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- Pourquoi vous a-t-on renvoyée ? - Ce n'était pas vraiment ma faute.
Le restaurant n'avait plus les moyens de payer tout le monde.
Ils n'ont pas eu d'autre choix.
Pensez-vous être endurante ?
Oui, j'adore travailler, depuis toujours.
Petite, j'aidais déjà ma mère dans son salon de coiffure.
Vous venez d'avoir 30 ans.
- Vous prévoyez de fonder une famille ? - Non.
Pas de congé maternité à craindre.
C'est un non catégorique ?
Ce n'est pas vraiment mon truc.
Je ne vous proposerai pas de travailler avec des enfants.
Je vois que vous avez un diplôme en tourisme.
Quels sont vos points forts ?
Je dirais les gens, les clients.
J'aime être au contact des gens, les accueillir...
Les adultes uniquement.
Et je suis très douée en langues.
Votre anglais est très bon.
Ma mère est américaine.
Ah oui, et d'où vient-elle ?
Key West.
- Vous y êtes déjà allée ? - Jamais.
En fait, je n'ai jamais quitté Marseille.
Vous avez le permis bateau.
J'ai gagné une course en catamaran, quand j'avais 12 ans.
Il fallait que je vous le dise.
Mon père était marin, je suis très à l'aise en mer.
Vous devez avoir ça dans le sang.
Nous avons une offre qui pourrait correspondre à votre profil.
Vraiment ?
Mais c'est loin de Marseille.
Où est-ce ?
Ce connard ne m'a jamais rappelée.
Quelque chose de romantique ou d'érotique ?
Tu viens de rencontrer ce type dans un bar, maman.
Maman, je m'en vais.
Pourquoi pas une blague ?
Les hommes aiment rire.
Maman, tu m'écoutes ? Je m'en vais, j'ai trouvé un job.
Tu quittes Marseille ?
Oui.
C'est de la folie.
Qui va s'occuper de la famille ?
Tu pensais que j'allais squatter ton canapé toute ma vie ?
Et c'est où ?
C'est très loin d'ici.
Bonjour.
- Nina ? - Oui.
Bienvenue à Mathara. Laissez-moi prendre vos valises.
- Vous êtes sûr, je peux... - Non, j'insiste, s'il vous plaît.
- Première fois à Mathara ? - Oui.
Voici ma mosquée.
Non ! Vraiment ?
Vous restez longtemps ?
Pour toujours.
Mlle Laffond ?
Je m'appelle Azaan. Bienvenue au Blue Coral.
Enchantée, merci.
Comme on dit à Mathara...
Je vous en prie.
Ici, les clients ne sont que de passage.
Nous devons nous assurer
que leur séjour sera mémorable.
Vous n'imaginez pas comme il est difficile
de regagner les faveurs d'un client mécontent.
Mais avec un sourire pareil, rien ne pourra vous résister.
- Vous êtes sûrement polyvalente. - Je l'espère.
Votre colocataire, Valéria.
Bonjour, bienvenue.
Est-ce qu'on... s'embrasse ?
- Enchantée. - Moi aussi.
Je t'attendais. J'espère que tu te plairas ici.
Je dois y retourner. On se voit plus tard.
Et voici le clou du spectacle.
Une vue panoramique de notre fabuleux Blue Coral.
N'est-ce pas magnifique ?
- Bonjour, comment allez-vous ? - Bonjour.
- Enchantée. - Enchantée !
- Bonjour, bonjour. - Il est quelle heure ?
Il est 8h25.
- Comment tu te sens ? - Exténuée.
C'est normal.
C'est quoi ça ?
Un lundi soir comme les autres.
Tu t'habitueras.
J'imagine qu'Azaan t'a fait faire le tour du propriétaire.
Oui, il est sympa.
Du chocolat.
Je l'ai volé à la réserve.
Tarik !
C'est à lui qu'il faut s'adresser, en cuisine.
C'est un génie culinaire.
- Tu vas bien ? - On s'est déjà vus.
Entre deux missions,
je peux faire mon vrai travail.
Je suis sous-chef.
Il est meilleur que le chef.
Poulet ?
- C'est bon ? - Allez, ma belle.
Les douches sont par là.
Je vous en referai.
- Délicieux. - Allez, on y va.
- Salut. - Salut.
Laisse-moi faire.
On ajoute ça...
Magnifique !
- Tu as pris ton téléphone ? - Quoi ?
Allez !
Bienvenue au Blue Coral.
Un petit rafraîchissement.
S'il vous plaît.
- Je dois y aller, tu as des questions ? - Ça va.
- Bonne chance, tu vas y arriver. - Merci.
- Il y a un kids club ? - Oui.
Nous avons un mini club qui est ouvert de 7h à 19h.
Et voici les activités proposées.
Où se trouve le spa ?
Une seconde.
Pouvez-vous nous montrer notre chambre ?
Oui.
Voici votre piscine privative.
Avec une magnifique vue sur l'océan.
Voici le lit de massage
où vous recevrez vos soins.
Je vous ai entendue dire que c'était votre premier jour.
Oui, monsieur.
- Bonne chance. - Merci, monsieur.
- Profitez de votre séjour. - Nous y comptons bien.
De l'argent dans mes poches ! De l'argent dans mes poches !
Profite bien de ton séjour en prison.
Chambre 202.
Oui, merci.
Il y a tant d'étoiles.
C'est vrai.
Que cela vous inspire tous.
Notre nouvelle recrue est également...
l'employée vedette du mois.
- Non... - Félicitations.
Je me suis blessé.
Bienvenue au Blue Coral.
Qu'est-ce que tu fais ?
Quoi ?
Je veux pas de drogue, ici.
Calme-toi, on en trouve partout.
Tu sais que tu risques la prison à vie ici.
Pour les locaux, Nina, pas pour les touristes.
Nous avions demandé deux personnes.
Elle n'est même pas baby-sitter !
C'est ridicule ! C'est quoi cet hôtel ?
Trouvez-nous une solution !
On fait de notre mieux.
On a voulu faire de la plongée, plus de créneau.
Le spa et le mini club sont complets.
On réserve un court de tennis, pas de baby-sitter.
Je comprends, mais c'est férié à Mathara.
Que se passe-t-il ?
Nous n'avons plus de baby-sitter disponible.
Mais je peux le faire.
Parfait, nous avons la solution.
Il leur en faut deux, en fait.
On a trois enfants !
J'en ai marre de la piscine, de l'océan, je suis venue juste pour vous.
Aujourd'hui, je veux jouer au tennis !
- Je sais, chérie. - On a payé cher !
Nos vacances devaient être parfaites !
Elles le seront, Mme Latner. Je peux vous l'assurer.
Je vous prie de m'excuser. Asseyez-vous, je reviens.
On a besoin d'une baby-sitter pour garder nos enfants !
J'ai besoin de votre aide pour garder les enfants avec Valéria.
Quoi ?
- Aider Valéria avec les enfants. - Non.
- Désolée, je ne peux pas. - Pourquoi ?
- Je n'ai aucune qualification. - Vous n'en avez pas besoin, Nina.
- Allez-y. - Ce n'est pas mon job.
C'est un ordre. S'il vous plaît.
Nous manquons de personnel.
Allez aider Valéria.
Combien de temps ?
Une baby-sitter vous relèvera, dès que possible.
Je vous le promets. Allez-y, maintenant.
Profitez bien de votre partie de tennis.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'adore les enfants !
Si je trouve l'homme idéal, j'en voudrais trois.
Trois, trois, trois !
Allô.
Oui.
Nina, je dois aller à la conciergerie.
Le bébé dort.
- Tout ira bien. - Quoi, comment ça ?
Je t'envoie quelqu'un au plus vite.
Sinon, je reviens. Appelle-moi, si besoin.
- Tu m'emmènes au mini club ? - Oui, va avec elle.
Tu dois rester ici, avec Nina.
Tes parents seront bientôt de retour.
- Finis le collier pour ta maman. - D'accord.
Tu pars pour combien de temps ?
Je reviens vite, je t'appelle.
Je vais souffler si fort que ta maison va s'envoler !
Et le bleu ?
Oh, ça te va très bien.
Il faut aller faire un tour avec la poussette.
C'est ce que fait maman.
Nous allons devoir annuler la réunion.
L'hôtel est complet et j'ai quatre employés...
j'ai quatre employés malades, donc on fera ça plus tard.
Prends ça.
Arrête-toi !
J'ai dit stop !
- Viens, on y va. - Revenez ici !
Il y a un problème...
avec la poussette.
Arrête ! On va jouer au jeu du silence.
Azaan vous envoie ? Vous pouvez m'aider ?
J'ai du travail, désolée.
Non, non !
Leïla, tu vas te blesser.
Arrête.
- Tu vas bien ? - Je suis tombée...
Où est Leïla ?
Elle est partie chercher maman.
La petite a disparu.
Vous n'auriez pas vu une petite fille ?
4 ans.
- Elle est là ? - Non.
- Reste avec eux. - D'accord.
Tu connais une chanson qu'il aime ?
- Non. - Tu dois bien en connaître une.
Si tu as de la joie au cœur Frappe des mains
À l'aide !
À l'aide !
À l'aide !
Au secours !
- Que se passe-t-il ? - Tout est sous contrôle, madame.
Calmez-vous, Nina. Calmez-vous !
Les ambulanciers sont là. Laissez faire les professionnels.
Ça va aller.
Que s'est-il passé ?
S'il vous plaît, laissez faire les professionnels.
La petite est entre de bonnes mains.
Allez avec Valéria.
Ce n'est pas ta faute.
C'était un accident, Nina.
Je dois vous emmener au commissariat.
Ils veulent nous interroger.
- Pourquoi ? - C'est une formalité.
C'est par rapport aux assurances.
Mais il va falloir que vous vous changiez.
Prenez quelques minutes, je vous attends dehors.
C'est une formalité.
D'accord.
Allez, Nina, on va se changer.
Déclinez votre identité.
Votre nom.
Nina Laffond.
- Nationalité ? - Française.
Date et lieu de naissance.
Le 7 juillet 1994, à Marseille.
Quel est l'intitulé de votre poste au Blue Coral Hôtel ?
Je travaille à la...
Poursuivez.
Je travaille à la réception.
Pourquoi avoir accepté de garder les enfants ?
Je n'ai pas accepté, au contraire, j'ai demandé à ne pas le faire.
Je ne suis pas vraiment à l'aise avec les enfants.
J'avais un petit frère et...
Vous avez un petit frère ?
Et votre frère était là ?
Je ne parlais pas de mon frère.
Avez-vous consommé de l'alcool ?
Non ?
Votre haleine m'indique pourtant le contraire.
Vous voulez dire après ?
Oui, j'ai bu quelques verres.
Par ici.
J'ai un peu bu, mais je ne bois pas sur mes heures de travail.
Alors quel rôle avez-vous joué dans ce malheureux accident ?
Mon rôle ?
Je ne suis pas responsable.
J'ai fait de mon mieux pour m'occuper de trois enfants toute seule.
Vous étiez seule ?
Oui.
- Pas au début, mais après... - Comment ça, c'est oui ou non ?
Je ne comprends rien.
Je veux une réponse.
Qui a perdu la fillette ?
Hein ?
C'est moi.
Mademoiselle, vous voulez de l'eau ?
- Vous étiez seule, c'est ça ? - Désolée.
Étiez-vous au Blue Coral Hôtel, ce matin à 10h ?
C'est très... c'était très dur...
Je lui ai dit de ne pas partir seule, mais elle a désobéi.
Et puis j'ai pris...
Vous pouvez m'expliquer ce que je fais ici ?
Que s'est-il passé après que vous ayez accepté de garder les enfants ?
Je peux partir maintenant ?
Oui, vous pouvez. Signez ce papier d'abord.
Je ne comprends pas ce qui est écrit.
Ce n'est que votre déposition.
Signez et vous pourrez partir.
C'est pas le moment de faire une scène, chérie.
- Tu comprends ? - Oui.
Ce n'était pas si terrible, non ?
Écoutez, tout va bien se passer, Nina.
C'était un accident.
Et...
Nous devons apprendre de nos erreurs et tourner la page.
D'accord ?
Bonne nouvelle, la petite va bientôt quitter l'hôpital.
- Vraiment ? - Oui.
Oui, tout va bien.
Bien.
Tu as eu des nouvelles de l'hôpital ?
Tu penses qu'elle va s'en sortir ?
Azaan.
Bonjour Azaan.
Par ici.
Nina, j'aimerais vous présenter M. Baudot, du consulat de France.
Notre meilleur avocat, M. Yamin, de chez Yamin & Co.
Et bien sûr,
monsieur le directeur de la police de Mathara.
Pouvez-vous nous suivre ?
Venez, messieurs.
C'est arrivé hier soir.
Quoi ?
Qu'est-ce qui est arrivé ?
On appelle ça un œdème pulmonaire d'immersion.
Aussi connu sous le nom de noyade sèche.
C'est assez rare, mais ça arrive.
Les médecins ont fait ce qu'ils ont pu, mais...
elle n'a pas survécu.
On avait encore de l'espoir.
Un avocat vous assistera.
Un... un avocat ?
J'ai besoin d'un avocat ?
La famille a déjà porté plainte.
J'ai reçu une copie du rapport de police puisque vous êtes française.
Je vous donne ma carte.
Appelez-moi en cas de besoin.
Je reste disponible également.
S'il vous plaît.
Maman
Elle est morte.
La petite... la petite est morte.
Je sais, Nina, mais c'était un accident.
On m'a laissée toute seule avec les enfants.
Tu m'as laissée et maintenant ils sont tous sur mon dos, putain.
Comme si tout était de ma faute.
Pourquoi est-ce que je suis la seule à avoir vu l'avocat ?
Je n'étais pas là quand c'est arrivé.
C'est pour ça que c'est arrivé.
Ce n'était pas mon boulot.
Ce n'était pas ton boulot ?
Ce n'était pas ton boulot ? Ce n'était pas le mien non plus !
Ce n'est pas notre faute, mais celle de la direction.
Tu l'as dit à la police ?
Non, parce qu'ils n'ont pas demandé.
Ils n'ont pas demandé ?
Quelque chose cloche.
Nina, tu dois me faire confiance.
On est dans le même bateau.
Les hommes feront tout pour sauver leur peau.
Nous devons rester soudées.
D'accord ?
Calme-toi.
Laisse-moi t'aider.
Allez, ma belle,
quand on tombe de cheval, faut remonter en selle.
Habille-toi et retourne travailler.
Mets de l'argent de côté, c'est ce qui compte.
Cinq.
Laissez-moi regarder.
Je n'ai pas...
Oui, oui, on s'en occupe.
- Bonjour. - Bonjour.
Le propriétaire de l'hôtel est là, il voudrait vous voir.
Maintenant ?
C'est par là.
Nina, je vous présente le propriétaire,
Monsieur Muhammed Zahid.
Est-ce qu'on vous a bien accueillie ici ?
Oui.
Racontez-moi ce qui s'est passé.
Eh bien...
Eh bien j'étais... j'étais...
j'étais à la réception et...
la direction nous a confié trois enfants.
Et je leur ai dit que...
je n'étais pas qualifiée,
- mais ils s'en fichaient. - Pas qualifiée ?
Désolé, mademoiselle Laffond,
je ne me souviens pas que vous ayez dit ça.
Vous mentez.
C'est ça votre ligne de défense ?
Vous êtes une femme.
Comment vous pouvez être aussi peu douée avec les enfants ?
Et comment le manager de mon hôtel
a-t-il pu confier cette tâche à une incompétente ?
C'est ce qui est arrivé.
Écoutez-moi, Mlle Laffond.
La plainte ne vous vise pas directement.
Vous n'êtes même pas citée.
Ils se fichent de la femme de ménage.
Je ne suis pas femme de ménage, mais réceptionniste.
La plainte vise directement le Blue Coral Hôtel.
Ils veulent de l'argent
et ruiner notre réputation.
Ils ont perdu un enfant !
Une ligne de défense.
Un bon avocat.
Faites-moi confiance.
Tout se passera bien.
Vous comprenez ?
Je vous demande si vous me suivez, Mlle Laffond.
Oui, monsieur, elle vous suit.
Votre tension est basse. Il faut vous reposer.
Vous devriez voir quelqu'un.
Je connais Azaan depuis toujours.
On a grandi ensemble.
Il vient d'une famille très pauvre.
Il a travaillé dur pour en arriver là.
Aujourd'hui, il...
il nage avec les requins et doit éviter de se faire manger.
Il m'a présenté cet homme...
Muhammed...
Muhammed Zahid ?
Oui.
Reste loin de ces gens.
Tarik !
Crois-moi.
Un Canadien emprisonné à Hong Kong
Pourquoi descend-on ?
Pour plus de tranquillité. Il y a un autre bureau en bas.
Entrez.
Avez-vous parlé à Valéria ?
Elle travaille à la conciergerie...
Elle n'est pas dans le dossier.
Elle n'est pas dans le dossier.
Comment ça ?
Elle n'était pas là quand...
l'accident est survenu.
Techniquement, elle n'était pas là.
C'est n'importe quoi...
Pourquoi je suis là ? Je ne comprends pas.
On veut simplement revoir certains points de l'accident.
- S'il vous plaît. - Je veux rentrer chez moi.
Je ne me sens pas bien ici.
Désolée.
Rien ne vous retient ici légalement.
Vous devriez pouvoir rentrer à temps pour Noël.
Pouvez-vous vous en occuper, Azaan ?
Bien sûr !
Prenez deux semaines de congés.
Ça vous ferait du bien de passer du temps en famille ?
Allô.
D'accord.
Je n'ai eu connaissance de cette déposition que récemment.
Il est écrit ici : "On m'a demandé de veiller sur les enfants,
"j'ai accepté la mission tout en sachant que je me retrouverais seule avec eux,
"c'est là que j'ai perdu la petite."
Je n'ai jamais dit ça et vous le savez !
Vous savez que c'est faux.
C'est bien votre signature ?
Oui, mais ce ne sont pas mes mots.
Je veux voir le reste de la déposition.
C'était enregistré. On peut réclamer l'enregistrement.
- Rashid, s'il vous plaît. - J'en ai une copie ici.
On peut l'écouter.
Répondez.
Qui a perdu l'enfant ?
C'est moi.
Et la suite ?
Je n'ai pas dit que ça.
Vous seriez poursuivie pour négligence.
C'est votre faute, vous disiez que je n'avais pas besoin d'avocat.
On s'en charge.
On utilise vos propres mots contre vous.
Je risque quoi ?
15 ans de prison ?
C'est ce qu'il a dit.
Je suis là, je ne t'abandonne pas.
Eh bien, si c'est vraiment le cas,
tu dois retourner au commissariat et faire une nouvelle déposition.
Tu dois leur dire ce qu'il s'est vraiment passé.
Pas avant d'avoir parlé à Azaan.
En quoi ça le regarde ?
- On a besoin de lui. - C'est un menteur !
- Quel connard ! - Tu es stressée.
C'est dur d'y voir clair.
Tu dois te concentrer sur ton retour à Marseille.
Je ne veux pas m'enfuir, je suis innocente.
Bien sûr.
Suivant.
Votre passeport.
Mesdames et Messieurs, les passagers du vol Air France AF301 pour Paris...
Suivant.
Attendez ici.
Mettez-vous sur le côté.
Suivez-moi, je vous prie.
Sur le côté.
Attends-moi.
Vos papiers. Bon vol.
Donnez-moi votre nom.
Nina Laffond.
Attends, attends-moi.
Vous n'irez nulle part.
Vous m'entendez ?
- Lieu de naissance ? - 199...
Pardon, Marseille.
Depuis quand êtes-vous ici ?
Il vous faut une autorisation pour quitter le territoire.
J'en ai une. Avez-vous appelé le manager de mon hôtel ?
Vous ne partirez pas aujourd'hui.
Bonjour, vous êtes sur la messagerie de Pierre Baudot, consul français...
Bonjour, vous êtes sur la messagerie de Rashid Yamin, laissez un message.
Un et...
deux...
trois !
Joyeux Noël, les amis.
Merci beaucoup. Joyeux Noël à tous.
Combien de fois t'ai-je dit de ne pas me raccrocher au nez ?
- Qu'est-ce qui se passe ici, bon sang ? - Viens.
Alors, dans quel bourbier tu t'es fourrée ?
Maman...
On va où ?
- Je croyais que tu vivais dans l'hôtel. - Avance.
C'était un accident.
Pas de maître-nageur, pas de barrières...
C'est pas une piscine municipale, c'est un hôtel de luxe.
Ah oui, un hôtel de luxe...
qui vous fait vivre comme des putain de rats.
On est en train de s'en occuper.
- Je ne sais pas quoi faire d'autre... - Personne ne s'en occupe, Nina.
Je ne suis pas venue jusqu'ici pour entendre cette merde.
Tu es dans un pays étranger.
La police a pris ton passeport.
- C'est comme être en prison. - Ne dis pas ça, ça m'angoisse.
Je suis désolée.
Je suis désolée, vraiment désolée.
C'est très dur émotionnellement.
Il va falloir que tu te reposes.
Je travaille, je ne peux pas me reposer.
J'ai déjà un avocat, je suis entre de bonnes mains.
Quel avocat ?
Eh bien...
celui de l'hôtel.
Écoute, s'il était si bon que ça, tu serais montée dans cet avion.
Tu t'entends parler ?
Je connais quelqu'un de très bien.
Ah oui, très bien selon qui ?
Un gars de Marseille,
il a déjà eu affaire à la justice d'ici. Bref, il sait de quoi il parle.
Ce serait trop long à raconter.
Mais j'ai entendu des tas d'histoires sur cet endroit.
Leurs prisons sont vraiment horribles et étouffantes.
Ne t'inquiète pas.
Va au rendez-vous et dis bonjour.
Ah, M. Manik ?
- Bonjour. - Ravie de vous rencontrer.
Voici ma fille, Nina.
Installons-nous derrière.
- C'est quoi son nom, déjà ? - Zahid.
Zahid a dit qu'il...
voulait l'aider.
- Vous le connaissez ? - Zahid.
Muhammed Zahid.
Il n'aide personne
qui ne soit pas de sa famille.
Il est à la tête d'une famille très puissante.
Leur réseau est particulièrement étendu.
Ils possèdent plusieurs resorts, dont le Blue Coral,
ainsi que de nombreuses îles.
Donc...
Ce tragique accident est loin d'être une affaire gagnée d'avance.
Notre système judiciaire est très dur, surtout envers les femmes.
Les gens qui viennent ici sont charmés par...
la transparence de nos lagons.
Mais sous leurs pieds, l'eau est noire.
Les locaux le savent.
C'est là qu'on enfouit les secrets.
J'ai dit à ma fille que c'était une mauvaise idée de venir ici.
Voyez où on en est.
Désolée.
Ne vous inquiétez pas.
J'ai toujours foi en la justice.
Malheureusement, je dois vous quitter.
Une longue journée m'attend au tribunal. Mon client risque la peine de mort.
- Vraiment ? - Oui.
Écoutez, Nina,
il ne faut pas perdre espoir.
C'est important.
- Tu es sûre de M. Manik ? - Oui, absolument.
Je l'aime beaucoup. C'est quelqu'un de bien.
D'abord, on va au commissariat, déclarer la perte de ton passeport.
Puis on en demande un nouveau au consulat.
Je ne mentirai pas à la police et je connais le consul.
Écoute-moi.
Tu veux rester ici pour toujours ?
Mon dieu, c'est infect.
Merci.
- Ça a marché ? - Oui.
Donne-le-moi.
Il est trop tard pour le consulat. Allons-y.
J'ai l'impression qu'il manque beaucoup de choses.
Je dois récupérer tout ça.
Je peux vous faire des copies.
Merci. Qui est cette Leena ?
C'est la femme de ménage.
C'est elle qui a trouvé la fillette dans la piscine.
Et où est-elle actuellement ?
La police l'a-t-elle interrogée ?
- Et pourquoi Leena n'était-elle pas... - Nina.
Je sais. Nina n'était pas à la reconstitution des faits ?
Attendez, quelle reconstitution ?
C'était juste après l'accident, tu n'étais pas en état.
Le médecin l'avait déconseillé.
Je n'ai jamais vu de médecin.
Il y a conflit d'intérêts.
Vous représentez le Blue Coral
qui ne semble pas prendre sa part de responsabilité dans cet accident.
Ma cliente, ici présente,
refuse d'être tenue pour responsable.
Je pense qu'on ne se comprend pas bien.
Nina fait partie de notre famille...
Arrêtez avec vos histoires de famille.
Nina a une famille et elle est là, devant vous.
Et ce n'est pas le Blue Coral.
Auriez-vous l'amabilité d'expliquer à Mme Laffond
que nous devons œuvrer ensemble si l'on veut prouver
- que c'était qu'un simple accident. - J'y crois pas...
Azaan a absolument raison.
Les parents, des Canadiens...
Alors pourquoi Valéria n'est-elle pas concernée ?
Ne devaient-elles pas partager cette mission ?
Elle a été forcée de signer une fausse déposition pour couvrir...
- M. Azaan. - Qu'est-ce que...
- Ça n'a aucun sens. - C'est sa petite amie.
Non.
C'est ça...
Je dois trouver Leena, la femme de ménage.
Elle a quitté l'hôtel juste après la reconstitution.
J'étais tellement stressée ce jour-là que j'ai oublié de le dire à la police,
mais je me souviens lui avoir demandé de m'aider avec les enfants.
Azaan l'a fait partir.
Elle est mariée à son cousin.
Aucun membre de sa famille ne doit être mêlé à tout ça.
- Mais pourquoi moi ? - Tu es une étrangère.
Ce n'était pas prévu, mais il a pensé que tu pourrais être sa porte de sortie.
C'est une souris prise dans un piège, qui essaie de s'en sortir.
Je vais t'aider.
- Vraiment ? - Je t'aiderai à la retrouver.
Merci.
- Par ici. - Merci.
Le consul va vous recevoir, suivez-moi.
Consul ?
Désolé pour l'attente.
- Que fait-il ici ? - Je le lui ai demandé.
Il connaît l'affaire mieux que quiconque.
- Je vous en prie, asseyez-vous. - Merci.
Bonjour, puis-je vous aider ?
C'est un rendez-vous privé, monsieur.
Un rendez-vous privé avec ma cliente ?
Voici M. Manik, notre avocat. Merci d'être venu.
- Je vous en prie, asseyez-vous. - Merci.
Je pense qu'on est tous d'accord pour dire que Nina
doit rentrer avec moi, maintenant.
Et nous y travaillons.
Je vous comprends, mais elle ne peut rien faire d'illégal.
Votre cliente, Mlle Laffond,
a fait une fausse déclaration de perte de ses papiers.
Ils m'ont pris mon passeport.
Elle n'a cessé de vous appeler, vous ne répondez pas.
Croyez-moi, nous faisons tout notre possible.
Nous avons une stratégie
sur laquelle nous sommes tous d'accord.
La meilleure chose,
nous en avons débattu longuement...
Nous vous conseillons de plaider coupable.
Pardon ?
Je suis innocente, jamais je ne plaiderai coupable !
On fera en sorte que vous purgiez votre peine en France.
Vous ne pouvez pas choisir qui condamner !
Ce n'est pas ça, la justice.
Où est...
J'ai eu accès à une copie du dossier.
Je ne sais pas s'il est complet.
Peut-on voir ça ensemble ?
Ma fille devrait accepter leur proposition.
Pardon ?
Tu devrais accepter la propale et rentrer en France.
Je n'irai pas en prison !
Je déteste cette putain d'île, elle me rend folle.
- Ça te rend folle ? - Un autre, s'il vous plaît.
Non, non, elle va en rester là.
Je vous conseille de...
Je n'ai pas besoin de vos conseils.
Ferme ta gueule, Nina !
Laisse cet homme t'aider.
Tu ne sais pas de quoi tu parles.
Tu foires toujours tout.
Nina, attendez !
Quelqu'un vous attend, dehors.
Salut...
Bon sang, il faut que je m'asseye.
J'ai la gueule de bois.
Assieds-toi.
S'il te plaît, je ne tiens pas debout.
Je ne sais pas quoi faire.
Je n'ai plus un sou, mais je ne veux pas t'abandonner.
M. Manik peut me trouver une chambre en ville.
J'aimerais pouvoir négocier avec ces connards moi-même.
Cet accident n'est pas de ta faute.
Pas plus que ce qui est arrivé à ton frère.
Tu étais là pour lui.
- Tu dois te pardonner. - Maman.
Si tu veux vraiment m'aider,
tu dois partir.
Il le faut.
Je t'en supplie.
D'accord.
Je t'aime.
Écoute M. Manik. C'est un homme intelligent.
J'arrive.
Bonsoir.
J'adore ce chapeau, il vous va à ravir.
S'il vous plaît.
Merci.
Quand je l'ai vue,
elle était encore en vie,
elle était en train de lutter
pour ne pas couler,
j'ai appelé à l'aide, j'ai crié, encore et encore.
Mais personne n'est venu.
J'ai couru
chercher quelqu'un...
- Un jardinier. - Oui, c'est ça.
Désolée, madame.
Ses poumons étaient remplis d'eau, c'était trop tard.
- On aurait pu la sauver ? - Oui.
Mais comme c'était férié, il n'y avait pas de staff médical.
Vous l'avez dit à la police ?
À la police, non...
Azaan...
ne voulait pas que le patron de l'hôtel...
J'ai bien dit à Azaan que je ne savais pas nager.
Mais il m'a dit de me taire.
"Ne dis rien."
Vous devez témoigner !
Elle dit qu'Azaan fait partie de la famille,
je dis qu'il ne risque qu'un blâme et vous la prison à vie.
S'il vous plaît.
Tata, s'il vous plaît.
Elle dit oui.
Merci beaucoup.
Nina, c'est une bonne nouvelle !
Ce sera très utile pour votre audience à venir.
Vous êtes innocente et je vais le prouver.
Oui... oui, on peut le prouver.
Oui, nous devons gagner.
Comment ça "on doit" ? On va gagner.
J'ai promis à votre mère de veiller sur vous.
Merci.
Pas de maquillage.
Pas de robe trop courte.
On ne montre pas son corps.
Soyez à l'heure.
Le juge qui a été saisi de l'affaire est particulièrement strict.
Soyez polie. Tenez-vous-en aux faits.
Et vous ne parlez que lorsqu'on vous donne la parole.
Nous avons un témoin clé.
Tout va bien se passer.
Mlle Laffond, selon votre dossier, vous n'avez travaillé que...
110 jours au Blue Coral Hôtel.
Oui.
Oui, Monsieur le Juge, 4 mois environ.
Et en si peu de temps, vous êtes déjà aux prises avec la justice.
Monsieur le Juge fait référence aux charges d'homicide par négligence.
Avez-vous un casier judiciaire, Mlle Laffond ?
Non, pas d'antécédents judiciaires.
Pourquoi maintenez-vous, avec tant d'insistance,
le fait que vous avez du mal avec les enfants ?
Je n'ai jamais dit ça. Simplement, je ne suis pas qualifiée.
Comment ferez-vous avec vos propres enfants ?
Je n'en veux pas.
Pourquoi ça ?
Est-ce que c'est un crime ?
Manik, je dois m'assurer que ce n'était pas intentionnel.
Je ne ferais jamais de mal à un enfant, Monsieur le Juge.
Quelle est votre situation familiale, Mlle Laffond ?
Je vis en France, avec ma mère, et je suis célibataire.
Je vois... vous êtes croyante ?
Non.
C'est très bien. Ici, une femme ne quitte sa famille qu'une fois mariée.
Prévoyez-vous de vous marier ?
Non.
Vous n'aimez pas les hommes ?
Heu... c'est juste que...
Pas dans un futur proche.
Être sous la protection d'un homme peut être très utile, Mlle Laffond.
Quelque chose à ajouter, Manik ?
Oui, Monsieur le Juge.
Nous avons un témoin clé qui peut témoigner.
Bien, où est-il ?
Elle ne devrait plus tarder maintenant.
Je n'ai pas toute la journée.
Mlle Laffond, il me paraît clair que vous avez failli à vos responsabilités.
Je suis désolée.
- Vous l'admettez donc ? - Non.
Je pense à elle tous les jours.
Et je sais que mes excuses
sont bien peu de choses
et qu'elles ne la ramèneront pas.
Mais...
Il faut que vous compreniez
que c'était un accident.
Je vous supplie de l'entendre, Monsieur le Juge.
Écoutez, une noyade accidentelle est toujours vite arrivée.
Vous n'êtes pas maître-nageur.
Je ne vois pas bien pourquoi votre responsabilité
devrait être engagée, ici.
Et comme vous le savez, Monsieur le Juge,
toutes blessures graves, survenant dans une piscine,
doivent être signalées au ministère de la Santé publique dans les 24 h.
Ça n'a pas été le cas.
Nous pourrons le prouver, à la prochaine audience, grâce au témoin.
Oui, un témoignage nous aiderait certainement
à faire avancer les choses.
Mlle Laffond, retournez travailler, soyez patiente
et vous retrouverez rapidement votre famille.
Merci.
Merci beaucoup.
Je suis vraiment désolé que vous n'ayez pas trouvé le bonheur ici.
Où sont passés les meubles ?
- Elle est partie, Nina. - C'est quoi ce délire ?
Coucou ma puce, comment ça va ?
Tu ne donnes aucune nouvelle. Je dois appeler M. Manik ?
J'étais occupée.
Il m'a dit qu'il pensait que vous alliez gagner.
Je dois te laisser.
Je vais continuer à t'appeler !
Je vais bien, tout va bien, ce n'est juste pas le moment.
Rappelle-moi !
- Je te rappelle, promis. - Tu as intérêt.
Au revoir.
Je vais être clair :
les enfants étaient clairement sous la responsabilité de Mlle Laffond.
Non.
Comment ça, non ?
Si nous revenons sur cette tragique... matinée,
un élément, sans doute le plus important, a été occulté.
Et lequel ?
La mère avait explicitement demandé
deux baby-sitters pour veiller sur ses enfants.
Pourquoi ?
Pourquoi, à votre avis ?
Eh bien, parce qu'elle savait que cette mission
consistant à s'occuper
à la fois d'un bébé
et de deux fillettes hyperactives
était quasiment impossible
pour une personne seule.
C'est pourquoi
M. Azaan Naseer
a imposé, à ma cliente,
- la mission... - Imposé ?
d'assister Valéria.
Et elle a été rappelée,
par vous,
pour reprendre son poste vacant, à la conciergerie.
C'est ainsi que Nina Laffond s'est retrouvée seule
avec ces trois enfants !
C'est la direction
qui devrait être tenue pour seule responsable.
J'adorerais vous avoir pour dîner.
Êtes-vous disponible samedi ?
Tiens.
Regarde ce que j'ai reçu.
"Seriez-vous disponible pour un dîner ?" Abdul Himawan, le juge ?
Je devrais y aller ?
Bien sûr. Il ne faut pas le contrarier.
Comment ça, le contrarier ?
Votre futur est entre ses mains.
Nina,
ayez confiance,
il est marié et père de famille. C'est un homme sérieux.
Suivez-moi, je vous prie.
Voici ma femme, Amil et ma fille, Serena.
Ravie de vous rencontrer.
Comment ça se passe à l'hôtel ?
J'essaie de me concentrer sur mon travail.
C'est bien, le travail est une distraction saine.
Oui.
Je suis désolée...
mais savez-vous quand je pourrais récupérer mon passeport ?
Ça peut prendre plusieurs mois quand un passeport est confisqué.
Par chance, avec moi, vous êtes entre de bonnes mains.
Tout va se passer rapidement et en douceur.
Vous voulez des fruits ?
Un petit dessert pour la fin.
Merci.
Je vous en prie.
- Vous êtes sûr ? - Absolument.
Je peux prendre un taxi si...
C'est absolument hors de question.
Je ne laisserais jamais une femme rentrer seule.
Et puis, vous savez,
conduire de nuit,
c'est un véritable plaisir pour moi, j'adore ça.
Installez-vous.
On peut voir...
plein d'étoiles.
Toutes les étoiles.
Ramenez-moi, s'il vous plaît.
Ne vous inquiétez pas, je vais vous ramener saine et sauve.
Monsieur...
- S'il vous plaît. - Vous voyez les étoiles ?
Monsieur... non !
- Tu veux jouer à ça ? - Non !
Je plaisante... Je ne veux pas...
Nina, où allez-vous ?
Sale pute !
UN HOMME RETROUVÉ MORT
L'homme a percuté un arbre après avoir perdu le contrôle de sa voiture.
Excusez-moi, où se trouve...
- Tout va bien ? - Désolée.
À l'attention des passagers à destination de Paris Charles de Gaulle,
l'embarquement du vol SW3902 s'effectuera porte 3.
Suivant !
Dernier appel pour les passagers se rendant à Paris.
Embarquement immédiat porte 3.
Merci.
Debout !
Habillez-vous.
Ce n'est pas à moi. Je... j'ai juste...
Quelqu'un...
Quelqu'un est entré dans ma chambre !
Vous me faites mal.
Je vous en prie !
Votre téléphone.
Et votre collier aussi.
Et les autres.
S'il vous plaît.
Attendez, s'il vous plaît.
Allez-y.
Eau.
Monsieur.
Je dois passer un appel.
Monsieur, j'ai le droit à un appel.
Allô ?
C'est Nina.
Je peux vous offrir à boire ?
Vous avez de l'eau ?
Ma femme et ma fille se sont absentées.
C'est très calme.
Vous devriez prendre une douche, vous rafraîchir.
Prenez le peignoir en soie.
Oui...
La soie vous va très bien.
Juste...
Tu vas me donner ce que tu m'as promis, t'as compris !
Putain de salope !
- Allô ? - Tarik ?
- Nina ? - Faut que tu m'aides.
Je dois quitter l'île, ce soir.
J'ai...
de l'eau et de la nourriture pour trois jours.
Deux jerricans d'essence.
Où est-ce que j'ai mis le sac de couchage...
N'oublie pas, au moins 5 h de sommeil.
Le vent peut se lever. Le plus important,
c'est de garder toujours le cap au sud, OK ?
Le sud, d'accord.
Merci.
Vas-y.
Attends !
Vas-y.
Qu'est-ce que vous faites ?
Qu'est-ce que cela signifie ? Qui a autorisé cela ?
Connaissez-vous cette femme ?
Sous-titrage : Tri Track
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