All language subtitles for Peccato veniale 情人與親眷.1974.fre

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Original subtitles

PÉCHÉ VÉNIEL

Allez, viens ! Petit trésor ?

Viens !

Tu veux un petit biscuit ?

C'est bon ! Approche !

C'est bon, tu sais ? Tiens !

Tiens, allez viens ! Mange, mange !

Tiens. T'étouffe pas avec, surtout.

C'est attaché avec du fil de fer ?

Ça bougerait pas, même avec un tremblement de terre !

Putain de...

Petite saloperie !

Tu l'as échappé belle encore cette fois, mais je t'aurai un jour...

Giustino !

À vos ordres !

C'est pas parce que le service n'est pas de qualité

que tu dois tout casser.

J'ai pas tout cassé ! Juste une tasse.

Quelle tarte ! Même le bon Dieu ne peut pas tout faire en un jour !

Il faut bien un début à tout.

Aujourd'hui, c'est une tasse, demain ce sera tout le reste.

- Qu'est-ce que tu me veux ? - Ce que je te veux ?

T'attends quoi pour sortir cette pauvre bête ? Que sa vessie explose ?

- Pourquoi crois-tu que je suis là ? - Pour polluer l'air.

- Tu sais faire que ça. - Sinon, entre deux tasses cassées,

t'as eu le temps de cirer mes pompes ? - Elles sont là-bas.

- Pourquoi voulais-tu tout casser ? - Je jure que je ne voulais pas !

Cette folle ne fait que jurer ! Je ne la supporte plus !

Je voulais juste casser une tasse... Euh, non !

Tu vois que tu voulais casser quelque chose !

À part les pieds, pas vrai ?

- Saloperie ! - Qu'est-ce qui t'arrive ?

Ton maudit trésor a pris mes chaussures pour des chiottes !

Ça t'apprendra à le faire attendre !

Voilà pourquoi Renzo et Laura n'ont pas téléphoné !

Surprise !

Maman, papa !

Pourquoi tu pleures ? C'est pas ta mère, juste la nounou !

Je vois pas le rapport entre mes seins et les poils sur mon visage.

Tu es une ignare, je te l'ai expliqué !

Tout le corps doit absorber la pommade.

Avec le temps, les poils sur le visage disparaîtront.

- C'est une histoire de glandes. - Fais-nous confiance.

Mon père est médecin.

Les gars, c'est pas mon tour ?

Soit il manque un sein, soit y a un mec en trop. Faut tourner !

Alors, va-t'en.

Moi ? On peut même plus regarder ? Pourquoi ?

Parce que t'es vieux et que j'ai honte !

Si tu t'en vas pas, je te jure que je casse tout ici !

Pars !

- Va-t'en ! - Non !

- Dégage, casse-couilles ! - Très bien ! Je m'en vais.

Mais c'est la première fois que ces trucs sont interdits aux majeurs.

- Et si je balançais tout ? - M. Sandro ?

- Sûrement la voix de la conscience. - Moi, je peux rester.

Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qu'elle me veut ?

Il s'en fait pas le gamin, il s'était déjà bien installé !

Ce sauvage ! Maintenant, récupère tes affaires et ouste !

Oui, oui, c'est bon... Après, après...

T'as vu, Sandrino ? Je suis presque aussi bronzée que toi.

Toutes mes affaires ont disparu ! Comme si j'étais mort !

C'est quoi, ça ?

"Femelles perdues", "Femmes infernales", "Sexe de nuit"...

- Jolies lectures ! - J'ai dit que je m'en occupe après.

Et ces cigarettes ? Qui t'a donné la permission ?

T'es pas assez con, faut que tu te mettes à fumer ?

- Remets-les là. - Confisquées. J'en avais plus.

- Rends-les moi ! - Mollo, tu vas te faire mal !

Voilà. Tu t'es fais mal.

C'est bon Pinky, hein ? Mange ta popote, allez !

C'est bon la popote, hein ?

- Monsieur, vous fumez ? - Va te faire foutre !

- Tu me passes le vin ? - Quelles manières !

Tu le fais exprès pour ruiner sa digestion.

- Pauvre bête ! - Si seulement !

Voilà, il mange plus ! Pinky, t'occupe pas de lui.

S'il t'embête encore, je l'envoie manger à la cuisine !

Tant qu'on y est !

Le Colonel Giustino Bellotto,

du Département de la Défense mis en retraite avec le rang de Général,

va manger à la cuisine chez lui. Nom d'un chien !

Chez moi ! J'en ai hérité de ma famille et j'y fais ce que j'ai envie !

- Salut, maman. - Va pas trop vite.

Oui, oui !

Salut, feignasse !

Tiens compagnie à Laura. Sans moi, elle est perdue.

Appelle-moi quand tu arrives, sinon je m'inquiète.

Tu verras, ça passe vite une semaine.

Je vais faire quoi sans mon Loulou ?

Et moi sans ma Louloute ?

- Ciel ! - Qu'est-ce qu'il fait ?

Ça ne me gêne pas que tu laisses des affaires ici.

Mais ça me gêne, moi.

Finie la belle vie, hein ?

Et je dois en plus lui tenir compagnie.

- J'ai rien à dire à une vieille ! - Mais quel âge elle a ?

24... 25...

- Peut-être carrément 26 ! - Carrément !

Regarde !

Jolie !

- Salut, Sandro ! - Salut. Lino, le maître-nageur.

Enchanté. Installez-vous.

- Vous désirez quelque chose ? - Non, merci.

- Si je peux vous être utile... - Merci.

Prenez votre temps, je suis pas pressé.

Et voilà M. Muscle qui fait son numéro !

Tous les matins, c'est la même comédie. Il manque juste le roulement de tambour.

Tout huilé et gonflé comme une baudruche.

Il va maintenant prendre sa position naturelle.

C'est-à-dire ?

Un couillon a toujours ses pieds où les gens normaux ont leur cerveau.

Oh pardon !

On se voit ce soir ?

Quel abruti !

- Il se débrouille ! - Dans la connerie !

Bravo !

Sale baudruche !

Ton château n'était pas assez fort !

Pardon, je peux ?

Venez donc. De toute manière, ici...

Merci. C'est bien ici qu'habite M. Borbotino ?

Non. Moi c'est Borbotiglia...

"Un professeur d'histoire, en étudiant l'antiquité,

"découvrit dans les pyramides l'empreinte d'une jolie chatte.

"Un professeur de la ville de Lecco, en étudiant la géographie,

"y laissa ses couilles en Afrique, ainsi que sa bite et son couteau."

- "Le professeur..." - Que lis-tu ?

- Rien, je révisais l'histoire. - Bravo !

Quelle casse-couilles celle-la !

Demain, va falloir une grue pour te hisser hors du lit !

Très bien, madame... Bonne nuit.

Je la hais ! On est en démocratie jusqu'à un certain point.

Elle irait même jusqu'à nous reluquer aux chiottes, c'est exagéré !

- Laisse, Sandrino, c'est Renzo. - T'as un radar ou quoi ?

Loulou !

Oui, enfin bon...

Oui, beaucoup.

Comment s'est passé ton voyage ?

Oui, mon Loulou.

Mais que dis-tu, petit cochon !

Comment crois-tu qu'elle se sente ? Elle est triste, tu lui manques.

Et lui, comment il va ?

Dis-lui que c'est mal de laisser sa chatoune aussi longtemps.

Gronde-le, frappe-le ! Mais pas trop fort.

Coquin !

Oui, je la salue pour lui. Et toi, salue-le pour elle.

Tu m'appelles demain soir ?

- Merci. - De rien !

Eh, Sandro !

T'as vu celle-là ?

Merveilleuse !

- Salut, Sandro. - Tu viens ?

- Je peux pas. - Tu l'as trouvée où cette bonasse ?

- Arrête, c'est ma belle-soeur ! - Alors...

- On peut l'emmener avec nous. - Comment ça, on reste ensemble.

Et si c'était ta belle-soeur ?

Justement, il l'emmènerait si c'était le cas, et moi aussi.

- Mais trop ! - On se voit ce soir.

- Salut, Sandro. - Salut.

- Tu ne viens pas au Neptune avec nous ? - Je ne peux pas.

Depuis qu'elle est arrivée, tu ne viens plus avec nous.

Qu'est-ce que je peux y faire ?

- Très bien. Alors, salut. - Salut.

Mignonne. C'est ta petite copine ?

Qui ?

T'as très bien compris.

Elle ? Non, c'est une fille de Milan

qui passe le rattrapage en octobre.

- Je lui file juste un coup de main. - Un coup de main, hein ?

Quelle emmerdeuse !

Allez ! Ils vont pas nous attendre !

- Pousse pas, abruti ! - T'as qu'à avancer, patate !

- Tes belle épaules musclées ! - Ce corps de déesse !

Il découvre son corps ? Ça vient juste de commencer.

- Mon amour ! - "Tes bras en acier..."

- "Je veux embrasser tes seins fermes." - Tes seins fermes, je veux embrasser !

- C'est pareil, non ? - "Tu me rends folle !"

- Tu me rends folle ! - "Cette nuit sera inoubliable !"

- Cette nuit sera inoubliable ! - Ça, c'est sûr !

- Démon ! - On arrive à la minette !

Je veux embrasser et bouffer ta minette !

Vous en voulez de la chatte ? En voilà !

- T'as baisé un chat ? - J'ai glissé dans ma baignoire.

- Elle avait des griffes ? - Tu fais toujours ton malin !

Je jouais le rôle de Tarzan contre Mandrake quand j'ai glissé.

- Dans la baignoire ? - Non, c'était après !

Romulus et Remus l'étaient, en sept lettres.

Remus... Deux, trois, quatre...

- "Abrutis" ! - Pardon d'avoir dérangé monsieur !

Tu pourrais être un peu plus poli.

- C'est "Jumeaux", mademoiselle. - C'est très gentil, merci.

À la flotte, l'intellectuel !

- Abrutis ! - Tu sais dire que ça ?

Trous du cul !

Tout en muscles et il s'en prend à un gamin, ce Attila à la con.

Kaput château ! Ils ont tout cassé !

- Ils m'ont surtout cassé les couilles ! - Ah oui, carrément !

Alors, t'es des nôtres ? Je te croyais Allemand.

Je suis Italien !

Si tu me comprends, je dois t'expliquer un truc.

T'es petit et lui, c'est une vraie montagne.

- Tu connais David et Goliath ? - Pas du tout.

Pas grave. Et la guerre d'Indochine ?

Bien sûr que je connais !

J'ai demandé quand tu venais.

J'ai fermé la porte, mais je peux pas crier pour autant, ils vont m'entendre.

Chatoune est tendue.

J'ai dit qu'elle était tendue !

On n'entend rien. Faut la remplacer cette vieille radio.

À vos ordres ! Que veux-tu ?

- Papa, tu me donnes de l'argent ? - Tu sors tous les soirs ?

Au moins le soir, je peux bien rester un peu avec mes amis, non ?

Je dois rester toute la sainte journée sous le parasol pour garder le trésor.

Tu les veux ces sous ou pas ?

Oui...

- 200 seulement ? - Les tarifs ont augmenté ?

À ton âge, c'est moi qui présentais la facture :

"Pour cette belle branche, ça fera 50 lires !"

Rien compris.

Il m'a l'air un peu con ce gamin.

Il serait temps qu'il s'intéresse aux filles.

Qu'est-ce que tu racontes, c'est encore un enfant !

Un enfant... À son âge, j'étais déjà grand-père.

Illégitime, mais grand-père !

Je sais déjà qu'il viendra pas...

- Salut, Sandro ! - Salut.

Salut !

Nous, on y va.

- Allez, viens avec nous. - On va se prendre une glace.

À la vanille.

- Je peux pas. - Oh la barbe !

Pourquoi tu n'y vas pas ? Tu comptes pas toujours rester ici ?

Mais...

- Va avec tes amis. - Et toi ?

Quoi, "moi" ? Pas besoin que tu gardes le trésor.

Je sais le garder toute seule.

Va t'amuser, ne te gêne pas pour moi.

- Alors, j'y vais ? - T'es encore là ?

Au revoir !

- Louloute ! - Loulou !

Louloute ! C'est long une semaine !

T'as entendu le klaxon ? Je vais aussi rajouter la radio.

Ne bougez plus !

En file comme des anglais. Y a des embrassades pour tout le monde.

Ce qu'il est drôle !

Tant qu'il me met pas la main au cul aussi !

Viens...

Aucun sens de l'humour ce garçon. Comment ça va ?

Les cabines sont fermées, on nous laisse pas entrer au bordel...

- Tu la fumes toute ? - On fait quoi alors ?

Faut trouver autre chose à faire.

Si je trouve la clé de la bibliothèque, mon père a "L'amant de Lady Chatterley."

Je pourrais lui piquer et...

...on pourra se graisser le salami et ouvrir une boucherie !

Putain ! C'est mieux que le bouquin, ici !

Qu'est-ce que vous regardez vous deux ?

- Faut y aller. - Où ça ?

- Chercher des chats. - Je vais t'en coller une !

Balance plutôt des chats sur ta soeur !

Pourquoi pas ? Mais j'en n'ai pas.

Je me jetterais volontiers au milieu !

- De quoi ? - J'aime les trios !

- Allons voir la poilue. - Laisse-moi, tu me fais mal !

Quoi ? Je suis bizarre ou quoi ? Dire que je croyais pas à cette pommade.

J'avais prié St. Antoine pour qu'il m'en débarrasse,

mais c'est vous que je dois remercier.

Merci.

À toi aussi.

- C'était quoi cette putain de pommade ? - Je sais pas ! Du dentifrice !

- Quelle guigne... - Pour changer !

La belle Irena, assise dans la véranda,

se touchait bien la c... le petit bouton qui gratte.

Alors que son voisin, en profitait de loin...

Qu'est-ce qu'ils fabriquent ces deux là ?

Va savoir.

- Non, Renzo ! - Mais si !

Ils se disputent.

Non, ils se disputent pas.

Laura rit.

Mais c'est qu'ils baisent !

Reviens vite, j'arrive pas à rester seule.

Je t'ai mis du pain de viande. Tu dois mal manger quand t'es seul.

Je peux pas manger tout ça ! Ça finira dans la gamelle des chats !

Ferme la capote, sinon tu vas prendre froid.

- Oui, oui... - Salut ! Va doucement !

Tu parles, il fonce déjà !

Le spectacle commence !

Tu es merveilleux.

Exceptionnel.

Tu es puissant.

Les gars ! Aidez-moi !

- À l'aide ! - Quelle odeur !

C'est pas du sable, c'est de la merde !

Emmenez-moi à la douche ! Si je trouve cet enfoiré...

T'as surtout trouvé un puits de merde sans fond !

Il est enfin dans son élément naturel.

La merde est revenue à la source.

- Allez, dégage ! - Pauvre de moi ! De l'eau !

Bon, je me jette à l'eau !

De toute façon, tu flottes avec tes biscoteaux !

Tu cherchais ça ?

Merci !

C'est mieux comme ça ?

Merci !

Merci !

Sandro, tu peux défaire mon haut ?

Sandro !

Tu m'en étales sur le dos ?

Tu vois que tu peux être gentil.

- Sandro, tu m'aides ? - Pour quoi faire ?

Je voudrais la raccourcir.

Elle est encore chouette, ce serait dommage de la jeter.

Quel rapport avec moi ?

Je dois refaire l'ourlet. Seule, j'y arriverai pas.

Prends l'aiguille.

- Comme ça ? - Trop long ! Je suis pas nonne !

Comme ça ?

Plus court encore. C'est juste pour la plage.

Comme ça ?

Non, là c'est trop court.

Pardon, Sandro. J'arrive pas à m'imaginer.

On fait la même taille. On pourrait...

Allez, fais vite !

Sans les talons, je ne me rendais pas compte.

- Tu sais que t'as de belles jambes. - Oh punaise...

- Fais pas cette tête, ça te va bien. - Arrête ou je l'enlève.

Je vais prendre du fil et je reviens, mademoiselle.

Nom de Dieu !

Quel malheur ! Mon fils est une tante !

Il fallait que ça m'arrive à moi !

Brrrr, elle est froide ! Tourne-toi, je dois me changer.

Je sors ?

Non, je fais vite.

Tu viens ?

Maintenant que je suis au garde-à-vous...

Arrête, crétin ! Repos, soldat !

"Sa dépouille mortelle, immobile et glacée,

"ne représentait plus que les traits de la mort.

"Telle soudain..."

On va y passer la nuit ?

"Sa dépouille mortelle, immobile et glacée..."

Sandro, tu sais que t'es vraiment doué ?

Ça ira comme ça ?

Largement ! Maintenant, rince-les, s'il te plaît.

Sandrino, mais sur quoi tu la verses ?

Pardon, j'étais un peu...

- Je peux ? - Un instant, papa, j'ai presque fini.

Ne t'inquiète pas, rien ne presse...

Bravo, je te félicite.

Tu as un bel avenir comme coiffeur pour dames.

Bravo, je te félicite.

Mais papa !

- Merci, Sandrino, t'es un amour. - De rien.

- Ils se voient ? - Quoi ?

Les poils.

Non...

Ils sont éclaircis par le soleil, mais ils sont bien là. Tu sens, là ?

Je vais les épiler, sinon Renzo va pas vouloir de moi !

Tu m'avais juré ! On est au moins à 3 km !

Boom !

- De quoi t'as peur ? La mer est calme. - Qui a peur ?

Bon sang...

- Assez, retournons en arrière. - Non. Tu vas prendre ma place.

- Je rame pas très bien. - Qui te le demande ? Tourne-toi.

- Pourquoi ? - Je veux bronzer un peu.

Qu'est-ce que tu fiches ?

Renzo veut que je sois bronzée partout. Tu te tournes ou pas ?

- Tu pouvais pas venir seule, alors ? - Et les commérages ?

Si j'étais partie seule, imagine ce qu'on aurait dit sur moi.

Tous ces crétins auraient pris ça pour une invitation.

T'es encore un gosse, tu peux pas comprendre.

Sandro ?

- Te tourne pas, hein ? - Punaise, pourquoi je ferais ça ?

Bravo ! Je sais que t'es un gentil garçon.

Ah, quel silence ! Quelle paix !

Mon cul, la paix...

"La jeune fille revient du fond des champs,

"Au déclin du soleil, Avec sa botte d'herbe,

"Et serrant dans les doigts..."

"Quelques fleurs de violettes et de roses

"Dont elle veut orner, Comme elle en a coutume..."

Moi, je regarde...

Et si après, elle le dit à Renzo ?

C'est qu'il cogne dur.

"La jeune fille revient du fond des champs,

- "Au déclin du soleil..." - Sandrino ?

Je m'étais endormie !

Sandrino, tu m'en étales ?

Sandrino, tu défais mon haut ?

Sandrino, ils se voient ?

Sandrino, tu me rinces ?

Sandrino, tu me déshabilles ?

Va chier ! Casse-toi !

Bordel...

Allez, dégage !

Chut ! Va-t'en ! S'il te plaît, va-t'en !

Putain de bestiole ! Que tu crèves de la rage !

Tu vas me laisser dormir ?

- Il m'a l'air un peu déprimé. - Il mange rien depuis une semaine.

- Il est blanc comme un cachet ! - La barbe, maman...

Si tu tombes malade, c'est moi qui en souffre.

- Sûrement la maladie d'amour. - Mêle-toi de tes oignons !

Soupirs, baisers et douces caresses. Mais que des soupirs pour lui.

Arrête !

Pour ce qui est des baisers et des douces caresses,

on n'est jamais mieux servi que par soi-même, hein ?

Ça va pas de parler comme ça ?

- Il s'est vexé ? - Vous, les jeunes !

- Je blaguais ! - Parfois, tu comprends rien.

- Il est amoureux d'une fille de Milan. - D'une fille de Milan ?

Maman est toujours la dernière au courant !

Pour toi, c'est rien, mais pour lui c'est sérieux.

Tu t'es moqué de lui vulgairement !

C'est bien vrai ! Tu es vulgaire comme ton père !

Vous énervez pas ! Je voulais pas !

Il a été si gentil avec moi. Un véritable amour.

Va lui demander pardon,

sinon je te parle plus jusqu'à ce que tu repartes.

J'hallucine !

Ah, c'est pas trop tôt !

Pinky !

Je te l'envoie, ma chère.

Putain de saloperie, je t'avais prévenu.

Normalement...

Va !

Doucement.

Oh, Pinky !

Mon petit bébé !

Qu'est-ce qu'il t'a fait ?

Assassin !

- Arrête de bouder. - Va te faire foutre.

Plus tard. Mais là, arrête. Je t'ai dit que j'étais désolé.

- Si j'avais su... - Su quoi ?

Que c'était du sérieux. Tu me dis jamais rien !

- De quoi tu parles ? - La Milanaise. Elle te fait languir ?

Je suis passé par là, je pourrais te donner des conseils.

- Rien à voir avec la Milanaise. - Non ?

- C'est qu'une gamine. - On parle d'une fille plus âgée ?

- Elle est quand même pas mariée ? - En fait, si.

Sacré toi !

- C'est dans le sang. Tu l'as déjà... ? - Mais...

Attends, tu dois tout me dire sur elle. Viens.

Si tu savais combien de maris j'ai fait cocus !

Avec mes leçons, en un mois c'est plié !

Maintenant, t'es un mari aussi. Tu devrais être dans leur camp.

Rien à battre, c'est pas ma femme. Vous en êtes où ?

Avant que Laura et toi n'arriviez, cette...

Cette... ?

...cette dame m'a emmené en bateau,

puis au large, seuls...

Le petit cachotier !

Il s'est monté la tête, elle ne doit même pas y songer.

Tu parles, je peux te dire que c'est une vraie salope.

- Finies. T'as une cigarette ? - Non.

C'est une artiste avec l'histoire du bateau :

"Te tourne pas, je me suis endormie, tu t'es pas retourné ?"

Raffinée et experte. Elle met les gamins sur un grill

pour les cuire à petit feu, cette pute !

Pas de cigarettes.

Notre malheureux en est raide dingue.

- Rien ici non plus. - T'en es sûr ?

Regarde ce que je dois fumer...

C'est clair qu'un jour ou l'autre, elle va se le taper,

mais elle veut s'amuser avant. - Tu crois ?

Essaye de trouver qui c'est. Surveille-les.

À mon retour, j'aimerais la voir, celle-la.

- Elle doit même pas exister. - Viens là. Ces histoires, ça me...

Tu baises avec tout le monde. Dis-le !

- Salope ! - Oui ! Oui !

Une vraie putain ! J'aime me faire baiser !

- Ce que j'aime ça ! - Oui, oui !

- Qui tu baises ? - Tous ! Il suffit qu'on me touche !

- Ça m'excite ! - Où ? Où ?

Partout ! En cabine, dans la rue...

- Avec M. Muscle ? - Il l'a bien grosse !

Grosse salope ! Et le maître-nageur aussi ?

Lui aussi ! Il est entré dans ma cabine et m'a prise.

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Salope !

Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu !

T'es tombé du lit ce matin ? T'as mal au ventre, tu parles pas ?

Pas avec toi, mais un conseil :

évite mon frère, il tape sacrément fort.

Évitons les scandales, d'accord ?

- Je lui ai rien fait à ton frère ! - Lino !

- Je l'assomme, s'il est pas content ! - Oh, Lino !

Le voilà !

Lino !

Bon Dieu, c'est comme des coups de poignard...

- Bonjour ! - Bonjour.

Bonjour ?

Alors mon frère est cocu et content ?

- Tu disais ? - Moi ? Rien.

Trouve-moi cette feignasse de Lino. J'ai besoin d'un pédalo,

mais il a disparu.

Tu t'abaisses pour un pédalo ?

- On en est là... - On en est où ?

Nulle part...

Mes pompes !

- Prêts pour la ballade ! - Super, merci.

Salut !

Ils me dégoutent. Tous les deux.

Je parie qu'il t'a même filé un pourboire.

Vous êtes deux scélérats. Ou plutôt, trois obsédés !

Le soleil t'a tapé sur la tête. T'es vraiment...

Bordel ! Mes 100 lires !

Obsédé et idiot.

Bon sang, encore une semaine, mon amour. J'en peux plus !

Vas-y, maintenant. C'est bon.

Bravo !

Tu pourrais...

lui faire un uniforme à sa taille, non ?

Plutôt que de gaspiller du fric pour lui refaire un uniforme

afin que tu puisses mater ses cuisses,

je préfère changer les cuisses de la servante.

Sors, je dois me changer.

Pourquoi ? Fais comme la dernière fois. Je vais pas te regarder.

Comme tu veux.

Qu'est-ce que tu fais ? Tourne-toi !

- T'es devenu fou ? - Salope !

Comment oses-tu ?

Même Renzo le dit !

Et si ton mari le dit, c'est que c'est vrai !

Renzo ? T'es pas fou ?

Tu te tapes tout le monde ! Ce porc de M. Muscle,

et même avec le maître-nageur ! Je vous ai entendus !

Alors, pourquoi pas avec moi ? T'es interdite aux mineurs ?

- Tu nous a entendus ? Mon Dieu ! - Et ça te fait rire ?

Au lieu de dormir la nuit, tu nous espionnes ? C'est mal.

Espionner ? On vous entend même respirer !

Tu crois que je suis sourd ?

Pardon, je suis désolée.

Tu vois, Sandro...

ce que tu as entendu, c'est une sorte...

de jeu.

Les personnes qui sont en couple

inventent certaines choses comme ça, afin de...

mettre un peu de piment.

Je ne sais pas comment t'expliquer.

Bref, tout le monde dit ce genre de choses.

- Tu comprends. - Oui... Je suis pas idiot !

On s'est bien fait chier aujourd'hui.

Si ça te gonfle, pourquoi tu viens avec nous ?

- On fait la course. - Le dernier a un gage !

Eh, attendez-moi ! Attendez !

- Tu m'as fait peur. - Je dois te parler.

Très bien.

J'ai quelque chose d'important à te dire.

Quelque chose de beau ?

- Salope, tu te les tapes tous ! - Mais qu'est-ce qui te prend ?

- T'es une grosse salope ! - Et toi, un gros con !

Tu m'arrêtes pour me dire ça. Je ne veux plus te parler.

Andouille ! On dit ça comme ça, pour que ce soit plus amusant.

Tu parles d'un amusement ! Amuse-toi tout seul, alors !

Tout le monde fait ça, crétine. Tu connais vraiment rien !

Sandro, je dois te parler !

Il est tard !

- Je ferai vite. - D'accord...

- Sandro... - Ouais ?

C'est vrai qu'on entend tout de ta chambre ?

Tu vas devoir changer de chambre.

Je peux pas dire à Renzo :

"On fait pas l'amour ce soir, Sandrino entend tout."

Ni qu'on ne peut plus dire ces "bêtises", comme tu les appelles.

Tu le comprends, non ?

Et puis...

Depuis que je sais que tu entends tout,

j'ai un peu honte.

Qu'est-ce que je peux y faire ?

Et donc, le grand philosophe Kant avait raison :

mieux vaut être un pauvre riche que richement pauvre !

Je peux en sortir plein des comme ça !

Au fait, les gars, j'ai oublié de faire les présentations.

Vous connaissez tous ma femme, la Comtesse ?

Ça cogne aujourd'hui, hein ?

J'en ai une autre. Elle est top ! Sur les cocus !

Il était une fois...

- J'ai dit quelque chose qui ne va pas ? - Non, il fait toujours ça.

Mais il crie comme un fou !

Ça, c'est pas de cul !

Que j'ai mal ! Pauvre de moi !

On peut dire que tu l'as dans l'os.

On va le mettre à l'eau.

Soyez maudits !

Toi, t'as envie d'un amant.

Et toi, de deux gifles.

C'est dans le journal :

"Les femmes qui aiment trop leur animal domestique

"cachent inconsciemment des troubles sexuels."

Le seul animal que j'aime sans doute trop, c'est toi !

Et si au lieu de lire ces conneries pornographiques...

Edwige !

Bon sang...

Edwige, mes dessous !

- Je les cherche. - C'est pas vrai !

C'est plus une maison, c'est un véritable bordel !

- Allô ? - Sandro ? C'est Renzo.

J'appelle Laura, elle s'habille en haut.

Pas le temps, j'ai un dîner de travail.

- Je dois lui dire quoi ? - Que j'arrive pas ce soir.

Dis-lui que je suis désolé, mais j'ai pas pu téléphoner avant.

- C'était une putain de journée. - Comment ?

Je l'appelle demain pour tout lui expliquer, d'accord ?

- Je l'appelle ? - Non, je suis pressé !

Embrasse-la pour moi. Ciao, Sandrino !

Zut ! Je m'étais faite toute belle pour lui.

Tu veux venir à une fête avec moi ?

- Ils voudront d'une vieille comme moi ? - Dis pas de bêtises !

Je finis de m'habiller, je fais vite.

J'ai un peu honte.

C'est la première fois que je lui mens depuis qu'on est mariés.

Je pouvais pas lui dire que...

Tu sais que tu es plus belle encore ?

Je me souviens de tout, comme si c'était hier.

Et pourtant, ça fait une paye !

Juillet 1950. Quel été !

Quel hiver... Novembre 51.

T'en es sûre ?

Il faut croire...

que peut-être...

Écoute...

- Parle-moi un peu de ta femme. - De Laura ?

Elle est du genre tranquille.

Elle me prend pour l'Évangile.

Une brave fille. Ce qu'il me fallait, comme tu me le disais.

Tu m'as donc écoutée.

- C'est ça ? - Pas trop tôt !

- C'est pas à Mme Laura ? - T'y connais vraiment rien !

Je pensais que c'étaient des dessous de femmes.

- C'est quoi, ça ? - Des dessous.

Tu peux pas mettre des dessous normaux ? Comme des hommes avec des couilles ?

Mais papa, c'est la mode ! C'est français.

C'est pour les tapettes, oui ! Et m'appelle pas "Papa" !

J'ai que des garçons. Regarde ce que je fais de ta mode !

Faut croire que c'est de qualité.

Tu vas arrêter ?

Je t'aime vraiment beaucoup...

Tu sais que t'es bonne ?

J'ai rien dit de mal !

Qu'est-ce qu'il touche, celui-là ?

Qu'est-ce que tu touches ?

Et l'autre, qu'est-ce qu'il regarde ?

J'espère qu'elle porte au moins un soutif. Merde à moi et à cette fête !

- Ça va, Rosy ? - Ça peut aller, et toi ?

Excuse-moi...

Salut, Sandro !

Mais regarde-moi cette conne !

Tu m'en veux toujours ?

Plutôt bien. Et toi, ça va ?

Je parlais de l'autre soir. Mais tu m'es tombé dessus comme ça...

- Non, merci. - "Non, merci" de quoi ?

Non, merci, je veux pas danser ce soir. J'ai un peu mal à la tête, pardon.

Mais...

- Rosy ! - Qu'est-ce qu'il a Sandro, ce soir ?

Il est complètement cinglé. Tu veux danser avec moi ?

Quel parfum enivrant...

T'as vu celle-la, putain ? Elle est venue avec Sandrino Bellotto.

Sa belle-soeur, putain ! Sacré morceau, putain !

Deux airbags, putain ! J'en ai le souffle coupé, putain !

- T'as dansé avec elle, putain ? - Oui, putain ! Pas toi ?

Oui, putain ! Et j'ai tenu son cul tout du long.

Quelles miches merveilleuses, putain !

Du calme ! Il est jaloux de moi.

- Tu veux danser ? - Non, je veux partir.

- C'est même pas minuit ! - Partons.

- Très bien. - Vous partez déjà ?

Désolée !

"Merveilleuses lèvres, merveilleuses..."

Tu vas arrêter, oui ?

T'as été bizarre toute la soirée. Ça te dérange que je chante ?

Non, mais tu te pavanes et tu te laisses toucher par tout le monde !

- Comme une pute ! - Sandro !

Une pute ! Tu ne penses pas à Renzo, ton mari ?

À sa place, je te mettrais une volée !

Qu'est-ce que tu racontes ?

- Laisse-moi tranquille ! - Sandro...

Sandrino...

- Tu pleures. - Qui pleure ?

Pauvre conne, pauvre conne...

Sandrino...

Tu es jaloux ?

Mon Dieu !

"Cher Renzo, j'ai trahi ta confiance."

"Cher Renzo...

"il s'est passé..."

"Renzo...

ta femme a été mienne."

Enfin...

presque mienne.

- Allô ? - Vous êtes en ligne.

- Ici Renzo Bellotto. - C'est moi, Renzo.

- Qui est-ce ? Je comprends rien ! - Je ne peux pas parler fort !

- Allô ? Allô ! - Je dois te dire un truc.

C'est toi, Sandrino ? Je comprends rien !

- Je... - Que s'est-il passé ?

J'ai embrassé Laura.

Tu lui as fait le bisou de bonne nuit et tu m'appelles pour ça ? Bravo.

Elle était pas fâchée pour mon dîner de travail ?

Dîner de travail ? Bisou de bonne nuit ?

Je l'ai embrassée sur la bouche ! Avec la langue !

Ah, ton béguin ! Elle s'appelle Laura ? T'es avec elle ?

- Laura, ta femme ! - De quelle femme tu parles ?

- Ta femme ! - Tu l'as pelotée comme je t'ai dit ?

- Je l'ai embrassée ! - Elle était d'accord ?

- Au départ oui, puis elle est partie. - T'inquiète pas, c'est du cinéma !

Elle crève d'envie de se faire mettre ! Écoute la voix de la sagesse !

Pelote-la et à la première occase... Paf !

Popol attaque sous la ceinture, compris ?

Téléphone quand tu veux, moi je suis là.

Mais pas à cette heure ou je te crève !

- Et embrasse Laura. - C'est bien ce que j'ai fait !

- Va te faire foutre ! - Et te stresse pas, compris ?

Sandrino ?

Ce gosse...

J'ai jamais de clopes !

Sandro, si t'es un homme, aie le cran de dire que tu te fiches de ton frère.

J'en ai rien à foutre.

Bonjour, Sandro.

Ce que j'ai sommeil !

Quel mal au crâne ! Vous m'avez fait boire quoi, hier soir ?

Tu sais que j'ai plus aucun souvenir de la fête ?

Le blanc total.

À quelle heure on est rentrés ?

J'ai pas fait de bêtises, j'espère ? Quand je bois un verre...

- Tu ne viens pas à la mer ? - Non, j'ai sommeil, je vais dormir.

- Ferme la porte, s'il te plait. - Très bien.

- Salut ! - Salut !

Ça va ?

- Je peux choisir une chanson ? - Bien sûr.

- T'avais quoi, hier soir ? - Pourquoi ?

T'étais si bizarre.

Ah oui... Moi, quand je vois un verre...

j'oublie tout.

- T'es plus fâché contre moi ? - Non, pourquoi ?

Pour l'autre soir, non ?

Mais non, c'était rien.

Tu sais...

Je voulais te dire que...

En bref, tu m'es...

Tu ne m'es pas du tout...

Je ne sais pas... Tu m'es...

Je voulais te dire que... Bref, tu m'es...

On fait quoi, alors ? J'appelle pour dire qu'on y va ?

Une soirée en boite après 6 heures de voiture...

Encore vide !

- Tu te passeras de cigarettes. - Ouais !

- Où tu vas ? - Piquer des clopes à Sandro.

Renzo !

Renzo !

Renzo !

Renzo !

Mais... où est-ce que tu es ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Je t'ai appelé, t'as pas entendu ? - Quand ?

Y a pas une minute. Tu m'as pas entendue ?

Non. Tu voulais quoi ?

Moi ? Rien.

Tu viens pour me dire que tu m'as appelé, mais que tu voulais rien ?

Vise-moi ce branleur !

Carrément avec du scotch !

J'appelle pour dire qu'on y va ?

Mais oui, ça te changera un peu.

À force de rester ici, tu vas péter les plombs.

Si on invitait Sandrino ? Ce serait moche de ne pas le faire.

- Tu crois qu'il s'amuse avec nous ? - Ce n'est plus un enfant, tu sais ?

Merci, frangin !

- Une fois tendu, je vous dis pas ! - Ça veut dire quoi ?

Je t'explique après. Il veut donc faire une expérience.

Il essaye de le tendre d'une main, puis de l'autre, en vain.

Il écrit sur son journal : "J'ai tenté avec chaque main,

"en vain !"

Il retente l'expérience, toujours de ses deux mains.

Cette fois, il y arrive !

- Alors, il écrit... - Mais de quoi tu parles ?

Chérie, me casse pas... le fil. Je t'explique après.

Comme il a réussi son expérience, il écrit sur son journal...

Vous riez jamais ? Il a toujours l'air furax.

Il a réussi, alors il écrit :

"J'ai enfin réussi, avec mes deux mains !"

- Je vois pas ce qu'il y a de drôle. - C'est pas fini, chérie !

- Pardon, mais il tendait quoi ? - Quelle ingénue !

Ma femme est une sainte, elle comprend pas les sous-entendus.

Ce qui se tendait...

Je peux pas le dire ouvertement, y a un enfant ici !

Le petit oiseau, Comtesse. Le petit oiseau !

- Précoce, le gamin ! - Eh ben !

Ah, j'ai compris !

Il a craqué ou quoi ? Il va m'entendre !

Vous l'avez traité comme un enfant et ça l'a vexé.

Et il a bien raison.

Excusez-moi.

- Il est trop gâté. - C'est la nouvelle génération.

- À mon tour. - Je vous écoute.

Donc, c'est un docteur...

Les docteurs me font pisser dessus ! Les urologues !

- Qu'est-ce qui t'a pris ? - Y a que des cons à la table.

Et les boites, c'est vraiment pour les gros cons.

D'accord, mais il n'y avait pas de quoi se comporter ainsi.

Ces conneries ne me font plus rire depuis que j'ai passé le CM1.

D'accord, mais tu ne trouves pas que tu as un peu exagéré ?

Ce doit être le whisky, t'en as bu un peu trop.

Le whisky, c'est de la gnognote.

Tu sais que tu danses bien ?

Sandro...

On n'entend rien de ta chambre. J'ai vérifié aujourd'hui.

Comment t'as pu nous entendre ?

T'as posé ton oreille contre le mur ?

Promets-moi de ne plus le faire. Je t'en prie.

Assez, je suis fatiguée. Retournons nous assoir.

- Je te jure... "Le petit oiseau !" - Pense à conduire, Renzo !

Devant deux dames. Lui qui porte encore des couches !

Je t'avais dit qu'il se ferait chier avec des adultes,

et qu'il nous ferait chier aussi. Mais non !

"C'est plus un enfant !"

Tu parles d'un homme !

Me colle pas, tu m'empêches de conduire !

- Mais je vais l'écraser ! - Rien à battre ! Défonce-le !

Il mérite que ça !

Bordel de bordel de bordel !

D'où tu arrives, toi ?

J'ai fait un petit tour.

Ouais... Un petit tour...

J'avais chaud, j'arrivais pas à dormir.

T'étais avec ton béguin. Ça y est, tu te l'es tapée ?

Lâche-moi...

Toujours pas ? T'attends quoi ? Le service militaire ?

T'es quand même pas allé jouer une sérénade à trois heures du matin ?

Que Dieu nous aide !

Si tu veux, je peux toujours t'aider aussi.

Mais pas maintenant, je suis détruis.

J'ignore pourquoi mais après, j'ai toujours soif.

- Louloute, qu'est-ce que tu as ? - Rien.

Ne sois pas si triste. Je ne vais pas au front !

Allez, haut les coeurs !

La semaine prochaine, je prends des vacances pour qu'on reste ensemble.

- Je t'aime... - Quoi ?

Rien.

Ciao !

Tu m'apprends à nager.

Tu veux faire un tour en pédalo ?

- On y va ? - Où ça ?

Je sais pas, faire un tour.

Tous les deux.

- Tu te moques pas de moi ? - Mais non, je suis sérieux.

- Je me sens bien avec toi. - Alors, d'accord.

Voilà, connard ! Tu me fais cocu ?

- Et je vais te casser le cul ! - Arrêtez !

- Fils de pute ! - N'insultez pas ma mère !

Au secours ! Il est fou !

Tu vas voir qui est le Comte Zagaria ! Tu vas dérouiller !

Dans ta gueule !

- Au secours ! Arrêtez-le ! - Elle te plaît ma femme ?

- Tu vas bouffer tes couilles ! - Non ! Pas mes couilles !

- Je vais bouffer tes muscles ! - Pitié, non !

J'ai rien fait ! Pitié !

- Dieu pardonne, moi pas ! - Qu'est-ce qui se passe ?

Je crois qu'il a appris que sa femme est trop passionnée par le culturisme.

De cul-turisme, ouais !

Ils ne la laissent pas sortir qu'avec toi ?

- Pas au cinéma. Car ça fait tard. - Je vois.

Une gamine peut faire n'importe quoi, mais pas après 23h.

- Je dois tenir la chandelle, quoi ! - Jusqu'à l'entrée du cinéma !

- Tu pourras rentrer après. - Ah, merci !

J'ai compris...

Très bien, je vais te rendre ce service.

Si quelqu'un vous voit seuls, tes parents vont m'en vouloir.

Je suis désolée. En plus, j'ai déjà vu ce film.

Ce n'est pas grave, ça nous fait plaisir que tu nous accompagnes.

Trois places.

- Installez-vous en cabine. - Il ne peut pas y aller seul ?

Non, c'est vous qui comptez.

Après vous. Vous êtes plus grand. Et Américain, en plus.

Après vous.

- Je vais prendre un café. - Non ! Allez dans la cabine !

Allez, entrez.

Y en a un pour chacun.

Répondez dans le micro, et parlez fort.

Je dois bien entendre votre réponse.

Maintenant, tu vas me le payer...

- Colonel ! - À vos ordres !

Madame a demandé si vous avez sorti le chien.

Mais où es-tu, bon sang ?

Sur le balcon, Colonel.

Madame m'a chargée de vous dire qu'elle est sortie.

J'aime voir les gens quand je leur parle.

Je veux du monde au balcon, comme dans "Roméo & Juliette" !

- J'y arrive pas ! - Je sais, t'es pas bien grande.

Fais un petit effort... que je puisse mater tes jambes...

J'y arrive pas, Colonel ! Attention !

Au nom du Père...

C'est un avertissement venu du ciel.

Je jure que je ne ferai plus rien à ce chien.

Tu ne sais pas si tu peux venir ?

Attends un instant...

Renzo, j'en ai vraiment marre de rester avec deux vieux et un gamin !

J'en peux plus ! Je m'ennuie !

Renzo, essaye de comprendre.

Non, je te rejoins demain. Je m'en fiche qu'il fasse chaud !

Oui... Oui...

D'accord... Youpi...

Oui, oui...

Ciao !

Comment je peux faire ?

Comment je peux faire ?

Je crois entendre un bruit à gauche, je comprends pas ce que c'est.

Y a rien...

Une voiture, c'est comme une femme, pour l'entretenir, ça coûte un bras !

Tu veux monter boire quelque chose ?

J'ai l'impression que ça te dit rien. Tu m'as l'air un peu triste ce soir.

J'ai comme un poids ici. J'ai dû trop forcer sur le gratin.

- Tu dois m'excuser. - Inutile de t'excuser, Renzino.

Au fond, ça me fait plaisir de voir un homme heureux et amoureux.

- Comme quoi, je t'ai bien conseillé. - Oui... Non...

C'est pas ça...

On est seulement mariés depuis 5 mois...

Ça veut dire qu'on attendra 5 mois de plus.

- Merci, tu es très compréhensive ! - Merci à toi.

Pour le dîner...

et pour ce que tu m'as fait découvrir.

- T'as découvert quoi ? - C'est sans importance. Ciao !

Ciao !

- Bonjour, madame. - Bonjour, Edwige.

Madame et le Colonel dorment encore ?

Ils sont à l'église pour remercier le Seigneur,

parce que j'étais à deux doigts de fendre le crâne du Colonel.

- Et Sandro, il est réveillé ? - Non, il n'est pas encore descendu.

Je vais faire les courses. Il vous faut quelque chose ?

Non, merci.

Qu'est-ce que tu veux ?

Tu frappes jamais avant d'entrer ?

Parce que toi, tu le fais peut-être ?

- Tu lisais quoi ? - C'est mes oignons.

Joli titre. C'est un manuel d'horticulture ?

Montre !

- Arrête ! Rends-le moi ! - Lâche ça !

Rends-le moi !

Lâche ça ! Fais-moi voir !

"La Mère supérieure me demanda de m'étendre à ses côtés

"pour la réchauffer. Elle était nue.

"Pauvre enfant, répétait-elle en me serrant."

C'était dans la bibliothèque d'un ami.

"Sans m'en rendre compte, je me suis retrouvé étendu sous elle.

"Ses jambes étaient croisées sur mes reins.

"Je sentais...

"Je sentais une étrange chaleur me pénétrer sur tout le corps.

"La main de la Mère supérieure...

"me caressait lentement.

"Son corps s'agitait avec douceur sous le mien.

Et le mien, tout aussi en douceur, la secondait."

- Quelles cochonneries ! - Des cochonneries ?

- C'est un classique français. - Un classique, hein ?

Rends-le-moi.

Je vais montrer à ton père quel genre de livres tu lis !

Ah oui, hein ?

Tu vas aussi lui dire comment tu me l'as pris ?

Sandro !

- Rends-moi ce livre. - Assez !

Tu comprends que tout ça est absurde ?

- Le livre. - C'est ma faute, je t'ai laissé faire.

- Le livre. - Tu ne m'écoutes même pas.

- Qu'es-tu venue faire dans ma chambre ? - Tu ne l'as pas compris ?

- Te dire ce que je viens de te dire. - Ça s'est vu !

On peut même pas te parler ! T'es qu'un enfant idiot !

Je ne suis ni un enfant, ni un idiot.

C'est vrai, je m'excuse.

- Ton livre. Sors, maintenant. - Tu m'as embrassé !

Comme une soeur.

Tu t'es laissée toucher comme une soeur aussi ?

J'espérais que tu comprennes. Je ne voulais pas...

Sandrino, s'il te plaît.

Je dis ça pour toi. Désolée que tu n'ailles pas bien.

T'es désolée, hein ? Menteuse !

- Salope ! Renzo avait raison ! - Je vais appeler ton père !

Appelle. Ils sont tous sortis.

Renzo !

- Maintenant, tu vas voir ! - J'en ai rien à branler !

Tu vas arrêter !

Y a quelqu'un ? Laura !

Renzo !

Il arrive !

Tu vas voir que je vais devoir tout me taper...

Laisse-moi tranquille !

Lâche-moi !

Tu es fou !

Stop !

Putain de merde !

Bel accueil après 6 heures de voyage... Laura !

Tu vas arrêter ?

Cochon !

Inconscient !

Tu te rends compte de ce qui va se passer s'il nous voit ?

Sale cochon !

Laura !

Enfin, Laura !

Appelle donc ! Viens voir ce que fait ta pute de femme avec moi !

Laura !

T'en as vraiment rien à foutre de Renzo ?

Tu me le salueras bien.

Maman ?

Papa ?

Y a personne ?

Laura !

Il arrive.

Va vite dans ta chambre.

Laura...

Je ne lui dirai rien.

Il n'est pas là. Vas-y.

Laura...

S'il te touche encore une fois, je me tue.

Ne dis pas de bêtises.

Je comprends pas !

Laura, t'es là ?

- Renzo, t'es arrivé ? - Non, je suis encore sur la route !

Pardon, chéri. Avec l'eau, je ne t'avais pas entendu.

Enfin !

Je suis crevé. Je me suis levé tôt pour arriver à cette heure.

Renzo, si on s'en allait ? Partons tout de suite.

Tu rigoles ? Je peux enfin rester deux semaines avec toi,

et tu veux me remettre dans une caisse pour aller je ne sais où ?

Ici, on est nourris, logés, blanchis, qu'est-ce que tu veux de plus ?

Qu'est-ce que t'as ? Ça ne va pas ?

Que s'est-il passé ?

- Papa et maman te traitent mal ? - C'est rien.

Je voulais juste qu'on reste un peu seuls.

On a tout l'hiver pour rester seuls.

Toute la vie.

Je suis mort de fatigue. J'ai envie d'un bain...

C'est quoi, ça ?

Alfred de Musset : "Gamiani ou Deux nuits d'excès".

C'est un classique français.

- Je vais chercher tes valises. - Je m'en charge.

- T'as tes règles ou quoi ? - Pour une fois que je veux pas !

Ben, ça me va pas à moi ! Après la scène d'hier soir ?

"Je m'ennuie, je suis triste, viens vite, j'en ai marre !"

"Louloute est triste !" Elle l'est plus ?

- Parle doucement, mufle ! - Moi, un mufle ?

Je me crève le cul toute la semaine, sans la moindre distraction !

C'est pas les occases qui manquent.

Je dois avoir une auréole. Je suis Saint Antoine !

On le fait !

- Laisse-moi ! - Je vais te montrer, moi !

Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien. C'est juste un courant d'air.

C'est quoi ces choses mignonnes que tu me disais tout à l'heure ?

T'avais l'air de t'adresser à un autre.

- C'était rien. - Allez chérie, fais-le encore. Allez !

Allez !

Tu ne me crois pas ? Et pourtant, je vais le faire.

Ça t'apprendra, et tu auras des remords toute ta vie.

Oui, tu peux pleurer maintenant qu'il est trop tard.

Agrippe-toi désespérément à ma dépouille mortelle !

Putain, qu'elle est froide !

Tu appelles ? Mais qui ? Tu t'es repentie ?

T'es bouleversée ?

Je suis mort, y a plus rien à faire !

Vaut peut-être mieux que je me pende.

Il n'est même pas défait.

Mon Dieu, qu'est-il arrivé à mon enfant ?

- Ils ne l'ont quand même pas enlevé ? - Enlever le fils de l'oncle Picsou ?

Je savais que ça finirait comme ça avec cette petite tarlouze !

Il a dû se tirer avec le maître-nageur. Mais je l'étrangle, je le renie !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Mon bébé n'est pas rentré !

- Appelez la police ! - Et pourquoi pas les pompiers aussi ?

Plutôt les moeurs, pour cette tapette ! Pas la police !

- Fais quelque chose, Renzo ! - Essayons de garder notre calme !

Je sais où il est. Comme la dernière fois.

Je l'ai choppé à rentrer à 3 heures du matin.

Mon bébé à trois heures du matin ? Mon Dieu !

- Sainte vierge ! - Ne jure pas, toi !

Que faisait mon bébé dehors à cette heure-ci ?

Ton bébé a grandi. Tu vas le comprendre ?

T'appelles la police ou je m'en charge ?

Encore la police ! Pensez à ce pauvre homme...

Mais où est-ce que tu vas ?

- Tu comprends vraiment rien ! - Bonjour, madame !

Ce pauvre homme ?

Le maître-nageur ? Quel pauvre homme ?

Tu parles par énigmes. Ne joue pas avec mes nerfs !

De quel homme parles-tu ?

- Je parle du mari, non ? - Du mari de qui ?

Le mari de la femme avec qui Sandro se trouve maintenant.

Une... une vraie femme ? Avec des nichons ?

Tu déconnes pas ? Il est avec l'une d'elles ?

T'as pété un boulon ?

Seigneur, je te remercie !

Tu vas pas pleurer quand même !

C'est la plus belle nouvelle que j'ai eu de ma vie !

- Lino, tu as vu Sandro ? - À cette heure...

Il a pas dormi à la maison, il lui est peut-être arrivé malheur.

Donne-moi la clé de la cabine pour voir s'il a laissé son maillot.

- Maudite clé ! - On va le chercher après.

Un de ses amis l'a peut-être vu !

Ouais, les amis... Pour moi, cette plage c'est un vrai bordel.

Sandro !

Sale petit gredin !

Ce que tu m'as fait peur !

Mon enfant !

Imbécile !

Ne fais plus jamais ça. Tu ne penses jamais aux autres ?

Jure-le moi.

Jure que tu ne me feras plus de telles frayeurs.

Jure-le moi.

Sandrino, tu m'en étales ?

Sandrino, tu défais mon haut ?

Sandrino, mes poils se voient ?

- Sandrino, tu me rinces ? - Dis-le que t'aimes ça, salope !

Oui ! Une vraie putain ! J'aime me faire baiser !

- Comme j'aime ça ! - Oui, oui !

Grosse salope !

- Je ne lui dirai rien. - Sandrino...

- Cher Renzo... - Tu es jaloux.

J'ai trahi ta confiance.

Cochon ! Inconscient !

Tu te rends compte de ce qui va se passer s'il nous voit ?

Laisse-moi tranquille !

Lâche-moi ! Renzo arrive !

Lino ! T'as vu ma femme ?

- Dans la cabine. - Elle enfile son maillot ou quoi ?

Ce matin, c'est un vrai conseil de famille.

N'aie crainte ! Sandro est en train de copuler !

- Laura ? - Oui, Renzo, je suis là.

Tu répondais pas ! Tu te sens mal ?

J'ai tourné de l'oeil, mais c'est passé.

Besoin d'aide ? Papa et maman sont là aussi.

- Ouvre ma belle, on perd du temps ! - Allez, ouvre !

Tout est clarifié, il se tape pas le maître-nageur, mais une femme !

Je ne suis pas présentable. J'arrive tout de suite.

T'es sûre que ça va mieux ?

Oui, allez-y. Je vous rejoins dans une minute.

Elle va bien. Songeons à mon bébé. Il lui est arrivé malheur !

Un bonheur, plutôt !

- On va devoir sortir et lui dire. - Pourquoi ?

Comment, pourquoi ?

Tu peux pas t'envoler et disparaître comme dans une fable.

Presque.

Je suis entré par là, cette nuit. J'avais pas la clé.

Et je sortirai par là. Pas vrai ?

C'est vrai.

Tu me fais tirer une taffe ?

Ça a dû bien se passer, j'espère qu'il sait y faire.

Je pense, d'après ce que m'a dit ce petit enculé.

Surveille ton langage, fiston !

Non mais regardez-la.

Toute en vrac.

Et ce con qui a peut-être passé tout ce temps avec une catin.

S'il te plaît, Renzo !

Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

- Tu vas mieux, ma chère ? - Mon Dieu ! Mon enfant !

Sandro, où as-tu passé la nuit ?

Il n'est parti qu'une nuit ? J'imagine s'il revenait d'Amérique !

Où étais-tu ? J'étais morte d'inquiétude !

Tu ne penses vraiment pas à ta mère, malheureux !

Quand on découche, on avertit sa famille, petit queutard !

Ça va, une petite baffe après 30 ans de mariage,

par erreur en plus.

Certains hommes tabassent leur femme chaque nuit !

On y va.

Tu vois ? Il ne lui est rien arrivé.

J'espère au moins que tu te l'es...

Oui.

Tu lui as fait ce que je t'ai dit ?

Oui !

Que tous les saints du paradis soient bénis !

Je le savais !

Ils tirent tous leur crampe sauf moi.

Misère...

Il faut fêter l'évènement !

Au fond, c'est une sorte de naissance, de mariage...

Attrape. Et ne vas pas dire que ton frère ne pense pas à toi.

Sandrino, tu aimes encore un peu ta Maman, pas vrai ?

Il joue avec des poupées de chair, maintenant !

Allez, ouvre !

Un étui à cigarettes en or.

Comme ça, mon frère fume officiellement et on n'en parle plus.

C'est devenu un homme !

Ouvre. Je t'ai écrit un mot. Lis-le à haute voix.

Lis !

"À Sandro, de la part de Renzo,

"le jour fatidique où il est devenu un homme !"

À la santé de l'ex-petit vierge.

Mais quelle honte, vraiment !

Laura ! Trinque aussi pour le nouveau mâle de la maison.

Un instant ! On a oublié la personne la plus importante.

Qui ?

Le grand absent !

Enfin, tu ris aussi. Un cocu de plus, c'est rien !

Je paierais cher pour voir sa tête au moins deux minutes !

Trinquons aussi à lui. Viens-la, Sandro.

"Que ses cornes ne lui pèsent pas trop !"

comme le disait si bien le poète Ariosto.

Santé !

FIN

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