All language subtitles for Law & Order S06E08 Angel 1080p Amazon WEB-DL DD+ 2.0 h.264-TrollHD

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Dans le système pénal américain, le ministère public est représenté

par deux groupes distincts, mais d'égale importance.

La police, qui enquĂŞte sur les crimes,

et le procureur, qui poursuit les criminels.

Voici leur histoire.

Ça fait trois ans. Je ne lui ai pas parlé depuis son départ.

- C'est ta mère, Leah. - Elle pourrait m'appeler aussi.

Je sais. Mais ce n'est pas la question. Tu te sens coupable.

Au bout du compte, il ne nous reste que notre foi et notre famille.

- Je vais essayer. - Bien.

Maintenant, prions.

Oh, mon Dieu. Rachel !

- Leah, que se passe-t-il ? - On a enlevé Rachel.

- Quoi ? - Elle a disparu ! Mon bébé.

Ils étaient en confession. Le bébé était dans le landau, à côté.

Personne n'a rien entendu ?

C'est une église. Le silence est de mise.

Voici le père Carner.

C'est incroyable. Rien de tel ne s'est jamais produit ici.

- Le landau était là ? - Personne n'y a touché.

Bien. Apportez-le au labo.

Vous êtes restés longtemps ?

Non. À peine cinq minutes. Leah n'a pas grand-chose à confesser.

Vous n'avez vu personne d'autre ?

- L'église était vide. - C'est insensé.

- Merci, mon Père. - Elle dormait.

- Vous croyez que... - Qui ferait ça ?

Je laisse toujours Rachel lĂ .

Je n'aurais jamais imaginé ça.

Y avait-il quelqu'un d'autre ?

- Vous l'avez trouvée ? - Désolé.

Vous allez la retrouver, hein ? Il ne doit rien lui arriver.

Père.

Enlever un enfant à l'église ? Ça vaut combien de Je vous salue Marie ?

Je pense que le type s'en fout.

LA LOI

L'ORDRE

NEW YORK, POLICE JUDICIAIRE

Elle portait sa robe bleu marine. Celle avec les volants autour du col.

Et un chapeau blanc.

Tout est ma faute. Je n'aurais pas dĂ» la laisser seule.

On va rester plantés là ? Un pervers a enlevé ma fille.

Nos hommes quadrillent le quartier, monsieur Coleman.

Il a peut-être déjà quitté l'État.

Leah, vous n'avez vu personne vous suivre ?

Je ne crois pas.

Où étiez-vous avant l'église ?

On est allés à l'aire de jeux, puis au marché.

Leah, c'est important.

En arrivant à l'église, y avait-il quelqu'un ?

Je ne sais pas.

Je ne me souviens pas.

Attendez.

En arrivant, je me suis assise en attendant le père Carner.

En entrant dans le confessionnal, j'ai vu quelqu'un au dernier rang.

Bien. Avez-vous Ă  quoi il ressemblait ?

Il était jeune, la vingtaine, Portoricain.

Je vais vous dire ce qu'on va faire.

Vous allez décrire ce type à un portraitiste.

Je vous en prie.

Retrouvez Rachel.

Comment peut-on laisser son enfant seul ?

Elle était à l'église.

Elle croit au principe du "Ne fais pas Ă  autrui."

Elle dit avoir vu un Portoricain au dernier rang.

- Ce n'est pas dans le rapport. - Elle vient de s'en souvenir.

Elle mentirait ?

On ne laisse pas son enfant seul dans cette ville.

Il y a une autre possibilité.

Arrête. Tu l'as vue. Elle était hystérique.

On ne trouvera pas son bébé dans une voiture au fond d'un lac.

Parlez au prĂŞtre.

Il pourrait vous aider avec l'homme du fond.

On a des membres portoricains.

On a aussi des Cubains, des Mexicains, des Vénézuéliens.

Mais aucun d'eux ne...

Ce sont tous de bonnes personnes ?

Non. Mais nous sommes une petite congrégation. Leah les connaît.

- Elle était très active. - Était ?

Élever un enfant seule, ça prend du temps.

Seule ? On vient de voir son mari.

Ils sont séparés. Je les ai conseillés.

J'ai bon espoir de remettre leur mariage sur les rails.

Leurs problèmes avaient-ils un rapport avec leur fille ?

Vous ne soupçonnez pas Keith ?

Leah est une bonne mère. Keith le sait et le respecte.

Elle le laisse voir Rachel autant qu'il veut.

Ils sont gentils.

Ils se sont mariés trop jeunes.

C'est une bonne mère, mais elle a perdu son bébé.

C'est un bon père,

mais il ne supporte pas la vie de famille.

Mes filles ne se marieront pas

avant d'avoir fini leurs études.

Je suis trop jeune pour me marier et je suis grand-père.

Elle est allée au marché sur la 88e avant la messe.

On a peut-être un témoin.

Des Portoricains ? Comme d'habitude.

Ce matin, vers 11 h, une jeune femme

est venue avec son bébé. Ça vous parle ?

Bien sûr. Leah. Son bébé est trop mignon.

Dommage qu'elle grandisse dans ce trou Ă  rats.

Quelqu'un a-t-il fait attention Ă  elles ?

Ă€ 11 h ? Voyons voir.

Je devais vendre à Ricardo ses premières bières du jour.

- Un nom de famille ? - On n'est pas si proches.

- Il ne l'a pas violée ? - Ce Ricardo, il pose des problèmes ?

Qui n'en pose pas ici ?

S'ils veulent quitter notre bon pays, qu'ils le fassent.

Ă€ part Roberto Clemente, Ă  quoi servent-ils ?

Ton pote Newt va s'occuper d'eux de toute façon.

- C'est clair. - OĂą peut-on trouver Ricardo ?

Au PMU du coin de la rue. C'est lui qui a 12 boucles d'oreilles.

27E COMMISSARIAT, SALLE D'INTERROGATOIRE, MARDI 3 OCTOBRE

- Merci d'être venue, madame Coleman. - Vous l'avez attrapé ?

Dites-nous si vous reconnaissez quelqu'un.

Je ne sais pas.

Je ne suis pas sûre. Il faisait sombre dans l'église.

Prenez votre temps.

- Je suis désolée. - Ce n'est pas grave.

Rey, raccompagne Mme Coleman.

Toujours un plaisir, lieutenant.

Vous n'avez plus besoin de moi ou de mon client ?

L'enquĂŞte est au point mort.

Allez voir le mari de nouveau.

- Vous croyez que Rachel va bien ? - Difficile Ă  dire.

Elle est peut-ĂŞtre morte, pas vrai ?

Ne parlons pas comme ça, Leah.

Vous avez des enfants ?

Trois filles.

Alors, vous comprenez.

Ă€ votre place,

je ne sais pas ce que je ferais.

Prier. Vous seriez en train de prier.

Oui, vous avez raison.

Leah n'est pas parfaite, mais elle a toujours été une bonne mère.

Elle était patiente, ne s'énervait jamais,

et elle passait tout son temps avec Rachel.

- Pas beaucoup de temps pour vous, donc. - Vous insinuez quelque chose ?

Vous êtes jeune. Vous préféreriez peut-être

sortir en boîte au lieu de changer des couches ?

Donc, j'enlèverais ma propre fille ? Ça n'a aucun sens.

Certains paieraient cher pour avoir une petite fille en bonne santé.

Vous savez quoi ? Vous êtes tarés.

Je n'étais peut-être pas le meilleur mari ou le meilleur père,

mais je ne leur ferais jamais de mal.

Le mari est sur les nerfs.

Je ne le vois pas mêlé à ça.

- Et la mère ? - Elle parle à peine.

Tout le monde dit avoir vu le landau,

mais personne n'a dit avoir vu le bébé dans le landau.

Un étranger qui soulève un bébé de huit mois,

il y aurait eu des cris.

Pas s'il lui couvre la bouche.

Donc, on n'a rien.

On recommence. Retournez sur les lieux.

- C'est quoi ce bordel ? - Merveilleux.

Au moins, ils en ont fini avec O.J. Simpson.

Donc, je...

Je supplie la personne qui a enlevé Rachel de nous la ramener.

Et j'implore tout le monde.

Priez avec nous.

Allumez vos bougies et priez avec nous.

Est-ce vrai que la police cherche un Portoricain ?

Un homme ressemblant à ce portrait est recherché.

Je veux que ma fille rentre.

- Ce n'est pas une bonne idée. - Je pensais que...

On ne veut surtout pas ça.

Nous allons en rester lĂ .

- Une dernière question. - Désolé.

Une dernière question.

Comment j'étais, Rey ?

- C'était où ? - D'accord. Merci.

- C'est l'hystérie collective. - Rien de prometteur ?

Depuis l'intervention de Coleman, tous les tarés de la ville

qui ont mangé un mauvais taco accusent quelqu'un.

- Lieutenant. - Briscoe.

Écoutez, j'ai réfléchi.

Et si j'emmenais Leah reconstituer sa matinée avant l'enlèvement ?

Vous n'avez plus confiance en la mère éplorée ?

Ça pourrait lui rafraîchir la mémoire.

Noté, madame Dichter. On envoie quelqu'un tout de suite.

J'ai peut-ĂŞtre une piste.

La propriétaire dit que son locataire hispanique est devenu papa.

- Ni femme ni copine. - Regarde. Prenez Profaci.

Rappelez à Leah qu'elle évite la presse.

CHEZ ALBERT MARTINEZ MERCREDI 4 OCTOBRE

Albert est un bon locataire. Propre, calme, il paye le loyer Ă  temps.

Deux chats, mais ça me va.

- Vous êtes sûre qu'il est célibataire ? - Oui.

Un artiste, si vous me suivez. Mais qui suis-je pour juger ?

Vous avez vu le bébé ?

Je l'ai vu avec une boîte de Pampers.

Je ne sais pas grand-chose d'eux, mais vous m'en direz plus.

Vous pouvez m'expliquer

ce qu'un célibataire fait avec tout ça ?

Mode de vie alternatif ou pas.

Savez-vous oĂą travaille M. Martinez ?

Que voulez-vous qu'on fasse ?

Ça fait deux jours, et vous n'avez même pas de suspects.

Vous avez pu fait fuir le type qui a fait ça.

Oh, mon Dieu.

C'était l'idée du père Carner.

Il pensait que réunir toute la communauté serait une bonne chose.

Leah, j'ai une idée. Ça pourrait être utile.

Je vous écoute.

J'aimerais qu'on revive votre matinée avant d'aller à l'église.

Vous pourriez voir ou vous souvenir de quelque chose.

Et moi, alors ? Je vais péter un plomb à rester ici.

Non, il vaut mieux que ce ne soit que Leah et moi.

C'est aussi ma fille, vous savez.

D'où l'intérêt de rester ici. Quelqu'un pourrait appeler.

On était assis là.

Ma mère m'amenait ici.

Y a-t-il eu quelque chose d'inhabituel ce jour-lĂ  ?

Les enfants jouaient, comme d'habitude.

J'ai hâte que Rachel grandisse.

Je veux lui apprendre à faire du vélo, comme mon père m'a appris.

Je viens d'apprendre à mon aînée.

- Comment elle s'appelle ? - Olivia.

C'est joli.

Regardez.

- Elle est belle. - Championne d'orthographe en CE1.

Vous avez de la chance.

Elle peut être difficile à gérer.

Parfois, je sens que...

- Vous ne le pensez pas. - Je l'aime.

Mais c'est ma femme qui est la plus patiente dans ma famille.

Prochain arrêt, le marché ?

Ă€ quelle heure, madame ?

D'accord, merci.

C'est douteux, mais ça vaut le coup d'y aller.

Ce n'était pas Albert Martinez. C'était le fils de sa sœur.

Elle a gagné un voyage à Atlantic City pour la semaine.

- Il garde le gamin. - Et tu l'as cru ?

- C'était un garçon. - Tu es sûr ?

Il changeait le gosse devant moi.

Je crois savoir faire la différence.

J'ai acheté des céréales.

- M. Cox était à la caisse. - D'autres clients ?

Non, il n'y avait pas grand-monde.

Il y avait un homme noir lĂ -bas.

Près des produits laitiers.

J'ai acheté du lait.

Une fois, quand j'étais petit,

j'ai tout sorti du frigo

et tout jeté par terre.

- Qu'a fait votre mère ? - Pas grand-chose.

Mais mon père m'a tapé sur la tête.

- Vous plaisantez. - Ce n'était rien.

Je me faisais toujours taper sur la tête quand je déconnais.

C'est mal, Rey.

Ce que votre père a fait est très mal.

"Qui aime bien châtie bien." C'est dans la Bible.

Et puis,

je sais que mon père m'aimait et j'ai bien tourné, non ?

Mon bébé crie, je ne l'ai jamais frappée.

Keith ne la frappe jamais. Mes parents ne m'ont jamais frappée.

On a été élevés différemment, c'est tout.

Je devrais retourner voir Keith. Il doit devenir fou.

On a presque fini. C'est important.

Où êtes-vous allées ensuite ?

Au café au bout de la rue.

Quand j'avais dix ans, ma mère me traînait à l'église le dimanche.

Ce n'est pas une punition.

Mes potes jouaient au ballon. Croyez-moi, c'était une torture.

- J'aime le chant. - Oui ?

J'ai été viré de la chorale. Je chantais comme une casserole.

Ce que je détestais le plus,

c'était la confession.

C'est le seul chemin vers l'absolution.

Oui.

C'est drĂ´le.

En fait, j'inventais des histoires.

Comme quoi je trichais à l'école, que je volais l'argent de mon père.

- Le père Mike gobait tout. - Vous mentiez à votre confesseur ?

Ne me dites pas que vous avez toujours dit la vérité.

Non. Je me sens trop coupable.

Oui.

Oui, je suis pareil.

Chaque semaine, je revenais pour dire la vérité au père Mike.

Il était en colère ?

Il était plus déçu qu'autre chose.

- Il était assis là. - Vous êtes sûre ?

- On peut y aller ? - Si on s'asseyait une minute ?

J'aime ce silence.

Ça aide à mieux réfléchir.

J'ai fait ma première communion ici.

Mon père avait invité tout le quartier.

J'ai pleuré au baptême de Rachel.

Vous croyez qu'il reste de l'espoir ?

Plus le temps passe, moins c'est probable.

Je suis désolé.

Je ne vous en veux pas.

Vous croyez qu'elle est morte ?

Vous savez ce qui m'ennuie ?

Si elle l'est,

pauvre Rachel, elle...

elle a droit à un enterrement chrétien.

Nous devrions prier.

Prenez votre temps.

- Je vous attends dehors. - Non. S'il vous plaît, restez avec moi.

Mon bébé est au paradis.

Dites-moi.

Je me suis assurée qu'elle irait bien au paradis.

Comment est-elle morte ?

Un oreiller.

Elle ne pouvait plus respirer.

OĂą est-elle ?

Mon petit ange.

Elle méritait le meilleur.

Étouffer son bébé, puis l'incinérer ?

J'aurais dû faire une école d'art.

Ne jamais sous-estimer la dépravation de la société américaine.

La bonne nouvelle, c'est que ce sera vite réglé.

- Tu vises la peine maximale ? - Un bébé mort. Des aveux solides.

Tout avocat un tant soit peu lucide acceptera de 25 ans à perpétuité.

Qui avons-nous ?

L'avocat est Ross Fineman.

- Connais pas. C'est bien. - Il n'a pas résisté pour la caution.

Bon signe.

Ou il a vu la foule devant le tribunal,

et il s'est dit que Coleman serait plus en sécurité à Rikers.

Oui ? Faites-le entrer.

Cinq minutes, max.

- Bonjour. - Salut.

Monsieur McCoy, c'est un honneur.

- Le plaisir est pour moi, maître Fineman. - Ross.

Deux ans pour délits mineurs, et maintenant ça. C'est incroyable.

Quelle façon de se faire les dents.

Bernstein a dĂ» se dire que j'avais peu de chances de me planter.

Qu'en dites-vous, Jack ? Homicide involontaire ?

Pas assez.

Dans homicides, vous verrez que certains cas ne sont pas négociables.

Je tente le coup.

Quitte à perdre, autant que ce soit en première page.

Ma mère sera fière.

Ma demande d'exclusion des aveux de Leah Coleman.

Vous plaisantez.

Je dois au moins faire semblant de faire quelque chose.

BUREAU DE LA JUGE REBECCA STEIN LUNDI 16 OCTOBRE

Un affidavit de l'inspecteur Curtis.

L'accusée a avoué de son plein gré.

Tout ça est nouveau pour moi, mais d'après ce que j'ai compris,

l'inspecteur Curtis n'a pas lu ses droits Ă  ma cliente.

Si je me souviens bien, une telle omission constitue

une présomption irrévocable d'aveux involontaires.

Seulement si c'est le résultat d'un interrogatoire.

L'inspecteur Curtis n'a jamais demandé à l'accusée si elle avait tué son enfant.

Je ne suis pas un expert, mais il me semble que selon Innis,

la Cour suprĂŞme exige un avertissement Miranda

dès qu'une personne est soumise à des questions directes

ou à son équivalent subjectif.

Blanche Gelfant nous a appris Ă  la fac

que toute information portée à la connaissance de la police

a des chances de provoquer une réponse compromettante.

Blanche vous a bien formé.

Mais dites-moi, qu'a fait l'agent qui l'a arrêtée ?

Il a emmené ma cliente, une femme très religieuse,

à son église et a dit, et je cite :

"Votre fille a droit à un enterrement chrétien."

Cela a été fait dans le but

de provoquer une réponse compromettante.

Mme Coleman a avoué dans son église.

Personne ne peut penser qu'elle n'est pas libre de partir.

Après quatre heures de dialogue continu,

qui sait ce que penserait une personne sensée ?

Je me considère comme une personne sensée.

J'entendrai les témoignages sur la garde jeudi matin.

COUR SUPRĂŠME, EXAMEN DES REQUĂŠTES, 19 OCTOBRE

Il est venu chez moi.

Il voulait que l'on reconstitue ma matinée.

- Votre mari était là ? - Oui.

L'inspecteur Curtis a dit qu'il devait pas venir avec nous.

- C'est ce qui s'est passé ? - Oui.

Où êtes-vous allés ensuite ?

D'abord, nous sommes allés au parc.

- On s'est assis et on a parlé. - Vous a-t-il posé des questions ?

Oui.

Avez-vous dit que vous vouliez rentrer chez vous ?

Oui, j'ai dit que je devais ĂŞtre avec Keith, mon mari.

- Qu'a dit l'inspecteur Curtis ? - Il a dit que c'était important.

Que nous devrions aller à l'église.

Leah, c'est très important.

Vous sentiez-vous libre de quitter l'inspecteur Curtis Ă  tout moment ?

Non.

Il était policier.

C'était important que je l'accompagne.

Merci.

L'inspecteur Curtis vous a-t-il dit pourquoi il voulait que vous veniez ?

Il a dit que je me souviendrais peut-ĂŞtre de quelque chose.

Pour m'aider Ă  trouver Rachel.

Vous n'avez jamais pensé qu'il vous soupçonnait.

Je n'y ai pas pensé.

Tout le temps que vous avez passé avec l'inspecteur Curtis,

vous a-t-il demandé si vous aviez tué Rachel ?

Non.

Vous avez déclaré avoir passé près de quatre heures avec lui.

Pendant tout ce temps, vous a-t-il laissée seule ?

Il le voulait,

mais je lui ai demandé de rester pour qu'on prie ensemble.

Si vous lui aviez pas demandé de rester,

vous auriez pu partir.

Oui.

Qui est Ross Fineman ?

L'avocat. C'est son premier homicide.

Je n'aimerais pas ĂŞtre lĂ  quand il apprendra ce qu'il fait.

On a gagné la motion, Adam. Les aveux sont recevables.

Oui. Maintenant, on va se retrouver avec des témoignages

comme quoi la fille a été maltraitée par une lesbienne ivre

qui regarde trop la télé.

M. Fineman n'a pas parlé

de témoignages de capacité diminuée.

Je doute qu'une excuse pour maltraitance passe.

Étant donné qu'on a une bande d'Einstein dans notre jury.

Non. Mais l'Oprahisation de l'Amérique a cessé

à la non-condamnation des frères Menendez.

Le vent a tourné.

Les gens ne se soucient plus du pourquoi, mais du comment.

Finissons-en avant que le vent ne change de direction.

COUR SUPRĂŠME, CHAMBRE 32 LUNDI 13 NOVEMBRE

Le mardi 3 octobre,

Leah Coleman s'est réveillée à 7h30.

Comme tous les jours, elle s'est douchée, s'est habillée, a mangé des céréales.

Et comme n'importe quel autre jour,

elle a nourri son bébé, Rachel,

l'a mise dans son landau et...

est descendue faire ses courses, mais,

ce n'était pas un jour comme les autres,

parce que ce mardi d'octobre,

Leah Coleman est descendue au sous-sol de son immeuble.

Elle a posé un oreiller sur le visage de sa fille de huit mois

jusqu'Ă  ce qu'elle arrĂŞte de respirer.

Elle a ouvert la porte de l'incinérateur et a placé Rachel à l'intérieur.

Puis elle a fermé la porte à clé,

et elle est repartie.

Comment je le sais ?

Elle nous l'a dit elle-mĂŞme.

Votre déclaration liminaire, monsieur Fineman ?

La défense réserve sa déclaration liminaire

tant que l'accusation n'a pas fini sa plaidoirie,

- votre honneur. - Objection.

C'est à moi de décider de l'ordre du procès.

Avez-vous une raison valable, maître Fineman ?

C'est un peu gĂŞnant, mais je ne suis pas...

Je ne suis pas prĂŞt.

Appelez votre premier témoin, monsieur McCoy.

On a trouvé des cendres et un bonnet de bébé dans l'incinérateur.

- Tout n'était pas brûlé ? - Non.

Il a dû tomber quand le bébé a été placé dans l'incinérateur.

- Qu'avez-vous trouvé dans le chapeau ? - Plusieurs mèches de cheveux.

Qu'avez-vous fait de ses cheveux ?

Nous les avons comparés avec d'autres mèches

- récupérées dans le landau. - Qu'avez-vous trouvé ?

Une correspondance parfaite.

Merci.

Contre-interrogatoire ?

La défense n'a pas de questions pour le témoin.

Elle m'a emmené au sous-sol et m'a dit qu'elle avait étouffé son bébé.

Je lui ai demandé où était la victime, et elle a ouvert la porte de l'incinérateur.

Lui avez-vous demandé comment son bébé avait fini dans l'incinérateur ?

Oui.

Elle m'a dit qu'elle l'avait posé là.

Qu'avez-vous fait ensuite ?

Je l'ai informée qu'elle était en état d'arrestation.

Je l'ai ramenée au commissariat.

A-t-elle dit pourquoi elle avait tué son bébé ?

Je lui ai demandé plusieurs fois, et...

Elle a juste dit que son bébé méritait le meilleur.

Merci.

Contre-interrogatoire ?

Non, votre honneur.

L'accusation a terminé.

Très bien. Nous reprendrons demain matin.

Espérons que le la défense pourra commencer son plaidoyer.

Cinq témoins, pas de contre-interrogatoire et aucune objection.

Bizarrement, je n'attribue pas ça à vos talents d'avocat.

Il sait peut-ĂŞtre qu'il n'a rien.

Pour éviter de faire perdre du temps au tribunal.

Un avocat fiscalement responsable. Cochran a renoncé à ses honoraires.

M. Fineman n'est pas comme ça. Il griffonnait sur son bloc-notes.

Il avait l'air de s'ennuyer.

Il doit écrire son premier scénario.

COUR SUPRĂŠME, CHAMBRE 32 MARDI 14 NOVEMBRE

Oui.

Mardi matin, le 3 octobre, vers 10h20,

Leah Coleman...

a tué et incinéré son bébé de huit mois.

Une mère qui tue son bébé.

Ça fait réfléchir.

Quelle femme ferait une chose pareille ?

Elle n'a jamais été impliquée dans des activités criminelles.

J'ai vérifié.

Ses parents ne l'ont pas maltraitée. J'ai vérifié ça aussi.

Tous les témoins vous diront qu'elle est une bonne personne

et à quel point elle aimait son bébé.

Elle aimait la petite Rachel plus qu'elle-mĂŞme.

Elle n'a aucune raison de vouloir la mort de son bébé.

Comment expliquer un drame pareil ?

Quel Dieu laisserait une chose aussi horrible se produire

Ă  un de ses enfants ?

Croyez-moi, j'y ai longuement réfléchi.

Et Ă  mon avis, il n'y a qu'une raison.

Il n'y a qu'une seule raison pour qu'une telle tragédie se produise.

Mesdames et messieurs.

- C'est la volonté de Dieu. - Objection.

Ne regardez pas ce qu'a fait ma cliente,

mais ce que Dieu a fait. Et n'oubliez pas,

si vous condamnez Leah Coleman,

vous remettez en question la volonté de Dieu.

- Votre honneur... - Dans mon bureau.

Sa déclaration liminaire était hors de propos, incendiaire et préjudiciable.

Sans parler du côté comique.

La loi m'autorise à utiliser la défense que je juge nécessaire.

- Toute défense pertinente. - Je vois. Dieu ne compte pas ?

Pas dans un tribunal.

Pardon, mais vous devriez prĂŞter attention au serment

avant qu'un témoin aille à la barre.

Les codes d'éthique exigent que je défende mon client avec zèle.

Dans les limites de la loi.

N'utilisez pas un argumentaire d'ouverture

que vous ne pourrez pas prouver au procès.

Ou avez-vous raté ce cours de Blanche ?

Bien essayé, monsieur Fineman. Ingénieux, mais irrecevable.

- Pourquoi pas une nullité du procès ? - N'exagérez pas.

Je demanderai au jury d'ignorer l'intégralité de la déclaration liminaire.

Dans ce cas, j'aimerais changer le plaidoyer

en non-coupable pour déficience mentale.

Hors de question.

Il faut un préavis de 60 jours pour plaider la démence.

Je ne savais pas.

C'est mon premier procès pour homicide.

C'est ma faute, mais n'en voulez pas Ă  ma cliente.

L'incompétence comme défense ? C'est une blague ?

Que puis-je dire ? Je ne suis pas Ă  la hauteur.

Votre honneur, si vous refusez le changement,

ma cliente fera appel conformément au 6e amendement.

Elle gagnera aussi,

car je signerai les affidavits énumérant les 12 erreurs que j'ai déjà commises.

Soit vous êtes un brillant stratège,

soit vous êtes le plus grand crétin à avoir mis les pieds dans mon tribunal.

J'autorise le changement de plaidoyer, mais plus de surprises.

Ne vous en faites pas,

votre expert examinera l'accusée et témoignera en contre-preuve.

Monsieur Fineman, la fĂŞte est finie.

Elle est déprimée, suicidaire.

- Elle aurait dĂ» nous rendre service. - Vous plaisantez ?

Ce serait trop cruel de laisser son enfant sans maman.

Elle a vraiment dit ça ?

La fille savait-elle qu'elle avait mal agi ?

De façon abstraite, oui.

Vous témoignerez qu'elle était saine d'esprit

au moment du meurtre ?

- Oui. - Mais ?

Vous avez vu assez de jurys.

Je dois te le dire,

une mère tuant son propre bébé sans le moindre motif ?

Ça fait réfléchir.

Dois-je t'expliquer la loi, Claire ?

Folle n'est pas folle légalement.

Jack, ce que Leah Coleman a fait

est incompréhensible.

Le jury doit ressentir la mĂŞme chose. Si elle n'est pas malade, qui le serait ?

- Alors, que fait-on ici ? - Jack.

Non, Claire. Remplace la psychologie par la moralité

et nos boulots deviennent obsolètes.

Mais Jack, c'est un cas extrĂŞme.

Le jury voudra savoir pourquoi elle a fait ça.

- C'est juste une mauvaise personne. - Vous le croyez vraiment ?

Sauf votre respect, Liz,

on a trop vu ce petit jeu au tribunal.

Les gens sont bons ou mauvais. Point final.

C'est mieux que la santé ou la maladie. Nier le mal, c'est nier la responsabilité.

Ouvrez les prisons. Envoyez tout le monde chez un psy.

COUR SUPRĂŠME, CHAMBRE 32 LUNDI 27 NOVEMBRE

On s'est mariés après le lycée.

On était ensemble jusqu'à il y a quatre mois.

Que s'est-il passé ?

Je ne sais pas. On était peut-être trop jeunes.

Elle passait tout son temps avec Rachel.

Il me fallait une femme.

Leah était une bonne mère ?

C'était la meilleure.

Elle a démissionné pour rester à la maison.

Elle restait éveillée toute la nuit avec Rachel aux moindres cris ou pleurs.

Je n'arrive pas Ă ...

Merci, monsieur Coleman.

Durant toutes vos années ensemble, Leah a-t-elle consulté un psychiatre ?

Non.

Lui avez-vous suggéré de le faire ?

- Jamais de la vie. - Quoi ? Elle n'en avait pas besoin ?

Je ne suis pas médecin. Comment le saurais-je ?

Quand l'avez-vous vue la dernière fois avant la mort de votre fille ?

La veille.

On a emmené Rachel au zoo.

Et vous n'avez rien remarqué d'inhabituel chez votre femme ?

Peut-être. Je n'ai pas vraiment... Enfin, elle était...

Si vous pensiez qu'elle était malade,

pourquoi l'avoir laissée seule avec votre fille ?

Elle aimait tant Rachel.

Écoutez,

je la hais pour ce qu'elle a fait.

Elle devait ĂŞtre folle.

Leah était une habituée de notre congrégation.

Elle allait à la messe le dimanche. La mère parfaite en apparence.

Ces derniers mois,

avez-vous remarqué un comportement étrange ?

Avec le recul, oui. Au moment de l'affaire Susan Smith.

Elle a réagi de façon excessive. Elle a fondu en larmes dans mon bureau.

- Comment peut-elle tuer ses bébés ? - Comment l'avez-vous consolée ?

Je lui ai dit...

que tout ce qui arrive est pour le mieux.

Que les bébés de Susan Smith étaient au paradis avec Dieu.

Elle y a trouvé énormément de réconfort.

Depuis quand connaissez-vous, Leah ?

Presque 15 ans.

Diriez-vous qu'en général c'est une bonne personne ?

Sans aucun doute. C'est pour ça que c'est choquant.

"Les bébés de Susan Smith sont au paradis avec Dieu."

On peut donc faire ce qu'on veut ?

Ce n'est pas ce que je voulais dire, je le jure.

J'essayais de justifier un événement épouvantable.

En d'autres termes, vous cherchiez le bien

- dans cette terrible tragédie ? - C'est simpliste, mais oui.

Pour beaucoup, c'est la seule façon

de continuer face Ă  un tel malheur.

La seule façon de réconcilier un dieu bienveillant avec tout le mal du monde.

- Oui. - Et alors ?

D'une certaine façon, tout fait partie du plan de Dieu ?

Nous ne sommes pas fatalistes Ă  ce point. Vous devriez le savoir.

- Dieu a donné le libre arbitre à l'Homme. - C'est vrai.

L'homme est libre de choisir entre le bien et le mal.

Ça justifie le paradis et l'enfer.

- Pas vrai ? - C'est exact.

Dites-moi, tout le monde en enfer est-il psychologiquement dérangé ?

Se déchaîner sur un prêtre.

- Sacrée façon de gagner. - Je voulais faire passer un message.

Que Dieu est impuissant, assis sur la touche

en croisant les doigts pour que l'Homme fasse le bien ?

Leah Coleman a prouvé que ce n'est pas toujours le cas.

Il y a une raison Ă  cela, pas parce qu'elle est mauvaise.

Le mal, ça s'apprend. Regarde un bébé.

Les bébés naissent innocents, pas bons.

C'est un procès pour meurtre, pas un séminaire sur la théodicée.

- Vous vous ĂŞtes fait avoir par un bleu. - Pardon ?

Avez-vous imaginé un instant que M. Fineman avait tout prévu ?

Sa déclaration liminaire ridicule, son changement de plaidoyer...

Avec les magouilles de Fineman, le jury pourrait préférer

l'envoyer Ă  l'hĂ´pital.

Je crois qu'elle savait ce qu'elle faisait quand elle a tué sa fille.

Je crois qu'elle savait que c'était mal,

elle mérite donc de pourrir en prison.

Bien. Maintenant, allez le prouver.

COUR SUPRĂŠME, CHAMBRE 32 MARDI 28 NOVEMBRE

Ă€ quoi pensiez-vous...

pendant que vous étouffiez Rachel ?

Rien.

Je ne m'en souviens pas.

Comme si j'étais en transe.

Vous avez dit que vous vous sentiez mal quelques semaines avant le meurtre.

Que vouliez-vous dire ?

J'étais toute seule.

Il n'y avait que Rachel et moi. Impossible de travailler ou d'étudier.

On avait peu d'argent.

Votre mari vous soutenait, non ?

Keith vendait des pneus.

On n'avait pas assez.

Ça vous déprimait ?

Je voulais le meilleur pour mon bébé.

Ce n'était pas qu'une question d'argent.

De quoi s'agit-il, Leah ?

C'est juste...

cette ville.

Ce monde.

Je regarde autour...

Dites-nous, Leah.

Au magasin, on tente de voler mon portefeuille.

Ma voisine, Mme Gorfitz au 3e étage,

Ils l'ont tuée pour son chèque de sécurité sociale.

Elle avait 76 ans. Ils l'ont violée et tuée.

La police les a arrêtés et ils ne sont même pas en prison.

Un jour, j'ai vu un garçon de 14 ans

égorger un autre garçon pour 30 g de came.

Des terroristes veulent faire sauter le World Trade Center.

Les écoles ont des détecteurs de métaux.

Les familles stockent des armes et forment leur propre milice.

Dans quel monde vit-on ?

Il y a tant de haine, de souffrance et de méfiance.

Ça ne disparaîtra pas.

C'est ce que vous vouliez dire Ă  l'inspecteur Curtis, que...

Rachel mérite le meilleur ?

Pourquoi doit-elle voir ça ?

Elle est au paradis...

avec Dieu.

Merci, Leah.

La Bible nous dit de ne pas tuer, n'est-ce pas madame Coleman ?

Je souffre déjà pour ce que j'ai fait.

Donc, vous savez que ce que vous avez fait est mal ?

Oui.

Vous saviez que c'était mal en vous réveillant ce matin-là ?

Oui.

Vous saviez que c'était mal en mangeant vos céréales ?

- Oui. - C'est du harcèlement.

- Asseyez-vous et taisez-vous. - Rejetée.

Désormais, vous vous adresserez au tribunal, monsieur McCoy.

J'ai une question, madame Coleman.

Dieu est-il satisfait de vos actes ?

Il a ma Rachel.

C'est ce qu'il voulait.

- C'est ce que le père Carner a dit. - C'est ce qu'il voulait ?

Je vois.

M. Fineman avait raison. C'était la volonté de Dieu, après tout.

C'est plutôt égoïste de sa part, non ?

- Non. - Pourquoi ça ?

Ce Dieu que vous décrivez, on dirait qu'il est au paradis,

Il s'ennuie,

alors il fait en sorte que vous tuiez votre enfant.

Non. Dieu n'est pas comme ça. Dieu est bon et bienveillant.

Bienveillant ?

Il vous a fait assassiner votre fille de huit mois...

C'était moi !

Rachel hurlait, mais je l'ai fait quand mĂŞme.

Vous vous souvenez de vos actes.

Et vous saviez que c'était mal.

Vous savez ce que ça signifie.

Ça veut dire que vous êtes coupable.

Objection !

Je retire.

COUR SUPRĂŠME, CHAMBRE 32 JEUDI 30 NOVEMBRE

Madame le premier juré, avez-vous un verdict ?

Oui, votre honneur.

Sur le chef d'accusation de meurtre,

quel est votre verdict ?

Nous déclarons l'accusée, Leah Coleman, coupable.

Ă€ vrai dire, je ne pensais pas que tu y arriverais.

Que puis-je dire ?

Adieu Freud, bonjour le diable.

Admets-le, Jack. Tu as été un peu dur avec le prêtre.

Quand on est élevé par des jésuites, on finit soit obéissant soit impertinent.

- Je n'ai pas commandé ça. - De la part du monsieur au bar.

Reprenez-le.

- Impossible de pardonner ? - Non.

Et puis, c'était du bourbon. Je bois du scotch.

CETTE HISTOIRE EST PUREMENT FICTIVE.

Sous-titres : Jérôme Salic

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.