All language subtitles for A.Woman.Under.The.Influence.1974.1080p.BluRay.H264.AAC

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Original subtitles

UNE FEMME SOUS INFLUENCE

T'es nul, comme chauffeur!

Parlez moins fort!

Dis, tu rigoles!

Je suis en famille, ce soir.

En famille!

Pas question.

Mes gars ont besoin de récupérer.

Remplace-nous. J'ai un rendez-vous important.

Avec ma femme.

Avec ma femme, connard!

MA FEMME!

Ah, merde, alors!

Un effondrement.

Faut bosser toute la nuit.

Pas question!

N'y compte pas!

Pas la peine d'y compter!

C'est NON!

Rien Ă  faire, on rempile pas cette nuit.

Comme tu dis!

Le dernier aura un gage!

Tony, ne les taquine pas. Je veux que tout se passe bien.

Maman est déjà assez nerveuse.

Ne criez pas comme ça.

Maria, dans la voiture!

Angelo, oĂč sont tes souliers?

Tu ne pars pas sans tes chaussures.

Tony, prends un pull! Un chaud.

Maria, tu as ton pyjama?

Je l'ai.

Apporte le vélo d'Angelo, tu veux!

Il n'a pas entendu.

J'y vais. Ça ne fait rien.

Allez, installez-vous.

OĂč est maman?

Elle s'occupe du vélo.

Prends-le par l'autre bout. Tu l'as?

Attention tes doigts!

Ça fermera?

C'est la roue qui empĂȘche de...

Rentre ta main.

Attends, maman!

S'il arrive quelque chose, n'importe quoi

s'ils sont impossibles, appelle-moi.

MĂȘme en pleine nuit. Compris?

Tu m'écoutes! Que ce soit bien net.

Si tu as des emmerdes, téléphone-moi.

Je me débrouillerai, va.

Ne te dis pas...

"Je ne vais pas déranger Mabel"

alors qu'un de mes gosses nage dans son sang!

Alors, en route!

Assis, les enfants. LĂąchez-moi.

Vous ĂȘtes tous lĂ ?

Braque.

Attends. Vas-y!

Je n'aurais pas dĂ».

Je n'aurais pas dĂ» les laisser partir.

Commencez sans moi. Je veux parler Ă  Eddie.

Ça ne tourne pas rond?

Ouais. Il se fait du mouron. Laisse-nous parler.

Si t'as des confidences...

Je lui avais juré de rentrer ce soir.

Juré que ce serait une nuit d'amour. Un truc qui reste, quoi!

Je pouvais pas prévoir cette vacherie.

Un tuyau qui lĂąche en pleine nuit.

Je parie que tu l'as pas appelée.

Je peux pas. Qu'est-ce que je lui dirais?

Les gosses sont chez sa mĂšre.

Elle va grimper aux murs, tout casser, gueuler.

Mabel est fragile et sensible.

Mabel n'est pas cinglée.

Elle est différente.

Mais pas cinglée. Alors, dis pas qu'elle est cinglée.

Cette femme-lĂ  cuisine, coud, fait les lits, la salle de bains.

Elle ferait ça, si elle était cinglée?

Je la comprends pas toujours, je dis pas.

Mais je sais une chose: elle est folle de rage.

Appelle-la.

Elle est quand mĂȘme bizarre. Pas comme tout le monde.

Elle peut se jeter sous une voiture...

mettre le feu Ă  la maison est-ce que je sais, moi!

Bonsoir, chérie.

J'ai un pépin au chantier.

La canalisation a pété.

Il y a de la flotte partout.

Je suis au chantier. Je t'aime.

Ce n'est pas grave.

Ça va, dis?

Je te revaudrai ça. Demain, j'irai pas au boulot.

Je passerai la journée avec toi. Toute la journée.

Ça te fait plaisir?

Au revoir, chérie.

Tu es ma grande.

Vous savez, Nick m'a posé un lapin.

J'avais déjà collé les gosses à ma mÚre.

Je m'appelle Garson Cross.

Je sais.

Vous "savez"?

Oui, Garson. Je peux avoir du feu? Et un verre?

J'ai touché ma paie. Je suis plein aux as.

Vous prenez...?

Un Bourbon.

Un Bourbon. Et avec ça?

Du bon Bourbon.

Un Bourbon, du bon. Et avec ça?

A volonté.

Un verre avec des glaçons!

Servez un Seagrams Seven Ă  la dame.

Encore.

Encore.

Tchin!

Ça, c'Ă©tait vraiment une soif!

Je ne suis pas folle de champagne.

La biĂšre et l'alcool

ne me font aucun effet.

Alors, dis-moi comment il se fait

que je sois folle de toi.

Chante!

Je ne sais pas.

Je ne suis pas folle des avions

mais je monte au septiĂšme ciel avec un...

Si on allait dans un endroit plus tranquille?

Je t'aurais bien emmenée chez moi, mais

c'est en désordre.

On ne peut pas aller chez toi?

Pour prendre l'air. Sortir de cette fumée.

Pourquoi on n'irait pas chez toi?

Bon, alors on y va?

Combien je vous dois?

3,50 dollars.

Bonne chance!

Ça va, mon lapin?

Tu ne vas pas ĂȘtre malade? Accroche-toi Ă  moi.

Tu peux ouvrir les yeux?

Tu vois, tu tiens debout.

Laisse-moi tranquille!

LĂąche-moi!

Nick?

Non. Garson. Garson Cross.

C'est moi qui t'ai ramenée, hier soir.

Ne te lĂšve pas, va! Il est encore trĂšs tĂŽt.

Désolé de t'avoir dérangée.

Moi, j'aime me lever tĂŽt, marcher

et parler tout seul.

Tu es lĂ ?

Qui est Nick?

Tu n'es pas mariée, dis?

Il va falloir que je m'en aille.

Si c'est pour avoir une arme contre ton Nick que tu as fait ça

si tu veux le punir en couchant avec moi, c'est loupé.

Je ne le connais mĂȘme pas.

Et ne te sens pas coupable Ă  cause de moi.

Tu es sous la douche?

Tant qu'elle coule, tu vas bien.

Enfin, j'espĂšre.

Qu'est-ce qui te prend?

Je ne suis pas d'humeur Ă  batifoler, Nick.

Nick Longhetti. Mabel Longhetti.

Tu veux du café?

Je vais t'en faire.

Je ne comprends pas cette femme.

Ça vient de moi.

J'ai divorcé deux fois.

Je n'arrive pas Ă  garder une femme.

Dis, maman

que penses-tu de lui?

Je sais bien... tu ne peux pas l'aimer... ce n'est pas ton fils...

Maman!

Les enfants!

Les enfants, oĂč ĂȘtes-vous?

Nick... oĂč sont mes enfants?

Y a personne, hein?

Elle est lĂ .

Installez-vous.

Je peux boire un verre d'eau?

Eddie, installe tout le monde.

Asseyez-vous... faites comme chez vous.

Je peux prendre un verre?

Qu'est-ce que tu as?

Rien.

Qui est avec toi?

Tous les copains.

Tu as mangé?

Tu dois mourir de faim.

Bon, eh bien

je vais te faire quelque chose.

Je reviens tout de suite.

Tout va bien, vieux?

Tout va au poil? Ça va pour Mabel?

Bien.

Plus de migraines?

Non, elle va bien. Asseyez-vous. T'en fais pas, toi!

Eh bien, entrez! Vous ĂȘtes chez vous, ici!

Jimmy... aprĂšs toi.

VoilĂ  Mabel.

Viens, ma chérie.

Tu connais tout le monde?

Mabel... pour tous les copains.

Ça vous plairait, des spaghetti?

Spaghetti?

Oui. Bien sûr.

Pour tous, des spaghetti?

Comment va, Mabel?

Oh, Clancy! Comment ça va?

Ça va bien. Bien! Trùs bien!

Maintenant, ça suffit.

Bonjour, Mabel!

"Salut Bowman! Ça gaze, vieux?"

Bon. Je vais faire vos spaghetti.

Eh bien, entrez! Vous en faites une gueule!

Sortez de ma cuisine!

Regardez vos chaussures, Eddie! Pleines de boue!

Vos godasses sont toutes crottées!

Dehors! Et lĂąchez-moi!

Sortez, laissez-moi travailler!

Fichez le camp!

Des spaghetti?

Encore?!

Tu penses au vin?

Eddie, tu apportes le vin?

C'est chaud.

Verse ta sauce.

Une cuillĂšre?

Encore.

Il vous faut une cuillĂšre.

Un dessous de plat!

C'est chaud.

Dans le placard! Prends la planche Ă  pain!

Asseyez-vous oĂč vous voulez.

Un banc pour Gino.

Comment vous appelez-vous?

Vous ne savez plus?

J'étais là, il y a trois semaines, avec Nick.

On a dßné ensemble.

Ma femme, c'est Veronica.

Nos gosses ont joué dehors.

Vous avez oublié?

Je me souviens de votre femme, pas de vous.

De la biĂšre?

Willie... Morton?

Moi, je suis au vin.

Votre nom, Ă  vous?

Grimaldi. Vito Grimaldi. Un ami de Nick.

J'ai pas le coup, moi.

Entortille-les.

Avec ta cuillĂšre.

Merde, sur mes godasses!

T'es pas sortable!

Laisse-le bouffer.

Une autre assiette?

La sienne est sale. Resservez-le.

Quel est votre nom?

Morton. Joseph.

Moi, c'est Mabel.

Ça va?

TrĂšs bien. Et vous?

Et à cÎté?

Votre nom?

James Turner.

Je travaille avec Nick.

Je suis Mabel Longhetti. Je vis avec Nick.

Et vous, beau gosse?

Billy. Billy Tidrow.

Tidrow, Tidrow, c'est ça!

On m'appelle Mighty Mouse!

Mickey... Mouse.

Trinquons!

A tous... bienvenue

Dieu vous bénisse

mangez bien, et longue vie!

Tu ne demandes pas oĂč sont les gosses?

Ils sont chez ta mĂšre.

Combien en avez-vous?

Trois.

C'est bien ça, hein, Nick?

Que je sache.

Moi, j'en ai sept.

Sept?

Sept enfants.

Beau gosse... combien?

Moi? J'en ai une tripotée.

Voyons voir.

J'ai un Robert.

J'ai un William.

J'ai une Mary.

J'ai un Pee Wee.

J'en oublie un.

Pee Wee a 14 ans.

Il en reste un quelque part.

Ça y est, John!

Lui, c'est le vrai catho irlandais, hein?

Dans le quartier, il y a de plus en plus de gosses.

Vous avez remarqué?

Dans la rue, il y a plein de gosses, de landaus, partout.

D'oĂč ça vient? C'est dans l'air?

C'est quelque part.

Pendant huit, neuf mois, on voit pas un gosse.

Deux ans passent, toujours pas de gosses.

Tout d'un coup, plein de landaus, plein de moutards.

Ça doit ĂȘtre dans l'air.

Non, c'est la lune.

Tu te rappelles... les deux cosmonautes?

Ils sont montés faire leur golf!

Il y a eu des retombées

du strontium, un machin comme ça.

Les femmes, elles l'ont flairé, et...

La lune, hein?

Non, sérieux... Pendant huit, neuf mois, pas un gosse.

Deux ans passent... pas un gosse,

et tout Ă  coup, plein de landaus, de moutards!

Il y en a bien deux ou trois Ă  moi.

Je pense que c'est dans l'air.

Il y a neuf mois, il y a dĂ» avoir un vent de folie.

Pas chez moi.

Non?

Je crois que c'est dans l'air.

T'appelles ça "dans l'air"?!

Allez, Ă  vous de chanter, Billy Tidrow.

Je ne sais pas chanter. Pas une note.

Alors, dansez! Ça, vous savez!

Non, ça me gĂȘne.

Il me plaĂźt, ce visage!

J'aime ce visage!

VoilĂ  ce que j'appelle

une belle tĂȘte!

Ça suffit.

Venez, on danse.

Regarde ces biceps. Jamais vu des muscles pareils!

Son costume doit le serrer.

Mabel, arrĂȘte! Assez rigolĂ©.

Dansons, tout le monde!

Tout le monde est crevé.

Vous... vous voulez danser?

Pose ton cul!

Bonjour, maman.

Non, on fait rien de spécial, on mange.

Ah bon? Qu'est-ce que tu as?

OĂč? Abdominales?

C'est quoi, ça?

Tu as appelé le docteur?

Ne sois pas tĂȘtue!

C'est ma mĂšre. Douleurs abdominales!

HO 3-73-99. Appelle-le.

Je ne peux pas l'appeler. Je lui dirais quoi?

Appelle-le... dis-lui oĂč tu as mal.

Tu as mangé un truc pas frais? Du poisson?

Ah, du poisson au restaurant.

OĂč ça?

Du poisson au "Hamburger Heaven"! Quelle idée!

Merci pour le repas. C'était trÚs bon.

Tu te conduis comme une gamine!

Je vais venir te voir. Je te passe Mabel?

Mais oui, je viendrai.

D'accord, j'arrive.

Quand on a sa mĂšre malade

on se dit qu'elle n'est pas éternelle.

Je voulais ĂȘtre gentille.

Maboule!

J'aime bien tes amis.

Je sais.

Je suis chaleureuse, moi. Je...

Je sais tout ça.

Je ne suis pas une de ces snobs qui vous regardent de haut.

C'est lĂ , nez en l'air...

"Comme c'est gentil Ă  vous!"

"Merci".

Moi, je ne "reçois" pas. Je veux qu'on se sente...

J'aime ces garçons. Je les aime.

J'aime tous les gens que tu amĂšnes ici.

Je sais tout ça.

Je veux qu'ils soient Ă  l'aise.

Qu'ils se sentent... Ils restent plantés là, et moi, je veux...

Mais enfin, tu n'as rien fait de mal!

C'était lui!

"Assieds-toi, Mabel!"

"Pose ton cul, Mabel?"

Il savait pas que tu pensais Ă  mal.

J'ai bien vu ses yeux.

Il Ă©tait comme ça... il savait plus oĂč se fourrer!

Ce singe, il Ă©tait gĂȘnĂ©!

Pour lui, tu le draguais.

Il pouvait pas savoir que non.

Je m'en fous que tu sois timbrée.

Non, pas timbrée.

Je n'ai rien fait de mal, hein?

Qu'est-ce que tu...

Dis-moi juste...

N'aie pas peur de me faire mal.

Dis-moi ce que tu veux, comment tu me veux.

Je peux l'ĂȘtre. Je peux ĂȘtre n'importe quoi.

Tu n'as qu'un mot Ă  dire.

Salut!

Qu'est-ce que tu fais ici? Par oĂč tu es entrĂ©?

Par la fenĂȘtre.

Maria et Angelo sont lĂ ? Ma mĂšre, tout le monde?

Ton pĂšre essayait de dormir.

Je les fais entrer,

ou je prends juste mes livres?

- Elle est furax. - Viens voir.

Ça va, à la maison?

Impec! Maman est Ă  la salle de bains.

Ferme ta porte!

Nick, je m'en veux de vous avoir réveillé.

Vraiment.

OĂč est Mabel?

A la salle de bains.

Elle est fùchée?

Non. Elle se lave.

Vous avez encore travaillé de nuit, hein?

Ça fait diablement long.

Vous savez quoi?

Je vais vous faire un bon café. D'accord?

Non. Je veux me reposer.

Bonjour, maman.

- OĂč sont les enfants? - LĂ -haut.

Pourquoi?

Les livres. Tony en avait absolument besoin.

On n'avait pas tout pris hier soir? La voiture était pleine!

Vous pouvez pas discuter à cÎté?

Moi, j'essaie de dormir.

Ne le prenez pas mal, mais j'en ai besoin.

Pardon, chéri.

Papa, je sais siffler

comme ça.

Et aussi, avec deux doigts dans la bouche.

Et de plein d'autres façons.

Bravo.

Tu apprends vite.

On regarde le match à la télé, ce soir?

On verra. Je suis fatigué.

- Tu peux le faire? - Quoi?

Siffler comme moi. Tu y arrives?

Mais enfin, quoi? Ces enfants devraient ĂȘtre Ă  l'Ă©cole!

Debout, Maria! Allez, debout!

Maria, sors de lĂ .

Maman...

Ne m'appelle pas maman! Je m'appelle Mabel.

Viens quand mĂȘme ici.

Ils doivent aller à l'école!

Viens quand mĂȘme ici.

Les gosses, dans le lit!

Regrimpez dans le lit!

Venez, qu'on soit tous ensemble.

Tous ensemble.

Plus pour de vrai. Juste l'air.

Grand-mĂšre, oĂč es-tu?

Qu'est-ce qui ne va pas?

Mémé, dans le lit!

Non, je fais le café.

Tout le monde dans ce lit!

Allez, grand-mĂšre!

Alors... juste assise.

VoilĂ  grand-mĂšre!

Coucou, mes chĂ©ris. Ça va?

C'est bon d'ĂȘtre avec vous.

Quelle famille adorable!

C'était bien, hier soir?

Oh, on s'est amusés!

On a fait un gùteau, il a fait du vélo...

J'ai une idée géniale.

Quand vous rentrerez de l'Ă©cole, on fera la fĂȘte.

On discutera de trucs fous.

On fera des choses extra... importantes.

AprÚs l'école, d'accord?

Mes bouquins, nom de nom!

Il faut que je les retrouve, nom de nom!

Je file dans la voiture.

Tu les conduis, oui ou non?

Oui... j'y vais tout de suite.

Je les emmĂšne. On y va.

- Nick, je suis navrée... - Faut pas.

- Je vous ai réveillé. - Pensez donc!

Si! Vous méritiez un peu de repos.

Ce n'est rien.

Au revoir, Nicky

je vous laisse vous reposer.

Elle vous fera du café... aprÚs. Cette fois, je vous laisse.

Nous allons à l'école... pour de bon...

Vous pourrez tous les deux vous reposer.

Tony, on s'en va!

Grouillez, grouillez:

Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro... Go!

C'est la Voirie. Ils te demandent.

Dis-leur que je bouge pas.

Il dit qu'il bouge pas.

Je suis pas Superman.

Ils me prennent pour qui? Superman?

Il n'est pas Superman.

Vous le prenez pour qui? Superman?

Tu as raccroché?

Tu te sens bien?

Aprùs, j'irai voir ma mùre. Ça me travaille.

Tu te sens bien?

Pourquoi tu répÚtes ça?

Tu ne me trouves pas bien?

Tu crois que je suis timbrée?

Tiens... vivement le retour des enfants!

Tout d'un coup, ils me manquent.

Je ne sais pas pourquoi.

Vous avez l'heure? J'attends mes enfants

et je n'ai pas l'heure.

Eh, vous avez une montre, vous!

Donnez-moi l'heure!

Des chaussures Ă  chaĂźnettes!

Vous ĂȘtes chouette!

Vous avez l'heure? J'attends mes...

"Julie", j'attends mes gosses qui rentrent de classe.

Tu veux bien me donner l'heure?

Hein?

Pourquoi tu ne réponds pas?

Qui a gagné? Toi ou Angelo?

J'espĂšre que tous les trois

vous ne grandirez jamais.

De ma vie, je n'ai jamais rien fait

de valable, sauf vous.

Je t'ai fait toi, et toi, et toi.

Oh, ma tĂȘte!

Je vais te frotter le dos.

Oh oui! Ça fait du bien.

Pourquoi vos mains font-elles tant de bien?

Je peux vous poser une question sur moi? Je peux?

Quand vous me voyez, vous vous dites:

"On la connaĂźt, c'est maman!"

ou est-ce qu'il vous arrive de penser que je suis

bĂ©bĂȘte, ou vilaine, ou...

Non, tu es intelligente, jolie

et nerveuse aussi.

Merci.

Donne-moi ta main.

Tu as vu ça? Ce que tes mains sont grandes!

Je fais du base-ball.

Regarde ces lignes!

Je ne savais pas que tu en avais tant.

Et quel gros poignet!

Montre-moi tes biceps.

Maman, je t'en prie.

Allez! Tu sais bien, tu mets ton bras comme ça.

Et voilĂ . Du vrai chewing-gum!

Attends que je tĂąte.

- C'est ton maximum? - C'est mon maximum.

Ce n'est pas chouette tout ça, hein?

Ce n'est pas chouette de se parler? Pas chouette?

La voiture des Jensen.

Vite, rentrons.

DĂ©pĂȘchons-nous. Vite, Maria.

Ôtez les manteaux!

Baissez-vous.

Harold Jensen. Mon fils John.

Entrez donc! Ne restez pas lĂ . La maison est ouverte Ă  tous!

Ma femme a été retenue.

J'en suis navrée.

Tony, tu connais les enfants... et voilĂ  M.Jensen.

Il parle espagnol?!

C'est bien ça! Vous voulez du gùteau?

Je dépose juste les enfants.

J'ai un paquet Ă  prendre Ă  la gare.

Vous ĂȘtes mal Ă  l'aise, hein?

Oh que si, vous ĂȘtes mal Ă  l'aise!

Déridez-vous, allez!

Quelle belle alliance!

Alors, il vient, ce petit sourire? Amusons-nous.

Mieux que ça! Amusons-nous.

Vous voulez jouer?

C'est bien. Posez ça sur la table.

Qu'est-ce que tu en dis, toi?

A cÎté du jus de fruits. Sur la table.

C'est ça. Attention!

LĂ , voilĂ .

C'est parfait!

Vous dansez?

C'est dommage, parce que...

Les enfants, on danse!

Quand ils sont ensemble, ils ne savent pas quoi faire.

C'est ça qu'il faut briser: la glace. En les intéressant.

Aux langues

aux chants, aux danses, aux blagues, Ă  tout, quoi!

Pouvons-nous prendre le thé?

On s'en fout, du thé! Qu'est-ce que vous avez?

Eh, vous entendez ça?

Vous ne croyez pas aux miracles.

C'est le Lac des Cygnes. Ça tombe à pic!

Les enfants!

C'est la mort du Cygne.

Venez, on va mourir pour M.Jensen.

Les garçons, on fait le chƓur.

Toi, donne la main Ă  Tony.

Tony, en rond derriĂšre.

On fait le chƓur, d'accord?

Mourez pour M.Jensen.

Les filles, mourez pour M.Jensen.

Allez, Maria, tu connais la mort du Cygne!

Applaudissez, elles sont mortes pour vous!

Je t'aime aussi. Quitte pas.

Je l'appelle.

Maman, papa au téléphone!

Dis-lui qu'on est en plein jeu.

Je lui dis que tu ne veux pas répondre.

Non, ce n'est pas ce que j'ai dit.

Allî, Nick? Ça marche!

Excuse-moi, je suis essoufflée.

Ça marche! Je suis une mùre formidable!

J'adore non seulement nos gosses, mais ceux des Jensen.

Et M.Jensen. Ils sont merveilleux, ils sont beaux!

Je ne serai plus jamais vilaine. Jamais!

Oui, M.Jensen!

Ce qu'il était constipé, au début!

Mais je l'ai décrispé. Je l'ai fait chanter, danser, et...

Qu'est-ce qu'il y a?

Sacré téléphone!

Nous avons le choix entre deux choses:

On peut... faire les devoirs

ou bien... des costumes.

D'accord pour les costumes.

Maria, monte avec tes amies, faites-vous les yeux

les lÚvres, et puis, déguisez-vous.

Tony, toi, tu fais le pirate, avec

le bandeau sur l'Ɠil, et les foulards.

Tu vois ce que je veux dire.

Quel est votre nom, déjà?

Harold.

Harold. Et votre prénom?

Harold.

Harold. Mon pauvre!

Comment peut-on s'appeler Harold?

Vous dansez?

Je m'inquiĂšte pour les enfants.

J'ai peur de vous les laisser.

Quels enfants?

Mes enfants! Que je vous laisse.

Ce qui m'inquiĂšte, c'est que

vous ĂȘtes un peu bizarre.

Vous vous en rendez compte?

Qu'est-ce que c'est que ça?

Qui a sorti toutes ces affaires?

Qui a fait ça? Qui a... Toi?

Pourquoi tu as fait ça?

Pourquoi?

Tu n'es pas chez toi, ici!

Allez, debout!

Habille-toi! Habille-toi!

EnlÚve ça, et rhabille-toi!

Mets tes affaires, et range tout ça.

OĂč est ton frĂšre?

Adrienne, enlĂšve ces vĂȘtements. On rentre.

Papa va t'aider.

- John, oĂč sont tes habits? - En bas.

Va les chercher.

Je suis désolée.

C'était par gentillesse.

Je sais.

Maria, oĂč vas-tu comme ça?

Allons, Maria.

Pourquoi tu n'as rien sur le dos?

Mais cette enfant est nue!

C'est rien. Viens là. Qui t'a déshabillée?

Dis-le Ă  papa.

Qui t'a déshabillée? Dis-le à ton papa.

Maman.

Qui? Maman?

C'est maman qui t'a déshabillée?

Viens, on va vite se rhabiller. Allez, hop!

Laissez-la!

Qu'est-ce que vous foutez chez moi?

Je peux vous parler?

Dehors!

Vous voyez ce que vous me faites faire?

C'est ça, votre fĂȘte?

Fichez-moi le camp!

Prenez vos gosses et filez!

- OĂč sont tes souliers? - En haut.

Monte, et mets-les.

Adrienne, aide Ă  ranger.

Toi, aide aussi.

Pas la peine. Déblayez.

Viens, on s'en va.

John?

Quoi?

Tu as tes chaussures?

Je ne les trouve pas.

OĂč allez-vous?

J'en ai marre de votre sacrée famille!

Je vais chercher John.

ArrĂȘtez!

Maman, la paix!

Foutez le camp!

Sortez, ou je vous tue tous!

Le Dr Zepp est lĂ ?

Qui ĂȘtes-vous?

Kathryn, oĂč est-il?

Je l'attends. Il n'est pas lĂ .

OĂč peut-il bien ĂȘtre?

Personne n'est malade. Mabel est folle.

A qui tu parles, Nick?

Mais oĂč est-il?

Il arrive.

Bon Dieu, il n'est pas lĂ !

Je vous en prie!

Excusez-moi. Il avait une autre visite?

Il sera lĂ  quand? Cinq, dix minutes?

Bon Dieu!

Bon Dieu de merde!

Reste assise.

Tu-ne-bouges-pas!

Maman!

Non, reste lĂ -haut, ou je te tue!

Pas besoin de toi. J'en ai, des cigarettes!

J'ai besoin de personne.

J'en ai, lĂ -dedans!

Toi, on va t'enfermer.

Jusqu'Ă  ce que tu sois d'aplomb.

Au fond

tu Ă©tais gĂȘnĂ©, et tu as fait l'imbĂ©cile c'est tout.

Moi, je fais l'imbécile tous les jours.

Je ne t'en veux pas.

Bien sûr, tu m'as frappée... et c'était la premiÚre fois.

Mais... je ne l'ai mĂȘme pas senti, si c'est ça qui t'inquiĂšte.

Je t'ai toujours compris, et tu m'as toujours comprise.

Ça a toujours Ă©tĂ©

comme ça, et c'est tout.

"Jusqu'Ă  la mort". Tu l'as dit.

Rappelle-toi: "Acceptez-vous de prendre pour époux...?"

"Oui. Oh, oui, Nick!"

Et j'ai dit:

"Ça marchera bien: je suis dĂ©jĂ  enceinte."

Ne t'emballe pas.

Et comme tu as ri!

ArrĂȘte, Mabel!

Tu as ri! Tu ne te rappelles pas?

Et elle, elle bavait de rage!

ArrĂȘte-toi!

Ne sois pas triste.

Je sais que tu m'aimes.

On a eu le temps de s'en apercevoir, non?

Toi et moi, nous savons.

Tu vois ça? Nous deux, on est pareils.

Ils ne peuvent pas nous sĂ©parer. MĂȘme de force.

On ne fait qu'un.

Je ne sais pas qui tu es.

Ne dis pas ça.

Je ne t'en veux pas. Je ne suis pas fùchée, ni rien.

Mabel, assez.

Tu restes lĂ  comme si

tout ça ne voulait rien dire, mais tu SAIS!

Tu sais qu'il s'agit

de nous! Et tu es avec eux, dehors, alors qu'on devrait ĂȘtre dedans!

On y a toujours été!

La ferme!

Tu n'es qu'un minuscule

un misérable petit...!

Qu'est-ce qui ne va pas?

Tout va bien. C'est fini.

Bonjour, Mabel!

Toujours aussi belle!

Bonjour, Margaret.

Vous ĂȘtes en forme.

Qu'y a-t-il?

Personne n'est malade, ici.

J'ai eu le hoquet, mais c'est passé.

Qu'y a-t-il?

Elle a bu?

Bien sûr!

Bien sûr que j'ai bu! Et je bois encore, hein?

Vous avez pris un médicament? Des pilules

quelconques?

Des pilules?

La morphine, c'est des pilules?

Bien sûr que j'en ai pris! J'ai pris

des pilules vitaminées, des pilules pour dormir

hyper, hypo, intra, extra!

Vous lui avez dit que je bois?

Oui, vous buvez!

Dr Zepp, je suis un peu retournée.

Forcément, on sent que je suis retournée

j'ai l'air retourné, mais

de temps en temps, je me calme.

Je le vois bien.

Mais... j'ai des angoisses.

Je n'aime pas cette femme

prĂšs de l'escalier.

Elle monte la garde.

En haut, il y a mes enfants, ma maison...

Quels sont vos ennuis?

Quels ennuis?

Vous dites que vous ĂȘtes retournĂ©e.

Une dispute avec Nick?

Nick, j'ai l'impression

qu'il y a un complot contre moi, ici.

C'est vrai... tu me regardes calmement, et

il a des choses dans sa serviette.

Il veut m'emprisonner avec ça.

Ne vous souciez pas de cela.

Je n'ai pas raison? Ce n'est pas ça, Nick?

Voulez-vous me servir un verre?

Vous voulez boire, Zepp?

Un cocktail, Zepp?

Vous voulez vous amuser, Zepp?

Vous vous servirez, O.K.?

Un verre, Zepp?

Les glaçons sont à la cuisine, et le vermouth

à cÎté d'elle.

La vodka, Ă  gauche.

Préparez les verres

moi, je veille.

Docteur!

Alors, vous la faites, cette piqûre?

Nous essayons de vous aider.

Ah, vous m'aidez?!

Vous m'aidez?!

Vous m'aidez? Nick!

Toi, tais-toi.

D'abord, tu fais la folle.

Et...

pour quoi? Il n'y a pas de raison.

Le monsieur, lĂ , il est en visite.

Personne n'est malade!

Pourquoi tu es sur tes gardes, hein?

Tout le monde t'aime.

Toi, tu m'aimes, Nick?

Cette femme...

Cette femme doit partir!

Je t'aime!

Nick, pense Ă  tes enfants!

Je t'aime.

Cette femme ne peut plus rester ici!

Vous devez partir!

Écoute... Docteur!

Mon fils m'a dit des choses

sur ce qu'on raconte

les ragots

le climat d'insécurité...

Allez-y! Dites-moi ce qu'il a dit!

Dites-moi ce qu'il a dit! Osez!

Vous ne lui apportez plus rien.

Vous ĂȘtes vide. Oui, vide!

Vos enfants sont nus, et ils ont faim!

VoilĂ  ce qu'il m'a dit!

Docteur!

Hier soir, vous avez ramené un homme, ici.

Mon fils est un bon petit!

Un bon petit! Il ne dit jamais rien!

Il ne se plaint jamais!

Cette femme est une folle!

Margaret, je vous en prie, montez.

Je ne monterai pas!

Ce n'est plus une enfant.

C'est une adulte, et je veux lui parler.

J'ai cinq arguments, Nick.

J'ai réfléchi, et ils sont tous en ma faveur.

Un... il y a l'amour.

Deux

l'amitié.

Trois... je vous donne

le confort.

Quatre

je suis une bonne mĂšre, et...

Je t'aime, Mabel.

Je t'appartiens. VoilĂ .

Ce sont mes cinq arguments.

Reprends-toi... et écoute-moi.

Tu sais ce que tu es pour moi.

Tu es une mĂšre formidable.

Respire Ă  fond. Je t'aime.

Tu me rends heureux. Respire bien.

Si j'ai fait une bĂȘtise, pardon!

Nick, il faut que...

Assis! Ou je vous casse la gueule!

Je vais vous donner un petit sédatif.

Ça ne vous fera pas mal.

ArriĂšre! ArriĂšre!

Retourne dans ton cercueil.

Je ne vous ferai pas mal.

Je ne vous ferai pas de mal.

Je suis de la famille. Est-ce que je vous ferais du mal?

Ça vous apaisera.

Ce sédatif

va vous calmer.

Je suis calme.

C'est vous, le malade!

Vous, qui devez vous reposer. Quels cernes affreux!

Étendez-vous!

Vous ĂȘtes malade!

Vite, un docteur! Il est trĂšs malade.

Vite, vite...

Vous allez craquer!

Il faut entrer Ă  l'hĂŽpital.

L'hĂŽpital!

Calme-toi, chérie.

Nick, empĂȘche-le...

Je t'en prie! Je te promets

je ne demanderai rien, mais garde-moi ici.

Je ne demanderai rien.

Ça... ça me suffira.

Je t'en supplie, Nick!

Et mes enfants?

Que vont-ils devenir?

Je peux les emmener?

Ne dites pas non!

Ils ont besoin d'aide, de tendresse.

Les enfants...

Laissez-moi les...

Écoute-moi.

Non! Il faut les protéger. Je protégerai mes enfants.

La folie les guette!

La folie! Matin, midi, et soir.

ArrĂȘte de parler.

Parler, se lever, se coucher, dormir

c'est ça, la folie, non?

Non, je les emmĂšne

pour les protéger.

Tu as compris? Ils sont à moi, et je les protégerai!

Je t'aime.

Je t'aime.

Je me coucherais sur les rails, pour toi!

Si j'ai fait une bĂȘtise, pardon, mais

ça ne change rien: je t'aime.

Reviens-moi. Reviens-moi!

Fichez-moi le camp!

Je vous tuerai!

Ne me touchez pas!

Je ne vous laisserai pas emmener mes enfants.

Et toi, tu vas laisser faire!

J'ai besoin de votre aide.

Laissez ces enfants! Vous ne pouvez pas les emmener!

Je ne vous en veux pas. Comprenez-le.

Laissez-moi faire.

Calmez-vous, Mabel.

Je vous comprends.

Non, laissez cet enfant!

Assez! Ça suffit!

Je t'en prie, Nick!

Mabel, j'ai Ă  vous parler.

Laissez cet enfant.

Regardez-moi.

J'ai lĂ  un papier qui dit que...

Quoi de neuf?

Quelle heure est-il?

ParaĂźt que tu as des ennuis Ă  la maison

avec les gosses.

Je ne veux pas qu'on se mĂȘle de mes affaires.

C'est clair?

Il n'y a pas que moi qui en parle.

Ne te mĂȘle pas de mes affaires!

TrĂšs bien.

Je m'excuse, lĂ !

Alors, on glande? Tu as vu l'heure?

Qu'est-ce qu'elle a, Mabel?

Qu'est-ce qui s'est passé?

On peut t'aider, Angie et moi?

Je t'ai appelé, hier soir. Tony te l'a dit?

Mabel est à l'asile, c'est ça?

Elle tourne pas rond. Faut du repos.

LĂ , tu es content, connard!

Va te faire foutre!

Je changerais bien de boulot!

Surtout, ne lui parlez pas de Mabel!

Pas un mot sur Mabel!

Tu la boucles, hein, fumier!

Joue pas au con avec moi.

Depuis ce matin, tout le monde parle de Mabel.

Dis pas que tu ne sais pas.

J'ai jamais dit ça.

Salope de mexicain.

Et ne fous pas le camp!

Si tu as Ă  me parler, parle!

Mais ne fous pas le camp!

Fais un stop à l'école, je prends mes gosses.

Au fond, je ne les connais pas. Je ne les vois jamais.

Ça leur a fait un coup. Je les emmùne à la mer.

Tu veux que je vienne?

Je viens.

Merci, mademoiselle...

Mlle Hinkley. La directrice.

L'autre dame devait m'amener Tony!

Mme Flowers.

Quelle heure il est?

- Elle n'a pas l'heure, celle-là? - 10 heures passées.

Tiens, le voilĂ !

Qu'est-ce qui se passe?

Je t'emmĂšne. Dans le camion!

Seront-ils lĂ ...

Oui! Fais-les monter. Attention.

Mets la ridelle!

Et faites pas les fous, lĂ -dedans!

Seront-ils lĂ  demain?

Oui!

Ça devrait t'aller. Vois si c'est ta taille.

Ça fera l'affaire.

DĂ©pĂȘche-toi!

Emmenez du rechange!

Qu'on n'attrape pas du mal avec papa!

Les enfants...

Ça va, comme ça?

C'est chouette, hein?

Douze ans que j'ai pas été à la mer sans ma femme!

Je passais ma vie dans l'eau, avant.

"Poisson", qu'on m'appelait.

J'étais pas gras

j'étais bleu, je grelottais.

Je courais les filles.

Mes gosses, ils sont grands.

Mon frÚre, Marco, il a fait des études.

Il est communiste.

Il ne garde pas une place.

Il gamberge trop.

Il lit trop de livres.

C'est bon pour les filles.

Elles adorent ça. Ça a toujours Ă©tĂ©, ça.

On est lĂ  pour rigoler, non?

Je veux parler Ă  mes gosses.

Parler à tes gosses? Ils n'écoutent pas.

Pourquoi qu'ils écouteraient? Moi, j'écoutais pas.

Tu écoutais, toi? Dis, tu écoutais?

On s'installe lĂ .

LĂ -bas!

En général, je suis plutÎt un marrant, non?

Mais voir Eddie se casser la gueule, comme ça...

Putain, quelle chute!

La ferme!

On est lĂ  pour s'amuser, alors on s'amuse.

On est lĂ  pour jouer avec les gosses, alors, jouons.

Sinon, on rentre!

Tu as raison. Excuse-moi.

Tu veux qu'on aille jouer?

Allez, on y va!

On va faire un chĂąteau.

Maria!

Entasse. Entasse!

Creuse.

T'occupe pas, va!

Une biĂšre?

Pas pour moi, merci.

Je monte derriĂšre, avec les gosses.

Je peux y goûter?

Bien sûr. Tiens.

Mais pas trop.

Ça suffit.

Moi aussi?

Une gorgée. Pas comme Tony.

Et moi?

Mais oui, mais oui.

Un peu... pas trop.

Faut se méfier, les jours de virée

on pourrait tous rentrer ronds.

Remarque, la biÚre, c'est bon... ça fait ronfler.

Tiens... vas-y.

Mais pas trop.

Moi aussi, papa?

Assez, Tony.

Je regrette d'avoir dĂ» faire partir ta mĂšre. Je regrette tout.

Ne bougez pas.

Tu tiens debout?

Viens. Prends les affaires.

Je te pose tout ça là.

On va rentrer, sinon tu vas t'écrouler.

Tu viens bosser, demain?

Oui, t'inquiĂšte pas.

Allez, tourne-toi.

Et voilĂ !

Angelo, tu as faim?

Tu ne veux rien?

Je descends, je vais manger un bout.

Tu veux pas venir?

Viens... Toi et moi.

Tu veux dormir.

Sacré Banane!

Bonne nuit, fils.

Et toi, Tony, tu as faim?

Tu ne te déshabilles pas?

T'as la tĂȘte qui tourne?

Tu veux dormir, hein?

D'accord. A demain matin.

Maria, tu as faim?

Je vais Ă  la cuisine. Si tu veux me tenir compagnie...

Couche-toi à cÎté de moi.

SIX MOIS PLUS TARD

Changez-vous!

Je me tire. Alors, tu ne viens pas?

Bon, ben, Ă  demain.

Vraiment pas? Y a de la place, chez moi.

Non.

T'as qu'Ă  les suivre.

C'est pas difficile.

Elle suit le camion

tu sais Betty... on se retrouve chez moi.

Vous ĂȘtes bien, Edna?

J'ai envie de revoir Mabel!

Ce ne sera plus long.

Je voudrais dĂ©jĂ  y ĂȘtre.

Démarre!

Vous ĂȘtes...

La femme de Victor.

Ah oui! Ça va?

Nom d'un chien!

Ça, c'est un baiser!

Merci. Dites, il n'y a rien Ă  boire.

Ni vin, ni biĂšre, ni coca, rien.

C'est qu'elle a tant d'amis!

C'est le retour de Mabel... vous devriez sabler ça, non?

Je vais m'en occuper.

Nicky... ça va, pédale?

Salut, Nick.

Qui sont tous ces gens?

Dino te cherche. Il a un message pour toi.

Quel genre?

Je ne sais pas... un message.

C'est bon... c'est mauvais?

OĂč est ma mĂšre?

Viens un peu!

Viens voir!

Qu'est-ce que c'est que ça?

Tu es cinglé? Non, mais, tu es malade?!

On devait fĂȘter le retour de Mabel, non?

FĂȘter? Mais en famille! Rien qu'en famille!

Tu parles d'une fĂȘte! Ni coca, ni vin, ni biĂšre, rien!

C'est tout ce qui compte?! Le coca-cola!

Qu'est-ce qu'il y a?

Ah, Adolphe! Enfin un de la famille!

Nancy?

Vous ĂȘtes lĂ ?

C'est vous qui m'avez dit de venir.

Mais Eddie n'est pas lĂ .

Vous connaissez Eddie.

Alors vous, vous ĂȘtes venue.

J'aime Mabel.

Je sais. Moi aussi.

J'ai bien fait d'inviter ces gens?

Oui.

Ce n'est pas trop?

Vous voulez la vĂ©ritĂ©? Vous ĂȘtes un sale con!

Vous l'avez chassée, vous auriez pu aller la chercher. C'est trop!

Nick, tu as une seconde?

Voilà... comment te dire ça? Je connais pas bien Mabel

ni tes invités... surtout leurs femmes.

Rentrez!

Restez pas sur la porte!

Pour une fois que je reçois! Les voisins vont le voir!

Restez pas lĂ , enfin!

Et, toi... reviens!

Fais ce qu'il faut!

Maman veut te parler.

De quoi?

Il faut que ces gens s'en aillent.

Dis-leur, toi!

Je sais que j'ai eu tort. Mais je peux pas!

Je peux pas dire: "Rentrez... sortez!"

Fais-le, toi. Vas-y.

Tu veux que ce soit moi?

Je vais le faire.

Ne te bile pas.

Silence, tout le monde! Silence!

S'il vous plaĂźt!

Un peu de silence.

Vous savez que Nick vous aime tous.

Moi aussi, je vous aime.

Mais vous n'auriez pas dĂ» venir le jour

oĂč Mabel sort de l'hĂŽpital.

Je ne vous en veux pas, mais elle va arriver

alors, rentrez chez vous immédiatement.

Une seconde.

Merci Ă  tous d'ĂȘtre venus.

Merci beaucoup.

Je donnerai le bonjour Ă  Mabel de votre part.

Je m'excuse, je vous ai fait mettre sur votre 31, mais maman a raison.

C'est trop, pour Mabel.

Bonjour, Mabel. On ne se connaĂźt pas

je suis lĂ  par un ami de Nick

Vito... vous savez, Grimaldi?

Je suis Mary, sa femme. En cas de besoin

appelez-moi.

Mabel! Vous avez bonne mine!

Au revoir, Ă  un de ces jours!

Mabel, vous ĂȘtes superbe!

Reposée.

C'est bon de vous revoir.

Vous avez faim?

Vous voulez dire bonjour Ă  votre petit monde?

Vous avez vu Nick?

C'est bon de vous retrouver.

Ça a dĂ» ĂȘtre dur.

Il m'en a coûté de vous faire hospitaliser.

Mais vous le savez, c'Ă©tait dans votre intĂ©rĂȘt.

Redevenons amis.

Ne parlez pas du passé.

Bonjour, Mabel.

C'est Tina. Tu as l'air en pleine forme.

Tout s'est bien passé avec les enfants: pas de rhumes...

Mamie va bien, et Nick a la santé!

Vous ĂȘtes splendide! Et nous sommes heureux de vous revoir.

Laissons tomber les discours de retrouvailles...

J'ai trÚs faim, et je suis bien sûr que vous aussi!

Bravo, Adolphe! On va tous manger.

Tu es trĂšs en forme.

Nous irons déjeuner ensemble

et voir un film, O. K?

Je peux voir les enfants?

Attends un peu. Ils vont se mettre Ă  pleurer

toi aussi, et tout le monde va ĂȘtre bouleversĂ©.

Il faut que je voie les enfants.

Vous pouvez les voir.

Ils sont à cÎté. Allez-y...

Pourquoi l'en empĂȘcher?

Bonjour, maman.

Je t'aime, maman.

Je t'aime.

Je sais. Ça suffit.

Pardon.

Tout va bien, maman?

C'est parce que ça fait si longtemps!

Bonjour, Banane.

Hello, ma petite Banane!

Maria, viens prĂšs de moi.

Tu veux que moi, je vienne vers toi?

Si tu en as envie.

Tu veux vraiment?

Si tu en as envie.

Alors, je reste lĂ .

Ça va mieux, maman?

Tu n'as plus mal au ventre?

Plus mal Ă  la tĂȘte?

Non, mais je fais un gros effort pour ne pas m'énerver.

Allez, on ne pleure plus.

Je dois garder mon calme.

Tu m'as manqué.

Ça suffit, maintenant.

Tu es fatiguée?

Je vais embrasser ta main.

On t'a manqué?

Je suis désolé.

Non, c'est ma faute.

J'ai reculé le fauteuil, croyant que vous l'aviez vu.

Ma petite fille

on est trĂšs bien chez toi

mais je crois qu'on va te laisser

pour que tu te reposes.

Vous dĂźnez avec nous.

Ç'aurait Ă©tĂ© volontiers

mais c'est Ă  peine croyable

ça va ĂȘtre des spaghetti. Alors, non!

Ça ne passe pas. Sans vous vexer...

Asseyez-vous.

On ne m'a pas nourri aux spaghetti!

Je m'assiérai si je veux!

Je vais m'asseoir lĂ , papa.

Tu peux t'asseoir oĂč tu voudras.

Je suis heureuse d'ĂȘtre en famille.

Je suis jolie, papa?

Ravissante, chérie.

Ça va aller, tu crois?

Bien.

TrĂšs bien.

Mabel

maintenant, va t'asseoir

à cÎté de maman.

Excusez-nous.

Je suis lĂ . Rien de ce que tu fais n'est mal.

Rien n'est mal.

Je veux que tu sois toi-mĂȘme.

Tu es chez toi.

Les autres, on s'en fout! On les emmerde!

Sois toi-mĂȘme. Sois toi-mĂȘme!

Je t'en prie.

Je t'aime.

Fais-moi un "beh-beh".

Allez, un autre "beh-beh"!

Mieux que ça: "beh-beh"!

Non. Un vrai "Beh-beh"!

Allez!

Tout le monde Ă  table! La fĂȘte commence.

Allez, quoi!

Que ce soit familial!

Un peu d'entrain!

Réchauffons l'atmosphÚre!

Tina, tu es prĂȘte? Nous, oui.

Maman, fais la conversation.

Asseyez-vous tous.

Adolphe, tu te mets lĂ .

Tina, on est prĂȘt.

Soyez pas en visite!

Comment c'était là-bas? Terrible?

Bien? Moche? Comment?

Toute la famille est lĂ .

On dirait une fĂȘte!

Et encore, c'est rien! On était 60, au départ!

Personne n'était d'accord avec mon idée.

Pourtant, je la trouvais bonne.

Les amis, c'est une bonne idée.

S'amuser, c'est une bonne idée.

- Hein, Zepp? - Tu parles, Charles!

- Hein, Adolphe? - Absolument.

Tu vois?

Ne revenons pas lĂ -dessus.

Ce qui est fait est fait.

N'en parlons plus.

On rigole, maintenant!

Parfaitement, on rigole!

Ça va mieux, ça ira de mieux en mieux, toujours mieux

et on pourra pas trouver mieux!

Tony, tu as vu?

Le clin d'Ɠil de ta mùre?

Je peux avoir du thé?

Tina est Ă  la cuisine, si vous voulez...

Je vais y aller.

Zepp, elle est normale?

Un petit peu... cinglée?

Oh, non!

Elle va bien. D'ailleurs, ils l'ont laissée partir.

Tu as vu son clin d'Ɠil?

Oh oui! Son regard n'est pas tout net.

Tina, ce que tu es grosse!

Tu faisais 57 kg quand je suis partie.

Comment tu as pu tellement grossir?

Tina, il faut entrer en...

...il faut maigrir! Regarde-moi ce cul!

Ma pauvre Tina

c'est pas vrai!

Vous avez vu son cul?

Je n'ai jamais vu un aussi...

Il est énorme!

Avant, il était tout mignon.

Non mais, tu as vu ce cul?

Tu peux vexer Tina avec tes réflexions.

C'est vrai qu'il se pose lĂ .

J'aimerais bien avoir du popotin.

C'est toute la femme! Ils sont tous beaux: gros ou petits.

Laissez les derriĂšres tranquilles!

Moi, j'ai un gros derriĂšre, elle a un gros derriĂšre

votre maman aussi. Et alors... hein?

Je voudrais que vous rentriez.

On est venus vous fĂȘter

on aimerait bien rester.

Nick et moi, on veut aller au lit.

Chérie, pas devant les enfants!

Bon. Alors, je reprends.

Bonjour, papa.

Bonjour, mon chou.

Bonjour, maman.

Bonjour, chérie. Fais attention à toi.

Bonjour, Tina.

Bonjour, Mamie.

Bonjour, docteur Zepp.

Bonjour, Angelo.

Bonjour, les bananes.

Comment je suis?

J'ai trĂšs envie que vous rentriez, parce que

Nick et moi, on veut aller au lit tous les deux.

On ne peut ni parler, ni rien, devant vous.

Chut! Chut!

Il n'est pas l'heure de partir.

Crotte de crotte!

C'est le premier jour, et vous vous laissez aller.

Maman... hou les cornes!

Je vous dis m... iel!

Ah, c'est drĂŽle!

Vous n'avez que des amis, ici!

J'ai une histoire... trĂšs drĂŽle.

Là-bas, ça faisait rire.

Je la raconte... elle n'est pas cochonne.

C'est l'histoire d'un agent recenseur

qui va dans les monts Ozarks.

Il s'approche d'une cabane

et il frappe.

Dans les monts Ozarks! Je la connais!

Et il a dit...

Détendez-vous. Du calme.

"Vous devez payer le loyer"

"vous devez payer aujourd'hui."

"Je ne peux pas payer le loyer"

"je ne peux pas aujourd'hui."

"Vous devez payer le loyer"

"vous devez payer aujourd'hui."

"Je ne peux pas payer le loyer"

"je ne peux pas aujourd'hui."

"Je paierai le loyer..."

"Mon héros!"

"Ton héros s'est fait avoir."

Fini, les histoires drĂŽles!

Asseyez-vous! Plus de blagues!

Marre, des blagues! On cause!

"Bonjour... ça va?" Conversation!

"Le temps qu'il fait"... conversation!

Et c'est lui qui parle de "conversation"!!!

Il ne met pas deux phrases d'aplomb!

Une conversation normale.

C'est quoi, normale?

Tais-toi!

Moi, je ne "causerai" pas! Qu'elle raconte!

"Le temps", "qu'est-ce que tu deviens? "bonjour"...

"Fait chaud". "Froid".

Tu ne comprends pas

que je ne sais pas. A l'hĂŽpital, le matin

on vous faisait une piqûre, et l'infirmiÚre

vous emmenait aux toilettes

et on

allait, euh

Ă  l'ergothĂ©rapie, oĂč on apprenait des jeux

et Ă  tisser, et

on vous faisait des électrochocs

c'est de l'Ă©lectricitĂ© qui passe dans la tĂȘte et qui doit...

Calme-toi.

Sois toi-mĂȘme.

Allez, vas-y...

Parle... tout simplement.

Papa

dresse-toi devant moi.

Bien sûr.

Je ne veux pas dire ça.

Rassieds-toi.

Tu veux bien te dresser devant moi?

Je ne sais pas... ce que tu veux que je fasse.

Ma chérie, je ne comprends pas ce jeu.

Dresse-toi devant moi!

Tu n'entends pas ce qu'elle dit?

Tu ne sens pas ce qu'elle nous demande?

Assieds-toi!

Je ne peux plus...

Mamie, faites-les partir... je suis si fatiguée.

Ne pleurez pas.

Il vaut mieux que nous partions. Venez.

Au revoir, tout le monde.

Maman, donne les manteaux.

Mabel, calmez-vous!

Assez... mon Dieu, assez!

Mabel!

Descends, ou c'est moi qui te fais descendre!

Laissez ma fille!

Merci d'ĂȘtre venus.

Tout le monde dehors. Et tout de suite!

Pas de discours! Pas d'au revoir!

Maman, les manteaux.

Laisse-la!

Partez!

Dehors!

Maman, qu'est-ce que tu as?

Mabel, descends de lĂ .

Descends!

ArrĂȘte de faire ça.

ArrĂȘte de faire ça.

Si tu ne descends pas, je te frappe.

Je ne veux pas en arriver lĂ .

Je te tuerai.

Je finirai par te tuer.

Et ces putains de gosses aussi!

Prenez-moi la main.

Votre maman va bien.

Elle se repose.

Oui, je me repose.

Au lit, maintenant!

Au lit!

Ils veulent savoir si tu vas bien.

Oh, m... mais oui, je vais bien.

Ils veulent que tu les bordes.

Bien sûr. Allons-y.

Venez, mes chéris.

Désolée de vous avoir fait peur.

Mais j'étais tellement fatiguée.

Et si vous aidiez la vieille dame Ă  grimper?

On va t'aider Ă  monter, maman.

Je t'aime, maman.

Tu ressembles Ă  ton pĂšre.

Tu es bien sa fille.

Je t'aime.

Bonsoir, mon ange.

Bonsoir, maman.

Tu crois que tu vas pouvoir dormir?

Je me fais du souci pour toi.

Mon chéri, ne t'en fais pas pour moi.

Je suis grande.

Je vais bien.

Je suis heureuse... vraiment.

Je t'aime, tu sais.

Je te crois.

Alors, Ă  demain, O.K.?

Salut, Banane!

Salut, Banane!

Ça va, Banane?

Ça va, Banane?

Je t'aime.

Je t'aime, Banane.

Tu viens te coucher à cÎté de moi?

Bien sûr.

Spaghetti.

Je t'aime.

Je t'aime, maman.

Je t'aime, Spaghetti.

Les enfants, bonne nuit!

Nous vous aimons, nous nous aimons, alors, tout va bien.

On a veillé tard, et ça a été dur.

Demain, tout ira mieux.

Angelo...

Bonne nuit, Tony.

Maman, n'éteins pas.

D'accord, mais on bouge plus, on dit rien, on dort.

Quand papa parle, on obéit.

J'ai pas oublié que vous étiez contre moi... et pour maman.

Je suis vraiment cinglée.

Ben tiens, parlons-en!

Je ne sais mĂȘme pas comment ça a commencĂ©.

Cherche pas. Fais voir ta main.

J'ai dĂ» avoir un coup de fatigue.

Tu m'aimes?

Et si on rangeait le merdier?

Il va falloir que je fasse des courses.

Laisse ça comme ça, va!

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