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Dans le système judiciaire,
les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.
À New York,
les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes
sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.
Voici leurs histoires.
Sonya Purcell, 33 ans. Un chauffeur ivre a percuté la voiture familiale.
- Elle conduisait. - Siège passager. Intrusion complète.
D'autres passagers ?
Le mari et leur fille de neuf ans.
Dans les ambulances. Je l'ai décompressée trois fois.
Tachycardie à 110. Tension palpée de 90.
Pupilles réactives. Réponse au stimulus douloureux.
Larry Purcell, 35 ans, conducteur. Il s'est fracturé le tibia et le péroné
avec la boîte de vitesse.
- Larry, vous m'entendez ? - Ma femme... Ma fille...
On s'occupe d'elles. On vous emmène en chirurgie.
Pour soigner cette jambe cassée. On y va. C'est parti, c'est parti !
Holly, je suis le Dr Tuck. Tu as une grosse bosse sur la tête.
- Autre chose ? - L'estomac.
- Tu portais ta ceinture ? - Oui.
OK, on va regarder une fois à l'intérieur. On y va.
La colonne cervicale va bien.
- Où sont mon papa et ma maman ? - Les docteurs s'en occupent.
- Montre-moi où tu as mal au ventre. - Sur mon nombril.
Parfois, quand tu as un accident de voiture,
que tu portes ta ceinture comme il faut, elle peut te faire mal.
Retirez pantalon et sous-vêtements.
- Me touchez pas ! - On veut juste vérifier que ça va.
- Non ! Non ! S'il vous plaît ! - D'accord, Holly. Holly
J'ai besoin que... Holly, Holly.
J'ai besoin que tu fermes les yeux. Essaye de te reposer.
Je vais aller voir ta maman et ton papa, d'accord ?
Appelez le psy.
Je suis le Dr Hendrix. Tu dois être Holly.
- Bonjour. - Je viens de voir ton papa.
- Les docteurs soignent sa jambe. - Quand est-ce que je peux les voir ?
Dès qu'ils sortiront de chirurgie.
Le Dr Tuck m'a dit que tu t'étais énervée quand il a voulu te retirer ton pantalon.
Je ne voulais pas.
- Il a besoin de t'examiner. - Je ne l'aime pas.
Je vais te trouver un docteur très gentil. Une fille, comme nous.
Et je resterai ici avec toi. Ça te convient ?
D'accord.
- Tu vois ? Ça ne fait pas mal ? - Non. Je vais bien ?
Ton ventre va bien, Holly.
Tu avais raison. Elle a été abusée sexuellement.
J'appelle l'unité spéciale.
LIGNE DE POLICE
POLICE DE NEW YORK
LE VIOLEUR DE L'EST CAPTURÉ
NEW YORK, UNITÉ SPÉCIALE
- Qu'est-ce qui te fait penser ça ? - Elle a frappé le praticien
lorsqu'on a essayé de retirer son pantalon.
- Elle a l'air calme. - Le praticien était un homme.
Dr Sanada est spécialiste des abus sexuels sur enfants.
Elle a des cicatrices et un amincissement de la fourchette postérieure.
- Un examen post-viol ? - Non. Prélèvement et inspection visuelle.
Holly est trop perturbée pour une inspection interne.
Le Dr Sanada aimerait l'examiner avec un colposcope
pour voir si l'hymen est déchiré.
- Qu'attend-elle ? - Le consentement parental.
Ses parents sont bien amochés par l'accident.
- Les deux sont en chirurgie. - Ils devraient accepter.
Un parent voudra savoir si son enfant a été abusé.
Tu accepterais qu'on fasse un examen gynécologique
- à ta fille sans te consulter ? - Écoute...
plus on attend, plus on perd de preuves.
Je sais, mais si Holly a peur des prélèvements,
un spéculum va la terrifier.
On peut d'abord l'endormir pour minimiser le traumatisme.
- Allons-y. - Ce n'est pas une question de survie.
Et l'anesthésie implique des risques.
L'hôpital me virera si nous ne sommes pas légalement couverts.
Je vais passer un coup de fil.
Je l'ai. Une ordonnance judiciaire autorisant l'hôpital
à réaliser une coloscopie sur Holly, anesthésie comprise.
Ses parents sont au bloc. Tu restes leur expliquer ?
Je ne peux pas. J'ai une comparution dans une heure.
Tu la voulais, à toi d'assumer.
J'expliquerai aux parents qu'on ne pouvait pas attendre.
- Dites-moi si vous trouvez quelque chose. - Quand le docteur peut-il commencer ?
Tout de suite. L'un d'entre vous devrait venir avec moi.
Si Holly révèle quelque chose en s'endormant, vous devrez le mémoriser.
- J'y vais. - Salle deux. Dans dix minutes.
- Holly, voici l'inspecteur Stabler. - Bonjour, je peux entrer ?
Il est policier. Il voudrait te parler.
On a attrapé la personne qui vous a percutés.
C'est bien.
Holly, l'infirmière va placer l'intraveineuse dans ton bras.
- Ça va piquer une seconde. Tu es prête ? - Non.
- Je voudrais que mon père soit là. - Tu le verras dans un moment.
Qu'est-ce que tu aimes faire avec ton père ?
J'ai des jumeaux de ton âge, et on adore la plage.
Mon père m'emmène à la plage aussi.
On fait des châteaux de sable.
- Je n'aime pas les aiguilles. - Tiens ma main.
Ferme les yeux, et imagine-toi à la plage
en train de faire des châteaux de sable avec ton père.
Si ça fait mal, serre ma main très fort, OK ?
Que faites-vous quand quelque chose vous fait mal ?
Je pense à mes enfants.
- C'est fini ? - C'est fini. Tu as été super.
Nous sommes prêtes. Holly, tu vas dormir, maintenant.
Quand tu te réveilleras, tout sera fini, d'accord ?
D'accord.
- Vous serez là ? - Je dois retourner travailler.
Mais si tu as besoin de moi, dis-le au Dr Hendrix, et je reviendrai.
Merci.
Comment ça s'est passé ?
Holly s'en est très bien sorti, et nous l'avons laissée à ses grands-parents.
Les résultats, par contre...
Petite déchirure ouverte et cicatrices au niveau de l'hymen.
- Holly a été abusée. - Nous devons lui parler.
Parlez d'abord à son père. Il est en convalescence.
Cet ivrogne a grillé le feu rouge, je l'ai pas vu arriver.
Nous ne sommes pas ici pour l'accident de voiture, M. Purcell.
- C'est au sujet d'Holly. - On m'a juré qu'elle allait bien.
Oui, mais les docteurs l'ont examinée, et ils ont trouvé d'autres blessures.
Quelles blessures ?
Elle aurait été abusée sexuellement.
- C'est elle qui vous l'a dit ? - Non.
- Elle a passé un examen gynécologique. - Sans demander à sa mère ou à moi ?
Vous étiez en chirurgie. Nous avons obtenu une permission.
C'est une grosse erreur. Ma fille n'a pas été abusée sexuellement.
- M. Purcell, les preuves... - Elle est tombée de vélo
et s'est fait mal entre les jambes.
Vous voulez une preuve ? Demandez au docteur.
RAPPORT DE SERVICE D'URGENCE
C'est arrivé il y a deux semaines. Holly est tombée sur la pédale droite,
les pointes l'ont blessée au niveau de la fourchette postérieure.
Donc nous l'avons auscultée pour rien.
Peut-être pas.
Le rapport ne mentionne pas la déchirure.
Et la plaie est encore ouverte. Ça a dû arriver au cours de la dernière semaine.
- Peux-tu l'affirmer avec certitude ? - Non.
Il faudrait être sûre avant de lui faire subir autre chose.
Tu as vu la même peur dans ses yeux.
Olivia, tu devrais l'interroger.
Je pensais avoir un bon contact avec elle.
Tu sais, j'interroge des petites filles tous les jours.
Mais elle se sentira plus à l'aise avec une femme pour parler de son corps.
- Encore faut-il que le père accepte. - Et si c'est lui qui abuse d'Holly ?
Il ne mentait pas pour le vélo. Il a laissé le docteur l'examiner.
- Je ne pense pas que ce soit lui. - Bien. Parce qu'il peut aider.
- Pour quoi ? - L'interrogatoire.
Il peut nous indiquer si Holly dit ou non la vérité.
Tu porteras une oreillette, donc je pourrais te parler.
OK.
CENTRE DE DÉFENSE DE L'ENFANT, JEUDI 14 OCTOBRE
Alors Holly, à quoi aimes-tu jouer ?
Aux jeux vidéo, mais seulement quand je ne peux pas sortir.
- Qu'est-ce que tu fais dehors ? - Je vais au parc.
- On fait du vélo avec papa. - La dernière fois, elle est tombée.
Parle de leur dernière sortie à vélo.
Donc avec ton papa, vous faites du vélo tous les week-ends ?
- Avant oui. Mais j'ai arrêté. - Pourquoi ça ?
Parce que mes parents ont dit qu'il faisait trop froid.
On n'a pas dit ça. Le docteur voulait qu'elle guérisse.
Insiste là-dessus. Parle-lui de son accident.
Ton papa a dit que tu étais tombée de ton vélo ?
Oui, c'était mouillé et j'ai dérapé.
- Et tu t'es fait mal ? - Juste un peu.
Je me suis écorché le genou. Je saignais.
- C'était à peine une égratignure. - Insiste encore un peu plus.
Parle-lui de l'autre blessure.
Ton papa m'a dit que tu t'étais fait mal ailleurs aussi.
- Oui. - Où ça ?
Entre mes jambes.
- Ça a dû faire très mal. - Je ne me rappelle pas.
Pourquoi ne veut-elle plus en parler ?
Continue.
Tu sais, Holly...
l'autre soir j'étais à l'hôpital avec l'inspecteur Stabler
après ton accident de voiture. Et j'ai parlé au docteur.
Quand elle a regardé entre tes jambes, elle a dit que tu étais blessée.
- Et que ce n'était pas dû à ta chute. - Mais si.
Non, Holly, cela aurait été impossible.
Mon cœur, pourquoi tu pleures ?
J'ai peur.
De quoi as-tu peur ?
- Je ne peux pas vous dire. - Pourquoi ?
- Parce qu'il va me faire mal. - Qui va te faire mal, Holly ?
Qui, ma chérie ?
Holly, cette personne t'a-t-elle déjà fait mal avant ?
- Oui. - Comment ?
Il...
Il m'a touchée...
entre les jambes.
Il m'a fait le toucher.
- Peux-tu me dire son nom ? - Ne me forcez pas à le dire.
Holly, écoute-moi.
Si je sais qui c'est, je te promets qu'il ne te fera plus jamais mal.
Il le fera ! Il a un pistolet. Il me l'a montré.
Il a dit que si je racontais à quelqu'un ce qu'il avait fait...
il me tuerait.
Comme il a tué cette fille au parc.
AVIS DE RECHERCHE
Laura Swift, huit ans. Élève à St Mary's, dans le Queens.
Disparue en mai lors d'un pique-nique au Flushing Meadow Park.
- Oui, on n'a jamais retrouvé son corps. - J'ai parlé à la police locale.
Les seules preuves étaient une éclaboussure de sang et une douille
- trouvés dans le hangar à bateaux. - Ça correspond.
Holly et Laura ont le même âge, donc il a un type spécifique.
Il lui a dit avoir tué une enfant.
Il se vante devant une enfant de neuf ans.
Elle est terrifiée et a peur de dire qui c'est.
Il sait qu'il peut contrôler ses victimes en les menaçant.
Le pédophile standard ne tuerait jamais une victime.
- Ce type est un agresseur violent. - Il n'a pas peur d'utiliser son arme.
Tant qu'il est dehors, la vie d'Holly est en danger, et elle le sait.
C'est pourquoi je ne suis pas sûre qu'on obtienne autre chose
- que cette révélation partielle. - Holly a avoué les attouchements
quand on lui a dit ce que le docteur avait vu.
À chaque fois qu'on lui a présenté des faits, elle a parlé.
Mais nous n'avons plus de faits, et l'affaire Laura Swift est non résolue.
- Des idées ? - Attendre peut être la seule solution.
Si on insiste trop, ça peut entraîner une crise psychotique.
Il faut qu'Holly parle.
C'est toi la psy. Une idée ?
Il y a quelque chose que je n'ai pas essayé.
CHAMBRE DE SONYA PURCELL, VENDREDI 15 OCTOBRE
J'aimerais réaliser une séance psychodynamique plus poussée
en utilisant des exercices de projection comme le dessin.
Holly a déjà du mal à manger et dormir. Ça pourrait empirer.
La pression ne vient pas de nous, M. Purcell.
Elle vient de l'homme qui a abusé d'elle.
Tant qu'il est en liberté, elle n'est pas en sécurité.
J'ai juste peur qu'elle ne supporte pas une autre session.
Je ne lui poserai pas de questions directes sur les abus.
Ce sera une sorte de psychothérapie. Une manière douce de se confier.
- Je ne sais pas. - Mme Purcell.
Cet homme a menacé de tuer votre fille.
Il affirme avoir tué Laura Swift l'an dernier.
Si on vous laisse faire, nous promettez-vous qu'elle ne souffrira pas ?
Non. Mais je lui parlerai seule, sans présence de la police,
- et je la laisserai guider. - Et si elle ne veut pas parler ?
J'arrêterai.
J'ai vu ta maman, aujourd'hui. Elle a l'air en pleine forme.
Elle a dit qu'elle rentrait bientôt à la maison.
- J'ai fini. - Je peux voir ?
Bien sûr.
Et maintenant, je dessine quoi ?
Pourquoi pas un portrait de toi en train de faire quelque chose ?
Donc c'est ton papa, ta maman, et toi.
Qui est-ce ?
Ma mamie et mon papi.
Je dors chez eux pour le moment.
- Tu aimes être chez eux ? - Ça va. Ça sent le chat.
Vous aimez les chats ?
- Je suis plutôt chiens. - Moi aussi.
- C'est ta maison ? - Non. C'est celle de Lily et Anna.
- Qui sont-elles ? - Mes cousins.
- Quel est leur nom de famille ? - Dobbins.
Je vais chez eux pour jouer. Ils vivent dans la maison d'en face.
Ils ne sont pas vraiment cousins. J'étais à l'université avec Sonya,
et nos filles se sont toujours connues.
Nous sommes tante Julie et Oncle Mark depuis qu'Holly est toute petite.
Elle passe du temps avec vos filles ?
Elle est plus souvent ici que chez elle.
Je blague en disant que je vais devoir mettre un lit en plus
- dans leur chambre. - S'est-elle déjà confiée ?
À vous plus qu'à ses parents ?
Non, Holly... Elle n'est pas secrète, vous savez ?
- Mark, elle est venue me voir récemment. - À quel sujet ?
Elle avait des problèmes à l'école, quelqu'un l'embêtait dans sa classe.
Tu travailles dur. Tu dois être douée à l'école.
- J'adore mes cours. - Ah ? Quelle est ta matière préférée ?
- L'art plastique. - Je vois ça.
Ta maison est très détaillée. Les fenêtres, de jolis rideaux.
Mais... pourquoi sont-ils tirés dans cette chambre ?
Parce que la personne dedans veut dormir.
- As-tu un professeur préféré à l'école ? - Mme Wheeler.
Devinez ce qu'elle enseigne.
L'art plastique ?
J'aimerais vous montrer. J'ai peint un...
Magnifique tigre. Très détaillé, avec un usage des couleurs expressif.
- Holly est très douée. - Je vois ça.
Les enfants de neuf ans capables de faire référence à Picasso sont rares.
C'était son thème imposé.
Mais j'imagine que vous n'êtes pas là juste pour voir ses peintures.
- Vous a-t-elle parlé de problèmes ? - Jamais.
Mais j'espère qu'elle le ferait si elle avait des soucis.
Des changements dans son comportement ? Morose, déprimée ou renfermée ?
Ça, ce sont mes élèves de secondaires. Nous couvrons tout le cursus, ici.
Mais Holly est allée plusieurs fois à l'infirmerie ce mois-ci.
- Vous savez pourquoi ? - Un mal de ventre, d'abord,
et la semaine dernière, elle tenait une paire de ciseaux à l'envers.
Je lui ai dit de ne pas les pointer vers elle, mais...
elle s'est retrouvée les mains en sang.
- Vous pensez que c'est un accident ? - Non.
- Comment le savez-vous ? - Parce que c'est récurrent.
Les mardis et jeudis, elle a art, puis sport.
Les trois dernières semaines, après sa classe d'art,
elle est venue ici avec une blessure ou une affection
pour ne pas aller en sport.
Que faites-vous en sport ?
Nous jouons au football.
Qui est cette fille seule, ici ?
Je ne sais pas.
Je déteste le sport.
Pourquoi ?
Je n'aime pas me changer devant les autres filles.
Elles m'embêtent.
Je déteste le foot.
- Excusez-moi. - Oui, je peux vous aider ?
- C'est le cours de sport pour filles ? - Oui.
- Quel est le nom du professeur ? - Je ne sais pas.
- Vous êtes nouveau ? - Non, c'est un remplaçant
Coach D. est rentré. Un gros match ce soir.
- Pourquoi le "D" ? - Dobbins.
- Mark Dobbins est le prof de sport ? - Et notre meilleur coach.
Ça fait huit ans que notre équipe est championne de la ville.
- Je dois y aller. - Merci.
Oncle Mark ne nous a pas dit qu'il était le prof de sport d'Holly.
Il est prof de sport.
Et tu n'aimes pas le sport.
Non.
Pourquoi ?
J'ai mal au ventre.
- Holly. - Je n'ai plus envie de parler.
- Un tout petit peu plus. - Non !
- Holly, dis-moi ce qui ne va pas. - Ne me poussez pas à le dire !
- J'ai peur. - Je sais.
- Je sais, mais fais-moi confiance. - Non ! S'il vous plaît !
Dis-moi ton secret, Holly. Dis-moi.
- C'est la personne qui t'a fait du mal ? - Oui !
Qui est-ce, Holly ? Comment s'appelle-t-il ?
Qui est-ce, Holly ? Comment s'appelle-t-il ?
Oncle Mark.
Je ne voulais pas !
Je lui ai dit d'arrêter, mais il a continué !
Cours ! Vas-y, maintenant ! Von B ! Passe à Von B !
Allez, attrape-le ! Oui ! Belle prise ! Pas maintenant !
- Dobbins ! La partie est finie. - De quoi vous parlez ?
D'une petite fille dont vous avez abusé.
Mark Dobbins, je vous arrête pour abus sexuels.
Vous vous moquez de moi. Vous vous trompez. C'est une erreur !
Vous ne...
Vous êtes très occupé, Mark. Prof de gym. Coach de foot féminin, gymnastique, et...
vous avez le temps pour des cours privés ?
Ça aide à payer mon emprunt.
Donc voir ces petites filles en justaucorps est un bonus ?
Je suis aussi coach de football.
Et vous organisez un camp dans les Poconos durant l'été.
Vous passez énormément de temps seul avec des enfants, Mark.
- Et ça fait de moi un pédophile ? - Vous connaissez le Flushing Meadows ?
Bien sûr. Mes filles adorent le zoo et le musée des sciences.
Quel est le rapport ?
Laura Swift a disparu à Flushing Meadows l'an dernier.
ENFANT DISPARUE
Vous étiez au parc ce jour-là.
- La police du Queens vous a interrogé. - Avec des milliers d'autres personnes.
Je ne connais pas cette fille. Pourquoi je la tuerais ?
- Tu as dit qu'elle était morte ? - Moi, non.
Mark sait peut-être quelque chose.
C'était dans les journaux. Tout le monde la dit morte.
Je vais vous dire ce que je pense. Vous avez enlevé et violé Laura Swift,
et quand elle a menacé de tout raconter, vous l'avez tuée et caché son corps.
Vous avez fait profil bas,
mais vous en vouliez une autre. Et Holly Purcell était parfaite.
Je n'ai jamais touché Holly Purcell !
Elle est tout le temps chez vous. Elle est dans votre classe à l'école.
- Vous n'arrêtiez pas de penser à elle. - Holly est comme ma propre fille.
Vos filles ont aussi des "leçons" ?
- Vous êtes ignoble ! Comment osez-vous ? - Moi, ignoble ?
- Holly nous a tout raconté. - Elle ment !
Elle a des cicatrices qui le prouvent.
Je ne sais pas ce qui se passe ici !
Mais je ne dirai plus rien ! Je veux un avocat !
- Elliot. Calme-toi. - J'y suis allé trop fort.
Il aurait demandé un avocat quoi qu'il arrive.
Qu'arrive-t-il à Holly s'il obtient la conditionnelle ?
Il ne l'aura pas. Deux autres filles de la Chestnut Academy
viennent d'avouer à leurs parents que Dobbins les avait abusées.
Quand allez-vous mettre ce salaud en prison ?
- C'est déjà fait. - Ma Nicole est terrifiée.
- Ne le laissez pas sortir ! - Dobbins est sous contrôle,
- mais vous devez vous calmer. - Comment être calmes
après ce que cet homme a fait à nos filles ?
Dieu sait combien d'autres filles !
Mesdames !
Vous pouvez nous aider, mais...
S'il vous plaît.
Danielle et Nicole en ont-elles parlé entre elles ?
Non. Nicole me l'a dit, puis j'ai appelé Donna.
Sa fille lui avait dit la même chose.
On a su qu'il avait agressé Holly, donc j'ai appelé sa mère,
- elle a dit de voir avec vous. - Elles vont devoir témoigner ?
Nous n'en sommes pas là. Elles doivent d'abord nous raconter ce qui s'est passé.
Ne faites pas ça. Laissez-nous vous raconter ce qu'elles ont dit.
On ne peut accuser Dobbins de les avoir abusées que si elles parlent.
Pouvons-nous les accompagner ? Ce ne sont que des petites filles !
Je suis désolé, mais pour que leurs accusations soient recevables au tribunal,
nous devons leur parler seuls.
- J'avais peur, mais Holly a parlé. - Nicole, comment connais-tu Holly ?
- Nous sommes amies. Et Danielle aussi. - Nous sommes toutes dans la même classe.
Et vous...
- faites des trucs après l'école ? - On joue au football.
Que s'est-il passé au foot ?
M. Dobbins m'a dit de venir avec lui dans sa voiture.
Il avait dit à mes parents qu'il me ramènerait.
- Puis il m'a amenée chez lui. - Et que s'est-il passé dans sa maison ?
Il m'a emmenée au sous-sol, c'est là que sont tous les jouets.
- Que s'est-il passé au sous-sol ? - Il m'a fait baisser mon pantalon.
- Et il m'a touchée entre les jambes. - Il a ensuite baissé son pantalon.
Il m'a fait le toucher.
- Il a dit qu'il me tuerait... - ... si j'en parlais à quelqu'un.
Pas besoin d'un voyant.
Avec cette chance, qui va gagner le Super Bowl ?
Je n'élude pas votre question. Quelle est votre question ?
- Veuillez patienter. Unité spéciale... - Combien ?
Trois visites, cinq appels de plus. Tous des parents de la Chestnut Academy
disant qu'il aurait abusé de leurs enfants.
- Les nouvelles vont vite. - Des centaines de personnes
nous ont vus mettre les menottes à Dobbins au match.
Il est enfermé, les enfants ont moins peur et parlent à leurs parents.
Faites venir ceux qui appellent. Novak voudra des déclarations.
Capitaine, on a le Ledger et Channel 3 au téléphone,
ils veulent savoir ce qui se passe.
Pas de commentaires. Transférez-les à la DCPI.
Comment va Holly ?
Pas bien. Elle ne mange pas, ne dort pas, et fait dans son lit.
- Pas un mot. - Même en sachant qu'il est en prison ?
Elle a toujours peur de lui. C'est quoi ?
D'autres incidents auxquels Dobbins pourrait être connecté.
Nous avons six petites filles disparues depuis l'an dernier.
Toutes de l'âge d'Holly. Les dernières rangées sont des filles disparues
dans la Tri-state area, au cours de l'année passée.
Diffusez la photo de Dobbins.
Je veux réinterroger chaque victime et chaque témoin,
- voir si quelqu'un peut l'identifier. - S'il a tué Laura Swift,
qui sait jusqu'où il a pu aller.
- Envoyez sa photo au FBI. - C'est fait.
J'ai le mandat pour la maison de Dobbins.
C'est un permis pour chercher partout. Prélèvements, perquisition d'arme...
Je vais retourner cet endroit.
Il n'y a rien dans la voiture.
La Scientifique la scanne pour chercher des traces de sang.
- Cherchez des pornos sur les ordinateurs. - De la pornographie ?
Mon mari n'est pas ce genre d'homme.
Votre mari est un pédophile. Parlez à vos filles.
Il n'a jamais fait ça.
Les victimes ont été abusées ici même. Elles ont décrit ce sous-sol.
L'intérieur de sa voiture. Ce qu'elles ont ressenti au moment où il les touchait.
Vous devriez aller voir vos enfants.
Mon mari préférerait mourir que de faire du mal à un enfant.
Il n'a jamais été seul avec aucune de ces filles. J'étais là !
Vous étiez là, et vous n'avez absolument rien fait ?
Tout ça est arrivé sous votre toit,
et vous dites que c'est un homme bien ?
- Vous êtes aussi malade que lui ! - Elliot.
- Il faut que je sorte. Je perds pied. - Ça va, Elliot. Tu dois te calmer.
J'ai failli frapper cette femme à l'intérieur.
- Je n'en peux plus. - Tu sais, c'est dur pour tout le monde.
Ça n'a jamais été si dur.
Tu subis beaucoup de stress.
Rentre chez toi et repose-toi un peu.
La maison est vide.
Appelle Kathy.
- Appelle tes enfants et va les voir. - Ce n'est pas pareil.
Comment tu peux partir ?
Tu ne peux pas partir comme ça après 20 ans.
Comment tu peux partir ?
Je t'avais dit de ne pas manger ces sushis.
Ouais, ouais.
T'as trouvé quelque chose ?
Pas d'arme, mais regardez-moi ça.
PREUVE
Bureau du procureur du comté d'Érié ?
- Dobbins s'est fait arrêter à Buffalo. - Pour quel motif ?
- Racolage de prostituée. - Elle m'a racolé.
Quel est le rapport avec les charges contre mon client ?
Tout. Cette fille n'avait que 15 ans.
Bon sang, elle buvait un verre au bar. Elle faisait beaucoup plus que 15 ans.
- C'est votre meilleur argument ? - C'était il y a 18 ans.
J'étais déprimé. Ma fiancée venait de me quitter.
- J'essayais d'oublier. - Mark, ne dites plus rien.
Non, non. Je veux expliquer ça.
Elle m'a dragué.
Puis elle a dit que c'était 100 dollars, quelque chose comme ça,
pour la nuit, et avant même que je puisse refuser,
un flic éméché, assis sur le tabouret d'à côté, arrive et me met les menottes.
Le procureur a abandonné les poursuites.
Dix ans plus tard, je suis marié, j'ai un enfant, un autre en route.
Mon équipe gagne le championnat du comté.
Je suis dans le journal. Le flic qui m'avait arrêté me reconnaît.
Il appelle le conseil scolaire.
Ils m'ont viré sur-le-champ.
Et l'État m'a retiré ma licence de prof.
Pas besoin de licence pour enseigner dans une école privée.
Personne ne voulait m'embaucher à cause de cette arrestation.
Cette lettre m'a permis d'obtenir un emploi à Chestnut.
C'était très gentil de la part du procureur du comté d'Érié de l'écrire.
- Vous savez. - Que vous l'avez falsifiée ? Oui.
Je...
Il le fallait.
Je me suis fait piéger, comme je me fais piéger aujourd'hui.
Puisque c'est le moment des confessions, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout ?
Il est innocent.
N'infligez pas à Holly, Nicole et Danielle le traumatisme d'un procès.
Rendez aux parents de Laura Swift un corps à enterrer.
Je n'ai assassiné personne.
Et je n'ai pas touché ces filles.
Je vais m'assurer que vous preniez la peine maximale
lorsque vous serez condamné. Je vous retrouve au tribunal.
- Quelle heure est-il ? - Il est 7h55.
Comment savais-tu que j'étais là ?
Tu n'as pas répondu au téléphone hier soir ni ce matin.
- Du nouveau ? - Pas encore.
- Donne-moi une heure de plus. - Pas le temps.
Novak a appelé.
Elle prépare Holly pour son audience sous serment.
- Elle veut que tu sois là. - Pourquoi a-t-elle besoin de moi ?
Elle veut s'assurer qu'Holly sera à l'aise pour témoigner.
Tu veux bien me remplacer ?
Holly t'a demandé.
C'est fini pour moi.
Tu sais, fuir ne va pas aider.
Je suis trop fatigué
pour un sermon de psy, là tout de suite.
Elliot, cette petite fille compte sur toi.
Tu la laisses tomber maintenant,
tu trahis toi aussi sa confiance.
Tu n'es pas comme ça.
COUR SUPRÊME, PROCÉDURE 38, MARDI 19 OCTOBRE
- Où est Mlle Novak ? - Elle arrive bientôt.
Je dois m'asseoir où ?
Ce grand siège est pour le juge, et tu seras assise juste là.
Tu veux faire un essai ?
Assieds-toi.
- Ça fait peur. - Oui, un peu.
Pourtant, je m'assois là tout le temps.
- Ils te feront jurer de dire la vérité ? - Oui.
Mlle Novak a dit que le juge va me faire jurer de dire la vérité.
Il va te demander si tu sais différencier la vérité d'un mensonge.
Et on a des problèmes si on ment ?
Holly, que se passe-t-il ?
- Je ne veux pas faire ça. - Pourquoi ?
Je ne veux pas avoir de problèmes.
Pourquoi aurais-tu des problèmes ?
J'ai menti.
Oncle Mark ne m'a rien fait.
Nous savons qu'Holly a été violée. Pourquoi se rétracter ?
Ça arrive souvent. Son oncle Mark est en prison,
elle voit ses cousines pleurer, leur père leur manque,
elle veut que tout redevienne comme avant.
- Sa famille lui met la pression ? - Ou Mark Dobbins l'a contactée.
Alors on le tient pour subornation. Je vérifie les appels.
On devrait aussi parler aux deux autres filles.
Tu m'enlèves les mots de la bouche.
- As-tu peur de quelque chose, Nicole ? - J'ai peur de M. Dobbins.
- Pourquoi ? - Il est furieux parce que j'ai parlé.
- M. Dobbins t'a-t-il appelé ? - Non.
Et comment sais-tu qu'il est furieux ?
Parce que ma mère dit que c'est un homme très méchant.
Et que dit-elle d'autre au sujet de M. Dobbins ?
Qu'il fait du mal aux petites filles et qu'il faut aider à le mettre en prison.
Bordel de merde.
Je peux rentrer maintenant ?
Excusez-moi, Capitaine.
Bonjour Danielle. Tu te souviens de moi ? Inspecteur Stabler ?
- Bonjour. - Bonjour.
Je sais que c'est difficile de parler de ce qui s'est passé.
Et surtout de se souvenir de tout ce que tu dois dire.
Danielle, qui t'aide à te souvenir ?
Ma mère.
- Elle me pose sans arrêt des questions. - Quelles questions ?
Si M. Dobbins m'a touchée, s'il a baissé mon pantalon...
- Et que lui dis-tu ? - Je lui ai dit que non.
Mais elle a continué à me le demander. Je ne voulais pas la mettre en colère.
Alors j'ai dit oui.
Leurs mères racontent des conneries.
Elles savaient pour Holly
et ont harcelé leurs filles pour qu'elles l'accusent aussi.
- J'ai cru à leurs mensonges. - Nous y avons tous cru.
- Personne n'aurait pu imaginer ça. - Va dire ça à Dobbins.
Sa vie et sa réputation ont été complètement ruinées.
Il n'a rien fait du tout.
Holly, Nicole et Danielle ont toutes accusé Dobbins.
Leurs histoires correspondaient.
J'ai cédé à l'hystérie.
L'hystérie est comme une maladie. Elle est contagieuse.
Et le violeur est toujours en liberté.
Capitaine, il faut faire libérer Dobbins.
Appelle Novak. Qu'elle se prépare à un tribunal de nuit.
PROCÈS, PROCÉDURE 38, MARDI 19 OCTOBRE
Votre Honneur, au vu de ces nouvelles informations,
nous demandons à ce que les charges contre l'accusé, Mark Dobbins,
soient retirées dans l'intérêt de la justice.
M. Langdon, quelque chose à ajouter ?
Nous sommes stupéfaits que mon client ait été accusé
de ces crimes odieux sans une enquête approfondie.
M. Dobbins, la cour vous présente ses plus sincères excuses
pour vous avoir fait subir cette terrible épreuve.
Je retire l'accusation. Vous êtes libre de partir.
L'audience est suspendue.
Merci.
Mark. Julie.
Je ne sais pas quoi dire.
Depuis combien de temps on se connait, Larry ?
Holly est comme ma propre fille.
Je n'y croyais pas, au début.
Comment as-tu pu croire que je pouvais lui faire ça ?
Elle a été abusée !
Quelqu'un a fait du mal à ma fille.
Quand les autres filles t'ont accusé, qu'est-ce que j'étais censé croire, Mark ?
Nous voulons juste rentrer chez nous.
Allons-y, chérie.
Ils ne nous pardonneront jamais.
Nous avons aidé le poison à se propager.
Vous avez dit aux parents ce qui était arrivé à Holly ?
Ma femme.
Oui, je les ai appelées pour les prévenir. Je pensais que c'était la chose à faire.
Votre fille a été agressée, c'est un fait, mais pas par Mark Dobbins.
Alors pourquoi Holly l'a-t-elle accusé ?
Parce qu'elle a si peur de son agresseur qu'elle a choisi la cible facile.
Holly, tu dois nous dire la vérité. Qui t'a fait du mal ?
- Il me tuera. - Pas si tu nous dis qui c'est.
- Ils le mettront en prison. - Non !
Il a dit qu'il viendrait chez nous pendant qu'on dort.
Il a dit qu'il me tuerait, et toi aussi.
- Et maman. - Holly, tout va bien. Tout va bien.
Mme Purcell, allez donc boire quelque chose avec Holly.
Viens, mon cœur.
Et maintenant, quoi ?
Je pense que vous devriez emmener Holly à la campagne pour quelques jours.
Elle est vraiment en danger ?
Holly le croit.
Elle le croira jusqu'à ce qu'on l'arrête.
Comment ? Vous ne savez même pas qui c'est.
Éloigner Holly n'empêchera pas ce type d'agresser une autre enfant.
- Ni d'en tuer une. - Mais elle se sentira plus en sécurité,
ce qui peut l'aider à se confier.
Nous n'avons pas le temps. Il faut qu'elle nous le dise maintenant.
Donne-moi ces dessins. Ceux qu'Holly a faits pour moi.
- Qu'est-ce que tu cherches ? - Peut-être s'est-elle déjà confiée.
Ces dessins illustrent la vie intime d'Holly.
Vous voyez, sur celui-ci, elle s'est dessinée sans mains.
Elle se sent impuissante, déconnectée de ses parents.
Elle ne veut pas qu'ils sachent.
C'est la chambre d'Holly.
Pourquoi c'est la seule dans le noir ?
Elle ne veut pas qu'on regarde à l'intérieur. Elle a honte.
Et celui-ci, tous les enfants jouent ensemble
et Holly est là, avec cet homme immense.
Qu'elle a identifié comme son agresseur.
- Oh non. - Quoi ?
J'ai présumé que c'était Mark Dobbins et accepté ce que m'a dit Holly
sans imaginer que ça pouvait être quelqu'un d'autre.
Tu n'es pas la seule.
Elle nous disait qui était l'agresseur.
Regardez ce qu'il porte. Un maillot marron et blanc.
- Ce n'est pas un maillot de coach. - Mais d'étudiant.
C'est peut-être un joueur de football.
Ce n'est pas une tenue de football. Plutôt un maillot de rugby.
Avec une bande jaune sur la manche.
Je voulais m'excuser, Holly.
Tu as vraiment essayé de nous le dire, mais nous n'avons pas compris.
Holly, on a regardé tes dessins à nouveau.
Tu te souviens de celui du match de foot ?
Excuse-moi. Excuse-moi. Je peux te parler une seconde ?
Ouais, ça roule ? Comment allez-vous ?
Moi ? Ça va.
Cette bande jaune sur ta manche, elle est pas sur les autres maillots.
Je suis le capitaine, donc je suis le seul à la porter.
J'ai cru que c'était ton oncle Mark. Mais ce n'est pas lui.
C'est un joueur de crosse.
Je le sais grâce au maillot qu'il porte.
L'autre jour, quand tu regardais les filles de CM1 jouer au foot,
je n'ai pas pris ton nom.
Kevin Wilcox. Et je ne les regardais pas. Je m'entrainais.
Je sais aussi qui c'est.
L'inspecteur Stabler va l'arrêter et le mettre en prison.
Et si tu me dis son nom, il n'en sortira plus jamais.
Tu t'entrainais, ou tu fantasmais ?
- De quoi vous parlez ? - Holly Purcell.
Elle t'a dessiné.
Une image vaut mieux qu'un long discours, hein ?
S'il te plaît, j'ai besoin que tu me dises son nom.
Kevin Wilcox.
Kevin.
Tu es foutu. Holly Purcell vient de t'identifier comme son agresseur.
La semaine dernière elle accusait Dobbins. Son histoire ne tient pas debout.
Parce que tu l'as terrifiée en la menaçant avec ton pistolet.
Je n'en ai pas.
- Et ça ? - Pas le mien.
C'est marrant, je l'ai trouvé sous la roue de secours de ta voiture.
- Je ne sais pas ce qu'il faisait là. - Moi oui.
Ce coffre est ton lieu secret.
Tu y caches ton arme, et les filles que tu tues avec.
- Je n'ai tué personne. - Si.
- Laura Swift. - Qui ?
Tu as laissé une douille dans le hangar à bateaux, gros malin.
Le labo a fait correspondre les marques du percuteur et ce pistolet.
Et il y a autre chose avec ta voiture.
Tu penses que ton coffre est propre, mais peu importe combien tu frottes,
avec un peu de luminol, toutes ces taches de sang que tu as ratées...
elles s'illuminent.
- Vous bluffez. - Tu es mort, mon pote.
Tu es un agresseur d'enfants. Le fond du panier en prison.
Combien de temps mettront ses codétenus
- à apprendre qu'il a violé des enfants ? - Une semaine max, on va s'arranger.
- Vous ne pouvez pas. - Qui saura ?
Ils vont te démolir ton joli petit cul.
À moins que tu nous dises où tu as enterré Laura Swift.
- Hé. Wilcox a parlé ? - Il a avoué le viol d'Holly.
Et il a enterré Laura Swift dans un terrain vague, à College Point.
J'y vais tout de suite.
- Je rentre chez moi. - Passe donc par ton bureau, d'abord.
Bon anniversaire, papa.
Il manque des bougies, non ?
C'est le gâteau qui compte.
Olivia a appelé et a dit que tu serais là. Maman m'a prêté la voiture.
- Comment va-t-elle ? - Ça va. Et toi ?
- Super. - Tu dois faire un vœu.
Évidemment.
Je reviens tout de suite.
- M. et Mme Dobbins... - S'il vous plaît. Non.
La Chestnut Academy m'a licencié.
Ils ont dit que la falsification de la lettre entachait mon intégrité.
Que c'était un mauvais exemple pour les élèves.
Je n'enseignerai plus jamais.
On vend la maison, pour emménager avec mes parents, dans le nord.
Je suis désolé. J'aurais aimé que rien de tout cela n'arrive.
Moi aussi.
Tes enfants t'attendent.
Viens là.
CETTE HISTOIRE EST FICTIVE.
PERSONNE, NI AUCUN ÉVÉNEMENT RÉELS N'Y SONT DÉPEINTS.
Sous-titres : Jérôme Rousse
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