All language subtitles for When.the.Waves.Are.Gone.2022.Lav.Diaz.1080p.WEBDL.AAC2.0.x264.fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂź)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Un film de Lav Diaz

Quand les vagues se retirent

"On doit chercher la vérité au-dedans et non au-dehors."

Détective Hercule Poirot

En allant dans la section des affaires non élucidées,

vous voyez tout de suite

une grande armoire remplie de dossiers empilés,

avec des preuves médico-légales, et autres infos.

Cette affaire a été trÚs en vue

car les médias et le public s'y sont beaucoup intéressés.

Bref,

voilĂ  les faits.

Donc on a un couple,

ensemble depuis le lycée.

Ils sont jeunes, dynamiques.

La tĂȘte bien faite.

Ils sont studieux.

Mais ils sortent aussi, comme vous.

Et ils ont environ votre Ăąge.

Nos tourtereaux, comme vous,

partagent une vraie passion.

Ils adorent les courses hippiques.

On les aperçoit souvent à San Lazaro,

leur champ de courses préféré.

Un soir,

ils gagnent le gros lot.

Ils touchent une trĂšs grosse somme.

Naturellement,

quand on gagne le jackpot, on marque le coup.

C'est la fĂȘte.

Ils font une soirée, ils dansent, et ils s'amusent avec leurs amis.

Ils vont mĂȘme dans un hĂŽtel

et ils prévoient d'aller à Hong Kong.

Ils voulaient faire des affaires,

et se marier.

Voilà tous les faits rassemblés sur cette nuit-là.

Mais au petit matin,

il pleuvait beaucoup.

Pour partir de l'hÎtel, ils ont commandé un taxi.

Ils sont montés dedans pour quitter les lieux.

Mais quand le taxi est sorti, une Jeep bloquait le chemin.

Une Jeep.

Une Jeep...

La marque de voiture.

Ça coĂ»te cher.

Pas nos bus Jeepneys.

C'est la derniÚre fois qu'ils ont été vus.

MĂȘme le chauffeur de taxi

n'a jamais été retrouvé.

Donc ça a donnĂ© lieu Ă  de nombreuses enquĂȘtes,

des spéculations et des théories.

Le public s'en est mĂȘlĂ©, les mĂ©dias aussi...

C'est difficile à éviter, surtout...

quand la sécurité publique est en jeu.

Et quand les personnes concernées

sont deux jeunes gens

au destin trĂšs prometteur.

C'est quoi ?

Une idée ?

Personne ?

Oui ?

Une immatriculation.

Une immatriculation.

Des chiffres.

Des chiffres et des lettres.

Mais en fait, ce ne sont pas uniquement des chiffres et des lettres.

Durant mon enquĂȘte, je suis tombĂ© sur ça.

Je m'en suis souvenu.

C'était écrit sur un morceau de papier trouvé dans le taxi.

Ça semblait Ă©crit Ă  la hĂąte.

Jusqu'au jour oĂč...

il a été prouvé

que c'était l'écriture

de la fille,

sur le papier.

Mais...

aprĂšs plus d'un an d'enquĂȘte,

j'ai abandonné.

J'ai dit que j'arrĂȘtais.

Rideau.

Je suis parti sur autre chose.

J'ai enchaßné.

Mais un jour,

j'avais un problĂšme avec ma voiture

et je suis allé la faire réparer chez un garagiste.

Une fois lĂ -bas, en attendant ma voiture,

j'ai inspecté les environs

et j'ai fait un tour.

Et j'ai repéré un truc.

Une voiture.

Carbonisée.

Je l'ai fixée dans le vide.

Et puis...

J'ai vu ça.

ABC453E.

À l'une des extrĂ©mitĂ©s de la voiture.

Affaire classée.

Coup de bol.

AllĂŽ ?

Que fais-tu ?

Toujours pareil.

Je suis une piste.

Mais j'y vois plus clair.

J'ai pigé le truc.

Cette affaire,

je vais enfin pouvoir la classer.

Tu verras.

Tant mieux.

Fais attention. Tu nous manques.

Les enfants t'attendent pour lire des histoires.

Comment vont-ils ?

Ils sont déjà couchés.

Je viens de leur lire une histoire

mais ils aimeraient que ce soit toi.

Mais tu es rarement lĂ , ces temps-ci.

Hermes ?

AllĂŽ, Hermes ?

Je serai bientĂŽt lĂ . Dis-le aux enfants.

D'accord.

C'est comment, Tacloban City ?

C'est bien ?

C'est comme Manille.

Beaucoup de rues J.P. Rizal.

Tu as du culot de plaisanter. Tu y es depuis des semaines.

Je ne plaisante pas.

J'ai déjà résolu huit affaires

oĂč il y avait une rue J.P. Rizal dans le pays.

Tu rentres quand ?

Je ne sais pas.

Mais je serai bientĂŽt lĂ .

Je vais y aller.

Je dois suivre ma piste.

Fais attention Ă  toi. Tu me manques.

Hermes, pardon.

À poil.

Sinon,

on arrĂȘte lĂ , une bonne fois pour toutes.

Merde, Ă  poil !

Mon pote, je t'en supplie...

- Je compte jusqu'Ă  trois. - Pardon.

Pardon...

Un.

Deux...

Femme.

Ouvre la bouche.

- Pardon, Hermes. - Ouvre la bouche !

- Pardon. - DĂ©pĂȘche.

Les enfants...

Ouvre la bouche !

Je suis désolée.

Salope.

Salope.

Salope.

EspĂšce de salope.

Salope.

EspĂšce de salope.

Sale putain !

Salope.

EspĂšce de salope.

Je suis un revendeur de drogue. Ne faites pas comme moi.

M. Remy, un café ?

Merci.

Raf ?

Oui.

Je vais arrĂȘter.

Je jette l'éponge.

Je n'en peux plus.

Je n'ai jamais vécu un truc pareil.

C'est un holocauste.

Domeng !

Salut, Hermes !

L'église : tu ne tueras point

Tu ne manges pas ?

Tu aurais une veste ?

Pourquoi ?

J'ai froid.

J'y vais.

Salut.

Le grand Raffy Lerma.

C'est l'inverse.

On devrait dire le grand lieutenant Hermes Papauran.

- C'est Ă©cƓurant. - Entrez.

Ça me rend malade.

Lieutenant, si vous vomissez, nettoyez derriĂšre vous.

Vous n'allez pas me tirer dessus ?

Je peux mitrailler ?

Une biĂšre ?

Vous voulez manger un bout ?

Du gin.

Gardez ça pour plus tard. Je ne veux rien manger.

Vous ĂȘtes un dur. Du gin ?

Je ne suis pas sûr d'en avoir, mais je peux aller en acheter.

Pas la peine.

Je ne boirai pas.

Vous ne boirez pas ?

J'ai de la fiĂšvre.

Ça ne baisse pas.

J'ai la peau qui me démange.

Ça fait combien de temps ?

Depuis que j'ai vu votre photo "La PietĂ " dans l'Inquirer.

J'en ai partout.

C'est pas beau !

Vous avez vu un médecin ?

Pas encore.

Je me souviens

qu'en allant au bureau de presse, on nous a avertis

que quelqu'un avait été abattu entre les rues Zamora et Protacio.

J'y suis allé direct.

C'est lui.

Redentor Manalang, conducteur de tricycle.

Il était environ 22h30.

Sur place,

les journalistes prenaient déjà des photos.

C'était une mort brutale.

Sous l'impact du coup, il est tombé comme ça.

On a appris que les criminels étaient à deux sur une moto.

Comme toujours, il y avait une pancarte qui disait :

"Je suis un revendeur de drogue.

"Ne faites pas comme moi."

Et tout de suite,

j'ai mitraillé.

On est retournés au poste de police du quartier nord.

Il était presque minuit.

On était dans le bureau de presse depuis 30 minutes

quand on a reçu un appel

disant que quelqu'un avait été abattu prÚs du Sénat,

sur le boulevard Diokno.

Un sans-abri.

Aucune info.

Hormis qu'il avait été abattu par un tandem à moto.

On venait de commencer Ă  prendre des photos

quand on a reçu une info d'un journaliste radio.

Quelqu'un avait été abattu sur l'avenue E. Delos Santos.

C'était accablant.

Dans Pasay, c'est quasiment le mĂȘme scĂ©nario chaque soir.

La ville est surnommée "La cité de la mort."

Du coup,

on s'est précipités là-bas, comme une meute.

Quand on est arrivés,

il y avait déjà du monde.

Le périmÚtre était sécurisé.

L'équipe médico-légale n'était pas là.

On est arrivés là-bas vers 1h30.

De loin, j'ai su que c'était différent.

Pourquoi ?

C'est rare de voir un membre de la famille sur les lieux du crime.

C'est interdit.

MĂȘme pour les journalistes.

On doit rester à l'extérieur du périmÚtre.

Mais lĂ , il y avait Jennylyn. Jennylyn Olayres.

Elle a forcé le passage.

Elle tenait le corps de Michael Siaron dans ses bras.

J'ai pris plein de photos.

C'est toujours le premier réflexe.

Mitrailler Ă  gogo.

On pose les questions aprĂšs.

On ne veut pas rater un moment,

ou un détail important.

Comme l'équipe médico-légale a tardé à arriver,

on a eu plein de temps pour prendre des photos.

Jennylyn criait.

Elle s'adressait Ă  nous.

"ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !"

"Pitié, aidez-nous !"

"Ayez pitié de nous. Emmenez-le à l'hÎpital."

"Aidez-nous !"

Encore maintenant,

j'ai des frissons quand je repense Ă  la scĂšne.

J'entends encore Jennylyn nous suppliant d'aider Michael.

Je me sentais coupable.

Encore maintenant.

Mais je n'avais pas le choix.

Lieutenant,

vous connaissez le livre, Le Royaume des Guerriers ?

Oui, je le connais.

C'est vrai ?

- Ça vous arrive ? - Quoi ?

Dans le livre, il y a un passage qui dit

que si on est un vrai guerrier,

si on s'entraĂźne pour en devenir un,

ou si on est déjà formé,

pendant la bataille, en plein combat,

ou mĂȘme avant le dĂ©but de l'action,

on entre alors dans une dimension

semblable au royaume de la folie, ou des aliénés.

Comme si on devenait fou.

Les écrivains appellent ça

"le royaume de l'hystérie."

Avec votre expérience,

vous pensez que c'est vrai ?

Merde, Raffy.

C'est vrai ?

Je dirais que...

les mots "possédé" ou "possession"

sont plus appropriés.

C'est plutÎt ça. On est comme possédé.

On se transforme.

La psychĂ© orchestre une transformation extrĂȘme

qui s'étend à notre corps et à nos mouvements.

La psyché d'un homme marche comme ça.

On peut l'orienter comme on veut.

Pensez Ă ...

Pensez à la préparation d'un boxeur.

Ou aux gladiateurs, aux soldats, aux policiers,

aux rĂ©volutionnaires ou mĂȘme aux tueurs en sĂ©rie.

Ou aux artistes,

et aux journalistes, comme vous.

VoilĂ  le problĂšme :

c'est risqué.

Le danger est imminent, la mort est imminente.

La mort est inévitable.

Donc psychologiquement, ça nĂ©cessite une Ă©nergie interne extrĂȘme.

Et naturellement, notre soi-disant instinct de survie

nous pousse toujours Ă  l'extrĂȘme.

Mais en un mot, le but c'est la survie.

La survie, Raffy, c'est un euphémisme pour la peur.

Car on est tous des lĂąches.

Vous le savez bien.

Regardez vos photos.

Regardez vos photos de la police qui attaque les manifestants en lutte,

des criminels, des enquĂȘteurs, des morts.

On sent dans leurs mouvements, leurs gestes et leurs déclarations,

qu'ils ont le regard empli de peur.

Ça s'appelle la psychologie cognitive, dans une enquĂȘte.

L'esprit traite toute l'information.

Il faut le vouloir pour surmonter la peur,

transcender le risque et atteindre ce royaume,

le soi-disant "royaume du guerrier".

La peur.

Je crois que vous avez raison.

La peur.

C'est de la peur.

Dans un sens,

c'est comme quelqu'un qui parle toujours

de buter des femmes dans leur vagin,

de tuer des gens,

de tuer les faibles,

de tuer ses ennemis, bref de tuer tout ce qui bouge.

Puis on utilise la rhétorique pour justifier les morts,

l'intimidation, les troubles,

le harcÚlement et l'impunité qui rÚgne dans notre vie.

Je pense

que ce sont les gens les plus lĂąches.

Car si on impose une culture fasciste,

on obtient quoi ?

Une culture de la peur, évidemment.

Donc on a un leader fasciste,

qu'on trouve assez macho,

courageux et sexiste,

mais en fait, c'est le plus lĂąche de tous.

N'est-ce pas ?

Je pense que c'est aussi une psychologie fondée sur...

Du fait de leur ignorance,

beaucoup sont impressionnés

par ces leaders fascistes et populistes.

Beaucoup les suivent aveuglément.

Ça peut ĂȘtre liĂ© Ă  l'ignorance,

Ă  la peur,

ou peut-ĂȘtre

qu'ils sont attirés par cette situation de lùcheté.

En fin de compte, le conflit...

est en nous.

On est en guerre contre nous-mĂȘme, on est notre propre ennemi.

Tous les conflits sont liés au moi intérieur.

Avec cet état d'esprit...

Si ça ne vous gĂȘne pas...

Non.

Pourquoi ĂȘtes-vous policier ?

Pourquoi ĂȘtes-vous enquĂȘteur ?

C'est Ă  cause de mon pĂšre.

Il est mort trop tĂŽt.

C'Ă©tait un policier et un enquĂȘteur.

Mes souvenirs de lui sont faits de livres.

Malgré son salaire modeste, il remplissait la maison de livres.

Et malgré le peu de temps qu'il passait à la maison,

il jouait avec nous,

et nous lisait des livres.

Que s'est-il passé ?

Une embuscade.

L'affaire n'a jamais été résolue.

À la peur, Raffy Lerma.

À la peur, Lieutenant Hermes Papauran.

Au courage.

Et au courage.

Un policier qui bat sa femme

Je ne sais pas qui a écrit ça,

mais je m'excuse.

C'est vrai.

J'ai battu ma femme.

Je vais démissionner pour calmer les esprits.

Vous pouvez disposer.

Un policier qui bat sa femme, lieutenant ?

Papa !

Une ambulance et du renfort. Au plus vite.

Un officier à terre, tabassé. C'est une urgence.

Rue Mauban.

Venez vite.

Je suis de la police.

Dégagez.

Je suis désolé. Les secours arrivent.

Poste de police

Poussez-vous.

Félicitations.

Le lieutenant a accepté l'accord.

- Merci, Maßtre. - Il est désolé d'avoir écrit ça.

Voici les papiers de l'accord.

En ce qui concerne votre femme et la garde des enfants,

on va sûrement perdre.

Vous savez pourquoi ?

C'est un acte grave.

Snack-bar délicieux

- Vous avez du sinigang ? - Oui.

Et ça ?

Un dinugan, oui.

Un pinakbet et un adobo.

Trois de chaque.

Et un Cokes.

- Quoi ? - Un Cokes.

Quoi ?

Ça !

Parfait.

Encore un Cokes, s'il vous plaĂźt !

Mangez ça.

Prenez ça. C'est pour vous.

Mangez.

Donnez-lui de l'eau et un Cokes.

Entendu !

Ton argent.

Avec les plaques sur le visage, c'est lui.

C'est le boss.

Boss ?

Supremo Macabantay.

Boss.

Boss.

- Comment ça va ? - Je sors de prison.

Vous avez ce qu'il faut.

Si vous manquez de liquide, vous avez une carte bancaire.

Merci, boss.

Dites merci au président.

J'ai réussi à lui demander de vous gracier.

Alors, dites-lui

merci de ma part.

Désolé de ne pas pouvoir vous voir.

Mais vous savez...

On est surveillés de prÚs.

Soyons prudents pour pouvoir reprendre nos activités.

Oui, boss.

Je vous avais dit de prendre votre retraite.

On peut s'occuper de vous.

Allez sur une Ăźle lointaine

pour y vivre paisiblement.

Primo ?

Oui, boss ?

Vous m'avez entendu ?

Oui, boss.

Je veux dire

qu'on peut s'occuper du lieutenant Hermes.

MĂȘme quand vous Ă©tiez en prison,

j'ai dit qu'on pouvait le réduire au silence.

Boss, j'ai été clair.

Je veux m'en occuper.

Maintenant que je suis libre, c'est tout ce que je demande.

- Laissez-moi faire. - Entendu.

Mais faites attention.

Le lieutenant Hermes est une brute.

C'est le meilleur enquĂȘteur de Manille.

Quand vous aurez géré Hermes,

si vous voulez, vous aurez une nouvelle mission.

Mais Ă  votre place, j'arrĂȘterais.

Profitez-en.

Merci, boss.

Bon...

Allez rattraper vos dix années de prison.

Ce n'est pas rien, dix ans.

Profitez-en, Primo.

Merci encore, boss.

Camarade.

C'est combien pour Halya ?

Il n'y a pas de bateau pour Halya.

C'est loin.

C'est pour ça que je te demande combien tu prends.

Tu piges ?

LĂšve-toi.

LĂšve-toi ! On va prier.

Ciel miséricordieux,

me voici, ton pauvre disciple,

que tu as élu pour répandre ta parole,

ta parole qui va permettre d'émanciper l'humanité.

Oh, Seigneur,

Mon Seigneur !

Jéhovah de ce monde,

j'ai avec moi

un autre disciple, perdu parmi les péchés du monde,

que tu as créé à ton image, mon Seigneur !

Accueille-le, s'il te plaĂźt.

Viens.

Viens.

Je vais te baptiser.

PĂšre,

accepte-le comme un fils né de nouveau,

sauvé des péchés du monde.

Il est né de nouveau !

NĂ© de nouveau.

Viens, mon enfant.

Je te félicite.

Tu es maintenant sauvé.

Tu es maintenant sauvé. Merci, Seigneur !

Merci.

Merci, mon Seigneur.

Merci.

Oh, mon Seigneur

Oh, mon Seigneur

Je te remercie

Remercie-Le, mon enfant. Allez.

Halya, ville des lumiĂšres

Espiridion Tamano,

souviens-toi :

tu es maintenant un disciple de Jéhovah.

Merci, mon enfant.

Monsieur, des baluts ?

Vous voulez des baluts ?

Des baluts !

- Merci. - De rien.

Monsieur ?

Bonjour, monsieur.

Une chambre, s'il vous plaĂźt, avec vue sur la rue.

Pour combien de jours ?

Je ne sais pas quand je repars.

Entendu. Je vais voir quelle chambre est disponible.

Je pourrais aussi avoir une bassine ?

Pourquoi ?

Tu viens avec moi ?

D'abord, suce ma bite.

Tu viens avec moi ?

Tout doux.

Oui ?

Monsieur, vous gĂȘnez les gens du dessous.

- Quelle chambre ? - La 219.

Dites-leur que je m'excuse.

Monsieur !

OĂč avez-vous achetĂ© votre pantalon ?

Trop drĂŽle !

Excellent.

J'aime bien ta question.

Pourquoi elle a dit ça ?

Désolée.

T'es mal.

T'as commencé.

T'es cuite, ma sƓur.

Trop bizarre.

Comment ça va, Hermes ?

La star de Manille.

Je suis Ă  Halya.

Je t'attends ici.

Réponds-moi, merde !

T'as dit quoi ?

Toi. Viens avec moi.

Tu t'appelles comment ?

Rica.

Rica quoi ? Ton vrai nom, en entier.

Ricarda Lim.

Ricarda Lim.

- Viens. - Pourquoi ?

On va d'abord prier.

À genoux. Allez.

Pourquoi ?

EnlĂšve ce chewing-gum de ta bouche,

et ferme les yeux.

Ferme les yeux.

Ciel miséricordieux,

me voici, pauvre berger que tu as choisi

pour répandre ta parole,

ta parole qui va sauver l'humanité.

Oh, mon Seigneur,

mon Dieu,

Jéhovah de l'humanité,

voici une autre brebis perdue dans les péchés de l'humanité

que tu as créée à ton image.

Je veux t'en faire don, mon Seigneur.

La voilĂ .

Ricarda Lim.

Je te baptise,

Ricarda Lim.

Au nom du PĂšre,

du Fils,

et du Saint-Esprit.

Satan,

sors du corps de Ricarda Lim !

Sors de lĂ  !

Mon Dieu, je te suis reconnaissant

De la chance que tu m'as donnée

Oh, mon Seigneur...

Je te félicite, Ricarda Lim.

Tu es maintenant une brebis de Jéhovah.

Ricarda Lim...

Mademoiselle ?

Mademoiselle ?

Ricarda.

Mais comment...

Pourquoi tu m'as fait ça ?

Je t'ai fait venir ici pour te sauver.

Je ne voulais pas coucher avec toi.

Je ne voulais pas te baiser.

J'ai changé !

Je suis maintenant un disciple de Jéhovah

et je sauve des gens comme toi.

Seigneur, que vais-je faire d'elle ?

Dis-moi ce que je dois faire.

Je ne peux pas retourner en prison Ă  cause d'une pute.

Qu'est-ce...

Que vais-je faire ?

Je ne veux pas retourner en prison.

Je ne veux pas y retourner...

Je ne veux pas y retourner...

Ces fleurs te plaisent ?

Tu veux quelle couleur ? Je vais t'en donner une.

Celle-lĂ  te va bien car elle est trĂšs belle.

Celle-lĂ .

Elle te va bien au teint.

J'en ai plein d'autres, lĂ -bas.

Viens avec moi. Il y a aussi une piscine.

Tu veux aller nager ?

C'est beau, il y a une piscine,

et on achĂštera un hamburger.

Et tu boiras du Cokes ?

Il y en a plein.

Viens avec moi, on va s'amuser.

Ce n'est pas loin.

On y est presque. Tu es déjà fatiguée ?

Viens.

Je vais te porter.

Viens.

Hep, vous !

Hep !

Que faites-vous ?

- Mademoiselle. - C'est pour quoi ?

Je voudrais dix seringues.

Et du fluide d'embaumement, grand format.

C'est pour quoi ?

Mon chien est mort.

Que s'est-il passé ?

Je n'ai pas envie d'en parler. C'est douloureux.

Mademoiselle, quel est votre parfum le plus embaumant ?

Ils le sont tous.

Oui, bien sûr.

Alors...

- Quel est votre parfum préféré ? - Il est cher.

Dans ce cas...

Dites-moi...

Quel est votre parfum le plus cher ?

- Je vais l'acheter. J'ai de l'argent. - Entendu.

Pardon.

Dieu miséricordieux,

voici

l'Ăąme...

d'un ĂȘtre perdu...

perdu dans les péchés du monde.

Je veux t'en faire don, mon Seigneur.

Accepte-la, s'il te plaĂźt

Accepte son Ăąme, s'il te plaĂźt

Et pardonne-nous

Renata !

Renata !

C'est maĂźtresse Nerissa !

Bonjour, maĂźtresse Nerissa !

- Il y en a combien ? - Vingt-deux.

Parfait. Jimboy ! Jackie !

Venez chercher les sacs de manioc.

Je vais prendre de l'argent.

Vous voulez manger ?

Non, merci.

Comment ça va ?

Je ne peux pas t'accueillir.

Je t'en supplie, ma sƓur aĂźnĂ©e.

Non !

Casse-toi d'ici !

Ça a commencĂ© quand ?

Tu es sourd ?

Comment as-tu attrapé ça ?

Quand les tueries ont commencé.

Quand on a commencé à tuer les faibles.

Tu Ă©tais mĂȘlĂ© Ă  ça ?

Tu l'as fait ?

On menait l'enquĂȘte.

On a suivi les procĂ©dures du Bureau des enquĂȘtes,

en faisant semblant de faire des vrais rapports,

pour calmer les médias, l'opinion publique,

et les groupes des droits de l'homme.

J'ai écrit mon rapport.

J'ai voulu ĂȘtre honnĂȘte.

J'ai été témoin d'une vraie opération.

Les policiers sont entrés chez des squatteurs.

La femme les suppliait.

Elle s'est accrochée à la jambe d'un policier.

En le suppliant.

Les gamins hurlaient.

Puis on a entendu des coups de feu.

Ils se sont défendus.

J'ai vu le regard d'un des gamins,

il me fixait.

Il m'a vu dans un coin.

Il me fixait du regard.

Je me suis enfui.

Je n'ai pas supporté.

Ce soir-lĂ ,

j'ai eu de la fiĂšvre.

Quelques jours aprĂšs, la photo de Raffy est sortie.

Celle avec la femme qui tient le corps ensanglanté de son mari.

Raffy est mon ami.

Il m'a dit ce qui s'était passé.

Il m'a raconté ce qu'il avait vu.

Et ensuite,

je suis allé voir la fosse commune

au cimetiĂšre public de Navotas,

avec les corps des gens soupçonnĂ©s d'ĂȘtre mĂȘlĂ©s Ă  la drogue.

C'Ă©tait un cauchemar, ma sƓur.

À partir de lĂ , j'ai eu des dĂ©mangeaisons.

J'ai demandé un congé indéterminé.

Les vagues ont changé.

On dirait que leur colĂšre augmente.

Je sais ce que tu veux savoir depuis que tu es arrivé.

OĂč est mon mari, ton grand frĂšre Pedro ?

OĂč est mon grand frĂšre Pedro ?

Je ne sais pas.

Tu ne sais pas ?

Un jour, il n'est pas rentré.

Il a disparu.

Envolé.

C'est vrai ?

Oui.

MĂȘme sa famille ne sait pas oĂč il est.

Que s'est-il passé ?

Je ne sais pas.

J'ai cherché des réponses.

C'était un homme bon, sans vices,

qui ne jurait jamais.

Le matin, il s'occupait du petit-déjeuner.

Puis aprÚs avoir mangé, on se préparait pour le travail.

Il allait Ă  l'Ă©cole oĂč il enseignait,

j'allais Ă  l'Ă©cole oĂč je travaillais.

Je me suis dit qu'il avait une liaison,

car je ne pouvais pas lui donner d'enfant.

Mais Pedro n'était pas comme ça.

Il ne m'en a jamais voulu de ne pas lui donner d'enfant.

Il n'avait pas d'ennemis ?

Aucun.

Il était trop gentil pour qu'on lui en veuille.

Pedro est un saint.

Tu l'as cherché ?

J'ai sillonné les environs.

J'ai tout fait.

Je l'ai cherché pendant cinq ans.

Au bout de cinq ans, j'ai arrĂȘtĂ©.

Il lui est arrivé quelque chose ?

Il est encore en vie ?

Je ne sais pas.

Tu veux que je mĂšne l'enquĂȘte ?

Pourquoi chercher quelqu'un qui ne veut pas ĂȘtre trouvĂ© ?

Ton grand frĂšre Pedro

est comme Dieu, Hermes.

MĂȘme si tu me vois prier, ça ne veut pas dire que je crois.

Je dois encore me convaincre de croire.

Pendant mes longues années de solitude, je me suis tournée vers Lui.

C'est pourquoi Il est encore dans ma vie.

Mais...

avec tout ce qui nous est arrivé,

et ce qui m'est arrivé,

parfois je me dis :

"OĂč est Dieu ?

"Dieu est-il en vie ?"

Tu es un enquĂȘteur, l'un des meilleurs.

Ou mĂȘme peut-ĂȘtre

le meilleur enquĂȘteur des Philippines.

C'est ce que les gens disent de toi.

Comment peut-on enquĂȘter sur Dieu ?

Dans l'histoire du monde,

dans l'histoire de l'humanité,

c'est probablement Lui le plus doué pour rester caché.

Je vais me coucher.

Prends tes médicaments.

Oui.

Ma sƓur ?

Quoi ?

Allons voir notre maison, demain.

On verra ça demain.

Merci, ma sƓur.

Ne m'aide pas.

C'est mon travail.

J'ai de l'argent, ma sƓur.

J'ai accumulé des avantages avec mes années de service.

Je t'ai vue te faire une piqûre hier soir.

Mon diabÚte a empiré.

Mais je m'en sors.

Le sujet est clos.

Mais...

Laisse tomber.

Tu débarques aprÚs des années d'absence et tu veux jouer au bon samaritain ?

- Ma sƓur... - Hermes !

Je vis seule depuis des années.

Et quand maman est morte ?

Vous n'étiez pas là.

Mes frùres et sƓurs ingrats.

Mais à l'époque, j'étais à Lisbonne.

Je gérais une affaire délicate.

Je ne pouvais pas arrĂȘter. Je n'ai pas pu rentrer.

Ça ne suffit pas !

Jusqu'à son dernier souffle, maman vous a cherchés.

OĂč est mon Dodong ?

OĂč est ma Melinda ?

OĂč est mon cher Hermes, mon petit dernier ?

Je ne savais pas quoi lui dire.

Je lui ai dit que vous étiez tous en enfer.

Ma sƓur...

Je te demande pardon.

Ne me demande pas pardon.

Je ne te pardonnerai pas. Je t'emmerde !

Demande pardon Ă  maman et Ă  papa !

Les vagues rongent la maison.

Elle ne tardera pas Ă  ĂȘtre engloutie.

Quand c'est la tempĂȘte, l'eau rentre dans la maison.

Maman.

Je vais rester ici pour le moment.

Tu ne peux pas vivre seul.

Ça s'empire et il n'y a personne pour s'occuper de toi.

Je peux m'occuper de moi.

Et les plaques dans ton dos ?

Et que vas-tu manger ?

Je dois pouvoir acheter Ă  manger au barrio.

J'ai lu des articles sur ta maladie.

Tu dois faire attention Ă  ce que tu manges.

C'est comme moi, tu dois éviter certaines choses.

Je t'amĂšnerai Ă  manger.

C'est à cÎté.

Ce n'est pas la peine.

Je peux aussi cuisiner.

Commence par te rétablir.

Ça va ĂȘtre une corvĂ©e pour toi.

Je t'amĂšnerai Ă  manger.

J'ai le temps.

Nage dans la mer de temps Ă  autre.

L'eau salée pourrait aider.

Ma sƓur, des gens veulent ma peau.

Ils savent que je suis ici, Ă  San Isidro.

Je n'ai peur de personne, Hermes.

Bonjour, mesdames !

Monsieur !

Comment ça va ?

Pas trĂšs bien. TrĂšs peu de clients.

Proposez des numéros de danse.

Pour vous faire remarquer.

Quelque chose comme ça.

Le rythme dans la peau.

Vous voulez vivre une aventure ?

Il y a beaucoup d'argent à la clé.

Ça ne se refuse pas !

Tant qu'il n'y a pas de crime.

On est sérieuses.

C'est pour s'amuser !

Suivez-moi.

En avant, mes sƓurs !

Vous ĂȘtes spĂ©cial.

Une tenue impeccable.

C'est trĂšs prometteur.

Venez.

Par ici !

LĂ .

Venez par ici.

Entrez. Venez.

N'oubliez pas. Vous ne touchez Ă  rien.

Vous n'ouvrez rien.

Promis, on ne touchera Ă  rien.

Ça sent le parfum.

Des fleurs ! Trop beau. Il y en a plein.

Il y a des bougies et du parfum.

On ne savait pas qu'on entrait dans un temple.

Je veux mourir ici.

Vous commencez Ă  loucher !

Il était une fois,

un policier

qui était trÚs doué.

Il n'avait peur de personne.

Il était célÚbre, respecté,

et c'Ă©tait un trĂšs bon enquĂȘteur.

Il était tellement bon

qu'on lui a demandé de former les policiers,

Ă  l'Institut de criminologie.

Il a été chargé de gérer les affaires délicates.

Il n'était pas gourmand.

Il n'était pas ambitieux.

On lui a offert plusieurs promotions,

mais tout ce qu'il voulait

c'était rester brigadier.

Il voulait

un rang simple.

Il ne briguait pas un rang élevé.

Jusqu'au jour...

oĂč sa vie a chavirĂ©

aprĂšs avoir

participé à un massacre.

Par la suite,

il a trempé dans le kidnapping,

le braquage de banque...

et l'assassinat d'un homme politique.

Il s'agit

du brigadier Supremo Macabantay.

Il était une fois

un policier.

TrÚs doué, qui ne craignait personne.

Il était célÚbre, respecté,

et c'Ă©tait un enquĂȘteur trĂšs malin.

Comme il avait du talent,

on lui a demandé de former

les recrues de l'Institut de criminologie.

Et on lui a confié des affaires délicates.

Mais un jour,

il a commencé

Ă  enquĂȘter sur les affaires

du brigadier Supremo Macabantay.

Et Ă  cause

des preuves qu'il a rassemblées,

le brigadier Supremo Macabantay a été emprisonné.

Et Supremo a croupi en prison.

Mais un jour,

sa femme lui a intenté un procÚs,

pour coups et blessures.

Un jour, une plainte a été déposée contre lui

par un autre policier, pour coups et blessures.

Il s'agit

du lieutenant Hermes Papauran.

Le lieutenant Hermes Papauran

est l'un

des étudiants les plus brillants du brigadier Supremo Macabantay.

Un beau jour,

on a libéré

le brigadier Supremo

Macabantay.

Et maintenant, il est prĂȘt Ă  affronter

le lieutenant Hermes Papauran.

Fin !

C'est une belle histoire.

C'est une histoire vraie.

On danse

On danse

On danse sur les tessons

Ceux qui marchent en dormant

Se blessent forcément

Pourquoi as-tu un tatouage de poussin ?

C'était mon coq quand il était bébé.

Mais il est mort dans un combat.

VoilĂ  ce que je voudrais.

C'est un couteau de chasse.

Super.

Je n'ai jamais rien vu de tel.

Donc vous voyez, je voudrais que ça ressemble à ça.

Suivez bien le dessin.

Et respectez...

les dimensions.

Pas plus grand, pas plus petit. Compris ?

Je vous paierai.

Comment vous allez vous en servir ?

Je vais vous montrer.

Tenez bien son visage,

ou prenez-le Ă  la gorge...

Je parle de votre ennemi.

Ça lui coupe tout de suite le souffle.

Commencez par le poignarder dans l'épaule, comme ça.

D'un coup. Tournez le couteau dans la plaie.

Puis enlevez-le d'un coup sec !

Ensuite, passez aux hanches.

Un coup prĂšs des hanches, tournez bien

et enlevez la lame d'un coup sec.

Assenez le dernier coup au niveau de l'entrejambe.

Tournez.

Et voilĂ .

C'est l'une des plus anciennes tortures.

Votre ennemi s'effondre direct.

Et petit Ă  petit,

son sang s'écoule.

Il peut encore tenir debout.

Il peut encore marcher.

Selon sa force.

Ça devrait prendre

environ une heure et demie.

S'il tient le coup.

C'est une mort

trĂšs cruelle et trĂšs douloureuse pour la victime.

Surtout dans les derniers instants.

Vous invoquerez tous les saints,

les dieux, Satan, et vous jurerez.

Vous sentirez la douleur,

jusqu'au fond de votre Ăąme.

Il va servir Ă  quoi ?

Je suis chasseur.

Si vous le faites vite,

vous aurez un supplément.

- Ma sƓur. - Oui ?

ArrĂȘte de balayer. D'ici peu, le sable sera revenu.

Si je ne le fais pas,

un jour, le sable s'amoncellera

et ce sera plus dur à déblayer.

N'ouvre pas trop souvent les portes et les fenĂȘtres.

Quand tu seras guéri,

tu reprendras du service ?

Si je guéris, oui.

Tu peux enseigner.

La situation est inquiétante.

La culture du meurtre est en train de devenir ton systĂšme.

Tu es bien placé pour le savoir.

On n'a pas besoin d'en parler

pendant cent sept ans pour aboutir à la vérité.

Maintenant,

elle sévit partout.

Tu as raison.

C'est toi.

C'est toi, le systĂšme.

Tu représentes ce systÚme

de mort et de tuerie.

Les victimes sont sans défense et c'est dégueulasse !

Et...

Le pire...

Le pire c'est que...

Vous suivez tous aveuglément.

MĂȘme si vous savez

que le systĂšme ne marche pas.

MĂȘme si

leurs ordres sont inhumains !

Je vais le faire.

- Je vais le faire. - Non, laisse.

- Rentre. - Je le fais !

- Rentre et je le fais. - Non !

Laisse-moi faire.

Tu ne dis rien. Et le pire c'est que...

Tu penses tout savoir ?

Quoi ?

- Ça te va ! - Ça leur va !

Mais pas Ă  moi !

Ça ne me va pas du tout !

Comment ça va, Hermes ?

La star de Manille. Je suis Ă  Halya. Je t'attends ici.

Halya est Ă  trois heures de San Isidro. Prends le bus. Viens.

Comme je te l'ai appris, passons le dossier au peigne fin

pour percer le mystÚre du crime et aboutir à la vérité.

Il est parti par lĂ .

Il a été abattu ici.

- Il a été abattu chez vous ? - Oui.

Mais il a réussi à s'enfuir.

Je vous ai vu sur Democracy Now! avec Amy Goodman, d'oĂč mon appel.

Je voulais vous féliciter.

On doit prendre la parole.

Vous me connaissez. Je ne suis pas comme ça.

Je laisse la parole Ă  mes photos.

Mais aprÚs le discours sur l'état de la nation du président Duterte,

oĂč il a dit que mes photos Ă©taient mĂ©lodramatiques,

les attaques contre moi ont empiré.

Ils ont inventé un tas de mensonges.

Vous le savez.

Du genre... J'ai payé des acteurs

et que la scÚne avec Michael Siaron était un coup monté.

Ils ont voulu détruire ma crédibilité.

Je devais prendre la parole.

Heureusement, je n'ai pas Facebook.

Mais j'ai lu les articles et entendu les mensonges.

Il était temps que je parle.

C'est bien que vous ayez parlé.

Vous ĂȘtes un tĂ©moin.

Mais faites attention.

Je fais attention.

Que faites-vous, en ce moment ?

La routine.

J'enquĂȘte sur les abus des droits de l'homme.

Et vous, lieutenant ? Comment ça va ?

Je suis rentré à San Isidro, ma ville natale.

J'essaie de guérir. Vous savez, j'ai mon psoriasis.

Ah oui. Ça en est oĂč ?

Ça empire.

Je teste les bienfaits de l'eau salée.

Notre maison est au bord de la mer.

- Lieutenant ? - Oui ?

J'ai appris que Supremo Macabantay était sorti de prison.

Oui.

Il est entouré de gens puissants.

Des parrains.

Il est trĂšs influent.

Vous l'avez crucifié, lieutenant. Attention.

Oui.

Il est déjà entré en contact avec moi, par message.

Il a dit quoi ?

Classique.

Il m'a menacé et il veut que je me batte contre lui.

Vous avez dit quoi ?

J'ai dit :

"Je vous adore."

Mais il est vraiment dangereux. C'est Primo.

Je sais, il n'est pas humain. C'est mon professeur.

Au revoir, Raffy. Continuez sur votre lancée.

C'est courageux.

Prenez garde, M. Courageux.

Vous aussi, lieutenant.

Quand ce sera fini, retrouvons-nous. Ça me manque.

Errer dans le poste de police, le bureau de presse, papoter.

Vous pensez que ça finira quand ?

Je ne sais pas, Raffy.

Les meurtres sont devenus la norme.

Les vies des Philippins sont comme celles des poulets.

Je vais y aller.

À plus, lieutenant.

C'est encore lĂ .

Tu étais le meilleur nageur du groupe.

Comment ça va, Peryong ?

Raconte-moi un peu.

Pourquoi as-tu l'air si effrayé ?

Peryong, ce n'est pas contagieux.

Ce n'est pas la lĂšpre.

C'est du psoriasis.

Ça fait des plaques sur la peau.

Je suis venu te voir car Nerissa m'a parlé de ton état.

Et on est dans le mĂȘme cas.

Nos femmes nous ont quittés.

J'ai quelques économies.

Je peux t'aider.

Je ne veux pas ĂȘtre liĂ© Ă  ça.

Lié à quoi ?

Qu'est-ce qu'ils te disent ?

Que c'est la lĂšpre ?

C'est pour ça que personne n'est venu me voir ?

Merci, Hermes.

Bonjour.

Je suis l'envoyé du ciel.

Je suis venu te sauver.

Viens, mon enfant.

Viens.

Viens.

Ciel miséricordieux,

je me tiens devant toi, en humble disciple,

que tu as élu,

l'un de ceux que tu as choisis pour répandre ta parole,

la parole qui émancipera l'humanité.

Oh, mon Seigneur

Jéhovah de l'humanité

Je suis là pour te présenter une autre brebis

perdue parmi les péchés de la terre, que tu as créée à ton image.

Je t'en fais don, mon Seigneur.

Je t'en fais don.

PĂšre, accepte-la comme ta nouvelle enfant.

Elle a quitté les péchés du monde,

pour renaĂźtre de nouveau.

Merci, mon Seigneur !

Je te félicite.

Tu es sauvée.

Tu es sauvée. Tu es libre.

J'accepte

ton offrande.

Dansons.

Dansons.

Mon Dieu,

merci.

Viens. Dansons.

Remue les hanches.

Dansons.

Dansons.

Comme ça.

Dansons.

Comme ça.

Dansons.

Merci, Seigneur.

Merci pour tout ce que tu as donné.

Dansons.

Vous auriez une chambre ?

Pour combien de temps ?

Une semaine.

C'est quoi ?

C'est mon dossier médical.

J'ai un psoriasis trÚs prononcé.

C'est une maladie de la peau qui n'est pas contagieuse.

Ce n'est pas du tout contagieux, n'ayez pas peur

quand vous me verrez.

Voilà ce que ça fait.

L'autre document est mon autorisation de congé.

Je suis officier de police.

Je suis en arrĂȘt maladie.

Vous pouvez appeler ce numéro pour vérifier.

Mademoiselle.

S'il vous plaßt, gardez ça pour vous.

C'est classé secret.

Bien, monsieur.

Tu viens ?

Vous cachez quoi ?

Oui, montrez-nous.

VoilĂ  ce que je cache.

Venez.

Votre sac.

Ça va ?

Primo.

Brigadier !

Bonsoir !

Brigadier Primo !

Bonsoir !

Brigadier ?

J'arrive !

- OĂč est passĂ© le fou ? - Par ici !

Pardon.

M. Primo, bonsoir.

J'espÚre qu'on pourra échanger tranquillement

dans la partie plus calme du port.

Tout au bout.

J'arrive.

Merci.

OK.

Bonjour !

Bonjour.

Comment ça va, Hermes ?

Ça va bien.

Ça me dĂ©mange partout. Je pourris.

C'est quoi ?

Du psoriasis.

Ce n'est pas contagieux.

- Tu n'as pas de traitement ? - Si.

Mais la maladie est en moi.

Dans mon Ăąme.

Hermes.

Lieutenant Hermes Papauran.

Finissons-en.

Notre vécu est pesant.

Cette croix est trop lourde Ă  porter.

Faisons table rase.

Face Ă  face.

Un combat Ă  mort.

Il est temps que tu appliques mes enseignements sur le combat.

Ça va mal finir.

On n'est pas dans un film Ă  la con.

Je ne me défendrai pas.

Défends-toi !

Tu m'as trahi !

Attendez.

J'ai fait mon boulot.

Je t'en foutrais !

Je suis ton professeur ! Et tu m'as détruit, non ?

J'étais obligé. Je n'ai fait que mon devoir.

Tu m'as tout pris.

Et la descente chez moi ?

Tu as fait une descente chez moi.

Tu as tué ma famille !

Toute ma famille !

Mes enfants...

Ma femme...

Tu les as laissé brûler aprÚs avoir incendié ma maison !

Tu as brûlé ma vie.

Salopard !

Salopard !

C'était un accident.

Non ! Je ne peux pas l'accepter !

Finissons-en une bonne fois pour toutes.

- Je vous demande pardon. - Je ne peux pas l'accepter !

Bats-toi.

Bats-toi, merde. LĂšve-toi.

Si je ne peux pas vous parler, je ne peux rien faire d'autre.

Je devrais mĂȘme vous arrĂȘter

pour avoir tuĂ© ma sƓur.

Mais je l'accepte,

et nous sommes quittes.

Vous avez bien dit

que je vous avais détruit ?

Mais vous m'avez détruit aussi.

Encore une fois,

j'implore votre pardon.

Ça va ?

Désolé.

Vraiment désolé.

Il fait plus clair, Hermes.

Voici le lever du jour.

En ce dernier moment, nous apercevrons

ton pays Ă  la con.

J'emmerde les Philippines !

C'est un pays Ă  la con

qui abrite des criminels comme nous !

Des criminels comme nous !

Adaptation : Tatiana Andonovski

Sous-titrage : Hiventy

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.