All language subtitles for The alphabet murders 1965-fre

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Original subtitles

M.G.M. pr�sente...

C'est moi. M.G.M. me pr�sente dans le r�le

d'Hercule Poirot, le d�tective belge.

Au revoir...

Non, non.

N'essayez pas de surprendre Poirot, mon ami.

Ce pourrait �tre dangereux.

Parce que normalement, partout o� va Poirot,

il y a intrigue, excitation, meurtre...

Mais pas ici. Pas aujourd'hui. Pas � Londres.

Non, je suis venu voir mon tailleur.

Mais si vous aviez �t� avec moi � Istanbul la semaine derni�re...

Enfin, tant pis.

Je regrette. A nouveau,

au revoir.

N'importunez pas Poirot.

Il n'arrivera rien, � Londres. Bye-bye.

Grand Gala de Natation Albert Aache, le c�l�bre aquaclown

Entr�e Interdite R�p�tition

A.B.C. CONTRE HERCULE POIROT

Puis-je savoir ce que ceci signifie ?

Je ne comprends pas

de quoi vous parlez, M. Poirot.

�a !

�a ?

�a tire.

- �a serre ? - �a serre, oui.

Aha... quoi ?

- Une cigarette ? - Oui... Non.

Pas de cigarettes. Hors de ma vue !

Je m'en doutais.

On a cess� de fumer depuis le dernier essayage...

En effet, et "on" souhaite changer de sujet.

Non seulement, �a �nerve mais comme on dit,

on "profite"...

et on prend de la brioche.

- De la brioche ? - Exactement.

J'ai de la brioche, moi ? Mais je n'ai pas grossi !

Ayez l'amabilit� d'observer votre veste.

Regardez ce pli. Elle vous serre aussi.

Une seule alternative :

La cigarette ou le r�gime alimentaire.

Aucun des deux !

Merci, Cracknell.

Le voici, monsieur. Fouineur, comme vous dites.

Tr�s discret, pour une tentative de meurtre. Professionnel.

Qu'avez-vous � dire ?

On t'�coute.

Il n'a pas l'air d�cid�.

Votre main, Cracknell...

Expliquez-vous.

Vous parlez fran�ais ?

Italien ?

Allemand ?

Espagnol ?

Grec ?

Birman ?

Ni fran�ais, ni italien, ni allemand,

ni grec, ni espagnol, ni birman.

Je suis tout simplement anglais.

Alors, vous vous couvrez de honte.

Comment cela ?

Un Anglais assassin, �a ne se fait pas.

Je ne dois pas vous assassiner mais vous prot�ger.

Je n'ai jamais rien entendu d'aussi extraordinaire.

Vous vous en croyez capable ?

Voulez-vous voir mes �tats de service ?

Je suis provisoirement en mission

au Minist�re de l'Agriculture et de la P�che.

Merci, Cracknell.

Arthur George Thomas Rufus Astings...

- Hastings. - Bien s�r, Hastings.

- Et comment va Sir Edward ? - Sir Edward ?

Votre chef, Teddy Stingwell.

C'est son vrai nom ?

- Pour moi, il est "X". - Vraiment ?

Vos services secrets s'int�ressent � Poirot ?

Le gouvernement de sa Majest� vous trouve important.

Votre protection est donc assur�e.

Les criminels ne semblent pas vous appr�cier.

Non.

Il y aurait un scandale �pouvantable

si vous �tiez poignard�, si vous explosiez

ou autre, sur le sol britannique.

Je comprends cela.

Dans ce cas,

vous devrez me suivre au massage, mon fid�le bulldog !

On ne sait jamais, n'est-ce pas ?

J'ai trouv� une veuve noire dans mon lit, un jour.

Une veuve noire dans son lit ?

Aucun probl�me, sauf si elle n'�tait pas tr�s...

Ah Cracknell...

Soyez brutal... Cracknell, par piti� !

Trop fort.

- Un meurtre... - Cet �tablissement

n'est pas mixte, allez l�-bas.

Il va y avoir un meurtre.

J'ai peur, c'est pourquoi je suis l�.

Quelqu'un veut vous tuer ?

Non, c'est moi qui vais tuer.

Suffit, le massage.

Je n'y peux rien, je dois tuer.

Hastings !

Hastings !

Ne faites pas cela, M. Poirot.

Ne faites pas �a.

Il ne faut pas faire �a, vous ne pouvez pas.

J'ai d�j� tu�, ce matin.

Ses initiales �taient A.A.

A.A., vraiment ?

Et il faut que je recommence.

Je regrette beaucoup.

Ne faites pas �a. Non, �coutez-moi.

Pardon, monsieur...

Cracknell, aidez-moi !

De quelle fa�on, monsieur ?

Je ne connais pas cette femme.

Retournez d'o� vous venez.

Fichez le camp !

Attrapez-la !

Revenez !

Poirot, elle est dangereuse.

Restez l�, je m'en occupe.

Du cognac, en ap�ritif ?

Absolument.

C'est incroyable.

De plus en plus incroyable.

- Quoi ? - Une femme �l�gante

qui n'a dans son sac ni miroir, ni maquillage. Juste �a.

Qu'est-ce que c'est ?

Une fiche de points du Bowling.

Une fiche de points ?

P�t� de foie aux truffes.

Comment pouvez-vous manger ?

Ce n'est pas pour �a, croyez-moi.

C'est pour ceci...

La mati�re grise.

A.B.C.

Ses initiales.

A.B.C.

Bont� divine !

Moi aussi, je lis les journaux. Je me demande...

pourquoi elle voulait tuer Poirot.

Faites tr�s attention, d�sormais.

Aux lieux, � vos actes, � votre nourriture.

Ma nourriture ?

Elle a empoisonn� une fl�chette.

Vous allez devoir go�ter.

Non, ici, il n'y a pas de danger.

C'est votre devoir. Prot�gez-moi.

Je ne mange pas de p�t�.

Go�tez !

C'est d�licieux.

Elle lance un d�fi � Poirot.

Pourquoi n'avait-elle, dans son sac,

que ceci ?

Ma mati�re grise me dit qu'elle veut me voir au bowling.

Au bowling ?

Oui. Mais pourquoi ?

Oh, le bowling...

Elle est peut-�tre amoureuse de moi.

C'est d�j� arriv�.

Tr�s bien. J'irai.

Pourquoi ne retournez-vous pas � Bruxelles ?

J'irai...

o� je veux, quand je veux, comme je veux.

Dans ce cas, il me faudra vous suivre partout !

Les rognons, monsieur.

Je vais faire la sauce.

Sauce piquante.

Pas trop...

Maintenant, le sel.

Vous permettez ?

Un peu de citron.

Tr�s bien.

Et cognac !

Encore. Une bonne rasade.

Pas cap de le refaire !

- Des chaussures, vite. - Quelle taille ?

Aucune id�e. Mes souliers sont faits sur mesure.

Si vous voulez bien faire la queue, monsieur,

on essaiera de vous en fabriquer.

Derri�re !

Vous cherchez une partenaire ?

Je cherche quelqu'un, oui.

Qui s'appelle Betty Barnard.

Enchant�, Mlle Barnard. Mais j'attends quelqu'un.

Elle vous a pos� un lapin, non ?

On le dirait bien.

Peut-�tre pouvez-vous m'aider.

Tout d�pend du genre d'aide...

Je vais bient�t partir.

Vous avez une cigarette ?

Egypte � droite, Virginie � gauche.

De l'or massif ! "Pour Hercule, Danielle".

Qui est Danielle ?

La comtesse de Sarigny. La plus belle femme d'Europe.

Du feu ?

Bien s�r.

Et vous ?

Fini, les cigarettes !

Et vous en avez sur vous ?

C'est pour affermir ma volont�.

A quoi sert la volont� ?

Je peux avoir mon �tui ?

Il vaut combien ?

Il n'a pas de prix.

Il est � moi !

- Et �a, � moi. - Tu n'es pas assez riche pour �a.

Mets ton manteau, tu as un rencard.

- Et alors ? - Je cherche une jeune femme.

J'avais remarqu�.

Tr�s grande, tr�s belle,

tr�s blonde... et tr�s forte.

Elle a un comportement un peu �trange.

J'ignore son nom mais ses initiales sont :

A...B...C...

- Vous la connaissez. - Non.

Pourquoi est-ce que tu dis �a ?

- Vous, vous pouvez m'en parler. - Un peu, oui !

Ferme-la !

Il n'y a que les hommes qu'elle conna�t.

Et surtout leur portefeuille.

Voil� pour toi, Don Fortune !

Je peux avoir mon �tui ?

Le voil�, votre �tui !

Ces jeunes prennent le bowling tr�s au s�rieux.

Poirot, o� allez-vous ? Revenez !

Mes chaussures !

Poirot, revenez !

Dis donc, gros plein de soupe.

Oui, toi.

L�chez-moi, mais l�chez-moi !

- O� tu files ? - Je suis en filature.

Mademoiselle...

Je vous cherchais.

Je suis Hercule Poirot, vous m'attendiez.

J'ignore qui vous �tes. Que voulez-vous ?

Nous nous sommes battus au sauna.

Je ne sais pas de quoi vous parlez.

- Baissez le son... - Vous voulez de l'aide ?

Oui, cet homme m'importune.

Non, mademoiselle, je vous en prie.

Je vous en prie, mademoiselle...

- Prenez un autre bus. - M�lez-vous de vos oignons.

Alors, vous aussi.

- Ce sont mes oignons. - C'est pas ce qu'elle dit.

Occupez-vous de vos affaires.

- Filez. - Appelez la police.

Oui, la police... Appelez la police.

Merci.

Qu'est-ce que c'est ?

Un peu tard, pour No�l.

Excusez. La nuit a �t� longue.

Vous avez remarqu� aussi ? Il me faut des godasses.

- Des godasses ? - Des chaussures.

Il ne serait pas dans l'int�r�t national d'enqu�ter...

- Non. - Non, monsieur.

Quelle taille, je vous prie ?

Eh bien, g�n�ralement...

Enfin, on ne va pas remettre �a. Les plus grandes.

Dragbot !

Enlevez vos chaussures.

Quoi ?

Pas de questions. Vos chaussures !

Maintenant...

Retrouvez-moi quelqu'un de tr�s important.

Je veux voir votre chef.

Impossible, il est en mission.

Faites-le revenir.

Il s'agit d'un meurtre suivi par Scotland Yard.

On ne va pas se laisser emb�ter...

Vous avez parl� de meurtre ?

Ce sont des choses qui arrivent.

Merci, Dragbot. Pour les godasses.

Merci.

La victime ne serait pas un petit Belge avec un genre de bec...

par hasard ?

�a vous va ?

Vous voulez dire un tout petit Belge,

tr�s chauve, avec un bec ?

Je viens de vous le dire.

Par ici, monsieur.

Chef d'accusation : insultes � jeune femme

avec intention de faire un scandale.

Elle n'a pas port� plainte.

Il fait son "Yoghurt".

Poirot, que faites-vous l� ? Debout.

Ouvrez la porte. Vite !

Votre h�tel m'a demand� quand vous partiez.

J'ai dit aujourd'hui.

Vous avez fait erreur, mon cher Hastings. Erreur...

Vos objets, monsieur.

- Je suis navr�. - Plus un mot sur tout ceci.

Rentrons chacun chez nous. Je n'ai pas dormi. Ma femme va s'inqui�ter.

Il y a un t�l�phone, l�.

Mais je suis en mission secr�te !

Elle me croit au Minist�re.

Pas croyable !

Puis-je savoir o� vous allez ?

Je ne comprends pas leurs difficult�s.

Tout cela est clair, M. Stringer.

Je suis de votre avis, Miss Marple.

La solution est A.B.C., si on a un peu de mati�re grise.

J'ai des choses � r�gler avec ma prof de bowling.

Alors, je viens avec vous.

Je ne peux pas vous en emp�cher. Mais soyez discret.

Vous avez vraiment besoin de me coller comme �a ?

Collez !

N'ayez pas peur...

Il faut toujours se m�fier...

Son petit ami est violent.

Elle est morte ?

Morte.

Du sang ?

- Sang ? - Oui, du sang.

Seulement un bouquin.

A.B.C.

Les initiales de la blonde !

Vous avez pris votre temps.

Remerciez M. Poirot, voici le meurtrier.

C'est l'inspecteur Japp, de Scotland Yard !

J'ai contact� votre ambassadeur.

Comment va-t-il ?

Tr�s bien.

Toutes mes excuses pour ce malentendu.

On m'avait dit "Parrot". Si on m'avait dit Purrot...

- Poirot ! - C'est cela, oui.

Avez-vous appel� ma femme ?

Elle vous attend avec impatience.

Inspecteur !

Cette jeune femme blonde... Elle �tait folle.

Elle avait une attitude bizarre.

- Je l'ai dit, non ? - Si, monsieur.

Vous ne l'avez vue qu'en deux occasions ?

Oui... Essayez les poches de votre pantalon !

Pas de menace � l'air comprim� ?

- Pardon ? - C'est ainsi qu'elle a �t� tu�e.

Une fl�chette empoisonn�e. Pistolet � air comprim�.

Et pourquoi pas une sarbacane ?

F�licitations.

Vous ne l'avez donc vue qu'en deux occasions ?

Pour la deuxi�me fois, oui.

- Merci. - Et vous ?

Pour la 1�re fois, oui. Passez-moi cette cl�.

Curieux qu'elle n'ait pas point� son pistolet sur vous.

C'est son modus operandi.

Le clown aquatique, puis celle-ci.

Le m�me destin fatal.

Cet homme s'appelait

Albert Aachen : A.A.

Les initiales de mon �trange blonde sont A.B.C.

Premi�re victime : A.A.

Seconde victime : B.B. Et la troisi�me ?

C.C.!

Elle va faire tout l'alphabet, inspecteur.

- J'ai termin�, chef. - Parfait. Sergent, allez-y.

Toujours le m�me indice...

Une dingue.

Peut-�tre voulait-on impliquer cette "A.B.C." ?

Vous avez bien vu qu'elle vous a agress� !

- Conclusion h�tive. - Mais c'est vous qui...

Cessons de tout compliquer. Comme dit l'inspecteur,

elle pouvait facilement me lancer une fl�chette.

Deux fois. Pourquoi ne pas l'avoir fait ?

Ma mati�re grise r�pond :

Peut-�tre ne voulait-elle pas la vie de Poirot...

Peut-�tre voulait-elle son aide.

Nous sommes pr�ts � l'aider.

- Vous ? - Enfin, la police.

Soyez aimables de venir au poste faire votre d�position...

et tout commentaire utile. Ensuite...

Pas le temps pour tout �a !

Ensuite, je vous procurerai

une escorte de motards jusqu'� l'a�roport.

Mais c'est charmant, n'est-ce pas ? Merci, inspecteur.

O� sont les toilettes ?

Pourquoi ?

- Allez avec lui. - Non, moi, �a va... Compris !

- Par ici. - Je vous accompagne.

Comme vous voulez.

Voici mati�re � r�flexion, inspecteur : qui est C.C. ?

A l'aide !

�a vient d'un des plus beaux chignons d'Europe.

- Quoi ? - Id�al pour crocheter une serrure.

Ma femme !

Vous venez m'importuner avec Betty ?

C'est moi qui pose les questions.

Qui est A.B.C. ?

Vous le saviez, hier soir...

Vous sembliez le savoir aussi.

Non ?

Je l'ai dragu�e, il y a quelques semaines.

Betty cavalait, je voulais la rendre jalouse. Gagn�.

Parlez-moi de cette fille.

- Qui... elle ? - Non.

Betty ?

A.B.C.

Elle m'a envoy� balader.

Je ne sais rien de plus que ses initiales.

Parlez-en plut�t au docteur Doncaster.

Doncaster ?

Un psy avec lequel elle est.

Vous ne semblez gu�re l'appr�cier.

Il court apr�s Betty.

Allez donc le voir. Vous �tes dingue,

vous le fascinerez.

- On se reverra s�rement. - Je l'esp�re.

Pour que je puisse vous briser le cou.

Excusez-moi, madame.

Vous voulez donc mourir ?

Dr Doncaster, votre secr�taire m'a dit

- o� vous trouver. - Vraiment ?

Oui !

�a vous dit quelque chose, A.B.C. ?

- �a devrait ? - Ou le nom Betty Barnard ?

Faites-le arr�ter.

Nous nous connaissons.

Un de vos patients ?

Pas exactement.

C'est vrai, mais j'aimerais livrer au Dr Doncaster

- le fond de mes pens�es. - A Rotten Row ?

Cela d�pend du docteur.

Disons � mon bureau, dans une heure ?

Ne disons rien de la sorte, ch�ri.

Dans une heure, tu seras avec moi.

Mais bien s�r... Je ne pourrai pas avant 18 heures.

Parfait. Six heures pr�cises.

O� l'ai-je d�j� vue ?

O� donc ?

Vous me cherchiez, hier soir ?

Et je vous ai trouv�e, vous le savez.

Pas tout � fait.

Je vous ai dit, pour A.A., non ?

Si, et maintenant, vous allez me parler de B.B.

S'il vous pla�t...

- Ne faites pas �a ! - Parlons.

B.B. est morte.

Qui l'a tu�e ?

Vous voulez mes ballons ?

Alors, je prends votre chapeau !

Venez pr�s de moi, les gars.

Je propose de supposer

que la fille est dans ce p�rim�tre.

Nous allons le diviser en sections.

Mettons une voiture et deux hommes par section.

Jenkins...

Oui, Sir Edward. Enfin, Sir X...

...et Roberts, vous prendrez cette zone.

Entendu... Mais ce n'est pas tr�s orthodoxe.

Smith et Hodgeson, celle-ci.

Il n'est pas perdu, il est provisoirement �gar�.

- Bachmann et Arbeid, celle-l�. - Bien, monsieur.

- Merci, monsieur. - Denham et Ibbotson, vous irez l�.

Ecoutez, inspecteur.

Un meurtre de temps en temps, �a ne compte pas.

"X" dit que s'il arrive quelque chose � Poirot,

le gouvernement devra s'excuser. Il faut le trouver.

Occupez-vous de votre dingue, je m'occupe du mien.

Oui ?

Quoi ?

- Il a recommenc�. - O� ?

O� �a ?

A Hyde Park, il battait une femme.

- Bont� divine, quoi ? - A cheval.

- Elle �tait � cheval ? - Qui �tait � cheval ? Lui...

C'est encore une chance ! Arr�tez-le.

Il me faut une voiture et deux motards.

Vous ne fumiez plus...

Je c�l�bre quelque chose.

C'est vrai ?

Et quoi donc ?

Ma premi�re cigarette depuis 51 jours...

Prenez-en une.

C'est trop gentil...

Tr�s gentil � vous.

- On est amis, n'est-ce pas ? - Bien entendu.

J'esp�rais que, si vous n'adoptiez pas

le point de vue de la Reine, vous adopteriez le mien.

C'est un domaine qui m'int�resse peu.

Tout ce que je veux, c'est rentrer chez moi, voir ma femme,

me raser,

enlever ces godillots

et aller dormir.

Oui, je comprends.

Vous avez dormi, vous, cette nuit.

Un peu, dans ma cellule... oui.

Avec votre "yogui"...

T�te en bas,

comme une chauve-souris !

D'une certaine mani�re, oui.

Dites donc,

ces cigarettes sont exquises.

D'o� viennent-elles ?

Je les fais moi-m�me.

Bien entendu...

C'est dr�le,

j'ai toujours eu envie...

de fabriquer mes cigarettes.

Vous savez...

ce qu'il faut, c'est le bon filtre...

Rothmans vous souhaite la bienvenue � Londres

- Mlle Sparks ? - Oui, docteur ?

Vous pouvez partir.

Je peux tr�s bien rester.

Vous �tes absolument s�r ?

Tout � fait certain.

Docteur, il est exactement six heures.

Bonsoir.

Vous travaillez dans le chantage ?

Je travaille dans la justice. Je suis Poirot.

Votre nom ne m'int�resse pas. Que voulez-vous ?

- Poirot ? - Hercule Poirot.

S'il vous pla�t...

Oui... C'est assez ridicule, en effet.

- Voulez-vous... - Docteur...

Betty Barnard...

est morte.

Vous cherchiez l'effet de surprise ?

Navr� de vous d�cevoir : c'�tait dans les journaux du soir.

- Vous �tiez tr�s proches... - C'est vrai.

Pas une larme, docteur ?

Non.

Elle n'�tait qu'une exp�rience.

Une exp�rience ?

Un sp�cimen quasi parfait de femelle agressive, primitive et acquisitive.

Autrement dit, une chercheuse d'or.

Je vois.

Je travaille sur le mental des femmes.

- Int�ressant travail. - Je le pense aussi.

C'est tout ?

Qui est A.B.C. ?

Blonde, belle, tr�s grande.

Il ne peut s'agir que d'Amanda.

Amanda qui ?

Amanda B�atrice Cross.

A.B.C...

Parlez-moi d'elle.

D�sol�, je ne parle jamais de mes patients.

De vos patients ?

Vous la soignez toujours ?

Elle est partie en Suisse il y a un mois.

Elle pensait que l'air de la montagne lui ferait du bien.

Et si je vous disais que votre ex patiente

affirme �tre une meurtri�re ?

Cela ne me surprend pas.

Qu'elle l'affirme ou qu'elle le soit ?

Elle est atteinte de schizophr�nie.

Je vais essayer de faire simple.

Un schizophr�ne parano�aque

est immature et influenc� par un syst�me d'illusions.

D�lire de la pers�cution, sans doute,

aggrav� d'anxi�t� obsessionnelle aigu�.

- Tout � fait. - Un moment meurtri�re,

celui d'apr�s enfant apeur�e.

C'est cela.

Dites-moi, docteur,

cette obsession peut-elle concerner, par exemple...

l'alphabet... A.B.C. ?

M. Poirot, je vais contourner la r�gle pour vous.

Asseyez-vous donc.

Ecoutez.

A.B.C...

A.A..., B.B...

...B.B...

A.B.C...

A.A...

B.B...

Elle avait du s�rum de v�rit�.

J'en utilise contre les inhibitions.

- Et c'est tout ? - Elle r�siste au Pentathol � 90 %.

Ce qu'elle dit l� est le seul r�sultat.

Au moins, �a a cristallis� son obsession.

Donc, ceux portant les initiales AA, BB, CC, etc.

seront les cibles de son d�lire homicide.

De toute �vidence.

Dites-moi, docteur,

une telle personne pourrait-elle �tre domin�e ?

- Domin�e ? - Utilis�e comme instrument.

Pour commettre un meurtre, ou pour servir de couverture.

Fascinante exp�rience.

Merci mille fois, docteur.

Nous reprendrons cette conversation un autre jour.

Amanda !

Cachez-moi, je vous en prie.

Repartez par o� vous �tes venue.

Non... je vous en prie, non.

Repartez par o� vous �tes venue.

Je ferai n'importe quoi...

N'importe quoi...

N'importe quoi...

Si vous me permettez, capitaine,

votre apparence devient un peu embarrassante.

Vous devriez vous rafra�chir.

Enfin, ce n'est qu'une suggestion.

Le voil� ! Arr�tez-le,

appuyez sur le bouton... Revenez !

Roulez !

C'est une voiture de police, monsieur.

De police !

Roulez !

Revenez, Poirot !

Sir Carmichael Clarke, le fameux armateur...

Carmichael...

Carmichael Clarke. C.C...

Oui, monsieur... O� voulez-vous aller ?

6, Darlington Square. En vitesse.

6, Darlington Square, vous �tes s�r ?

Bien entendu.

Non. Allez au Dorchester, je dois me changer.

Cette jeune femme arpente Londres en tuant des gens,

- et c'est moi le prochain ? - Oui.

- Juste � cause de mes initiales ? - Exact.

Vous avez besoin d'un sherry.

Excusez-moi, M. Poirot, mais vous prof�rez des sottises.

La police ne le pense pas, et elle va bient�t arriver.

La police, ici ? Pourquoi ?

Pour vous prot�ger.

Diane, je te rappelle que nous avons un invit� � d�ner.

Judson, des policiers vont sonner. Renvoyez-les.

Je vous laisse finir votre sherry, M. Poirot.

Lady Carmichael,

permettez-moi...

Vous avez entendu la Voix de son Ma�tre...

- Qu'y a-t-il ? - Du tabac �gyptien...

- Servez-vous. - Non.

- Enfin, non merci. J'ai arr�t�. - Mon pauvre !

Vous pouvez persuader votre mari de prendre tout cela au s�rieux.

- Vous croyez ? - Bien s�r.

Parfois, personne ne peut persuader mon mari de quoi que ce soit.

M�me pas moi. Croyez-le ou non.

Mon demi-fr�re vit dans son propre monde, M. Poirot.

Imaginez, il me croit trop jeune pour boire.

Il prend cette affaire avec un de ces flegmes ! Et vous aussi.

A vrai dire, il a invariablement raison.

Par exemple, Amanda ne nous fera certainement aucun mal.

Finissez votre sherry, a dit le Ma�tre...

Etrange famille...

L'entr�e de service !

Allez-vous-en.

Je veux parler � Sir Carmichael Clarke.

Et Sir Carmichael Clarke ne veut pas vous parler !

Capitaine, je retourne au commissariat.

Restez l�, je reviens avec un mandat de perquisition.

J'y vais, Judson.

Bien, madame.

- Ch�rie... - Chut !

- Apr�s ton coup de fil... - Peu importe, tu m'as manqu�.

F�licitations !

Pourquoi �tes-vous toujours l� ?

On m'a dit de finir mon sherry.

C'est triste de boire seul. Joignons-nous � lui.

Comme nous sommes civilis�s !

Que pensez-vous de mon ami l'inspecteur Japp ?

Un cas banal de retardement mental, je dirais,

mais moins int�ressant que l'autre, du genre clochard.

Ils sont ins�parables.

Je leur ai dit la m�me chose qu'� vous...

Cette fille est perdue, folle.

- Vous l'avez vue ? - Non, c'est ce que j'imagine.

En tout cas, un choc

tel qu'une arrestation maladroite

pourrait la conduire droit au suicide.

- Pauvre Amanda... - J'ai offert ma coop�ration � Japp

mais autant parler � un chimpanz� !

Oui. Avez-vous aussi offert de coop�rer

dans l'affaire Betty Barnard ?

Je lui en ai parl�, oui.

Je peux r�cup�rer mon briquet ? Merci.

Vous lui avez dit que Mlle Barnard et vous �tiez amis... intimes ?

Duncan !

Duncan ?

Doncaster...

D.D...

F�licitations, monsieur.

Indiscret !

Ma femme n'a jamais �t� jalouse de moi ? Tr�s int�ressant.

Le tricheur trich�.

Le trompeur tromp�. Pas encore fini, vous ?

C'est un grand verre.

Vous ne me saviez pas au courant.

S'�chapper au milieu de la nuit, revenir avant le r�veil du vieux...

Vous avez des raisons d'avancer cela ?

Des raisons ?

Certainement.

La parole d'un homme d'honneur, pas comme vous.

Je passais, monsieur.

Faites descendre M. Franklin.

Alors, c'�tait Franklin ?

- M. Franklin est sorti, monsieur. - O� donc ?

- Au Belfry, monsieur. - Au Belfry ?

Un casino.

Que ton cher demi-fr�re a quasiment achet�. Avec ton argent.

- Je ne te crois pas. - Vois par toi-m�me.

- Je d�nerai seul, Jodson. - Bien, monsieur.

Faites venir un taxi pour 9 heures.

Je sens que je ne finirai pas mon sherry.

Si vous voulez bien m'excuser.

Attendez !

J'arrive !

Pardon, excusez-moi.

Merci.

Sir Carmichael !

- Laissez-moi. - Ecoutez-moi.

Debout, je veux te parler.

Croyez-moi, votre vie est en danger.

J'ai quelques questions � te poser.

Cet homme, l�... C'est lui qui l'a tu� !

Je vous tiens...

A.B.C., je vous tiens.

A l'aide !

Je tiens la meurtri�re.

Aidez-moi.

Mais non, cr�tins !

Esp�ces d'imb�ciles, pas moi !

Vous ne voulez pas conna�tre mon opinion ?

Tous les policiers de Londres recherchent A.B.C. Vrai ?

Elle n'est pas seulement remarquablement belle et blonde,

elle mesure 1 m 80.

�a ne vous dit rien ?

Pourquoi ne l'avez-vous pas arr�t�e ?

Pr�cis�ment.

Quelqu'un doit la cacher.

- La cracher ? - La cacher.

Ah, la cacher. Vous avez raison.

Je me demande qui.

Ma mati�re grise me r�pond

que c'est sans doute le Dr Doncaster.

Appelez-le, dites-lui que vos hommes ont localis� A.B.C.

- Alors, si je ne me trompe... - Il ira � elle.

Exactement.

C'est simple comme bonjour.

Oui, en effet. Beaucoup trop.

Quel idiot abriterait une idiote qui a commis 3 meurtres ?

Je suis d�sol�.

Permettez-moi d'assumer ma d�faite avec dignit�.

Je n'appr�cie gu�re cette bousculade.

Non, je comprends.

Je reprends mes fonctions, inspecteur. Venez.

Allons-y, messieurs.

Vous r�agissez aussi bien qu'un Anglais.

- Vous me flattez. - Non, je le pense.

- Merci. - De rien.

Merci.

- Apr�s vous. - Merci.

Au secours !

Il y a quelqu'un l�-dedans. Il faut trouver la cl�.

En ville !

Cette �pingle � cheveux...

appartient � la femme la plus dure de ce pays.

J'ai nomm� ma femme.

Hastings, je crois que je vous avais sous-estim�.

- On fait demi-tour ? - Trop compliqu�.

S�rieusement ?

Vous reviendriez par le prochain avion.

Vous ne repartirez qu'une fois l'affaire r�solue.

Je vais donc acc�l�rer les choses.

J'ai d�cid� de vous aider. Roulez, chauffeur.

Qu'allez-vous faire ?

Je vais appeler le Dr Doncaster

en me faisant passer pour Japp.

- Vous ? - Bien s�r, c'est facile.

Dr Doncaster, ici l'inspecteur Japp.

Vous feriez mieux de laisser tomber.

Ici le Dr Doncaster.

Inspecteur Japp, au t�l�phone.

Nous allons peut-�tre avoir besoin de vous, finalement.

Nous avons localis� la jeune femme.

- Localis�e ? - Oui, monsieur.

Nous allons l'appr�hender d'ici peu.

Si vous pouviez vous tenir disponible...

O� l'avez-vous trouv�e ?

Navr�, je ne peux pas vous le dire

pour le moment. Au revoir.

- Qu'en dites-vous ? - Excellent.

J'en aurais fait autant.

Retenez le n� de la voiture.

H-M-X 1-3-B...

H-M-X 1-3-B.

J'ai oubli� : c'est une grosse am�ricaine blanche.

Ouvrez le coffre !

Montez.

- �a ne me dit rien. - Montez !

C'est pour les bagages...

Vous voulez bosser avec moi ?

Je monte.

Qu'est-ce que vous faites ?

- Quoi ? - On travaille ensemble ou pas ?

O� sommes-nous ?

Il est parti par l�.

Attendez...

J'ai le pied coinc�.

Mon pied...

Bonsoir...

Vous pouvez venir par ici ?

Et vous approcher un peu plus ?

Puis-je abuser de votre bont� ?

Je ne peux pas sortir.

Mon pied est coinc� quelque part.

- Votre petit peton ? - Exactement.

Oui, il est coinc�, je le vois.

Je vais d�faire les lacets.

Attendez...

Bonsoir...

Bonne nuit !

Vous voil�, M. Purrot.

Vous n'�tes donc pas reparti.

- Puis-je savoir... - Il est mort ?

Tr�s mort, oui.

Attention, monsieur, doucement...

Asseyez-vous.

Fl�chette empoisonn�e ?

Oui, dans le cou.

Comme d'habitude.

La fille... elle �tait l� !

Plus maintenant, mais nous la trouverons.

Mais qui a assomm� Poirot ?

Faites-le entrer.

Eh, vous !

- Il admet vous avoir assomm�. - Vraiment ?

- Il a fait une d�position. - Non ?

Il croyait que Doncaster avait tu� sa fianc�e Betty Barnard.

- Il filait le docteur. - Ah bon ?

- Vous �tiez dans ses pieds. - C'est vrai ?

A son arriv�e � la cabine,

Doncaster �tait mort, la fille envol�e.

On ne l'accuse pas du crime. On sait qui en est l'auteur.

Ah bon ?

Mais vous allez porter plainte pour coups et blessures ?

Ce n'est pas...

Ce n'est pas dans l'int�r�t public.

Quoi donc ?

Que les criminels sachent

qu'on peut assommer Poirot...

Tr�s bien.

- Emmenez-le. - Pour un flic !

Je ne suis pas un flic.

Il semble que le d�funt cachait la jeune femme.

Merci.

Avez-vous... comment dit-on ?

des indices, inspecteur ?

On cherche les indices dans les myst�res. Pas dans ce cas.

Rouge � l�vres...

Cigarette �gyptienne...

C'est �a qu'elle fumait ?

Lady Diane Clarke aussi.

Tr�s int�ressant, vraiment.

O� est Hastings ?

Pr�sentons-nous...

Je m'appelle Hastings. Capitaine Hastings.

Minist�re de l'Agriculture.

Connie. T�l�phone : Victoria 1992.

Enchant�. Je vais noter �a.

Ici.

- Hastings ? - Ici.

C'est Poirot. Je vous fais sortir.

Mais qu'est-ce que vous fabriquez ?

Mon pied a gliss� et le verrou s'est coinc�.

Vraiment ?

On a trouv� la fille.

Ch�re petite...

C'est elle.

- Arr�tez-la. - Il me faut des filets.

Vous et vous, suivez-la.

Essayez de la faire descendre.

- Quoi ? - Elle risque de sauter.

Elle le fera sans doute de toute fa�on. Les filets !

Et si elle m'avait lanc� un SOS ?

Vous pensez toujours � �a ?

Si je pouvais lui parler...

C'est simple, M. Purrot.

Ou vous montez, ou ils montent.

Tenez-moi ma canne.

Magnez, pour les filets.

Apportez les filets !

S'il vous pla�t, descendez.

Si vous descendez, je pourrai vous aider.

Amanda... je vous en prie.

Vous vouliez mon aide. Je vous la propose.

Ce n'est pas vous qu'il faut bl�mer.

Ce n'est pas votre faute.

Je suis votre ami.

Vous n'�tes pas responsable.

Tout se passera bien, promis.

Il faut descendre.

Trop tard. Il est trop tard.

Non, il n'est pas trop tard.

S'il vous pla�t, ne le faites pas.

Ne sautez pas, je vous en prie.

Je peux go�ter ?

C'est vraiment excellent.

Ne voyagez pas l'estomac vide...

Vous �tes s�r ?

Eh bien voil�...

Quand on pense que ce ne sont que des restes !

- Vous voil� donc ! - "X" !

Pas en public, mon cher. Appelez-moi Sir Edward.

Comment allez-vous, Hercule ?

Teddy ! Mon vieil ami, quelle joie !

Asseyez-vous donc.

Je voulais vous souhaiter un bon voyage, Hercule.

Navr� que �a ait mal tourn�. Enfin, pour vous.

C'�tait clair comme de l'eau de roche.

Curieux que �a vous ait �chapp�.

Je pense souvent que les continentaux

ont trop d'imagination, �a ne leur r�ussit pas.

Le temp�rament ga�lique, sans doute.

Etonnant m�lange : un clown aquatique,

une prof de bowling, un armateur et un psychiatre.

Sans queue ni t�te...

Cette pauvre fille �tait vraiment folle.

Elle est mieux au fond du fleuve.

Enfin, c'est la vie.

Qu'y a-t-il de beau ? Des rognons...

La sp�cialit�, ici, c'est le "chevreuil fausse piste",

Hercule...

"Le chevreuil fausse piste" !

Fausse piste... bien s�r !

Tuez-en 4 au lieu d'un seul !

D�sol�, mon vieux Teddy.

Asseyez-vous donc.

Vous �tes toujours en bonne sant�,

le gouvernement veut que vous le restiez.

Dans une heure, mon avion priv�

vous ram�nera � Bruxelles.

Teddy, mon cher ami...

C'est avec moi que vous traitez.

Pas avec lui.

Je vous en prie, croyez-moi.

Et si je faisais la sauce

de ces bons vieux rognons ? La sauce...

des rognons !

Mais oui !

Et je vais vous aider.

Les rognons, bien s�r...

D'abord le sel, puis la moutarde, le citron...

Qu'avons-nous encore ?

Du cognac.

Une bonne rasade.

Non, un peu plus.

- Vous �tes pr�t ? - Absolument.

Maintenant, versons-le...

Attention !

Fermez la porte, je vous prie.

Les messieurs de l'�tranger...

Je voudrais parler � M. Franklin Clarke.

M. Franklin est sorti.

Alors, � Lady Diane.

D�sol�, elle est sortie aussi.

O� sont-ils ?

En route pour l'Ecosse.

Par le train de 5 h 32, qui part de King's Cross.

- En Ecosse ? - Pour la c�r�monie, monsieur.

Ils emm�nent mon d�funt employeur

sur l'un de ses bateaux, � Greenock.

L'inhumation aura lieu en mer.

Ensuite, M. Franklin et Lady Diane continueront

vers l'Am�rique du Sud,

pour se remettre de ces derniers jours, ont-ils dit.

Je vois...

Levez-vous, vite.

Faut-il vraiment courir ainsi ? Je me sens oppress�.

C'est mon imagination, ou il fait tr�s chaud ?

M. Franklin a mont� le chauffage

et a dit de le laisser tel quel, monsieur. Il fait chaud.

Alors, ce n'est pas moi.

Monter le chauffage...

Hastings, ne restez pas plant� l�.

Qu'avez-vous �t� faire ?

J'ai pris une assurance compl�mentaire.

Ah bon ? Moi, British Railways me suffit.

Mais c'est diff�rent, en France.

Je ne sais pas, je suis Belge.

Vous mangez du cheval comme eux, non ?

Sans offense, vieux...

C'est vous et moi contre le monde entier !

Entre.

- Alors ? - Alors ?

Nous avons m�rit� un petit verre.

Du cognac Napol�on. Je le gardais pour une occasion.

A quoi buvons-nous ?

A notre chance, non ?

Tu sais, je trouve �a un peu moche

mais je suis reconnaissante au vieux Car...

d'avoir �t� aussi riche.

Moi, c'est � toi que je le suis.

Quelque chose ne va pas ?

J'ai la t�te qui tourne.

C'est vrai ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Franklin, c'est la boisson, tu...

Tout va bien, ma ch�rie.

Je voulais que tu dormes un moment.

Je peux vous aider ?

�a va aller.

- Bonsoir. - Bonsoir.

Contr�lez-vous, madame.

Je ne reste pas.

- Merci. - Poirot !

Bien s�r.

Expliquez-vous.

Vous �tes consid�rablement plus riche que vous ne l'�tiez...

Si vous parlez de l'h�ritage

de mon demi-fr�re, oui, en effet. Mais...

Mais ?

Elle h�rite autant que moi.

Je le sais, naturellement.

Nous venions v�rifier que tout allait bien.

Et elle s'est �vanouie.

Gr�ce � des barbituriques gliss�s dans le cognac...

Du Napol�on, bien s�r.

Je reconnais que Lady Diane aussi avait un mobile.

Un mobile pour quoi ?

Pour tuer quatre personnes au lieu d'une,

et h�riter de sa fortune.

Vous allez trop vite pour moi.

Je me suis demand� pourquoi on assassinerait 4 fois,

laissant croire � un crime de maniaque.

Ma mati�re grise m'a r�pondu :

parce qu'on avait un vrai mobile pour en tuer une.

Tellement �vident que m�me notre ami Japp

aurait tout de suite compris

sans toutes ces fausses pistes.

Je n'ai tu� personne.

Ni mon demi-fr�re, ni un autre.

Je le sais. Je sais que vous n'avez pas tu�

mais l'assassin a tu� une fois de trop...

Vous ne croyez pas ?

En me suicidant, vous voulez dire ?

J'enrage de ne pas y avoir pens� � ce moment-l�.

Mais ensuite, tout s'est mis en place.

Pourquoi alliez-vous en Suisse, sans raison m�dicale ?

Pour contacter A.A.

Pour apprendre sa m�thode de plong�e.

Comment tomber de tr�s haut

dans l'eau, et survivre ?

Vous �tes tr�s fut�, M. Poirot.

Mais pourquoi avoir impliqu� Poirot l�-dedans ?

Tromper le grand Poirot apportait un peu de piquant.

Vous comprendrez.

Ma vanit� �gale la v�tre.

Vanit� ?

Que voulez-vous dire ?

Je ne suis pas vaniteux !

Voil� comment je vois le proche avenir.

Je rejoins Lady Diane dans ce cercueil,

et nous serons inhum�s en mer

� la place de Sir Carmichael Clarke

dont le corps sert actuellement de combustible

pour chauffer sa propre maison.

- Exactement. - Vous,

vous prenez la place de Lady Diane

et avec votre courageux chaperon,

vous voguez vers l'Am�rique du Sud avec chacun 50 %.

Exactement.

Et maintenant, M. Poirot,

votre mort sera un avantage pour moi

mais pas pour vous, je regrette.

Naturellement, je me doutais que mes remarques

me causeraient quelques d�sagr�ments.

J'esp�re que mon assurance sera efficace.

Qu'est-ce que vous faites ?

Arr�tez !

�a suffit.

Par ici, Poirot !

Accrochez-vous, mon vieux, je viens vous aider.

J'arrive. On est dans le m�me bateau tous les deux.

- O� �tes-vous ? - Je vous entends.

J'arrive. Poirot,

je vais vous sauver.

Poirot, sauvez-moi ! Au secours !

Hastings, mon ami,

vous r�agissez comme un Belge !

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