All language subtitles for Fanfan la Tulipe 2003f

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Original subtitles

- La guerre.

Devenu le sport collectif le plus pratiqu�,

la guerre commence petitement sa carri�re.

On s'embroche, on perd la t�te,

mais on continue n�anmoins � se battre.

Des milliers d'ann�es pass�rent en querelles de voisinage.

Puis vint le progr�s, le silex, les armes de jet,

et la poudre � canon, c'est-�-dire l'artillerie.

Les choses devinrent s�rieuses. On tira plus loin.

Ceux qui d�clenchaient les guerres pouvaient s'en tenir � distance,

ce qui ne facilitait pas la compr�hension.

- Ces gens sont � nous?

- Quels gens, Sire?

- Casaque verte? - Jaune.

- Ce sont des Hanovriens du nord.

Ennemis.

Les casaques vertes?

- Irlandais, nos amis. - Oui, nos amis d'lrlande.

Tiens, des Grecs?

- �cossais, Sire, de Mc Gr�gor.

- Oui, Gr�gor, tr�s ennemis.

O� sont nos couleurs? Comment vont-elles?

- Clinquantes. - Le bleu domine?

- Absolument, Sire.

Sup�rieur au bleu de Prusse.

- �a manque de bleu ciel. - Que dites-vous, M. L'aum�nier?

- Sa Majest� daignerait b�nir mes m�dailles?

- Pourquoi?

- La main du roi...

- Et tu les vendras plus cher!

- Si je les donnais, Sire, ils n'y croiraient plus.

- Les n�tres!

Attendez, heu... Aquitaine?

- Picardie, Majest�. - C'est bien aussi.

Et l�, attendez, ne dites rien... Champagne?

- Presque... Roussillon.

- On me nettoie cette lunette qui m�lange tout!

Et ceux-l�?

- Je ne sais pas. Qu'est-ce que...

- Ce n'est rien. �a arrive.

Tacite disait que toute victoire rec�le sa part de myst�re.

Quelqu'un peut me rappeler comment cela a commenc�?

- M. De Chaville, c'est notre m�moire � tous.

- Ah, Chaville! Appelez-le sous ma tente.

C'est quoi?

- Je veux un hymne pour mon r�giment.

- Nos braves ne doivent pas mourir sans tambour ni trompette.

Mais cet air manque de jarret. - Tout � fait. Assez!

Je veux du jarret. - Ne faisons pas attendre Chaville.

- L'origine est simple.

- �a tra�ne. J'ai perdu le fil.

- Histoires de famille. �a commence l�. L'Autriche.

� la mort de l'empereur Charles...

Bref, ce Charles meurt et sa fille, Marie...

- Marie-Th�r�se?

- Mais non! Non, Marie...

Marie-Machin prend la couronne.

Prusse, Bavi�re, Saxe et Espagne r�clament aussit�t.

Et nous, enfin, vous, Votre bonne Majest�,

nous soutenons la Saxe. Enfin, heu...

Non... - Mais non, non, non!

- Qu'est-ce qu'on soutient, d�j�?

- La Bavi�re? - Voil�!!

Bravo, tr�s bien, mon Louis! Oh, bravo!!

Donc, on soutient la Bavi�re.

Mais la salet� d'Angleterre s'en m�le.

D'o� les lrlandais qui nous rejoignent.

- Casaques vertes! - Oui, voil�.

Heureusement, la Prusse revient! Diversion, feinte,

crochet...

On respire.

- Hein, quoi? Qui c'est? - Ben, et alors?

- On en est l�, quoi.

- Oui, absolument. Nous en sommes l�.

- C'est plus clair?

- Absolument...

Bon, je prendrais bien un chocolat. �a favorise la concentration.

- Et les effectifs des forces en pr�sence?

- Mes espions

m'ont inform�

qu'il y a 50774 combattants, � pied et � cheval.

- C'est trop! L'ennemi exag�re. Et nous?

- 46962. Sans les enfants et les cantiniers.

- Combien?

- 46962.

- Nos sergents recruteurs ratissent depuis des mois!

- �a fait 38 volontaires. Corsini, ma bourse!

Avec �a en surprime,

trouvez-moi 38 poitrines!

Ou faudrait-il qu'une fois de plus, j'offre la mienne?

- Bureau de recrutement, urgent!

- Et le roi offre 2 pistoles de plus par t�te!

Mais � midi, je ferme et je n'ai que 28 places.

On se d�cide et vite!

Aquitaine, nom de Dieu! Le plus beau r�giment!

Regardez-moi cet uniforme.

Tricorne, gu�tres, ceinturon, baudrier,

�paulettes, fourrag�re, et les galons!

Voil� ce qui vous attend: L'uniforme, le vivre, et l'aventure!

- Et le danger! - Non, c'est pour les grad�s.

Vous, vous ravagez l'ennemi

pour entrer dans ses fermes, ses caves et ses femmes!

Allons-y, enfin, quoi! Allons!!

Le premier qui l�ve la main, 3 pistoles!

Lui! T'as lev� la main, tu pars pour la gloire.

Rires.

- On est pas bien sous le ciel du bon Dieu?

Tranquilles...

Au moins, on ne fait de mal � personne!

Vous auriez pu la tuer! Votre fille, votre ni�ce!

Vous n'avez pas honte? - Et toi!!

- Non! Elle ignorait tout. Je l'ai instruite.

- Arr�te! Et toi...

- J'ai �t� doux avec elles. - J'ai qu'une fille.

- Et sa m�re?

Et sa tante? - Ma femme!

- Chacun son devoir. L'arm�e d�peuple,

moi, je repeuple!

- Attrapez-le!

- Attrapez-le, vous autres!!

- On veut la promise de l'adjudant... - Allez, chopez-le!

- Les gendarmes, bienvenue!

Je ne porte pas plainte. Ils ont bu, je plais... J'oublie tout!

- Il a viol� ma fille. Il l'�pouse ou bien...

- Je n'�pouse pas, jamais.

- Alors, bats-toi!

- Ou on te perce!

- Je ne me bats pas!

- Rien dans la culotte!

- Alors, trop ou pas assez?

J'ai appris tous les secrets des armes � Paris!

- Apprends les n�tres!

- Devant tant d'ardeur, je donne une le�on

aux jean-foutre et aux gendarmes. Tout d'abord,

ma�triser son humeur, car le sang-froid,

remet tout en place.

On respire!

Poitrine large!

Et on se d�tend!

Et puis, on recule encore et encore!

La col�re vous affaiblit.

La haine vous aveugle, gare!

On se pr�cipite? Mauvais!

Sans lucidit�, plus de notion de distance.

Une fois, c'est trop court. Une fois, c'est trop long.

Et votre in�l�gance... Vilain! Vous �tes m�me affreux!

Quitte � mourir, faites �a joliment.

L'escrimeur est un danseur, le duelliste, un artiste!

Le pied, le pif!

Ou le cul!

Messieurs les cocus, le bonsoir chez vous.

- S'il saute, il se noie. Et sinon... - On le pousse!

- Une mort triste. - Plein de ce truc sans go�t.

Tu vois ce que je vois?

- Place ou je bouscule! On se pousse!!

La mari�e est pr�te?

- Il est sec!

On y va ou le cur� sera trop so�l.

- Cause toujours! Je te marie car je te tiens.

- De force, c'est pas valable. - Mais si!

- Il est � moi.

- � toutes, ce qui me dispensait de tenir parole.

Sinon, je ne vous aurais pas connues.

- Moi vivante, personne d'autre ne t'�pousera!

- Elle pleure. - C'est de la joie.

- Je la connais, je l'ai vue pleurer de joie ou de plaisir et je...

- Avance!

- Plus que 6, mon colonel.

- On a les boiteux, les ivrognes, les innocents.

Que reste-t-il? II en faut 6!

Si je suis exil�, vous irez ramer aux Antilles!

Musique. - Non!

Mais c'est mieux.

Trouvez autre chose avec du jarret!

- Sauv�s!

Le r�giment d'Aquitaine, fleuron de l'arm�e!

Par ici, h�!

O� allez-vous? - Vous �tes � 19 min des Antilles.

- Cur�!

Cur�! C'est pour se marier sur l'heure!!

Cur�!

Je sais o� le choper.

- Cur�, une noce!

�a ne se peut pas. Il faut des bans, des annonces...

- Il faut des mari�s et un cur�! - Je ne peux pas!

- Mais si, sinon...

- Mon Dieu! Ce doit �tre un d�p�t. Moi, je ne bois rien.

- Et �a?

- Des objets trouv�s.

- Oui, je sais m�me sur qui...

- Non, des ragots!

- Choisissez, le mariage ou je parle � l'�v�que.

- Puisque j'ai le choix...

- Hors de ma vue.

Revenez quand vous aurez l'oreille militaire.

D'o� sortent-ils? - De l'hospice.

- Je me demande... - Un coup de brosse et en avant!

- Bienvenue, mes enfants! Le compte est bon, on rentre.

- Il en manque un.

- Les 20, les 7 p�lerins, les 3 muets, le nain, le Belge,

les 5 centenaires, 37... Il en manque un.

- Alors, le registre paroissial.

Les burettes.

Ah, j'ai pas le grand missel.

Bon, alors...

Nous allons proc�der.

D'abord, les noms.

- Lison, fille de Guillaume Dumoulin et de Perrine Dubois.

- Fanfan.

- Nom... Et n� o�? - Je n'ai pas de souvenirs.

- De qui? - Myst�re!

- Ni o�, ni quand, ni qui!

- Nullit�!

- Oui, en effet!

- Un tonnelet de prune.

- Bon, Fanfan, 5 pieds,

6 pouces, n� � Paris. Les cloches!

II r�cite la messe en latin.

- Pas si vite!

Demandez-nous au moins si nous sommes d'accord.

- Oui, au moins!

- Vite fait.

- Lison, consens-tu � prendre pour �poux Fanfan ici pr�sent?

- Oui.

- Fanfan, voulez-vous Lison ici pr�sente, pour �pouse?

Plus fort!

- Jamais!!

- Arr�tez-le!!

...

- Vous l'avez laiss� filer! Tous avec moi!!

- Je vous �coute.

- Mon p�re.

- Ma fille.

- Je ne suis pas votre fille. - Qui �tes-vous?

- Adeline.

- C'est compliqu�. - J'�coute.

- On me marie.

- Et vous refusez?

- Un adjudant.

- C'est vous!

- Oui, je refuse qu'on me vende!

- Qui vous vend?

- Mon p�re... Mon oncle qui m'a �lev�e. C'est compliqu�.

- Et vous?

- On me donne en mariage, mais je refuse!

Je veux rester libre.

- Donne-moi ta main.

- Non, je suis pas pr�t...

- Je lis les lignes. L'avenir n'a pas de secret pour moi.

- Ai-je un avenir?

- Oh...

- Quoi, "oh"? - Long�vit�, fortune, amour...

Je dis ce que je vois. Mains douces, mains de paresseux.

On parlera de toi longtemps. - Fortune?

- �norme. Un g�n�ral, peut-�tre plus.

Un militaire, puissant.

- Tu as saut� une ligne!

- Je suis formelle. Plie la main. Oh...

Je vois autre chose plus important. Je ne sais pas si...

- Mais si, dis-moi!

- Ligne de coeur, l'amour...

- L'amour? Bien s�r... Je connais.

- Ce que tu as connu n'est rien � c�t� de ce qui t'attend.

Oh! Le militaire fait une rencontre.

Une tr�s belle personne. La femme de ta vie!

- Ce matin? - Oui.

Je vois du bonheur, du r�ve, des fleurs de lys.

- Des ch�teaux?

- Beaucoup de ch�teaux � ton �pouse.

- Mais je suis pas mari�. - Si! Avec du sang royal.

- Une reine? - Ou une princesse.

- La fille du roi.

- Le confessionnal!

- Dis-moi la suite, Adeline!

- J'ai perdu le fil. Mais militaire d'abord et la princesse ensuite.

Il est l�!

- Garce!

- Il est l�!!

- Attrapez-le! Attrapez-le!!

- Au dernier, j'offre la prime,

plus 3 semaines � double ration,

plus permission sp�ciale � No�l, P�ques,

et � Saint Louis.

Une tenue d'�t� et 6 mouchoirs brod�s. Apr�s, j'ai plus rien.

Encore 20 sec. Plus que 20 secondes!

- Pourrais-je lire au lit le soir?

- M�me toute la nuit!

- Attrapez-le!!

- 9...

8, 7, 6...

5... Derni�re place...

Je signe!

- Cette fois, j'ai le compte. Vous, sur liste d'attente.

- Mon gendre!

- Oh! Mais... - Ils sont remont�s.

- Salopiaud!

- Des insultes?

Tu insultes le roi et son soldat?

- Non, mais ma fille...

- Il l'�pousera apr�s la guerre c'est presque fini.

- Si elle reste fille, je...

- Ne crains rien, Lison. Tu es belle.

Les gars! Levez-la main, les candidats.

Ton p�re leur fait peur. Tu m'as offert du plaisir,

moi, j'offre ta dot. Allons-y! Qui prend la bourse, a la fille!

Allez-y!!

- C'est votre costume?

- De cette couleur-l�?

- �a va pas �tre possible. Ma couleur, c'est jaune et orange.

Une autre fois!

- O� vas-tu?

- Au service du roi et dans l'arm�e,

mais ailleurs. Picardie, je verrai. Mais l'Aquitaine, c'est non!

- Vous avez honte? - Pas trop.

- Aidez-moi et je vous absous.

- Vous d'abord.

Mais si, soyez gentil. J'ai un peu mal.

Je d�teste �a!

Ces mani�res...

J'adore les mains.

- Elle promet la lune.

- Justement, elle te prot�ge.

Elle te met en garde contre les mauvaises fr�quentations.

- Son oncle l'envoie.

Elle a une pistole par engag�.

- Mais l'avenir m'int�resse. Lis.

J'ai perdu le fil.

- Adeline!

- N'insiste pas.

- Gr�ce � ta bravoure, tu es nomm� g�n�ral.

Tu rencontres une belle inconnue qui sera ta femme.

Et cette femme, c'est la fille du roi!

- La fille du roi!

- Tenez. Le reste, � la livraison. Je la veux intacte. Pas de sang!

- Et les autres? - Tuez-les, je ne veux pas de t�moin.

- Ils arrivent.

- �a va? - Non...

- Nos hommes vont chasser ces r�deurs.

Elle parle en polonais.

- Qui va �tre c�line?

- Ne soyez pas vulgaire. Wanda, d�vouez-vous.

Elle hurle.

...

- Vous entendez?

On attaque une femme! D�tache-moi!

- Tu vas te faire massacrer.

- Vous, bien s�r, vous n'entendez rien!

- Non. Rien.

Des enfants jouent aux gendarmes et aux voleurs.

- Fanfan!

- Laissez-moi!!

- Excusez leurs mani�res rudes, madame.

- Vos civilit�s sont ridicules. Dites votre chiffre, j'ai des bijoux.

- Juste celui-l�.

- Vous attaquez des femmes sans d�fenses! Saligauds!

Je vais vous apprendre � vivre et � mourir!

- Pas un ne rach�te les autres.

Toi, je sais, mais les autres! L�ches!

Vous �tes des l�ches!

- Non! Personne ne va nulle part.

Les bonnes d�cisions se m�ditent. On regarde, comme au th��tre.

- Excusez-moi. Je reviens.

Attention, je connais toutes les bottes.

Le catalogue complet!

Botte de Nevers.

Sigognac!

- Et le courage? - Non, c'est de la t�m�rit�.

Y a l'audace et la connerie,

...

- Debout, Matamore. Tu blesses et tues mes hommes!

- J'ai fait pour le mieux.

Bon, on y va?

...

- Fine lame!

- On devrait marcher ensemble.

- Je te paie. - Dommage!

- Quoi? - Vous me tutoyez!

J'ai horreur de �a!

Comme les imb�ciles pr�tentieux.

- Oh, chef...

...

- C'est une erreur. Je ramassais des champignons. J'ai eu peur.

Une fortune. Elle vaut une fortune.

Que voulez-vous de plus?

- Savoir.

- Tu m'as d��u.

Intervenir l'aurait priv� de gloire.

Attention, si elle file, le gnouf!

- Ce jeune homme nous a sauv�es.

Rebraillez-vous, Wanda! Enfin, on vous regarde!

- Mesdames.

- Vos troupiers sont ridicules! Notre voiture! Et nos chevaux?

- On s'en occupe. Notre voiture est � vous.

Le chariot!

- Confus du spectacle. - Vous �tes excus�.

Ce sont des fleurs de lys?

- En effet. Tr�s � la mode.

- Une rencontre.

Incroyable. On me l'avait pr�dit. La rencontre, les fleurs, et...

Auriez-vous un ch�teau?

Elle parle en polonais.

- La nourrice polonaise.

- Peut-on voir l'enfant? - Non. Nous devons partir.

- Elle a bien un nom, cette enfant?

- Oui. Et vous, quel est votre nom?

- Fanfan.

- Tout court. - Je m'en souviendrai.

Si je puis vous �tre utile...

- Allez-y, mesdames.

Sergent La Franchise.

Si vous avez des relations...

Quand on a que sa franchise,

- M. Fanfan!

Venez!

Tenez, pour votre courage. - Un lys?

- Une tulipe. Elle vous baptise. Fanfan devient Fanfan la Tulipe.

- Vous me faites 2 tas. Les morts et les mourants.

- T'as entendu? Ce que tu m'as dit ce matin... Tout est vrai!

- Tu crois tout �a! C'est un boniment.

Pour le march�, les foires. Mon oncle m'envoie s�duire les na�fs.

Je gagne ma vie ainsi. Des fables, des r�ves.

- Des r�ves! Merci, Adeline.

Un cadeau pour toi.

Que se passe-t-il encore? Lls reviennent?

- L'escorte!

Ne t'en prends pas � tous � cause de mes fariboles.

- O� sont les dames?

- Sauv�es par lui.

- Arr�tez-les. Ils ont vol� ce bijou.

- Non, j'�tais l�. Elle dit vrai.

Il a sauv� Mme la marquise qui lui a donn� la broche.

- Dans ce cas, Monsieur.

- Mme la marquise?

Elle conduit la fille du roi.

- La Pompadour! - La fille du roi. Quel bonheur!

- Quel malheur!

...

- C'est simple. Tu refuses et tu r�cup�res la dot.

- Mais je reste fille.

- Belle comme tu es, tu trouveras.

- Tu �pouserais une romanichelle orpheline, inculte et sans dot?

- Moi, je suis engag�, tu sais.

- La fille du roi! Cette baliverne!

J'ai tout invent�.

- Oui, peut-�tre.

Mais tout s'est accompli. Tu as donc d�clench�.

Au fait, ton cadeau. Donne-moi ta main.

Cet homme me l'a offerte pour sauver sa peau.

- C'�tait le chef.

- Non, un promeneur.

- Tu ne vois jamais les choses telles qu'elles sont!

C'est l'organisateur de l'agression.

- Tu l'as lu dans sa main?

Prise de guerre. Je te l'offre. Tu vas pas la refuser!

- Non. Je la garde. En souvenir de toi.

- Penses-tu! Vends-la et rembourse ton fianc�!

- Quel fianc�? �a n'est pas mon fianc�!

- Mlle Adeline!!

La garce!

...

Musique.

...

- Non, c'est trop religieux! �a sent la myrrhe,

l'encens, le th�... Je ne suis pas content.

Vous n'aimez pas l'arm�e ni l'Aquitaine!

Vous aimez la musique?

Audition ce soir apr�s la soupe. Allez!

Allez! Oh, sergent!

Je veux voir mes nouvelles recrues.

- Elles me suivent.

Quelle histoire!

Des bandits dans la for�t. Une trentaine...

J'ai ratatin� tout le monde.

- Je veux les d�tails.

- J'ai commenc� par le chef...

- C'est le d�ner de mes soldats?

- Oui, Sire. On dit "la soupe."

- Chef de l'arm�e, je mange avec elle. Faites venir mes oeufs.

- Les oeufs du roi!

La phrase est r�p�t�e.

- Je suis impatient, M. Le mar�chal.

Avez-vous l'endroit? II faut un nom qui reste pour cette bataille.

- Oui, des points strat�giques.

- J'avais propos� un lieu accept� par l'ennemi.

- Oui, Waterloo? Plat, triste, morne plaine!

Nous trouverons. Fixons le jour!

- Plus bas, Sire.

- Je crains des fuites, Sire.

- Des fuites?

- Des fuites!

C'est vous. - Sire!

- Vous m'effrayez. - Les oeufs du roi!!

On s'�carte! Les oeufs de Sa Majest�!

- Alors, celui-ci, celui-l�,

et celui-ci. Non, celui-l�.

Et puis non! Remmenez!!

Ce tra�tre m'a coup� l'app�tit. Je d�teste �a!

II me le faut! M. Corsini.

Vous allez mener votre enqu�te.

- Un truc qui marche, c'est...

Je veux ma bataille mercredi matin, c'est parfait.

Trompettes. - C'est le dessert?

- Le rassemblement des recrues au camp d'Aquitaine.

47000 hommes, selon le d�sir de Sa Majest�.

- Bien! 47000, c'est parfait!

Rappelez mes oeufs. J'ai re-faim.

- Les oeufs du roi! - Je suis votre colonel.

Aim� Claudion Dominique de La Houlette.

Je suis le p�re du r�giment.

J'aime et je ch�tie bien mes enfants.

L'adjudant Fier-�-Bras vous formera. - Ah, c'est vous!

Attention � Adeline.

- Qui parle? Qui a parl�?!

Sortez des rangs!!

- Excusez-moi. - Nom, matricule!

- Un instant. C'est vous que le sergent a tir� d'affaire?

Un prot�g� de mon meilleur recruteur!

- Colonel. Manque de respect...

- N'exag�rez pas. C'�tait un conseil.

- De la gentillesse.

Je lui ai moi-m�me dit.

- Un bleu-bite va pas me marcher sur la gueule!

- Une fleur ne vous fera pas plus beau, mais...

- Silence!!

- Donnez l'exemple du silence.

Approchez. Souriez.

Bonnes dents, gencives saines. Belles oreilles. Tournez.

Oh, jolie nuque! J'aime beaucoup.

Je suis sp�cialiste des nuques. Bien!

Soldats! La bataille est imminente. C'est donc des morts en perspective.

Je veux des morts impeccables, ras�s de pr�s, coiff�s...

Qu'ils soient l'honneur du r�giment, et qu'ils sourient!

� vous, M. L'adjudant.

Je vous les recommande.

- Sur une ligne. On est droit. Menton relev�.

Torse et �paules comme moi.

1/4 de tour � gauche. Marche! Un, deux...

- �a y est, papa. C'est parti?

- Oui, mon lapin.

- Un, deux! Un, deux...

Exercice de base, la marche! Attention, pied gauche.

Pliez!!

Pointez, posez!!

Pliez, pointez, posez!

Pliez, pointez...

Pointez!! ON POINTE!!

Pliez, pointez, posez!!

Un, deux! Un, deux! Acc�l�rez, tas de mauviettes!

Un, deux! Allez, du nerf!!

Bande de poules mouill�es!!

Rampez sans toucher les feuilles!!

Alors, on ouvre moins sa petite gueule!!!

Un, deux!! Plus c'est grand, plus c'est mou!!

Un, deux! Un, deux! Un, deux...

Quand on veut s'engager, on s'engage!!

En garde pour attaquer. Attaque!!

En garde! Attaque! En garde! Attaque!!

On la ram�ne moins! On mollit!!

Un, deux!

Attention, demi-tour. Demi-tour!! Un, deux...

Bleu-bites! Demi-tour!!

On double la foul�e! Et le cercle!!

Le sabre est l'ami des sabreurs. On l'astique.

Une feuille doit se d�chirer sur le fil.

Le mousqueton est l'ami du dragon.

Il doit pouvoir atteindre...

- Une feuille tombant dans la brise...

- On rit sans autorisation? Courez!!

Je vais vous dresser, mauviettes!

Arme devant soi!

Arme sur l'�paule! Devant soi! �paule!!

Soi! �paule!!

Arme aux pieds!

Un genou � terre! En l'air! � terre!!

Position tireur � genou. Couch�! Debout!

� genou! Couch�!

Debout! Debout!!

Assis, debout, couch�!

Je l'attendais! Que faites-vous?

- Je pars.

J'ai �t� tr�s patient. Mais je n'aime pas votre jeu.

J'aime pas votre voix, vos oreilles, vos mani�res...

Je n'aime rien ici! Pourquoi insister?

- Dans le rang!!

- Mon ami! Je viens d'en sortir!

- Refus d'obtemp�rer, mutinerie!! Abandon de poste! Insultes!!

- M�fiez-vous! J'ai des t�moins.

- Mon beau-p�re les convoquera! - Qui?

- Sa Majest�. J'�pouse sa fille. - La fille du roi?

- Pr�diction d'Adeline!

Tranche-Montagne!!

Le trou!!

Musique.

- Vous appelez �a de la musique, M. Flageolet?

Hors de mon ou�e!!

Et toi, cuisine! Je te ram�ne du Mississippi,

et tu ne songes qu'� faire la foire!!

Rires d'enfants.

- Oh lui, quelle nuque!

- Je te collerai bien la m�daille, mais lui, il te colle au trou!

- J'ai le bras long!

- Lui, il a un bras d'assassin.

Comment tenir t�te avec ma famille?

- Ils sont beaux!

- C'est les plus beaux du r�giment!

Tu te mets o� tu veux. La Franchise tient la cantine.

Si t'as des sous, commande.

Sinon, les restes. J'ai vu des cochons d�gueuler!

- Tiens, nourris-moi pour �a. Et garde la monnaie!

- T'es comme un prince. - Je m'habitue.

- Travers�e d'une rivi�re. Mousqueton au-dessus de la t�te en avant!!

Un, deux! Un, deux! Sur une jambe!!

Sur l'autre!!

Une jambe! L'autre!!

Jambe!

Jambe!

Vous l'avez! Je m'inqui�tais, ma belle.

Tu la lib�res et tu la boucles!

- Faudrait savoir.

- Toi, tu la boucles et elle, tu la lib�res!

Rompez!!

J'ai dit: "Rompez!"

- Pour le prisonnier.

- Non!

- Si, vas-y.

Et le biberon.

- Je suis pas une bonne.

- Et moi? Tant pis pour le prisonnier.

Aimable, amusant. Et si joli gar�on! - Il s'appelle?

- Tu connais pas, un prince. Il a tenu t�te � qui tu sais.

- Laisse. Va t'occuper de ton biberon.

...

...

...

- Elle est magnifique!

- On m'en a offert des fortunes. - Dont la mienne.

- Vous avez r�serv�.

Je vous le rendrai.

- Non, rien.

- Je lui dirai.

- On a top�. Je l'ai achet�e. Je l'aurai.

- Ce n'est pas un cheval. �coutez ce qu'on vous dit.

Le charme...

Des jolies fleurs...

Des fleurs.

- Des fleurs, je peux. Le reste, difficile, mais �a, oui.

- J'ai trouv� l'eau si belle Que je me suis baign�e

II y a longtemps que je t'aime Jamais je ne t'oublierai

Jamais je ne t'oublierai

Bonne nuit?

- Excellente et quel r�veil!

Bonjour, beau r�veil.

- Tu veux quoi?

- Rien. J'ai la solitude.

Je suis libre. - En prison?

- �videmment! Inutilit�, immobilit�, un oreiller de r�ves...

J'ai m�me faim.

Ce qui all�ge l'esprit.

- Tu es vraiment fou!

- Mlle Adeline!

II est au secret.

Si vous voulez parler, je suis l�. Tenez!

- Oh, des oignons!

- Des tulipes!

- Ma fleur!!

- J'ai dit: "Tenez!"

Les femmes aiment les fleurs.

Et vous en �tes une.

- Les fleurs, les femmes, tr�s po�tique. Continuez!

- Je vous trouve vraiment... belle.

- Solide, propre aussi. Elle fait m�me la lessive.

- La vaisselle. - Et la cuisine.

- Et la couture. Des doigts de f�e! - Imaginez...

Pour 50 pistoles, une Adeline compl�te!

Belle machine � laver le linge et la vaisselle.

La reine des machines � coudre et cuisini�re � 4 feux!!

- Que dirais-tu de si faramineux, toi, le gros malin?

- Je sais pas, moi. La v�rit�.

Vous �tes belle, Adeline.

On voit votre �me dans vos yeux.

Vous �tes pure, comme l'eau d'une source.

Libre comme l'air. Vous serez la femme d'un seul homme.

Et il sera heureux!

Ni cur�, ni courtisan,

et surtout pas militaire de carri�re!

- Montre-toi, un peu de cran!

Farceur!

Fusill�, �cartel�, pendu!

Br�l� vif!

Tranche-Montagne, nom d'une chiure de mouche!

La clef! Rassemblement!

Et que �a saute!

- C'�tait tr�s joli, tr�s gentil aussi.

Je sais que c'�tait pour l'enrager mais �a m'a fait du bien.

Ne le provoque pas, il n'a pas d'imagination.

Tuer ne lui fait donc ni chaud ni froid.

Il a failli tuer 2 recrues qui m'avaient fait un clin d'oeil.

Tu m'�coutes, Fanfan?

Fanfan?

Bien, si tu veux bouder, boude! Je t'aurais pr�venu!

- Allez!!

�vasion! Alerte! On colmate les issues!!

Aux canons! On charge!

Envoyez-moi le tocsin!! Je zigouille!!

� la garde!! � la garde!!

Alerte g�n�rale!!

- Ne reste pas l�!

- Le point de vue sur ta gorge me pla�t!

Si j'�tais pas fid�le... - Tu es trop b�te!

- Que fais-tu l�?

- Mon sabre!

- Le tien, non, mais le mien.

- Un homme sans sabre est un taureau sans cornes!

- Le voil�!!

- On ne montre pas du doigt!

- Il se paie votre gueule!

- Non, la v�tre. Il est courageux.

- Je veux l'autorisation, Colonel. De le crever, l'�masculer!

- C'est trop. Mais je veux le voir. �pargnez la nuque.

- �chelle!

Trop courte!

- Voil�!

- Adjudant gagnant.

- Bon Dieu de vingt dieux!

- Et pardieu?

...

- H�! Derri�re!

- Quel salaud! - C'est un adjudant.

- Je vous attends!

- 3 pistoles de plus.

- Un coup de main?

Quoique...

L�chez-moi!

- C'est l�gal?

- Non, mais �a amuserait.

- Amusons-nous.

- Vous attendez qu'il tue Fanfan?

- Ou l'inverse, mon enfant.

- Ou qu'ils s'entretuent.

- � cet �ge, on s'en aper�oit pas.

...

- �a va? - Pla�t-il?

- Quelle m�chancet�!

- Pla�t-il?

- Et vous voulez �pouser Adeline? - Pla�t-il?

- Vous oubliez Adeline et en �change, je vous oublie.

- Pla�t-il?

- FANFAN!!!

- Match nul!

- Nul?

- Ils sont vivants!

- Je demande l'arbitrage.

- Accord�. Je suis arbitre. Match nul!

- Corriger Fier-�-Bras, sauver Adeline et faire rire les enfants!

- Je suis pour les nobles causes.

- Aujourd'hui, tu as gagn� un ami. � la vie, � la mort.

- Colonel de La Houlette!

- C'est moi!

Roulement de tambour.

- Ordre est donn� par nous, Louis, � nos troupes,

le r�giment d'Aquitaine

est d�sign� pour assurer la protection de Notre Majest�.

Il fera donc mouvement sans d�lai,

pour aller au ch�teau de Villelune,

o� Nous avons d�cid� d'�tablir notre quartier g�n�ral.

Mes enfants, en route!

- Rassemblement!

- Rassemblement!

- Pla�t-il?

- C'est mieux!

Mais �a sent l'ail!

Et moi, je veux la poudre!

- B�nies par le roi, elles gu�rissent m�me les maladies honteuses.

- Place! Place! D�gagez!!

- Ma fianc�e, je l'ai reconnue!

- T'as vu quoi? - Les yeux de l'amour.

- J'avais plus ma t�te.

- �a vous l'a remis en place! - Assez!

- Pla�t-il!!

- Je vois! On se moque de mon infirmit� passag�re. Bien!

- Villelune et son ch�teau! Le roi et sa fille m'attendent!

- Le roi et moi �tions inquiets.

- Nous avons �t� agress�es. Vos routes ne sont plus s�res.

- L'argent part � la guerre. Il y a eu plus de peur que de mal?

- Oui, gr�ce � un sauveur, Fanfan.

Il nous a d�barrass�es de ces voleurs tr�s facilement. Vous auriez ador�.

Nous verrons le roi demain.

Cet �quipage est � ma cousine. Retournez-le-lui.

Henriette, au lit!

- Comment elle me parle!!

- Tu cherches ton �toile?

- Non, je...

- C'est celle-la. - Comment le sais-tu?

- C'est la mienne. Je t'invite.

� mon mariage aussi, je t'invite.

- Quoi? - J'ai dit oui � l'adjudant.

- C'est une brute!

- Je n'ai pas peur. J'aurai la solde. On me saluera.

J'aurai une chaise � l'�glise, un nom.

- Mme Fier-�-Bras? - Des enfants.

- Quelle horreur!

- Il est b�te et m�chant. Je l'apprivoiserai.

- Si c'est ton destin... Le mien est ailleurs, � ces fen�tres.

Tu m�rites quelqu'un de plus digne.

Cherche. Je sais de quoi je parle.

Je papillonnais et �a m'est tomb� dessus. Gr�ce � toi.

Adeline? Adeline!!

- Tout est l�, Sire.

- Cette carte d�voile nos plans. Et notre tra�tre? O� en est-on?

- Nous progressons. Nom de code: L'homme en noir, black man...

- Int�ressant. Insuffisant, mais int�ressant.

- Creusez, je veux des certitudes.

� la niche! Je le taquine.

J'�coute votre manoeuvre, M. Le mar�chal.

- Dispositif classique avec une fantaisie strat�gique.

- Voil�! J'adore la fantaisie strat�gique.

- Aile droite, � gauche et aile gauche...

- � droite.

- Non, au centre, pour surprendre.

- Oui, vous les tenez! Je les tiens! Et �a?

- Ligne d'invuln�rabilit�.

Nous y sommes hors de port�e de l'artillerie.

- C'est s�r?

- Boulet de 16, poudre PPP, c'est aussi notre fournisseur.

Une louche rase, boulet de 16 livres et tube de 15,

port�e de 300 toises.

Leur artillerie ici et nous, � 301 toises.

Invuln�rabilit�!

Bravo! Avant de nous souhaiter la bonne nuit, prions.

Prions ensemble que le Dieu des arm�es nous assiste demain.

- Qu'est-ce que c'est!

- Mais je dors! - Tu ne dors plus, viens!

...

- Je faisais des r�ves... - D�p�chons-nous!

...

...

Une femme chante en polonais.

- Aide-moi, c'est lourd!

- Halte-l�!

Lls sont l�!

Une femme chante en polonais.

...

Il tousse.

- C'est moi. Bonsoir.

Elle parle en polonais.

- Pourquoi crier?

Je ne vous veux pas de mal. Je suis Fanfan!

...

- Ne criez pas! Je vous ai sauv� la vie. La for�t, les brigands...

...

- Ne hurlez pas. �a vous fait des rides!

- Wanda!

- Je ne comprends rien!

Je suis venu vous saluer.

Et faire connaissance.

...

- Oh, ces cris de pintade!!

Vous �tiez adorable et voil� que...

Tr�s bien! Je ne pr�tends plus rien!!

Moi fini vouloir toi! Comprendo?

Quelle b�casse!!

- M. Fanfan! Vous ici. Que se passe-t-il?

- Je suis venu voir ma fianc�e et elle s'est mise � tout casser.

- Elle a eu peur.

- D'habitude, c'est le contraire.

- �a ne se fait pas.

- J'ai compris.

- Par ici!!

- Halte! II est l�!

- Mais descends! - Marquise, aidez-moi!!

- M. L'espion!

- Non, Sa Majest�!

- Qui vous paye?

- C'est vous ou La Houlette. Mais d'ailleurs, une augmentation...

- Il est pas tr�s noir. - L'int�rieur.

L'�me doit �tre noire.

- Celui-l� me para�t beaucoup plus noir!

Qui m'explique?

- Moi, Sire.

- Je suis blanc comme neige! - Il est dr�le.

- J'ai sauv� votre fille. - Laquelle?

- La v�tre, d'une attaque de brigands en for�t, avant-hier.

- Henriette!!

On ne me dit rien. Merci! Quelle r�compense?

- Ah, nous y voil�!

Je veux la main de votre fille.

- Ma fille? - En fait, je ne l'�pouse plus, Sire.

Les cris, la Pologne... Navr�. - Vous la refusez!

- �a n'aurait pas march�.

Je me suis tromp�, �a arrive. Erreur de jeunesse. Sans rancune!

- Si tu n'es pas gendre, tu es espion. Pendez-les!

- �a y est! �a y est! II est pris, l'espion!

L'homme en noir!!

C'est Fanfan, le Parisien. Demain...

Couic, la Tulipe!

- Mon colonel, j'ai de l'honneur.

Je demande l'honneur de faire l'ex�cution, sans prime.

- Pour l'honneur.

- Oui. J'ai l'exp�rience.

- Dans ce cas, accord�! � contrecoeur, mais...

Je ne veux que des violons.

- Je suis d�moralis�.

J'allais me fixer: M�tier, �pouse... Et plus rien!

- Ces gens-l� dorment, mangent, chassent...

On a pas la m�me vie.

- C'est le moment de sortir la monnaie!

- Si c'est pas la femme de ma vie, o� est-elle?

Toi? Mais oui!

C'�tait donc �a, le chemin � faire!

- Je ne disais rien de peur de te perdre,

et je te perds au moment de te le dire.

- Me dire?

- Je n'ai jamais aim�.

Je ne sais donc pas si cette chose

qui me rend heureuse et malheureuse, c'est l'amour.

- Trop souvent, j'ai dit le mot.

Mais �a ne ressemble pas � ce que je ressens.

La foudre vient de me toucher. Merci pour cette lumi�re!

- Le r�glement de la cantine, c'est deux minutes.

- Pas � moi! C'est peut-�tre moi qui t'ai mis en route!

Alors ton r�glement... Tiens, bois!

�a va te remettre les id�es en place.

- Pourquoi je ne t'ai pas vue la 1 �re fois comme maintenant?

- Il fallait la prison, la nuit, la peur.

- On devrait vieillir plus jeune. On saurait le principal.

- De quoi?

- De la vie. Bien, mal, vrai et faux.

Les femmes...

De la sienne. Unique. Adeline... Mon Adeline!

- Mon Fanfan!

- Quelle tristesse!

Tu lisais ma vie dans ma main.

Ton image est dans mon coeur pour toujours.

- Toujours s'ach�ve bient�t.

- Vivons tout pendant que les autres dorment.

- Ils ne dorment pas tous.

- Restez pas l�. C'est demain, le spectacle.

- Oui, mais on regarde l'assassin.

- Foutez le camp!

Morveux!

Assassin...

- Ils nous s�parent sans jugement! - Que veux-tu faire?

- Je veux vivre heureuse car tu vivras!

- On a peu de temps.

- Justement, je veux du temps. Des saisons, des ann�es...

Je vais aller supplier le roi cette nuit. Gardien!

- Il ne pense qu'� la guerre. - C'est ma faute! Je vais r�parer.

- Adeline!!

...

- On peut dormir tranquille?

- Demain! Allez!

- C'est laquelle?

II m'attend pas! Elles se ressemblent toutes!

- Je veux sauver l'homme que j'aime.

- Quel homme? - Celui que vous avez baptis� Fanfan.

- La Tulipe! Racontez-moi.

- Mon enfant, m�me si je vous crois, jamais Louis ne m'�coutera.

- Montrez-moi sa chambre.

- Enfin, c'est le roi! Personne n'est autoris� � le d�ranger.

Quelqu'un peut-�tre... Venez!

On frappe � la porte.

- Vous, madame? - L'affaire est importante et urgente.

Je vous laisse. Merci, je vous revaudrai �a.

- Vous voulez une gr�ce?

- Une audience!

- Nocturne, de surcro�t. Et royale!!

Pourquoi le roi lib�rerait l'espion? - Ce n'est pas lui, l'espion.

Je peux le prouver en d�masquant le tra�tre.

Il a donn� un bijou

� Fanfan. C'est une bague.

- Je peux la voir?

Je vais la porter au roi. - Non, moi.

- Je te l'ach�te. - Elle n'est pas � vendre.

- Tout est � vendre! Moi, c'est fait! Quel prix?

- Un cadeau. - 10000.

- Un souvenir auquel je tiens. - 20000.

Dure en affaires!

J'adore n�gocier.

- La chambre du roi!

- On frappe, Fanfan! - C'est mon intention.

Ma femme? - Plus loin, � gauche.

Elle parle en polonais.

- Polack! - Fran�ais!

- C'est lui, le tra�tre!

- Expliquez-vous, messieurs. Et je ne suis pas de bonne humeur!

- Une voleuse!

- Je l'ai amen�e.

- Oui. Elle m'a vol� cette bague.

- Et dans la for�t?

- Quelle for�t?

- Pauvre enfant.

- Je la reconnais. Je vous l'ai offerte.

- Oui, pour ma f�te, Sa Majest�.

- Et vous l'avez?

- Et la tenue!

- Florins, livres...

- Ces monnaies.

- Un tra�tre aime l'or!

- Oui, cousin.

- Cousin? - Oui, puisque roi.

Oui, on me l'a promis!

Si vous perdez la bataille, je serai roi!

Et vous perdrez puisque j'ai tout vendu!

- Prenez-le!

- Approchez et je l'�gorge!

Je ne vous aime pas non plus.

- La garde! Encerclez-le!

- Heureusement qu'il y a de l'eau! J'avais pas vu!

- � cheval!

� cheval!!

- O� allons-nous? - Vous serez ma reine.

Plus vite!!

- Service du roi!!

- Elle est malade!

- D�gagez!!

- Oh, allez!

...

- Que voulez-vous? - Une reine!

- Si je refuse? - Aux Autrichiens!

- Je serai fusill�e! - Pendue. Avance!

- Je vous donne le code de l'Aquitaine.

- Je le connais: Dieu nous aide.

- Picardie? - Dieu avec nous.

- Bourgogne? - Gloire � Dieu.

Je les connais.

Champagne: Dieu le veut. Je suis un professionnel!

Ne t'arr�te plus!

- Adeline! - Fanfan! Fanfan!

Fanfan!

- Du calme, c'est moi, Von Corsini. Allez chercher K�nigseck.

Il ne m�rite pas �a!

Fanfan la Tulipe!

Une fleur, on la jette! Prenez un homme d'avenir!

- Je ne crois qu'en lui, et je ne crois pas en l'avenir sans lui.

- Il va falloir faire sans, parce que l�...

Ne faites pas �a!

Vous risquez la mort.

- Je pr�f�re mourir.

- L'amour vous aveugle. - Et alors?

� quoi bon vivre sans voir celui qu'on aime?

� quoi bon avoir des mains sans le caresser et l'�treindre?

Sans son parfum, � quoi bon m�me respirer?

- Vous allez m'attendrir. - Sans sa mort, vous �tes perdu.

- Pour l'instant, non.

- Vous n'aurez que mes larmes! - �a suffit. Calmez-vous!

Je vous tuerai plus tard. Parole d'honneur.

Enfin, ma parole. Allez!

- Ah, Von Corsini!

Petit c�lin avec mademoiselle!

- Pas du tout! C'est une espionne en formation.

- Von Corsini! Dankesch�n, merci f�r trahison.

Come on, vous voir carte grosse entreprise!

L�, english.

L�, scottish!

Partout l�, K�nigseck! - Gut!

- Et l�?

- Franzosen, kaput!

Vous lancer signal massacre.

- Vous lancerez la bataille.

Bleu, remise au lendemain.

Jaune, �pid�mie.

Rouge, allons-y. Attaque!

- Et le blanc?

Oublier that chiffon!

- Capitulation. Il ne veut pas.

- Fanfan! - Les pattes en l'air!

- Moi, prisonni�re?

- Oui, tous!

Les �p�es, � terre!

Ligote-les. Je t'aime!

J'adore te le dire. - J'adore l'entendre!

- Je t'emm�ne � Paris. - Oui!!

- On s'installe.

- �a co�te une fortune!

- Qui vous parle? - Je sais o� est leur tr�sor.

- Nous ouvrons une auberge.

- Mein ch�teau is nicht ein moulin!

- Vous serez capitaine. C'est le tra�tre.

L'homme en noir!

- Ton compte est bon.

- Non, c'est lui!

- Navr�, mais il a perdu!

� mon signal!

- Pourquoi �tes-vous l�?

Vous le poursuiviez et pourquoi?

Qui avez-vous vu en premier?

Moi en premier, prisonni�re de ce tra�tre!

- C'est vrai! - Qui poursuivait l'autre?

- J'ai le droit � l'erreur!

Les dragons, � la rescousse!

- Adeline!!!

- O� est l'ennemi?

- Partout, m�me l� o� il devrait pas.

- Le travail de ce tra�tre de Corsini!

- Les �cossais!

- Et nous? Si on avait un hymne!

Je crois que nous sommes perdus. Il y a un autre mot...

- Fichus? Foutus?

- Cuits! Nous sommes cuits!

M. Le mar�chal!

Qu'attendons-nous pour attaquer? P�rissons avec panache!

- C'est � l'ennemi d'envoyer le signal depuis la tour.

Protocole 1028, r�vis� en 1477 et modifi� la semaine derni�re.

- Mais je le reconnais, celui-l�!

C'est Fanfan!

- Von Corsini!

- Il envoie le signal!

- D�tache-le!

- Il faut ta chemise!!

- Tiens!!

...

- C'est la fin, M. La Tulipe! La v�tre.

Celle de vos amours, de votre roi, de votre arm�e.

� 3, vous serez mort.

Ein, two...

La chose blanche,

c'est un drapeau?

- Je crois que c'est une chemise blanche!

- C'est bon signe?

- Mieux. Vous �tes vainqueur.

- Sans combat?

- Sans m�me un seul mort.

- �a compte?

- Exploit in�galable. On en parlera dans des si�cles!

- Mais � vaincre sans p�ril, on triomphe sans gloire!

Pas mal, celle-ci! Notez, greffier!

- Kaput!

- Monsieur, vous serez chez nous jusqu'� la fin de cette guerre.

Vous serez chez nous puisque vous renoncez � notre famille.

- Quel gendre!

- Quel dommage!

- Polonaise!

- Mon jeune ami, vous serez mon g�n�ral.

Vous refusez encore?

- "Mon jeune ami" me suffit. Je suis ma�tre de mon destin.

Je veux donc �pouser cette femme qui sera ma reine.

Elle r�gnera sur mon coeur et mes enfants, s'il pla�t � Dieu.

- Quelle chance vous avez!

Allons, musique!

Musique.

- Mon hymne! - L�, il y a du jarret!

- La fin de cette histoire ouvrit une p�riode de paix en Europe.

Elle dura 18 mois, ou 18 jours. On ne sait plus!

La paix ne dure jamais assez longtemps.

Sauf pour Adeline et Fanfan qui v�curent heureux

car ils eurent beaucoup d'enfants!

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