All language subtitles for Death.to.2020.2020.1080p.NF.WEB-DL.DDP5.1.x264-MZABIa

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

UN ÉVÈNEMENT ORIGINAL NETFLIX

JOURNALISTE AUTORISÉ

Ne filmez pas ça pour en faire un plan d'ouverture.

C'est dégradant.

De quoi voulez-vous parler ? De quoi s'agit-il ?

Nous faisons une rétrospective de l'année pour revivre les événements de 2020.

Pourquoi faire un truc pareil ?

2020, une année si mémorable qu'on insiste avec deux fois "20".

Une année jusqu'alors inracontable parce qu'elle n'était pas encore finie.

Grâce à des entretiens inédits avec des experts…

Je peux garder mon petit assistant avec moi ? Bien.

Des politicards…

Vous avez l'air ridicule.

Des hommes d'influence…

- On est prêts. - Un instant.

- Des monarques… - Attention au lustre.

Franchement.

- Des scientifiques… - Minute.

Laissez-moi ingérer du H20.

- Des psychologues… - Je vais fumer.

Vous avez tous un masque.

Et des citoyens ordinaires…

Ça passera sur Quibi ?

Voici l'histoire définitive de l'année la plus historique de l'Histoire

racontée par ceux qui l'ont vue, qui l'ont vécue.

Voici 2020.

Non, vraiment, pourquoi ?

MORT À 2020

Nous sommes le 1er janvier et au jour de sa naissance,

l'année 2020 semble être comme toutes les autres.

Janvier a débuté comme d'habitude.

La planète flotte dans l'espace comme à son habitude.

Mais alors qu'elle commence à tourner et à se rapprocher,

on peut voir une immense catastrophe naturelle

sur sa face postérieure.

Le feu, une forme d'air radicalisé, colérique, et un vieil ennemi de l'homme,

est hors de contrôle,

forçant le paysage australien à un relooking extrême au carbone.

Les images étaient épouvantables.

Ces zones sont devenues inhospitalières, même pour les Australiens.

Tandis que l'Australie brûle, dans l'enfer enneigé qu'est la Suisse,

les puissants de ce monde et des bâtards

arrivent au Forum de Davos.

Davos est le Coachella des milliardaires.

Faire semblant de se soucier du changement climatique était en tête des priorités.

Ils avaient Greta Thunberg en tête d'affiche.

C'est l'adolescente devenue célèbre même si tout ce qu'elle dit est déprimant.

Un peu comme Billie Eilish.

Notre maison brûle toujours.

Votre inaction alimente les flammes à chaque heure.

Pendant son allocution,

le magnat de la technologie, Bark Multiverse, se trouve dans son public.

Nous vous demandons d'agir

comme si vous aimiez vos enfants par-dessus tout.

Merci.

C'était poignant.

D'habitude, mieux vaut ignorer un enfant qui crie à l'aide pour éviter un piège.

Je tiens ce conseil du célèbre Jeffrey Epstein.

Mais le discours de cette jeune femme m'a parlé.

J'ai compris que le monde pourrait sombrer dans le chaos, le désastre.

En tant qu'un des hommes les plus riches de la planète,

je suis en position d'agir à ce sujet.

Son discours fini, mes gars ont acheté une montagne en Nouvelle-Zélande,

l'ont fait creuser et nous y voilà.

Dans mon bunker de survie.

- On vous traite d'égoïste ? - Je l'ignore. C'est insonorisé.

Pendant ce temps, aux USA, le président et homme-porc expérimental Donald Trump

fait face à la 407e crise la plus historique de sa présidence.

Le président américain, vous le connaissez ?

Un sacré personnage, M. Trump.

Il faisait face à une procédure de destitution, cérémonie traditionnelle

exécutée par les Américains pour savoir si leur président déraille.

Trump avait des ennuis. Il lui fallait une distraction.

Soit un truc énorme, genre une oie qui entre par la fenêtre,

ou un petit truc, genre la Troisième Guerre mondiale.

Heureusement, notre armée a localisé un général iranien, Soleimani,

une vraie superstar militaire,

le Beyoncé des Gardiens de la Révolution.

Les suites montrent une attaque délibérée et soutenue.

Trump est sorti pour annoncer le coup.

Pour rire, il l'a fait tel un poète pour enfants atteint de lésion cérébrale.

On l'a traité de monstre, car c'était un monstre.

Mais ce n'est plus un monstre, il est mort.

Bien sûr, les Iraniens auraient préféré que ce type

n'explose pas.

On frôlait la Troisième Guerre mondiale.

Et on n'est qu'en janvier !

En Angleterre, les citoyens lambdas fêtent le début du compte à rebours du Brexit

et l'installation récente

du Premier ministre épouvantail fraîchement élu, Boris Johnson.

Mais d'autres n'ont pas de quoi se réjouir.

Mon nom est Son Altesse Royale, la reine Elizabeth Ire, deuxième partie.

Pour les besoins de cet enregistrement, vous pouvez m'appeler Votre Majesté.

Où étiez-vous quand vous avez appris la nouvelle…

Votre Majesté ?

Ici, au palais de Buckingham.

Je posais pour un portrait de billets de banque.

C'était fastidieux.

Alors j'ai sorti mon téléphone portable pour me détendre.

Et j'ai vu l'annonce sur l'Instagram de Meghan.

Le duc et la duchesse de Sussex ont annoncé qu'ils s'étaient bâti

ce qu'ils appellent un nouveau rôle.

Ils ont déclaré à l'instant

vouloir prendre du recul en tant que membres de la famille royale.

Cela a dû vous prendre de court ?

Bien entendu.

Ça s'est parfaitement reflété sur les billets de banque.

Malheureusement, ils ont ressenti beaucoup de préjugés en Grande-Bretagne.

D'où leur déménagement aux États-Unis, où les races n'ont jamais été un problème.

Mais l'année va bientôt être dominée par une affaire bien plus grande

qui surgit de l'autre côté de la terre.

Les résidents de Wuhan, en Chine, succombent à une maladie mystérieuse,

qui a d'abord déconcerté les médecins, avant de les tuer.

Les scientifiques occidentaux ne regardent que de loin ou à la télévision,

les deux étant plus sûrs.

J'étudie les virus depuis 15 ans, j'en considère beaucoup comme des amis.

Mais j'avoue, celui-ci est le plus récent.

Le virus en soi est un spécimen intéressant.

En l'observant de près,

il ressemble à un ballon de basket extraterrestre sur une PlayStation 2.

Chose biologiquement inhabituelle.

Selon une théorie, il serait issu de chauves-souris,

sans comprendre sa transmission à l'homme, ces mammifères ne parlant pas.

Sauf par des ultrasons qui restent imperceptibles à l'homme.

Un homme aurait eu des rapports avec une chauve-souris

dont les fluides auraient suppuré dans son zizi, démarrant le tout.

Nous essayons de reproduire ça en laboratoire,

mais c'est compliqué, car…

la chauve-souris s'envole.

Tandis que l'épidémie s'aggrave,

les autorités chinoises étouffent l'affaire.

Certains médecins ont attrapé le virus et ont donné l'alerte.

Mais donner l'alerte sous respirateur ?

C'est plutôt difficile.

En attendant, le virus se propage hors de Chine,

donnant à la carte du monde les couleurs de la maladie

et gâchant un si joli planisphère.

Des secours médicaux à grande échelle se préparent.

Néanmoins, en Occident,

le citoyen ordinaire reste largement indifférent.

Je dois avouer que ça ne me faisait rien du tout.

C'était cette année ?

La pandémie ? Oui.

- Pourquoi me parler à moi ? - Pour avoir un point de vue citoyen.

Je sais que c'est raciste sans y avoir été sensibilisée.

Vous êtes une personne lambda.

Nos recherches vous citent parmi les cinq les plus ordinaires au monde.

Merci.

La pandémie résolument ignorée par les Occidentaux,

ils peuvent se concentrer sur de vrais sujets, comme les Oscars,

qui célèbrent traditionnellement les cinéastes caucasiens.

Cette année promet d'être différente, mais non.

Les nominations pour le meilleur film ? Une coalition arc-en-ciel.

On a Marriage Story, deux blancs maussades enfermés dans un mariage aisé.

Le Mans 66, des blancs au volant.

Les Filles du docteur March, quatre filles blanches privilégiées.

Joker, dont l'acteur a le visage peint en blanc,

s'appropriant sa propre identité culturelle

tout en enlevant le rôle à un vrai clown.

Et 1917, l'année où se déroule le film

et le nombre de blancs qui y joue.

Le soir même, le malheur frappe les 10 000 blancs pleins d'espoir

quand un film sud-coréen entre dans l'histoire du cinéma.

Et l'Oscar revient à…

Parasite.

Parasite ?

C'est même pas un mot français.

Si, c'en est un.

Quoi ?

Parasite est un mot français.

Seulement quand on le dit en français.

Loin de Hollywood, Washington est dévorée

par un vrai drame, la procédure de destitution de Trump.

Il est accusé d'avoir fait pression sur un pays étranger

pour enquêter sur Hunter Biden, fils du concierge préhistorique Joe Biden,

qui pourrait être le prochain candidat contre Trump aux élections.

Mais tous ne croient pas à ces accusations.

Cette histoire d'impeachment était sans fondement.

D'après les démocrates, Trump aurait fait pression sur l'Ukraine

pour exhumer du linge sale sur les Biden.

Leur seule "preuve" est une transcription de lui en train de le faire.

…DU FILS DE BIDEN

- Que disait cette transcription ? - Laquelle ?

Celle dont vous venez de parler.

Vérifiez. Je n'ai rien dit de tel.

Vous avez dit : "Une transcription où Trump demande à l'Ukraine…"

L'Ukraine n'existe pas.

Si, ce pays existe.

Je choisis de croire que non.

Le Sénat à majorité républicaine vote selon les lignes partisanes.

Trump est déclaré non coupable et fabuleux.

Voici le résultat final.

TRUMP ACQUITTÉ

Tandis que les républicains l'applaudissent car il tient un journal,

dans un autre univers politique,

les démocrates décident qui affrontera Trump en novembre.

Il s'agit d'un tête-à-tête entre le héros de la guerre civile, Joe Biden,

et le grand-père anarchiste, Bernie Sanders.

Vous avez sûrement dû remarquer

que l'establishment est un peu nerveux ces temps-ci.

Lors du "Super Tuesday",

malgré une grande avance au début,

le soutien pour M. Sanders s'effrite,

tandis que Biden semble revenir d'entre les morts.

Littéralement. On aurait dit le fantôme d'un majordome.

Nous sommes bien vivants !

3 MARS

Le choix porte sur deux types presque octogénaires.

On se serait crus sur l'écran de sélection du personnage

dans un Tekken gériatrique.

Bernie offrait un changement radical,

tandis que Biden rappelait aux gens l'époque plus décontractée

où renifler les cheveux d'une femme n'était pas louche.

Pour beaucoup d'Américains, Biden est l'Oncle Joe,

dans leurs vies depuis des siècles.

Aussi familier qu'un vieux fauteuil et presque aussi vif d'esprit.

On va y arriver !

L'aimable fantôme Joe Biden remporte la victoire,

débutant officiellement la campagne de 2020.

Le décor est planté

pour une confrontation électorale entre deux Amériques très différentes.

- Va te faire foutre ! - Je ne fume pas.

Va te faire foutre !

Et l'animosité entre elles est plus profonde que jamais.

La polarisation est le problème de notre époque.

Pas seulement en Amérique, dans le monde réel aussi.

Que le débat porte sur Trump, le Brexit, la science

ou la sexospécificité, Dieu nous garde, ou sur la réalité,

aucune faction ne s'accorde,

pas même sur leur désaccord,

ni sur le fait que leur désaccord est quelque peu désaccordé.

- Je ne suis pas sûr d'être d'accord. - Je vous emmerde.

Je suis la mère au foyer typique.

J'ai un mari, des enfants,

chat, un chien et tout le tralala.

Je ne me décrirais pas comme une grande internaute.

Je n'utilise que Facebook et WhatsApp.

Et Instagram et Twitter et YouTube.

Et Google.

C'est comme ça que j'ai découvert le forum Poing en Ivoire.

POING EN IVOIRE

Ça n'a pas toujours été comme ça.

J'ai étudié le comportement humain assez longtemps pour en être dégoûtée.

La plupart des gens sont amicaux. À la Ned Flanders.

Incroyablement gentils.

Mais actuellement, le décoffrage est plus brut que jamais.

À droite, on a des fouille-merde extrémistes

qui se demandent si Hitler était si méchant

et qui s'inventent leur propre réalité farfelue.

Et à gauche, on a des seigneurs éveillés pleurnichards

ruinant la réputation de ceux

qui osent couler un bronze au mauvais moment de la journée.

Et les deux côtés

ont l'air si misérables que ça donne envie de gerber.

Mais vu ce qu'il se passe, on finira d'un côté ou de l'autre.

Choisissez votre putain de camp et faites profil bas.

Tout au long de 2020, les dieux de la Silicon Valley sont accusés

de laisser leurs produits diviser le monde en deux factions en guerre.

En fait, il y en a plutôt quatre.

On préfère appeler ça la palette de la haine. C'est le terme officiel.

Il faut six mois d'exposition aux réseaux sociaux

pour qu'un citoyen lambda soit entièrement radicalisé.

Nous espérons réduire ça à cinq minutes.

Bien entendu, toutes ces divisions,

tous ces conflits insolubles,

déchiraient l'humanité en morceaux au pire instant imaginable.

Parce qu'au moment même

où nous étions occupés à nous chamailler,

le coronavirus s'abattait inflexiblement sur nous.

Ceux qui ont longuement étudié les livres d'histoire,

comme moi-même,

savent que cela rappelle fortement l'époque où les marcheurs blancs

ont conduit leur armée des morts vers les factions belligérantes de Westeros.

Vous voulez dire comme dans Game of Thrones ?

Non, je vous parle d'Histoire.

Je crois bien que c'est dans Game of Thrones.

Et je crois bien être l'historien ici.

Passez donc à une carte du monde.

Comme cette carte le montre bien,

le coronavirus se propage, en effet, à un rythme alarmant.

Alors qu'il se rapproche, des millions poursuivent leurs activités quotidiennes.

On a tous vu les infos. Le virus arrivait et ça ne serait pas joli.

- Mais beaucoup fermaient les yeux. - Et pourquoi, selon vous ?

J'en sais rien. Déni, incrédulité.

Ou parce que, selon mon avis de professionnelle, on est tous des cons.

C'est le titre de mon prochain livre.

Pour enfin attirer notre attention, le virus infecte

le bien-aimé d'Hollywood et voix d'un cow-boy d'animation, Tom Hanks,

offrant aux chaînes d'infos un angle irrésistible sur les célébrités

pour cette pandémie jusque-là mortellement ennuyeuse.

Tom Hanks est le genre de gars positif,

pas celui dont le test est positif.

Il s'est battu contre le virus pendant deux bonnes semaines.

Étant un acteur principal, il a finalement gagné, bien sûr.

Je doute qu'il eût accepté le rôle, sinon.

Le virus pouvait passer des êtres humains à des idoles,

soulevant la possibilité qu'il puisse un jour infecter Dieu.

Et Dieu est plus vieux que l'univers,

ce qui en fait une personne à haut risque.

La peur secoue Wall Street,

où l'anus économique de la Bourse chie des dizaines millions de pertes.

Au son de cloche ! FIS au son de cloche !

Tandis que la dure réalité s'installe, les supermarchés sont pillés.

Des acheteurs paniqués vident les rayons

plus vite que les employés paniqués les remplissent.

La crise est totale.

Les bâtiments publics se demandent comment répondre.

Face à la flambée des cas, l'Italie instaure un confinement national.

D'autres gouvernements européens l'envisagent aussi.

Et pourtant, à peu près au même moment à Londres,

le Premier ministre épouvantail Boris Johnson

décide que puisque la Grande-Bretagne n'est plus dans l'UE,

elle peut ignorer les avertissements.

Il encourage ceux qui ne sont pas encore morts

à vaquer à leurs occupations habituelles, en insistant sur l'hygiène.

La chose la plus utile que nous pouvons tous faire

pour stopper la propagation du coronavirus est de se laver les mains.

C'était bizarre. D'abord, il fait une pub pour du savon

et montre l'importance de se laver les mains

et ensuite, il se vante de faire ce qu'il veut avec elles.

J'étais à l'hôpital l'autre soir, il y avait des patients atteints du COVID.

Je leur ai tous serré la main.

Ça m'a dégoûté d'utiliser mes mains.

Alors j'ai commencé à tout faire avec mes coudes à la place.

Peu de temps après, mon copain m'a quitté.

L'Amérique semble également peu préparée.

New York est durement touchée.

Au cours de briefings, le gouverneur Cuomo sollicite plus de matériel médical.

Où sont les ventilateurs ?

Où sont les blouses, les EPI, les masques, où sont-ils ?

Tragiquement, il n'a pas vu qu'ils s'entassaient derrière lui.

À travers les USA, les stocks de masques qui, contrairement aux armes,

sont chers et difficiles à fabriquer, s'amenuisent.

Certains décrivent le manque de ventilateurs comme époustouflant.

On aurait dit que le gouvernement ne prenait pas ce virus au sérieux.

Peut-être parce que des gens le comparaient encore à la grippe,

ce qui revient à comparer l'Uruguay à une banane.

Et l'un d'eux était le président.

Trump semblait penser que le virus était comme ces choses

qui disparaissent quand on les ignore, comme une guêpe ou une épouse.

On est prêts, on s'en sort très bien. Il s'en ira. Restez calme.

En mars, le président a dit que la pandémie s'en irait.

Voilà ce que font les médias. Vous mentez, fabriquez, fantasmez.

Le président n'a jamais dit ça.

Il s'en ira. Restez calme. Nous protégerons le transport maritime.

Je sais que ça ne va pas dans votre sens, mais ce n'est jamais arrivé.

Mais la pandémie fait tout sauf s'en aller,

comme les gros titres négatifs.

Trump doit rassurer le public.

Il prend la parole, serré au plus près de ses proches conseillers.

Je suis content de voir que vous pratiquez la distanciation sociale. C'est bien.

Fin mars, des confinements sont instaurés à travers la planète,

en faisant la franchise mondiale la plus réussie

depuis l'univers cinématographique de Marvel.

Dans les grandes villes, bars, discothèques et restaurants ferment.

La vie quotidienne s'arrête brutalement.

Les êtres humains sont des animaux sociaux.

Empêcher les interactions sociales va à l'encontre de notre instinct.

Pour la plupart des gens. Pas pour moi ! Je déteste les gens.

C'était un véritable bonheur !

Le confinement a été réellement transformateur.

C'était comme si

le temps

s'était arrêté.

La vie soudainement suspendue dans l'ambre.

Les oiseaux gelés sur place dans les airs.

La planète a littéralement arrêté de tourner.

C'était si calme.

On s'entendait vraiment penser.

J'imagine.

Les lieux de travail et les entreprises sont forcés de fermer.

L'économie des petits boulots est particulièrement touchée,

la génération Y qui a souvent plus d'un emploi à la fois.

Je peux mettre mes pieds là ? Ça ne vous dérange pas ?

Je ne veux pas que mes pieds tombent.

Je m'appelle Duke Goolies.

Je suis fournisseur de contenu.

Et barman-mixologue.

Ouais, ça a été plutôt dur.

Je veux pas être M. Mecsplique, mais je m'y attendais

parce que je suivais le coronavirus déjà avant,

avant la période Wuhan, quand il était encore dans les chauves-souris.

J'ai plusieurs jobs. J'ai dû tout passer sur Zoom durant le confinement.

Je suis DJ dans des soirées de neutralité de genre, des baby showers.

Super important.

Je suis coach de vie.

Amy, tu le peux. D'accord ?

Amy ! Crois en toi. Tu vas y arriver !

La ferme !

Mon autre domaine de croissance a été le contenu en ligne de divertissement.

Les cinés sont fermés. Impossible de voir James Bond ou Trolls 2.

Le seul film qui est sorti parle du temps comme d'une boucle sans fin.

On le sait tous à présent.

Ma chaîne YouTube a été un véritable carton.

Surtout mes vidéos où je réagis aux événements de 2020.

On dirait l'Armageddon. On le vit en ce moment même.

Génial. La vache, peut-être une mauvaise version de génial.

Pourragravissime, foiridable. J'en sais rien !

La vache. N'oubliez pas d'aimer et de vous abonner.

Le nombre de vues est dingue. Y a vraiment de quoi faire toute l'année.

Regardez-moi ce type !

On dirait un tas de boules !

C'est sans fin.

Quelle explosion !

La diffusion en streaming, ça rapporte.

Quels ont été vos gains cette année ?

J'ai envie de dire…

seize millions de dollars.

RESTEZ CHEZ VOUS

En Grande-Bretagne, afin de remonter le moral du pays,

la reine se prépare à prononcer un discours fédérateur.

Sa Majesté s'adresse à la nation en de grandes occasions,

à Noël ou à la fin du monde. C'était donc un moment important.

Bonsoir, peuple de la Terre.

Je m'adresse à vous en temps de grave crise nationale.

Sa Majesté a évoqué, de manière plutôt réussie, l'esprit du Blitz,

quand les bombes nazies pleuvaient tous les soirs,

anéantissant rues, maisons et familles sur le terrain.

Le genre d'images patriotiques qui nous réconfortent.

Vaincre cet ennemi nous oblige à nous tapir courageusement chez nous.

En plus de la télévision,

c'était la première fois

qu'un discours de la sorte était diffusé en direct sur YouTube.

Cela a-t-il affecté le contenu ?

Bien sûr que non.

On se retrouvera.

Écrasez ce bouton "J'aime" et abonnez-vous.

Cliquez ici pour voir le merchandising royal officiel.

Mais peu après que Sa Majesté a prononcé ces mots émouvants, l'humeur s'assombrit.

Ce soir, le Premier ministre Boris Johnson a été emmené en urgence à l'hôpital,

il souffre des effets du coronavirus.

Le PM du Brexit est dans un état critique.

52 % de la Nation retient son souffle.

Il y a eu une véritable peur qu'en temps de crise nationale,

le Premier ministre doive être remplacé

par quelqu'un de moins qualifié que lui.

Ce qui serait impossible.

Sauf s'ils prévoyaient de le remplacer par une chaussette ou un ballon.

Mais au moment où Johnson semble quitter notre monde,

via un procédé appelé Prexit,

le personnel soignant le requinque

et quelques semaines plus tard, il est de retour.

Fait incroyable, le virus ne semble pas avoir affecté ses capacités du tout.

Il n'en avait toujours pas.

Ce flirt avec la mort prouve que les leaders mondiaux

ne sont pas immunisés par nature.

Pourtant, certains refusent de prendre des précautions.

Trump a refusé de porter un masque pendant longtemps.

Si on lui avait dit : les capuches blanches protègent du virus,

il aurait agi autrement.

Encouragés par le président, des citoyens refusent aussi d'obéir.

J'ai cru entendre une voix.

J'ai cru entendre des Américains !

Dans plusieurs États, des manifestations éclatent, demandant

à exercer leur droit constitutionnel à propager le virus mortel.

Le moulin à rumeurs en ligne fait des heures sup.

Quand tout a commencé,

il y avait tellement de folles rumeurs.

Je regardais le Dr Fauci pour comprendre

ce qu'il se passait réellement.

Et même si c'était effrayant, j'ai trouvé ça vraiment rassurant

de regarder quelqu'un de si accompli

exposer calmement l'aspect scientifique.

Mais ça, c'était avant de découvrir que c'était un acteur.

Comment avez-vous découvert ça ?

Un parent d'élève sur WhatsApp a partagé le lien d'un documentaire

prouvant que George Soros a créé le virus dans un laboratoire chinois

pour que Bill Gates fabrique un vaccin rempli de micropuces

pour tous nous contrôler.

Oui, ça peut paraître fou,

mais on l'a déjà vu faire.

Quand il a croisé un être humain avec un trombone

pour créer ce pauvre monstre martyrisé qui hantait Windows 98.

Ce n'était pas surprenant que certains soient déconcertés

par toute cette science, étant donné que le président semblait dire

qu'on pouvait en guérir grâce à un régime miracle de soleil et de javel.

Et il y a le désinfectant,

qui le bousille en une minute.

Y a-t-il moyen de faire un truc pareil ?

Les remarques confondent les conseillers médicaux du président,

qui souhaitent rentrer au plus profond de leur âme pour mourir.

Si on pouvait résumer ces trois dernières années et demie de folie

- en un clip… - Ce serait celui-là.

À la fin mai, pour la première fois depuis des mois,

la pandémie est remplacée dans les gros titres de tous les médias

par une histoire bien différente,

qui offre également une vision lugubre.

Le FBI enquête sur la mort d'un homme noir

après son arrestation par la police à Minneapolis.

L'incident a été filmé.

George Floyd est mort en détention.

Un policier a mis son genou sur le cou de Floyd pendant au moins sept minutes.

Selon le maire de Minneapolis,

la police a utilisé une force excessive.

Le maire a dit que c'était "mal, en tout point".

Ces images étaient horribles.

Le fait est que ces policiers

n'ont pas vu George Floyd comme un être humain,

mais le reste du monde, si.

Ce soir, l'indignation à Minneapolis a monté d'un cran,

même après le limogeage de quatre policiers.

Était-ce suffisant de les limoger ?

Ce n'est pas suffisant.

La police a des priorités intéressantes.

Quand George Floyd, un homme noir,

essaie soi-disant de donner un faux billet de 20 $ pour acheter à boire,

il a eu quatre flics au cul en quelques minutes.

Et ils l'ont tué.

Combien de temps a-t-il fallu au même service de police

pour arrêter les suspects dans cette affaire ?

Quatre jours.

Et tout avait été filmé !

Là aussi, ils ont cru à un faux ?

La tragédie de George Floyd n'est que la dernière

d'une longue série de meurtres policiers contre les noirs.

C'est le coup de grâce.

Toujours plus nombreux,

les manifestants descendent dans la rue pour exprimer leur colère.

Les gens disaient : "C'est dangereux de se rassembler. Pensez à la pandémie."

Mais, en quelque sorte, je préfère le coronavirus à la police.

Ne vous méprenez pas.

je déteste ce putain de virus, mais lui ne fait pas semblant de nous aider.

Il ne conduit pas dans les rues

avec la devise "Protéger et servir" alors qu'il va vous tuer.

La mort de George Floyd a dégoûté tout le monde.

Mais ça n'a pas surpris les noirs.

On a toujours su ce dont les flics étaient capables.

Mais les passants peuvent filmer

et maintenant, tout le monde le voit.

En toute honnêteté ?

Ça devrait être le premier argument de vente des iPhone.

Au lieu d'"Écran mégapixels",

qu'ils mettent sur la boîte : "Expose la brutalité policière".

Les jours suivants,

tandis que la tension augmente, police et manifestants s'affrontent.

Certaines marches deviennent violentes.

Le président apaise habilement la situation

avec des commentaires incendiaires rassurants.

Et à Washington, il ordonne que les manifestations pacifiques

soient gentiment dispersées à l'aide d'une violence d'État courtoise.

La police anti-émeutes, à coups de gaz lacrymo

et de balles en caoutchouc, a chassé les manifestants

pour que Trump puisse poser devant l'église Saint John.

Quand on vit dans une ville,

on n'a pas le temps d'en profiter et de faire du tourisme.

La diplomatie christique de Trump échoue

et la violence continue de s'embraser.

Il y avait tellement de colère.

Les émotions étaient vraiment palpables.

Ça devait forcément mal tourner.

Mais la chose sensée à faire

aurait été d'attendre chez soi

jusqu'à ce que tout le monde se calme et que la situation se tasse.

C'est là qu'il aurait fallu sortir manifester de manière calme et ordonnée.

J'aurais été la première à y participer,

sauf si c'était un mardi, jour de ma gym en ligne.

Mais au lieu de ça,

les événements ressemblaient à de l'anarchie généralisée, selon moi.

Et croyez-moi, je sais reconnaître un comportement criminel.

Que ce soit un briseur de fenêtre ou un homme noir assis dans une voiture.

N'y a-t-il pas une vidéo de vous

qui est devenue virale où vous houspillez un homme noir ?

Et je vous dis que c'est ma voiture !

Chose que vous pourrez prouver avec une pièce d'identité.

Tout d'abord, je ne le houspillais pas.

Je demandais poliment, pendant moins d'une heure.

Vous n'avez fait ça qu'une fois cette année ?

Il y a eu un incident à une piscine.

- Rendez-la-moi ! - Et le reçu ?

Je veux voir un reçu.

Il y a eu un incident dans les collines.

Je peins une aquarelle !

La façon dont vous maniez ce pinceau me perturbe beaucoup.

Et à l'hôpital.

Ma puce, tu en es sûre ?

- Ce dialyseur est pour toi ? - Maman, la folle est revenue !

J'ai le droit de demander.

J'ignore pourquoi les gens sont si prompts à juger.

Il est avec vous ?

Mike ? Il est là depuis ce matin.

Des manifestations éclatent dans le monde entier,

avec un cri de ralliement résonnant dans toute la planète.

Black Lives Matter !

Les vies noires comptent.

PROFESSEUR D'HISTOIRE

Aucune personne raisonnable ne serait en désaccord avec ça,

mais je préfère dire : "Toutes les vies comptent."

L'idée est qu'ils sont traités comme si leurs vies ne comptaient pas.

Toutes les vies ? Je ne crois pas.

Non, les vies des noirs.

Celles-là.

Et qu'en est-il donc ?

- Elles comptent. - Plus que toutes les vies ?

- Qui est le raciste ? - Je ne vous ai pas traité…

Si. Vous alliez m'étiqueter en tant que sectaire, comme ma fille.

Et ses amis, et mon fils et ses amis.

Et ma femme.

Et ses amis.

Et mes amis.

On ne peut plus rien dire de nos jours.

Puis la lumière se fait sur les reliques d'un passé intolérant.

À Bristol, des manifestants entourent

la statue du marchand d'esclaves Edward Colston

et la tirent hors de la sécurité de son socle.

Ces gens veulent détruire l'Histoire.

Et si en enlevant ces statues, ils écrivaient plutôt l'Histoire ?

La ferme et passez à autre chose.

Ils l'ont jeté dans la mer, ce qui est cruel.

Ils l'ont peut-être tué.

Les statues peuvent respirer sous l'eau ?

Elles ne respirent pas.

Il a sûrement pu nager et sortir de l'eau.

Les entreprises aussi se réveillent

et se demandent comment soutenir les noirs

sans avoir à les payer.

Elles prouvent leur compassion

en renommant les Ku Klux Krunchies en Rosa Park Puffs,

et ainsi de suite.

Notre société a intensifié ses efforts de plusieurs manières audacieuses.

Nous avons déployé de nouveaux assistants virtuels

avec la personnalité de Malcolm X.

Malcolm, peux-tu mettre les meilleurs tubes de ZZ Top ?

Je ne t'obéirai pas. Je n'accepte pas ton autorité.

Mais notre plus grand geste a été le truc sur Boris Johnson.

Nos liens avec les Anglais sont très bons depuis notre réussite du vote Brexit.

Ils souhaitaient montrer que la Grande-Bretagne

avait dépassé son passé colonial,

en lien étroit avec la traite d'esclaves.

Ils ont testé notre technologie d'échange de corps.

C'est la première fois que l'âme d'un PM britannique

est transférée dans le corps d'un homme noir.

Et ça a marché.

Aujourd'hui, je me tiens devant vous en tant qu'homme noir fier,

un symbole dynamique, vivant, de la Grande-Bretagne moderne et vibrante.

Je vais répondre à vos questions.

- Oui, la dame avec la main levée. - Vous n'êtes pas d'ici ?

Avez-vous un reçu pour ce costume ?

- Pas un reçu… - Police, arrêtez cet homme !

Ça a marché temporairement.

On a dû réintégrer Johnson pour qu'il puisse gouverner

avec cette incompétence blanche familière et rassurante.

Certains blancs commencent à se demander s'ils en font assez personnellement.

Je me considère comme un allié.

GÉNÉRATION Y

Mais en m'introspectant, j'ai vu que je pouvais changer.

J'ai d'abord commencé par poster des carrés noirs sur Insta.

Puis, par utiliser que des émojis noirs dans mes messages.

J'ai aussi envoyé pas mal de demandes d'amis à des noirs.

Et j'ai même appris comment prononcer leurs noms.

Même les compliqués.

Superbe.

Et je me suis dit : je sais que c'est important pour moi,

mais est-ce qu'assez de gens savent que c'est le cas ?

Je devais faire plus. Alors j'ai fait une vidéo.

INTROSPECTION #BLM

Je suppose qu'en quelque sorte, je suis aussi noir,

peut-être plus que n'importe qui.

Ça a plu, alors j'en ai fait une autre

où je roulais dans un quartier noir pour leur faire entendre mon soutien.

Écoutez, je veux que vous sachiez que je suis avec vous.

Je vous entends. Je vous vois. Je suis vous.

C'était pas juste cinq minutes. On a continué jusqu'à deux heures du mat.

On était super engagés.

Amis de couleur, je suis à vos côtés. Je ressens votre douleur.

- Dégage ! - Merde, vas-y. Dépêche !

DIFFUSER LA PAROLE #8

Ça ne peut pas plaire à tout le monde.

Pendant ce temps, la pandémie se déchaîne sans freins

et les réactions divergent.

Certains pensent que la seule issue est une immunité collective.

L'immunité collective se produit lorsque presque tout le monde a été exposé

et s'en est remis. Le virus s'éteint rapidement.

Ça s'est déjà produit avec le floss.

SCIENTIFIQUE

Pardon, le quoi ?

Vous savez…

D'autres attendent un remède miracle,

mais tout vaccin potentiel fait face à une procédure épineuse,

un manœuvre complexe pour tout liquide.

Les vaccins passent par un long processus d'approbation.

Il y a d'abord des essais préliminaires avec un nombre limité de participants

chez qui nous surveillons les niveaux de protéines générées appelées anticorps.

Il s'agit des tests en aveugle

parce qu'un placebo est donné à la moitié des participants…

Excusez-moi, pourquoi montrez-vous des images de ce truc-là ?

Je parle encore. Est-ce pertinent ?

On essaie de rester visuellement intéressants. Oubliez ça. Continuez.

D'accord. Pas de souci.

Une fois l'essai initial terminé, le deuxième essai commence.

Là, il s'agit moins d'efficacité, car au cours du deuxième essai,

il faut maintenir un équilibre délicat

entre le suivi de la réponse sérologique et comment cela…

Que se passe-t-il ? Ça n'a rien à voir avec tout ça. C'est…

Je vous parle.

Ignorez ces images. C'est juste de la texture.

L'aspect scientifique vous intéresse, au moins ?

Pour être franc, non.

Sans cure contre le COVID en vue, la vie de millions de gens est réduite

à une nouvelle normalité effrayante et à des séries de confinements sans fin.

Je vis seule et j'ai fini par me sentir si seule

que j'ai développé exprès un trouble de personnalité multiple

pour me tenir compagnie.

Mais je devais aussi garder en permanence deux mètres de distance avec moi-même.

Vous avez déjà essayé de le faire ? C'est un véritable cauchemar.

Alors j'ai passé des appels vidéos pour rester sociable.

Salut, ça va ?

Non, mais on fait avec.

J'en ai tellement fait que parfois, je bogue dans la vraie vie.

Je plante parfois, genre…

Tu m'entends de ton côté ?

Comme déféquer et sangloter, les appels vidéo font partie de la vie quotidienne,

et pour certains, les affaires fleurissent.

Nos calculs des débuts montrent qu'environ 20 % de nos clients

pourraient mourir du virus.

Mais les 80 % survivants auraient une dépendance

à nos produits de visioconférence 200 fois supérieure,

un énorme succès pour nous.

Énorme, bien que triste.

En désespoir de cause, les gens se tournent

vers le service de streaming primé Netflix

pour se divertir.

Nous passions beaucoup de temps à Windsor à regarder Netflix.

Passiez-vous beaucoup de temps comme moi à parcourir la page d'accueil ?

Non. Mon valet de pied le fait pour moi.

J'ai vu tant de programmes idiots.

Vous avez vu Floor is Lava, le jeu ?

Ne…

tombez pas…

dans…

la…

lave !

La série date de l'an dernier. En 2020,

personne n'essaierait d'échapper à la lave.

On ferait la queue pour se jeter dedans,

en y jetant d'abord nos mioches.

Peut-être dans la saison 2.

Mon programme préféré est forcément The Crown.

C'est rafraîchissant de voir une série terre-à-terre

sur des gens quelconques aux vies ordinaires.

Ces choses-là donnent de l'espoir à la populace.

Certains disent que The Crown est irréaliste,

mais c'est une représentation plus fidèle de la monarchie

que leur autre drame royal, Au royaume des fauves.

Crois-moi, je te mettrai une balle au cul

pour que tu finisses par te tortiller au sol.

Et je te collerai une balle entre les yeux.

Cet homme ne provient pas d'une lignée royale de ma connaissance.

- Harry et Meghan ont signé chez Netflix. - Harry et qui ?

- Harry et Meghan. - Qui et qui ?

De retour au monde réel, l'Amérique est confrontée à des crises de toutes parts

et les critiques envers le président augmentent.

Certains s'interrogeaient sur son aptitude à gouverner,

en partie parce qu'il lui fallait deux mains pour boire,

mais surtout à cause de tout le reste.

Pour accroître son soutien, Trump annonce une série de rassemblements.

Nos rassemblements ont été phénoménaux. Aucun siège n'était vide.

Mais malgré une augmentation de demandes de billets,

un ralliement en Oklahoma n'a rassemblé que des absents.

Comme l'expliquent les médias,

des utilisateurs sans cœur de la plateforme TikTok sont responsables.

Des TikTokers ont intentionnellement saboté le ralliement

en s'inscrivant en masse sans avoir l'intention d'y assister.

Ils ont répandu la nouvelle via TikTok.

Les républicains affirment que les médias sociaux

essaient activement de supprimer un agenda conservateur déraisonnable.

29 JUILLET

J'irai droit au but, les Big Tech en ont après les conservateurs.

Ce n'est ni un soupçon ni une intuition. C'est un fait.

Les faits, qui se fichent de vos sentiments,

sont qu'en ligne et dans les médias,

les conservateurs sont réduits au silence.

Je l'ai déjà dit. Sur ma chaîne YouTube.

On réduit au silence les conservateurs.

Chez Joe Rogan, aussi.

On réduit au silence les conservateurs.

Sur le podcast de Jordan Peterson.

Les conservateurs sont réduits au silence.

Je l'ai dit à Tucker Carlson.

Les conservateurs sont réduits au silence.

Deux fois.

Comme je l'ai dit : les conservateurs sont réduits au silence.

C'est tout à fait vrai.

Et dans mon best-seller du New York Times :

Les conservateurs sont réduits au silence.

Je m'efforce de le dire encore et encore

parce que les conservateurs sont réduits au silence.

- Vous n'utiliserez même pas ces images. - Mais si.

Bob, nous savons bien que ça n'arrivera pas.

- Je m'appelle James. - Peu importe, Bob.

De l'autre côté de la fracture politique,

l'enveloppe de Joe Biden rencontre des revers.

C'est le plus vieux candidat jamais enregistré.

Deux cents ans après sa naissance,

des questions se posent sur sa longévité.

Biden est clairement diminué.

Tous les hommes et les femmes ont été créés par… Vous savez bien.

Il semblait plutôt frêle.

Sans parler du virus. Parfois,

on aurait dit qu'une forte brise aurait suffi à l'emporter.

Il est donc resté dans son sous-sol, d'où il a mené sa campagne virtuelle.

Un genre de campagne qui n'a jamais vraiment lieu.

Bienvenue à tous à notre première happy hour virtuelle.

Il aurait pu être sous protection de témoins.

Mais il a fini par devoir s'aventurer dehors.

Son équipe était extrêmement prudente à son égard.

À chaque rencontre du public, ils le faisaient s'assoir loin d'eux

pour éviter toute allégation d'attouchements douteux.

Et ils ont empêché des gaffes verbales en le gardant bâillonné physiquement.

Biden organise aussi des rassemblements "drive-in" en toute sécurité,

auxquels assistent des voitures enthousiastes

et où il canalise l'énergie vibrante d'un vieil homme invectivant les voitures.

Nous ne devrions avoir aucune tolérance

envers les groupes extrémistes blancs suprémacistes qui défilent dans nos rues.

Mais sa campagne reçoit un coup de fouet lorsqu'il choisit sa colistière.

Laissez-moi vous présenter, pour la première fois,

votre prochaine vice-présidente des États-Unis, Kamala Harris.

Kamala, la parole est à vous.

À 55 ans, Harris n'a même pas le quart de l'âge de Biden.

Elle est la première candidate afro-américaine

et sud-asiatique candidate à la vice-présidence du pays et est donc,

avec Donald Trump,

la deuxième personne de couleur au scrutin de 2020.

Nous sommes tous unis.

Vous, moi et Joe, tous ensemble.

Biden et Harris ne s'étaient pas toujours entendus.

Elle avait affronté Biden aux primaires.

Reconnaissez-vous que vous avez eu tort de vous opposer aux bus scolaires ?

L'année dernière, elle a dit croire celles qui l'ont accusé d'inconvenance.

Mais tout cela était pardonné.

Même si leur relation semblait un peu distante.

Et bien sûr, s'ils gagnaient l'élection,

elle serait présidente si Biden décédait. Et si quelqu'un venait à le remarquer.

Sa campagne trouve un nouvel élan,

mais l'histoire américaine va prendre une tournure inattendue

tandis que le monde observe.

Être à nouveau confinée était vraiment énervant.

J'ai regardé tout le catalogue de Netflix pendant le premier confinement.

Mais là, j'ai accroché sur la série America, qui est vraiment géniale.

Vous l'avez vue ? C'est sur la chaîne d'information.

C'est complètement dingue.

Les rebondissements n'arrêtent pas.

Il y avait une sorte de combat électoral

entre un type, genre contrôleur dans un train fantôme,

et un maniaque orange gonflable qui semblait incapable de gérer la peste.

On fait tellement de tests, je ne pense pas qu'il en faille autant.

Certains ne sont pas d'accord avec moi et d'autres sont d'accord avec moi.

Tout le monde détestait tout le monde et le pays entier était en feu.

Pas juste les forêts, mais les grandes villes aussi.

La seule chose qui ne l'était pas, c'était la mer et elle y pensait sûrement.

Comme si c'était pas suffisant,

il y a eu un revirement inattendu impliquant un personnage bien-aimé.

Vous regardez Fox News. La juge de la Cour suprême,

Ruth Bader Ginsburg,

est morte à l'âge de 87 ans.

La juge Ruth Bader Ginsburg était une féministe et une pionnière

qui s'est battue pour l'avortement,

l'égalité des sexes et contre un gazoduc à travers des terres indigènes de 1 000 km.

La dernière volonté de RBG était de ne pas être remplacée à la Cour suprême

avant que le prochain président n'ait prêté serment.

Mais cette dernière volonté a été enterrée avec elle.

Fox News confirme ce soir

que le président Trump a nommé Amy Coney Barrett

comme juge de la Cour suprême.

Comme Fox News l'a pompeusement expliqué,

Trump a nommé Barrett, une fervente catholique

qui prétend qu'une carrière juridique est "un moyen pour servir Dieu."

Ce dernier n'a pas commenté.

Amy Coney Barrett représente tout ce contre quoi était RBG, tout !

Elle est si pro-vie que j'ai ma théorie.

Elle est secrètement financée par l'industrie des cintres.

Le 26 septembre, la Maison-Blanche organise une cérémonie dans la roseraie

annonçant la nomination de Coney Barrett.

On y retrouve tout le gratin et beaucoup de futurs infectés.

Les proches de Trump étaient présents,

mais l'invité le plus important était le nouveau coronavirus,

qui s'est mêlé silencieusement aux invités,

en particulier ceux qui n'y croyaient pas encore.

Mais les jours suivants, le président est assailli de distractions.

Le New York Times révèle ses déclarations de revenus,

dévoilant que, comme tout bon businessman, il ne gagne pas d'argent.

Le 29 septembre, le 1er débat présidentiel offre un moment télévisuel éclairant.

Je suis Chris Wallace de Fox News,

bienvenue à vous pour ce premier débat présidentiel de 2020.

Trump apparaît comme à son habitude : grincheux,

comme si un truc le bouffait de l'intérieur.

Ce qui s'est avéré être vrai.

Biden, lui, essaie juste de paraître en vie.

Le débat commence direct,

comme une battle de rap dans une maison de retraite.

Mais pire encore.

- La question est… - La nouvelle juge de la…

- …la gauche radicale. - Allez-vous la fermer ?

Parler de désastre et de merdier

serait injuste envers ces derniers.

C'est incroyable.

Soixante-treize millions d'Américains

ont assisté à un débat aussi stimulant intellectuellement

qu'un duel de pigeons pour un morceau de pain dans un parking.

À un moment clé, Trump est censé

condamner les suprémacistes blancs et il bredouille.

Quel nom leur donnez-vous ?

- Qui voulez-vous que je condamne ? - Les Proud Boys.

Proud Boys, restez en retrait et tenez-vous prêts.

Il leur a dit de se tenir prêts.

Il ne désavoue personne.

Autant charger un fusil de chasse !

Suite au débat, la seule nouvelle positive pour Trump

est son résultat de test COVID,

qui entraîne une couverture globale négative.

Pour commencer, flash spécial…

Flash spécial, le président Trump a été testé positif au coronavirus.

C'est extraordinaire à plusieurs niveaux.

Personne ne s'y attendait.

Laissez-moi reformuler.

Tout le monde s'y attendait.

Mais on ne pensait pas que ça arriverait.

Puis les gens de son entourage commencent à tomber malades.

Même Melania, qui s'est distancée socialement de lui

ces quatre dernières années.

Le président ne prenait pas de précautions.

Pardon ? Dites-vous que c'est de sa faute ?

Il portait rarement un masque.

Il ne portait pas de masque ?

Dites-vous qu'à cause de sa tenue vestimentaire, il l'aurait cherché ?

Parce que ça, c'est du blâme de victime et vous devriez avoir honte de vous.

En tant qu'homme de 74 ans en surpoids, Trump ne risque pas

de faire la couverture de Sports Illustrated en maillot,

mais d'attraper le coronavirus.

Son état s'aggrave et il est emmené à l'hôpital Walter Reed.

Le monde retient son souffle.

C'était un moment d'unité nationale.

Quel que soit leur camp, tout le monde en Amérique priait.

Pour deux issues distinctes.

Le président est dans un hôpital militaire

où il se fait injecter un traitement expérimental par anticorps.

Là, je me dis que le scénario est tiré par les cheveux,

mais je suis à fond dedans et j'enchaîne les épisodes.

Les sympathisants montrent leur soutien devant l'hôpital

et sont récompensés quand il réquisitionne un véhicule des services secrets

pour effectuer le passage le plus dangereux

depuis les derniers instants de Tupac Shakur.

Il y a ce moment fou où il atterrit à la Maison-Blanche,

va au balcon et enlève son masque

pour qu'on sache que c'était bien lui et pas une belle femme déguisée.

Puis, il a prouvé que ses deux pouces bougeaient bien.

Dieu merci.

Et il a salué l'hélicoptère,

qui ne le voyait pas parce qu'il s'envolait.

Le budget de production a battu tous les records.

J'ai cru à la fin du dernier épisode d'Amérique.

J'étais plutôt surprise que le pays continue après ça.

C'était remarquable, l'un des moments les plus emblématiques de l'Histoire,

mais aussi l'un des plus profondément stupides.

Les livres d'histoire devront mentionner ça au crayon.

Par un chien.

Je suis resté debout, j'ai mené.

Tout bon leader aurait fait ce que j'ai fait.

Je sais qu'il y a un risque, un danger, mais ce n'est rien.

Je vais mieux et je suis peut-être immunisé, qui sait ?

Malgré son calvaire, Trump semble avoir gagné peu de sympathie du public américain

et dégringole dans les sondages.

À ce moment-là, Trump avait besoin d'un genre de surprise d'octobre

pour effacer le sourire de Biden.

Dans un rapport explosif,

Hunter Biden est accusé d'avoir présenté son père à un homme d'affaires ukrainien.

Selon vous, l'Ukraine n'existe pas.

Peu importe.

L'important, c'est le silence total des grands médias.

Personne ne parlait plus de Hunter Biden.

J'ai dit à Joe Rogan…

Et Hunter Biden ?

Et à Tucker Carlson…

Et Hunter Biden ?

Plus d'une fois.

Et Hunter Biden ?

Espérons que les preuves arrivent par la poste !

C'est tout à fait vrai.

Et je l'ai dit dans mon best-seller du New York Times, Et Hunter Biden ?

- Et donc ? - Vous ne voulez même pas en parler.

Tandis que le jour J approche, d'autres facteurs rendent cette élection

aussi imprévisible qu'un singe avec une crosse de hockey.

La pandémie force les États à généraliser le vote par correspondance,

ramenant le système électoral américain au 19e siècle.

Les partisans de Trump iraient voter en personne le jour J

parce qu'ils n'avaient pas peur du virus.

Ou du fascisme.

Les démocrates plus prudents voteraient par correspondance,

depuis le confort de leurs foyers élitistes libéraux,

portant un masque et nettoyant à la javel le crayon une fois fini.

Le vote anticipé en personne explose également.

Les Américains font la queue sur des km pour exprimer leur droit démocratique.

C'était tellement stimulant de voir tant d'Américains voter.

Oui, et il y a aussi eu beaucoup…

de votes noirs, ce qui est vraiment génial !

Évidemment, ça ne me pose aucun problème

tant que chacun a une pièce d'identité, une adresse et les mains en évidence.

VOTRE VOIX, VOTRE VOTE

Bonjour l'Amérique. Jour de l'élection 2020.

C'est le grand jour.

Tandis que les médias relaient la dernière élection de l'Histoire,

les peurs précoces d'affrontements aux bureaux de vote s'estompent

face aux scènes familières et ennuyeuses de longues queues et de paperasserie.

Depuis MSNBC, Décision 2020.

À ce moment-là, la série a changé de cap

pour devenir un jeu télévisé vraiment compliqué.

Basé sur une élection.

En gros, ils avaient une carte des États-Unis

bleue sur les bords et rouge au milieu.

Pour gagner, les joueurs devaient retourner les États, l'un après l'autre,

pour découvrir leur couleur.

La nuit des élections débute quand un État rouge devient bleu ou l'inverse.

Ils ne valent pas tous la même chose. La Floride vaut 29 points,

même si son nom a moins de lettres que le Tennessee.

C'était si compliqué qu'ils expliquaient sans cesse les règles.

S'il ne reprend pas le dessus par miracle en gagnant le Wisconsin,

le Michigan ou en faisant basculer l'un des États Clinton,

alors il sera à cinq contre cinq dans ces États.

L'émission a duré plusieurs jours de suite

et ils n'ont jamais demandé aux concurrents de buzzer.

C'est le jeu le plus ennuyeux qui soit.

Pas étonnant qu'il ne soit diffusé que tous les quatre ans.

Tandis que la soirée électorale s'achève sans vainqueur officiel,

tous les yeux se tournent vers l'État clé de Pennsylvanie,

où Trump a eu une série de victoires.

Mais les responsables insistent pour compter les votes de Biden.

Trump dénonce une tricherie.

En direct, il tente de battre le record de Nixon

de conneries présidentielles.

Nous nous préparions à remporter cette élection.

Franchement, nous l'avons remportée.

Nous l'avons remportée.

Le président exige la fin de la démocratie tout comme certains de ses partisans.

Arrêtez de compter !

Des bastions de partisans de Trump manifestaient.

Nous ignorons combien car ils refusaient d'être comptés.

Arrêtez de compter !

Le décompte dure des jours

et les médias hésitent à nommer un vainqueur officiel.

Les stocks d'ongles rongés baissent dramatiquement.

Cette élection était réglée dès le premier soir.

Mais ça n'en avait pas l'air à cause d'un décompte spécial.

La Pennsylvanie et la Géorgie

ont compté les votes par correspondance en dernier, bien qu'arrivés en premier.

Dire que Biden avançait lentement jusqu'à la ligne d'arrivée,

c'était raconter l'histoire à l'envers.

Faites ça pour Les Dents de la mer

et un requin va recracher des blancs paniqués en mer.

Un tout autre film.

Enfin, tandis que l'assistant de labo bossu de Trump, Rudy Giuliani,

s'adresse aux médias depuis le prestigieux parking du paysagiste Four Seasons,

la victoire est annoncée.

Qui l'a annoncée ?

Bon sang ! Tous les médias !

Tous les médias ?

Vous êtes sur CNN. Joseph R. Biden Junior

est élu 46e président des États-Unis.

Je me souviendrai toujours de l'annonce de la victoire de Biden.

Je regardais les infos un samedi après-midi

ou peut-être un dimanche soir.

Bref. Cette semaine est floue.

Mais, mon Dieu, ce véritable soulagement

était aussi bon qu'aller chier après un long vol.

Et je le dis dans tous les sens du terme parce que j'en pleurais.

Dans les villes, les gauchiasses et la génération Snowflake paradent

pour fêter la victoire de Biden

avec une effusion de joie, d'espoir et de coronavirus.

La dernière fois que j'ai vu une telle célébration, c'était en 1983

sur la lune forestière d'Endor, quand l'Empire a été vaincu.

Oui, c'est dans Le Retour du Jedi. C'est un film.

La Guerre des Étoiles.

Veuillez m'excuser, mais j'étais présent.

J'y étais. Moi, et ces adorables petits oursons humanoïdes.

Un moment très agréable.

À la tombée de la nuit, le nouveau président et joggeur,

Joe Biden, prononce son discours victorieux.

Après quatre ans de demi-phrases incendiaires de Trump,

les progressistes sont rassurés

par le message d'espoir terne mais cohérent de Biden.

Je m'engage à être un président

qui ne cherche pas à diviser, mais à unifier.

Selon lui, il y a plus de choses qui nous unissent

que qui nous divisent.

Même si nous comptions encore les millions de bulletins

qui prouvent que nous sommes différents.

Sans même arriver à nous mettre d'accord sur ce résultat-là.

Traditionnellement, le perdant félicite le vainqueur,

mais M. Trump ignore le sens du mot "concéder"

et il était furieux quand on le lui a appris.

Le président n'est pas le seul à salir et à chier sur les résultats.

Ayant été réélus au Sénat,

les principaux républicains insistent : l'élection qui les a élus a été truquée.

Beaucoup de manigances se trament ici.

Si j'étais le président Trump, j'irais droit au tribunal pour riposter.

Arrêtez le vol !

Sérieusement, tous ces écarts !

Selon les registres,

des morts ont voté pour Biden.

Or, les fantômes ne peuvent pas tenir de stylo.

Il y aurait eu plein de votes à distance.

Comment ils les ont récupérés, alors ?

Hunter Biden contrôlait des machines à voter dans le Michigan.

La Géorgie n'est pas un État. Aucune trace de son existence avant novembre.

Le kérosène ne brûle pas autant. C'était une démolition contrôlée.

La défaite de Trump est statistiquement impossible,

comme la neige en hiver ou un canard sans voix.

Le manque de preuves prouve le complot.

Et cette élection n'a même jamais eu lieu.

CNN a donné l'impression du contraire en utilisant des images de synthèse.

Tout n'est que mensonge.

Si c'est à ça que ressemble la démocratie, ne comptez pas sur moi.

En fait, ne me comptez pas du tout ou ce serait à nouveau de la démocratie.

Et je ne veux pas en faire partie.

Cette élection n'est pas terminée, loin de là.

Trump lance des contestations judiciaires sous la direction

de l'idiot du village juridique, Rudy Giuliani,

dont les piteux efforts font pleurer ses cheveux.

…et le processus de vote par correspondance, pour tricher.

Mais leurs efforts sont vains.

La seule bonne chose à propos du refus de Trump de concéder la victoire

a été de le regarder perdre encore et encore.

Toutes ces contestations en vain ?

C'était comme de regarder un homme tomber d'un gratte-ciel

et tenter de faire disparaître le trottoir avant de s'y écraser.

Les médias vont le nier, mais Trump n'a pas perdu l'élection.

Vous avez des preuves ?

Il a remporté le vote populaire de plusieurs millions.

Que vous faut-il de plus ? Il a gagné équitablement.

Pour vous, Trump a remporté le vote populaire ?

Non, Biden. Le nouveau président Biden. Le vainqueur.

Ne soutenez-vous pas Trump ?

Je n'ai jamais soutenu Trump.

Vérifiez, Bob.

Mon nom est James et vous étiez dans l'équipe de Trump.

Qui est Trump ?

Trump a peut-être été écarté, mais le mouvement derrière lui demeure.

L'Amérique est toujours piégée dans un mariage sans amour avec elle-même.

C'est fou qu'après tout ce qu'il a fait ces quatre dernières années,

plus de 70 millions d'Américains le soutiennent inconditionnellement.

Nous ne céderons, ni n'abandonnerons, ni ne reculerons jamais.

Nous ne nous rendrons jamais.

Soit c'est terrifiant,

soit c'est l'histoire d'amour la plus inspirante de notre époque.

Les gens pensent que la démocratie est permanente et immuable.

Or, c'est une chose qu'il faut entretenir perpétuellement,

comme une femme ou une rancune professionnelle.

La démocratie américaine a survécu à ce défi.

Mais qu'en sera-t-il dans quelques années à l'arrivée du prochain Trump ?

Peut-être un Trump plus jeune, plus rusé, plus impitoyable.

Avec des réflexes plus rapides et un exosquelette en titane.

Des sacs de venin sur son cou.

Ou des griffes en onyx redoutables.

Que se passera-t-il ?

Une fois que Trump sera finalement parti,

l'Amérique redeviendra totalement non-raciste du jour au lendemain.

Et on pourra se détendre au sujet de toute cette affaire institutionnelle.

Je serai triste de voir M. Trump partir.

Il a apporté une dignité tranquille à son rôle.

Mais cela dit,

j'ai hâte d'accueillir M. Biden

au palais de Buckingham à la première occasion.

Nous nous sommes rencontrés lors de mon couronnement en 1953,

il était déjà vieux à l'époque.

Tandis que l'Amérique ouvre un nouveau chapitre et que 2020 s'achève,

la pandémie mondiale bat, hélas, toujours son plein.

Alors même qu'elle renforce encore son emprise,

des lueurs d'espoir apparaissent enfin.

Enfin une bonne nouvelle sur le COVID-19,

un vaccin pourrait être disponible d'ici Noël.

C'est un exploit scientifique historique,

à égalité avec l'alunissage.

Mais plus difficile, le coronavirus étant bien plus petit que la lune.

Trouver un vaccin, c'est une bonne chose.

Mais il reste encore du travail.

Une fois l'approbation obtenue et la fabrication intensifiée,

il doit être distribué à des températures inférieures à zéro.

Le moindre revers dans le transport

pourrait générer beaucoup de déchets.

C'est quoi votre problème ?

Même avec un remède miracle,

rien ne garantit que tous accepteront le vaccin.

Pas de vaccin 5G pour moi, merci. Il est fait dans un laboratoire.

Il ne faut pas se fier à tout ce qui n'est pas naturel.

Je l'ai lu sur Facebook.

Facebook n'est pas vraiment naturel non plus.

Je ne m'injecte pas Facebook dans les veines.

Mais vous l'injectez bien dans vos méninges, non ?

Sortez de chez moi.

Malgré les défaitistes et les refuzniks,

le vaccin offre une chance de vie plus normale en 2021

et au-delà.

C'est formidable. On pourrait reprendre une vie normale.

CITOYENNE ORDINAIRE

On pourrait aller au pub.

Peut-être même rencontrer quelqu'un et danser un peu.

Se peloter.

Emménager ensemble.

S'éloigner.

Apprendre à détester sa façon de se curer les dents.

Le son de sa voix.

Espérer ne s'être jamais connus.

Vraiment maudire ce jour-là.

Le vaccin est obligatoire ?

2020 a défié l'humanité comme jamais auparavant.

Une année de tumultes, de bouleversements, d'indignation,

d'insultes, de désastres, de lave et de division.

Elle nous a testés, mais nous a-t-elle enseigné quelque chose ?

Qu'avez-vous appris en 2020 ?

Appris ?

Le nombre de pas qu'il y a entre mon canapé et mon réfrigérateur.

J'ai appris la séquence génomique complète du nouveau coronavirus.

Et à faire le floss.

J'ai beaucoup appris sur moi-même.

Parfois, je donne trop aux autres.

J'ai aussi appris à prononcer correctement Sieg Heil !

Je dirais, personnellement, que 2020 était plutôt amusant, avec du recul.

J'ai repris contact avec de vieux amis et nous avons lancé

un quatuor a cappella via Zoom.

- Voulez-vous entendre Camptown Races ? - Euh… Non.

- C'était super. Merci beaucoup. - Merci.

Super, génial.

C'est bon ?

C'était parfait. Merci.

Nous risquons d'en faire une autre l'année prochaine,

à la fin de 2021.

- OK. - Oui.

Voudriez-vous lire quelques réponses anticipées

qu'on ajoutera au montage ? Elles sont sur cette page.

Oui, heureux de rendre service.

- La dernière page ? - Oui.

Mais personne n'aurait pu prédire

comment le vaccin nous affecterait

ou comment nous utiliserions nos nouveaux pouvoirs.

Personne n'aurait pu prédire

les effets du vaccin ou comment nous utiliserions nos pouvoirs.

Personne n'aurait pu prédire les effets du vaccin

ou comment nous utiliserions nos pouvoirs.

C'est là que la présidente Harris a dévoilé ses intentions.

C'est là que la présidente Harris a dévoilé ses véritables intentions.

C'est là que la présidente Harris a dévoilé ses véritables intentions.

Bien sûr, la chaîne Trump News a cessé d'émettre après un mois seulement.

Bien sûr, la chaîne Trump News a cessé d'émettre après un mois seulement.

Il était le dernier leader mondial

qu'on s'attendait à voir se fourrer un œuf dur dans le cul à la TV italienne.

Il était le dernier leader mondial

qu'on s'attendait à voir se fourrer un œuf dur dans le cul à la TV italienne.

Il était le dernier leader mondial

qu'on s'attendait à voir se fourrer un œuf dur dans le cul à la TV italienne.

Au dernier moment,

on s'est tous réveillés. Tout ça n'avait été qu'un horrible rêve.

Au dernier moment, on s'est tous réveillés.

Tout ça n'avait été qu'un horrible rêve.

Au dernier moment, on s'est tous réveillés.

Ça n'avait été qu'un horrible rêve.

J'aimerais bien.

Ça suffira ? C'est bon ? Merveilleux.

Super, merci.

C'était chouette.

Bon, j'ai un train à prendre,

mais avant, je vais trouver un bar à moitié louche

et prendre un Negroni.

Ça suffira ?

C'était amusant ! Je me suis amusée.

C'est bon, on a fini ?

Moi, j'ai fini, et toi ?

Tu veux baiser ?

La distanciation sociale est vraiment très stricte sur cette production…

Comme tu veux, mec.

Sous-titres : Tia Muller

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.