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T 'es contente de retrouver Paris ? Oh, tu sais, sans Jimmy, ça n 'a pas
tellement de charme.
Mais je suis contente de te voir, toi, maman.
Oh, ben dis donc, t 'as changé.
Tu nous aimais moins, l 'autre fois.
C 'est toi qui m 'écrasais de ta supériorité.
Je t 'ai toujours admirée pour ton équilibre.
Enfin, tu sais, la famille, c 'est pas... Je la détestais plutôt qu 'autre
chose. Ah bon ? Tu m 'as dit donc.
Et quand est -ce que ça a commencé ?
Quand j 'étais toute petite, maman était toujours absente, alors c 'est grand
-mère qui s 'occupait de moi.
Puis grand -mère, elle ne m 'aimait pas. Je ne sais pas pourquoi, mais elle
avait une préférence pour les garçons.
Alors, pas de père, l 'affection de maman volée par ce beau -père, je ne
plus rien au lycée.
Comme je ne fichais rien au lycée, maman m 'avait mis au pensionnat.
Puis j 'ai rencontré Véro.
Tu sais, à cet âge -là, on a besoin de tendresse, de confidence, des petites
histoires, des choses innocentes.
Une amie qui comprenne.
Vous n 'avez pas honte ? Homosexuelle à votre âge ? On ne fait rien de mal.
Et puis, là...
L 'interprétation mauvaise des adultes est arrivée. Ils ont tout sali, ils ont
tout détruit.
Tout le monde nous prend pour des lesbiennes.
J 'en ai pas tellement envie, mais... Et toi ?
Vous comprenez que nous ne pouvons pas conserver un tel élément de perturbation
dans un établissement sérieux.
Quant au travail, n 'en parlons pas, c 'est catastrophique.
Mais le plus grave reste le plan moral.
Nous sommes obligés d 'être très stricts sur les mœurs. Sinon, c 'est la porte
ouverte.
Elle sera mieux protégée avec vous.
Je redoute ce que va dire mon mari.
Je vais devoir revenir avec elle à la maison.
Oh, il n 'était pas méchant, Bopin.
Mais je me sentais coupable chez lui. Et puis je me sentais coupable de ne pas
travailler. Et enfin, je n 'étais pas bien.
Je me sentais vraiment de trop et il ne se cachait pas pour me le montrer.
Je suis liée dans la maison.
Écoute -moi, Catherine.
C 'est déjà assez généreux de ma part de supporter ici.
Mes parents puissent m 'empêcher de vivre comme je le retends à cause d
Elles ont leur chambre, non ? Viens.
Viens -moi ici.
Je suis chez moi.
Rien d 'intéressant.
Oh, le vieux con.
Ah, il lui fait l 'amour.
Bah quoi ? C 'est pas la première fois que je l 'ai vu. Et après tout, ils sont
mariés. C 'est normal.
Pas comme ça.
Et pas avec lui.
Tu te sens à l 'aise, toi, ici ? Enfin, tu te sens chez toi ? On est mieux qu
'au pensionnat.
On se nature.
Tu te sens bien partout, toi.
Moi, je suis vachement mal dans ma peau.
Tu sais, mon prof de gym... Ouais ? C 'est bien, je t 'en ai déjà parlé.
Il est vachement sympa.
Après un cours...
J 'ai traîné un peu.
Je faisais semblant d 'attendre quelqu 'un.
Il m 'a offert un coca. Je voudrais bien te le présenter.
Ça te servira à quoi ? Comme ça ? Tu sais comment te le montrer ? Allez, dis
oui.
Tiens, là.
Tiens.
Ça va ?
Je te fais la même chose.
Je vais faire semblant d 'acheter un mouchon pour toi.
Je te
rends un jeton, s 'il vous plaît.
Merci.
Oh,
ben Julie, qu 'est -ce que tu fais là ? Tu n 'es pas encore rentrée ? Je suis
venue prendre un pot avec ma soeur, Nadine.
De coucher avec le premier venu à mon âge, c 'était plutôt un défi, tu sais.
De toute façon, je savais qu 'il voulait coucher avec moi.
Et comme il fallait que ça arrive, je n 'attachais aucune valeur romantique au
dépucelage.
pour rentrer dans ta cambrousse.
Ben non.
Oh, puis j 'ai pas du tout d 'argent pour t 'offrir le taxi.
Bon, ben, si tu vas dormir à la maison, ça te dérange pas, non ? Ouais.
De toute façon, t 'as pas à avoir peur, hein ? J 'ai pas peur.
Ben, allez, rentre.
Ben, n 'aie pas peur.
J 'ai pas peur.
Tu n 'as pas de coucher ?
Ben...
Il faut le chercher chez vous, je suis pas prêt.
Ouais,
c 'est que ça.
Et t 'auras qu 'à tirer la porte.
Ah, c 'est pas vrai, mais je t 'aurais pas reconnu. Mais t 'as coupé tes
cheveux. Non, mais c 'est une perruque.
On m 'en reconnaît, écoute, quand même.
Non ? Ah, c 'est dingue.
Bien.
Au fait, ça va ? C 'est là que j 'ai rencontré Véro.
Elle avait changé.
Peut -être la même.
Mais t 'as pas trouvé un titre depuis le pensionnat ? Je suis bien, quand même.
Bon, c 'était mieux ensemble.
Tu sais, ce truc -là, c 'est pas extra avec un titre. Pour moi, ça marche de
première.
C 'est Robert.
Tu ne peux pas savoir. Robert, c 'était un type formidable.
C 'était terrible et tout. Je suis très douée.
Ça n 'a pas été dur ? Ça n 'était pas. Je n 'ai même pas du tout dit non.
Moi ? Ouais, dis donc. Je te le dis. C 'était très chouette. Je ne peux pas
savoir pourquoi tu es ça. Tant mieux.
C 'était terrible. C 'était dans les peaux. C 'était chouette.
C 'est pour toi ? Oui.
Alors, ce n 'est pas cher.
Qu 'est -ce que tu veux en faire ? Pour mettre sur mon lit.
Alors, essaye -la.
Tu vas voir, c 'est très chaud.
T 'es plus saine, toi ? Oh ! Ce genre de truc, moi, ça me dévecte.
Je ne suis pas amateur.
Allez, ne dégonfle pas.
Elle était heureuse, épanouie.
Elle m 'a dit que la première fois, ça avait très bien marché.
Il faut bien qu 'il y en ait.
Tu m 'oublies déjà, hein, ça, là ?
Tu n 'as pas fait mal ? Oh non, c 'est plutôt le contraire.
La satisfaction sexuelle pour la première fois, Tu sais, c 'est pas très
à rencontrer.
Puis je séchais les cours, j 'avais des problèmes avec maman, je me foutais un
peu de tout, ce qui fait que je pensais pas tellement à ça.
Je perdais tout mon temps dans les bistrots, dans des endroits sordides.
Puis là, j 'ai rencontré Jean -Luc.
C 'est la salle de bain, ça.
C 'est pas mal, hein ? Ça, c 'est la chambre des enfants.
Elle est petite, mais elle est bien.
Là, je vais te faire voir la chambre des parents.
Celle -là, c 'est la mécréo, ça.
Voilà.
C 'est pas mal, hein ? Le lit est pas mal.
Tu peux enlever ton manteau, si tu veux.
Vas -y, fais comme chez toi.
Tu veux bouffer ? Oui, je veux bien.
Tu aimes la confiture ? Oui, oui.
Ça va, parce que moi, je n 'aime pas.
Tu n 'en as pas du tout.
On a tout petit pot.
Il y a un morceau de pain ? Oui, je veux bien.
Du beurre ? Oui.
Voilà.
Tu veux peut -être ça ? Non, non, tu te débrouilles.
Oh, merci.
Tu peux en aller pour 4 épisodes ? Non, tu connais pas ? Je t 'ai raconté.
Alors, premier épisode, c 'est un bonhomme et une bonne femme dans une
Ils sont arrêtés au feu rouge.
Puis la bonne femme, elle lui dit, tu peux passer, c 'est ouvert.
Ta gueule, c 'est moi qui conduis.
Deuxième épisode.
C 'est le même couple, ils sont dans une cuisine. Et puis la bonne femme est en
train de faire cuire un biftec.
Et puis le biftec, il est en train de brûler. Alors le bonhomme, il lui dit,
fais gaffe, ça brûle.
Ta gueule, c 'est moi qui cuisine.
Quatrième épisode.
Mais c 'est long, ton histoire.
Troisième épisode.
Ta gueule, c 'est moi qui raconte.
Elle est conne, ton histoire.
Bah ouais, comme moi. Ouais, tu rigoles. Tiens, je vais te faire une
démonstration. Tu vas voir, c 'est pas mal.
Une démonstration ? Ouais, ouais.
Ah bon ? Ouais, alors tu vois ce canapé, hein ? Je vais te le transformer en
lit. Je vais t 'épater, tu vas voir.
Voilà.
Alors, c 'est pas compliqué.
Tu tires ça.
Tu déplaces.
Là -dessus.
C 'est pour les pieds.
Tu pousses le tout et puis tu le trimbales.
C 'est bien ça, c 'est une vraie péniche, ça se balade comme on veut.
tires le tout comme ça, tu vois, c 'est pas difficile.
Voilà.
Et puis tu remets tout là, comme ça, voilà.
Alors tu peux y aller, hein. C 'est très confortable. Voilà.
Tu viens ?
C 'est dégueulasse.
C 'est malin, qu 'est -ce que je vais en faire de ça maintenant ?
Tu
veux ? Ouais.
On se revoit ? Oui, si tu veux.
Demain ? D 'accord.
Avec lui, c 'était autre chose.
Il n 'avait aucune expérience, moi non plus d 'ailleurs, alors c 'était plus
pur, il y avait... c 'était beau.
C 'est toi Nadine ? As -tu dîné ma chérie ? Non, j 'ai faim.
Alors, mademoiselle rentre au moment où tout le monde est prêt à se patrouiller
et tout ce que vous lui trouvez à dire, c 'est mange, mange chaud.
Elle a encore séché les cours.
Mais non.
C 'est vrai ? Ce n 'est pas grave.
Tu trouves ?
Eh
bien, je vois que je ne suis plus chez moi dans ma propre maison.
En ce cas, si on ne peut pas avoir l 'intimité à cause de cette demoiselle,
je vais me coucher.
Ne tarde pas à monter.
Vous n 'êtes pas marrante, hein ? Pourquoi on serait marrante ? On le fait
chier. On le fera chier jusqu 'au bout.
Ne sois pas grossière.
Justement, je voulais t 'annoncer quelque chose de formidable et qui nous
grâce à lui.
Nous partons au Canada.
Tu te rends compte ? Nous partons la semaine prochaine, toutes les trois,
arranger la maison. Mais vous êtes dingue ou quoi ? Mais j 'en ai rien à
moi.
Pour une fois que ça marchait.
J 'en ai vraiment voulu à maman qu 'on parte en Amérique.
J 'étais mauvaise.
Elle avait le droit de baiser et nous pas.
Je sais pas, il fallait qu 'elle sache qu 'elle ne nous prenne plus pour des
gosses. Après tout, j 'avais fait l 'amour, moi aussi.
Elle ne cherchait même pas à comprendre, à découvrir ce qui ne l 'allait pas
chez moi.
Elle s 'en foutait.
On s 'en va chez nous. Un bon bain dans la piscine, ça va faire du bien à tout
le monde.
Tu n 'as pas de maillot.
Tu n 'as pas de maillot.
Ce n 'est pas grave, je vais t 'arranger ça. J 'en ai en masse chez nous. Oui,
ça en fait du bon sens parce que Georges, c 'est un bon gars. C 'est
copain.
Il aime bien ça, par exemple.
Viens -tu, Catherine?
Non, non, non. Amenez Nadine, si vous voulez. Moi, je rentre ça. Je vais me
coucher avec ma petite Julie.
Ben oui.
Elle est lâcheuse.
Il y en a beaucoup de monde qui ne le font pas. Il y en a beaucoup de monde.
Je m 'occupe du bas.
Tu sais qu 'on a gagné? Oui, on a gagné.
Je comprends qu 'on a gagné.
Non, non, je n 'ai jamais vu.
Tout ça, ça paye moins si tu les tiens.
Tu peux voir si c 'est fun.
C 'est tout vu.
Tu peux voir.
T 'inquiète, ça m 'intéresse.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Mathieu, t 'es folle il est 10 heures, tu vas pas sortir toute seule ?
Qu 'est -ce que je vais dire à maman, moi ? Elle s 'est inquiétée de moi hier.
Et aujourd 'hui ? Elle s 'en fout.
Je sois là où ailleurs, on n 'en a rien à branler.
Faut que je sorte, je peux plus supporter ma chambre.
Et moi ? Toi, c 'est pas pareil.
T 'es normale, t 'es comme les autres. Allez, je vais.
Les types du hockey m 'ont fait boire. Mais alors boire du whisky.
L 'un me déshabillait, l 'autre couchait avec moi.
J 'étais complètement sourde.
Le lendemain, je me suis aperçue que j 'avais couché avec tous.
Il faut dire que je m 'en foutais aussi.
S 'il vous plaît, je peux avoir un café ?
T 'es étudiante ? T 'en fais rien d 'autre à faire, oui.
Moi, je m 'appelle Lucien.
Je suis professeur à l 'université.
En sociologie.
T 'es souvent ici ? Non, c 'est la première fois.
T 'appelles comment ? Nadine.
Je sais pas.
Je cherchais peut -être l 'amour, après tout.
Je crois plutôt que c 'était le plaisir.
Je voulais plus rentrer à la maison.
J 'en avais marre d 'affronter la mère et son affection idiote.
Je suivais n 'importe quel type.
J 'ai même un jour rencontré un bourgeois taré qui se donnait des airs
hippie. Et con, mais alors complètement con.
Mais je m 'amusais assez des temps.
Vous pouvez réveiller madame Boisvert.
Plus de musique ? Voilà.
Donne.
Mais pas peur, je te ferai pas mal.
J 'ai pas peur, ça me fait chier, j 'ai envie de dormir.
Oh, est -ce que vous pouvez être chiants les mecs ? Vous ne pensez qu 'à ça ?
C 'est la première fois.
Oh là là, tu parles.
Alors, t 'es jamais arrivée à l 'orgasme ? Qu 'est -ce que c 'est ? L 'extase,
si tu veux. Des clous.
Je comprends.
T 'es la victime d 'une société répressive.
Il y a un conflit.
Il y a un conflit entre la puissance de ta pulsion sexuelle et la
condamnation tacite de la part de la société de ton droit au plaisir.
Tu subis un blocage au niveau du subconscient.
D 'où ton inhibition?
Tu parles bien.
Maintenant que tu as compris, on va essayer de surmonter.
Donne -moi ton manteau.
Lève -toi.
J 'ai peur que ça.
Éteins la lumière.
Encore un refus de l 'agression mâle. Le retrait dans une position sécurisante.
Chaque fois que je sentais un petit plaisir, je me bloquais exprès.
Je ne sais pas pourquoi.
Les types, ça me dégoûtait.
Et moi, je me dégoûtais aussi.
En plus, je les regardais toujours au mauvais moment. Ce qui fait que ça n
'arrangeait pas les choses.
Enfin, ça n 'avait pas d 'importance.
Ce que je voulais, c 'était m 'affirmer contre mes parents.
Ah, ça va bien ? Ça va ? C 'est bon ?
Fabien ? Ouais.
Ça y est ? Tu y es arrivée, tu vois ?
On ne voit pas, non.
Tu ne me montres pas un bateau ? L 'âge.
Comment ? Je ne parlerai pas de toi.
Quoi que ce soit de ton âge. Quel âge que tu as ? Ça vous regarde.
Tu ne vas pas travailler, hein ?
T 'aimes pas ça ? Oh, ça ne me dérange pas.
Ça veut dire quoi, au juste ? Faites l 'amour avec moi, si ça vous plaît, mais
de toute façon, vous n 'obtiendrez aucun plaisir.
Je te ramène.
Je sais que tu restes.
Non, non.
J 'ai pas envie de rentrer chez moi.
Baise -moi.
Merci.
Écoute -moi, Catherine.
C 'est déjà très généreux de ne pas vous laisser porter ici.
Je ne vais pas, en plus, changer mes habitudes. Vous allez voir, ici, je suis
chez vous.
C 'est plate à mort, une fille qui ne jouit pas. Tu m 'en fous.
On me reparlera de l 'amour à la française.
Je suis au
poste
de police.
Mon Dieu, un accident ?
Non, maman, pour prostitution.
Mais tu es folle ! C 'est dingue, hein ? Où tu viens de me chercher
?
Ils
n 'avaient pas le droit, ils n 'avaient aucune preuve.
Hé, pas de preuve.
Frise la main dans le sac.
Au propre et au figuré.
Le rôle est de le faire parler, hein?
C 'est bien, Madame.
Ramenez -la.
Ça commence plus.
Ça m 'a fait vraiment une seule impression d 'être amenée au
poste. J 'ai subi un choc ce jour -là.
Ces flics grossiers, je me sentais diminuée.
J 'avais peur en plus.
Puis maman est arrivée.
J 'avais besoin d 'elle ce jour -là. Je crois que j 'aurais changé si elle avait
agi autrement.
Qu 'est -ce qu 'elle a fait ? Elle a souri.
Elle n 'a rien compris encore une fois de plus.
Mais je me serais peut -être assagie par peur des flics, mais je ne pouvais plus
rester à la maison.
Bon, c 'est à vous.
Pensez à moi.
J 'ai aussi un mari.
Il a tort.
Pourquoi ? Il a tort d 'envoyer un si joli ambassadeur à ses cousins
De toute façon, les absents n 'ont -ils pas toujours
peur ?
Puis j 'ai surpris maman avec un autre type.
Déjà avec le beau -père c 'était vraiment pas beau, mais alors avec n
qui. D 'une fille, d 'une telle mère d 'ailleurs.
Alors j 'ai plus eu de respect, je m 'en foutais.
J 'ai même eu besoin de la blesser, de lui faire mal, de me venger d 'elle.
Une seule satisfaction, le beau -père est cocu.
Bien vu pour sa gueule.
Viens Nadine, je te présente à nos amis.
Papy Nadine, ma grande -fille.
Elle rentre du collège. Tu parles. Elle est couche depuis deux jours.
Elle adore taquiner sa soeur.
Tu sais qui nous arrive demain ? Notre cher beau -père.
Quoi, ce vieux con ? Nadine, sois gentille. Je ne vois pas pourquoi je
gentille avec toi. Tu ne le mérites pas.
Tu ne mérites qu 'une chose, c 'est d 'avoir une gosse qu 'on va chercher au
commissariat à 6h du matin.
Veuillez m 'excuser, Nadine. Elle est un peu survenu en ce moment.
Je ne suis pas surmenée. Je ne fous rien. Je sais, je les cours depuis des
Ce que tu n 'as pas compris, c 'est que si je couche avec tous ces types, c 'est
pour ne plus te voir, toi et ta maison.
Tu t 'es bien démerdée pour rendre la vie avec ton mari insupportable.
Tu sais bien que Julie et moi, on ne le supporte pas. Alors tant pis pour toi.
Moi, je préfère foutre le camp.
Je fuyais.
Où ? Ça n 'avait pas d 'importance.
Ce que je voulais, c 'est être seule.
Ça réussit.
New York, c 'était grand, immense.
Je me sentais complètement paumée.
Sous -titrage ST' 501
C 'était Jimmy.
Oui.
Oui.
Oh non, Giscard.
Qui est -ce ? Eh bien, vous riez.
Giscard d 'Estaing est le président de la France.
Oh, grand homme, oui.
Je suis grand.
Oh non.
Vous voulez que je vous dise la histoire de Manhattan ? Je ne comprends pas.
Oh, vous êtes une petite petite fille. Oui.
Je suis Jimmy.
Et vous ? Nadine.
Avez -vous un papier ?
Papier, Nadine ? Oui.
Tu te souviens de la statue ? Oui.
Liberté, fraternité, égoïté.
Nadine, tu veux que je te dise la histoire de ta vie ?
What? Quoi? Story of your life.
Ok. I can see very funny things.
Trade, trade draw.
Ah bon? C 'est ça.
Hearth? Hearth? You're French?
Je ne s 'entends pas.
Born in Paris?
Oui.
In a few months, you'll meet a nice guy.
American.
C 'était
merveilleux.
Pour la première fois, quelqu 'un ne me parlait pas de coucherie, de sexe, de
jouir.
J 'avais l 'impression d 'être avec lui depuis longtemps et qu 'on le serait
encore éternellement.
J 'étais heureuse.
Plus rien autour de nous n 'existait.
Le rêve s 'est terminé quand on est arrivés au port.
Des amis et lui sont venus le chercher.
Puis il a disparu, je ne sais pas comment, parmi la foule.
J 'ai essayé d 'hurler, de crier, c 'était trop tard.
Alors j 'ai traîné.
Je suis allée à son rendez -vous le soir, mais il n 'y était pas.
Je me suis sentie perdue au milieu de cette foule.
J 'avais l 'impression d 'avoir tout perdu.
L 'impression du vide autour de moi.
Alors, je téléphone à maman pour rentrer au Bercail.
Allô ?
Allô, maman ? Oui, c 'est Nadine.
Oui, je suis à New York.
Je n 'ai plus d 'argent.
Je cherchais dans tous les bistrots de Saint -Germain.
Je pensais que tout ce qu 'il avait lu dans les lignes de ma main, c 'était une
sorte de rendez -vous. Il y viendrait.
J 'étais bien naïve, d 'ailleurs.
Mais ça m 'aidait, ça me donnait courage.
J 'avais l 'impression qu 'il allait revenir, que je n 'avais pas tout perdu
qu 'on recommencerait ensemble.
Touche en spectacle familial.
J 'ai retrouvé le chemin de ma maison.
Tu as des chèques ? Oui.
Tu veux un peu de café ? Toujours le matériel. Pour ça, on peut compter sur
Tiens. C 'est la tienne ? Oui, vous n 'avez rien. Je vais en prendre une.
Merci.
Salut, toi.
Je ne comptais plus sur ta présence.
On se croyait débarrassés de toi. A tel point que j 'ai répondu que tu ne
reviendrais plus au type qui t 'a demandé hier. Quel type ? Un de tes
clients, sans doute. Mais américain, cette fois.
Une autre séquelle de ce fameux séjour au Canada.
Un américain ? Grand ? Je n 'ai pas compris comment il avait retrouvé ma
au fond de sa poche. Une histoire de dessin, paraît -il.
Sur un bateau, de la Statue de la Liberté.
Je n 'ai pas cherché à comprendre avec les femmes.
J 'avais complètement oublié que sur le bateau, je lui avais donné la carte de
visite du beau -père pour faire son dessin.
Il ne t 'a pas laissé son adresse ? Je ne lui ai pas demandé.
Je ne tenais pas d 'ailleurs à faire l 'interprète. Étant donné le peu de cours
d 'anglais auquel tu as assisté dans ta vie, je me pense que tu aurais eu du mal
à le comprendre.
Il est vrai que maintenant tu es devenue experte dans l 'art de te faire
comprendre avec tes petites cochonneries.
Alors je n 'ai plus supporté cette maison, j 'ai voulu partir.
Je ne pouvais plus voir ni le beau -père, ni maman, ni personne.
Je veux mourir.
J 'en ai marre d 'avoir mal.
Pourquoi on ne m 'achève pas ? C 'est bientôt fini, ma chérie.
On t 'a donné également.
Mais comme tu m 'aimes... Je t 'intéresse enfin, moi.
Ma santé t 'inquiète.
Reste, tu t 'en fous.
C 'est plus grave d 'avoir ma fille uniquement.
Elle va encore plus mal que tout le reste.
Au moins, je vais m 'occuper de tout maintenant, Nadine.
Uniquement de toi et Julie.
J 'ai quitté ton beau -père.
Je rends seulement tous les droits.
Toujours.
Ça va mieux tout d 'un coup.
T 'es le calmant qui agit.
Tu m 'en as dit des choses dans ton délire. Je déconne.
Pas tellement.
J 'ai beaucoup appris sur moi, sur ma fille.
Au fond, c 'est pour te venger de moi.
Parce que tu croyais mon indifférence.
Que tu couchais à droite et à gauche.
Tu voulais affirmer ton droit au plaisir.
Je n 'avais même pas.
Tu vas bien ? Oui.
Tu sais qu 'on est débarrassé du vieux ?
Donc, je
voudrais dire quelque chose.
Il y a quelqu 'un qui voudrait te voir.
Je ne veux voir personne.
C 'est un Jules.
Quelle horreur. Je sais que j 'en ai ma claque. Ras -le -bol.
C 'est lui, il a fait.
Il va se faire foutre.
Il insiste en anglais.
En américain. Quoi ? Tu ne pouvais pas le dire plus tôt ? Je ne sais pas, l
'émotion.
On va le chercher.
Où est -il ? Non, attends, je ne suis pas prête.
Il va me trouver tort.
Mais non, je vais t 'aider.
Allez, va, Julie.
Tu ne me demandes pas comment je l 'ai retrouvé ? Julie ! Eh bien, puisque vous
y tenez, je vais tout vous dire. Mais ouais.
Merde ! Heureusement qu 'il ne comprend pas.
Ouais, alors, notez -vous.
You look magnificent.
Bonjour. Bonjour, madame.
Hi.
Très jolie.
Arrête. You are too old.
Oh, I'm sorry.
J 'oubliais.
That's Ukraine.
You mean sweet.
Yeah, she is.
Jolie. Oui.
Je crois...
Can't find what you're looking for?
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