All language subtitles for Law & Order S06E09 Blood Libel 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish Download
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquête sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Frank et Count Basie au Sands. Ça va mettre l'ambiance.

Tu fais quoi, alors ?

Oui. De l'huile chaude ? Bonne idée.

Ah oui, ça devrait plaire au petit Johnny.

Attends.

Institut des hautes études.

Rebonjour, monsieur Aronson.

J'allais partir.

Non, je ne le ferais pas si votre femme était encore là.

D'accord. J'ai votre numéro.

Je regarde et je vous rappelle. Au revoir.

Allô, Jackie ?

J'ai un truc à faire, bébé.

Je reviens vite.

Tiens le café au chaud. Salut.

Madame Aronson ?

Madame Aronson ?

Madame Aronson !

Le gardien, Johnny Cobb, l'a trouvée vers 21h30.

D'autres témoins ?

Personne d'autre.

Portes verrouillées, alarme activée.

Je l'ai vue vers 19 h, elle corrigeait des devoirs,

elle allait bientôt partir.

Au premier appel de son mari, vous avez vérifié la classe ?

C'était peu après 21 h.

Les lumières étaient éteintes, je n'ai pas regardé à l'intérieur.

Je lui ai dit qu'elle n'était pas là.

Mais la deuxième fois, vous êtes entré.

La deuxième fois, j'ai vu que la porte n'était pas verrouillée.

Elle ferme toujours derrière elle.

- Elle travaille souvent tard ? - Oui.

Quelle honte, une si jeune femme.

C'est une fille bien.

C'est souvent le cas, monsieur Cobb. Merci.

Tu devais te faire porter pâle.

Impossible, avant Noël.

Quand j'aurai ton rhume,

ta femme me fera un bouillon de poulet ?

Sarah Aronson, 28 ans, prof d'art et d'histoire de l'art.

D'après l'inspecteur Bailey,

c'est arrivé il y a deux heures.

Plus ou moins.

Étranglée avec la lanière de son sac.

L'agresseur a laissé le cash, les cartes et tout le reste.

Il aurait eu ce qu'il cherchait.

C'est l'Immaculée Conception, alors.

Culotte intacte. Pas de fluides.

Excepté tout ce rouge.

Elle n'a pas de blessures. C'est le sang du suspect.

Une arme qu'elle aurait pu utiliser ?

On a trouvé un morceau de craie.

Emballez-la dès que possible.

Tu as pris des cours d'art au lycée ?

De physique.

À qui peut nuire une prof d'art ?

Un prof d'algèbre, je peux comprendre.

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

C'était sa troisième année à l'institut des hautes études.

Elle s'investissait dans la vie de l'école.

Entraîneuse de volley féminin, chef du groupe d'approche communautaire.

Savez-vous qui aurait pu faire ça ?

Une des racailles du quartier.

On a eu des cambriolages l'an dernier.

Ils ont volé des ordinateurs, vandalisé les classes.

Un inventaire a été fait.

Rien n'a été volé ni vandalisé.

Aucun signe d'effraction.

Personne ici ne ferait ça.

Vous avez deux mille lycéens et ce sont tous des anges ?

Nous recrutons nos élèves

parmi les meilleurs de la ville.

Ils passent une batterie de tests, ce ne sont pas des voyous.

Eh bien, quelqu'un est sorti sans déclencher l'alarme.

Qui a la clé pour la désactiver ?

Les professeurs, certains employés.

Vous faites fausse route.

Celui qui a fait ça a pu prendre la clé de Sarah pour sortir.

CHEZ M. ET MME ARONSON JEUDI 10 NOVEMBRE

Sarah m'a dit qu'elle dînait avec un autre professeur, Lana Halstead.

Elle devait rentrer vers 21 h.

Quand puis-je la ramener ?

Je dois organiser l'enterrement avant shabbat.

On va dire au légiste d'accélérer.

Monsieur Aronson, si votre femme dînait avec une amie,

pourquoi avez-vous appelé l'école ?

En voyant que Sarah n'était pas là à 21 h, j'ai appelé Mme Halstead.

Elle m'a dit que Sarah n'était pas venue.

Elle s'est dit qu'elle avait dû corriger des copies à l'école.

Et vous, qu'avez-vous pensé ?

Monsieur Aronson, voyait-elle quelqu'un ?

Non.

Non.

Mais il se passait quelque chose.

Ça fait deux semaines que quelqu'un appelle et raccroche.

Un jour, un homme a appelé et a demandé à parler à Sarah,

sans laisser de message.

Qu'a-t-elle dit à propos de ces appels ?

Elle pensait que je m'inquiétais pour rien.

Savez-vous qui aurait pu passer ces appels ?

Non.

Sarah et moi devions dîner ensemble.

Je ne lui servais pas d'alibi.

Vous pourriez penser que vous aidez votre amie.

Je ne mens pas.

Sarah n'était pas du genre à avoir une liaison.

D'après mon expérience, c'est une faiblesse largement partagée.

Sarah et moi étions proches.

Si elle voyait quelqu'un, je le saurais.

Son mari dit qu'ils ont reçu des appels bizarres,

dont l'un qui venait d'un homme.

Madame Halstead ?

Elle a laissé entendre qu'elle avait un problème avec un autre prof.

Ce problème a un nom ?

Richard Kovax, maths avancées.

C'était son mentor, sa première année ici.

Rien de plus ?

Dans l'imagination de Richard, peut-être.

Richard est dans cette école depuis 18 ans,

et quand un projet spécial nécessite des fonds,

c'est lui qu'ils envoient convaincre ces fondations.

Il en a développé une certaine arrogance.

Je m'entendais très bien avec Sarah. Je l'aimais bien.

Je ne savais pas que ça lui posait problème.

Pourquoi en aurait-elle parlé à Mme Halstead ?

Aucune idée.

Je ne suis pas un Dieu grec,

mais je ne suis pas surpris que les professeures parlent de moi.

Je ne pense pas qu'elles aient discuté

de votre sex-appeal.

Sarah était une intellectuelle passionnée

et une artiste à part entière.

Je lui ai donné plus d'attention.

Elle a cru que c'était plus profond ?

Ou plus sinistre ?

Vous l'avez appelée chez elle, Richard ?

Ne dites pas non, on a d'autres moyens de le savoir.

La semaine dernière je crois, pour parler du programme.

Et hier soir, vers 19h30 ?

J'étais au Morningside Gym. Je m'échauffais avec mon entraîneuse.

J'y suis resté jusqu'à 22 h.

Il vient à heure fixe, 20 h, trois soirs par semaine.

Vous étiez là à quelle heure mercredi ?

À 19 h. Je suis allée direct dans le jacuzzi pour mon genou.

Je n'ai pas vu Richard avant 19h50.

Il s'échauffait sur le tapis.

Avez-vous remarqué des coupures ou des bleus ?

Non, mais il porte toujours un sweat-shirt.

Il a eu un pontage il y a deux ans,

et ne veut pas montrer sa cicatrice.

Et quelle était son humeur ? Comme d'habitude ?

Non, comme ces dernières semaines.

Il n'était pas bien.

Il est victime du blues de Noël en avance ?

À mon avis, c'est à cause de sa copine.

Avant, ils venaient ensemble,

mais elle m'a appelée il y a 15 jours pour changer d'horaire.

Pile au moment

où Aronson s'est mise à recevoir des appels.

Trouvez le numéro de la copine. On en aura besoin.

MANŒUVRES ARCHITECTURALES LUNDI 14 NOVEMBRE

Je ne suis pas surprise de vous voir.

Je savais que ça rattraperait Richard.

Je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi rapide.

Qu'est-ce qui le rattraperait ?

Le retour du Casanova des classes.

J'ai pensé à appeler la police moi-même.

Que s'est-il passé ?

Il a fui avec elle à Vegas ?

Vous dites qu'il sortait avec une de ses élèves ?

J'étais chez lui un dimanche, il y a deux semaines.

Il est sorti acheter le journal.

Le téléphone a sonné, j'ai écouté le message.

Une fille à l'air jeune.

Qu'a-t-elle dit ?

Qu'elle était désolée de lui causer des ennuis.

Que c'était pas sa faute, qu'elle avait essayé de le cacher.

Elle a parlé d'une Mme Aronson.

Et elle a laissé son nom. Mattie.

Qu'a dit Kovax ?

Il m'a dit que je tirais des conclusions hâtives.

N'importe quoi.

Je n'ai jamais appelé mes profs de lycée chez eux

un dimanche matin.

J'ai pris mes affaires et je suis partie.

Je parie sur la copine.

Elle serait pas partie sans raison.

Ah oui ?

Crois-en un vieux sage,

une femme peut partir si tu ne rebouches pas le dentifrice.

Et cette Mattie pourrait avoir 90 ans.

J'ai les résultats de l'analyse de sang.

C'est un homme, probablement blanc.

Moi, par exemple.

Oubliez votre donut du matin.

Les tests montrent une prédisposition au diabète.

Kovax avait peut-être un autre problème de santé que le pontage.

Oui, je suis toujours là.

Oui, vas-y.

Oui.

Tu me donnes l'adresse ?

Merci beaucoup.

Kovax a une Mattie Braverman dans sa classe de première.

Quel genre de problèmes aurait un adulte

avec une ado ?

- Sérieux. - Demandons-lui.

La fille d'abord, ça nous épargnera des excuses.

La vie amoureuse d'une fille de 16 ans ?

C'est votre domaine.

Assieds-toi, Mattie.

J'ai dit à ta mère que ce ne serait pas long.

Je veux bien regarder des photos,

mais je doute de reconnaître qui que ce soit.

Je ne sais pas qui traînait autour du lycée mercredi dernier.

Je ne t'ai pas fait venir pour ça.

Je veux en savoir plus sur ta relation

avec Richard Kovax.

C'est juste mon prof. Pourquoi ?

Tu l'as appelé chez lui.

Une de ses amies a entendu ton message.

Je n'ai même pas son numéro.

Mattie, on peut regarder tes appels enregistrés.

On peut prouver que c'était toi,

alors ne mens pas ou je te promets

que tu auras de gros ennuis.

Très bien, j'appelle ta mère.

C'est une enquête pour meurtre

et tu es un témoin.

Moins tu coopères, pire ce sera.

Attendez.

Ne faites pas venir ma mère ici.

L'appel, c'était pas ce que vous croyez.

Je ne couchais pas avec M. Kovax.

Alors, pourquoi l'as-tu appelé ?

Mme Aronson était ma conseillère.

Elle m'avait appelée

à cause de mes A en maths avancées.

Elle savait que c'était pas mon truc.

L'an dernier, j'avais des C et des D.

Elle voulait une explication.

Que lui as-tu dit ?

Elle était comme vous.

Elle croyait que je couchais avec lui pour avoir de bonnes notes.

Elle voulait le dénoncer.

J'ai dit que c'était faux.

J'achetais mes notes à M. Kovax.

Pardon ?

Je lui donnais 300 dollars par semestre.

Il fallait que je remonte ma moyenne, sinon, adieu Vassar.

Je ne suis pas la seule.

Je peux vous citer au moins six autres élèves de ma classe.

Elle a dit qu'elle en parlerait à M. Kovax.

J'ai été professeur de l'année cinq ans de suite.

Je sais motiver les élèves.

Vous savez leur faire les poches.

Les amis de Mattie nous ont raconté la même chose qu'elle.

Sept enfants, trois factures chacun par semestre,

ça fait 4 000 dollars par an, sans compter ceux qu'on connaît pas.

Je veux un avocat.

Pas de problème, vous pourrez l'appeler...

dès qu'on vous aura arrêté pour corruption et meurtre.

C'est totalement absurde.

J'ai quitté l'école à 18h30.

- M. Sabloff m'a vu partir, demandez-lui. - Oui.

Vous êtes donc revenu plus tard.

Vous êtes cuit, Richard.

Vous avez laissé du sang plein la classe.

Elle vous a frappé pendant que vous l'étrangliez ?

Je suis O négatif. Vérifiez, ça ne peut pas être le mien.

Merci de votre coopération, Richard.

Je dois vous informer

que votre groupe sanguin correspond au sang trouvé sur les lieux.

Mais c'est impossible.

Levez-vous, M. Kovax.

Laissez-moi vous expliquer.

Vous ne voulez plus d'avocat ?

Non, je veux mettre les choses au point.

Sarah a découvert ce que je faisais,

mais je lui ai promis que j'arrêtais.

- Avez-vous vraiment arrêté ? - Oui.

J'ai dit aux élèves que c'était terminé et je leur ai expliqué pourquoi.

Vous avez dit que Sarah Aronson avait tout découvert ?

J'aurais dû m'abstenir.

Sarah m'a ensuite dit qu'elle avait reçu des menaces

et trouvé des mots anonymes sur son bureau.

Elle voulait savoir qui c'était.

Je l'ignorais.

J'ai sept classes, ça peut être n'importe quel élève.

Mais je jure que je ne l'ai pas tuée.

Nous vous croyons, monsieur Kovax.

D'ailleurs, on a confondu.

Votre groupe sanguin n'est pas compatible.

Elle avait un casier pour se changer pour l'entraînement de volley.

À ton tour, j'ai fait son bureau.

Des chaussettes puantes, super.

C'est celui-ci, le 12.

Sympa.

"Ouvre ta grande gueule, sale juive, et t'es morte."

"Hitler avait raison, brûle avec les bouseux."

J'ai rencontré Mme Aronson, l'an dernier.

Elle a emmené ses élèves au Met

pour voir notre collection de dessins de de Vinci.

Elle avait de jeunes artistes très talentueux dans son groupe.

Très bons en technique.

Pour ce qui est du sujet,

plus vite ils arrêteront d'écouter du heavy metal, mieux ce sera.

Et l'élève qui écoutait des chants nazis ?

C'est un des siens ?

Ce dessin a été fait en calligraphie à main levée.

Chaque personnage a été tracé d'une ligne continue.

Manifestement inspiré de la peinture japonaise sumi-e.

Comme celui-ci.

Ce qui est intéressant, ce sont les plis de cette robe et ceci.

Vous voyez la façon dont les ombres sont suggérées par l'épaisseur du trait ?

Ils ont été tracés par la même main.

Edward Camarillo.

Oui, j'ai dessiné un ange pour l'école.

C'est une violation de la Loi sur la laïcité ?

Je vais te montrer une violation.

C'est ton travail, Eddie, ton style particulier.

C'est une question ?

Tout là-dedans pose question, gros malin.

J'ai pas dessiné ça. Quelqu'un m'a imité.

J'ai rien fait à Mme A.

Même quand elle t'a démasqué ?

Richard Kovax nous a dit que tu lui achetais tes notes.

Il ment. Mes notes, c'est à moi que je les dois.

Ah oui ? Un petit contrôle surprise, Eddie ?

Voyons, tu as 18 ans.

En y ajoutant 25 de plus, on arrive au temps d'emprisonnement pour meurtre.

Fais gaffe à ce que tu dis,

petit con.

Si on compare tes empreintes à celles sur ce dessin, t'es cuit.

Dis-nous ce que tu sais ou tu vas te mettre à quatre pattes

devant un gros dur à Sing Sing.

Ce dessin n'est pas de moi, je le jure.

Je ne sais pas qui l'a fait.

Mme Aranson énervait plein de gens.

Je ne l'ai pas tuée, demandez à mon père.

Je travaillais dans sa boutique.

Son vieux a une cordonnerie sur Amsterdam,

le gamin est resté jusqu'à 20 h.

J'ai vérifié auprès des clients, il y était.

On a montré à ses parents le dessin qu'il a envoyé à Aronson.

Ça ne s'est pas très bien passé.

C'est vrai que ça ne lui ressemble pas.

Sa mère nous a prêté son album du lycée.

Le prix du graphisme des jeunes, la médaille d'histoire,

le tableau d'honneur, une lettre d'honneur à la lutte.

Ça me convainc moins que son alibi.

Rey ?

"Z-L-E", il met ça partout, ça veut dire quelque chose en espagnol ?

Je vois pas.

Regarde ce gamin, Ashton. Lui, c'est : "T-U-E."

Il est dans l'équipe de lutte.

Attends.

En voilà un qui a mis : "P-I-N-S".

Niels, un autre lutteur.

Et celui-là, Hastings. C'est "S-Y-O-U".

Répétez-moi ces lettres.

S-Y-O-U.

P-I-N-S,

T-U-E et Z-L-E.

Un code secret pour les lutteurs ?

On pourrait faire venir Vanna White.

Ça pourrait composer un message.

Essayons l'ordre alphabétique de leurs noms.

Le premier c'est Ashton. T-U-E.

Ensuite, Camarillo, Z-L-E.

Suivant.

Matt Hastings, S-Y-O-U.

TUEZLESYOUPINS

TUEZ LES YOUPINS

C'était une blague.

Pour voir si les intellos captaient.

On a bien capté. On est au courant pour Kovax.

On sait pour les mots qu'Aronson a reçus.

Ça aussi, c'était une blague ?

On est désolés qu'elle soit morte,

mais on n'y est pour rien.

Oui. On est tous désolés.

On doit se doucher avant le prochain cours.

On peut ?

Frottez bien fort.

On ne voulait de mal à personne.

Et la liberté d'expression est protégée.

Pas l'incitation au meurtre.

Je parle de l'album. Je n'ai menacé personne.

Oui, "Tuez les youpins", c'est un compliment.

C'était une blague.

Ezra Pound s'est moqué des juifs.

Dans Le soleil se lève aussi,

Hemingway a appelé le crétin Cohn.

Je me moque d'eux, et alors ?

Je peux y aller ?

Ils trouvent ça drôle ?

Hastings nous a donné un cours de littérature sur leur sens de l'humour.

D'après Richard Kovax, les quatre lui achetaient leurs notes.

Camarillo a un alibi pour le meurtre,

les trois autres sont des suspects potentiels.

Je pensais que c'était sans importance,

mais je suis passé à l'école un soir, il y a un mois.

J'ai vu Matt Hastings en sortir.

Il m'a parlé d'un projet de chimie et m'a dit

que Mme Miller lui avait donné la clé de l'alarme.

Vous avez vérifié ?

Elle nie lui avoir donné.

Il a donc menti.

Ce n'est pas ce que j'ai cru.

J'ai pensé qu'elle se couvrait pour éviter d'être réprimandée.

Vous avez cru un élève plutôt qu'elle ?

Ce n'est pas n'importe quel élève.

Hastings était le plus brillant de tous,

il était chef de classe l'an dernier.

Il a été question de le nommer major de sa promo.

Je ne m'attendais pas à ça.

Pour le juge, on n'a rien.

Il nous a refusé le mandat de perquisition.

Des empreintes sur les mots ?

Aucun de ces enfants n'est fiché.

On est coincés.

Il y a du sang,

mais on ne peut pas le comparer à celui d'Hastings.

Le légiste a trouvé une prédisposition au diabète.

Il peut être détecté en cherchant le taux de sucre dans l'urine.

Il faut un mandat pour le faire pisser dans un gobelet.

Pas pour l'école.

Hastings est un lutteur.

On leur dit de procéder à un dépistage de drogue sur l'équipe de lutte.

Et on peut s'en servir ?

Jugement Vernonia de la Cour suprême il y a quelques mois.

Il autorise à tester sans mandat les athlètes au lycée.

- Hastings, Matthew. - C'est lui.

Faites voir le numéro de celui-là.

En tant qu'avocat, vous devriez vous insurger.

Ces enfants ont des droits.

Le rectorat a donné sa bénédiction.

C'est dans les règles.

LABORATOIRE MÉDICOLÉGAL VENDREDI 18 NOVEMBRE

On a testé tous les élèves.

Pour un lycée, celui-ci est exemplaire.

Deux cas positifs. Un au THC et un autre à l'alcool.

On cherche du sucre.

Du sucre ?

Ma mère m'avait prévenue que la police du sucre arriverait.

Et nous voilà. Alors, vous en avez trouvé ?

En fait, dès qu'on détecte de l'alcool,

on fait un autre test pour voir si la source est externe.

Comme un verre de vin ?

Exact. Autrement, la source peut être interne.

De la levure et beaucoup de sucre dans l'urine,

et le corps fait office d'alambic.

Et voilà. Le gagnant est le numéro 16.

"Présence d'alcool due à un taux de sucre anormal."

Je parie qu'il ne sait pas qu'il est diabétique.

Numéro 16. Matt Hastings.

Dites-moi ce qu'il a fait, j'ai le droit de savoir !

Écartez-vous, M. Hastings.

Matt, attention !

Lève-toi.

Mains en l'air.

Éteins-moi cette merde.

Matt Hastings, je vous arrête pour le meurtre de Sarah Aronson.

Vous pouvez garder le silence.

- Papa ! - Ce que vous direz

pourra être retenu contre vous.

Vous savez, Jack,

je m'attendais presque à voir la place Tian'anmen par votre fenêtre.

Ici, on ne met pas les gens, et encore moins les enfants,

en prison pour ce qu'ils pensent.

C'est un prisonnier politique ?

Voyons, Alice, Bill Kunstler se retourne dans sa tombe.

Vous aviez un suspect. Vous en aviez deux, Kovax et Camarillo.

Pourquoi mon client ?

Facile. Il a exprimé un point de vue qui vous déplaît.

Son crime n'est pas lié à ses opinions.

Il voulait gonfler ses notes

et Sarah Aronson a fait obstacle.

Il suffisait que je travaille un peu plus, c'est tout.

J'ai payé Kovax

- par paresse. - Matt.

Regardez mes notes ces trois dernières années.

A+ et A- partout, en maths aussi.

- Ça suffit. - Monsieur McCoy, Matt n'a tué personne.

Il était à la maison avec moi.

Si c'était mon fils, je dirais sans doute la même chose.

S'il me dit que d'autres étaient impliqués,

je peux convaincre un juge d'être indulgent avec lui.

- J'ai demandé l'aumône ? - Vous devriez.

On a trouvé ses empreintes sur un mot.

Je voulais juste lui faire peur.

Son sang correspond à celui trouvé sur les lieux

et le proviseur nous a dit qu'il avait la clé de l'école.

Je l'ai empruntée à Mme Miller.

Elle a démenti.

Quand on veut tuer des gens,

on n'en parle pas dans l'album de promo.

C'était une farce stupide, voilà tout.

Nettement moins scandaleux que de violer le 4e amendement,

ce que vous avez fait en examinant ses fluides au microscope.

Je demande l'annulation des résultats des tests

pour avoir bafoué les droits d'un mineur.

Comment peut-on tomber si bas ?

COUR SUPRÊME, EXAMEN DES REQUÊTES, 6 DÉCEMBRE

Le jugement Vernonia a autorisé un dépistage de drogue

visant à lutter contre le trafic de drogue à l'école.

Ce n'était pas un subterfuge pour identifier des suspects.

C'était une recherche de drogue menée en bonne et due forme.

Ils cherchent de la drogue et ils trouvent du diabète ?

La prédisposition au diabète était bien en vue.

Sous un microscope.

L'accusé était positif à l'alcool.

Le labo a fait un test de routine pour en trouver la source

et ils ont découvert un taux de sucre élevé.

Ça m'a l'air en règle, madame Marsdale.

Votre honneur, le jugement Vernonia a autorisé des tests aléatoires.

Ce test n'avait rien d'aléatoire.

Je parle de la pièce à conviction C des déclarations sous serment,

la déclaration du laborantin qui a effectué les tests.

Quand les échantillons ont été prélevés,

les agents ont nommé l'individu

qui les intéressait, mon client.

Vous contestez, monsieur McCoy ?

Les agents ont juste demandé le numéro d'identification

de l'échantillon de M. Hastings.

Il n'y avait aucune intention de corrompre la procédure de test.

Peu importe leur intention.

Vous êtes allé trop loin, monsieur McCoy.

J'accepte la requête. On exclut les résultats.

Les résultats ayant conduit à l'inculpation de mon client

et à d'autres preuves, puis-je...

Oui, tout est rejeté. Les charges sont abandonnées.

Ces agents.

De vraies pipelettes.

On a raclé les fonds de tiroir.

Sans le test de dépistage...

Il nous reste les menaces et le mobile.

- On repart à zéro. - Oui.

L'album de promo et les menaces, ça peut être puéril,

mais pas ce que la police a trouvé dans sa chambre.

Le magazine Aryan Times,

de la littérature raciste téléchargée,

de la musique du "pouvoir blanc".

Laissez-moi deviner. Wagner ?

On n'entendra pas ça au Met.

"'Le juif', 'Cours vite',

'Tête de rat', 'Notre heure arrive.'"

Comment cela peut-il circuler ainsi dans notre société ?

Ce gamin a un alibi ?

Chez lui, avec son père.

Quel est l'alibi du père ?

HÔPITAL SAINT JUSTIN JEUDI 8 DÉCEMBRE

Je faisais des soins à domicile à Kew Gardens, ce soir-là.

Je suis rentrée juste avant 23 h.

Joe regardait les infos et Matt était devant son ordinateur.

Et votre fille, où était-elle ?

Carlie dormait chez une amie.

Matt n'a pas bougé ?

Non, mon mari me l'a dit, et je connais mon fils.

Il n'est pas ce la presse en dit.

Ces gens nous disent antisémites.

Ces gens ?

Vous voyez ce que je veux dire, madame Kincaid.

Je sais de quoi votre fils parlait dans l'album.

Il voulait juste faire réagir les gens.

Regardez cette école.

Il fait partie de la minorité.

Et les brochures haineuses dans sa chambre ?

Elles visaient qui ?

Matt lit beaucoup. C'est de la curiosité.

Il n'a rien contre les juifs.

Bon sang, il est sorti avec une juive.

Est-ce qu'il est antisémite ?

Quand il était avec moi, Matt admirait les juifs.

Il parlait toujours de notre intelligence.

Les deux premiers mois, c'était flatteur.

Et ensuite ?

Puis j'ai appris ce qu'il racontait aux autres.

Qu'il était avec moi

parce que c'était bon pour son image.

Tu es belle et intelligente.

C'était peut-être pour se vanter.

Ce n'était pas ça.

C'est parce que je suis juive.

Il pensait que ça l'aiderait vis-à-vis des autres juifs de l'école.

C'était important pour lui ?

Évidemment.

Pour devenir chef de classe

et d'autres trucs.

Ça fait bien sur un dossier pour la fac, et ça a marché.

Le mois dernier, il a été admis à Princeton, avec une bourse.

Grâce à toi.

Et donc tu as rompu ?

Oui.

Il a nié s'être servi de moi.

Il a accusé les autres élèves juifs de mentir à son sujet.

Il a dit qu'ils étaient jaloux.

C'est lui tout craché.

Il n'assume jamais aucune responsabilité.

Loren, tu n'as pas répondu à ma première question.

Est-il antisémite,

ou comme dit sa mère, "c'est de la comédie" ?

Non, ce n'est pas de la comédie.

Il tient ça de ses parents.

Un jour, son père a commencé à poser des questions sur la famille Abramson.

Comme si tous les juifs se connaissaient.

Il a dit qu'ils lui avaient piqué

son imprimerie et l'empêchaient

d'envoyer Matt en prépa.

C'est complètement idiot.

Même si je sais ce que Matt pense des juifs,

je n'arrive pas à croire qu'il ait tué Mme Aronson.

Niels et Ashton, je les imagine bien faire ça.

Ces types font peur.

Et Eddie Camarillo ?

Il suit Matt partout,

depuis la première année.

Ils font des trucs dingues ensemble.

Ils entraient dans l'école le samedi pour faire de la muscu.

Et l'alarme ?

Eddie s'est fait une clé avec la machine de son père.

Tu lui as donné la clé, Eddie.

Pour qu'il sorte après avoir tué Mme Aronson.

C'est faux.

- Je n'ai pas de clé. - Notre témoin dit le contraire.

Ça fait de toi un complice de meurtre.

Quoi que tu aies prévu ces 20 prochaines années,

tu vas devoir attendre.

Donne-nous Hastings et ton avenir s'éclairera.

- Non, je suis d'accord avec lui. - Hé.

Qu'est-ce que tu penses de ça ?

Quand Hastings parle des bouseux, de qui s'agit-il, d'après toi ?

De toi, Eddie. De toi, de moi.

On est des bouseux.

Vous avez tort.

Je suis un Espagnol de sang pur, un Blanc chrétien.

Allez.

Quand ce sera fini avec les juifs, les Noirs,

les Asiatiques, les Arabes, ce sera qui ?

Tôt ou tard, ce sera toi, mon frère.

Mme Aronson a reconnu mon dessin.

Elle m'a appelé.

Elle m'a dit qu'on devait se dénoncer.

Matt a dit qu'il perdrait sa bourse.

Il a dit qu'il allait lui parler.

Je lui ai donné ma clé.

Je pensais pas qu'il ferait ça.

Allez le chercher.

Je ne douterai plus jamais de la loi des probabilités.

Arrêtez quelqu'un souvent et ça finira par marcher.

C'est plutôt la loi de l'inévitabilité.

Après le témoignage de Camarillo,

le juge Busey devait réadmettre d'autres preuves.

Mais je suis magnanime, Alice.

Si vous voulez négocier, je suis tout ouïe.

Désolée de faire bouillir votre testostérone, Jack,

mais c'est une visite de courtoisie.

Roy Payne, Jack McCoy, Claire Kincaid.

Roy va diriger la défense.

Roy Payne ?

Un avocat du Ku Klux Klan.

Je ne fais pas partie du Klan, monsieur McCoy.

J'ai juste écrit quelques papiers pour soutenir leur marche à Skokie.

Il faudra plus que ça pour sortir ce garçon de là.

J'en doute.

Notre client est la victime innocente d'un complot pernicieux

visant à protéger le meurtrier.

Qui est-ce ?

Richard Kovax.

Les juifs se sont ligués pour le protéger et je le prouverai.

Si un juge arrête de rire assez longtemps pour vous laisser faire.

COUR SUPRÊME, EXAMEN DES REQUÊTES, LUNDI 19 DÉCEMBRE

Nous sommes dans notre bon droit.

En tant qu'avocats de la défense, nous avons le devoir

de présenter une théorie alternative, le cas échéant.

Une théorie crédible, pas des fantasmes paranoïaques.

Ils n'ont pas la moindre preuve pour étayer cette affirmation.

Nous avons des preuves.

Un inspecteur juif a mené l'enquête.

Un professeur juif a été inexplicablement écarté de la liste des suspects.

Une autre professeure juive a menti pour faire accuser mon client.

Un technicien de laboratoire juif a permis la contamination des preuves.

Je comprends, M. Payne.

Il est évident, votre honneur, que cette défense n'a qu'un but :

embrouiller et enflammer le jury.

C'est insultant.

Oui, monsieur McCoy, mais votre objection est prématurée.

Je vais évaluer leurs preuves avant de les présenter au jury.

S'ils n'ont pas de preuves, vous aurez vos recours.

La sélection du jury commencera demain matin.

C'est l'âge d'or des théories du complot, monsieur McCoy.

Les gens adorent.

Ça les aide à comprendre ce monde irrationnel.

Ce sont vos théories qui le rendent irrationnel.

Vous n'avez rien pour les étayer.

J'ai un doute raisonnable.

Venez avec moi, dehors,

demander à 12 personnes ce qu'elles pensent des juifs.

Il ne m'en faut qu'une.

Monsieur Carson,

avez-vous déjà employé un adjectif racial pour décrire un juif ?

Peut-être, mais jamais en face.

Je respecte les juifs.

Merci. On a fini, votre honneur.

Avez-vous des amis juifs, M. Carson ?

Non, mais mon propriétaire est juif.

Et monsieur Baron ?

Avez-vous déjà été victime d'une attaque raciste ?

Non.

- Dieu merci. - Tant mieux, monsieur Baron.

Une dernière chose.

Seriez-vous juif ?

- Objection ! - Dans mon bureau.

Il n'a pas à poser la question.

Un juré ne peut être exclu pour sa race ou sa religion.

Si, s'il est partial.

Mon client veut savoir que les jurés juifs mettront leurs préjugés de côté.

Je veux juste les évaluer.

M. Payne veut juste les exclure.

C'est anticonstitutionnel.

Si je trouve des juifs impartiaux,

ils sont les bienvenus.

Bien sûr, ce problème se pose rarement.

La plupart sont assez malins pour éviter d'être jurés.

M. Payne, ça suffit.

Monsieur McCoy, aussi odieuse que soit l'attitude de M. Payne,

les préjugés sont un facteur pertinent dans la sélection du jury.

J'autorise ses questions.

Payne a déjà gagné.

Il rend le système pénal complice du sectarisme de son client.

Du sien, tu veux dire.

La différence entre Payne et Hastings, c'est un diplôme de droit.

À l'époque, il aurait édicté le règlement intérieur d'Auschwitz.

Arrêtez vos sermons.

Vous jugez un meurtrier, pas un antisémite.

Il est les deux.

Peu m'importe.

Je ne veux pas que ça se transforme en chasse au mot interdit.

Hastings l'a prononcé et il le pensait.

Il a dû le dire en la tuant.

Cette femme réduisait ses chances d'admission à Princeton.

Il l'aurait tuée même si elle s'appelait McGinty.

Veillez à ce que le jury le sache.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 74 MERCREDI 25 JANVIER

Les tests ADN pratiqués

sur le sang prélevé sur la scène de crime

et sur celui de l'accusé

ont révélé une correspondance génétique.

Quelles sont les chances que le sang vienne de quelqu'un d'autre ?

Avec cette correspondance, une sur un million.

Monsieur Rosen,

le test sur le sang venant de la scène de crime a-t-il été effectué

avant ou après l'arrestation de mon client ?

Je vais vérifier.

Je regarde les dates.

Après son arrestation.

On a prélevé un échantillon de son sang au commissariat central.

Qui a apporté l'échantillon à votre labo ?

L'inspecteur Briscoe.

Les échantillons de sang ont-ils été conservés dans votre laboratoire,

sous clé, 24 heures sur 24 ?

Pas quand quelqu'un y travaille.

Est-il possible que l'inspecteur Briscoe ait eu accès

aux échantillons de sang de la scène du crime

avant que vous procédiez au test ADN ?

Tout est possible.

Merci, monsieur Rosen.

Plus de questions.

Une fois l'échantillon de sang de l'accusé prélevé,

j'ai accompagné l'inspecteur Briscoe au labo.

Il a signé la feuille

et donné l'échantillon au laborantin, M. Rosen.

Merci, inspecteur.

Inspecteur Curtis, quand vous avez accompagné l'inspecteur Briscoe au labo,

vous êtes resté constamment avec lui ?

Oui.

Vous n'êtes pas allé

aux toilettes, ou téléphoner ?

Vous êtes resté collé à l'inspecteur Briscoe ?

C'est ce que vous dites ?

Non, j'ai appelé le commissariat pour signaler notre position.

Ça m'a pris une minute.

Il y a donc bien eu un moment

où Briscoe et vous avez été séparés. N'est-ce pas ?

Oui.

Après avoir interrogé Richard Kovax au commissariat,

vous étiez convaincu qu'il n'était plus suspect ?

Non, pas entièrement.

Pourquoi ?

Il avait un mobile

et il a eu l'occasion de commettre ce crime.

Avez-vous parlé de M. Kovax avec l'inspecteur Briscoe ?

Oui.

Et après cette conversation,

avez-vous cherché d'autres suspects ?

Oui.

Peut-on dire que votre associé ne vous a pas écouté ?

Objection !

Je retire.

Une dernière question.

À votre connaissance, l'inspecteur Briscoe est-il juif ?

Je ne sais pas. J'ai jamais demandé.

M. Kovax a sollicité de nombreuses fondations pour l'école.

Il était doué pour ça.

À votre avis, combien d'argent a-t-il réuni pour l'école ?

Je ne peux pas vous donner une estimation.

Question orientée.

Allez-y.

Monsieur Sabloff, est-il vrai que ces dix dernières années,

votre école a reçu près de trois millions de dollars

des fondations sollicitées par M. Kovax ?

À peu près, oui.

Professeur de l'année, meilleur collecteur de fonds,

c'est un atout précieux pour votre école.

Oui.

En avez-vous informé l'inspecteur Briscoe ?

Je pense que oui.

Vous a-t-il appelé à un moment

pour savoir où se trouvait M. Kovax la nuit du meurtre ?

Oui, je m'en souviens.

Vous avez donc su que votre super collecteur de fonds était soupçonné.

Oui, l'inspecteur Briscoe me l'a appris.

N'est-ce pas là que vous avez imaginé cet alibi selon lequel

vous auriez vu M. Kovax quitter l'école une heure avant le meurtre ?

Je n'ai rien imaginé, c'est la vérité.

Et peu de temps après,

vous vous êtes soudain rappelé que mon client avait une clé de l'école ?

Pas du tout.

Vous n'en avez rien dit la première fois que vous avez parlé à la police.

Je n'ai pas imaginé qu'un de mes élèves soit impliqué.

Mais vous l'avez imaginé après avoir vu,

avec l'inspecteur Briscoe, le message de mon client dans l'album ?

Eh bien, oui.

En tant que juif, ce message vous a mis hors de vous

au point de mentir pour impliquer mon client, n'est-ce pas ?

Non, c'est absurde.

Comme vous avez menti quand vous et l'inspecteur Briscoe

avez fabriqué un alibi pour Richard Kovax.

Absolument pas.

Les juifs ne complotent pas pour protéger des criminels juifs.

- C'est ridicule. - Vraiment ?

Monsieur Sabloff, vous connaissez Jonathan Pollard,

le juif américain condamné pour espionnage pour l'État d'Israël ?

Objection ! Pertinence.

Savez-vous

que les juifs américains veulent le libérer ?

- Votre honneur ! - Retenue.

M. Payne, trouvez une autre ligne d'interrogatoire.

Je n'ai pas d'autres questions pour ce témoin.

Monsieur Sabloff,

avez-vous conspiré ou menti à la police

pour incriminer l'accusé à tort ?

Non.

M. Kovax collecte toujours des fonds pour votre école ?

Non, il a été renvoyé quand on a su qu'il vendait ses notes.

- Monsieur McCoy ! - Oui ?

Par curiosité, quand puis-je attendre la cavalerie ?

Inspecteur, je sais que c'est désagréable,

mais il est déjà arrivé

que la défense mette votre crédibilité en question.

Pour falsification de preuves ?

Après 25 ans de service, j'en ai l'habitude.

Mais laisser entendre

qu'autre chose que mon insigne me dicte ma façon de faire mon travail...

Appelez-moi à la barre pour rétablir la vérité.

Ce n'est pas vous le problème.

Douze personnes pensent que si.

Je répète, inspecteur, ce n'est pas votre procès. Je suis désolé.

Bien sûr. Vous savez, cette histoire de complot juif ?

Mon père l'était, pas ma mère, et j'ai reçu une éducation catholique.

Mais il ne s'agit pas de moi.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 74 MARDI 31 JANVIER

Au début, je m'en fichais de tous ces enfants juifs.

On était là pour apprendre et être admis dans une bonne fac.

On était égaux, mais pas pour eux.

Ah. Tu peux expliquer ça, Matt ?

Ils me traitaient de goy.

C'est une insulte parce que je suis chrétien.

Ils se donnaient un air supérieur.

Ils ne s'intéressaient jamais à mes opinions.

Et pas que les élèves.

J'aurais dû être le capitaine de l'équipe de lutte.

Qui ont-ils choisi ?

Stan Shatenstein.

Tu as fait des efforts pour t'entendre avec eux ?

Oui. L'an dernier, je suis sorti avec une juive.

Loren Nadel.

Je l'aimais bien.

Je croyais qu'elle m'aimait.

Mais elle m'a quitté

à cause de ce que les juifs lui ont dit sur moi.

Je n'ai aucun problème avec les juifs.

C'est eux qui m'en veulent.

Merci, Matt.

Matt !

J'aimerais que tu lises à voix haute la pièce à conviction 29.

"Tuez les youpins."

Peux-tu m'expliquer quel était ton objectif

quand tu as mis ce message dans ton album ?

Aucun. C'était une blague.

- Ce n'était pas mon idée. - Qui en a eu l'idée ?

Rick Niels et Randy Ashton.

J'ai suivi.

Tu n'y es pour rien.

- C'est bien ça ? - Oui.

Et les menaces de mort ?

Une idée d'Ashton.

Ce n'est pas ta faute non plus.

Exactement.

Et la bourse pour Princeton ?

Le mérite en revient à qui ?

Objection !

Je retire.

Quand tu as appris que Sarah Aranson savait que les menaces, c'était toi,

à quoi as-tu pensé ?

Rien. Je ne savais pas.

Tu n'as pas craint

- de perdre ta bourse ? - Non.

Ou d'atterrir dans une université publique ?

Ça n'arrivera jamais.

Tu sais où va Michael Tobis l'an prochain ?

- Non. - Il va à Brown.

Sais-tu où va John Pesner ?

Il a été accepté à Harvard.

- Et Gary Chaikin ? - À Yale.

La plupart des juifs de ta classe intègrent de grandes universités.

- Pas vrai ? - Oui.

- Où pensais-tu que tu irais ? - Je ne sais pas.

Pas à Princeton, en tout cas.

Je n'y ai pas pensé.

Cette fois, c'était ta faute.

Pas celle de tes amis, de Sarah Aronson

ou d'une conspiration juive. La tienne !

C'est ta faute. Tu as acheté tes notes.

- Et envoyé des menaces. - Non !

C'est ta faute si tu es jugé pour meurtre aujourd'hui.

- Non, c'est un coup monté ! - Par qui ?

Les juifs qui ont piqué l'affaire de ton père ?

Objection !

C'est ta stupidité qui t'a mis dans ce pétrin.

- C'est pas vrai ? - Monsieur McCoy.

Sarah Aronson n'a rien à voir avec ça.

Elle n'est pas responsable de ton échec.

Si ! C'est sa faute !

Cette youpine allait gâcher ma vie !

Comme les youpins que tu disais vouloir tuer pour rire.

Non.

Pas d'autres questions.

COUR SUPRÊME, CHAMBRE 74 JEUDI 2 FÉVRIER

Je vous ai renvoyé quatre fois poursuivre les délibérations.

Je suis enclin à recommencer.

Êtes-vous absolument certain de ne pas pouvoir rendre un verdict ?

Oui, votre honneur.

D'autres délibérations débloqueraient-elles la situation ?

Non, votre honneur.

Je me vois contraint de déclarer la nullité du procès.

Le jury est dissous.

L'avocat a jusqu'à lundi pour fixer une nouvelle date.

J'ai parlé à Alice Marsdale.

Elle est prête à négocier.

Payne n'est pas disponible pour un nouveau procès.

Il reprend sa série de conférences sur le Klan.

CNN a interviewé un des jurés.

Onze voix contre une pour la condamnation.

Un irréductible.

Je me demande lequel.

La personne s'est bien fondue dans la masse.

Rien de neuf.

Passons à la prochaine affaire.

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Catherine Biros

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.