All language subtitles for basic-instinct-2006

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Original subtitles

Sous -titrage FR ?

Quoi ? Je n 'arrive pas à bouger.

Oui, mais on s 'en fout.

Là, on est en voiture.

C 'est moi qui conduis.

Oui, tu es un vrai pilote.

Ah !

Arrête -toi. Viens te couvrir.

Allez.

Vous avez essayé de le détacher ? Brièvement.

S 'il vous plaît.

J 'ai dû faire un choix, et à mes yeux, ma vie avait plus d 'importance que la

sienne.

Ça vous choque ? On a...

trouvé ceci.

Dans... Dans... Dans votre spider.

En fait, j 'ai vendu My Spider depuis... J 'ai maintenant une C8, la violette. C

'est plus rapide, plus léger, et ça flotte.

Ces fringues contiennent des traces de kétamine qu 'on a trouvées dans votre

temps à vous et dans le sien. Et celle -ci contenait plutôt de la détubo

curarine, DTC, qu 'on a retrouvée dans son sang à lui et pas dans le vôtre.

C 'est sûrement un truc qui fait planer.

Non, la DTC n 'est pas ce genre de drogue.

Kevin s 'est retrouvé avec les branches paralysées à cause de ce truc.

Kevin Franks n 'est pas mort noyé.

Kevin Franks ne respirait déjà plus au moment où votre voiture a quitté la

route. Je vous assure qu 'il respirait quand on a quitté la route. Comment vous

le savez ? Il me faisait jouir.

Quoi ? Vous vous envoyez en l 'air à 200 km à l 'heure ? À 220.

J 'ai frappé un nid de poules, sans doute.

Votre ami Dickie Pepp dit qu 'il vous a vendu 15 millilitres de DTC jeudi

dernier. Je ne connais pas de Dickie Pepp.

Il ment sur toute la ligne.

Ou alors c 'est vous.

Pour quelle raison ? Vous l 'avez sans doute coincé pour autre chose et il

essaie de conclure un marché, si c 'est vrai qu 'il existe.

Vous ne semblez pas affectée par ce qui s 'est passé.

Je suis profondément traumatisée.

Est -ce que je connaîtrai l 'orgasme à nouveau ?

Je veux qu 'on la foute en taule. Nous n 'avons pas de preuves suffisantes.

Alors, inventez -en une.

C 'est pas sorcier.

S 'il veut sortir, il lui faut une évaluation psychiatrique. Je vais m

d 'avoir quelqu 'un de relide.

Docteur Glass.

Bonjour. Je suis Henry Rose. Je représente Madame Tramiel. Voici

Tramiel.

Je serai présent durant l 'évaluation.

Je n 'y vois aucun problème.

Je vais poser à Madame Tramel des questions très personnelles, mais si

accepte que vous assistiez... Ma cliente comprend, et elle croit que je devrais

être présent pour... Je pense que le docteur Glass a raison, il vaut mieux qu

'on soit seul.

Catherine, je vous déconseille fortement de subir seule cette évaluation. Alors,

c 'est ici que ça va avoir lieu ?

J 'imagine que M. Rose vous a dit la raison de cette évaluation.

Je demande à être libérée sous caution alors qu 'on me soupçonne de meurtre. La

couronne veut savoir si je suis un danger pour moi -même et les autres.

Vous travaillez pour la couronne, alors vous direz que je suis dangereuse. Mon

psy dira le contraire.

Et le juge tirera pile aux faces.

Et il vous a avisé que tout ce que vous me direz peut être cité mot à mot en

cours et influencer la décision du juge.

Citez -moi tant que vous voulez.

Merci.

Je vois que vous écrivez des livres.

De quoi est -ce qu 'il parle ? De meurtre, de sexe, de violence.

Il vous arrive de parler de vous ? Les autobiographies, c 'est pas mon genre.

Ah oui ? Et pourquoi ? Peut -être bien que je suis du genre à préférer que les

autres personnes se révèlent à moi.

Par exemple, vous venez de divorcer.

D 'où tenez -vous que je suis divorcé ? On voit encore la marque de l 'alliance.

Vous avez le sens de l 'observation.

Oui, mais est -ce que j 'ai tort ? Ça vous embêterait d 'avoir tort ? Vous, ça

vous embêterait que j 'ai raison ?

Nommez -moi une chose qui vous

effraie.

L 'ennui.

C 'est pourquoi vous prenez des risques ? J 'avoue que j 'aime prendre des

risques. C 'est -à -dire s 'envoyer en l 'air, en voiture, tout en prenant de la

drogue. Ou encore me parler sans que votre avocat soit présent.

En réalité, c 'était votre idée.

Ou être accusé de meurtre, ça c 'est risqué.

Vous risquez la prison.

Pas si je suis innocente.

On met des innocents en prison régulièrement.

Pas des gens innocents pleins de fric qui sont représentés par Henri Rose.

Dans ce cas, il faut être coupable pour que ce soit excitant.

Je suis sûre que vous aimez prendre des risques.

Avouez, docteur Glass.

Ce n 'est pas moi qui suis accusé de meurtre.

Ça viendra.

Vous n 'avez pas le droit de fumer ici.

Je vous dis à ce qui me plaît chez vous, docteur.

C 'est que vous aimez avoir le contrôle.

Comme moi.

Désolé, c 'est interdit.

Elle est extrêmement intelligente, douée, accomplie.

Toutefois, j 'ai la nette impression qu 'au fond d 'elle -même, elle vacille

entre un sentiment d 'omnipotence et la crainte de ne simplement pas exister, ce

qui est pour elle intolérable.

Madame Tramiel montre -t -elle des signes d 'incapacité mentale ? Non, pas

sens de la loi. Non, pas du tout.

Si elle est relâchée, y a -t -il des risques qu 'elle commette un crime

?

Je pense que nous pouvons dire dans le cas de Madame Tramel que le risque est

devenu une drogue.

Elle a constamment besoin de se prouver qu 'elle arrive à se tirer des

situations dangereuses dont les autres ne peuvent pas sortir, en particulier

rencontres qui suivent avec la police ou les autres autorités.

Comment expliquez -vous cela ? Plus grand est le risque, plus grande est la

preuve de son omnipotence, de son existence.

Quand vous dites que chez elle, le risque est devenu une drogue, Croyez

que la situation puisse s 'aggraver ? Toutes les dépendances sont

Quelqu 'un accro augmentera les risques pour avoir sa dose.

Si des gens sont gravement blessés ou encore tués à cause de son comportement,

cela ne risque pas de l 'arrêter ? Non, je crois que cela ne l 'arrêterait pas.

Ce n 'est que le jour de sa mort que sa dépendance s 'arrêtera.

Elle est donc un danger pour elle -même ?

Oui, je pense que oui.

Bien joué, Michael.

Bravo. Merci.

Non,

je ne peux faire aucun commentaire. Vraiment désolé. Non, je ne peux rien

Pas de commentaire. Excusez -moi.

Dr.

Michael Glass.

Tu es vraiment la vedette de l 'heure, on dirait. Qu 'est -ce que tu fais ici,

Adam ? On se voit demain.

Ne me dis pas que tu écris sur ta main.

Une tueuse omnipotente et sexy sous contrat chez un grand éditeur, voyons.

Pourquoi ça m 'intéresserait ? Je ne sais pas si elle l 'a tuée. Non, mais j

'espère qu 'elle l 'a fait.

En fait, je prie Dieu que ce soit elle.

En passant, on m 'a dit que tu as été brillant aujourd 'hui.

Tu es tellement lucide parfois que ça en est dégoûtant.

Tu n 'as jamais pensé à faire de la télévision ?

Denise dit toujours que tu es fait pour le petit écran. Et comment va ma femme,

cette aussi ? Elle va bien ? Ton ex -femme, Michael.

Ex -femme.

Écoute, puisqu 'on est là tous les deux à parler de tueurs, ça te dirait qu 'on

parle de Georges Cheslave ? Qui t 'a parlé de Cheslave ? Denise ? C 'est

sûrement le cauchemar de tous les psys.

Un patient que tu suivais est pris d 'une folie meurtrière. Il bat sa petite

amie à mort avec une brique. Ça a eu lieu il y a sept ans. Pourquoi est -ce

tu m 'en parles maintenant ? Non, pas tout à fait. Ça fera sept ans en

Écoute -moi, Michael, tu as rencontré ce gars -là deux fois par semaine et il n

'a jamais rien dit qu 'il est ces présagés qui l 'abattent ? Je ne discute

jamais de mes patients.

C 'est cela, il est décédé.

Après leur mort, tu as le droit d 'en discuter ? Non, même après leur mort.

Michael, qu 'est -ce que tu fais ici ? Que tu dis à Adam Towers à propos de

Georges Cheslav ? Rien du tout.

Tu nous donnes une minute. Ok.

Il était déjà au courant.

T 'en es sûre ? Parce que ce n 'est pas ce que lui affirme.

Non, la seule chose qui... Écoute, Denise, il écrit un article et décide de

mettre en couverture de son stupide magazine. Non, tu peux être paranoïaque.

Et puis tu n 'as rien à te reprocher. C 'est exact, tu lui diras.

Je traitais un patient qui a fini par tuer sa petite amie enceinte. Il n 'y a

rien d 'autre à dire, mais lui dons ça dans la tête.

Je lui dirai.

Je suis en lice pour la chère Douglas de l 'université. Tu sais à quel point je

peux y tenir.

Tu te rends compte l 'image que ça donnerait ? Écoute, je n 'irai pas dire

Adam quoi écrire. Pourquoi ? Ne sois pas stupide.

Pourtant, tu aurais bien le droit, puisque tu baises avec lui depuis plus d

an.

Quoi ? Je sais très bien depuis quand tu étais infidèle.

C 'est dommage que tu ne te demandes jamais pourquoi j 'ai été infidèle.

Alors, comment ça se passe avec la romancière mystérieuse ? On dit que c

une très belle femme.

Surtout très intelligente et narcissique. C 'est une monteuse

Séduisante et manipulatrice.

Tu crois qu 'elle a tué son joueur de soccer ? J 'en ai aucune idée.

C 'est difficile à dire car tous ces gestes seront toujours calculés. Tout

fait de façon à confondre et embrouiller.

On ne sait jamais ce qui est vrai et ce qui est faux.

Elle est brillante, je vous dis.

Le psychotique masqué, c 'est ton type favori ? C 'est vrai. J 'ai déjà un

article en préparation. La dépendance au risque est l 'omnipotence. Tu écris

déjà un autre article ? Non, plutôt deux. Mais celui -là, c 'est plus

intéressant. Vas -y, je te rejoins plus tard.

Oui, allô ?

Glaf, c 'est Roy Washburn. Tu es près d 'un téléviseur ? Qu 'est -ce qui se

passe ? Le juge l 'a laissé partir.

Ah oui ? Pourquoi ? Le juge a appris que le témoin qui disait lui avoir vendu la

DTC s 'était déjà parjuré dans un autre procès, alors il l 'a rejeté. Il est

maintenant libre comme l 'air.

Alors je te fais un pari.

Lequel ? Elle va recommencer.

Et bientôt.

Seulement cette fois, je compte bien coincer cette putain de salope.

Ainsi,

nous avons toujours évalué les gens ayant une personnalité contrôlante en

concentrant sur l 'insécurité et leur narcissisme.

Alors, l 'étude psychobiographique de Nietzsche va peut -être vous sembler un

peu naïve, mais c 'est en partie Nietzsche et certaines de ses œuvres de

déconstructiviste et post -structuraliste qui, selon moi, ont

la psychobiographie.

Paul Portman veut aller travailler à l 'Institut d 'Avistock.

Je pensais peut -être faire pareil.

Non, écoute, sois plus patiente, reste où tu es environ un an. Mais il n 'y a

rien d 'autre qui me croit, moi.

Tu connais le docteur Gert ? Michael Glass.

C 'est vraiment un honneur.

J 'ai lu votre critique de mon ouvrage.

Vous n 'avez pas saisi ce que je disais sur le champ analytique, mais à la fin j

'ai été assez étonné par certaines de vos remarques.

Vous pourriez passer me voir un de ces jours qu 'on en discute ? Oui, je vous

ferai honorer, merci beaucoup.

Tu l 'as étonné avec certaines remarques. C 'était un compliment,

Le docteur Gerst a été très impressionné.

On dirait bien que ce cher Michael vient juste de passer le test.

Merci. Santé.

Santé.

Félicitations.

La dépendance au risque est le patient omnipotent.

Je peux vous poser une question ? Je vous écoute.

Ça fait plusieurs jours que je vous vois écrire et ça m 'intrigue.

Ça doit être un sujet passionnant.

C 'est un roman ? Non, mais j 'y parle d 'une romancière.

Ah oui ? De qui donc ? Si je vous disais son nom, je serais obligé de vous

tuer.

C 'est certainement une personne connue alors.

Excusez -moi, docteur Glass.

Je suis Peter Estedes.

Je travaille avec Adam Towers au magazine Urban.

Est -ce que je peux m 'asseoir ? Adam m 'a demandé de voir si vous accepteriez

de faire une déclaration pour un nouvel article. Il vous en a parlé, je crois.

Il savait que vous refuseriez de lui parler.

Vous ne voulez faire aucun commentaire ? Tu es déjà entrée ?

Ah,

voilà. D 'accord, merci.

Docteur Glass ? Madame Tranel ?

Qu 'est -ce que vous faites ici ?

Je voulais qu 'on discute de votre évaluation.

Certaines choses que vous avez dites m 'ont vraiment fait réfléchir.

C 'est vrai.

Désolé que vous ayez dû entendre ça.

Vous avez une minute ? Je

pars ici.

Ce que vous avez dit à propos de moi et de ma dépendance au risque, que je dois

faire des choses de plus en plus dangereuses tous les jours.

Après vous avoir entendu, j 'ai réalisé que j 'étais

terrifiée.

Qu 'est -ce qui vous a terrifiée ? Au cours des mois avant l 'accident, j 'ai

fait très souvent le même rêve érotique.

Ça revenait toutes les nuits.

Je l 'ai même raconté dans mon livre.

Une femme conduisait la voiture, l 'homme est en train de la faire jouir.

Elle perd le contrôle de la voiture et l 'homme avec elle meurt.

J 'ai l 'impression de l 'avoir provoqué inconsciemment.

C 'est pourquoi je suis ici.

Vous désirez donc entamer une thérapie ?

Bien, je crois que c 'est une excellente idée.

Je ne suis pas en mesure de vous prendre comme patiente, mais je peux vous

donner le nom d 'une collègue.

Pourquoi ça vous est impossible ? Il est peu recommandé que le docteur qui a

fait l 'évaluation judiciaire d 'une personne devienne ensuite son

Pourquoi donc ? La thérapie exige une très grande confiance.

Ce qui est difficile pour beaucoup de gens.

Il vaut mieux que vous repartiez sur une bonne base.

Vous n 'auriez donc pas confiance en moi ?

Ce que j 'ai dit au tribunal à votre sujet vous a sûrement semblé très

et alors vous m 'en voulez peut -être.

Quoi qu 'il en soit, je vous donne le nom d 'un autre docteur.

C 'est le docteur Milena Gardosch. Ça va.

Vous voulez savoir la vérité ? J 'ai accepté de subir l 'évaluation parce que

'avais envie de m 'amuser.

Je n 'avais... Je n 'ai jamais parlé à quelqu 'un d 'aussi.

Combien je vous dois ? Vous ne me devez rien du tout.

Mais si vous décidez d 'aller voir le docteur Gardoch, il pourra vous aider.

Magasiner un psy, c 'est pas mon genre.

Comme vous le disiez, c 'est difficile de faire confiance.

Alors j 'espérais que ça allait être plus facile avec vous.

Écoutez, prenons un autre rendez -vous plus tard.

Nous aurons ainsi plus de temps pour discuter de la question.

Vous avez l 'air sereine, plus détendue.

Oui, plus je suis nerveuse, plus les gens ont l 'impression que je suis

détendue.

En fait, je voudrais qu 'on reparle de ce que vous avez dit mercredi.

Quelques mois avant l 'accident, vous faisiez des rêves où il était question d

'orgasme et de dérapage en voiture.

Vous avez souvent des fantasmes comme celui -là ? J 'ai tous les jours de

nouveaux fantasmes.

Et ils sont toujours aussi violents et funestes ?

Bien des personnes meurent dans mes livres. Je dois trouver de nouvelles

intéressantes de les tuer.

Que se passe -t -il quand il n 'y a aucun risque ?

Désolé,

vous n 'avez pas le droit ici.

C 'est une règle.

Je déteste les règles.

Mais j 'en ai quelques -unes, dont celle -là.

En sortant de l 'audience, j 'ai été interviewée par un journaliste pour le

compte d 'un magazine.

Adam Towers.

Il dit qu 'il vous connaît.

C 'est exact.

Pourquoi ? Ce garçon m 'a parlé du dossier Cheslav.

Vous m 'avez beaucoup impressionnée.

Vous saviez que Cheslav était dangereux et vous n 'avez pourtant rien dit.

Tout ça au nom de la confidentialité ? Vous avez pris un risque énorme.

Regardez -vous parfois votre décision.

Vous avez merdé, n 'est -ce pas ? Compte tenu de ce que je savais, j 'ai

pris la bonne décision.

Alors, vous croyez toujours à la confidentialité ? Toujours dans les

la loi. Où voulez -vous en venir ?

Si je vous avouais que j 'ai tué Kevin Franks, vous iriez parler à la police ?

Non.

Toutes les histoires qui proviennent du passé ne sortiront jamais de cette

pièce.

Mais si vous me disiez vouloir tuer quelqu 'un en particulier et que je vous

croyais sérieuse, oui, je le dirais à la police.

Je pourrais vous manipuler afin de me retrouver dans une position risquée.

Vous voulez parler de ce qui t 'est arrivé à Kevin ?

Non, à vrai dire, je

voulais savoir comment vous fonctionniez.

Alors, vous avez décidé ? Si vous alliez me prendre comme patiente.

Flinger avait un problème d 'alcool, un problème de drogue, ainsi qu 'un épineux

problème sexuel dont il avait à peine conscience.

De plus, il était animé d 'une rage qui ne demandait qu 'à sortir.

Bref, c 'était un policier et c 'en était un très bon.

Le matin du 3 mars, alors que la femme se trouvait à genoux au pied du lit,

lui faisait dos et sa tête reposait sous l 'oreiller.

Flinger glissa ses doigts dans ses cheveux blancs et les tordit avec force.

Elle gémit, sa respiration s 'accéléra lorsqu 'il tira ses cheveux vers l

'arrière comme on tire sur la crinière d 'un cheval.

Les veines de ses bras se gonflèrent quand il la ramena brusquement vers lui.

« Vous savez, ce policier, Washburn, le fait que je n 'ai pas été

anéanti par la mort de Kevin Franks était la preuve de ma culpabilité.

Quand il a vu que je n 'allais pas craquer,

Il s 'en est pris à moi.

C 'est -à -dire ? Eh bien, il a dit qu 'il accepterait de m 'aider si je

avec lui.

Les gars de la criminelle sont généralement plus brillants.

J 'en ai connu un, à San Francisco.

Nick Curran.

Tout le monde l 'appelait flingueur.

On se promenait dans sa voiture.

Et on écoutait les appels d 'urgence transmis sur ce radio.

Puis on se rendait sur les lieux.

Êtes -vous déjà allé sur une scène de crime tout de suite après le drame ?

Il y a une odeur de sang dans la pièce.

Le cadavre est encore chaud.

Le temps s 'écoule encore.

On faisait le tour de la scène de crime.

Puis on allait baiser dans la voiture de Nick.

Nick disait toujours, la mort n

'est jamais loin.

C 'est la seule chose qui soit réelle.

Sauf peut -être le sexe, parfois.

Mais seulement parfois.

Vous voyez, je me suis fait un gars hier soir.

Ça a duré pendant des heures.

On a baisé dans toutes les positions.

Cunnilingus, fellation, masturbation et tous les autres grands succès.

Mais je parie que dans une semaine, je ne me souviendrai plus de lui.

Mais s 'il avait crevé devant mes yeux.

Alors, il est probable que je m 'en souviendrai encore aujourd

'hui.

C 'est étrange, n 'est -ce pas ? Quelqu 'un est déjà mort dans votre lit ?

Non.

Seigneur.

Il nous reste encore vingt minutes.

J 'ai envie d 'une cigarette.

À demain.

Et ensuite, il est parti.

Très lacanien.

Elle se sert du temps comme d 'une arme.

Tout peut servir d 'arme, tout le monde et son ennemi.

Tu crois ce qu 'elle dit à propos de ce policier ? Washburn.

J 'en sais rien. À vrai dire, je ne sais vraiment pas ce que je peux croire ou

non. Je suis sûre qu 'elle essaie de te séduire.

Ils essaient toujours de nous séduire.

Oui, mais celle -là est différente, non ? J 'en sais rien.

Mais elle est intéressante.

Fais attention, Michael.

En passant, il y a ce journaliste qui m 'a téléphoné à Adam Towers.

Mais qu 'est -ce qu 'il voulait ? Ça va, je me suis montrée très ennuyante pour

qu 'il voit qu 'il n 'y a strictement rien à raconter.

Et s 'il appelait quelqu 'un d 'autre ? Et s 'il appelait Gerst ? Voyons, Gerst

n 'accepterait pas de parler à une revue populaire, rassure -toi.

L 'article a eu du succès. Il a été publié à cette occasion et j 'en suis le

seul auteur. Dieu merci, tu as réussi.

Et parlons de Dieu, est -ce que Kurt va venir ? Eh bien, on doit espérer et

prier qu 'il vienne ou qu 'il ne vienne pas.

J 'ai besoin de fumer. Ne discutez pas de choses trop intéressantes sans moi.

Vous vivez ici depuis longtemps ? Peut -être six ans, pas tellement plus, je

crois. Sept ans. C 'est vrai. C 'est très joli.

C 'est vrai qu 'on est bien. J 'adore cet appartement.

Salut Dominique.

C 'est gentil.

L 'avantage des comportements antisociaux, c 'est qu 'ils permettent

une pause des autres invités.

Vous n 'êtes pas analyste ? Romancière.

Et de quoi parlent vos romans ? J 'écris sur la cruauté, l 'animal, la violence,

les pulsions sexuelles.

Ce sont les plus puissantes de toutes.

Je vous assure.

Milena ? Oh, Mike.

Désolée, je ne connais pas votre nom.

Catherine Trammell.

Milena Gardoch.

Oh, c 'est vous, le docteur Gardoch.

J 'ai entendu tellement de belles choses à votre sujet.

Catherine ? Vous voilà.

Milena, docteur Glass, vous connaissez Catherine.

Elle fait de la recherche pour un roman.

à propos d 'un éminent psychanalyste.

Je me suis dit qu 'elle apprécierait cette soirée.

Je vous débarrasse de votre menton.

Merci.

Excusez -moi.

Vous pouvez mettre ça dans ma poche ? Bien sûr.

Catherine, venez par ici.

Qu 'est -ce que ça veut dire ?

Pourquoi Gers l 'a -t -il invité ici ? Il ignore sans doute qui elle est.

Où l 'a -t -il rencontré ? Oh, elle a sûrement tout planifié, crois -moi.

Je dois y aller puisqu 'il y a une de mes patientes qui est ici. Au revoir.

Bonne soirée. Je lui ai dit que son essai était un facteur.

Si on examine ça du point de vue de l 'intersubjectivité, cela soulève la

question qui est le patient et qui est le docteur.

Je prends note de votre remarque.

Vous partez à cause de moi ? Vous saviez que je serais

présent.

Ça pose problème ? Je connais des personnes qui jouent au tennis avec leur

Ça, je vous crois.

Ils couchent avec eux, leur vendent des médicaments, leur écrivent des

scénarios. Moi, je ne fais pas ça.

J 'ai été très troublée après notre séance d 'aujourd 'hui.

J 'ai voulu venir vous faire mes excuses.

C 'est pour ça que je suis ici.

Eh bien, on en discutera demain.

Non, j 'ai une meilleure idée.

Je pourrais laisser tomber les autres pour qu 'on aille prendre un verre tous

les deux.

Je vous l 'ai dit, il est hors de question que je fréquente mes patients.

Je vois.

Une autre de vos foutues règles, ça doit devenir lassant à la longue.

C 'est ça le cauchemar des psys comme vous, docteur.

Toujours trop de réponses, toujours trop de questions.

Et pas de vie sexuelle.

Ok, on oublie le sexe.

Nous pouvons discuter.

Discutera demain.

Michael ? Te voilà.

Oh, mon Dieu.

Est -ce que tu as vu la femme qui accompagnait Gert ? Ouais.

En fait, Michelle, c 'était toi que je cherchais.

Quoi ? Ici ? Oui, je cherchais ton manteau. Je voulais qu 'on aille boire

verre.

Si t 'en as envie.

Oui.

Dormis -toi.

Denise, calme -toi.

Qu 'est -ce qui se passe ?

Mais qu 'est -ce qui t 'arrive ? Ça va, je suis là maintenant, ok ? Qui vit ici

? C 'est l 'appartement d 'Adam.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Je n 'en sais rien.

C 'était ouvert quand je suis entrée dans la maison.

Je l 'ai trouvé comme ça, sur le lit.

Tu as appelé la police ? Non, j 'avais trop peur.

Ça va aller.

D 'où l 'avez -vous appelée ? De chez moi.

Oui, c 'est par ici, je vois.

Je l 'ai appelée plusieurs fois.

Je vois. Est -ce que c 'était inhabituel de sa part ? Non, non, mais... On

devait le voir un peu plus tard.

Salut, Michael.

Qu 'est -ce que tu fais ici ? C 'est ma femme. Non, mon ex -femme.

Elle m 'a appelée quand elle l 'a trouvée.

Il s 'agit d 'un jeune homme.

Oui, c 'est ça.

Je vois.

Et comment se fait -il que ce soit tel qu 'il l 'ait trouvé comme ça ? Eh bien,

il se fréquentait depuis quelque temps.

Tu as vu ça ? Oui, c 'était si inhabituel.

Ah, tiens donc.

Et depuis quand ? C 'est l 'oeuvre d 'un fou.

C 'est pour ça que je suis parti.

J 'en déduis que vous n 'étiez pas les meilleurs amis du monde.

Non.

Et pourtant, je t 'ai bien vu lui parler juste après l 'audience.

Ouais, c 'est un journaliste. Il voulait savoir des trucs à propos de Tramiel.

Oui, tout le monde.

Et tu crois qu 'elle aurait pu le tuer ? Qui ça ?

Denise ? Non.

Non, j 'en suis certain.

Je la connais depuis longtemps. Elle serait incapable de faire ça.

Vous avez bien pris note de la position du corps ?

Écoute, Roy, j 'ai raconté mon histoire plusieurs fois. Est -ce que je peux

rentrer chez moi ? D 'accord, oui.

Tiens, au fait... C 'est à toi, ça ?

Non, je l 'ai trouvé sur le plancher.

Alors, qu 'est -ce qu 'il faisait à la poubelle ? C 'est que j 'ai marché

et il coulait.

Je l 'ai jeté.

Est -ce que c 'est tout ? Oui, tu peux partir.

Redites -moi ce que vous faisiez avant.

Il va falloir communiquer avec la famille de la victime.

Vous savez sans doute qu 'Adam Towers a été tué.

Pourquoi je le saurais ? À cause de Denise.

Denise ? Votre femme, votre ex -femme. Oui, je sais qui c 'est. D 'où vous la

connaissez ? Adam me l 'a présentée à plusieurs reprises.

Nous étions tous très ouverts.

Elle savait qui j 'étais, je savais qui elle était.

De quoi vous parlez ? Je le fréquentais, moi aussi.

Le gars au mille et une position, c 'était lui. Alors, vous couchiez avec

Towers ? Oui, à l 'occasion.

Alors, bien sûr, Washburn croit que je l 'ai tué. Qu 'est -ce qui lui fait

croire ça ? Je l 'ai tué parce que je suis une accro du risque.

Ou pour prouver que j 'existe, je ne sais plus trop lequel des deux. Je n 'ai

jamais dit que vous aviez commis un meurtre. Mais c 'est ce que vous croyez.

Vous croyez que j 'ai tué Kevin Franks, et là vous vous demandez si j 'ai tué

Adam Towers.

Pourquoi ne pas le demander ? Est -ce que ce serait trop direct pour vous,

docteur ? Vous l 'avez tué ? Si je vous disais que non,

vous me croiriez ou pas ?

Et de quoi ? De la qualité de ma performance ? Vous savez quoi ? Je suis

heureuse qu 'Adam Towers soit mort.

Et vous devriez l 'être aussi. Si vous n 'osez pas l 'admettre, alors je me

réjouirai pour vous.

Celui qui l 'a tué vous a rendu service ? Service.

Oui, s 'il avait écrit son article sur George Shetla, ça aurait ruiné votre

carrière.

Mais vous n 'avez toujours pas dit si vous l 'aviez tué. Je ne veux pas de ça

ici.

Éteignez -la ou sortez d 'ici, ok ?

Dis -moi, quand tu t 'imagines que tu es en train de me sauter, car je sais que

tu en as envie, on le fait comment au juste, docteur ?

Je sais que tu ne peux pas me répondre, alors imagine -le.

Est -ce qu 'on le fait debout ? Tu es sur moi ? Ou est -ce que je te monte ?

le fait de face ou par derrière ?

Tu es à genoux, et moi j 'ai le visage dans l 'oreiller.

Si t 'as envie de me battre, surtout n 'hésite pas.

Mais juste un peu.

Pas trop.

Une douce violence est excitante.

T 'as envie de décharger dans ma bouche.

Et si je te disais...

Que je me masturbe tous les soirs en pensant à toi.

Que je me fais jouir en pensant à toi.

En train de jouir.

Hein ?

La

consultation va s 'arrêter là.

Je mets fin à la thérapie.

Envoyez -moi la facture.

Quelque chose ne va pas ?

Madame Tramiel, c 'est le docteur Glass.

T 'en fais pas. Écoutez, la séance s 'est terminée sur une drôle de date.

J 'aurais voulu vous parler parce que je tiens à m 'assurer qu 'il n 'y a aucun

malentendu entre nous.

Quand vous aurez ce message, pouvez -vous me donner... Donnez -moi un coup

fil.

Bonsoir, docteur Glass.

T 'as une minute ? Ah oui, on va monter.

Hick Rick Blot.

C 'est de l 'allemand ? Je te sers quelque chose ? Non.

Écoute, j 'ai une surprise.

Adam Towers avait une autre petite amie que Denise.

Devine qui ? Catherine Trommel.

Ça n 'a pas l 'air de te surprendre. Non, c 'est moi son thérapeute.

Oh, je vois. Ça fait longtemps. Non, du tout.

Alors, ton ex -femme et ta nouvelle patiente se tapaient toutes les deux

Towers. C 'est une sacrée coïncidence, non ? Elles se connaissaient ? J 'en

rien. En fait, je crois que non. T 'en veux ? Quoi qu 'il en soit, l

'appartement de Towers était couvert des empreintes de Tramell et de plusieurs

autres, mais ce qui est intéressant, c 'est que le dernier numéro qu 'il a

composé, c 'est le cellulaire de Tramell 90 minutes avant de mourir.

Elle dit qu 'elle était partie marcher. Elle s 'est promenée deux heures dans le

quartier Clock and Well, mais personne ne l 'a vu.

S 'il te plaît, Michael, éclaire -moi.

Je ne peux rien te révéler, même si je savais des choses, ce qui n 'est pas le

cas.

Écoute, Frank, c 'était le premier.

Towers, le deuxième. Il y en aura sûrement un troisième. Tu ne peux plus

invoquer la confidentialité. Tu es tenu par la loi de protéger les futures

victimes potentielles.

Sauf qu 'on n 'enferme pas une personne parce qu 'on croit qu 'elle va faire du

mal.

Très bien.

Dis -moi donc ce que tu sais à propos de cet article que Towers écrivait sur toi

et notre vieil ami George Shetlav.

Qui t 'a dit qu 'il écrivait un article ? Son éditeur.

On m 'a dit qu 'il était très occupé. Il avait un tas d 'informations sur toi.

Quoi ? Tu crois que je l 'ai tué peut -être pour l 'empêcher d 'écrire cet

article ridicule ? Non.

Mais juste pour mes dossiers, dis -moi donc ce que tu as fait hier soir.

Disons entre 19h et 2h du matin environ.

Donne -moi juste les grandes lignes.

Jusqu 'à 20h, j 'avais un patient avec moi.

Ensuite, j 'étais invité à Cullingham Gardens.

J 'ai quitté l 'endroit vers 11h avec une amie. On est venu ici et on baisait

férocement quand Denise a téléphoné.

Intéressant.

On dirait que ta soirée a été meilleure que la mienne.

Et comment elle s 'appelle ? Faut que le dossier soit complet.

Écoute, Michael Adam Towers s 'envoyait ton ex -femme et s 'apprêtait à anéantir

ta carrière.

Je suis désolé, mais je suis obligé de te poser cette question.

Michel Brodwin.

Elle est psychopharmacologue à l 'hôpital psychiatrique Victoria.

Merci. On se reparle bientôt.

Ich rick blot.

Qu 'est -ce que ça veut dire?

Je flaire le sang.

Ce n 'est pas le cas de tout le monde, c 'est sûr, mais ils sont quand même

nombreux.

Toujours là à faire la morale et à juger les autres. C 'est trop...

Vous savez, mes amis, ils boivent trop.

Ils se défeent trop de coke.

Madame Tramiel ? C 'est encore le docteur Glass.

Je commence à m 'inquiéter. Vous ne m 'avez toujours pas rappelé.

Je voulais savoir si tout allait bien.

Écoutez, je vais vous laisser mon numéro à la maison.

Désolée, vous savez, ça m 'a énormément touchée. J 'ignore pourquoi j 'ai pu

réagir de cette façon. Peut -être parce que j 'étais vraiment très emballée et

que soudain...

Écoute -moi bien.

Gerst, l 'entrevue devant le comité, n 'est qu 'une formalité.

Ça, c 'est la vraie entrevue.

Oh, détends -toi.

Tu peux être direct et honnête, mais pas trop honnête.

Oh, vous êtes parfaitement... Alors, entrez.

Voici ma nouvelle toile de Moga.

Encore une nouvelle toile.

Une déesse indienne de la paix.

Il en émane une certaine tranquillité.

Toutefois, je me demande ce que tous les hommes font collés sur elle.

Voyons, c 'est évident.

Il se prosterne à ses pieds.

Avec raison, d 'ailleurs.

C 'est sûrement pourquoi elle a huit bras pour les repousser.

Bon. Mesdames, pourquoi n 'iriez -vous pas dehors pendant que je discute avec

docteur Glass ? Venez.

Venez.

Suivez -moi.

Ça va vous plaire.

Alors, docteur Glass, j 'ai une question pour vous.

Vous croyez que je suis fou ? Pardon ? Dingue, marteau, timbré,

fêlé ? Non, non, pas du tout.

Mais on pourrait le croire si je donnais votre nom pour la chair de Glass.

Je ne suis pas certain de bien saisir.

Georges Cheslav, un revendeur de drogue notoire que vous suiviez, tue

sauvagement sa petite amie.

On ouvre une enquête et là le détective Roy Washburn

témoigne que vous avez agi avec professionnalisme en tout temps. Vous

comme neige. C 'est tout à fait vrai.

Toutefois, après le procès, on remarque un effondrement

émotionnel, dépression, mauvaise performance au travail, problèmes

conjugaux et pratiques professionnelles douteuses.

qui ont alimenté la conversation à la plupart de nos soirées.

Je ne saisis pas.

Vous voulez mon appui pour la chère Douglas ?

Ça ne se produira plus,

Michael.

Combien, copain ? Entrez, pour faire un coup d 'œil à nos pétrilles. Hé, mon

gars, vous m 'entendez ? Étoile de noix

sainte ! C 'est pas quoi de la fin ? Ouais, c 'est elle ! C 'est très

! Allez au feu ! C 'est que ça fait un petit peu en direct ! J 'ai les peaux de

Dieu ! Rappelez ! Incroyable !

Il faut leur apprendre les bonnes manières.

C 'est ça qu 'il leur a compris ? On va où, maintenant

?

Catherine !

Mais attention !

Catherine

?

Tu seras où ? Fous le camp d 'ici ! Fous le camp ! Tu vois pas quoi de t

'occuper ? Fous l 'enculé !

...

Mon Dieu, ce que c 'est romanesque. Je sais.

Je sais, je croyais qu 'elle était en danger, mais là n 'est pas vraiment la

question. Elle est sur le point d 'être accusée de meurtre et toi tu réagis

comme si c 'était une princesse que tu dois secourir.

S 'il te plaît, ne me fais pas la leçon.

C 'est en train de me rendre fou.

Tu es amoureux d 'elle, avoue.

Non, c 'est autre chose.

J 'en sais rien.

Tu dois mettre fin à cette thérapie.

Et tout de suite.

Oui, c 'est déjà fait. Elle y a mis fin la dernière fois.

Tant mieux.

Si elle te fait signe, donne -lui mon numéro.

Je suis une femme.

Nous aurons un rapport différent.

Qu 'est -ce que tu fais ici ? Partout où elle va, je vais aussi.

Depuis quand ? Depuis qu 'elle va à ton bureau cinq jours par semaine.

Alors,

Adam Towers.

Il semble que toutes ses recherches ont disparu. Tous ses calepins et

enregistrements. Son disque dur aussi. Toutes ses notes sur George Shetlove et

Michael Glass. Et tu crois que Catherine les a ? J 'en suis certain.

Elle n 'en a jamais parlé quand elle vient s 'allonger pour te raconter sa

Tu sais que c 'est confidentiel.

Envoyons Michael. Je me suis montré généreux envers toi ces dernières

pense à tous les psychopathes que je t 'ai envoyés.

Désolé, secret professionnel.

Dommage. Tu aurais pu échanger des renseignements.

m 'a dit que t 'avais menti durant l 'enquête sur Cheslav.

Qui ça ? Tu veux que je brise le secret professionnel ? T 'es un ami,

alors ça vient de ton ex -femme.

Denise ? Tu devrais lui parler.

Qui sait, elle te révélera peut -être où se trouvent les notes de Towers.

Qui ? Ça va aller, je vous en prie.

Alors,

ça va ? Ça va.

Je peux t 'offrir un verre ? Non.

Je dois y aller, mes amis m 'attendent dans un autre bar.

Écoute, Denise.

As -tu dit à Towers que j 'ai menti lors de l 'enquête sur Shyslav ? Il existe

toujours une raison cachée.

Non.

J 'ai dit que tu savais qu 'il allait tuer sa copine.

C 'est faux, je l 'ignorais. Tu le savais.

Après, l 'enquête s 'arrêtait pas de dire que tu le savais, que tu aurais dû

alerter la police.

Ah non, j 'étais sûre de rien, Denise. Je l 'ai senti.

Quand je te l 'ai dit, tu étais ma femme. C 'était une confidence. Je

pas que tu le répéterais à ce putain de journaliste.

Tu cherches à ruiner mon existence, c 'est ça ? Ainsi que ma vie

professionnelle.

Ton existence ? Ta vie professionnelle.

Catherine a raison.

Tu ne penses qu 'à toi -même. Catherine.

Et moi là -dedans.

Adam est mort et on me soupçonne de son meurtre.

Ton copain Washburn, lui, m 'accuse de ne pas coopérer comme si je mentais.

Pourquoi est -ce que tu parles de Catherine ? Je ne sais pas où les notes

trouvent. J 'ai peur de rentrer, j 'ai peur de sortir.

Je perds les pédales.

Écoute Denise, je veux que tu te méfies de Catherine, ok ? Tu n 'as pas à me

dire quoi faire. Arrête.

Arrête, calme -toi.

Va te faire foutre, OK, Michael ? Fiche -moi la paix ! Si ma femme ne t 'a rien

demandé, alors retourne t 'asseoir. Faut que tu te calmes. Au toit de mon

chemin, dégage ! Ça va, oui, tout va bien.

Hé, connard ! Est -ce que tu l 'échanges, là ? Ton temps reste fait

C 'est plus qu 'il vend, toujours.

Tiens bon, je suis là.

Allez, tiens bon.

Tu as de gros problèmes, Michael.

Des témoins disent qu 'ils vous ont vu vous disputer et qu 'elle pleurait.

Ensuite, tu l 'as bousculée, elle a failli chuter.

Et cinq minutes plus tard, quelqu 'un lui a tranché la gorge.

Et il y a aussi des personnes ici qui croient que tu as tué Towers.

Towers ? Est -ce que tu as appelé Michel ?

Oui, mais là on me dit qu 'on a trouvé un briquet avec tes empreintes

Je l 'ai seulement ramassé. Et il y a ton ex -femme qui se retrouve dans le

juste au moment où elle allait leur dire des choses très dérangeantes à ton

sujet. J 'ai essayé de lui sauver la vie.

Écoute, je suis allé parler à l 'assistant de Towers à son magazine et

que Denise allait dire que tu t 'étais parjuré durant l 'enquête sur Sheslav.

Non, elle n 'allait rien dire de tout ça.

Alors qu 'est -ce qu 'elle allait leur dire ?

Quelqu 'un veut te voir ?

Reste

ici.

Mon ex et Catherine Tramell étaient très intimes toutes les deux, tu le savais ?

Ça veut dire quoi exactement ? Selon Catherine, elles se sont rencontrées

à Towers et elles se sont envoyées en l 'air.

En fait, Denise lui a raconté que Towers lui faisait des pressions pour qu 'elle

dise que tu t 'étais parjurée durant l 'enquête.

Et Denise a toujours affirmé que tu étais blanc comme neige.

Jamais tu ne t 'es douté que Cheslav allait tuer sa copine, c 'est ça ? En

ça t 'a vraiment pris par surprise, j 'ai raison.

Rien de tout ça n 'est vrai.

Pourquoi tu dis ça ? Parce que tout ce qui sort de sa sale gueule est un

mensonge. Même la vérité est un mensonge. C 'est juste sa façon de t

croire ce qu 'elle veut que tu crois. C 'est un art, c 'est un art de manipuler

les gens.

Elle a peut -être un peu de talent pour écrire, mais pour manipuler les gens, c

'est la reine de tous les temps.

Elle a réussi à t 'avoir, elle voulait.

De quoi tu parles ? Qu 'est -ce qu 'elle t 'a dit sur moi, Michael ? Quoi ? Qu

'est -ce qu 'il y a à dire ? Ne joue pas au plus malin avec moi, Michael. Elle

sait le faire beaucoup mieux que toi.

Où est -ce que tu vas comme ça ? Je vais ailleurs.

À moins que tu aies des accusations contre moi.

Tu en as ?

C 'est bien ce que je croyais.

Il t 'a enfin laissé aller.

Je m 'inquiétais.

Je sais que vous avez menti à Washburn.

Pourquoi ? Moi, je sais que tu n 'as rien fait à Denise.

Qu 'est -ce qui vous fait dire ça ? Je commence à te connaître.

Et je sais que les policiers te gardaient juste pour jouer avec ta tête.

Oui, ainsi m 'amener à parler de vous.

Oui, mais tu n 'aurais rien dit.

Parce que je sais que tu crois à la confidentialité.

Pourquoi vous vouliez voir Denise ? Je faisais de la recherche pour mon roman.

De la recherche ? Et sur quoi ? Mais sur toi.

Et Shyslav, le psychopathe caché.

L 'analyste de mon bouquin est obsédé par ce genre de choses.

Vous savez, Washburn croit que vous avez tué Denise.

Moi ? C 'est toi qui la détestais.

Ou peut -être que mes actions sont causées par tes impulsions refouées. Ça

suffit.

Tu crois que c 'est possible que tu veuilles que ce soit moi le tueur ? C

vrai.

Il y a certains hommes qui aiment les blondes et d 'autres hommes qui

les tueuses.

Je suis certaine que c 'est ça qui t 'excite.

C 'est bien pour ça que tu es ici, non ?

J 'ai confiance en toi.

Tu as confiance en moi.

C 'est bien.

On y est retourné le jour suivant et... Il y a un endroit où on peut discuter ?

Juste là.

Je dois deviner où tu l 'as trouvé, c 'est ça ? Il faut d 'abord savoir ce qu

'elle contient.

Ce ne serait pas très louable de ma part d 'accepter des éléments de preuve de

cette façon.

Je vois.

Ça va, donne -moi quelques jours pour la faire analyser.

Tu aurais fait un excellent policier.

Tu aimes l 'odeur du sang comme moi.

C 'est drôle, je pensais justement à vous.

J 'aurais peut -être pour vous d 'autres évaluations psychiatriques.

C 'est très gentil, mais je suis débordé en ce moment.

C 'est dommage, ça. Compte tenu de votre succès avec Catherine.

Elle affirme que vous êtes très perspicace.

Eh bien, elle est très perspicace, elle aussi.

J 'espère que le détective Washburn qui est là ne vous cause aucun ennui.

Comme quoi ? Nous savons que son passé n 'est pas très net.

Qu 'est -ce que vous voulez dire ?

Le policier le plus corrompu de Londres.

Adam Towles, enquête.

Parjure, intimidation de témoin.

Le détective X, fabrication de preuves.

Je voudrais vous parler.

Oh, maintenant vous voulez parler.

Écoutez, ce policier corrompu de Londres, vous ne dites pas comment il s

'appelle. Mais ce détective X, est -ce que c 'est Roy Washburn ? Est

-ce que c 'est Washburn ? Excusez -moi.

Oui, c 'est Washburn.

Vous en êtes sûr ? Écoutez, Adam n 'était pas un grand écrivain, mais il

'excellentes sources.

Oui, mais il parle de parjure, d 'attimidation, témoin de fabrication de

preuves, c 'est vrai tout ça ? Un policier qui fabrique des preuves, ce qu

a. Vous avez des preuves ? Que faites -vous de Kevin Franks, l 'athlète tué

un orgasme ? Minute ! Avant de faire l 'évaluation de Catherine Trammell, j 'ai

lu ce rapport.

Les seringues trouvées dans l 'auto contenaient de la DTC.

Oui, mais qui a trouvé les seringues dans la voiture ? Mais pourquoi Washburn

ferait ça ? Adam pensait qu 'il voulait piéger Catherine Tramiel. Alors pourquoi

il n 'a pas écrit d 'article ? Il n 'en a pas eu le temps.

Il allait justement le faire.

Mais quelqu 'un l 'a tué.

Je suis venu m 'excuser.

À propos de Roy Washburn... Arrête, je n 'aime pas les excuses.

Mais surtout, je n 'aime pas beaucoup qu 'on vole des choses dans mon

appartement.

Comme l 'insuline, au cas où tu n 'aurais pas reçu les résultats.

De l 'insuline ? J 'ai un ami diabétique.

Vous connaissez la sortie, docteur ?

Je suis d 'aller se faire croire qu 'il le est fait.

Salut, Michael.

Qu 'est -ce que tu veux ? J 'ai les résultats du laboratoire des

C 'est drôle, non ? Tu es sûr que ce n 'est pas de l 'insuline ? De l 'insuline

? Non.

Est -ce que je peux voir le rapport ? Tu as du mal à faire confiance aux gens.

Je pense que tu devrais consulter.

Il n 'est pas officiel, il n 'a aucune valeur, ton rapport.

Non.

Parce que toute pièce à conviction contaminée ou mal conservée serait jugée

comme étant inadmissible dans le cas d 'un procès, inspecteur Clouseau de mes

deux.

Alors tu veux me dire où tu l 'as trouvée ?

Elle n 'en vaut pas la

peine, tu peux me croire.

Des gens ont été tués et je vais la coincer. Si tu tentes de me nuire, je te

jure que tu le regretteras. Je t 'en donne ma parole d 'honneur.

J 'ai quelque chose à te montrer. Allez, viens.

Allez, viens.

Est -ce que vous avez vu ou entendu des trucs louches pendant la journée ? Non,

rien du tout.

Rien ? Non.

Il y a longtemps que vous travaillez ici ? Quatre mois.

Quatre mois ? Vous travaillez où avant ? Dans un salon de matelas.

Peut -être.

Je vais parler un peu plus tôt à la brigade des mœurs.

Qui est -ce?

Richard Pepovitch, aussi connu sous le nom de Dickie Pep.

Tu le connais ? Non.

Regarde ça.

Bien sûr, on doit d 'abord attendre les résultats du labo, mais je te parie qu

'on trouvera de la tubo.

Curarine.

Est -ce que tu vas enfin me dire qui t 'a donné le flacon ?

Rien ne dit que ce soit elle.

Non.

Mais dans ce cas, peut -être bien que c 'est moi le meurtrier.

C 'est ça qu 'elle va te raconter, non ?

Il savait quelque chose sur moi, alors je l 'ai tué, puis j 'ai baissé son

pantalon et je lui ai fait une branlette, même s 'il était mort, juste

'il y ait du sperme partout et qu 'on croit que c 'est elle qui l 'a tué.

Écoute, Towers ne se trompait pas. J 'utilise tous les moyens pour les foutre

taule. Je comprends que tu te méfies de moi.

Mais tu connais Catherine Tramelle mieux que moi, et si tu as cinq secondes où l

'odeur de sa chatte ne t 'a pas trop embrouillé les idées, demande -toi si tu

crois.

Hein ? C

'est Georges Cheslave à la puissance 10, et tu le sais aussi bien que moi.

La question est de savoir comment on peut la coincer. Si tu dis en cours qu

'elle a fait des menaces directes à l 'endroit de quelqu 'un... Mais elle n 'a

rien fait ! Non, mais si tu dis que oui, alors on l 'enferme avec les fous et on

l 'empêche de tuer d 'autres personnes. Tu ne trouves pas que ça vaudrait le

coup ? C 'est une manière de te faire pardonner l 'affaire Cheslave, non ?

Écoute, je suis partial, je l 'avoue.

Tu n 'as pas à me croire sur parole.

Parle, ce gars -là.

Écoute -le.

Je vous remercie d 'avoir accepté de me parler.

J 'ai dû faire l 'évaluation de Madame Travelle.

La nuit était tombée, et bien avant que la sonnette ne retentisse, Kelly savait

qu 'elle recevrait la visite du docteur.

Il venait sans doute pour l 'accuser d 'un autre crime.

Ils allaient se disputer, puis ils allaient baiser et finalement tout irait

bien.

Mais pour que tout aille bien, ils devaient lui faire confiance.

Salut, beau garçon.

Mon nouveau livre. J 'ai vraiment hâte que tu me dises ce que tu en penses.

Je viens juste de parler au lieutenant Phil Walker.

Il est du service de police de San Francisco.

Phil le paranoïaque.

Il y a longtemps que je n 'en avais pas entendu parler.

Il jure que tu as tué Johnny Boz et deux détectives de San Francisco.

On ne m 'a jamais accusé de rien.

Le tribunal a dit que c 'était la copine de Nick Curran.

Je vais sauter dans le spa.

Tu te joins à moi ?

Très bien, je

vais te le dire.

J 'ai tué Johnny Buzz.

Pourquoi ? Je le trouvais détestable.

Aussi pour l 'argent.

Juste pour voir si j 'allais m 'en tirer.

Pour démontrer que la mort n 'a aucune importance.

C 'est parce que je m 'emmerdais.

Tu sais que je déteste n 'avoir rien à foutre.

Et Denise, hein ? Et Adam Towers ? Adam était trop déplaisant.

Il était obsédé par toi.

Adam voulait te ruiner parce qu 'il ne t 'aimait pas et je ne le supportais pas.

C 'est juste parfait.

Denise.

Denise, c 'était une très bonne amante.

Et Denise, en tuant Adam Towers, aurait foutu en l 'air tout ce que j 'avais

accompli.

Ça alors, est -ce qu 'il t 'arrive parfois de dire la vérité ? Écoute, tu

crois pas quand je te dis que je les ai tués, et tu ne me crois pas quand je te

dis que je n 'y suis pour rien.

À quoi est -ce que ça me sert de discuter avec toi ?

Oh, détends -toi.

Lève tes vêtements et viens ici.

C

'est

encore pire qu 'avec Cheslav, n 'est -ce pas ? Cette fois, tu savais dès le

début ce que j 'avais fait.

Et tu as permis que ça se reproduise.

C 'est un peu comme si c 'était toi qui les avais tués.

Selon toi, qui est le prochain que je vais tuer ? Ou

la prochaine ? Tu as les moyens de deviner, Michael.

Kelly avait rencontré l 'analyste pendant son court séjour en prison.

Ses yeux étaient d 'un bleu magnifique.

Kelly lui faisait -elle confiance ? Avait -elle vraiment envie de recevoir

'aide ? Elle n 'en était pas sûre.

Si tout se passait bien, tant mieux.

Si cela se passait mal, eh bien, elle se souviendrait de sa première rencontre

avec Irina lors d 'une soirée d 'englout. Elle s 'était tout de suite

cette femme d 'âge mûr.

Comme si le fait de fumer une cigarette avec elle, le dos appuyé sur le mur...

La rencontre suivante ne fit que les rapprocher davantage.

Elle parlait dans le jardin. Dr. Green jetait des coups d 'œil à l 'extérieur,

craignant que les deux femmes ne complotent contre lui. Kelly faisait

à cette femme. Elle lui fit des confidences et lui révéla des choses qu

'avait jamais dites à personne. Oui, se dit Kelly. Elle aimait bien Irina. Elle

était digne de confiance, intelligente, belle et pleine de dignité.

Quel dommage que Kelly doive la tuer.

Elle se vêtit avec soin.

Elle aimait être bien habillée quand elle commettait un meurtre.

Révéler au docteur Green qu 'elle avait l 'intention de tuer Irina était la

chose la plus risquée qu 'elle puisse faire.

Réponds, Milena.

Réponds, Milena, prends le téléphone.

Milena, c 'est Michael Glass.

Rappelle -moi dès que tu auras ce message.

Kelly ressentait à la fois de la haine et de l 'amour pour son psychanalyste.

Elle se regarda une dernière fois dans le miroir.

Irina méritait une mort mémorable et Kelly allait s 'en charger.

Vous avez joint Roy Washburn.

Laissez -moi un message.

Roy, c 'est Michael Glass. Écoute, viens me rejoindre dès que possible au 23

Hagate Street, dans Hampstead.

Je crois que Catherine va tuer Milena Gardosh.

Il était presque minuit quand le docteur Green arriva dans Amstead.

Milena ! Milena !

Oh Dieu, merci.

Écoute, on n 'a pas beaucoup de temps.

Tu es en danger.

Elle va essayer de te tuer.

De quoi est -ce que tu parles ? Qui va essayer de me tuer ? Catherine !

Tu sais, je croyais pouvoir l 'aider, mais non.

J 'aurais dû t 'écouter, je vais tenter de la faire interner.

Il faut l 'arrêter, c 'est le seul moyen.

J 'ai déjà parlé à Catherine.

Elle est très troublée, tu lui as fait peur.

Je lui ai fait peur.

Elle a commis plusieurs meurtres. Elle a déjà tout avoué. Mais bon sang,

Michael, tu as couché avec ta patiente.

Tu l 'as agressée et elle a failli se noyer.

Tu as violé la loi, sans parler du code d 'éthique de notre profession.

Non, Milena, c 'est pas ça. Je t 'ai dit que... Écoute -moi, Michael.

Il faut te soigner.

Tu n 'es pas dans ton état normal.

J 'ai parlé à Gerst.

Et il croit que si tu acceptes d 'être 28 jours sous observation, tu éviteras

peut -être les accusations criminelles.

Toutefois, ton droit de pratique te sera retiré.

Je suis désolée.

Milena. Elle a raison.

Si elle fait tout ça, c 'est pour ton bien.

Elle veut que je continue sa thérapie.

C 'est ma patiente, maintenant.

Milena, ne fais pas ça.

Tu n 'as aucune idée de ce qui t 'attend.

Dis -lui la vérité.

Dis -lui la vérité.

Tu veux enfin lui dire la vérité ? Milena ! Non

! Milena.

Elle a

raison, tu sais.

Il faut vraiment te faire soigner.

Qu 'est -ce que tu veux ?

Me protéger ? Ah oui, de qui ? Washburn.

Vas -y.

Non.

Qu 'elle y lâche -tu, Irina ? La collègue du Dr. Green.

J 'ai lu ton bouquin.

Alors tu as couru jusqu 'ici afin de la sauver ?

C 'est juste une histoire, docteur. Ou peut -être bien que je suis vraiment

omnipotente.

Félicitations.

Tu commences enfin à te décoisser.

C 'est ce que tu voulais depuis le début, non ? Tu voulais ma perte. Tu m

bien baisé.

C 'était excitant, non ? Tu peux enfin arrêter de dire que t

'aurais dû empêcher Sheslav de tuer la fille.

Tu peux arrêter de pleurer pour rien.

Ce n 'était pas pour rien. Moi je dis que si.

Georges Cheslave n 'a pas tué sa copine.

C 'est Washburn.

Washburn ? À ton avis, qu 'est -ce qu 'Adam Towers écrivait juste avant d

tué ? T 'inventes des histoires, c 'est faux, espèce de pute ! Oui, vas -y,

traite -moi de pute si ça te facilite les choses.

Il aurait tué la fille.

Afin de coincer chez Slav.

C 'est la vérité ?

T 'es sept ans en enfer.

Ta dépression.

Ton divorce.

Tout ça pour que ton ami Roy coince un revendeur de drogue.

Oh, tu as l 'air découragé.

Console -toi, Edip lui avait couché avec sa mère.

Donne -moi le pistolet.

Donne -moi ça.

Donne -moi l 'arme. Non.

Je sais que je l 'ai note de ta route. Il veut me tuer.

Ouvre la porte.

Il va me tuer et puis il va dire que c 'est toi qui l 'as fait.

Non.

Non, tout ça, c 'est trop dément.

Tu ne sais pas ce que tu fais. Donne -moi ça.

Donne -moi le pistolet.

Il va me tuer, Michael. Donne -le -moi.

Allez,

vas -y, tu lis.

Michael !

Mets -lui les menottes ! Appelle

une ambulance ! Ne bougez pas ! Faites une ambulance ! Un agent a été touché !

Ah ! Ah !

Salut, Micah.

J 'ai un cadeau pour toi.

Je sais que tu avais lu une autre version, mais tu m 'as inspiré une

fin.

Je voulais t 'en remercier.

Est -ce que tu aimerais connaître un peu l 'histoire ? C

'est l 'histoire d 'une américaine.

Une blonde.

Une romancière.

Les personnes près d 'elle meurent les unes après les autres.

Mais tout le monde se demande qui les a tuées.

Est -ce que la belle romancière aux cheveux dorés est une tueuse en Syrie ?

Ou est -ce le flic corrompu ? Son analyste a des doutes.

Et sa recherche de la vérité finit par le rendre fou.

Mais ce n 'est que la moitié de l 'histoire.

Il y a une surprise.

Tu vois, la romancière, en fait, n 'a jamais tué personne.

Et le policier non plus.

Le vrai tueur, en réalité, c 'était le psy.

Oui. La première fois qu 'il l 'a vue, il a tout de suite su que c 'était l

'écran de fumée dont il avait besoin.

C 'était l 'occasion rêvée de se venger, enfin.

D 'abord, il s 'est chargé de cet emmerdeur de journaliste.

On n 'a pas le droit de voler la femme d 'un autre comme il l 'a fait.

Quelle humiliation !

Et

elle n 'était pas une pauvre innocente ?

Cette putain infidèle.

Quelle horreur.

Comment est -ce qu 'elle a pu laisser cette ordure la toucher ? C

'est insultant.

Il y a des blessures qu 'on n 'arrive pas à oublier.

La jalousie.

La jalousie peut nous pousser à commettre les pires actes.

Mais éviter la prison... C 'était

un coup de genie.

Inapte à subir un procès.

Il s 'en tire en toute impunité. Tout est bien qui finit bien.

Et il se la coule douce dans un grand et paisible institut psychiatrique.

Bien sûr, tout ça n 'est peut -être que fiction.

Il est peut -être vraiment cinglé.

Reviens -moi vite, mon amour.

Je m 'ennuie de toi.

À Michael, je n 'y serai jamais arrivé sans toi, affectueusement, Catherine.

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