestique consentante.
C'est ce que dit la Bible. C'est pour ça que vous, les femmes...
- vous êtes toutes des sorcières. - T'as passé trop de temps au séminaire.
Ils t'ont corrompu !
J'imagine pas mon frère vivre dans cette atmosphère.
Tu veux dire, ces reproductions et ces bougies noires ?
Tu crois pas que t'exagères un peu, Carol ?
Drew n'était pas versé dans l'occulte, il était adorable.
Insouciant, tu vois ? Totalement... ouvert !
- Quand l'as-tu vu en dernier ? - Il n'y a pas longtemps ! Un an !
- On change durant ce temps. - Non, pas Andrew.
Robert, non, j'ai pas envie.
Si elle soupçonne quelque chose, on aura de sacrés maux de tête !
- Que fais-tu ici, Carol ? - J'ai eu si peur.
Que s'est-il passé ? - Tu dois penser que je suis encore endormie, Fiona.
Mais j'ai vu un homme barbu par la fenêtre. Tu vas croire que j'ai fait un cauchemar.
Je le crois. Qu'est-ce qu'il ferait là au beau milieu de la nuit ?
- Je sais pas mais je l'ai vu. - A part quelques étrangers,
je t'assure que cette zone est la plus sûre dans le comté.
Je te prépare un thé. Tu vas dormir, tu as l'air crevée.
- Qu'y a t-il ? - As-tu senti de l'encens ?
- De l'encens ? - C'est du thé ?
Des herbes personnelles, parfaites pour les dépressions nerveuses.
- C'est la soeur de Drew ? - Oui, et elle t'a vu !
- Désolé ! - Tu devrais être prudent, Révérend.
- Pourquoi est-elle ici ? - Pour les détails de l'héritage.
Les Lloyd à Londres s'en occuperont.
Et si elle découvrait ce qu'on a fait à son frère ?
- Comment elle le saurait ? - Drew parlait trop vers la fin.
- Il devenait stupide. - C'est pour ça qu'on l'a tué.
- Beaucoup nous détestent ! - Et ont aussi peur de nous !
- Ne t'inquiète pas pour ça ! - Qui est avec elle ?
Son ami mais y a aucun problème. Va t-en, elle pourrait être éveillée.
L'équinoxe approche. Quand nous célèbrerons le Sabbat, ils auront disparu.
Ils seront partis. Laisse-moi m'en occuper, ok ?
Pars donc et demain, nous en reparlerons, vite !
- 10H00. Un peu tard pour se lever. - Vous aimez la confiture ?
- Celle-ci est à la fraise. - Merci.
- Merci oui ou merci non ? - Merci oui.
Vous pouvez utiliser ma voiture pour aller à Londres !
- On prendra plutôt le train. - Comme tu veux.
- Y a un train par heure. - Combien de temps pour Londres ?
A peu près une demi-heure, l'Express est plus rapide.
Fiona, j'aimerais me rendre sur la tombe de Drew.
D'accord, on y va maintenant. Je t'accompagne. C'est pas loin.
T'es pas obligé de venir, je te revois dans une heure ou deux.
Je crois que ton frère a atteint enfin le repos éternel.
- Il a souffert ? - Non, c'est arrivé très vite.
Soudainement, un homme très actif nous a quitté pour l'éternité.
Quand le médecin est venu pour signer le certificat de décès,
on m'a demandé si j'acceptais la mort par embolie...
ou si j'allais demander une autopsie. J'ai accepté la première proposition.
Une autopsie n'aiderait en rien.
Carol, pars d'ici pour toujours !
- Y a un problème ? - Où t'as eu ça ?
- Tu n'aimes pas ? - Sale petite pute !
Quand je t'ai vu dans la baraque, je savais que t'étais pas claire.
- Tu fais quoi, bordel ? - Fais gaffe, fils de pute !
Occupe-toi de bêtes, t'es juste bon qu'à faire ça !
T'es qu'une sorcière. Un jour, tu verras ce qu'on leur faisait au Moyen-Âge.
Flippe pas, imbécile ! Rien ne t'arrivera !
- Si les gens d'ici savaient... - Seul le sabbat est important !
Tu le sais pas encore. Dis à ce révérend renégat de venir ce soir.
Et qu'il prépare cette salope pour ce qui l'attend.
- Non, pas ça encore ! - Tu en as bu hier soir.
- Sois gentille, moi, j'en prends. - La maison pue de partout.
C'est quoi ? - Je ne connais pas exactement le nom de la plante.
Je les ai depuis longtemps. Bois ça !
C'est vraiment affreux.
Quand tu seras habituée, tu en boiras chaque jour.
Drew m'a écrit une étrange lettre avant sa mort.
Je ne voulais pas en parler mais je crois que c'est mieux...
si on en parle. Il m'a écrit qu'il était malheureux et effrayé.
Sans autres détails, la lettre était ambigüe, comme écrite dans l'urgence.
- L'écriture était différente. - Il a écrit autre chose ?
Non. Ambiguë mais brêve. Quelques mots. Un message de désespoir !
- Une lettre d'un homme terrifié. - Tu dramatises un peu, non ?
Je ne voulais pas en parler mais il me faut des réponses.
Qu'elles sont-elles ?
Je préfère parler franchement, que l'on puisse se faire confiance.
D'accord. On se haïssait si c'est ce que tu veux savoir.
- Je m'en doutais un peu ! - Hé bien... - Oui !
- Votre vie ne m'intéresse pas. - Ton frère était alcoolique.
Bourré nuit et jour. Sa carrière était sur la pente descendante.
Je ne suis pas étonnée du changement de son écriture.
- Désolée. Je ne savais pas. - Peu importe.
Valait mieux en parler et repartir sur de bonnes bases.
- Arrête ça, tu vas l'exciter. - C'est exactement ça !
Je peux t'aider ? Ton mari est pas dans le coin, tu sais ?
Bas les pattes, c'est important ! Tu connais le mauvais oeil, hein ?
C'est la malchance. Tu connais rien à tout ce fatras.
- C'est que des histoires ! - Des histoires, hein ?
T'as sûrement jamais vu un bouc monter une bonne femme, hein ?
- Et jouir en elle, hein ? - Non. Jamais.
Attends ce soir et tu verras comment le bouc va la baiser.
Et avec le sperme de la bête, je te montrerai une potion pour tuer, Peter.
Laisse-le entrer en toi. Ta cyprine se mélange avec lui.
- Ça me fait mal. - Ça va bien se passer.
Rien ne t'arrivera, ça va aller. Laisse-le entrer en toi, c'est ça.
C'est facile, comme ça. Tu aimes ça, hein ?
Ressens-le bien fort.
Ton frère était un de nos meilleurs avocats, Carol et un ami personnel.
Nous avons tous été affectés par sa mort soudaine.
Son attitude envers son alcoolisme est inexplicable.
Tout est si vite arrivé. Je lui avais dit d'arrêter de boire.
Que sa carrière s'en ressentirait. C'est vraiment dommage !
Il avait beaucoup de succès. Un de nos meilleurs avocats.
Nous plaisantions sur son incroyable bonne fortune.
Lui disant qu'il avait dû signer un pacte avec le Diable.
- Vous connaissiez Fiona ? - Bien sûr, ma chère.
Une femme charmante et ensorcelante ! C'était un couple parfait !
A t-il jamais parlé d'une secte diabolique ?
Non mais pour être franc, ton frère était terrorisé.
Voici ses dernières volontés, le testament est en ordre.
Si tu as besoin de moi, tu as un ami à ta totale disposition.
Merci Mr Corner, heureuse de compter sur des amis comme vous.
Nous nous reverrons. Passe le bonjour à Fiona pour moi.
- Ça ne va pas ? - Je suis un peu étourdie.
Assieds-toi un moment. Je vais te faire préparer du thé.
Ceci est l'odeur que l'on sent dans toute la maison, non ?
- Elle vous dérange ? - Non, je me suis habitué.
Vous n'avez jamais entendu parler de la mandragore ?
La plante utilisée comme potion par les sorcières au Moyen-Âge.
C'est ce qu'on dit. Et celle-ci est Larularium Maritima (!!).
- Vous êtes experte. - J'aime certaines espèces étranges.
Pour le thé. J'aimes les herbes aux vertus curatives.
- Et les mortelles ? - Elles aussi.
Voici la Digitalis Purpurea. Appelée ici gant de notre dame.
- Elle est dangereuse ? - Complètement inoffensive.
- Ma préférée. Les baies violettes. - Quelle est leur fonction ?
- Redonner du tonus à l'amour indolent. - Un aphrodisiaque ?
- Vous avez de la marijuana ? - Non, je suis très stupide.
Je pourrais me faire une fortune si je le désirais, Robert.
J'espère ne pas vous ennuyer avec toutes ces histoires.
A Londres avec Carol, vous ne vous seriez pas ennuyé.
Je suis bien, là où je suis. Parmi toutes ces herbes.
Ces histoires, comme vous dites. Et Carol est très occupée.
Je pense que Londres et ses musées peuvent attendre.
- Comment avez-vous connu Carol ? - Par harsard. Comme pour les autres.
nous dit ce que nous devons savoir.
- En sortant du séminaire. - Vous êtiez au séminaire ?
J'en avais assez quand ils m'ont ordonné.
Cet endroit doit être pour vous une révélation,
- avec ses allusions au Diable ? - Ne vous méprenez pas.
Le satanisme vient de la chrétienté. Je l'ai étudié pendant 9 ans.
Vous imaginez que je sais tout ce qu'il y a à savoir.
- Vous n'êtes pas un exorciste ? - Non !
Si vous pensez à ces anges déchus et leurs représentants sur terre,
vous savez que la sousmission à l'église nous a été imposé.
La soumission au Diable fût un choix libre et personnel.
Les premiers fûrent les sorcières et les mages.
- Les premiers satanistes. - Les adorateurs du mal.
Le bien et le mal ne sont que des mots, seul notre instinct...
Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as l'air hystérique !
Je te dis que j'ai amené ce collier ici, celui que j'aime le plus.
Je l'ais mis dans ma valise, quelqu'un me l'a volé.
- Tu l'as oublié à la maison. - Trop de choses se passent ici...
que je comprends pas. Les bougies noires, mon étourdissement,
le visage vu la première nuit et mon collier qui a disparu.
- Qu'est-ce que tu veux insinuer ? - Il existe des pouvoirs malveillants...
qui peuvent influencer un individu contre sa volonté, Robert.
Un objet appartenant à cette personne est utilisé pour l'influencer.
- Tu es vraiment sérieuse ? - Bien sûr que oui.
Je crois que certaines forces sont imperceptibles de notre part.
- Quel genre de forces ? - Des forces occultes !
Occultes ? Je pense être quelqu'un d'ouvert, Carol.
Mais on ne brûle plus les mages et les sorcières de nos jours.
Les sorciers et les sorciers ont disparu, brûlés au Moyen-Âge.
Ce n'était pas des sorcières mais des femmes hystériques.
Et ces choses étranges que j'ai observé depuis notre arrivée.
Une personne normale appellerait cela des coïncidences.
Ce n'en est pas, en tout cas pas de ce genre, Robert.
Tu es très immature au vu de ta réaction, Carol.
Ces messes noires ou quel que soit le nom qu'ils leur donnent,
j'arrêterai quand je saurai ce qui est arrivé à mon frère.
Si tes nerfs te lâchent, tu vas te rendre malade.
Je ne suis pas malade !
Les nerfs !
Quand vos nerfs craquent, vous essayez de vous détendre.
- Je fais quoi ? - Prenez des tranquilisants.
Les tisanes de Fiona sont excellentes. C'est ce qu'il y a de mieux.
Si j'étais vous, je resterais au lit. Vous êtes entre de bonnes mains.
Elle devient suspicieuse. Qu'en penses-tu ?
- Tu dois t'occuper de tout ! - J'essaie !
- Alors, que se passe t-il ? - Rien ne se passe.
Elle ne me fait pas confiance, elle n'en fait qu'à sa tête.
Faut trouver un autre moyen de s'arranger avec elle !
Il n'est pas recommandé de la droguer continuellement, Fiona.
Ça, je l'avais dit !
Faut trouver une solution qui n'éveille pas les soupçons.
La violence se servirait à rien.
La police ferait le lien avec la mort de son frère.
- Faut trouver un autre moyen. - Vas-y !
Déroutez-la par l'esprit. Un état d'agitation.
Qui lui ferait commettre des actes dont elle aurait honte.
Elle préfèrerait partir et tout oublier.
- Tu as raison ! - Et si elle parle aux flics ?
Il sera trop tard, je crois, pour avoir des soupçons.
Il faudrait une maladie mystérieuse qui soit difficile à diagnostiquer.
Una attaque, comme son frère. Dès qu'elle sera loin d'ici.
- Et son petit-ami ? - Ouais, on en fait quoi ?
C'est un défroqué, un ex-prêtre. Un non-croyant, vous voyez.
Je m'en occupe !
Répétez après moi. Je renonce à mon baptème chrétien. Je renonce !
- Gloire à Satan, le maître du monde ! - Gloire à Satan, l'Antéchrist !
- Tu es l'un d'entre-nous ! - Je suis l'un d'entre-vous !
Maintenant, tu es l'un d'entre-nous !
Carol, il est temps de te lever, belle endormie ! Il est 11H00 !
T'es pas venue ici pour dormir, allez !
- Petit-déjeuner. - Il est quelle heure ?
- Je t'ai dit, presque 11H. - Les herbes de Fiona, mortelles !
- Qu'est-ce qu'il y a, ça va pas ? - Tu es tout habillé !
Je reviens de Londres, j'ai passé la nuit à l'hôtel.
- A Londres, la nuit dernière ? - J'ai raté ce sacré train !
Quand j'ai appelé au téléphone, personne n'a répondu.
Je pensais que tu voulais dormir alors je suis resté à l'hôtel.
- C'était cher ! - T'aurais pu prendre un taxi.
Trop compliqué, je savais pas comment venir ici, ça aurait pu finir...!
- d'une façon désastreuse ! - Tu cocottes !
- Merci. - Je suis sérieuse.!
Ça pue vraiment, tu sais. Du soufre, c'est ça !
Tu renifles, on dirait un lapin.
Ah, la voilà enfin. Je vous présente ces personnes anxieuses de vous rencontrer.
Révérend Hooper, Annalise sa filleule, brillante étudiante en architecture.
- Mr et Mme Gonzales et le Dr Gaunt. - Vous semblez beaucoup mieux.
Qu'y a t-il ?
Pourquoi pas ? - J'aime pas ça, on ne l'a jamais fait avant.
Laisse-moi ! Fiche-moi la paix, Robert.
Laisse-toi faire, détends-toi. Tu vas aimer ça, bordel de merde.
- Ton crucifix ? - Ouais, je sais pas où il est.
- J'ai dû le perdre. - Ça ne t'ennuie pas outre mesure.
Il est peut-être sous le lit ou dans la douche.
Qu'est-ça peut te foutre ? C'que tu peux être chiante, parfois.
- Si c'est ce que tu ressens. - Le prend pas comme ça.
Désolé d'être désagréable, je me suis laissé emporter.
Tu as changé, t'es plus le même. Ça n'est pas possible.
Je ne comprends pas. Que t'arrive t-il ?
C'était une mauvaise idée de t'amener ici.
- Pourquoi ne pas aller à Londres ? - Fiona serait offensée, Carol.
Que Fiona et ces étrangers aillent se faire foutre !
Ces vautours qui tournent autour d'elle.
- Ils sont très gentils. - Gentils ? Tu crois ça ?
Ils me rebutent, toujours à jouer les voyeurs.
Ce révérend qui m'observe sans arrêt comme si j'étais nue.
- Il t'aime bien. - Ça, j'en sais rien.
- Il a bon goût. - Il me donne la nausée.
- Le pauvre, il te croit guérie. - As-tu vu ses ongles ?
L'un d'eux ressemble à une griffe comme un oiseau de proie.
J'aime pas ces thés, j'en ai pas besoin, ils ne me siéent pas.
- Le Dr Gordon le recommende. - Je vois mais j'en veux pas.
- Bois celui que j'ai préparé. - Ok, je le boirai plus tard.
Y a une porte sous les escaliers. Un passage pour aller à la cave ?
Oui. - Elle est fermée ! - C'est ce que je crois !
- Y a quoi dans la cave ? - Quelle question, Carol !
Ce qu'on trouve dans une cave. Chauffage, conduite d'eau,
- toutes sortes de choses. - Pourquoi avoir entouré...
- la date sur le calendrier ? - Début de l'automne !
Au début de la nouvelle saison, j'organise une fête avec des amis.
Tu est invitée à celle que nous ferons demain.
- Tu ne t'habilles pas pour diner ? - Si !
Le problème de nos jours, est que les gens sont complètement fous.
Ils s'inventent des maladies qui n'existent pas.
On souffre tous mais pour la plupart, c'est psychosomatique.
C'est un siècle de psychiatres et de psychanalystes.
Nous devrions revenir aux temps anciens. Revenir à la nature.
Et manger ce que l'on fait pousser. Des herbes....
- Robert ! - N'aie pas peur de moi !
- Je ne te ferai rien. - Laisse-moi, je veux partir.
Tout va bien. C'est une nouvelle dimension inconnue de nous.
- C'est merveilleux ! - Pourquoi ne pas partir ?
On partirait d'ici. C'est juste un cauchemar.
Je t'en supplie, Robert. Pour l'amour de Dieu.
Tu sais bien que Dieu n'est rien d'autre qu'une métaphore !
- Un apparat. Il perd de son attrait. - Ils t'ont donc empoisonné, Robert.
- Tu as changé. - Ne pars pas. J'ai besoin de toi.
Tu peux échapper à tout ça.
- Vous allez quelque part ? - Partir ? Où ça ? C'est fou !
Cette chienne est en chaleur. Je souffre. T'attends quoi ? Baise-moi maintenant !
Tu es bourrée !
Je te veux maintenant ! Maintenant ! Maintenant !
- Tu veux pas, Peter le fera. - Où vas-tu ?
Peter, viens ici. J'ai besoin de toi. - Va là-bas !
Peter, où es-tu ?
Peter, Peter, fais-moi l'amour !
Tu vas le payer, salope.
Tu sais comment tu es quand tu es ivre, rentre chez toi.
Ce que je veux, je finis. Tout ça, c'est de la merde.
Des menaces, hein ? Je ferais gaffe si j'étais toi.
C'est toi qui devrait faire gaffe.
Je peux tous vous envoyer en prison pour le restant de vos jours..
Vous tous !
- John, où vas-tu ? - Où je veux, salope !
Ils vont nous tuer, ils m'observent. Ayez confiance, on a plus le temps.
Partez avant qu'ils vous fassent ce qu'ils ont fait à votre frère.
- Vous êtes avec Fiona et ses amis ? - Elle est comme le reste. Nous tous.
Partez mais ne dites rien à la police, ils se moqueraient.
Ils ont des complices partout. Je conseillerais un prêtre...
Vous l'avez perdu, il est l'un d'entre-eux. Partez pendant qu'il est encore temps.
qui vous aidera en temps que serviteur de Dieu.
- Faites ce que je dis. - Et Robert ? Je le laisserai pas !
- Laissez-moi partir. - Mettez-le sur la table.
On va régler son compte à ce porc. Finissons-en !
Qu'allez-vous faire ? Georgina. Georgina, je ne veux pas mourir.
Je parlerai pas, je le jure. Je ne dirai rien.
Non, ne me tuez pas.
- Espèce de salope ! Bouge pas ! - Assez, ne la frappe plus !
Tu ne nous causeras plus d'ennuis, n'est-ce pas ?
Sorcière, tu me le paieras. Tu as empoisonné mon frère.
- C'est toi, la coupable. - Tu seras la promise de Satan.
La dame du Sabbat. Toi, mélange les potions. Toi, déshabille-la.
Le Sabbat est une orgie de perversités où tous les instincts sont en liberté !
Annalise, je veux que tu inities Carol à notre sabbat !
- Satan, viens vers nous. - Satan, viens vers nous.
C'est un grand moment. Ce jour est à toi, Carol.
- Tu vas être possédée par ton maître. - Satan, tu es la divinité.
- Il me martèle, il me déchire. - Il te possède, pour le Sabbat.
Tu vas ressentir sa force, elle va te consumer.
Tu vas ressentir l'extase. Tu vas crier de plaisir !
- Tu t'es endormie ! - On y est, vous vous êtes bien reposée ?
Oui, vraiment, merci.
Pas de lumière. Elles s'éteignent à chaque fois qu'il pleut.
- Les fusibles, peut-être ? - Non, les lignes sont coupées.
Alons à la cuisine allumer quelques bougies.
J'ai l'impression qu'on célèbre des rites diaboliques.
- Peut-être ! Qui sait ? - Qu'y a t-il ?
Tu trembles ? Tu as attrapé froid ? T'as attrapé ça dans la voiture.
Tu ne te sens pas bien ? J'ai ici quelques herbes.
Je cultive des plantes qui te soulageront.
Non, je vais bien, merci !
- Je vous ai fait peur ? - Mon oncle, le Révérend Hooper.
J'étais réveillé. J'ai entendu votre voiture. Bon voyage ?
Très bien, merci !
Trad: Uncle Jack 2017 !
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