All language subtitles for Law & Order S06E10 Remand 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

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Original subtitles

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES ÉLÉMENTS RÉELS SERAIT FORTUITE.

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquĂŞte sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Les secours sont arrivés en deux minutes.

À leur arrivée, les flammes étaient partout.

Incendie criminel, c'est sûr ?

On a trouvé un bidon d'essence et des allumettes.

Deux témoins ont vu quelqu'un partir avant le feu de joie.

On a une description.

Louis Johnson, saignant.

Taches de fumée dans le nez et la bouche. Il était vivant avant l'incendie.

Les vapeurs l'ont tué.

Il n'a pas pu sortir ?

La porte était fermée de l'intérieur.

On pense qu'il passait la nuit ici.

Il ne voulait pas de visiteurs.

Johnson avait-il déjà eu des ennuis ?

Un acte de vandalisme la semaine dernière avant de recevoir ses sapins.

- Des enfants ? - Non.

Une bande locale qui rackette les commerces en échange de protection.

Personne, y compris Johnson, ne voulait en entendre parler.

Et voilà où ça l'a mené.

Il nous faut les noms de cette bande.

Deux témoins vous ont vu sur le parking.

J'achetais mon sapin de Noël.

Ă€ 2h04 ?

Non, tu es cuit, Danny.

On a tes empreintes sur les allumettes.

Désolé de te le dire,

mais tu es le pyromane le plus con que je connaisse.

C'est ta seule chance de faire un truc intelligent.

J'ignorais que Louis était dans la remise au moment de l'incendie.

Pas de chance, sa femme l'a mis Ă  la porte ce soir-lĂ .

On voulait juste réduire la valeur du stock de Louis. C'est tout.

Je peux dire qui m'a payé.

On le connaît. Il se fait interroger à côté.

Non, on veut le boss.

Mais je ne connais qu'un type. Je ne fais pas partie de leur bande.

C'est dommage,

car tu porteras le chapeau pour eux, Danny.

L'épicerie Schwartz, l'an dernier,

je sais qui est derrière tout ça.

Trop tard. Quelqu'un l'a déjà fait.

Bon, attendez. J'ai du lourd.

Je connais le type qui a poignardé Cookie Costello.

Vous savez bien. Une grosse affaire, il y a 30 ans.

Une ado poignardée devant tout le quartier.

Oui. Sal Muñoz.

Il est Ă  Attica depuis 30 ans.

C'est ce que vous croyez.

- Je veux voir le procureur. - Il lui faut une raison de venir.

Bon, dites-lui ceci.

Ce type, je l'appellerai Bobby,

on a bu quelques verres un soir,

il m'a dit qu'il l'avait poignardée pour qu'elle n'ait pas d'enfants.

Vous voyez ? J'ai quelque chose.

La prochaine fois, c'est au procureur que je parle.

Mon premier partenaire était sur cette affaire Costello.

Ses blessures n'étaient pas dans le rapport, c'était trop personnel.

Ça me dit quelque chose.

Oui, une jeune femme poignardée 14 fois

et violée devant son immeuble de l'East Village.

Pendant que 40 de ses voisins mettaient leur télé à fond

pour ne pas entendre les cris.

Ils avaient la télé, mais pas de téléphone ?

Ils ont appelé la police, 45 minutes plus tard.

Tu aurais dĂ» entendre les excuses.

Tout le monde pensait que quelqu'un d'autre avait appelé.

Si Danny a raison,

le mauvais coupable est en prison depuis 30 ans.

Et le vrai coupable court toujours.

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Il y a 30 ans,

je lui ai tenu la main dans sa chambre d'hĂ´pital.

Vous avez poursuivi Sal Muñoz ?

Depuis, Mme Costello m'envoie des cartes de vœux tous les ans.

Ce pyromane, il vous a donné un nom ?

Bobby Farina.

Un bon Ă  rien.

Plusieurs séjours en prison depuis l'âge de six ans.

Et en chemin, il a dĂ» toucher une boule de cristal.

Selon Van Buren, la police n'a pas révélé les détails des blessures.

Muñoz a avoué.

Après combien d'heures d'interrogatoire ?

Cookie Costello n'a pas pu l'identifier.

- On devrait au moins lui parler. - Pas question.

Ses amis et ses voisins regardaient.

Elle a été poignardée, puis violée,

laissée pour morte dans une ruelle.

Trente ans, ça ne suffit pas pour guérir de telles blessures.

Muñoz purge une peine consécutive de 25 ans.

On ne peut pas ignorer ça.

Que les flics retrouvent ce Farina.

Bon sang.

C'est mon anniversaire.

Ça fait 50 ans que je pousse des carcasses.

Je sais ce que tu ressens, Bobby.

Un demi-siècle et je parle encore à une ordure comme toi.

Tout va bien, maintenant.

Ton agent de probation nous a parlé

de quatre ans de prison pour avoir redressé ta copine.

J'assure au foot américain. On ne peut pas tous y échapper.

Et Cookie Costello ?

Tu l'as bien arrangée aussi ?

Ça ne me dit rien.

Avec un nom pareil, je m'en souviendrais.

Tu ne lis pas les journaux ?

Elle a été découpée en mai 1965,

à trois rues de l'endroit où tu t'es garé.

J'étais en taule à Dannemora en 1965.

Pour agression d'une prostituée.

Tu y es allé en septembre. Essaie encore.

Mai 1965. J'aurais pu ĂŞtre au New Jersey.

J'y ai beaucoup bossé pour les bookmakers.

Les seuls à connaître les détails sont la victime,

ses médecins, et l'ordure qui a fait ça, et c'est toi !

Bon, écoutez. Je tiens ça de cet avocat,

Nick Taradash.

Il m'a représenté quelques fois.

Il me déballe tout sur cette histoire avec Costello.

Je le jure.

BUREAU DE TERI MARKS MERCREDI 7 DÉCEMBRE

Nick et moi partagions un bureau après son premier infarctus.

Après son 2e infarctus l'été dernier, le bureau était à moi.

Et il est ?

Il est mort. Je suis son exécutrice testamentaire.

J'aurais dĂ» refuser.

Le service sanitaire s'étoufferait avec ses dossiers.

Vous connaissiez Nick ?

Non, mais on est tombés sur un de ses clients.

Bobby Farina.

Un gros bras, une vraie ordure finie.

Aucune idée, mais la description correspond à la clientèle de Nick.

Tous les truands avaient la carte de Nick dans leur portefeuille.

Et maintenant, ils ont la vĂ´tre ?

Je n'ai pas sa réputation, mais j'y travaille.

Bobby Farina.

Il nous doit encore des frais.

Qu'a-t-il fait ?

On enquĂŞte sur lui dans le cadre de l'affaire Cookie Costello.

Il a des informations confidentielles

qu'il aurait obtenues de M. Taradash.

C'est possible. Le tribunal a nommé Nick pour représenter l'accusé, Sal Muñoz.

Il aimait en parler. L'affaire lui a fait de la pub.

Autrement dit, Taradash s'est vu offrir une patate chaude.

Il n'a pas pu faire grand-chose. Muñoz a avoué.

Nick a plaidé la démence,

mais ça ne marchait pas avec les jurés à l'époque.

La démence est l'excuse du dernier recours.

Taradash l'a tentée dès le début du procès.

Le cœur n'y était peut-être pas.

Après tout, la victime était la voisine.

Laisse-moi t'exposer une raison moins noble.

Taradash gagne sa vie en représentant les voyous du coin.

Et si l'un d'eux était le coupable ?

Farina.

Taradash refuse de mordre la main qui le nourrit.

Je me demande si le nom de Bobby a été mentionné pendant l'enquête.

Allons voir les inspecteurs.

INSPECTEUR À LA RETRAITE LANDIS JEUDI 8 DÉCEMBRE

Farina. Une brute stupide.

Oui, c'est lui.

Vous avez enquêté sur lui pendant l'affaire Costello ?

Non. Costello, c'était un truc sexuel.

On a eu notre gars, le Portoricain, Muñoz.

Ce salaud l'a suivie en voiture.

Il s'en est pris Ă  elle Ă  cause de sa robe blanche.

Pour lui, c'était un morceau de viande.

Vous avez dit qu'elle rentrait du travail ?

On sait qu'elle est allée au cinéma.

Non. Elle travaillait au black au Franklin Pub.

À cause de sa conditionnelle, elle n'était pas censée y aller.

- La conditionnelle pour ? - Jeux d'argent.

On n'a pas mis ça dans le rapport par respect pour la victime.

Quelque chose d'autre a été omis ?

Ça n'a rien à voir avec l'affaire.

Elle jouait, Farina collectait pour les parieurs.

Les jeux d'argent sont omniprésents, sauf dans le rapport.

Muñoz est coupable ! Il a avoué.

Et deux viols en plus !

Après un tour au West End Grill ?

Muñoz était le bon coupable !

Allez au diable !

Je t'écoute. C'est quoi, le West End Grill ?

Les docks du West Side.

Dans les années 1960, on y emmenait les types comme Muñoz

pour voir jusqu'où ils nageaient après les avoir tabassés.

C'est la rumeur.

Allons parler Ă  Cookie.

Elle vit Ă  Tarrytown.

Désolée. Je ne me souviens de rien après être sortie de la voiture.

Après 30 ans, rien.

Les médecins ont dit que c'était le choc.

Pour moi, c'était la façon divine de guérir.

C'est une bonne façon de voir les choses.

J'ai essayé de tout oublier, donc...

Pourquoi en parler maintenant ?

On a du nouveau sur Bobby Farina.

Un type du quartier.

Papa ?

Bobby Farina ?

Un petit malin qui piquait des bonbons dans mon magasin.

Il est devenu collecteur de fonds pour les bookmakers de l'East Village.

Pourquoi se préoccuper de Farina ?

Ils ont arrêté son agresseur.

Avez-vous été arrêtée pour jeux d'argents ?

Vous êtes gonflés.

Ne leur dis rien, Cookie.

Papa, je m'en occupe.

J'avais 22 ans, ça me donnait des frissons.

J'avais un faible pour Sandy Koufax.

Je pariais sur les Dodgers quand il lançait.

Je pariais sur les Giants, mais parfois, j'étais fauchée,

alors je prenais des paris au bar pour payer les dettes.

Je me suis fait prendre.

C'est tout ? Jamais eu d'ennuis avec Farina ?

Vous croyez que je l'ai cherché ?

Regardez. C'est la robe qu'elle portait.

Chaque fois que cet animal demande la liberté conditionnelle, j'apporte ça.

Il s'est moqué de moi au tribunal et ce n'est pas lui ?

Vous êtes des imbéciles.

Elle était mêlée jusqu'au cou là-dedans.

Elle aurait facilement pu énerver ces truands.

Et Bobby lui envoie un message.

Si elle ne veut pas revivre ça,

elle la ferme.

Elle a encore peur 30 ans après ?

Elle regarde ces cicatrices tous les soirs. Sortez son dossier.

Voyez si elle a eu affaire Ă  Bobby.

Et voilĂ .

Promotion de jeux d'argent au second degré. Un an avec sursis.

Taradash était son avocat.

Oui, un gars du coin.

Et Muñoz ne l'était pas.

Lennie, regarde.

Le bookmaker pour qui elle travaillait...

Eddie Murrows, je m'en souviens. Un parieur connu.

Je viens de faire le lien.

Dans le dossier de Farina, c'était l'un de ses employeurs.

TAVERNE METCALF LUNDI 12 DÉCEMBRE

Oui, Bobby a travaillé pour moi.

Il forçait des clients à payer leurs dettes.

Il y a longtemps.

On dirait que tout le quartier travaillait pour toi.

Bobby Farina. Cookie Costello...

Je la laissais bosser pour rembourser sa dette.

Gentille fille. Ce qui est arrivé est affreux.

Ce sale Portoricain aurait dĂ» finir sur la chaise.

On a un meilleur candidat.

Oui. Tu as passé l'hiver de 1965 à Elmira pour paris illégaux ?

Quel rapport avec Costello ?

J'ai pas le temps pour ça.

C'est un portable dans ta poche ?

Oui. Et alors ?

Un malin comme toi ne veut pas qu'on trace ses appels.

Tu dois utiliser une fréquence volée.

Crime de classe E. Il me faut 30 secondes pour le savoir.

En 1964, Cookie Costello a été arrêtée pour paris illégaux.

Elle a eu du sursis. C'est très généreux, non ?

Oui. Quelques mois plus tard, tu te fais choper.

Tu as fait le lien ?

N'importe quoi.

Elle ne savait rien de mes affaires.

C'est pas ce qu'on dit.

Tu aurais donné le feu vert à Bobby pour la taillader.

Impossible. Bobby était à East Orange. Le 25 mai 1965.

Le jour le plus important en sport, Ali a envoyé Liston au tapis en un round.

Bobby voyait un client dans le New Jersey.

Un type dans la restauration.

Il est possible qu'une agression non résolue ait été commise.

La veuve a dit que le mari s'était fait tabasser chez eux vers minuit.

En mĂŞme temps que Cookie.

Elle a désigné Farina, mais son mari n'a pas porté plainte.

Mais il a arrêté les paris juste après ça.

En gros, Bobby est blanchi.

Tout ça parce que Taradash a parlé.

Le monde est petit.

Il devient encore plus petit.

Taradash s'occupait des affaires de paris de Cookie.

C'est un problème ?

BUREAU DU PROCUREUR ADAM SCHIFF MARDI 15 DÉCEMBRE

Taradash connaissait Costello.

Représenter Muñoz était un conflit d'intérêts évident.

C'est formidable.

Vous ne saviez pas ?

Si on avait su que Taradash connaissait la victime,

il y aurait eu conflit d'intérêts.

Mais il n'a pas utilisé ça pour la discréditer.

A-t-il pu léser Muñoz par loyauté envers elle ?

Pas le Taradash que je connaissais.

Ce n'est rien.

Il a fait un sacré procès. Douze témoins experts.

Trois semaines de témoignage. Muñoz en a eu pour son argent.

Oui ?

On ne peut pas en faire abstraction.

Il faut prévenir Muñoz.

Oui.

D'accord. Merci.

Teri Marks vient de nous damer le pion.

Teri Marks. Je connais ?

Elle partageait son bureau avec Taradash.

Elle vient de demander un nouveau procès pour Sal Muñoz.

M. Muñoz tient à remercier vos inspecteurs.

Sans eux, j'aurais pas consulté le dossier de Nick

et trouvé le conflit d'intérêts.

Violation du 6e amendement. Du sérieux.

Dans votre esprit, maître Marks.

Que voulez-vous ?

Ce que mon client veut : sa liberté.

On lui a refusé la liberté conditionnelle trois fois.

Sa prochaine audition est dans deux semaines.

Soutenez sa demande et nous retirerons la motion.

Très bien. C'est réglé. Tant que Mme Costello est d'accord.

ArrĂŞtez.

Taradash n'aurait pas dû se mêler de ça

sans autorisation écrite de M. Muñoz.

Bien sûr, vous l'ignoriez, monsieur Muñoz ?

C'est vrai. Taradash ne me l'a jamais dit.

Je vais faire mieux. Tout le monde était au courant, sauf mon client.

C'est un complot.

Contre le Portoricain, mec.

Adressez-vous Ă  moi correctement.

Votre client a avoué.

Un complot n'était pas nécessaire pour le condamner.

Ce soi-disant conflit d'intérêts n'est qu'un détail.

Comme si votre avis comptait.

Venez Sal, je vous raccompagne Ă  votre bus.

Le New York Times a appelé ce matin.

Vous avez prévenu les médias de votre motion ?

C'est une affaire importante.

Pour votre carrière.

BUREAU DU JUGE HAROLD ROCKWELL MARDI 20 DÉCEMBRE

Le code de déontologie est clair.

Un avocat ne peut représenter un client

s'il est limité par ses responsabilités envers un autre client.

Sauf si son client est d'accord.

M. Muñoz n'était pas au courant du conflit d'intérêts.

Ou il a sciemment oublié que Taradash l'en a informé.

Que dit le dossier ?

Rien.

Le dossier est incomplet. Il manque des transcriptions.

Alors, comblons les blancs.

Le juge est-il encore disponible pour témoigner ?

Oui, votre honneur.

Mais le conflit d'intérêts de Taradash n'est pas une preuve nouvelle.

Sauf votre respect, ça ne justifie pas la modification du dossier.

Ça l'est si je le dis.

Taradash m'a dit

qu'il avait représenté M. Costello une fois.

Mais il pensait que sa défense de Muñoz

n'influencerait pas le dossier.

Vous a-t-il montré une autorisation écrite et signée par son client ?

Non.

Je lui ai dit d'en parler à Muñoz, et de me dire s'il y avait un problème.

Je n'en ai plus entendu parler.

Juge Mallory, pourquoi cette conversation

avec M. Taradash n'est pas dans le dossier ?

Elle l'était.

J'ignore pourquoi elle n'est pas retranscrite.

Vous n'avez pas insisté pour l'autorisation signée ?

J'admets que j'aurais dû suivre cet élément de plus près.

Mais Taradash a souvent plaidé dans mon tribunal.

Il était méticuleux. Ça doit être dans ses dossiers.

Maître Marks, avez-vous vérifié ?

Il n'y a rien dans les dossiers.

Malgré toute notre confiance envers l'avocate,

nous aimerions examiner ces dossiers nous-mĂŞmes.

Hors de question.

Nous ne lèverons pas le secret professionnel.

Vous en avez parlé, maître Marks.

Ils ont le droit de regarder.

Je nommerai un expert pour examiner les dossiers.

J'ai eu l'expert au téléphone.

Taradash était un maniaque. Il conservait ses messages téléphoniques.

Mais aucune autorisation écrite.

MĂŞme une fourmi comme Nixon avait un trou de 18 minutes.

Son dossier a été trafiqué ?

Après la mort de Taradash,

le dossier a été remis à Muñoz, non ?

Il l'avait jusqu'à ce que Marks l'interroge sur l'autorisation écrite.

Dans ce cas, Muñoz aurait pu la trouver dans son dossier.

Impossible de prouver qu'il y a eu une autorisation.

J'ai vérifié nos anciens dossiers.

Certains des reçus de Taradash ont été signés par Marcella Klein.

La secrétaire ?

Les initiales ne correspondent pas.

Klein aurait pu ĂŞtre juriste.

Elle a peut-être changé de métier depuis.

COUR SUPRĂŠME, EXAMEN DES REQUĂŠTES MERCREDI 4 JANVIER

J'étais ce qu'on appelle aujourd'hui une assistante juridique.

Salaire de secrétaire, responsabilités d'avocat.

Mais grâce à M. Taradash, je suis devenue avocate.

À votre connaissance, a-t-il informé M. Muñoz

qu'il avait représenté Mlle Costello ?

Il me l'a clairement dit, et que M. Muñoz s'en fichait.

Merci.

Étiez-vous présente quand M. Taradash a parlé à mon client ?

Non.

En fait, vous avez refusé de rencontrer mon client.

Il me mettait mal Ă  l'aise.

M. Taradash partageait-il votre opinion de M. Muñoz ?

M. Taradash séparait ses sentiments de son devoir professionnel.

Il n'y a donc pas matière à interpréter le fait qu'il a laissé

un jury entièrement blanc être choisi ?

Les jurys entièrement composés de Blancs étaient courants en 1965.

Ou qu'il n'a jamais parlé des activités criminelles de Mlle Costello ?

C'était vain. M. Muñoz a avoué.

Ou qu'il n'a jamais contesté ses aveux ?

Il pensait que ça appuyait sa défense basée sur la démence.

C'était sa stratégie de ne rien faire.

Efficace, s'il voulait que son client soit condamné.

C'est ridicule.

Pour lui, la place de M. Muñoz était à l'hôpital.

Et il s'est battu pour l'y amener.

Sa loyauté était partagée

entre son ancienne cliente, une jeune femme populaire,

et l'homme accusé de l'avoir agressée brutalement,

un client gênant que le tribunal lui a refilé.

Qui pouvait le considérer comme impartial ?

Le juge, ainsi que M. Muñoz.

Il a été informé du conflit d'intérêts.

Si c'est le cas, pourquoi attendre 30 ans pour demander un nouveau procès ?

Il n'en savait rien avant que maître Marks ne lui en parle.

Il a dû signer une décharge.

Il a arrêté en sixième

et obéi à son avocat.

Le juge aurait dû veiller à ses intérêts,

et conseiller Ă  M. Taradash de se retirer.

Le verdict n'aurait pas été différent avec un autre avocat.

M. Taradash a toujours été correct.

Très bien, monsieur McCoy.

Les règles d'éthique nous obligent à éviter toute sensation d'injustice.

Comme il n'y a aucune trace d'autorisation, aucune n'a été donnée.

Je rejette le verdict et j'accorde la motion pour un nouveau procès.

On est tombés sur le seul juge qui suit les règles d'éthique.

- Oui. - Marks vend encore son offre.

Ils négocieront si on soutient sa conditionnelle.

Hors de question.

Un nouveau procès ? Une preuve vieille de 30 ans.

Des témoins disparus.

Vous avez la victime et les aveux.

Vous voulez un papier cadeau avec ça ?

Il a presque 60 ans.

Le jury le croira réhabilité, voire inoffensif.

Muñoz sort du trou qu'on avait creusé pour lui il y a 30 ans.

Frappez-le Ă  coups de pelle avant qu'il ne soit sorti.

COUR SUPRĂŠME, COMPARUTION INITIALE LUNDI 16 JANVIER

"Affaire numéro 23049 de 1965, Ministère public contre Salvatore Muñoz.

Une accusation de tentative de meurtre simple.

Une accusation de viol avec préméditation."

M. Morean, rappelez-moi de vérifier la garantie de mon appareil auditif.

Vous avez dit 1965.

C'est une affaire de 1965, votre honneur. Renvoyée pour un nouveau procès.

Après 30 ans ? Chapeau, monsieur Muñoz.

Voyons voir, vous...

Vous aviez plaidé non coupable pour troubles mentaux ou démence.

Cela a-t-il changé ?

Mon client veut plaider non coupable.

Nous refusons la liberté sous caution.

M. Muñoz a avoué le crime.

Il a déjà purgé 30 ans. Il mérite un peu de repos.

Maître Marks, je me fiche de savoir

combien d'argent de poche il a économisé au fil des ans,

il reste en détention.

Pas de liberté sous caution.

Suivant.

"Affaire numéro 93564..."

Caution pour un violeur qui a avoué ses crimes ?

Vous avez mangé du lion ce matin.

J'ai sauté le petit-déjeuner pour soumettre ça au plus tôt.

Demande d'irrecevabilité.

Personne n'a lu ses droits à mon client avant d'être interrogé.

Dites adieu à vos aveux, maître Kincaid.

Monsieur Costello...

Je voulais le voir de mes yeux.

Ma fille est morte de peur à l'idée que ce monstre vienne chez nous.

On fera tout pour empêcher ça.

Ils avaient promis qu'il ne sortirait de lĂ  que dans un cercueil.

Comment avez-vous pu laisser faire ça ?

Mon client a été interrogé six heures sans avocat

avant de signer des aveux.

On ne l'a pas informé de son droit à un avocat

ni de son droit Ă  garder le silence.

En 1965, il n'avait droit Ă  aucun avertissement.

La Cour suprĂŞme a rendu l'avertissement Miranda obligatoire en 1966.

Les droits Miranda sont apparus devant les tribunaux Ă  l'automne 1965.

Tout avocat compétent l'aurait su.

Un avocat compétent

aurait retardé le procès pour attendre la décision de la cour.

M. Taradash a déposé 27 requêtes préliminaires contestant les preuves.

Sa compétence n'est pas mise en doute.

En plus, ça n'a pas d'importance. Miranda n'est pas rétroactive.

Ce n'est pas suffisant pour faire appel.

Je ne parle pas de tous les criminels.

Je parle d'une affaire

où il peut y avoir un conflit d'intérêts.

Ses aveux n'ont jamais été contestés.

Alors, contestez-les selon les lois telles qu'elles existaient en 1965.

Je les ai lus.

MĂŞme Clarence Darrow ne pourrait exclure ces aveux.

Monsieur McCoy, je ne sais pas ce qu'un juge aurait fait en 1965,

mais en 1995, il y a une présomption irrévocable

que toute confession obtenue sans avertissement Miranda

est involontaire et donc irrecevable.

J'accepte la motion. Les aveux sont irrecevables.

Perdre deux inspecteurs sur une affaire vieille de 30 ans ?

On est déjà en retard sur le mois dernier.

Le juge a rejeté les aveux.

McCoy compte sur vous pour régler ça.

Il a déjà purgé deux fois plus que le fils Chambers

pour le meurtre de cette fille Ă  Central Park.

Si Muñoz sort, inspecteur, il dormira sur votre canapé.

On aura besoin du témoin qui a identifié Muñoz.

Une voisine de Cookie. Elle a vu le type dans le coin.

Les preuves sont minces.

Et le couteau trouvé sur Muñoz ?

Perdu dans le Triangle des Bermudes.

Pas de cheveux, pas de fibres, pas d'empreintes.

Ils ont fait un kit de viol ?

On a le groupe sanguin du sperme. A négatif, comme Muñoz.

Comme trois millions de New-Yorkais.

- Ils sont allés avec ça au procès ? - Le père de Cookie a gardé sa robe.

Le labo pourrait en tirer quelque chose.

Envoyez-la au labo

et faites la liste de ceux qui avaient un appartement dans cette ruelle.

CHEZ LINDA SANTORO MARDI 24 JANVIER

J'ai tout dit Ă  la police il y a 30 ans.

On sait ce que vous avez dit Ă  votre voisine

trois ans plus tard.

On vient de lui parler.

Vous avez tout vu depuis votre chambre.

Cette vieille chouette ne sait pas de quoi elle parle.

Je dormais dans le salon.

J'ignore la procédure pour les gens comme vous il y a 30 ans.

Mais aujourd'hui, c'est prison pour outrage.

Mais je n'ai rien vu.

Ce Muñoz sait toujours manier un couteau.

Vous voulez le voir traîner près de votre fille ?

Je le jure...

Je n'ai pas vu qu'il la poignardait.

Vous croyiez qu'il faisait quoi ?

Qu'il la frappait.

Je l'ai appris le lendemain...

Bref, ils ont attrapé le type.

Qu'avez-vous vu ?

Pas beaucoup.

Il a dĂ» rester 10 secondes Ă  la fenĂŞtre.

J'ai vu son visage.

Je croyais que Cookie se disputait avec un de ses mecs.

Oui ? Pourquoi ?

Cookie était du genre facile.

Chaque mois, un minable de plus.

Donc, elle l'a bien cherché ?

Je ne dis pas ça.

Mais les journaux l'ont décrite comme une gentille jeune fille

avec de méchants voisins.

Elle n'a pas sa place dans un immeuble familial.

C'est du beau travail.

Dommage que ce ne soit pas une armure.

Le tissu a été perforé par une lame à un tranchant.

Les taches de sang correspondent Ă  celui de la victime.

Petite quantité de sperme séché.

Possible d'identifier le propriétaire avec l'ADN ?

Le séchage préserve l'ADN. J'ai fait une PCR.

Ça correspond au sang de M. Muñoz.

On a de la chance. Aujourd'hui, il aurait mis une capote.

Voilà le problème.

J'ai trouvé un autre ADN en bas de la robe.

Ni la victime, ni Muñoz.

- Du sang ou du sperme ? - Je ne sais pas encore.

C'est mélangé aux autres fluides. Je vous dis ça.

Merci.

Une troisième personne ?

Muñoz avait un complice ?

Ou Cookie a tiré un coup rapide avant de rentrer.

On doit le savoir avant Muñoz et son avocat.

Tu veux demander à son prêtre ce qu'elle a confessé ?

Mieux, son barman. Elle travaillait au Franklin Pub.

Oui, s'il existe encore.

Ne t'inquiète pas, il existe encore.

J'ai commencé ici il y a 32 ans. J'ai fini par l'acheter en 1973.

Je cherche à vendre. Ça vous intéresse ?

Des flics et des barreaux, l'association parfaite.

Excusez-moi.

J'ai toujours voulu avoir un bar.

C'est une mine d'or, Lennie.

Que des mecs.

Quand je venais ici, il n'y avait que des mecs aussi,

mais on regardait les Giants.

Pourquoi cet intérêt pour Cookie Costello ?

Sal Muñoz va être rejugé.

Comment est-ce arrivé ?

Vice de procédure.

Bref, il nous faut des infos sur Cookie.

Il paraît qu'elle avait beaucoup de mecs.

C'est un crime ?

Elle avait 22 ans, une belle silhouette, autant qu'elle en profite.

A-t-elle eu des rapports intimes avec quelqu'un ce soir-lĂ  ?

Non. Elle a passé toute la soirée ici.

Elle aimait s'éclater.

Mais sa dernière semaine ici, elle se reprenait en main.

Elle avait arrêté de fumer, de boire, de jouer.

Elle avait peut-être vu Billy Graham à la télé.

Excusez-moi.

Il y a deux raisons pour qu'une femme perde ses mauvaises habitudes.

Un, un nouvel homme...

Ou un bébé.

Elle a été poignardée dans le bas-ventre.

L'autre ADN pourrait provenir d'un bébé qu'elle portait.

La question est :

pourquoi les médecins qui l'ont soignée n'ont rien vu ?

Ils ont peut-ĂŞtre vu

et c'était dans le rapport de police à côté de sa condamnation pour paris.

Chaque fois que l'un de vous frappe Ă  ma porte, c'est mauvais signe.

Je...

Je l'ai appris une semaine avant. Personne ne savait.

J'avais peur. J'étais célibataire.

Mes parents étaient très traditionnels.

À l'époque, les filles comme moi n'avaient pas le choix qu'elles ont aujourd'hui.

Vous avez demandé à la police de l'exclure ?

Non, ils ne savaient pas.

Mais les médecins...

Mon père était là quand ils m'ont amenée.

Les médecins lui ont dit pour le bébé.

Il leur a demandé de garder le secret pour moi.

Je ne l'ai jamais dit à ma mère.

Les gens devront le savoir, non ?

C'est possible.

Et le père du bébé ?

Je ne lui ai jamais dit. Il était marié.

Il nous faut son nom.

Bobby Farina.

Ils avaient une liaison.

Ça a duré moins de deux semaines.

Elle avait honte. C'est pour ça qu'elle n'a rien dit.

Reste Ă  savoir ce que sait l'autre partie.

Elle a bien gardé son secret.

Taradash n'était pas au courant. Marks non plus.

Vous n'allez rien dire Ă  Marks ?

On doit publier le rapport médico-légal sur la robe.

Ils sauront qu'elle était enceinte.

L'identité du père ne les regarde pas.

Maître Kincaid, devrions-nous leur dire ?

La loi Rosario nous l'oblige.

Si on l'appelle Ă  la barre. Et nous ne le ferons pas.

Ça l'innocente quand même.

Cela suggère une théorie alternative crédible du crime.

Je vois. Farina était furieux qu'elle soit enceinte.

Il l'a agressée. Il a tué son bébé à naître et l'a laissée pour morte.

Un jury pourrait y croire.

Et Muñoz arrive et la viole.

Toujours crédible ?

Non, mais soyons prudents. Disons tout.

Et donner à ce violeur récidiviste une chance de bluffer un jury ?

C'est inenvisageable.

Bien sûr que si.

Au risque d'une erreur justifiant une annulation ?

Combien de procès voulez-vous ?

Autant qu'il faudra !

Nous avons légalement, moralement et éthiquement le droit

de lui cacher cette information.

Et c'est exactement ce que nous allons faire.

La substance était composée de plasma sanguin, lipides et cellules.

Un mélange de liquide amniotique.

J'en ai conclu que Mlle Costello était enceinte.

Que pouvez-vous nous dire sur l'ADN du sperme trouvé sur la robe ?

J'ai fait un test PCR.

L'ADN correspondait à celui de l'accusé sur les 21 combinaisons

de marqueurs génétiques.

Quelle est la probabilité que le sperme sur la robe

ne soit pas celui de M. Muñoz ?

Environ une sur 200.

Merci.

Une sur 200 dans une ville de 8 millions d'habitants ?

Ce n'est pas très impressionnant. Y a-t-il un test ADN plus précis ?

Le RFLP, mais il n'y avait pas assez de sperme sur la robe.

Vous avez témoigné que cette robe

n'a pas été conservée dans la salle des preuves ces 30 dernières années ?

Elle a été rendue à la victime.

Donc, vous ne pouvez pas confirmer

que cette robe était portée par Mlle Costello lors de l'agression ?

On a une photo de la robe prise juste après l'attaque.

C'est la mĂŞme robe.

Parieriez-vous votre réputation ?

Non.

Je l'ai vu bouger les bras, de dos, et puis il a levé les yeux.

- L'homme que vous avez vu est-il ici ? - Oui.

C'est lui, il est assis lĂ .

Notez que le témoin a pointé l'accusé du doigt.

Merci, madame Santoro. Plus de questions.

Je veux juste m'assurer d'avoir bien compris.

Après 30 ans, votre conscience vous a poussée à appeler la police ?

Ils sont venus me voir.

Vous avez tout dit de votre plein gré ?

Je risquais la prison pour outrage sinon.

Au fil des ans, vous avez lu des articles sur le crime.

Avez-vous vu des photos de mon client ?

Oui, j'imagine.

Est-il possible, sous la pression de la police,

que vous ayez confondu ces photos avec l'homme que vous avez vu en 1965 ?

Je ne sais pas.

Je ne pense pas.

J'essaie de faire ce qui est juste.

Mon client devrait pourrir en prison pour soulager votre conscience ?

Plus de questions.

M. Muñoz a été arrêté en voiture pour un feu arrière cassé.

Lors de la fouille, j'ai trouvé un cran d'arrêt dans la boîte à gants.

J'ai vu du sang séché sur la poignée.

Sans révéler le contenu de l'interrogatoire,

dites-nous ce que vous pensez de la culpabilité de M. Muñoz.

J'étais sûr que c'était lui.

Pourquoi, inspecteur ? Le fait qu'il soit Portoricain ?

Il correspondait Ă  la description.

Un Hispanique dans une voiture beige.

Combien de personnes correspondent Ă  ce profil ?

Je ne sais pas.

Un témoin a reconnu Muñoz lors d'une séance d'identification.

Une identification avec mon client et cinq flics irlandais, c'est ça ?

Je n'ai pas demandé leurs origines.

Nous avons suivi la procédure à la lettre.

La procédure n'aurait-elle pas pu vous amener à enquêter

sur les associés parieurs de Mlle Costello ?

Non.

Elle était enceinte quand elle a été attaquée.

On l'ignorait. Elle ne nous a rien dit.

Maintenant que vous le savez,

les six coups de couteau au bas de l'abdomen

prennent-ils un nouveau sens Ă  vos yeux ?

Peut-ĂŞtre.

Vous pensez que son agresseur l'a attaquée

dans le but d'interrompre sa grossesse, non ?

Il n'y a aucun fait pour le prouver.

La seule raison pour laquelle aucun fait n'est avéré

est que vous n'avez pas fait votre travail.

Je retire. Plus de questions.

Marks nous tue.

Oui.

Il faut la faire témoigner.

Le jury doit l'entendre.

On devra révéler que Farina est le père.

Pas le choix. Marks la calomnie.

Si on ne l'appelle pas Ă  la barre,

le jury pensera qu'on cache quelque chose.

Mettez-la sur la liste des témoins.

Ce sont les vieux dossiers ?

Oui.

Ce ne sera pas beau Ă  voir. Marks va s'amuser avec Costello.

Ă€ moins d'en informer le jury.

On le fait avant Marks ?

Demandez aux procureurs de Los Angeles

s'ils regrettent de ne pas avoir dégoupillé la grenade Furhman.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 63 LUNDI 27 FÉVRIER

Juste avant de me garer,

j'ai remarqué cette voiture beige dans mon rétroviseur

et je suis sorti.

Le reste est flou. Je me suis réveillée à l'hôpital.

Décrivez vos blessures.

Les médecins m'ont dit que j'avais subi 14 coups de couteau,

Ă  la gorge, la poitrine, les bras et l'estomac.

Je ne peux pas avoir d'enfants.

Ils m'ont dit que j'avais été violée.

Décrivez votre vie sociale avant cette attaque.

J'avais beaucoup de petits copains.

J'aimais l'attention.

J'étais jeune et jolie.

Je ne m'inquiétais pas pour l'avenir.

Parfois, j'ai fait des erreurs.

Expliquez-nous.

Je suis tombée enceinte...

de cet homme, Bobby Farina.

Il était marié.

Je ne lui ai jamais dit parce que je ne savais pas

si j'allais garder le bébé ou le faire adopter.

Vous n'avez rien dit Ă  la police ?

Non.

J'avais honte.

Après toutes les bêtises que j'avais faites.

- Votre arrestation ? - Oui.

Pour les paris illégaux.

J'ai joué.

Parfois, je travaillais pour mon bookmaker pour payer mes dettes.

C'était idiot.

Je n'étais pas une femme de carrière.

Dans mon éducation, la famille représente tout.

Mais c'est impossible...

Ă  cause de lui.

Merci.

Je suis désolée pour vos blessures, madame Costello.

J'ai quelques questions.

Le père de votre enfant, Bobby Farina, que faisait-il dans la vie ?

Il travaillait pour mon bookmaker. Il collectait les dettes.

Saviez-vous qu'il avait été condamné pour des crimes violents ?

Je savais qu'il avait des ennuis à cause de son caractère.

Et vous saviez qu'il ne serait pas ravi d'apprendre votre grossesse ?

C'est pour ça que je ne lui ai rien dit.

Vous avez dit que vous n'étiez pas sûre de vouloir garder le bébé.

C'était pour les deux raisons.

Quand la police vous a interrogée au sujet de M. Farina,

vous avez nié le connaître, n'est-ce pas ?

Oui. Mais lĂ , je ne mens pas.

Je ne lui ai jamais parlé du bébé.

Vous aviez peur de sa possible réaction ?

Oui.

Mais en fait, madame Costello, vous lui avez dit, pas vrai ?

Vous avez menacé de le dire à sa femme

s'il ne vous donnait pas l'argent pour avorter.

C'est faux. Je suis une bonne catholique.

Je ne ferais jamais ça !

Le genre de bonne catholique qui se fait arrêter pour paris illégaux,

et qui commet un adultère avec des criminels ?

- Objection ! - Retenue.

Calmez-vous, maître Marks.

- Je ne suis pas une mauvaise personne ! - Mais Bobby Farina, si.

Il vous a poignardée et a tué votre enfant à naître, n'est-ce pas ?

C'est lui qui a essayé de me tuer.

Vous n'en savez rien.

Vous n'avez pas vu votre agresseur.

À votre réveil à l'hôpital,

la police vous a dit que c'était Sal Muñoz.

Et vous avez joué le jeu, car vous saviez qu'en accusant Bobby,

il reviendrait finir le travail, non ?

Taisez-vous.

La police a piégé mon client

et vous n'avez rien dit pendant 30 ans.

- ArrĂŞtez. - Quand la police vous a dit

que M. Farina était un suspect, vous avez nié le connaître, non ?

- Oui. - MĂŞme si vous saviez

que le seul homme qui avait un mobile pour vous agresser ainsi

était Bobby Farina.

Je... Je ne sais pas.

Plus de questions.

Marks sait jouer avec le jury.

On entendait leurs poils se hérisser.

Les gens ralentissent en cas d'accident, sans forcément approuver.

L'espoir fait vivre. Elle a même semé le doute chez Cookie.

Il y a 30 ans, aucun juge n'aurait laissé Teri Marks

aller aussi loin avec un témoin.

Il y a 30 ans, vous aviez des aveux.

Oui.

Il avait plaidé la démence.

Muñoz avait une petite amie. Une Dominicaine.

Elle devait témoigner en sa faveur au premier procès.

Pour appuyer la démence.

J'ai lu sa déposition. Rien de spécial.

La fille a disparu avant de venir Ă  la barre.

La défense nous accuse d'avoir menacé de lui retirer son visa.

Et ?

N'importe quoi.

Pourquoi a-t-elle disparu ?

Trouvez-la et demandez-lui.

Sal voulait que je mente, que je dise qu'il était fou,

qu'il entendait des voix.

C'est pour ça que j'ai fui à Saint-Domingue.

Mais il n'est pas fou. Il est diabolique.

J'espère que ce n'est pas pour ça que vous voulez qu'elle témoigne.

Non, votre honneur.

Madame Valerio, racontez au juge les fois où Sal vous a frappée.

Parfois, il voulait coucher avec moi, et je n'en avais pas envie.

Si je disais non, il me frappait et me forçait.

Si j'essayais de m'enfuir, il frappait plus fort.

Votre honneur.

Continuez, madame Valerio.

Une fois, je suis allée à la police et Sal l'a appris.

Il était furieux.

Il a pris un couteau d'office et l'a pressé contre moi.

Il m'a dit que si j'ouvrais encore ma gueule,

il me charcuterait pour que je n'aie pas d'enfants.

Noté.

Merci, madame Valerio. Vous pouvez partir.

C'est indécent que M. McCoy vous demande d'autoriser ce témoignage.

C'est préjudiciable. De mauvais actes antérieurs sont irrecevables.

Ça établit un profil récurrent. Même arme, même mode opératoire.

Un couteau d'office ou un cran d'arrĂŞt,

une petite amie ou une parfaite inconnue ?

Il n'y a pas de profil.

Il a menacé sa copine

de la même façon qu'il a agressé Cookie Costello.

Et qui sait combien d'autres.

C'est le problème. Il n'y en a pas.

Deux actes vaguement similaires n'ont rien Ă  voir.

Vous avez raison, maître Marks.

Nous sommes en dehors de l'exception Molineux.

Ce n'est pas recevable.

Mlle Valerio ne témoignera pas.

COUR SUPRĂŠME, CHAMBRE 63 MERCREDI 1ER MARS

Avez-vous un verdict ?

Oui.

Sur le premier chef d'accusation,

viol avec préméditation, quel est votre verdict ?

Nous déclarons l'accusé, Sal Muñoz, non coupable.

Sur le deuxième chef d'accusation,

tentative de meurtre simple.

Quel est votre verdict ?

Nous déclarons l'accusé non coupable.

Oui !

Marks sort d'une conférence de presse.

Elle pense vraiment avoir rectifié une erreur de 30 ans.

Elle espère faire la une du prochain Journal du barreau.

Oui.

Elle a fait son boulot. Pas nous.

Fausses preuves. Mauvais souvenirs. Mauvais verdicts.

On a fait ce qu'on a pu.

Oui.

Je croyais qu'on ne devait jamais en faire une affaire personnelle.

J'ai menti.

C'est la deuxième fois en 30 ans.

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Jérôme Salic

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