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Pr�s de la fin du si�cle dernier, dans la province du Qu�bec...
un orphelinat a compl�tement br�l�.
Gr�ce � Dieu et au courage des s�urs...
aucun enfant n'a �t� bless�.
Mais quand on a v�rifi�, une fillette avait disparu...
La voil� !
Allons, allons, allons... qu'est-il arriv� ?
Tu vois, tout va bien.
- Elle n'a rien, ma s�ur ? - Je ne crois pas.
Bien...
Dis � s�ur Jos�phine...
ce qui t'est arriv�, veux-tu ?
J'�tais dans son lit...
entour�e de plein d'animaux.
Et ils voulaient me mordre.
Des animaux ? Au couvent ?
Elle en r�ve souvent.
Je r�vais quand j'ai renvers� la lampe ?
Non, tu �tais �veill�e.
Si j'�tais �veill�e, c'est un p�ch�...
non ?
Si tu l'as fait expr�s...
c'est un p�ch�.
Mais si c'est un accident...
ce n'en est pas un.
Tu ne voulais pas mettre le feu � orphelinat.
Edward dit que c'est de ma faute et que j'irai br�ler en...
J'h�site � dire o� il m'a dit, ma s�ur.
Ne l'�coute pas.
Et s'il te dit encore de tels mensonges...
Je te permets de lui r�pondre que c'est un fieff� menteur.
Personne n'a fait de mal, ni toi, ni ton poisson rouge.
Viens, donne-le-moi. Ma s�ur, prenez-le ?
Bien, rentrons...
on nous attend.
Mon Dieu, vous l'avez enfin trouv�.
L'endroit n'est pas tr�s appropri�, mes s�urs...
mais c'est le seul ouvert � cette heure.
Arr�tez votre com�die, Monsieur Vidocq.
Vous avez d�j� fr�quent� de tels endroits.
Des enfants et des femmes, quelle r�putation.
La voil�, elle a �t� prise.
Elle doit �tre punie.
Tu es...
un fieff� menteur !
Patsy, quel langage !
Je l'ai autoris�, mon p�re.
Va voir S�ur Dominique, Elle te donnera du lait chaud.
S�ur Dominique...
Oh, Patsy, je savais que toi et ton poisson rouge reviendriez.
Tiens, bois ce lait.
Tu as manqu� le meilleur...
les flammes montaient jusqu'au ciel !
L'exag�ration est un p�ch� v�niel, mais nous devons l'�viter.
Tout le couvent s'est effondr�.
- Un bel incendie ! - Mais nous sommes � la rue.
Des orphelins sans-abri !
Le p�re Barrett s'en occupe, ne vous inqui�tez pas.
Au Qu�bec, il y a un grand asile qui nous prendra tous.
Sauf elle...
elle ira en prison.
Edward, �a suffit !
O� nous irons, Patsy ira.
Au lit !
Qu'allons-nous faire, mon p�re ?
L'�v�que m'a r�pondu.
Montr�al peut accueillir 5 orphelins,
Toronto 11.
Et le reste ?
Je ne sais pas.
Mais je vous promets qu'ils auront un abri.
M�me si je dois parcourir tout le pays.
Nous irons � l'ouest. Il doit bien avoir des �mes charitables...
qui leur ouvriront leurs c�urs...
et leurs portes.
Bonsoir, Herald.
De soixante, ils nous restent quatorze.
Vous voyez, ma s�ur, Nous allons y arriver.
Voyons voir ce que nous r�serve Scourie.
Je pense que nous y arrivons.
Comment veux-tu �tre adopt�e avec cette stupide natte ?
Au moins, je peux la couper.
Tu ne peux pas enlever tes taches de rousseur.
- S�ur Jos�phine... - Oui, mon p�re.
J'ai peur que vous ne trouviez pas d'adoptions ici.
Je ne pr�tends pas les faire tous adopter, que quelques-uns.
Cette ville n'a pas les moyens. Nous avons eu une ann�e fatale.
Rare est la maison qui n'a pas subi la s�cheresse.
Oui, ils seraient plus chanceux dans une r�gion prosp�re.
Mais ces dames ont pr�par� un d�jeuner pour les enfants.
- Esp�rons que �a soit suffisant. - Merci. Merci.
Les enfants, ces dames nous ont apport�es � d�jeuner.
Nous avons une heure avant que le train reparte.
Ceux qui veulent faire leurs besoins, venez avec moi.
Il n'y en a pas pour tout le monde.
Nous devrons manger les poissons.
Donne-le-moi !
Pas maintenant, cette nuit.
On lui prendra quand elle dormira.
Adieu, petit poisson. Ne crois pas que je t'aime plus.
Je t'aime. Mais tu seras en s�curit�.
Un poisson t'adoptera peut-�tre.
Sois sage, Herald, et prie pour moi de San Francisco et je prierai pour toi.
Tu vas le jeter � l'eau, petite ?
Tu sais, c'est une proie pour les perches ?
Elles vont d�vorer Herald.
� ta place, j'attendrai qu'il grossisse.
Je pensais qu'ici, il trouverait une maison.
Mais pourquoi ne pas l'emmener dans la tienne ?
Je n'en ai pas, je suis orpheline.
J'ai incendi� le couvent.
Vraiment ?
Ce n'est pas un p�ch�, car c'�tait un accident.
Eh bien, j'en suis s�re.
Herald et moi, et les autres cherchons une autre maison.
Certains en ont trouv�...
mais moi, pas encore.
- Et Edward non plus. - Edward ?
Un gar�on.
Il est avec nous dans le train.
Je n'aime pas accuser, mais c'est un fieff� menteur.
Il voulait manger Herald.
Je devais le sauver, alors je suis venue ici.
Pourquoi l'as-tu appel� Herald ?
Parce que c'est un nom de gar�on et je l'aime.
Je voulais avoir un fr�re.
Et toi, quel est ton nom ?
Patsy, et vous ?
Victoria McChesney.
- Enchant�e. - Enchant�e.
Tu ne d�jeunes pas ?
Vous en voulez ?
Non, merci, je...
Eh bien, merci.
Qu'avez-vous dans le panier ?
Des champignons.
Je les ai cueillis...
je m'y connais.
Oh...
Nous sommes encore quatorze.
Ceux qui ne seront pas adopt�s en route...
irons au Manitoba, chez les Indiens.
Eh bien, le Manitoba est agr�able.
Et les Indiens tr�s sociables.
Mais comment �a, �tre adopt�s en route ?
On voyage en train, et on nous donne aux gens qui nous veulent.
Le train s'est arr�t� � la gare. Pour une heure.
Alors... il n'en reste que quatorze.
Les meilleurs ont �t� plac�s en premier.
S�ur Jos�phine dit qu'il est plus important
d'�tre bon que beau.
Eh bien, tu as de la chance, tu as les deux.
Vraiment ?
Bien s�r.
Patsy...
tu viens chercher des bonbons et de la limonade ?
Oh, bien s�r.
Je te pr�senterai un monsieur.
Est-ce votre voiture ?
� mon mari et moi.
Vous avez un mari ?
Oui, j'en ai un. Monte, Patsy.
C'est le maire de Scourie.
Je n'�tais jamais mont�e dans une si belle voiture.
Vous avez des enfants ?
Non, aucun.
Madame McChesney... ?
Vous auriez la place chez vous pour quelqu'un ?
- Pour qui, Patsy ? - Pour Herald.
Bien s�r que oui. J'en serai tr�s heureuse.
Je vous aime bien.
Moi aussi.
Vous savez, Madame McChesney ?
Je suis tr�s travailleuse.
Que tu dis !
Oui, je sais broder, coudre, faire les lits...
Je suis forte et en bonne sant�. Regardez !
Oui, en effet. Tu es forte.
C'est quoi, un maire ?
Un maire ?
Eh bien, comme un pr�sident de la population.
Et il fait autre chose ?
II tient une boutique...
il est aussi chef des pompiers et le mien.
Il est sympathique ?
Pour moi, oui, mais...
je dirais, c'est l'homme le plus charmant de la r�gion.
Plut�t de tout l'�tat.
Trois bouteilles de bi�re...
Et voil�...
Bi�re, fromage...
flanelle et linge.
- Autre chose, Monsieur Hayward ? - Oui, un pot de confiture.
Ma femme est folle des rillons � la confiture.
Un plat d�go�tant, non ?
- Vous avez dit d�go�tant ? - Je l'ai dit.
Un plat inacceptable pour l'estomac humain.
Mais c'est l'un des plats pr�f�r�s de sa...
- Majest�, la reine Victoria ? - Je l'ignorai.
- Mais parce que... - Patrick, je te pr�sente une amie.
Un moment, Vicky, je parlais avec Monsieur Hayward...
Monsieur Hayward, d�sol�e. Je vais attendre.
- ///// - //////
Il est en col�re ?
Non, pas du tout, il est juste tr�s occup�.
Une limonade ?
Oh, oui.
Mais je vais �tre en retard ?
Peut-�tre me cherchent-ils ?
Ne t'inqui�te pas. Tiens. Bois, allez.
Regarde...
�a te pla�t ?
- Oh oui ! - C'est � toi.
Contre ton poisson Herald.
Pour moi ?
Des coquillages, pour te souvenir d'Herald.
Artemus, emballe �a pour Monsieur Hayward. Excusez-moi.
Vicky, je t'ai d�j� dit que quand un client... ?
Monsieur McChesney, je te pr�sente Patricia.
Enchant�. Tu sais que Monsieur Hayward est tr�s sensible.
D�sol�, ch�ri. Sois de bonne humeur.
Patrick, je lui ai donn� �a en souvenir de Scourie.
Dis-moi, qui est Patricia ?
C'est une orpheline... de passage ici.
Elle voyage avec d'autres orphelins en train.
Vraiment ?
Orpheline, tr�s int�ressant.
Tu sais ? Je pense...
avoir un collier plus beau que �a.
Oui, le voici.
Tiens.
Oui, eh bien, je...
content qu'il te plaise.
Et maintenant, peut-�tre veux-tu des bonbons ?
Pour le voyage avec les autres, non ?
Tu veux qu'elle prenne le train, Patrick ?
Comment �a, ch�rie ?
Ces enfants sont donn�s � ceux qui en veulent.
Ne penses-tu pas que cet ange...
serait une b�n�diction pour un couple sans enfants ?
Eh bien...
je vais te dire... je n'y avais pas pens�.
Tu sais...
que tu es tr�s mignonne, Patsy ?
Elle ressemble � tante Elizabeth. Oui, beaucoup.
Et vous, au p�re Jophren.
Qui ?
Le pr�tre qui nous enseigne le cat�chisme.
Le pr�tre ?
Tu viens du Canada fran�ais ?
Oui, Monsieur.
Je vois.
Notre couvent a br�l� et nous cherchons une maison.
- Oui, bien s�r. - Je l'ai br�l�.
Quoi ?
C'�tait un accident, Patrick. Bien s�r, l'enfant...
Bien s�r, que c'�tait un accident.
Nous esp�rons que Patsy trouve des parents adoptifs.
Patrick, ne pourrions-nous...
Attention � ce qu'elle ne rate pas le train.
Le train de deux heures, part toujours � deux heures.
Viens, je vais t'emmener.
Vas te laver les mains, Vas-y.
- Alors, Victoria... - Je dois me laver les mains.
- On n�a pas le temps. - Allons, Patrick.
Tr�s bien.
Mais avec empressement.
- Comment �a avec empressement ? - Que tu te d�p�ches.
Monsieur McChesney aime utiliser de longues phrases...
pour �viter d'autres formes.
Bien s�r, ce train le pr�occupe beaucoup ?
Oui, il est tr�s ponctuel.
Elles ne sont pas tr�s sales.
Lave-les quand m�me.
Oui ?
Je ne voudrais pas vous pr�cipiter
mais le train a aussi un lavabo, vous savez ?
Nous arrivons !
Montre-les-moi ?
II vaut mieux les relaver.
Oui ?
Je vous rappelle que le prochain train vers l'Ouest
passe dans trois jours.
N'�nerve pas cette enfant, Patrick.
- Une chose horrible ! - Quoi encore ?
M.Clark est l�, il est furieux.
- Pourquoi ? - L'�vier que vous lui avez vendu...
Enfin !
Je vais essayer d'arriver � temps.
- Que dis-je � Monsieur Clark ? - Qu'il attende.
D'abord...
Emm�ne ma femme et cette enfant � la gare en vitesse.
Tu as cinq minutes, ne sois pas en retard.
- Prend des raccourcis. - Oui, Monsieur.
Au revoir, ch�ri.
- Dis au revoir � Patsy ? - Au revoir et bon voyage.
Au revoir, Monsieur McChesney, et merci pour votre beau collier.
De rien, de rien.
J'ai attendu longtemps ma charrue...
pour m'apercevoir que ce n'�tait pas celle que je voulais.
Oh, Madame Ames ! Un instant, Artemus.
Mais, nous avons...
Ne t'inqui�te pas. J'en prends la responsabilit�.
Madame Ames, quelle joie de vous voir.
Comment allez-vous ?
Bien. Merci, Madame McChesney.
Un peu de rhumatisme dans l'�paule gauche.
Et cette dent qui bouge...
et l'asthme avec la s�cheresse...
sinon �a va, merci.
Madame Ames, et votre op�ration ?
Eh bien...
ce fut tr�s dr�le.
Je disais � George que personne de ma famille n'avait �t� op�r�...
sauf six points de suture � la t�te de mon fr�re Harry...
Une bagarre dans le bar, qui lui faisait tr�s mal...
Au revoir, Herald.
Mon avenir est fini. Je suis vir� !
Mais non, ne vous en faites pas.
Viens, Patsy, ne soyons pas en retard.
- En voiture ! - Nous y voil�.
Nous �tions inquiets... J'�tais sur le point de...
D�sol�e. C'est de ma faute.
Ma s�ur, voici Madame McChesney.
Enchant�e.
Je l'ai trouv�e dans le parc et lui ai offert une limonade.
Regardez ce qu'ils m'ont donn�. Elle et Monsieur McChesney.
- Si �a vous ennuie... - Non, il est tr�s joli.
Heureusement, le train est en retard.
Je ne savais pas quoi faire. Dis au revoir � cette dame.
En voiture !
II va partir.
Au revoir, Madame.
Que Dieu vous remercie pour la petite.
Ma s�ur...
Dites-moi...
qui est Patsy et d'o� vient-elle ? Vous le savez ?
Nous l'avons trouv� dans un panier, elle avait une semaine.
- Rien d'autre ? - Non, elle a �t� abandonn�e.
- Elle est ill�gitime ? - Je n'aime pas l'expression.
Non, bien s�r.
Est-ce vrai que ceux qui le souhaitent peuvent les adopter ?
Oui.
Puis-je garder Patsy ?
Oh, Madame...
Vous allez �tre ma m�re ?
Je suis certaine que je vais essayer.
Qu'en dites-vous, ma s�ur ?
En voiture !
P�re Reilly.
Une minute !
Bonnes nouvelles. Madame garde Patsy.
- Madame McChesney ? - Mais, c'est impossible !
Madame McChesney n'est pas catholique.
Pas catholique ? Je vous croyais Irlandaise.
Du Nord, de l'Ulster.
D�sol�e, je ne sais quoi dire.
Nous ne pouvons pas vous donner Patsy.
Car je ne suis pas catholique ?
Quelle importance ?
Malgr� tout, je v�n�re Dieu profond�ment et sinc�rement.
L'enfant pratique la religion catholique.
Son cur� ne la laissera pas sortir de son �glise.
- Viens, Patsy. - Oui, tu dois partir.
Vous serez ma m�re. Elle m'a dit qu'elle m'aimait.
- Vous vouliez que je rate le train. - Chut, Patsy, chut...
Comme te ramener � la maison si tu pleures comme �a ?
�tes-vous ma m�re ? Vous allez m'emmener ?
Je suis ta m�re, et je t'assure que je vais t'emmener avec moi.
Ce n'est pas possible.
L'�glise catholique est tr�s proche de chez nous.
C'est � deux pas.
Pour moi, ce n'est pas une question de distance.
Je veillerai sur son �ducation catholique.
- �a vous va ? - Bien s�r, mon p�re.
Votre mari n'admet pas de controverse en religion.
Le mieux est de respecter celle des autres.
D�sol�, je ne peux pas attendre. Je vous donne vingt secondes.
Je crois que pour le bien de cette enfant...
Quoi ?
Patrick !
Oui !
�a va, ch�ri ?
Je suis fatigu�.
Ce fou de Cahen...
se pr�sente au Conseil de Wilton.
Il ne sait pas gouverner sa maison, comment va-t-il gouverner une ville ?
Tout le monde n'a pas tes comp�tences.
- Tes pantoufles ? - C'est gentil.
C'est �trange de lire un journal qui ne me critique pas.
Quelque chose est arriv� � ton ancien pr�tendant Belney.
Je l'esp�re.
Au fait, Victoria, j'ai �t� tr�s touch� par cette fillette tant�t.
Pour moi, �a a �t� un probl�me.
Je suis invit� � une r�union � Wilton avec le 1er ministre.
Pour discuter de la s�cheresse. C'est un honneur, non ?
Tu peux le dire.
Ne penses-tu pas que cet enfant �tait un tr�sor ?
Elle �tait � croquer ?
Je ne pratique pas le cannibalisme, Victoria.
Mais je dois avouer qu'elle �tait adorable.
Vicky...
Oui, ch�ri.
Veux-tu me masser le dos, s'il te pla�t ?
De tout mon c�ur, et avec les deux mains.
Le cou, ch�rie.
Victoria, comment appelles-tu �a ?
- Une surprise. - Surprise ! Vraiment ?
C'est inappropri�.
Je veux dire, ces libert�s de la part d'une �trang�re.
- Patsy n'est pas une �trang�re. - Tu veux dire... ?
- Tu veux dire... ? - Oh, dis-lui quelque chose !
Bon apr�s-midi.
Ma ch�re enfant, bon apr�s-midi.
Je rejette toute responsabilit�.
Madame McChesney s'est engag�e sans tenir compte de certains aspects.
Bien entendu, le fait de bl�mer Mme Chesney, ne retombe pas sur toi.
Victoria...
nous clarifierons �a apr�s le d�ner.
Pendant ce temps...
je monte � l'�tage...
pour...
monter.
D�sol�, Mademoiselle.
Ne t'inqui�te pas Patsy...
je vais le convaincre.
Vous croyez ?
Je l'ai toujours fait.
Merci, Seigneur, pour la nourriture que nous allons recevoir. Amen.
Verse tes b�n�dictions sur nous, tes serviteurs...
et sur notre nourriture. Amen.
Amen.
- Une pri�re ne suffisait pas ? - Allons, Patrick, allons.
Amen.
J'insiste, ma pri�re n'�tait pas suffisante ?
Allons, Monsieur McChesney, C'est juste que Patsy voulait
b�nir la table par elle-m�me, pas vrai ?
Oui, m�re.
Ce n'�tait qu'une question.
Quoi qu'il en soit, j'ai faim.
Aujourd'hui, je n'ai pas d�jeun�. Trop de travail.
J'esp�re que tu as pass� une bonne journ�e, ch�ri.
Mieux que certains, pire que d'autres.
Et qu'est-ce que c'est ?
Du saumon au four avec des champignons...
et cette pur�e que tu aimes avec des haricots.
Une des bases qui ont forg� notre union, Madame McChesney...
�tait que le poisson est une nourriture pour chat.
Mais les go�ts changent, tu sais ?
Maintenant j'aime le poisson, surtout le saumon.
Apr�s tout, c'est l'un... des meilleurs produits du Canada.
Personne ne discute les ressources naturelles.
Juste pourquoi est-il sur la table ?
C'est vendredi.
Et alors, quel rapport ?
Patsy ne mange pas de viande le vendredi.
Donc, dans l'avenir notre menu, sera dict� par une fillette.
Patrick, c'est le seul sacrifice qu'elle nous demande.
Pas vrai, Patsy ?
Oui.
Sauf les jours de je�ne, o� on ne mange rien du tout.
Rien du tout !
Tout peut se concilier si les membres de cette famille gardent leur calme.
Eh bien...
je...
Une fois, j'ai presque go�t� des lentilles en pur�e.
Peut-�tre...
m�me...
avec du poisson.
Tu veux venir dimanche � Wilton ?
Voir le pasteur.
J'adorerai.
Mais...
Quoi maintenant ?
Patsy doit aller � la messe et je dois l'emmener.
L'emmener ?
Juste � la porte Patrick, juste � la porte.
Oh oui, je vois.
Et rater l'occasion, qu'on me voit avec une jolie femme.
Merci, Patrick.
Seigneur, b�nis s�ur Jos�phine, le p�re Barrett et les enfants.
Et b�nis, ma m�re...
et Herald.
Et mon p�re.
Et Monsieur McChesney. Amen.
Au lit, ma ch�rie. Mon ange, oui.
Dors bien dans ta nouvelle maison.
Bonne nuit.
- Ne partez pas. - Qu'y a-t-il ?
Je n'ai jamais dormi seule.
Eh bien, Herald est l�.
Et cette lampe allum�e Je la laisse, tu vois ?
Vous pouvez dormir avec moi ?
Non, ch�rie.
Ton p�re serait en col�re. Les enfants doivent dormir seuls.
Mais je suis � c�t�. Si tu veux quelque chose, appelle.
Je pensais � Monsieur McChesney.
- Et vous savez quoi ? - Quoi ?
II peut manger de la viande le vendredi.
C'est une excellente id�e.
Bonne nuit, ma ch�rie.
Bonne nuit, Herald.
Qu'importe ce que tu dis. La fillette est catholique.
Patrick, pour la 1re nuit, laisse la religion.
D�sol�, ch�rie, mais il faut faire face � des faits.
Affrontons-les.
Nous continuerons � �tre comme nous sommes
et nous ferons de Patsy une bonne catholique, c'est simple.
Alors tant mieux.
Ma vie est assez compliqu�e. Je tiens le seul magasin de Scourie.
Je m'occupe de la mairie et des pompiers.
Maintenant tu me demandes d'assumer l'�ducation
d'une enfant dans une religion qui n'est pas la n�tre.
Je m'adapte comme je peux, mais il arrive un moment.
Non, non, n'essaie pas de me convaincre.
Crois-moi, Vicky, �a va nous cr�er un vrai conflit.
Vraiment ?
Je n'ai pas l'habitude de refuser tes caprices.
- J'en fais souvent ? - Non, mais cette fois...
Je pense que tu n'as pas d� demander l'adresse de ces personnes.
- Pourquoi ? - Au cas o� �a ne marcherait pas.
- �a marchera. - Donc, c'est r�solu.
Ce n'est pas un peut-�tre ou nous allons voir.
Ils ne nous l'auraient pas confi�e.
"Ils" ! Cette intrusion est d�rangeante.
Je te pr�viens, je n'accepterai pas les ordres de Montr�al.
Patrick, ne le prends pas ainsi.
Le Canada fran�ais...
nous avons assez � faire avec notre r�gion sans s'occuper des autres.
Et tu penses �tre �lu d�put� avec une telle attitude ?
Et pourquoi pas ?
Je dis ce que je ressens.
Montr�al est un deuxi�me Paris.
Caf�s de luxe, parfum fran�ais, dentelle fran�aise...
Comme ce diabolique parfum que tu m'as offert � No�l.
Vraiment ?
Eh bien...
sur toi, il est diff�rent.
Vraiment ?
Merci, Patrick, tu es tr�s galant.
J'aurais aim� que notre fille t'entende.
Notre fille ?
Victoria...
C'est une �tape d�cisive, comprends-tu,
comme le mariage. �a ne peut �tre pris � la l�g�re.
Je n'aurai jamais cru que tu h�siterais.
- Tu as toujours voulu un enfant. - Le mien, oui.
Apparemment, le Seigneur nous l'a refus�.
Alors, tenons-nous-en � sa d�cision.
Tu es tr�s seule, non ?
Tr�s bien...
nous essaierons.
Mais franchement, je n'y crois pas beaucoup...
et surtout...
ne te d�truis pas le c�ur si �a ne marche pas.
�a marchera, Patrick.
Mon instinct ne peut me tromper.
J'ai aussi un c�ur.
Bonjour, Monsieur Swazey.
Bonjour, monsieur. Bien le bonjour aussi.
- Bonjour, Monsieur Swazey. - Bonjour, Monsieur Belney.
- Bonjour. - Bonjour.
Que puis-je pour vous ?
Eh bien, trois choses.
Renouveler mon abonnement, mettre une annonce et des cigares.
J'accepte volontiers. Pourquoi des cigares ?
J'ai eu un autre gar�on.
Votre femme n'a pas eu une fille, il y a deux mois ?
Oui, lui a neuf ans. J'ai adopt� un orphelin.
Eh bien...
Oui, bien �lev�.
L�gitime des deux c�t�s, de la province du Qu�bec.
De Montr�al ?
Non, hier, on est all� � Wilton voir des parents de ma femme.
Des orphelins dans le train. Cherchaient � �tre adopt�s.
La religieuse nous a dit que la seule adopt�e � Scourie...
l'�tait par un couple non catholique.
J'ai donc dis � ma femme...
une famille catholique devrait faire de m�me.
Bien que nous soyons pauvres, et voil�.
Qui est l'autre couple ?
Les McChesney.
- Le Maire ? - Oui, ils ont choisi une fille.
Les McChesney ont adopt� une catholique ?
Oui, et selon mon gar�on, c'est une incendiaire.
Oui ?
C'est elle qui a mis le feu au couvent.
Et il le sait, car ils se sont retrouv�s � la rue.
Bien, bien...
Eh bien, bonne chance avec votre nouvel enfant.
- Moi aussi. - Merci, Messieurs.
L'annonce que j'ai r�dig�e.
�a vous g�ne si je publie quelque chose sur le gar�on ?
Non, au contraire.
Imprime �a.
Merci, au revoir.
Monsieur, pour moi, c'est un cadeau de munitions.
Ne me dis pas que �a va exploser.
Non, Monsieur.
Mais autre chose, peut-�tre.
Tout est permis en amour, en guerre et en politique, mon cher Motley.
Je vois.
�coute...
Je comprends ta position envers McChesney.
Depuis l'enfance, il t'a battu en tout...
En cross, en natation, en amour et aux �lections.
� mon avis, vas-y doucement.
Pourquoi doucement, Montley ?
Je suis son adversaire politique.
Il peut r�pondre en achetant simplement un espace dans ce journal.
Bien s�r, bien s�r.
Mais ne vous m�lez pas de religion, patron.
Je n'ai aucune raison de m'en m�ler.
La seule chose, c'est de prot�ger ce pauvre orphelin.
Comme Pierre disait,
"Je suis un p�cheur." Jean, ch. 21, verset 3.
"II y a beaucoup de poissons" Ez�chiel, ch. 47, verset 9.
- Je les ai p�ch�s � la ligne. - Exact.
- Co�ncidence ? - Dieu seul le sait.
Mais maman, tu ne viens avec moi ?
J'ai promis aux s�urs que tu sois bonne catholique.
C'est une promesse sacr�e.
Alors, viens avec moi ?
Non, ch�rie, je ne peux pas. Je dois aller � mon �glise.
Ton p�re �tant absent.
Je dois y aller.
Mais je ne connais personne.
S'il te pla�t, maman. Que pour aujourd'hui ?
Juste une fois. S'il te pla�t, maman.
D'accord. Juste pour cette fois.
Mais je ne suis jamais entr�e dans une �glise catholique.
Dis-moi ce que je dois faire ?
Tu me regarderas.
Je suis aussi heureuse que si �a m'�tait arriv�.
Vous le pouvez aussi, Alice.
Je ne crois pas, nous avons rat� une belle occasion
et nous sommes trop vieux.
Mais vous �tes encore jeune. De c�ur, du moins.
Victoria, je suis contente qu'il y ait une autre McChesney...
dans cette ville et dans mon �cole.
Eh bien... sois sage, Patsy.
Au revoir...
Au revoir, maman.
Viens, Patsy. Je vais te pr�senter.
Patsy, ton pupitre.
Les enfants, vous pouvez vous asseoir.
Nous avons deux nouveaux �l�ves...
Patricia McChesney...
L�ve-toi, s'il te pla�t ?
Tout le monde lui dit bonjour !
Bonjour.
Et Edward Swazey. L�ve-toi.
- Bonjour. - Bonjour !
Maintenant...
commen�ons la le�on d'Histoire...
que nous avions laiss�e hier.
Isabelle...
qui a d�couvert l'Am�rique ?
- C'est Christophe Colomb. - Exact.
Rappelez-vous...
c'est une reine du m�me nom qui a rendu ce voyage possible.
Tr�s bien.
Et maintenant...
quel �tait le nom du navire de Colomb ?
En l'honneur d'Edward et Patricia...
qui viennent de tr�s loin nous allons les laisser r�pondre.
Edward...
le nom du bateau ?
"Le Mayflower."
L'histoire n'est pas ton fort.
Patricia...
Colomb embarqua sur la Santa Maria...
les deux autres caravelles �taient, La Pinta et La Nina.
Tr�s bien.
Maintenant...
la 4e classe, va ouvrir son livre d'histoire...
� la page 23.
Et la 3e classe, le�on d'arithm�tique.
Entrez ! Je suis dans la cuisine.
Qui est-ce ?
Entrez donc !
Bonjour, Madame McChesney.
Je ne vous d�range pas ?
R�v�rend, je suis en pleine marmelade.
Je pensais que c'�tait le livreur, d�sol�e.
Continuez, je vous prie.
Tr�s bien, mais asseyez-vous.
Merci.
Vous allez go�ter. Tenez.
D�licieux.
Excusez cette visite inattendue, mais...
je suis inquiet et ne resterais pas longtemps.
Qu'y a-t-il ?
Bien, je pense que...
Eh bien, je vais vous parler clairement.
Bon, bien que le p�re Reilly soit digne du plus grand respect.
J'ai le sentiment que votre pr�sence dans son �glise et votre absence de la n�tre...
pourrait impliquer une plainte contre moi.
Je vous en prie, Madame McChesney, dites-moi ce qui est arriv�.
Mais r�v�rend, je vous assure que rien ne s'est pass�.
Alors, pourquoi ?
Voyez, Patsy est catholique.
J'ai promis de l'�lever dans sa foi. C'�tait la condition d'adoption.
Hier, c'�tait sa 1re messe ici, et elle ne connaissait personne et j'ai...
Je peux comprendre, mais...
Monsieur McChesney n'a pas fait acte de pr�sence.
H�las, c'est vrai et j'en suis d�sol�e.
Il �tait � Wilton, en voyage officiel. C'est un honneur pour Patrick
d'aller � une conf�rence avec le 1er ministre.
Et ce soir, il va tenir une r�union. J'esp�re que demain...
- Laissez, je vais ouvrir. - Merci.
R�v�rend o� est Madame McChesney ?
Dans la cuisine.
C'est terrible ! Le journal, lisez l'article !
Du calme, de quoi s'agit-il ?
C'est terrible, je suis venu en courant !
- Terrible ! - Du calme. Qu'y a-t-il ?
De la jeune fille et de Madame McChesney.
Pouvez-vous le lire, R�v�rend ?
C'est ici.
Le titre dit... "Une enqu�te".
"Nos lecteurs se demandent si le maire n'a pas d�pass�
"ses limites en adoptant un enfant dont la religion n'est pas la n�tre."
"Ce n'est pas une situation pour un orphelin,
"mais il faut penser ce que r�serve la vie � une fillette
"�lev�e dans une religion
"autre que celle de ses parents."
Je continue ?
Oui, continuez.
"Notre maire aurait pu choisir un orphelin de la r�gion"
"mais il a pr�f�r� une fillette catholique du Canada fran�ais."
Pourquoi continuer � lire ?
"Un homme responsable doit avoir un comportement exemplaire"
"dans les relations humaines."
Nous posons donc cette question,
"Patrick McChesney va-t-il compromettre
"la paix et le bien-�tre pour une enfant ?"
"L'adoption de cette enfant
"est un canular"...
"pour gagner les voix des catholiques au parlement."
La tromperie est dans le c�ur de ceux qui pensent mal.
"S'il ne change pas de politique et de charit�,
"nous assurons, McChesney"...
"que son plan sera rejet� par les deux c�t�s."
Essayez de vous calmer, Madame McChesney.
Impossible, r�v�rend.
Je suis tellement en col�re !
Sale peste !
C'est br�l� ?
R�v�rend, je suis sur le point de blasph�mer.
Dans ces circonstances, c'est compr�hensible.
Excusez-moi, j'ai une affaire urgente.
- Oui ? - Je cherche Monsieur Belney.
Il n'est pas l�, il vous attend ?
S'il m'attend, c'est qu'il est stupide.
Il est chez le barbier, pour une demi-heure.
Merci.
Vous cherchez quelqu'un ?
C'est juste le r�sultat d'une petite enqu�te...
Je vais peut-�tre d�passer mes limites, Monsieur Belney.
Quand je pense qu'une fois, j'ai perdu cinq minutes...
� refuser sa proposition de mariage.
Vous allez m'entendre !
�a vous va comme conduite exemplaire dans les relations humaines, M. Belney ?
Messieurs, j'esp�re, que Monsieur McChesney n'a pas perdu vos voix ?
Bravo, Madame McChesney ! Vous avez �t� inspir�e.
C'est mon sang irlandais, qui se rebelle.
Votre mari aurait �t� fier de vous voir.
Il est mieux o� il est.
Merci, Monsieur le Pr�sident.
Messieurs...
je ne me consid�re pas �tranger � Wilton.
Beaucoup d'entre vous se souviennent que
je suis souvent venu avec l'�quipe de hockey de Scourie.
Malgr� quelques cicatrices, que ma m�moire...
garde dans la t�te et mes membres.
Je suis convaincu qu'aux prochaines �lections
nous ferons partie d'une �quipe.
Quant � moi, vous connaissez d�j� la cause que je d�fends.
Sinon, n'h�sitez pas � me le demander.
Je suis toujours pr�t...
� r�pondre � toutes les questions... sur ma politique et...
Qu'en est-il de l'adoption ?
- Comment dites-vous ? - Qu'en est-il de l'adoption ?
Quoi, l'adoption ?
Le journal dit que vous avez adopt�
une fillette catholique � des fins politiques.
Pour gagner des voix.
Monsieur, je n'ai pas vu le journal.
Mais cette adoption est mon affaire.
La calomnie vient de l'�diteur.
Une fois sorti, je l'attaque.
Cette ann�e, qui est pire que d'habitude... les petits agriculteurs ont raison...
Monsieur McChesney...
je pense que la question ne devrait pas �tre contourn�e.
L'article dit qu'en tant que maire, vous auriez d� prendre...
une orpheline de votre religion, et ne pas choisir une enfant...
Je n'ai pas � �couter les b�tises d'un fou qui se r�p�te.
Donnez-moi une r�ponse, Monsieur.
Continuez � user de ma patience, vous aurez une r�ponse non pr�vue.
Il en faudrait plus pour m'intimider.
Ces m�thodes pourraient marcher � Scourie, mais pas ici.
Je vous demande de r�pondre !
Tr�s bien !
La voil� !
Les gars, laissez-le !
Allons-nous-en !
Tr�s bien, donne-moi la balle.
Que disais-tu de moi ?
Tu veux savoir... Allez, donne-moi la balle.
Que j'�tais une incendiaire, pas vrai ?
Et ce n'est pas tout.
Et que j'allais t'�craser le nez.
Dis-moi ce que tu as dit ?
Regardez qui va me frapper.
Tout le monde sait qui tu es.
Tu n'as ni m�re ni p�re.
Tu n'es qu'une...
Edward !
Viens ici.
Imm�diatement !
Enfin, voici Monsieur McChesney.
Tu as fait bon voyage ?
Je suis en retard.
Que t'est-il arriv� ?
Tu n'es pas au courant ?
De quoi ?
Si tu �tais venue, rien ne serait arriv�.
Arriv� quoi ?
Quand j'ai su que ce cr�tin de Monsieur Belney...
avait attaqu� ma r�putation et mon honneur.
Eh bien...
j'ai perdu ma retenue habituelle...
et...
je me suis battu.
- Vraiment ? - Vraiment.
Eh bien, Patrick, c'�tait une raison suffisante.
Oh oui...
c'est vrai,
mais les gens attendent plus de mod�ration et de dignit� d'un maire.
Oui, bien que parfois tu ne peux pas...
Non, non.
C'est tr�s g�n�reux, mais �a ne doit pas arriver.
Je vois sur ton visage que tu d�sapprouves ma conduite.
D�sol� de t'avoir d��u.
Patrick, je dois t'avouer une chose.
Et s'il te pla�t...
t�che de le prendre calmement.
Je sais que je m�rite des reproches. Vas-y.
Quand j'ai lu le journal...
Monsieur Belney...
j'ai �t� le trouver
chez le barbier.
Chez le bar...
tu es entr�e ?
Oui, puis je l'ai frapp� � coups de serviette.
Tu l'as frapp� ?
Plusieurs fois.
� coups de serviette ?
Pour ne pas me salir les mains.
Puis je lui ai jet� un pot de brillantine.
Non, Vicky, non !
De la brillantine !
- Parfum�e peut-�tre ? - Parfum�e !
II sentait le jasmin comme une femme.
Excellent !
Qu'y a-t-il ? Pourquoi pleures-tu, Patsy ?
Que se passe-t-il ?
- Que dit-elle ? - Elle ne veut le dire qu'� moi.
Elle a honte de le dire.
Quelle b�tise !
Merci pour ta confiance, Patsy.
Si ta m�re peut l'entendre, ton p�re...
Bien, je vais au magasin. J'ai � faire.
Calme-toi... allons.
Ne pleure pas, mon ange.
Allez, ce n'est pas si grave.
Parfois, on en trouve avec des cercles.
On les appelle anneaux de f�es, comme ceux-l�.
Ils sont d�licieux.
Joli nom pour un champignon, Anneau de f�es ?
Les paroles de ce gar�on t'ont fait peur, non ?
Tu m'entends ?
II t'as effray� ?
- Je sais que c'est mal. - Mais, non.
Certains le croient, car ils ne comprennent pas.
Tu vois, Patsy, in jour...
une jolie jeune fille rencontra...
un beau gar�on et ils tomb�rent amoureux.
Mais le mariage fut impossible, je ne sais pourquoi.
Donc le p�ch� n'est pas de toi, d'�tre abandonn�e est suffisant.
Pourquoi ?
Car tu n'y es pour rien, ch�rie.
Regarde...
ce sont des langues de b�uf. Jolies, non ?
Quand est ton anniversaire, Patsy ?
Le dimanche 17 novembre...
1887, d'apr�s S�ur Jos�phine.
Un dimanche ! Bien s�r...
Bonne, gentille, et intelligente.
Comment �a ?
N�e un lundi est habile.
N�e un mardi est judicieux. Mercredi est une bonne �me.
N�e un jeudi est �conome.
N�e un vendredi sait balayer.
Le samedi sait coudre.
Mais n�e un dimanche est bonne, belle, et intelligente.
Mais mes parents doivent �tre mauvais...
car ils ont commis un p�ch�.
- Non, ils ne sont pas. - Comment le savez-vous ?
� ton visage, ch�rie
Peut-�tre riche, pauvre, non ?
Peut-�tre pas catholique, non ?
Peut-�tre.
Comme une sorte d'aventure ?
Les autres savent qui sont leurs parents mais toi, tu peux les r�ver.
Et personne ne peut dire que ce n'est pas vrai.
Parce que ta m�re...
est peut-�tre une princesse.
Je vous ai d�j�.
- Bonjour ! - Bonjour, Monsieur Hayward !
Bien...
et les affaires, M. McChesney ?
Pas grand-chose, avec cette s�cheresse.
Oui.
Je ne suis pas comme ces moutons qui s'enfuient
car un journal dit que votre femme s'est mal comport�e.
Les gens me fuient, hein ?
En tout cas, ils n'entrent pas.
Un de mes voisins m'a dit...
Je ne le nommerai pas...
Non.
Il m'a dit, le maire, a peut-�tre raison ou tort.
Mais il y a quelque chose d'�trange dans cette adoption...
Sinon, �a n'aurait pas fait tant d'histoires.
Voil� ce qu'il dit.
Qu'avez-vous r�pondu ?
Eh bien, ce fut bref...
Monsieur, c'est horrible !
Combien de fois je t'ai d�j� dit de ne pas m'interrompre.
C'est important !
Je viens de voir Monsieur Clark, le Docteur Parker lui a demand�...
Le Docteur Parker !
Pour toi, tout est un drame.
S'il te pla�t, attends que j'aie fini de parler.
D�sol�, Monsieur Hayward, vous disiez ?
Je lui ai dit...
chaque fois qu'un individu...
expose la vie priv�e d'un homme public,
vous pouvez �tre s�r qu'il le fait pour son compte.
Bien dit.
Heureux qu'un homme ait ses propres crit�res.
Merci, Monsieur. Je dois y aller.
J'oubliais, donnez-moi des rillons.
- Deux livres. - Deux livres.
Pour ma femme.
Un plat d�go�tant, je l'ai d�j� dit.
Oui, d�go�tant. Mais ce n'est pas le seul.
Vas-y, Artemus !
Quel d�sastre, ou catastrophe cette fois ?
C'est Madame McChesney. Elle est tr�s malade !
- Que dis-tu ? - Elle est tr�s malade !
Monsieur Clark passait devant chez le Docteur Parker l'a appel�...
pour qu'il vous dise qu'il arrivait.
Monsieur Clark venait ici, il est tomb� sur moi, et je...
Comment va-t-elle ? Qu'est-il arriv� ?
Intoxiqu�e par des champignons.
Impossible, personne ne conna�t les champignons
comme elle au Canada
Elle est intoxiqu�e. Il lui faut du repos.
Elle va s'en sortir ?
J'ai vu pire.
Tu en as mang� aussi ?
Non, je n'aime pas �a.
C'est une bonne chose.
Je prie pour ma m�re.
Bonne id�e.
Continue � prier.
Vicky...
ma pauvre.
Patrick...
Oui, Vicky ?
J'ai faim.
Faim ?
Bien. Que veux-tu ?
- Du rosbeef froid. - Froid ?
Je vais t'en chercher.
Attends.
Seigneur, ne la prends pas.
Elle est la meilleure...
la plus merveilleuse m�re du monde.
Seigneur...
j'avoue avoir ramass� des champignons.
Que quelques-uns pour lui faire une surprise.
Comment savoir qu'ils �taient toxiques ?
S'il vous pla�t, sauvez-la.
Pardonnez ses p�ch�s, si elle en a.
Et pardonnez les miens si j'en ai.
Et ceux de Monsieur McChesney.
Herald vous remercie aussi pour sa nouvelle maison.
C'est difficile de choisir qui m�rite l'�toile d'argent et l'�toile d'or.
Les deux dessins sont tr�s bons.
Mais le concours est termin�, je dois d�cider.
J'accorderai bien l'�toile d'argent au porcelet d'Edward.
Et l'�toile d'or � Patricia.
Sans vouloir minimiser le travail d'Edward...
Celui de Patricia montre une plus grande... affection pour son mod�le.
Et donc, plus accompli.
Aujourd'hui Patricia sera notre �l�ve d'honneur...
et elle pourra aller, � ma place, nourrir nos animaux.
Non, non, maman Tu commences trop t�t.
Attends que je chante les deux premiers vers.
Quand je remue la t�te, tu chantes.
D'accord.
Et voil� !
Et maintenant au lit.
Le vent du nord souffle. Il am�ne de la neige...
Que fera le rouge-gorge, le pauvre ?
Un nid dans la grange pour �tre au chaud.
La t�te sous son aile.
Le pauvre.
- Quelle heure est-il ? - L'heure de dormir, ch�rie.
Non.
�coute, tu as �t� ici toute la semaine.
Qui aimes-tu le plus ici ?
Eh bien, voyons...
J'aime Artemus...
le lapin et la tortue.
Je ne compte pas Herald, il n'est pas nouveau pour moi.
Je t'aime, maman.
Le docteur, le p�re Reilly, mon institutrice...
la souris blanche et les cochons d'Inde...
et Monsieur McChesney.
Heureusement. Il s'inqui�tait.
Maman...
qui est-ce qui est en bas ?
Les politiciens de la ville.
Qu'est-ce que c'est ?
Des gros poissons dans un petit �tang.
Au fait, je n'ai pas dit bonne nuit � Herald.
Non, la chambre est froide. Couvre-toi.
Bonne nuit, mon ange, dors bien. Je viendrai te r�veiller demain matin.
McChesney est un voyou. Qu'esp�riez-vous ?
Je l'ai battu deux fois aux �lections.
II pr�f�re couler la campagne que de perdre.
C'est mauvais, Patrick, mauvais.
Quelles autres bonnes nouvelles m'avez-vous r�serv�es ?
Faites une d�claration publique. Les gens seront d�sorient�s.
L'hostilit� grandit.
Belney a enflamm� l'opinion. C'est pas s�r que nous gagnons.
Je me le demande.
- Vous ? - Oui, moi.
Il a des t�moins.
Vous voulez mon avis ?
Votre femme devait d�clarer avoir agi sous une d�pression nerveuse.
Un d�sordre temporaire.
Un conseil inacceptable.
Patrick, parlons clairement...
je pars pour Wilton, d�poser mon rapport.
Vous ne pouvez vous opposer � l'opinion publique.
Les enjeux sont trop importants.
J'ai entendu dire que vous aviez l'�toffe d'un 1er ministre.
Ne vous moquez pas de moi.
- C'est vrai, je l'ai entendu. - Moi, 1er ministre...
Ne d�truisez pas une brillante carri�re !
R�fl�chissez bien, Patrick.
Je d�teste Belney autant que vous.
Il peut m�me s'en prendre � votre fille.
Je veux dire que si votre fille provoque l'opinion
�a vous retombera dessus. Au d�triment du parti.
Oui...
vous avez raison.
- Mais pour votre fille ? - J'y r�fl�chis.
Quel b�n�fice pour vous et pour l'enfant ?
Ce qui est mauvais pour vous, l'atteint �galement.
Bon ou mauvais, �a vous affectera.
Eh bien, je dois me rendre � Wilton.
Tr�s bien.
R�fl�chissez.
Oui.
Je reviens demain.
Les gens veulent savoir votre position.
- Bonne nuit, Patrick. - Bonne nuit.
Bonne nuit.
Vicky !
Vicky !
Oui, Patrick.
Pouvons-nous parler un moment ?
- Vicky... - Je sais ce que tu vas dire.
- Tu as entendu ? - Oui, j'ai entendu.
Eh bien, peut-�tre n'aurais-je jamais la pr�sidence...
mais j'esp�rais t'emmener un jour � Ottawa
comme �pouse d'un membre du Parlement.
Et une enfant peut t'en emp�cher ?
Tout est contre elle, Vicky.
Ce sale journal, ses camarades de classe, la politique.
Et d'ailleurs...
je ne dirais pas qu'elle est irresponsable...
- Irresponsable ? - Mais je m'inqui�te.
Ces accidents. Le feu d'abord, puis les champignons...
Non, Patrick.
Je sais qu'elle en est sciemment incapable.
Mais...
�coute, Vicky.
Suppose que pour un moment, nous soyons d�barrass�s de Patsy.
Non, ne m'interromps pas. Nous soyons d�barrass�s et...
Quelle heure pour aller �teindre un incendie !
Tu as dit, supposons...
Oui, �coute, supposons que malgr� le fait...
de ne pas �tre riche, je lui procure le n�cessaire jusqu'� sa majorit�,
...ou m�me apr�s.
Elle n'aura pas de foyer.
Elle vivra chez des gens de la m�me religion, loin d'ici.
Nous adopterons un autre enfant quand Patsy sera �loign�e de ce complot.
Exposer ainsi une enfant est un crime.
Et aussi de la priver de ses parents.
Vicky...
j'aurais aim� qu'elle vive avec nous comme notre propre fille.
Apr�s tout, ce fut un accident et que quelques jours se sont �coul�s.
Mais tout dans la vie est accidentel, Patrick.
Par chance je t'ai trouv� et il me semble que �a fait 4 jours.
Est-ce accidentel de t'aimer comme je t'aime ?
Entre la s�cheresse et la temp�te...
Vicky...
je t'ai rarement impos� mes id�es contre les tiennes.
Mais mon instinct ne me trompe pas.
Je pense que �a risque d'empirer...
pas pour nous, mais pour elle-m�me.
As-tu bien compris ?
Compris quoi ?
Que Patsy doit partir.
Patrick...
tu es d�cid� ?
Oui.
Ils ne veulent pas de nous, Herald.
L'�cole ! Elle est en feu !
C'est terrible !
Le toit et un mur se sont effondr�s !
- Des bless�s ? - Je ne sais pas.
Ils ont du mal � l'emp�cher de se propager.
C'est terrible !
Une poutre en feu est tomb�e sur les pompiers !
Oh, Patrick ! Monsieur McChesney !
- Comment �a ? - Artemus, il est bless� ?
- Il va bien ? - Quand je suis arriv�, oui.
Mais il y a pire. Monsieur Gogarty m'a dit d'aller chercher des femmes
avec des bandages, des seaux, de l'eau. Et me voil� !
Pat, allez derri�re avec des seaux, de ce c�t� !
- On le contr�le ! - Bien.
- Il semble intentionnel. - Quoi ?
Le feu a pris dans mon corral.
- Oui, Monsieur. - Voici les conseillers ?
Oui.
Convoquez imm�diatement une r�union du conseil.
Le coupable devrait �tre emprisonn� pour le reste de ses jours.
Messieurs, la s�ance est ouverte.
Nous allons faire un rapport sur les causes de l'accident.
Je n'h�site pas � dire
que celui qui a provoqu� un incendie est plus que fou.
C'est simplement un criminel.
Le conseil sera ouvert, Monsieur le Maire ?
Pourquoi pas ?
Certaines d�clarations pourraient...
embarrasser des gens importants.
Raison de plus pour le faire.
Tenez.
Je suis s�r qu'il ne sera permis � aucune partie d'entraver cette enqu�te.
Vous pouvez en �tre s�r.
Alors voulez-vous nous expliquer votre accusation ?
Nous y arrivons.
Monsieur Belney, �tes-vous ici en tant que journaliste ?
N'est-ce pas ouvert ?
Oui, m�me pour un cerveau ferm�.
Vous m'offensez.
Vraiment ?
Comme Maire, je r�clame l'ordre, aucune allusion personnelle.
Que faites-vous ici, Madame McChesney ?
N'est-ce pas un conseil ouvert, Monsieur ?
Votre rapport, Monsieur Pringle.
Eh bien...
j'ai la preuve que le feu a �t� caus�...
par des allumettes.
- Puis-je poser une question ? - Bien S�r.
Jusqu'� quelle heure un enfant reste-t-il � l'�cole ?
Dr�le de question, Monsieur Hurdwell.
La question est pertinente.
Patricia McChesney est rest�e � l'�cole.
Comme �l�ve d'honneur. Pas vrai, Alice ?
Seul le conseil pose les questions.
Vous �tiez seule Mlle Hanovre ?
Oui.
Qu'a-t-elle fait ?
Elle nourrissait nos animaux de compagnie.
Il y avait des allumettes ?
Oui, pour allumer le po�le, le matin.
O� �a ?
Au-dessus des cages.
En fait, c'est possible qu'elle...
se soit mise � jouer avec des allumettes ?
Je ne le crois pas.
Vu les circonstances, je quitte cette session.
Remplacez-moi, M. Womsley.
- Mais, Monsieur... - S'il vous pla�t.
Et maintenant, Madame Ames...
dites-nous bri�vement ce que vous avez vu ?
Comme je revenais de voir ma cousine...
mari�e au fils d'un oncle de mon mari...
malade.
Bri�vement, Madame Ames.
Je passais devant l'�cole et j'ai vu Patricia McChesney.
- Et alors ? - Elle a failli me faire tomber.
- Objection ! - Laissez-la parler, Gogarty.
La classe �tant finie, elle �tait seule.
Aucun signe d'incendie ?
�a sentait la fum�e.
Oui, comme si quelque chose br�lait.
Merci.
Maintenant, Monsieur Belney...
je crois que vous avez une meilleure information.
Exactement.
Douloureuse, mais la v�rit� ne supporte pas de mensonges.
Bien que contre mes sentiments j'avertis le conseil d'un fait grave.
Cette enfant est soup�onn�e d'avoir mis le feu � un orphelinat.
C'�tait avant de venir en Ontario.
Qui en garantit l'authenticit� ?
M. Swazey peut en t�moigner.
Voyez-vous.
Ma femme et moi avons adopt� un gar�on du m�me orphelinat.
Et le m�me jour, en rentrant...
il nous a dit que l'enfant, adopt�e par le maire...
excusez-moi votre Honneur,
avait mis le feu au couvent, les laissant tous sans-abri.
Je n'y ai pas fait attention.
Mais quand j'ai su que l'�cole avait br�l�, je me suis souvenu...
Tr�s bien, M. Swazey. C'est tout.
� quoi pensez-vous, Patrick ?
Nous avons devanc� les �v�nements.
Cet apr�s-midi...
mon mari et moi, pensions donner la fillette
aux autorit�s eccl�siastiques.
....
Cette d�cision a �t� prise...
pour plusieurs raisons.
La campagne men�e par un journal sans conscience contre la paix de notre maison
et la tranquillit� de cette enfant pesait beaucoup.
Mais aussi pour des choses...
qui n'ont rien � voir avec M. Belney et les ragots.
Des choses...
de nature...
priv�e et qu'il est inutile d'�num�rer ici.
Comme nous avons anticip� le feu...
nous vous avons anticip�, M. Belney.
et m�me vous, M. Hordwell...
Et m�me si quelques-uns ont pu vous croire...
qu'il serait tr�s difficile pour mon mari...
politiquement et �conomiquement...
de garder cette enfant...
face � de telles l�chet�s.
Et maintenant...
ai-je raison...
Patrick ?
Oui, Victoria.
S'il nous reste des doutes...
il faudra les combler.
Et nous le ferons !
Ma patience a des limites, pas envers l'enfant, mais envers moi.
Avant d'�tre attaqu�...
par l'ambition d'un imb�cile.
Mais il ne manque pas,
d'autres imb�ciles pour le suivre.
Je ne vais vous dire qu'une chose...
Je ne connais pas bien ma fille...
ne l'ayant adopt�e...
que depuis quelques jours.
Mais assez pour savoir...
qu'elle n'a pas en elle,
cet esprit destructeur qu'on lui pr�te.
Et les preuves... ?
Qu'importe ces preuves !
Pour moi, c'est plus palpable que ces pauvres preuves.
Vous ne m'avez pas convaincu...
que Patricia est capable d'incendier comme on grille du pain.
Quand j'ai dit que ma patience d�bordait...
�a signifiait...
que je vais relever ce d�fi.
Je vais garder ma fille
et malheur � celui qui ose l'accuser de cet accident !
Comme en tant que Maire je ne peux pas...
prot�ger l'enfant d'accusation de pyromane ou autre...
Je donne ma d�mission de Maire.
Et aussi comme administrateur de mon �glise...
si ses membres le souhaitent.
Un autre candidat peut se pr�senter pour la r�gion.
Si le boycott continue dans mon magasin,
je deviendrais agriculteur ou un autre m�tier honn�te.
Je ne vais pas implorer votre charit�.
Je pense que ces sentiments sont partag�s par ma femme.
Compl�tement, Patrick ! Compl�tement !
Allons, Vicky.
Attendez, o� allez-vous ?
Chez moi, voir ma fille.
Bonsoir, Messieurs.
Regarde, m�me le ciel est heureux.
- Comment ? - Il pleut.
Encore une de tes manigances...
C'est une nuit qu'il faut f�ter !
Patsy...
Patrick ! Patrick, elle est partie !
Elle est partie !
Si seulement on savait depuis combien de temps...
Cherchons m�tre par m�tre d'ici au carrefour.
Si on ne la trouve pas, continuez.
- Alors ? - �a va faire du bruit, demain.
Avec la pluie, j'ai deux sacr�es nouvelles !
La fin de la s�cheresse et de Patrick McChesney.
Toujours sur le sentier de la guerre.
Bonsoir.
Bonsoir, mon p�re. Que puis-je faire pour vous ?
Rien, merci.
Peut-�tre, puis-je faire quelque chose pour vous.
Je vous apporte un mot.
Regardez...
M. Swazey m'a demand� de vous l'apporter.
- Il est d'Edward. - C'est quoi ?
"Cher p�re, c'est moi qui ai mis le feu."
"Je voulais juste allumer un peu de bois
"pour accuser une autre, mais pas incendier l'�cole."
"Je ne suis pas un criminel, je pars, car je vous ai d�shonor�
"et aussi pour...
"ne pas aller en prison."
"Au revoir, p�re. Votre fils Edward."
Les McChesney le savent ?
Ils s'en moquent.
J'en reviens...
la fillette s'est enfuie.
Vicky, prends la route Wilton.
Si vous la voyez,
siffler de toutes ses forces.
Et celui qui l'entend, le r�p�te. Comme �a.
Alors ? Vous l'avez trouv�e ?
Bonsoir.
C'est vous, Belney ?
Patsy !
Patsy !
Edward, tu m'as fait peur !
Que fais-tu l� ?
Je me suis enfui.
Pourquoi ?
Pour rien.
Et toi, pourquoi ?
Ils ne veulent pas de moi.
Je vais rel�cher Herald dans l'eau.
Et apr�s ?
Je ne sais pas o� j'irai.
Et si on allait au Manitoba ?
- Avec les Indiens ? - Oui, �a ne doit pas �tre loin.
Trouverons-nous le chemin ?
Je le connais. L�-bas, sur le pont.
Viens.
Patsy...
Maman !
Patsy, mon enfant...
Pourquoi t'es-tu enfuie, mon ange ?
Parce que Monsieur McChesney...
J'ai entendu ce qu'il a dit...
et j'ai pr�f�r� partir.
C'est ce que tu as cru, Patricia McChesney.
Mais ce n'est ce que ton p�re pensait.
Je ne le pensais pas du tout.
J'aimerais �tre ton p�re, Patsy ? Suis-je bien ?
Je ne te l�cherai que quand tu auras r�pondu.
Oh oui, p�re !
- Regarde qui est l� ! - Viens ici.
O� vas-tu, jeune homme ?
� Manitoba, personne ne veut de moi.
Oh, que si !
Nous savons que tu n'es pas la cause de nos ennuis.
Tout va s'arranger, Edward.
Nous avons oubli� de siffler !
FIN
Traduction anonyme. Scindage total zundertaker.
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