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Et maintenant, les dernières nouvelles du typhon n° 23.
Merci.
Le redoutable typhon n° 23 est actuellement...
Le n° 23?
Il y en a vraiment trop, cette année.
Je me souviens de son nom. Janet. Janet Lynn.
Ah oui, la blonde platine avec sa coupe.
Elle est tombée sur les fesses, mais elle a eu un score parfait.
Les règles sont bizarres dans "l'arctistique".
On dit "artistique" pour le patinage.
Ce Yanagida, c'était un collègue de papa?
C'était son chef, à l'usine.
Ton père passait son temps à lui emprunter de l'argent,
et je devais aller chez mon frère aîné pour solliciter son aide.
Grâce au ciel, tu n'as plus ces soucis, maintenant.
Ça me retombait toujours dessus.
Ça doit te manquer, vos disputes.
Pas du tout.
En vérité, je me sens libérée.
Si tu restes inactive, tu vas devenir gâteuse.
Fais-toi des amis.
De nouveaux amis à mon âge, ça veut dire davantage d'enterrements.
C'est vrai.
Il faut laisser les ingrédients refroidir toute une nuit
pour que le goût infuse.
C'est pareil pour les gens.
Comme c'est bien dit!
Demain, j'en mettrai dans le casse-croûte de Minori.
Et pour ce soir, tu as quoi d'autre?
Des restes de poulet.
Ça ne suffit pas.
Ton mari est encore jeune.
Jeune? Il va avoir 50 ans cette année.
Mais "il faudrait le laisser refroidir pour que le goût infuse".
Tu as vu comme tu écris mal?
C'est tout cabossé et pas droit.
J'ai toujours été nulle en calligraphie. Je tiens ça de toi.
J'écris quand même mieux que ça.
Dans ce cas, tu pourrais au moins écrire les adresses.
Mes mains ne m'obéissent plus.
Elles t'obéissent très bien.
Arrête ton cirque!
Fais attention.
En tout cas, papa avait une belle écriture.
C'était sa seule source de fierté.
Même quand ce fut la mode des cartes de vœux imprimées,
il continuait d'écrire au pinceau.
C'est vrai, c'est vrai.
Tiens!
Les Shibata ont déménagé?
Leur fils aîné a acheté une maison dans le lotissement Seibu.
Ça alors, c'est incroyable!
Il n'était pourtant pas très doué au collège.
Il doit être du genre: "Les grands talents fleurissent tard."
Nous aussi, nous avons "un grand talent" dans la famille.
Pour ce qui est d'être grand, il l'est au moins par la taille.
ABE Hiroshi
MAKI Yoko
Bienvenue!
Un tempura avec un œuf. Nouilles de sarrasin.
Vos boulettes de riz.
KOBAYASHI Satomi
Merci.
À bientôt!
GARE DE KIYOSE Sortie Nord
LILY Franky
IIKEMATSU Sosuke
NAKAMURA Yuri
HASHIZUME IIsao
KIKI Kilin
Scénario, montage, réalisation: KORE-EDA Hirokazu
APRÈS LA TEMPÊTE
Shinoda?
Quelle surprise! Ça va? Qu'est-ce qui t'amène?
J'ai plein de choses à régler depuis l'enterrement de mon père.
Ah oui... Toutes mes condoléances.
Mais toi, tu n'avais pas déménagé?
Je suis revenue.
L'an dernier, un vieillard est mort solitaire dans notre cité.
Ah oui?
Dans l'appartement 5-3-5.
On l'a découvert trois semaines plus tard.
Du coup, je me suis inquiétée pour mes parents...
Belle piété filiale!
Mais toi aussi, Shinoda, tu es un bon fils.
Avec Yoshimi, on parlait de toi,
"l'Espoir de Demain" de notre classe.
Tu parles!
Tes parents ont dû être fiers, avec ton prix littéraire.
Même pas.
Mon père n'a sans doute jamais lu un roman de toute sa vie.
Tu vois toujours Yoshimi? Ça fait un bail...
Elle a pris du poids!
On signale la disparition d'un homme âgé, mince, mesurant 1m70,
portant des lunettes à monture argent.
On est à sa recherche.
Il est vêtu.
Shinoda
Il n'y a personne? J'entre.
Billets de loterie
Certificats de mise en gage
Même ma collection de timbres, il l'a mise en gage!
Tiens! Ryota, tu es là?
Bonsoir, maman.
Tu devrais prévenir quand tu viens.
Pardon.
Qu'est-ce qui t'amène?
Je voulais un souvenir.
quelque chose en souvenir de papa.
Quoi donc?
Tiens, je t'ai apporté ton gâteau préféré.
Tu veux de l'argent? Tu as du blanc sur le menton.
Dis-moi, on avait bien une œuvre peinte à la main?
Il disait qu'au Jeu des Antiquités, à la télé,
on pourrait en tirer 3 millions de yen.
On n'a jamais eu un truc pareil.
Tu as des soucis?
Mais non, pas du tout.
J'ai même eu une prime.
Ah oui? Combien?
T'inquiète...
Tu ne sais vraiment pas mentir.
Pas comme ton père.
Tu es sûre de ne pas l'avoir, ce rouleau? Il était dans une boîte.
J'ai jeté toutes ses affaires, le lendemain des funérailles.
Tu as jeté ses affaires?
Oui.
Toutes?
Elles prenaient de la place.
Comment ça? Sérieusement?
Absolument.
C'est incroyable.
Après cinquante ans de vie commune.
Gros bêta! C'est justement à cause de ces cinquante ans passés ensemble.
- C'est profond. - Absolument.
Alors, pas de rouleau peint par Sesshu.
Quelle chaleur, aujourd'hui!
J'ai bien fait de mettre une chemisette.
Regarde.
Je savais bien que j'en avais encore deux.
Laisse tomber. On n'est plus en été.
Mais il fait plus de 30°, aujourd'hui.
Le temps est vraiment détraqué.
C'est bien trop gelé!
Tu pourrais acheter de vraies glaces, tu touches ta retraite.
Quand j'en achète, ta sœur et ses gosses me les avalent toutes.
Ces petits pots, c'est plus long à manger.
Elle vient souvent, Chinatsu?
Pourquoi?
J'ai vu le gâteau de riz sur l'autel. Il fait tellement 2e choix.
Elle vient quand elle a envie d'un bon dîner.
Tu devrais te méfier.
De quoi?
On ne sait jamais ce qu'elle mijote.
y a plus rien d'intéressant à prendre ici.
Il a une sale odeur de frigo.
Tu n'as qu'à racler le dessus comme ceci
et manger le dessous.
Du classique? Qui t'a influencée? Sûrement Mme Nagaoka.
Quelle importance?
Avant, tu aimais la variété à la radio.
L'un n'empêche pas l'autre.
Tu pourrais changer de radio. On dirait un robot.
Celle-ci, je peux l'écouter en prenant mon bain.
Elle est étanche?
Je l'ai achetée par internet. Elle est impec.
On dirait un bloc de glace.
Pas assez de sirop de Calpis.
La supérette livre à domicile?
Qu'à partir du deuxième étage.
C'est un beau progrès.
Ça compense les inconvénients de la vieillesse.
Comme c'est calme!
Il n'y a plus d'enfants pour jouer dehors.
Autrefois, on se battait pour jouer au baseball sur les pelouses.
On lançait la balle sur les balcons des filles qui nous plaisaient.
Tu te souviens de ce mandarinier?
J'avais planté des pépins quand j'étais au lycée.
Qu'est-ce qu'il a grandi!
Il ne donne ni fleurs ni fruits,
mais je l'arrose chaque jour comme si c'était toi.
Pas très sympa de dire ça.
Mais tu sais, les feuilles nourrissent les chenilles.
L'autre jour,
l'une d'entre elles est devenue papillon, avec un motif bleu sur les ailes.
Je te montrerai une photo.
Pas la peine.
Tu vois, il a son utilité.
Mais moi aussi, j'ai mon utilité.
Dans ce cas,
comme le typhon arrive,
aide-moi à mettre les pots contre le mur.
Entendu.
C'est dans mes cordes.
Attention!
C'est bizarre. J'avais tout réglé samedi.
Je vais retourner à la banque demain et je leur demanderai.
Toc, toc.
Non, je ne mens pas.
J'ai vraiment.
Allô? AIlô?
Toc, toc.
Oui? Quoi?
Tu veux quoi?
Je fais du café. Tu voudras du gâteau?
Bonne idée.
Qu'est-ce que tu faisais?
Moi? Rien de spécial.
Mais alors, pourquoi t'enfermer à clé?
Tu téléphonais à qui?
C'est le petit nouveau, au bureau, il est incompétent.
Ça doit être dur d'espionner les gens, de pénétrer chez eux.
J'ai vu ça à la télé.
On n'est pas des flics.
C'est plutôt facile.
Ne prends pas trop de risques. Tu es mon seul fils, après tout.
Il n'y a aucun risque.
Pour moi, c'est un travail de recherche pour mon roman.
Si tu le dis...
Mais ça me gêne de ne pas pouvoir expliquer ton boulot à ton oncle.
Je sais...
Tu restes dîner?
Comme tu ne m'as pas prévenue, je n'ai que des nouilles.
En fait, je dois y aller...
Non, ne pars pas.
Ne prends pas ta voix de mourante, s'il te plaît.
Tu as du boulot?
Ben oui. Je suis responsable, après tout.
Tiens, c'est pour toi.
- C'est quoi? - De l'argent de poche.
Pour t'acheter des CD, de la musique classique.
Mais non, tout va bien.
J'ai ma retraite. Je n'ai aucun souci.
Allez, accepte.
Pour une fois! Tiens.
Vraiment? Alors, sans façon.
Tant qu'à faire, offre-moi un appartement.
Les Shibata vendent leur 3 chambres-cuisine.
Dis pas de bêtises.
Je sais bien que tu ne peux pas.
Je suis du genre: "Les grands talents fleurissent tard".
Mais toi, tu prends ton temps pour fleurir.
Si tu ne te dépêches pas, je reviendrai te hanter.
Arrête!
- Le 3 chambres-cuisine. - Tu n'en as pas besoin.
Merci pour ton aide.
Monter et descendre ces trois étages me coupe le souffle.
Je te l'ouvre.
Mais ce n'est pas le jour du papier.
Ne t'inquiète pas. Personne ne nous regarde.
Mais si, on nous a vus. On m'a repéré.
Professeur!
Ah tiens! Bonjour!
Mon fils. II est romancier.
Très bien, bonjour.
Enchanté.
Le professeur Niida. J'ai commencé à suivre des cours auprès de lui.
Merci pour ma mère.
J'ai lu votre livre. Quel était le titre, au fait?
Personne à table.
- La Table déserte. - Ah oui, c'est cela. La Table.
C'est une histoire vraie ou une fiction?
En principe, une fiction.
Je vois.
Mais la représentation de la sœur aînée est si réaliste,
de même que les querelles avec la belle-mère.
Ah oui? Je vous remercie.
Il a toujours eu de bonnes notes en cours de japonais.
"La valeur n'attend pas le nombre des années".
Vous aviez la bosse littéraire.
Bon, à mercredi.
Cette fois, ce sera Beethoven.
Oui, l'Opus 131.
C'était donc ça, le fameux CD.
En fait, on est un petit groupe.
Faut bien se préparer.
Où habite-t-il?
Au 2-2-6.
Dans la partie copropriété.
Je m'en doutais.
Il a une famille?
Il est marié, non?
Il paraît que sa femme est morte il y a trois ans.
Pourquoi?
Il y avait des vêtements de femme dans le sac du pressing.
Ceux de sa fille, sans doute.
Vous, les détectives, vous avez l'œil partout.
Tu te trompes.
C'est le regard perçant de l'écrivain.
L'autre jour, quand je me baladais ici,
un papillon ne cessait de me suivre.
Le bleu?
J'ai pensé que c'était ton père.
Je lui ai dit: "C'est toi?"
Et il s'est posé là, aussitôt.
Alors, je lui ai dit:
"Je suis très heureuse toute seule,
"ce n'est pas la peine de revenir avant longtemps."
Et il s'est envolé au loin, par là-bas.
J'attendais une meilleure fin.
Dommage.
Pourquoi le toboggan du parc est-il grillagé?
Un enfant est tombé
et l'association des résidents en a fait toute une histoire.
Tu ne trouves pas ça idiot?
Ce gosse était maladroit, c'est tout.
Sans doute.
Tu arrives à voir Shingo, de temps en temps?
Oui. Il a commencé le baseball.
Le baseball? Lui?
Je pense que je vais lui acheter son gant...
Et Kyoko, elle va bien?
Égale à elle-même.
Elle a l'air d'avoir beaucoup de boulot.
Une femme qui travaille...
Ce n'est pas toujours l'idéal.
Ce n'est pas cassé, j'en ai toujours pris soin.
Au mieux, je peux vous en donner 3 000 yen.
Bon, d'accord.
Dites, vous seriez pas de la famille de M. Shinoda, de la cité?
Si, je suis son fils.
Je m'en doutais.
Il semble que mon père était un de vos bons clients.
Une fois, il m'a vraiment embarrassé.
Il devait payer votre opération
et il me suppliait d'acheter.
Il avait apporté un vieux rouleau décoratif abîmé.
Mon opération?
Il m'a dit que vous aviez une tumeur.
Je n'ai jamais été hospitalisé.
Je le savais. J'en étais sûr.
Viens voir!
Ce rouleau, c'était un Sesshu?
Certes.
Mais c'était une reproduction.
Une reproduction?
Il n'y avait que la boîte d'authentique.
Et après, comme vous étiez guéri, il fallait de l'argent pour fêter ça.
C'était vraiment n'importe quoi.
N'est-ce pas, ma douce?
Elle a dû sortir.
On a vraiment beaucoup de typhons, cette année.
Des typhons?
Oui. On en annonce encore un autre.
Désolé, le parking était loin.
- Je t'ai commandé un café. - Merci.
Vous avez déjà.?
Pas encore.
Il n'y a pas d'excuses pour être allée dans un love hotel.
Votre mari va s'en servir
pour demander un divorce à vos torts,
afin de ne pas devoir payer une pension.
Un rat! Il est pire qu'un rat!
C'est fréquent, de nos jours.
Voici votre café.
Comment ma vie a-t-elle tourné comme ça?
Mais pourquoi vous me montrez ça?
Bien sûr, on peut remettre toutes ces photos à notre client,
mais si vous ne le souhaitez pas...
Bien sûr que je ne le souhaite pas.
On pourrait, par exemple, supprimer tout ça.
C'est possible?
Oui.
Cela doit rester entre nous.
Combien demandez-vous?
Nous ne pouvons pas rendre au client un rapport d'enquête vide,
donc il faut en monter un nouveau.
Tenez. Vous seriez à une réunion d'anciens élèves.
C'est bon. Ça marche. Et c'est amusant.
Je vous remercie.
Écoutez, puisqu'on est là,
je peux vous demander autre chose?
Bien sûr.
Mais ce sera en plus.
Tu n'as pas déposé l'argent à la banque?
Tu sais où on est?
Oh non, pas maintenant!
C'est un lieu sacré. Impossible de passer sans m'arrêter.
J'en ai marre d'aller voir les usuriers pour toi.
Je vais doubler la somme et payer mon loyer.
Et acheter un gant de baseball, un Mizuno.
Tu l'as pas acheté? Je t'avais prêté 10 000 yen.
J'ai eu des imprévus, je les ai claqués.
Et le rouleau de Sesshu,
tu l'as pas trouvé?
La vie n'est pas si simple.
Je te l'avais bien dit. C'était trop beau pour être vrai.
Vas-y, Yoshida!
Tiens bon! Fonce!
Rattrape-les, crétin!
Allez, viens.
Viens!
Yoshida devait être en pleine forme!
Victoire assurée!
Tu parles. Il a été nul! En dessous de tout!
Tu n'es qu'une loque, Yoshida!
Bats-toi avec tes tripes!
- Quoi? - File-moi 10 000 yen.
- 5 000, alors. - On était d'accord. Pas un sou de plus.
Ces vélos n'ont pas de freins.
Pourquoi j'en aurais, alors qu'ils n'en ont pas?
Tu dis n'importe quoi.
Je te rendrai le double.
Le patron sera fou de rage, si tu n'écris pas ton rapport.
Tout ça, c'est bidon, de toute façon. Écris-le toi-même.
J'y vais pour un triplé.
Agence de Détectives Yamanobe
On a galéré pour le retrouver dans la rivière
avec nos cuissardes.
Pas vrai?
On a pué pendant des jours.
Merci beaucoup de me l'avoir ramené.
Tu ne fugues plus, d'accord?
Quand j'entends la sonnerie du départ,
je Mme sens vivre à cent à l'heure.
On n'a rien que de l'huile piquante.
Je ne sais pas si elle est encore bonne.
Achète donc du poivre au yuzu. L'orange, celui du bar à nouilles.
Va donc l'acheter toi-même. C'est pas un resto, ici.
Manami!
Il y a rien d'autre qui te fait vibrer?
Tu ne fais que jouer.
Si c'est ça, se sentir vivre...
Tu viens d'attaquer 60 millions de fans de courses de vélo.
Il n'y en a pas tant que ça.
Il ne faut pas croire que tout le monde aime les chiens.
Manami,
apporte-moi une serviette.
Quelle belle corbeille de fruits! Ça vient de Takano?
Dire que je lui ai facturé 10 jours bidon!
Et vous deux, vous en êtes où?
Où on en est?
On n'a pas encore reniflé la moindre odeur suspecte.
Et l'ex dont le mari se méfie?
On l'a suivi, mais il est clean.
Le mari a dû se monter la tête.
Il ne pourrait pas tout simplement croire sa femme?
Je crois que, d'année en année, les hommes deviennent plus mesquins.
C'est vrai.
Aujourd'hui, ce sont toujours eux qui demandent des filatures.
C'est bien vrai.
Mais c'est grâce à eux que nous gagnons notre vie.
On doit remercier cette époque,
toute mesquine qu'elle soit.
Agence immobilière Ohtani
Comment ma vie a-t-elle tourné comme ça?
La Table déserte de Shinoda Ryota
Ryota?
C'est moi, Machida.
Annonce-toi avant de frapper.
C'est pas drôle!
Je venais pour quelle facture? L'électricité? Le gaz?
N'importe laquelle.
Il a plu?
Un peu ce matin.
On a de la chance pour le temps!
Le petit lanceur est très bon.
Shingo, tu es un champion!
Regarde-moi ça!
C'est un peu tôt pour s'afficher ensemble, non?
L'agence immobilière Yamanouchi est une grosse boîte...
Chiffre d'affaires, 15 millions par an.
Sûrement grâce à des spéculations louches sur le foncier.
Le lanceur est terrifié!
Tu crois qu'ils ont déjà consommé?
À ton avis?
Son ancien lycée a le meilleur club de baseball.
Ils nous ont battus quand j'étais en seconde.
Troisième lancer!
Vas-y, swing! Allez, swing!
Ça va aller!
Il a essayé d'attendre le but sur balles.
Merde! Il lui a déjà acheté un gant!
Un Mizuno...
Vas-y!
Encore.
Maintenant, c'est à toi! On change.
On change?
Regarde bien.
Un swing avec les hanches!
Vas-y.
Regarde mes hanches.
Super!
Super!
Comme frappeur suppléant, tu dois frapper fort.
Frapper toutes les balles!
Tu feras mieux la prochaine fois.
J'essayais d'attendre le but sur balles.
Si tu gagnes la base comme ça, tu ne seras jamais un héros.
Ça m'est égal.
Vraiment?
Votre table est prête.
On y va?
Shingo, ton héros, c'est qui? Pour qui as-tu du respect?
- Mamie. - Elle est très instruite.
Mais à l'examen, on ne peut pas citer un membre de sa famille comme héros.
Vraiment?
Les toilettes?
Tu sauras y aller?
Ça ira.
Vous allez souvent voir sa mamie?
De temps en temps.
Tu es obligée d'y aller, encore maintenant?
Pas vraiment, mais Shingo l'aime beaucoup.
Ben dis donc! Il a drôlement forci ces derniers temps!
Qu'est-ce que tu fais là?
C'est le nouveau copain de ta mère?
Oui.
Comment il est?
Il parle fort.
C'est embarrassant, non?
Oui.
Ta mère, elle va se remarier?
J'en sais rien.
Demande-lui, à l'occasion.
Je dois y aller.
Bon. À dimanche.
Tu auras l'argent?
Sans problème. Ne t'inquiète pas.
Ce n'est pas bon pour Shingo, non plus...
Je suis désolé d'être aussi direct,
mais il ne devrait pas voir un homme aussi peu respectable.
Mais à l'origine, il était romancier.
En ce moment, il est juste un peu...
J'ai lu son roman, celui qui a eu le prix.
Vraiment? Qu'en as-tu pensé?
Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai perdu mon temps,
mais je n'ai pas compris
ce qu'il voulait dire.
Oui, bien sûr.
Tu penses la même chose?
J'en étais sûr.
Il lui a touché la tête.
Il rigole.
En effet.
Tire-toi, mec!
T'aurais pas préféré ignorer qui elle fréquentait?
Pourquoi elle a choisi un type comme lui?
M. Shinoda, je suis désolé. Je vous fais venir et je suis en retard.
Je viens d'arriver.
Merci pour le si bon dîner de l'autre jour.
Désolé d'avoir décliné votre offre.
- Le steak était trop persillé. - Mais non. Il était délicieux.
Écoutez, M. Shinoda, je me demandais si vous aimeriez écrire un manga.
Un manga?
L'étoile montante du manga, Ishijima, a accepté de dessiner pour nous.
Il va faire un manga sur le jeu, pour notre série Comic Punch.
Il m'a demandé de lui trouver quelqu'un qui s'y connaisse.
C'est vrai que je suis un expert.
Alors, qu'en dites-vous?
Ça peut vous rapporter gros.
Est-ce que mon nom apparaîtra?
Si ça vous dérange, vous pourriez prendre un pseudo.
Pour ne pas gêner votre carrière.
En fait, je dois finir mon nouveau roman.
Votre collègue, Sasabe, ne vous a rien dit?
Non. Je ne savais pas.
Dans ce cas, évidemment, je préfère lire votre prochain ouvrage.
Désolé pour ma maladresse.
Gâteaux de riz 2e choix: 50 yen la pièce
Gâteaux de riz 2e choix: 50 yen la pièce
Merci.
Merci.
Dis, tu as lu mon e-mail?
Tu avais dit que tu arrêterais.
Je sais, mais je sens que je pourrais écrire à nouveau.
Je serais prêt à quitter l'agence de détectives.
Tu ne vas pas recommencer à écrire sur notre famille.
C'est une atteinte à notre vie privée!
C'est ma liberté d'expression.
Écoute-moi.
Tu n'es pas le seul détenteur de nos souvenirs familiaux.
Tu ne veux pas renoncer?
Cela fait quinze ans que tu as reçu ce prix Shimada... Shinsuke.
Tu le fais exprès, grande sœur.
C'est le prix Shimao. Le prix Shimao Toshio.
Il n'y a que le "Shima"" en commun.
Si c'était un prix prestigieux, je ne me tromperais pas.
Pourquoi donner de l'argent à maman, si tu es fauché?
Elle était si heureuse qu'elle m'a appelée, aussitôt.
Tu ne trouves pas ça bizarre, de venir m'emprunter de l'argent?
Je ne veux pas l'inquiéter avec ça,
après tout ce que papa lui a fait subir.
Papa aussi est venu ici.
Un mois avant sa mort.
Il était là, debout, comme toi: "Prête-moi de l'argent, je t'en prie."
Tu n'as pas honte?
Je sais que tu n'aimes pas la comparaison.
C'est vrai. Mais ma situation est différente.
Pas du tout.
Tu es exactement comme lui.
Si papa avait travaillé dur toute sa vie,
maman n'aurait plus à vivre dans une cité HLM.
Sans doute...
Elle habiterait une grande maison dans un quartier chic.
Sûrement. Son vieux rêve aurait été accompli.
Quand on vivait à Nerima,
maman roulait dans un bas le carnet de banque et le sceau familial
et les cachait au fond du pot à riz.
Mais papa les a trouvés
et il y avait des grains de riz sur le sol de la cuisine.
Maman a failli en perdre la tête.
Après le pot à riz, elle les a cachés où?
Dans la planque, en haut du placard.
Avec ses jambes affaiblies, papa ne pouvait pas monter si haut.
Quoi?
C'est ça, c'est ça.
C'est ça, c'est ça.
Beethoven, lui-même, était très satisfait de ce morceau,
et Schubert, en l'écoutant, a grommelé:
"Après cela, qu'est-ce que nous autres pouvons encore écrire?"
C'est vrai, je l'ai vu dans un film.
Avec cet acteur, Hoffman je-ne-sais-quoi. Celui qui est mort.
Je ne vois pas de films, ces temps-ci.
Professeur, Beethoven n'a-t-il pas écrit ce morceau un an avant sa mort?
C'est exact. II avait 56 ans.
C'était un senior, comme nous tous ici.
Tandis qu'il composait...
Sa fille.
Elle joue du violon, paraît-il.
Il semblerait qu'elle ait arrêté.
Nous sommes encore trop jeunes pour devenir vieux.
Je me sens tout de suite plus jeune.
Ce serait bien une émission télé qui ressemble à votre cours.
On la regarderait chaque semaine.
Quand j'étais jeune, j'ai eu une offre de la chaîne éducative, la 3...
Formidable.
Mais je n'ai pas voulu manquer de respect aux dieux de la musique
et j'ai refusé.
Quel dommage!
Grâce à cela, nous avons la chance de vous monopoliser.
Au revoir. À bientôt.
À la semaine prochaine.
Un type comme lui ne peut pas rendre Noriko heureuse.
Nous lançons l'enquête dès demain.
Merci, je compte sur vous.
Je vous tiens au courant.
Dis, Machida, tu ne voudrais pas t'occuper seul de cette affaire?
Bon courage, jeune homme.
C'est une enquête standard.
En cas de besoin, je t'adjoindrai Manami.
Formidable!
Si c'est pas un boulot, ça!
Is sont divorcés. Elle a bien le droit de sortir avec qui elle veut.
Il ne faut pas être jaloux du futur.
On en a un du même genre, ici.
De quoi vous parlez? Moi, ce n'est pas de la jalousie.
Ah bon? C'est quoi, alors?
Du sens de la responsabilité.
Non, c'est de l'engouement.
Qu'est-ce que tu racontes? Tu sais ce que c'est, l'engouement?
Oui, je le sais.
Écris-le pour voir.
Ça s'écrit comme ça.
- Ily a un trait de trop. - Non, c'est pas vrai.
En fait, les hommes découvrent l'amour une fois qu'ils l'ont perdu.
Je suis sûr que Shinoda s'endort avec la photo de son ex sur son cœur,
en pleurant à chaudes larmes.
Et vous aussi, peut-être, patron...
avec deux photos.
Manami, si c'était le cas, je préférerais te serrer dans mes bras.
Pas question!
Pourquoi faut-il qu'on cherche un chat?
Tu les aimais tant que ça?
Évidemment, c'est ma famille.
Quoi?
Avant ton divorce, tu ne parlais jamais de ta famille.
Ce n'est pas vrai.
Laisse tomber.
Si elle se remarie, tu n'auras plus de pension à payer.
Certes, mais je ne pourrai plus voir mon fils.
Quand il voudra te voir, il viendra.
Tu crois?
Oui.
Même si on l'en empêche.
Tu l'as fait?
Oui. Quand j'ai eu 20 ans.
Je ne pourrai pas attendre autant.
Il sort avec sa répétitrice?
Sans doute.
J'ai tenté l'examen d'entrée de ce lycée.
J'ai échoué.
Encore déçu?
Quand tu étais au lycée, que voulais-tu devenir?
J'ai oublié.
Demande-moi.
Et toi?
Fonctionnaire territorial.
Très conventionnel!
Je ne voulais pas devenir comme mon père.
La vie est compliquée.
Attention. C'est lui, non?
Quoi?
Pour voir mon fils, je franchirais n'importe quelle corde raide.
On dit "n'importe quel pont".
N'importe quel pont...
Un pont, c'est comme une corde raide.
Si tu le dis.
Si tu n'as pas envie d'être là, vas-y. Je peux me débrouiller tout seul.
Je reste.
J'ai une dette envers toi.
Une dette? Laquelle?
C'est pas grave si tu t'en souviens pas.
Voilà.
Ne joue pas avec le feu, Sanada.
Ce n'est pas un jeu pour moi.
Pour elle, c'en est un.
Quoi qu'il arrive, je ne deviendrai pas un adulte comme vous.
Écoute-moi bien.
Ce n'est pas si simple de devenir l'adulte de ses rêves.
Espèce de parasite!
Fleuriste
Un bouquet romantique, rouge et rose.
Ça n'a vraiment pas l'air d'un voyage d'affaires.
Sa femme avait raison de le soupçonner. Même si y a pas de quoi se réjouir.
Je ne pense pas que cela l'attriste.
On ne sait jamais.
Ils sont sortis de la supérette et marchent vers un /ove hotel.
Si tu peux, tu entres avec eux.
T'inquiète pas. Tu as l'air d'une professionnelle.
C'est un compliment, tu sais.
C'est Sumire.
Je viens d'arriver en bas.
L'autre jour, tu as dit:
"Il ne faut pas être jaloux du futur".
Oui.
Les filles sont comme ça, non? En commençant une nouvelle histoire,
elles effacent le passé.
Tu parles de ton ex?
Non, de manière générale.
Tu sais ce que je pense?
Par exemple, en peinture,
on pourrait dire que les filles peignent à l'huile.
Une nouvelle couche recouvre l'ancienne.
Mais elle est toujours là.
Donc elle ne disparaît jamais.
Bien sûr que non.
Le passé n'est pas effacé.
Bien sûr.
Quelle vulgarité!
Et vous avez vu ces roses!
Regardez-moi ce ricanement.
Grâce à moi, vous avez fait fortune, non?
Vous allez faire payer votre mari.
J'aurai même plus, grâce à ça.
Vous auriez préféré ne rien savoir?
Certainement pas.
Le meilleur et le pire font partie de ma vie.
Bien, je vous remercie.
Soyez prudente.
Pas de blague, cette fois.
Je sais.
Avec ça, je vais payer sa pension et ses chaussures de baseball.
Pas assez pour le loyer.
C'est pas croyable. Sa meilleure amie qui était là à son mariage.
C'est nul.
Sous son nez.
Je connais une fille
qui a dragué le mec de sa meilleure amie.
Dites donc, tous les deux, vous avez fait quoi, hier soir?
Je suis célibataire en ce moment.
Bonjour.
Vous n'étiez pas de repos aujourd'hui?
C'était mon intention.
En tout cas, le typhon arrive.
Il va toucher Kyushu aujourd'hui. Le n° 24.
Dis-moi, Shinoda,
tu t'es très bien adapté au métier.
Que dirais-tu d'arrêter d'écrire et de devenir détective à temps plein?
Non. Je ne suis ici que pour mon roman.
Je peux le lire?
Ça parle de quoi? Le détective est le personnage principal?
Non, tu n'y es pas.
Ça ne parle pas d'un lycéen
victime d'extorsion de la part d'un détective véreux?
Ce lycéen est le fils de mon patron, quand j'étais policier.
Tu veux tuer mon agence?
Non, ce n'est pas mon intention.
Je sais. C'est parce que je ne t'ai pas donné de prime d'été.
Oui, c'est ça...
Ton désir de voir ton fils te ronge à ce point?
Bien sûr. Je suis son père, non?
Toi, un père?
Passe-moi cette enveloppe.
Combien tu lui as pris?
30 000 yen.
Y a plus, là-dedans.
J'ai joué aux courses.
Écoute-moi. Arrête de voir ton fils.
Accepter de devenir le passé de quelqu'un,
c'est apprendre à être un homme.
T'as compris?
Une chance que tu aies mis 30 000 yen de côté.
C'est vrai.
Mais ça ne doit pas suffire.
C'est vrai.
Tu sais, Ryota,
j'ai encore le gant de baseball que mon père m'a offert pour mes 9 ans.
Alors...
joue avec ça,
pour acheter des chaussures ou une batte.
C'est vrai.
Mais arrête d'être si gentil avec moi.
je vais pleurer.
Une foire aux livres d'occasion! On y allait souvent ensemble, non?
Tu ne peux pas être à l'heure?
J'avais rendez-vous avec mon éditeur.
Un dimanche?
Je bosse tout le temps.
Tu as l'argent? Mes 100 000 yen?
Je suis rentré tard hier soir. Je n'ai pas pu passer au distributeur.
Et aujourd'hui, la banque est fermée.
Je n'ai pas trouvé le livre de papa.
Tu aurais pu me prévenir. Viens, Shingo, on y va.
Je le vois qu'une fois par mois. N'annule pas tout, juste pour ça.
Juste pour ça?
On s'était mis d'accord, non?
Je te paierai.
Quand?
Tout à l'heure.
17h, ici. Apporte l'argent. Et ne sois pas en retard.
On pourrait prendre un thé, tous les trois.
J'ai du boulot. Moi aussi, je bosse tout le temps.
À tout à l'heure.
À tout.
Celles-ci.
Ne te sens pas gêné.
Je t'achète les Mizuno!
- Tu es sûr? - Certain.
Tu fais du 35, non?
Attends-moi.
- Excusez-moi. - Oui, monsieur?
Je voudrais ces chaussures, mais elles sont abîmées.
Je vais vous en chercher une autre paire.
Celles-ci me conviennent,
mais vous pourriez me faire un rabais?
Qu'as-tu demandé à ta mère?
"Tu l'aimes?"
Et sa réponse?
"Oui, je l'aime bien."
Continue.
Elle m'a demandé: "Ça t'ennuie si je sors avec un homme?"
Merci de votre patience. Voici votre Mosburger.
Bon appétit.
Tu es sûr?
Je n'ai pas faim.
Qu'as-tu répondu?
"Si tu l'aimes vraiment bien, ça va."
C'est là où tu aurais dû dire:
"Non, je ne veux pas", clairement.
Et puis?
"Tu préfères papa ou lui?"
Et alors?
"Cela fait si longtemps. J'ai oublié."
On achète des billets de loterie?
Maman va pas être fâchée?
Ne t'inquiète pas.
C'est juste pour marquer ce jour et s'en souvenir.
De quoi?
Se souvenir de...
notre lien.
Bienvenue.
Choisis.
- Tu es sûr? - Certain.
Ton grand-père m'en a fait choisir dès la maternelle.
Mais je te préviens. Comme c'est moi qui paie, on partage les gains, OK?
Radin!
On ne traite pas son père de radin!
Il y a deux sortes de billets, en carnets ou en individuels.
C'est plus sympa de voir si on a gagné avec les individuels.
Je choisis les individuels. Et toi?
Voyons voir.
Bonne dégustation. Merci beaucoup.
Allô. C'est moi.
Quoi? Non, je ne suis pas le fantôme de papa.
Je peux venir maintenant? Shingo est avec moi.
Il veut te montrer quelque chose.
Il va venir?
Alors que le typhon arrive!
Shingo est avec lui.
C'est rudement bien, ça.
T'as vu? Mes collègues en raffolent.
- Tu devrais te méfier. - De quoi?
On ne sait jamais ce qu'il mijote.
Avant, il ne venait même pas pour le jour de l'An.
Il a peut-être besoin d'aide.
De quel genre? D'argent?
Mais non. Pour sa femme.
C'est trop tard, maintenant.
Les jeunes ne savent plus faire de concessions.
Kyoko en a fait pas mal.
Une femme qui a fait de bonnes études
peut maintenant gagner sa vie.
Je trouve ça très bien.
C'est vraiment fichu pour eux?
Je crois que ça va tenir!
Ah, merci!
Vous êtes formidable. Merci pour votre aide.
II adore rendre service.
Elle a raison.
En fait, j'aurais aimé faire ce boulot pour gagner ma vie.
Tu devrais arrêter.
Quoi?
Ne les emmène plus manger des sushi.
Pourquoi pas? On s'entend bien.
C'est embarrassant pour Kyoko.
En tout cas, choisis un resto sans tapis roulant.
C'est là que j'ai pris des leçons de boulier.
Tiens! Le restaurant chinois a disparu.
Arrêt suivant, Centre du Complexe immobilier de la cité.
Arrêt demandé.
Un soir de typhon, je me suis glissé là-dessous et j'ai mangé des gâteaux.
Avec ton grand-père, en pleine nuit.
C'était pas trop sombre?
On avait des lampes de poche.
Tu n'as pas été grondé?
Par qui?
Par ta maman.
Ta mamie?
Pour ne pas la réveiller, on est sortis en catimini.
Un jour,
avec des copains, on est montés tout en haut.
Shibata, il a eu trop peur pour redescendre.
Pourquoi vous êtes montés?
Pourquoi?
C'était le symbole de la cité.
- C'est bizarre. - Pas tant que ça.
- Tu ne fais pas des trucs comme ça? - Non.
Pourquoi tu es là, toi?
Tiens! Ça te dérange?
Je n'ai pas dit ça.
On est venus réparer la porte vitrée que tu as cassée.
Belle piété filiale!
Je dois faire ta part, en plus de la mienne.
Tu ne manques pas d'air.
Tu pourrais nourrir ta famille toi-même.
Ne te mêle pas de ça.
Mamie, mets plein de sirop.
- Quoi encore? - Elle a soif.
Tu n'as qu'à boire de l'eau. De l'eau du robinet.
Je vais faire du patinage artistique. Mamie va me payer les leçons.
Formidable!
Tu dois être contente.
J'ai compris.
Qu'est-ce que tu as compris?
Du patinage "arctistique". D'où vient donc cette demoiselle?
On dit "artistique", pas "arctistique".
Les gens ordinaires n'ont pas le droit d'en faire?
Pas en payant les cours avec la retraite de leur grand-mère. Pauvre maman.
Et quel est l'enfant qui a pris de très onéreuses leçons de violon?
N'essaie pas de profiter de nous,
ni de maman ni de moi.
On part dès que vous avez fini.
Tu restes dormir?
Non, je rentre.
Et Shingo?
Kyoko a dit qu'elle venait le chercher. Je l'ai appelée.
Kyoko va venir?
On peut rester encore un peu?
Regarde-moi ce ricanement. C'est ta belle-sœur, non?
Mon ex-belle-sœur.
Tu parles!
On rentre. Le typhon approche.
Il a tellement envie de la voir, mon ex-épouse?
Kyoko, tu vas bien?
Salut!
Le typhon approche. Dépêche-toi.
Merci. Je fais vite.
Courage pour ton concours d'entrée au lycée.
Le public, c'est râpé. Ce sera le privé.
Pas question.
Je vais faire du patinage artistique.
Avec style!
Bye-bye.
Désolée, mère. Ce n'était pas prévu.
Pas de souci. Au contraire, ça met de l'animation.
- Bienvenue! - Tu as fait vite!
On enlève ses chaussures dans la maison.
Enlève-les. Tu rayes le plancher.
C'est des chaussures de baseball.
Ça fait des années que le plancher est rayé.
Tout comme moi.
Désolée!
Entre donc, chère Kyoko.
Tu es trempée. Vite, une serviette!
Arrête de m'inquiéter comme ça.
Shingo voulait absolument venir.
Arrête de tout lui mettre sur le dos!
Venez par ici, tous les deux.
Juste un instant.
Attention à tes doigts.
Magnifique. Quelle dextérité!
N'oublie pas d'ajouter des petits pois. Pour la couleur.
Je sais.
C'est qu'il les aime, les pois.
Tu es le cinquième plus petit dans ta classe?
Non, le troisième.
Ton père n'a commencé à grandir
qu'une fois entré au collège.
Tu fais 1m46?
Non, 1m47.
Montre-moi tes jambes.
Regarde-moi ces genoux!
C'est pas un chien, ça veut rien dire.
On est tous des êtres vivants.
Tu vois? Tu vas grandir.
C'est certain, certain, certain.
Trois fois, c'est quand on ment.
"Le kimono que tu as cousu pour moi est si bien fait
"que tout le monde me félicite quand je le porte
"et j'en suis heureux.
"Mais cela me gêne quand on me dit que je suis mignon dedans.
"Je suis si heureux que tu fasses
"tant de choses pour moi,
"mais à force de trop travailler, tu vas te fatiguer,
"alors, repose-toi un peu.
"Chère mamie, je souhaite que tu vives encore longtemps. "
Tu tenais vraiment à lui lire à haute voix, c'est ça?
Cela me fait très plaisir,
mais tant qu'à respecter quelqu'un,
tu dois choisir quelqu'un d'autre, mère Teresa ou alors un astronaute...
Regarde, c'était là...
Il est magnifique. On en voit encore d'aussi beaux?
On a encore plein de verdure par ici.
Fantastique!
C'est grâce à mon mandarinier.
Ton mandarinier?
Les feuilles, elles ont...
- Une chenille... - Quel âge avait Shingo?
3 ans, je crois.
Une larve.
3 ans!
Le champ de fraisiers a disparu?
Tout à fait. Ils ont construit une maison par-dessus, l'an dernier.
Si j'avais su, j'y serais allée plus souvent.
Je te ressers?
S'il te plaît.
Tu avais faim.
Ça fait un bail que j'en ai pas mangé. C'est trop bon.
Shingo, prends du rab toi aussi.
Je peux?
Depuis qu'il est tout petit, il a toujours adoré ma cuisine,
quel que soit le plat.
C'était son seul mérite.
"Seul mérite", tu exagères!
C'est vrai que le goût du curry infuse très délicatement.
N'est-ce pas? J'ai lié le fond de sauce avec de la bonite séchée.
Son père adorait ce curry. J'en ai congelé de grandes quantités.
Quoi?
C'est vieux de six mois?
Pourquoi en faire un drame? De toute façon, c'est trop tard.
Les hommes sont obsédés par les dates de péremption.
C'est normal, non?
Pas d'accord, Shingo?
Attends, tu as du curry sur ta chemise.
Dis donc, tu as craché sur cette serviette.
C'est dégoûtant.
On ne dit pas ça de sa mère.
Laisse-moi faire.
J'ai bien nettoyé tes couches de pipi et de caca...
c'était pas rien.
Il a beau être grand,
il a toujours besoin que quelqu'un s'occupe de lui.
La tache est partie?
Restez donc dormir ici.
Vous n'allez pas me laisser seule avec cette tempête.
Elle recommence! On dirait qu'elle va rendre l'âme.
J'ai des futon et je viens de laver les draps.
Mais il y a école, demain.
Elles seront fermées.
S'il doit vraiment y aller, vous n'aurez qu'à partir plus tôt.
Mais je n'ai pas de vêtements propres.
Vous êtes sûr?
Pas de taxi avant 30 minutes.
Si vous rentrez tard, Shingo va se coucher à pas d'heure.
Ce n'est pas bon pour lui.
Bon.
Je vais faire chauffer l'eau du bain.
Pas de taxi, merci.
Un pyjama pour Shingo.
Il va entrer dans celui d'il y a deux ans?
Regarde ça. Elle pète le feu, tout à coup.
Quelle vitalité!
Tu vois comme ton père écrivait bien quand il était petit.
Tu as peut-être la bosse littéraire, toi aussi.
C'est quoi?
Ne fais pas cette tête. Ce n'est rien de mal.
Vraiment?
Je t'assure.
C'est quelque chose de merveilleux.
Tout le monde ne l'a pas.
Tu as peur de lui ressembler?
Oui.
Pourquoi?
Maman l'a quitté parce qu'elle ne l'aimait pas, non?
C'est parce qu'elle l'aimait qu'ils se sont mariés.
Et c'est pour cela que tu es né.
Tu crois que papa nous aime?
J'en suis sûre et certaine.
Alors si on gagne à la loterie,
on pourra à nouveau vivre ensemble?
Oui, je pense que vous pourrez.
Alors, on construira une grande maison et tu viendras vivre avec nous.
Cette invitation me fait très plaisir.
J'espère que tu pourras y arriver.
Dis, maman, tu viens jouer?
À cette heure?
On va jouer au Jeu de la Vie.
D'accord,
mais une seule partie.
Treize... quatorze...
Qui gagne?
Moi.
Formidable.
La baignoire est toute petite.
Ça fait un bail que je n'ai pas pris de bain ici!
Shingo, tu y vas?
Je me demande.
Vas-y. Ça donne la pêche.
Maman, il faudrait faire nettoyer les conduits.
Il y avait des bouts de rouille dans le bain.
Ah oui, les Noirauds.
Il y a des Noirauds dans le bain?
Absolument. Mais ils restent dans l'eau.
Qui est-ce qui gagne?
Moi aussi, je veux jouer.
On joue à trois, alors?
Je laisse passer la partie. Jouez tous les deux.
Bon, je vais prendre mon bain.
J'ai envie de voir les Noirauds.
Super, tu vas voir!
Si c'est trop chaud, tourne le robinet de droite.
Je sais.
On joue tous les deux?
Aucune chance.
Jouer au Jeu de la Vie avec toi, ce serait une mauvaise blague.
Tu es fâchée?
Qu'as-tu fait aujourd'hui, avec Shingo?
Je lui ai acheté ses chaussures,
il a mangé un hamburger.
Pas un Mac, un Mos. T'inquiète pas.
Et quoi, encore?
Je te prie de ne pas l'entraîner dans tes passe-temps favoris.
Ce n'était que des billets de loterie!
Je veux faire de Shingo un enfant sérieux,
pas un joueur.
La loterie...
La loterie, ce n'est pas du jeu.
- Bien sûr que si. - Pas du tout. C'est autre chose.
C'est quoi?
Du rêve.
Pour 300 yen, tu as du rêve.
C'est du jeu.
Tu viens d'attaquer 60 millions de fans de la loterie.
Ça m'est égal, j'assume.
Maman.
Maman, ce n'est pas...
Le futon de ton père.
Je l'ai fait nettoyer. Il ne sent pas mauvais.
C'est pas ce que je veux dire.
Mais nous deux, on n'est plus...
Oui, c'est gênant.
Shingo n'aura qu'à se glisser entre vous deux.
Ça fait longtemps qu'on n'a pas eu de réunion de famille.
Il a un vrai talent.
C'est rare qu'un gosse en primaire s'exprime comme cela.
Tu crois?
Donnons-lui des tas de livres à lire.
Comme quoi?
Par exemple,
des livres de E.T. Seton ou de Jean-Henri Fabre.
Ou Docteur Dolittle.
Je vais t'envoyer une liste.
Merci.
En fait,
c'est à peu près tout ce que je peux faire pour lui.
Tu écris?
Moi?
Tu sais, en ce moment,
la vraie littérature est démodée.
On ne parle que de fictions légères...
Toujours la même rengaine.
En fait,
on m'a demandé d'écrire le texte d'une série de manga.
Je pense que je vais tenter le coup.
Je t'avais dit d'essayer, mais tu ne voulais pas m'écouter.
Si cela marche, j'arriverai à te payer la pension alimentaire.
Tu n'es pas obligé de te forcer pour le voir.
Je ne me force pas.
Je prends à cœur ma responsabilité de père.
Ta responsabilité, c'est de jouer au papa une fois par mois?
Comment peux-tu dire que je joue?
Parce que c'est bien ça, non?
Eh bien.
C'est bon, je vais le voir chaque semaine.
Tu sais bien que tu ne peux pas.
Si tu avais tellement envie d'être un bon père,
pourquoi tu n'as pas essayé quand on vivait ensemble?
C'est vrai.
On est séparés, maintenant.
Mais ce n'est pas fini.
Quoi?
Je serai toujours le père de Shingo.
Quel que soit l'avenir de notre couple, cela ne changera pas.
Attends...
tu vas pas me dire que tu as déjà rencontré quelqu'un?
Eh bien, si...
Quoi?
Sérieux?
Tu as quelqu'un?
Pourquoi?
Shingo t'a dit quelque chose?
C'est donc vrai.
Et alors...
tu as déjà.
consommé?
Arrête de parler de ça, ici.
Tu as consommé?
Évidemment.
Tu as consommé.
Donc tu as consommé.
C'est normal, non? On n'est pas des collégiens.
Tu vas te remarier?
Je ne sais pas encore.
T'as consommé avant de décider.
Tu aurais pu attendre.
Comment décider sans ça?
Tu te rends compte?
Ne parle pas si fort.
Pourquoi as-tu choisi ce type?
Tu as dit "ce type"?
Tu le connais?
Qui?
Tu nous as vus ensemble?
Qui ça? Où ça?
C'est ça, c'est ça, c'est ça.
Bien sûr, j'oubliais, tu es détective. Tu fais vraiment un sale boulot.
Vous allez avoir des enfants?
Oui, peut-être.
Voilà pourquoi tu te dépêches.
Je ne me dépêche pas. Ne sois pas mesquin.
- Tu es si bien organisée. - Cela s'appelle "un plan de vie".
Ce n'est pas de l'amour.
Les adultes ne peuvent pas vivre seulement d'amour.
Qu'est-ce que tu fais?
On est des adultes, non? Plus rien à perdre.
Oui, mais ta mère est à côté.
Si elle n'était pas là, ça irait?
Elle qui rêve de nous voir réunis...
Attends...
C'est un complot? Vous êtes de mèche tous les deux?
Pas du tout.
Ne déforme pas tout.
Maman, c'est laquelle ma brosse à dents?
J'arrive.
Pas la peine. J'y vais.
Parlons plutôt de ce qui compte. Où sont mes 100 000 yen?
Je paierai.
Je paierai, je paierai.
Tu l'as dit trois fois.
Tu vois Shingo et tu ne paies jamais. Il n'y aura pas d'autre fois.
Ta serviette, Shingo.
Merci, mère.
Avec plaisir.
Sèche-toi.
Une chance que j'aie acheté des draps de bain.
Pas de chance! Ta grande sœur
Dernières nouvelles du typhon.....
Tu ne dors pas?
Les vieux, ça ne dort pas longtemps. On se réveille aussitôt.
Demande des somnifères à ton médecin.
Il m'en donne de temps en temps.
Le vent est violent.
J'ai vu quelque chose s'envoler.
Le typhon sera parti demain.
J'adore les typhons.
Je me sens libérée.
Tu es bizarre.
Quand on était dans cette maison à Nerima,
chaque fois qu'il y avait un typhon,
j'avais peur que le toit ne s'envole.
Le soir venu, on emballait toutes nos affaires
et on partait s'abriter dans la chapelle de l'école.
C'est vrai, c'est vrai.
Comme on n'allait à l'église que de jour,
les vitraux me semblaient très beaux au coucher du soleil.
Quand on a emménadgé ici, j'étais soulagée,
je n'aurais plus peur à l'approche des typhons.
Mais je n'avais jamais imaginé que je resterais là
quarante ans!
Je suis désolé d'être un fils indigne.
Je vais mourir.
Qu'est-ce qui te prend? Parle pas de malchance.
Rien à voir avec la malchance. C'est sûr que je mourrai un jour.
Et même sans doute, ici.
Quoi?
Tu es encore souffrante?
Non, pas du tout.
Simplement,
je m'affaiblis de jour en jour.
J'aimerais t'avoir près de moi.
Je n'en suis pas capable.
On dit que mourir, d'un seul coup, dans son sommeil,
c'est mieux pour celui qui meurt et pour son entourage.
Mais c'est faux.
Vraiment?
Ton père est mort comme ça.
Mais il m'apparaît en rêve.
Tu le vois. dans tes rêves?
De temps en temps.
Comment est-il?
Vivant, à chaque fois.
Moi-même, je pense qu'il vit encore.
Qu'est-ce qu'il vaut mieux?
Rester clouée au lit un temps infini, sans réussir à prendre congé,
ou partir d'un seul coup et venir te hanter dans tes rêves?
Ni l'un ni l'autre.
C'est pas du jeu! Tu dois choisir.
Alors?
Clouée au lit.
C'est ton "dernier mot"?
Quelle mémoire! Oui, c'est mon "dernier mot".
Teresa Teng a enchanté ses nombreux fans
avec des chansons comme L'Amante, Emportée par le temps,
mais celle que je préfère, c'est Pressentiment d'adieu...
Je me demande ce que papa
voulait vraiment faire.
De quoi?
De sa vie.
Je n'ai jamais réussi à le comprendre, jusqu'à la fin.
Il n'a pas dû réussir à faire ce qu'il voulait.
Il y avait tant de choses
et puis, il y avait l'époque.
"À cause de l'époque."
C'était son excuse pour ses faiblesses.
Pourquoi es-tu si grave?
Tu crois que ton père se trouve dans ces bâtonnets d'encens?
Cela ne sert à rien de regretter les gens après leur mort.
Il faut s'en occuper tant qu'ils sont devant toi.
Je sais bien.
Je me demande pourquoi les hommes ne peuvent pas aimer le présent.
Ils passent leur temps soit à courir après ce qu'ils ont perdu,
soit à rêver de choses inaccessibles.
Du coup, ils ne savent pas trouver leur bonheur quotidien.
Tu crois?
Le bonheur, c'est savoir renoncer à quelque chose pour pouvoir s'en emparer.
Plus profond que la mer,
Plus azuré que le ciel...
Moi, je n'ai jamais aimé quelqu'un d'un amour plus profond que la mer,
même en ayant vécu si longtemps.
Ne dis pas une chose si triste.
Et toi?
Moi?
Oui, à ma façon.
Non, la plupart des gens non plus.
Mais ça ne les empêche pas de vivre heureux chaque jour.
C'est parce qu'on n'a pas connu ça qu'on continue de vivre,
jour après jour,
avec bonheur.
C'est compliqué.
Non, c'est tout simple.
La vie, c'est simple.
Dis donc.
je viens de dire quelque chose de profond, non?
Tu peux l'utiliser dans ton prochain roman.
Prends-en note, sinon tu vas oublier.
C'est bon.
Où est le petit carnet?
Je l'ai en tête.
Quelle partie?
"Le bonheur, c'est..."
Le typhon est toujours là?
Oui.
II est déchaîné.
Pipi? Le bouton est au fond, milieu droite.
Je sais.
On y va?
Au château d'eau?
Non, au petit parc.
Des biscuits de riz, des galettes, des bonbons.
Une vraie fête. On achètera à boire au distributeur.
Ils ne vont pas escalader le château d'eau, j'espère?
Non, ils vont au petit parc.
Ils ont parlé de toboggan.
Alors, il n'y a pas de souci.
Désolée de te demander ça à cette heure.
Pas de problème. Je ne dormais pas.
Tu veux manger quelque chose?
Non merci.
Je vais faire du café.
J'espère que tu n'as pas d'envie particulière.
Il est tard. Ne vous donnez pas cette peine.
C'est vrai.
Tu as une belle écriture.
Je suis jalouse.
Mais non...
Ta maman aussi écrivait bien?
Elle était professeur de calligraphie.
Si j'avais été plus futée,
j'aurais aimé devenir professeur d'enseignement ménager.
J'ai étudié pour être prof.
Quelle coïncidence! Quelle matière?
Le japonais. J'ai même enseigné.
Ne me regardez pas comme ça, ça me rend nerveuse.
C'est seulement.
je me demande si c'est vraiment fichu entre vous deux...
Vous me traitez comme si j'étais votre propre fille
et j'en suis très heureuse.
Mais je pense que Ryota n'est pas fait pour avoir une famille.
J'avais espéré qu'il changerait en ayant un enfant.
Copie conforme! Il s'est mis à ressembler à son père.
Je suis désolée.
Mais non, c'est moi qui te dois des excuses.
Bon, c'est entendu. On n'en parle plus.
Alors, il n'y aura plus nos rendez-vous sushi.
Mais si, on va recommencer.
Vraiment? On pourrait essayer un sushi sans tapis roulant.
Volontiers. C'est moi qui vous inviterai.
Je suis si heureuse.
Regardez.
Son cordon ombilical...
Shingo
Je l'ai gardé après la cérémonie au sanctuaire.
Ah oui, je me souviens.
J'aimerais que tu le gardes, maintenant.
Entendu.
Vraiment, je ne...
je ne sais pas pourquoi ça a tourné comme ça.
Regarde comme il écrit mal.
On aurait dû demander à son père d'écrire à sa place.
Il a fallu qu'il me ressemble juste sur ce point-là.
J'ai vu quelque chose s'envoler.
Un sac plastique?
Non, un parapluie.
Ily a quelqu'un.
Vraiment?
C'est pour rire.
T'es pas drôle.
On mange?
Oui.
Is sont ramollis.
Mais bons quand même.
Shingo, tu te souviens de ton grand-père?
Oui, il était gentil avec moi.
Mais toi, tu ne l'aimais pas, non?
Pourquoi?
C'est lui qui me l'a dit.
Ce n'est pas vrai.
Simplement.
on s'est disputés.
Pourquoi?
C'est moi.
c'est quand je suis devenu romancier.
Et toi, que veux-tu devenir?
Fonctionnaire.
Pas un pro de baseball?
Je pourrai jamais.
Pourquoi pas?
Tu ne peux pas savoir sans essayer.
J'en suis sûr.
Et toi, que voulais-tu devenir?
Tu es devenu ce que tu voulais être?
Moi?
Pas encore.
Mais tu sais,
ce n'est pas important.
Ce qui compte,
c'est de vivre ma vie
en essayant d'être ce que je voulais être.
C'est vrai?
C'est vrai.
C'est vrai. C'est vrai.
Vraiment vrai.
Shingo, tu es là?
C'est maman.
Qu'est-ce que vous faites?
Entre donc, maman. Tu seras au sec.
Allez, entre.
Mon parapluie préféré est foutu.
Rentrons. Mamie est inquiète.
Déjà?
Ça ne s'est pas passé comme prévu.
C'est vrai.
Nous devions rentrer chez nous.
Je ne parle pas de ça.
C'est vrai.
Ça ne s'est pas passé comme prévu.
Ne tombe pas.
J'ai pris ma décision.
Laisse-moi avancer.
Tu as compris?
J'ai compris.
J'avais compris.
Du café à cette heure, ça va t'empêcher de dormir.
Je ne vais pas dormir.
Ce n'est pas bon pour toi. Tu es encore un enfant.
C'est pas juste.
Des fois, je suis un enfant, des fois, une grande personne.
Depuis quand tu es un adulte?
L'autre jour, tu m'as dit:
"Tu n'es plus un enfant. Fais au moins semblant de t'amuser."
Après ton rendez-vous amoureux.
C'est troublant, c'est vrai.
Toi, tais-toi.
Tu n'as pas besoin de parler de ça maintenant.
Tu cherches quoi?
J'ai perdu mes billets de loterie.
Je les ai fait tomber?
Ça n'a aucune importance!
Ils valent 300 millions de yen.
Arrête! De toute façon, tu ne gagneras pas.
Idiote. On gagne au moins 300 yen.
Quoi? Vraiment?
Tu les as trouvés?
J'en ai trouvé un!
Shingo, combien?
Deux.
Deux de plus.
- Kyoko? - J'en ai un!
Il en manque quatre!
Le typhon n° 24 se dirige vers le nord
et va toucher Hokkaido.
On recense plus de 120 blessés sur l'archipel.
Dans la capitale, les transports publics ont été affectés.
À 21h30 hier soir,
la rivière Senkawa...
Vous voyez? Vous avez bien fait de rester dormir.
Oui, vous avez raison.
Tiens.
C'est quoi, ça?
C'était à ton père.
Ta chemise n'est pas sèche. Mets celle-ci.
Tu ne les avais pas toutes jetées?
J'en ai juste oublié une.
Peut-être un peu juste,
mais elle t'ira bien.
Du rab?
S'il te plaît.
Je croyais que c'était un billet de loterie.
Y a mamie!
Bon, on va travailler.
Pour cet encrier en pierre,
300 000 yen.
C'est une belle pièce.
Ma douce,
tu peux me l'apporter?
J'arrive.
C'est votre père qui me l'a donné.
Il m'a dit: "C'est l'édition originale. Un jour, cela vaudra de l'or."
- Mon père? - Oui.
Il devait être fier.
La Table déserte
Il en a distribué gratuitement dans toutes les boutiques du quartier.
Chéri, tu pourrais lui demander?
C'est vrai.
Pourriez-vous nous le dédicacer avec l'encrier de votre père?
Bien sûr.
Votre père a eu un bon fils, M. Shinoda.
Voilà papa.
Ah oui?
Le voilà.
Désolé pour l'attente.
Je te donne tous les billets.
Tu es sûr?
Oui.
On se retrouve ici, dans un mois.
D'ici là, tu m'auras réglé 150 000 yen. Pour trois mois.
Pas de problème.
Salut, Shingo.
Salut.
Bye-bye.
Je vais tenir mes chaussures.
La prochaine fois, tu attaques pour le grand tour.
Moi, j'aime attendre le but sur balles.
Vraiment?
De quelle sorte de futur ai-je rêvé?
Je dis adieu à celui que j'étais hier
Je regarde vers le ciel et J'y vois des traces d'avion
Vers quel chez moi vais-je rentrer?
Peut-être n'ai-je rien perdu
Je dis adieu à celui que j'étais hier
Je ferme les yeux et je l'appelle
Je vois ton visage émerger du passé
Je me souviens de toi
Jamais ne t'oublierai
J'ai cru entendre quelqu'un m'appeler par mon nom
Je me suis retourné mais tu n'étais pas là
Je me souviens de toi
Jamais ne t'oublierai
Même à l'époque
Où je ne croyais pas en moi
Tu étais la seule personne
Qui avait foi en moi
De quelle sorte de futur ai-je rêvé?
Hello again à celui que je serai demain
Je ne peux pas le laisser partir
Je vais donc faire un pas en avant
Et un autre pas en avant
Juste un seul pas de plus en avant
Sous-titres: Catherine CADOU
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