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: Temps mort ! Temps mort ! Hé, l'arbitre !
Horse a demandé un temps mort !
- Mais pourquoi tu veux un temps mort, maintenant, merde !
- Allez, réveillez-vous, on n'abandonne pas.
Il reste que 44 secondes, donnez tout.
Foncez. Plus que quelques secondes.
Concentrez-vous, oubliez les cris,
la foule, les recruteurs.
Rien de tout ça existe.
- Dean. - Ouais.
- Prends le ballon et repère Horse.
- Entendu, coach. - Horse, trouve le panier.
On donne tout. C'est quoi le cri des Steel Wolves ?
Allez, allez, allez, allez !
Un, deux, trois, wouh !
- Bouge, bouge ! - Hé, ho, passe-le à Mason !
- Le ballon, le ballon ! - Horse est ouvert !
Ouais, ouais ! Coupe ! Allez, coupe ! Coupe ! Horse !
Ouais, ouais, ouais !
- C'est ça ! - Wouhou !
Allez, Mason, ouais !
- Wouh ! - T'es le meilleur, Mason !
: Mason...
Horse ! Allez, place-toi !
Allez ! Allez ! Allez !
Je le vois !
Ici, ici ! Horse !
- Tire ! Tire ! Vas-y, tire !
Ouais ! Ouais ! Tu vas y arriver !
: Mason.
Ouais !
Ouais ! Ouais ! Ouais ! Wouhou !
: Steel Wolves ! Steel Wolves ! Steel Wolves !
Steel Wolves ! Steel Wolves ! Steel Wolves ! Steel Wolves !
Hé ! Il est passé où, Horse ?
: Steel Wolves !
: Mason...
Mason...
Non, pitié ! Pitié !
Pas tout de suite ! D'accord ?
Regardez ! Regardez !
Vous voyez ? Je l'ai cassé !
D'accord ?
Foutez le camp !
Ouais, le voilà !
Le roi du trois points !
- Ouais, ce gars-là sait jouer ! - Ouais.
- T'es trop fort, t'es le meilleur, mon gars !
- Ouais, il est là ! - Ouais !
Hé, t'as tiré comme un pro !
- Tu le sais, ça, hein ? - Ouais !
On est les meilleurs !
- On va se faire sélectionner par des universités, c'est sûr !
Il est où notre champion ?
Hé, Horse ?
Allez, viens. T'exagères, sors de là !
- T'es sûr que t'es tout seul, mon gars ?
- Qu'est-ce que tu fous ? - Ouais.
Il y a que moi et ta mère !
- Horse ! Non ! - Merde !
Vite ! Il faut l'aider !
Vite ! Aidez-le, quelqu'un !
Horse !
SIFFLET MAUDIT
SIX MOIS PLUS TARD
ÉGLISE SAINT-MARK
- C'est l'heure de se lever ! - C'est quoi ton problème, Rel ?
Ça te sert à quoi de frapper
si t'ouvres la porte sans demander la permission ?
- Content de voir que t'es bien, cousine.
Genre, t'as l'air d'être bien installée.
Mais sérieusement, Chrys,
si t'as besoin d'aide pour les touches finales,
je suis devenu très manuel depuis que j'ai commencé
à travailler à l'aciérie les fins de semaine, alors...
pas de problème, je t'aiderai avec plaisir.
Des vinyles ?
Génial.
La dernière fois qu'on s'est vus,
- t'aimais juste les succès radio. - On n'avait que 11 ans, Rel.
- Où t'as pris toute cette musique gériatrique ?
- Ouais, bien, la bonne musique vieillit bien.
- Il y a que la mauvaise qui vieillit mal.
- Fais-moi signe et je t'apporte ta pipe
et tes pantoufles près du feu.
N'oublie pas de faire tremper ton dentier la nuit.
Tes chaussettes puent.
Elles puent. Hum, assez.
C'est ton premier jour, faut surtout pas être en retard.
Nouvelle école, nouvelle vie. Ça va...
bien aller.
Allez, je vais démarrer la voiture.
Et voilà. C'est parti.
Faut se dépêcher si on veut pas être en retard.
Merde.
J'ai failli oublier ma BD.
Cette école est peut-être un peu différente
de celle que tu fréquentais à Chicago, mais...
bienvenue à Pellington !
Bon, écoute, euh, Chrys, je sais que t'es ma cousine et tout ça,
mais s'il te plaît, te sens pas obligée
de te tenir avec moi ou mes amis geeks.
Et voilà Grace.
Elle traîne avec la clique populaire maintenant.
Je me cherche pas d'amis, Rel.
D'accord.
T'es devant mon casier. Bouge.
Hum. Désolé.
d'Olivia Rodrigo)
- Pourquoi c'est écrit Horse ? - Quoi ?
C'est le surnom d'un ancien élève, Mason Raymore.
Il est mort il y a quelques--
Tu peux pas l'avoir.
La direction me l'a assigné.
- Cette école a aucun respect pour les morts.
- Ça fait longtemps que l'école existe, les gars.
Tous ces casiers appartiennent à des morts.
- Hé, Grace, tes cheveux sont très beaux aujourd'hui.
Merci, Rel.
C'est qui ta nouvelle... amie ?
Qui ça ?
Euh, non.
Elle, c'est... c'est ma cousine.
Attends, attends.
T'es la nouvelle ?
J'ai entendu qu'elle vient de sortir
d'un centre de désintox après avoir...
tué son père.
- Ou un truc du genre. - Allez, stop. Arrête, Dean.
- Non, mais ça a aucun sens. T'as vu qui l'école accepte, maintenant ?
- Peut-être qu'elle était aussi droguée quand elle l'a tué
Ta gueule, Tanner.
Quoi ?
- Tu devrais te la fermer, parce que t'en sais rien.
- Alors, c'est vrai ou non ? T'es une junkie ?
Parce que c'est vraiment de ça que t'as l'air...
avec ta vieille veste de frip--
- Droit dans le mille ! Elle est trop forte, ma cousine !
Hé ! Ça suffit !
Arrêtez !
- Vous quatre, une bataille dans le couloir,
retenue pour tous, après l'école.
Cette psychopathe
vient juste de m'attaquer, monsieur Craven.
- On va commencer par la retenue, d'accord ?
On verra ensuite si une suspension est nécessaire.
- Euhm, monsieur Craven ? - : Oui ?
- J'ai vu ce qui s'est passé et elle n'a rien fait.
- C'est faux. Un coup de genou dans la poche génitale,
ce n'est pas rien.
C'est une agression.
- Non, je-- - Ch-ch-ch-chut.
Et comme tu as décidé d'imposer ton opinion
sans que j'te la demande, tu seras attendue
à la salle de retenue aussi. Compris ? Bien.
À plus tard, alors.
: À plus tard, ouais.
T'as réussi à gâcher
notre sortie à la piscine. Merci, chéri.
Tu crois que je peux encore faire des bébés ?
T'es dégueulasse.
- Chérie, je suis sérieux ! - C'était incroyable !
Euh, ouais, bon, j'y vais.
Mais ça va aller, non ? OK, d'accord. Bonne journée !
- Hé, je suis désolée que les gars t'aient dit ça.
- Non, non, ça va. Ils avaient pas tort de toute façon.
Attends, attends, je vais t'aider.
- J'ai... j'ai pas besoin de ton aide.
D'accord.
- Au travail. On n'a qu'une heure.
Ne perdons pas de temps.
C'est gentil de te joindre à nous.
Chrysanthème.
Chrysanthème ?
C'est quoi ce délire ?
En fait, je préfère Chrys.
Ouh !
Wow. C'est quoi, ça ?
Est-ce que c'est une pipe ?
- Non. - Euh, monsieur Craven ?
- Oui, Dean ? - J'ai une question.
On a droit aux accessoires
de consommation de drogue à l'école ?
Surtout sachant que cette personne s'identifie
- comme une junkie. - C'est pas une pipe.
- Hé, montre-moi ça.
- Je l'ai trouvé dans mon casier.
Wow.
- Vous croyez que ça vaut beaucoup d'argent ?
J'en sais rien.
On dirait un instrument de musique, pas vrai ?
Un genre de sifflet ou un kazoo.
Mais cette partie semble issue
du début de la civilisation maya,
mais c'est pas clair pour le reste.
Aucune idée. C'est peut-être olmèque.
- Vous pouvez traduire ce qui est écrit ?
Je... je sais pas.
Voyons ça de plus près.
Alors...
Ça fait longtemps que j'ai étudié ça. Regardez, il y a un mot ici.
Je crois que la prononciation est « kaaba ».
Ça veut dire « parler », si je me souviens bien.
Mais ça peut aussi vouloir dire « invoquer »,
« faire appel », euh...
Il y a un autre mot de ce côté.
Ça semble être « Pixan » ?
- Ça commence par P-I-C ?
Euh, non, P...
On dirait que c'est P-I-X-A-N.
Pourquoi ? Qu'est-ce que tu fais ?
- Ça veut dire « appeler les morts ».
Wow. Hum.
Même plus besoin d'un diplôme, de nos jours.
On fait que...
- ...et c'est réglé. - Écoutez, j'aurais pas dû le--
- Euh, je crois que je devrais m'en charger, pour l'instant.
Ça... ça a peut-être une...
une grande valeur historique, tu sais.
Et tu as dit que tu l'as trouvé dans un casier de l'école.
Donc, ça ne t'appartient pas.
Oui ! Bon, alors, je crois que c'est un bon moment
pour terminer la retenue d'aujourd'hui.
- Merci, monsieur Craven. - Que oui !
- Ouais ! Excellente idée ! - Au lieu de poiroter ici,
j'aimerais que vous m'écriviez un essai de cinq pages
sur la signification des sacrifices planifiés
dans la civilisation méso-américaine.
- Vous êtes sérieux ? - Non, vous savez quoi ? Six pages, c'est mieux.
- Non, ça va. Pas de problème, on s'en va.
- Ouais. - À plus.
- Hé ! On s'en va tous chez Grace
pour la regarder écrire un haïku de six pages
sur les sacrifices de sang.
On se retrouve à 19 h ?
- Tu veux dire qu'on est tous invités ?
- Ouais, bébé. J'invite tout le monde.
Même toi.
On peut être accueillant au lieu d'être un connard.
Allez. Je conduis. Je veux rentrer saine et sauve.
- On se voit là-bas, alors.
Elle te plaît, Grace, hein ?
Ouais.
Un jour, je tenterai ma chance.
NOUS ACHETONS ET VENDONS VOS ANTIQUITÉS ET ARTEFACTS
Wow.
VENDRE
NON-FONCTIONNEL FONCTIONNEL
Craven... Craven...
- Hé, faut que je te dise, tu sais, ce matin...
Euh, ils avaient pas le droit de parler de ce qui est arrivé à ton père.
Ça va. Ça me dérange pas.
- C'était pas de ta faute. Tu le sais ?
- Ouais, j'ai vraiment pas envie d'en parler.
- Ouais. Ouais, ouais, d'accord.
Donc, euh...
comment s'est passée ta première journée ?
Euh...
il y a Ellie qui a l'air gentille.
Mon Dieu.
- En fait, elle a rien de spécial, mais elle...
Ma bande dessinée.
D'accord.
FONCTIONNEL
Parfait.
Hum.
Hum.
SIFFLETS MORTUAIRES AZTÈQUES
Ça...
ça vaut plus qu'un kazoo.
Hum...
Besoin d'assistance immédiatement.
Collision majeure sur la route.
Un mort confirmé, un homme.
- Est-ce que ça va ?
Je voulais pas te faire peur.
T'es nouvelle ici ?
C'est si évident que ça ?
Ouais, quand même.
Noah Haggerty.
Je suis le pasteur des jeunes
à l'église Saint-Marks.
T'es croyante ?
- Je suis pas vraiment religieuse.
Moi non plus.
Moi, c'est Dieu que j'aime.
Tu devrais passer à mon église, un de ces quatre.
Tu y feras de belles rencontres.
De bonnes personnes.
Des gens vrais qui aiment Jésus, tu vois ?
Mais en même temps...
des gens qui savent s'amuser.
Tu viens d'arriver en ville, tu sais peut-être pas où trouver ce dont t'as besoin.
Non, c'est bon.
- Bien sûr, ouais. T'es sobre. J'ai compris.
Mais si jamais le goût te revient...
Écoute, je pense que tu mérites un cadeau de bienvenue.
- Hé, dégage, laisse-la tranquille !
Hé ! Mais arrête !
- Dieu a une mission pour tout le monde.
Moi, j'aide ceux qui sont dans le besoin.
D'accord ?
D'accord.
Il y a pas mort d'homme.
Je suis là pour toi, n'hésite pas.
- Est-ce que ça va ? - Ouais, ça va.
- On dirait que ce pasteur a vraiment d'excellentes valeurs.
C'est drôle, tu sais ?
Les parents confient leurs enfants à ce gars.
Ils le voient comme un modèle,
mais c'est vraiment un sale type.
Il vend de la drogue aux jeunes.
Et il y a un an, il y en a un qui a fait une surdose.
Un jour, il va finir par le payer.
Allez, foutons le camp.
Hum.
Merde.
Wouh !
: Salut !
- Vous avez fini d'écrire l'essai ou pas ?
- Qu'est-ce qui t'est arrivé au visage ?
Quoi ? On a juste croisé Noah Haggerty, c'est rien.
Changement de sujet !
Regardez ce que j'ai récupéré.
Ta da !
Merde !
Charlie ?
Charlie ?
Charlie ?
Charlie ?
Désolé, mais vous êtes
hors des heures d'ouverture de l'école,
vous ne devriez pas être ici, monsieur.
J'ai déjà avisé la sécurité de votre présence,
alors, euh, vous feriez mieux de partir.
- Monsieur Craven ? - Bon Dieu de merde !
- Est-ce que ça va ? - Mon Dieu.
Je vous appelais, mais...
Vous voulez vous asseoir une minute ?
Respirer un coup ?
- Non, non, non, je vais bien. Je crois que je passe...
trop de temps au travail, ces jours-ci.
Merci.
Monsieur Craven ?
- Quoi ? - Je trahirai pas votre secret.
- Qu'est-ce que vous dites ?
- Moi, je veux appeler mon grand-père.
- Mais ton grand-père n'est pas mort.
- Mais il est vraiment vieux et il a une super recette--
Timmy, va dans ta chambre.
Quelle petite peste, celui-là.
Chrys !
Je pense que...
je trouve ça magnifique, en fait.
- Si travailler aux urgences m'a appris une chose,
c'est que la mort, c'est jamais magnifique.
: bien, moi, je vais jamais mourir.
: et pourquoi j'y avais pas pensé, moi ?
Craven...
OK, mesdames et messieurs...
Pensons à ceux qui ne sont plus de ce monde.
- Vas-y, bébé. Je te mets au défi.
- Je crois que je vais passer mon tour pour appeler les morts.
- Bye, Chrysantème. - Bye.
- Hé. - Bye.
T'as pas à t'en aller.
- Ouais, je dois encore défaire mes bagages.
- Allez, chérie. C'est quoi le pire qui puisse arriver ?
: T'en fais pas, faut que j'y aille. Salut.
Ça, c'était, euh...
intense.
Et là, on fait quoi ?
Non, un instant.
Vous entendez ça ?
Il y a quelque chose qui approche.
- Non ! Dégueu ! - Dean !
Quel enfoiré ! T'es dégueu !
T'es tellement dégueulasse.
OK, sur cette note, je dégage.
C'est pas drôle, Dean !
Je t'avais avertie.
Ce sifflet, c'est n'importe quoi. D'accord ?
Hé.
C'était bizarre ce soir, désolée.
Euh, tu devrais venir demain.
C'est le festival annuel des récoltes de Pellington.
Pommes caramélisées, découpage de citrouilles,
un labyrinthe de bottes de foin. C'est chouette.
On y va chaque année.
Et c'est probablement la dernière année
qu'on sera tous ensemble avant d'aller commencer
notre vie d'adulte sérieuse.
Ç'a l'air cool.
- Ouais, ouais. - C'est juste...
que j'aimerais que tu viennes.
Hé, Ellie, t'as oublié ça.
Merci !
J'ai le diabète. Mes médicaments.
Je suis en retard pour le travail,
mais texte-moi pour le festival,
si ça te dit. Rel a mon numéro.
D'accord.
Rel, elle est gaie ou pas ?
Je sais pas.
Je l'ai jamais vue en couple.
Mais, euh...
j'ai l'impression qu'on va bientôt le savoir.
Merci pour l'invitation.
Je vais devoir décliner.
Trop de bagages à défaire.
Il faut célébrer la récolte,
je serai de la partie !
Non.
La vérité, c'est que j'ai peur de sortir,
j'ai peur de foutre ma vie en l'air de nouveau
mais j'ai vraiment envie d'apprendre à te connaître,
même si t'es hétéro.
Je crois que ton sourire est la plus belle chose
que j'ai vue cette année
- Je nous ai fait des chocolats chauds ! - Frappe, je t'en prie !
Ouh ! Woh, désolé.
- Il y a quelqu'un qui m'épie. - Tiens, c'est chaud. Attention.
- J'ai cru voir quelqu'un dans l'arbre.
Bien, moi, je vois personne.
Tes yeux doivent te jouer des tours.
Mon père est dentiste. J'ai eu ce sourire gratuit.
Mon Dieu. Mon Dieu ! Non.
- « », quoi ? - J'ai texté Ellie par accident.
Faut que je quitte la ville.
- Je dois fuir ! - Ouais, là, c'est vrai que...
- C'est terrible, en fait. - Ouais, tu crois ?
Je fais quoi ?
- Euh, euh... - Je réponds quoi ?
- Bien... fais comme si on t'a volé ton téléphone.
- Ouais, pour envoyer un sexto romantique
à une fille que je connais depuis moins de 24 heures ?
- Ouais. - Ouais.
- Ouais. Ça se peut. - Hum, bien sûr.
Elle écrit. Elle est en train de te répondre !
Mon père est dentiste. J'ai eu ce sourire gratuit.
Je te vois demain ?
Point d'interrogation ?
Ça veut dire quoi, cette question ? Je dis quoi ?
- Hé, hé, hé. Prends ça cool, d'accord ?
OK ? Relaxe.
Allez. Quoi que tu répondes,
faut pas que t'aies l'air désespérée.
D'accord.
Je te vois demain ?
- Hum. - Si t'es chanceuse.
Attends ? Quoi ? Non !
On a dit cool, pas condescendante.
Aïe.
Je te vois demain.
- Je te vois demain ? - Boum.
Il y en a une qui s'en va au Festival des récoltes, on dirait. Hum ?
C'est chaud !
- Qu'est-ce que je suis en train de faire ?
- Mon ami, tu devrais pas conduire.
- Mais non, je suis hyper concentré.
Va te faire foutre.
Je veux dire. On est bien rentrés, ou pas ?
Regarde ça, regarde ça.
Il tire...
Et pas de panier pour lui !
- Ça, c'est l'histoire de ta vie, LeBron.
Va te faire foutre.
- Allez, on se voit à l'école ? - Ouais.
- LeBron ? - Je t'ai dit d'aller te faire foutre.
- Je vais me taper ta mère. - Le cri des Steel Wolves, c'est quoi ?
Timmy, arrête, je t'entends !
Timmy, va te coucher !
Il y a quelqu'un ?
Timmy ?
: Grace...
Dean ?
Est-ce que c'est toi ?
Arrête, c'est pas drôle.
Timmy !
Maman te demande de rentrer,
si tu veux pas te transformer en pruneau.
: Où est tout le monde ?
Viens. Allons-y.
LA MORT EST LÀ
- Il y aura des conseillers en matière de deuil
pour tous les élèves
qui ressentent le besoin d'en parler.
Cette tragédie nous affecte tous.
M. Craven était un membre dévoué
- de la communauté scolaire. - Il se passe quoi ?
M. Craven est mort, hier soir.
Quoi ? Comment ?
- Il souffrait d'un cancer du poumon stade quatre.
Le Dr Wells était surpris
qu'il ait tenu debout jusqu'à hier.
- Alors, on n'a plus besoin d'écrire cet essai, finalement.
- Il va tout de même nous manquer.
Je suis certaine que M. Craven aurait voulu
que vous sachiez qu'il aimait enseigner ici.
Il se réjouirait d'avoir donné toutes ces années de sa vie
à cette école qu'on chérit tant.
M. Craven
et Mason Raymore étaient tous les deux
de fiers membres de notre communauté scolaire.
Ellie...
- Chrys, t'as oublié ça, hier. - C'est pas à moi.
- J'en veux pas, ça me donne la chair de poule.
- Tu devrais jeter ce truc vaudou de merde.
- Ça porte malheur. - Je connais une boutique
qui rachète ce genre de choses, on devrait y aller.
- On a juste à le rendre à la famille de Mason. - Ouais ! Ouais, je suis d'accord.
Ouais, non...
j'allais justement le proposer, en fait.
- Si tu veux, on peut y aller avec ma voiture.
Nous sommes là pour vous.
- Tu les as dessinés toi-même ?
Pourquoi tu les caches ?
Ils sont superbes.
- Euh, je sais pas, je les garde pour moi.
- J'ai toujours voulu un tatouage.
Ma mère n'accepterait jamais.
Comment tu fais pour savoir ce que tu veux ?
- Il... il suffit tout simplement de choisir
quelque chose que t'aimes
et d'en faire une cicatrice à vie.
- Facile, comme ça, hein ? - Ouais. C'est ça.
- Regarde-moi cette maison.
Il y a quelqu'un ?
La porte était ouverte.
- Nous avons un objet qui appartenait à Mason.
Je suis née dans cette maison.
J'espérais y mourir aussi.
Mais la banque dit que mon chez-moi ne m'appartient plus.
- Je suis désolée, on--
- Peut-être que j'aurai de la chance
et que je mourrai aujourd'hui.
Memento Mori.
Ce sont des rappels de ma mortalité.
Tout ça doit partir.
J'ai trouvé ça aux quatre coins du monde.
Chaque culture, chaque religion et philosophie a son talisman.
Certains se battent contre la mort,
d'autres dansent avec elle.
- Est-ce que ça fait partie de votre collection ?
Je l'ai trouvé dans le casier de Mason Raymore.
T'as rien trouvé.
C'est lui qui t'a trouvée.
Tout comme il a trouvé mon petit-fils.
Et moi aussi.
Il y a une éternité de ça, dans une ruelle au Guatemala.
DOUBLE TRAGÉDIE À PELLINGTON
Il m'a enlevé mon petit-fils, ma fille et ça n'arrêtera pas.
- Qu'est-ce que c'est ?
In Choka.
Le cri.
Un trésor volé d'un peuple dévasté.
- On nous a dit qu'il est inscrit « Appeler les morts » ?
Non. Non.
Non, pas tout à fait.
Dans les faits, il est inscrit « Appelez votre mort ».
Le jour où l'on naît...
notre mort naît aussi.
Dès ce jour-là, elle vous cherche.
Si votre mort doit être à 90 ans,
elle mettra 90 ans à vous trouver.
Si c'est à 30 ans, seulement 30 ans.
Mais dès que vous entendez le cri du sifflet,
ça change tout.
Un appel d'In Choka guide votre mort.
Elle vous trouve donc en avance.
Elle ressemble à quoi ?
La mort ?
- Elle vous ressemble, bien sûr.
Vous devenez ce que vous auriez été
au moment de rendre l'âme.
Gardez-le.
Cet objet ne m'était pas réellement destiné.
- Et si j'ai pas envie de mourir ?
- Alors, tu n'aurais jamais dû naître.
- Non, mais tu... tu l'as vue ? Elle prend plein de pilules.
Elle vient de perdre sa famille, c'est bouleversant.
Et je te parle en tant que future Dre Gains.
Il n'y a aucune donnée scientifique
- pour appuyer ce qu'elle dit. - T'as sûrement raison, ouais.
Je sais.
Ce ne sont que des histoires.
Enfin, en partie.
Mais est-ce que tu crois
que M. Craven s'en est servi, comme Mason ?
- Peut-être.
Leurs dossiers sont à l'hôpital où je travaille.
On y trouvera sûrement quelque chose.
HÔPITAL DE PELLINGTON
Quand t'as parlé de Mason, j'ai eu une idée.
Wow.
- Quelque chose au sujet de sa mort ne tourne pas rond.
Il a brûlé sous la douche dans les vestiaires,
ils ont mis ça sur le compte d'une fuite de gaz.
Voilà ! Raymore.
- Il a fallu consulter ses dossiers dentaires
pour confirmer son identité.
Mon Dieu.
Il a été calciné.
: Je dois consulter le dossier d'un patient.
Merde.
Chut !
Fait chier !
- « Structure osseuse typique de la fin quarantaine ».
Ellie ?
Il avait quel âge, Mason, quand il est mort ?
Ellie, il avait quel âge ?
Euh... 17 ans.
Pourquoi ?
- Le rapport du coroner parle de la fin quarantaine.
- « Vous devenez ce que vous auriez été
au moment de rendre l'âme. »
- Alors, Mason était censé mourir plus tard ?
- À cause d'une fuite de gaz. - Ouais. M. Craven,
il aurait fini de toute façon par mourir du cancer.
- Il aurait pu vivre encore 10 ou même 15 ans.
- Ouais, mais tout a changé hier soir.
Ici le docteur Andrews.
Quelqu'un est venu fouiller dans les archives.
- Ellie. - Vérifiez le système
pour voir qui est entré et rappelez-moi.
- On a tous entendu le sifflet. - Merci.
Il faut avertir les autres.
: Ils seront au festival.
Qui est là ?
- Salut. - Salut. T'as envie de quoi ?
- Juste un wax. - Ce genre-là ?
Ouais, s'il te plaît. Merci.
- Que Dieu te bénisse. - À plus !
- Mais non, Grace, non ! T'as pas besoin de cette merde.
- C'est juste de l'herbe. C'est naturel.
- Et si, au lieu de perdre en jouant à tire et délire,
on allait au kiosque des jeux ?
Je pourrais te gagner un joli toutou.
Moi, j'ai jamais peur de tenter le coup.
- T'as toujours été comme ça, Rel.
- Allez, tente le coup avec moi !
On part ensemble et on laisse tout derrière nous.
Comme Shazam.
On disparaît.
T'es vraiment adorable, Rel.
T'es une belle personne.
Très belle.
Tôt ou tard, tu feras le bonheur
de quelqu'un de bien mieux que moi.
Grace ! Viens à moi !
Je suis venu sucer ton sang !
Non, arrêtez, stop.
Prête pour la terreur ?
Ouais. Tiens.
Mais il faut que tu me donnes au moins deux minutes d'avance.
D'accord ? Parce que je veux...
atteindre la cloche
et je vais la sonner de toutes mes forces, OK ?
- OK, deux minutes. J'accepte. - Deux minutes.
Ensuite, je vais retrouver
ton joli petit cul de diablesse.
Hum ! Bien, bonne chance.
Tu veux venir ?
Espèce de faux Batman...
sans ailes ?
Peut-être que...
je te laisserai regarder.
Ha ! Ha ! Ha ! Non.
Non. Je suis le Revenger !
Batman n'a pas d'ailes, en passant !
Imbéciles. Crétins. Enfoirés.
Rel répond toujours pas.
Faut vraiment qu'on le trouve.
La voilà.
Tes amis se défoncent tous, ce soir.
J'ai quelque chose de spécial pour toi, si tu veux.
Hé !
- Salut. T'es déguisée en quoi, toi ?
En gouine ?
Merde.
C'est toi qui m'as appris ça.
- Espèce de salope ! Je fais de mal à personne !
Ouais ?
Et ce garçon que t'as tué avec ta drogue, alors ?
Tu lui as fait du mal, à lui ?
Je sais pas de quoi tu parles.
Je vais vous retrouver !
Grace, ma beauté, t'es où ?
Mon Dieu !
S'il y a un autre monstre
qui me saute dessus, je te jure.
Tu crois que c'est un crime de casser la gueule d'un zombie ?
- Ça va, t'en fais pas. Je te protège.
J'en ai assez.
Quelle merde ! Hé Grace ?
Grace, chérie, t'es où ? Tes deux minutes sont écoulées !
TU CHOISIS TA DESTINÉE
: Ouh...
Grace...
: Grace !
LA SPIRALE
- Rel, où sont les autres ? Elle est où, Grace ?
Rel !
- J'en sais rien. Le labyrinthe, peut-être ?
Faut qu'on aille les trouver.
Rel, allez, viens, il faut qu'on leur parle !
- Hé ! Hé ! Hé ! J'ai... j'ai gagné ! J'ai...
Hé, les filles, attendez.
C'est pour Grace.
Allez, vite.
- Mais, euh... pourquoi faut leur parler ?
- Grace... - Réponds, allez, réponds.
S'il te plaît, réponds.
: Grace...
- Bébé, allez, donne-moi un indice.
- S'il te plaît, écoute-moi.
Je crois que je suis près du centre. Il y a une... je sais pas...
une espèce de vieille folle qui me suis partout.
- Chérie, calme-toi. C'est un labyrinthe hanté.
C'est normal. Les monstres sont censés te suivre.
- Dean, s'il te plaît, il faut que tu me retrouves vite.
- Grace... - Elle répète sans cesse mon prénom,
mais je la connais même pas. Fais vite, s'il te plaît, fais vite.
Je suis perdue.
: Grace !
Fous-moi la paix, vielle folle !
Bébé ?
Bébé, qu'est-ce qui se passe ?
Grace ? Parle-moi, chérie.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
Grace ? Grace ?
Hé, Tanner. Faut y aller, viens.
: Grace !
Fous-moi la paix !
À l'aide !
Dean !
- Grace, t'es où ? Dis-moi où tu es !
- Pourquoi t'es si pressé ? - Grace ?
- Aidez-moi, quelqu'un ! Dean !
- Je t'en prie ! - Grace !
- Au secours, Dean ! - Tiens bon, Grace !
J'arrive !
: Grace !
À l'aide ! À l'aide !
À l'aide !
Grace !
: Grace !
Dean ! Je suis dans la spirale, viens !
Grace ! Grace !
C'était pas Grace.
Je sais pas qui c'était,
habillée comme ça, mais c'était pas elle.
Oui, c'était elle.
Elle était censée mourir de vieillesse.
- Comment ça, de vieillesse ? Elle a 18 ans !
Écoute !
C'est Grace qui a soufflé dans le sifflet.
Mais on était tous à la piscine avec elle.
- Ellie a raison. On était tous avec elle.
On a tous entendu...
ce son.
C'était l'appel à toutes nos morts.
Moi, je...
je sens qu'elle me regarde.
Et moi, je l'ai vue.
Ce matin, au rassemblement.
C'était une sorte de crise d'épilepsie.
- Non, non, j'embarque pas là-dedans.
- Personne d'entre nous doit rester seul, en ce moment !
- Écoute ! J'comprends rien à ce qui arrive.
J'ignore où Grace se trouve,
mais toutes ces merdes de vaudou à la con ont commencé
- quand elle est arrivée ! - Tu plaisantes ou quoi ?
C'est toi qui l'as poussée à souffler dans ce foutu sifflet.
Tu l'as poussée à le faire.
C'est à cause de toi qu'elle est morte !
Hé ! Dean !
- Arrête ça ! Lâche-le ! - Non !
Vos gueules !
On le sait.
T'as toujours été amoureux d'elle.
Mais les pauvres types comme toi...
n'auront jamais leur chance.
Rel. Rel !
- Continuez de jouer les Scooby-Doo.
Moi, je vais aller me saouler...
en attendant que Grace rentre à la maison !
: Dean.
Non.
: Dean ?
C'est toi ?
- Ça va, t'inquiète. J'ai juste fait un cauchemar.
- T'as réveillé ta mère. Elle doit être au travail--
Oui, désolé, allez dormir.
- J'espère que t'as pas encore conduit
en état d'ébriété, fiston.
Ça va finir par te tuer, tu sais.
: Comment il va ?
Il a le coeur brisé.
Il est amoureux de Grace depuis toujours, tu comprends ?
T'as trouvé de l'info sur In Choka ?
- Pas vraiment. Juste des... des petits trucs de sectes et des arnaques.
Les sacrifices humains : réponse à la réincarnation ?
- Faut qu'on trouve le moyen d'arrêter ça.
- On devrait retourner en parler avec Mme Raymore demain.
T'as déjà vu des gens mourir, toi ?
- Quelques-uns.
À l'hôpital.
- J'ai fait une surdose, il y a environ un an.
C'est mon père qui m'a trouvée.
Il m'a conduit à l'hôpital et en route...
il nous restait environ 2 km...
un camion nous a heurtés.
Je suis vraiment désolée.
C'est pour ça que j'ai...
toute sa musique maintenant, tu vois ?
J'écoute que ça.
Ça me donne l'impression d'être encore connectée à lui.
Comme un pont, si on veut.
Il aimait la bonne musique.
Mes actions...
ont causé la mort de mon père.
Et je peux vraiment rien y changer.
Parfois, j'aurais voulu partir à sa place.
Mais ç'a pas été le cas.
Et tu es là.
- Mais je viens juste de te dire à quel point je suis dérangée.
- Tout le monde est un peu dérangé.
Toi t'en es consciente, c'est tout.
Et le courage que t'as eu avec Noah, c'était...
C'était vraiment cool.
- Ouais, mais toi, tu sais où tu t'en vas, tu vois ? T'es...
t'es super intelligente et drôle et...
Et moi, je suis juste...
Toi, t'es un chrysanthème.
T'es cinglé.
C'était pas elle.
Notre mort éventuelle nous pourchasse.
On était tous là.
On a tous entendu.... ce son.
J'ai commencé à travailler à l'aciérie,
les fins de semaine.
À l'aciérie.
On a tous entendu... ce son.
C'était l'appel... à toutes nos morts.
- Je vais vous demander de faire vite. Son état se détériore.
Elle a pris notre ami.
Qu'est-ce qu'elle veut ?
- Les Olmèques offraient des âmes
pour nourrir les dieux de la mort.
In Choka les collectionne déjà depuis des millénaires.
- Mais il est trop tôt pour qu'on meure. Vous devez arrêter le sort.
La mort est inarrêtable.
Une fois qu'on l'appelle...
elle ne recule devant rien.
Mais il existe une façon de la faire dévier.
Mais... comment ?
Comment on peut la faire dévier ?
Il faut donner à sa mort...
la vie de quelqu'un d'autre.
Et on fait ça comment ?
Il faut offrir à In Choka...
un nouveau sacrifice.
Quand votre mort se rapproche,
marquez quelqu'un d'autre de votre sang.
Et vous serez épargnés.
- On doit les marquer de notre sang ?
- Non, non, on peut pas faire ça.
La mort...
n'est pas un choix.
: Chrysanthème...
Elle est inévitable.
Mais vivre...
c'est une tout autre histoire.
- Je crois qu'elle était prête. - Moi, je suis pas prêt.
Et elle vient juste de nous dire ce qu'il faut qu'on fasse.
- Non, je suis contre toute solution qui exige un meurtre !
Alors, quoi ? On abandonne ?
On va juste attendre la fin ?
Moi je l'ai vue.
Ma mort.
Une surdose...
avec une aiguille dans le bras.
Chrys...
- Je ne veux plus consommer de drogue.
Je ne veux plus faire souffrir les autres ou me faire du mal.
Je préférerais mourir.
- Écoute, je suis désolé, mais on commence à manquer de temps.
On a tous vu nos morts.
Elles vont bientôt venir nous chercher,
alors on n'a plus le choix.
- Non, Rel, ça va aller si on reste ensemble.
Tu crois vraiment ça ?
- Rel... - J'ai besoin de réfléchir !
D'accord ?
Rel, arrête !
Je vais appeler Dean.
JOUEUR DE LA SAISON
Nous voici de retour
avec les dernières nouvelles à Pellington.
Un événement tragique a eu lieu hier, au Festival des récoltes.
Il y a quelques instants,
les ambulanciers ont retiré un corps de la scène.
Pour l'instant, nous avons très peu d'information.
Nous savons seulement
que la femme n'a pas encore été identifiée.
La police demande que toute personne
qui pourrait la connaître se manifeste.
Pour l'instant, la situation est plutôt chaotique
sur les lieux du festival.
La police a délimité un périmètre de sécurité
afin de poursuivre l'enquête.
Nous vous communiquerons plus de détails--
Maman ?
Papa ?
Maman, c'est toi ?
Maman ?
Papa ?
: Dean...
- Laisse-moi tranquille !
- Dean ? Bon sang, c'est quoi tout ce vacarme ?
Non ! Non ! Papa ! Papa, non !
Papa, tu l'as vu ?
- : Est-ce qu'il va bien ? - : Dean ! Ouvre la porte.
- Tu fais peur à ta mère. - Je peux pas ! Je peux pas !
: Qu'est-ce qui t'arrive ?
: Bébé, ouvre la porte.
- Je peux pas. - : Dean, ouvre la porte !
- Il va entrer. - : De qui tu parles ?
: Dean, allez, mon chéri, ouvre.
- Vous devez m'écouter, s'il vous plaît !
- Laisse-nous entrer ! - Pitié.
: Allez, chéri, laisse-nous entrer.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
- Ouvre la porte ! - : Dean !
Qu'est-ce que tu fabriques ?
- Ouvre ! - S'il te plaît, mon chéri !
Ouvre !
Dean !
Qu'est-ce qui se passe, Dean ?
Rel ?
Rel ?
Sa bande dessinée.
Ellie. C'est où, ça ?
- C'est l'aciérie à l'autre bout de la ville.
TOUT LE MONDE DOIT MOURIR.
UNE FOIS ! ! !
- Merde ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
Soyez bien prudents.
Dans une semaine, même heure.
Merci. Merci d'être venus.
- Tu vas me suivre bien gentiment.
- Qu'est-ce que tu fous ?
- Un gars à l'aciérie me l'a vendu.
Il est chargé.
Tu vas faire quoi avec ça ?
- Je veux que tu fasses ce que je te dis. D'accord ?
Vraiment ?
Je parie que tu sais même pas t'en servir.
Merde !
Maintenant...
Sale fils de pute !
Bon, allez, ça suffit, mon vieux.
Tu vas devoir me le payer, maintenant.
Qu'est-ce qui te fait rire ?
Tu comprends pas.
C'est pas comme ça que je meurs.
T'es rien qu'un débile.
Hé !
Je t'ai averti.
Merde. Non, non, non ! Merde !
LA SÉCURITÉ EST NOTRE PRIORITÉ
Pourquoi tu m'as amené ici ?
C'est ici que je vais mourir.
- Alors, tu vas mourir ici aussi. - Quoi ?
T'es cinglé ou quoi ? Hein ?
- C'est ça que tu leur donnes, à tes euh....
tes jeunes fidèles ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? T'en veux ?
Je te les donne.
Vas-y, prends-les.
Ça en prend combien ?
- T'en prends une pour être heureux,
deux pour planer.
- Allons-y pour trois alors !
Avale-les.
Allez, avale !
Avale.
Avale.
Est-ce que tu peux me dire pourquoi on est là, au moins, hein ?
Non, attends, attends, attends, attends ! Hé !
Nom de Dieu !
Hé ! Écoute, je crois qu'il faut en parler.
C'est quoi ce truc ? Hein ?
C'est... c'est de la magie noire, c'est ça ?
C'est ça ton truc ?
T'es un sataniste ?
Hé ! Écoute-moi.
La mort approche.
Il faut que je te marque, mon vieux.
Quoi ?
Mais non, t'as pas besoin de me marquer !
Me touche pas avec cette merde !
Rel !
Rel, t'as pas besoin de faire ça !
- Ellie ! - Rel.
Pose ton arme.
- C'est injuste. - Rel, pose l'arme.
- Une saleté de meurtrier comme lui va pouvoir vivre ?
Alors que toi, ou moi...
ou Grace, non ?
Vous trouvez ça logique, vous ? Vraiment ?
Vous trouvez ça logique, vous ? Vraiment ?
Ça n'a aucun sens, en fait.
Arrête.
Restez...
où vous êtes.
- Pitié, mon Dieu. Jésus, je serai ton instrument. Pardonne-moi.
- Ta gueule ! - Je te demande pardon pour ce que j'ai fait.
Je lui ai vendu ce que j'avais, mais je voulais pas le tuer.
- Tu as tué ce garçon ! - C'était un accident.
- Tu l'as tué ! - J'ai pas fait exprès.
Je savais pas qu'il allait mourir.
- Ferme-la ! - Je suis pas une mauvaise personne.
Je suis lavé dans le sang !
La parole de Dieu est puissante comme le roc. Pitié, mon Dieu, sauve-moi, merde !
: Rel, s'il te plaît.
Rel, arrête ! Fais pas ça !
C'est mal, ce que tu fais.
Arrête. T'entends ?
T'as pas besoin de faire ça.
Pitié.
Il y a sûrement une solution.
Rel, s'il te plaît. Rel.
Merci, Jésus.
Je suis marqué seulement par Dieu.
Je suis marqué seulement par Dieu.
Je suis marqué seulement par Dieu.
Je suis délivré.
On doit tous mourir une fois, après tout.
- Qu'est-ce que tu viens de dire ?
- J'ai dit qu'on doit tous mourir.
T'as dit « une fois ».
C'est ça.
- C'est ça la solution à tout ça. - Quoi ?
Fais chier.
- Ça y est, elle est là. - Quoi ? Qui est là ?
- Rel, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Rel !
C'est quoi cette merde ?
Chrys...
- C'est pas ta faute. On n'y peut rien du tout. Chrys !
Chrys, faut y aller.
Il faut qu'on parte !
T'as dit qu'il y avait une solution.
- Je vais pas la laisser t'avoir, je te le jure.
C'est quoi le plan ?
- On a invoqué la mort, mais on peut pas la fuir.
Alors, on doit mourir.
Ça veut pas dire qu'on doit rester mortes.
C'est tout ce que t'as ?
- J'ai toujours une réserve d'insuline pour les urgences.
T'en veux beaucoup ?
Assez pour stopper un coeur.
- L'insuline ne suffira pas à déclencher un arrêt cardiaque.
Euh...
J'ai une idée.
Prends tout ce que t'as !
: Chrysantème...
OK. On se repasse le plan.
Je te fais l'injection.
Je m'assure que tu n'as plus de pouls.
Ton coeur ne bat plus. T'es morte, en théorie.
- Ensuite, le glucagon, pour éviter l'hypoglycémie
quand on utilisera le défibrillateur
pour repartir le coeur.
- Ça y est. Euh, passe-moi une seringue.
Je vais t'injecter et tu m'injecteras.
- Faut que je m'assure que tu survives.
- Je suis désolée. - Non...
Ellie !
Chrys ! Je suis...
je suis désolée !
Le glucagon !
Merci, mon Dieu.
Merci de m'avoir sauvé.
Merci de m'avoir sauvé.
Faut que ça marche.
OK. OK.
Ça va. Ça va aller.
Chrys. Non...
Chrys. Reviens-moi. Chrys, non !
CHARGEMENT EN COURS
Allez.
Chrys, s'il te plaît. S'il te plaît.
CHARGEMENT EN COURS
Allez ! S'il te plaît !
Je vous entends !
Non, non, par pitié. Non, c'est trop tôt.
Pas tout de suite, s'il vous plaît !
Allez !
La mort est inévitable.
Une fois qu'on l'appelle, elle ne recule devant rien.
C'est quoi, cette merde sataniste ?
CHARGEMENT EN COURS
Chrys. Non...
Ne me quitte pas !
Je t'en prie !
Tu peux pas me quitter !
J'ai besoin que tu vives !
J'ai besoin que tu vives !
J'ai besoin que tu vives !
Chrysanthème !
: Chrysanthème !
- Chrysanthème ! - La mort...
n'est pas un choix.
Elle est inévitable.
Mais vivre...
...c'est une tout autre histoire.
Ellie !
Toi, t'es un chrysanthème.
Ellie !
Ellie !
Ellie !
Allez, réveille-toi.
Non !
Ne t'approche pas d'elle !
Je te l'avais dit.
Dieu a une mission pour tout le monde.
Moi, j'essaie juste d'aider ceux dans le besoin.
Mais toi...
...tu n'auras jamais de rédemption.
Tandis que moi,
je suis lavé dans le sang de l'agneau.
Ouais. Ouais.
Que le corps de notre Seigneur, Jésus Christ,
préserve ton âme et ta vie éternelle.
Amen.
: As-tu confiance en sa grâce infinie ?
Hé...
C'est quoi ce bordel ?
Quoi ?
C'est pas possible ! T'approche pas !
Hé. Hé.
Reste avec moi. Hé !
Je suis désolée.
C'est vraiment super comme premier rendez-vous.
TROIS MOIS PLUS TARD
Ça fait trois mois, deux semaines et quatre jours.
Je compte chaque jour qui passe maintenant.
J'ai toujours pensé que la mort était mon ennemie.
Mais je n'en suis plus certaine.
Personne n'est éternel.
On n'a que l'instant présent.
Je crois que je peux vivre avec ça.
: Asha...
Asha...
Asha...
SIFFLET MAUDIT
Bonjour, tout le monde.
Fidèles à nos traditions, ici à Pellington,
pour commencer le nouveau semestre,
nous voulons souhaiter la bienvenue à Asha Nelson.
Elle va nous jouer l'hymne national au violon.
- Attends, arrête ! - Stop !
- Non ! - Non ! Ne le fais pas !
- Non ! - Stop !
Sous-titrage : difuze
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