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Tout le monde est prĂŞt pour faire la fĂŞte ?
Il est 20 h, en ce samedi soir et il fait encore chaud.
Section, Garde Ă vous !
Présentez, arme !
Papiers, s'il vous plaît.
Sergent- Chef White. Vous pouvez passer.
en avais l'intention. Merci.
Je vous laisse en compagnie
d'un grand général, d'un grand ami,
Joe Campbell, le soldat.
Repos !
Merci Ă tous.
Vous le savez, je pars officiellement
en retraite la semaine prochaine.
Mais ici, maintenant, ce soir, avec vous,
c'est mon vrai départ.
Parce que nous avons partagé
la même peur, versé le même sang,
combattu la mĂŞme douleur,
et souffert de la violence de l'ennemi,
nous savons qu'on ne tire aucune gloire de la mort
et qu'il n'y a jamais de vainqueur.
C'est cette conscience commune qui nous lie Ă jamais.
Ainsi que l'amour pour ce pays,
qu'aucune baĂŻonnette ne peut transpercer,
qu'aucune balle ne peut détruire.
Ă€ vous !
Sergent White.
Colonel Kent, Brenner, alors oublie l'accent du sud.
C'est grâce à lui que je suis encore en vie.
Je m'inquiète de mon enquêteur préféré.
- Comment ça va ? - J'adore ce rôle de sous- marin, Bill.
Trois semaines Ă fumer des cigares infects et me mouiller le cul
dans cette barcasse de chiotte.
Tu as une idée de la suite ?
Je vois Billing au dépôt de munitions,
je l'arrĂŞte dimanche, Ă la transaction.
- Ensuite, direction la Virginie. - Parfait. Surveille tes arrières.
en avais l'intention.
- Panne sèche ? - Bien sûr…
C'est pour ça que je change un pneu avec des pinces plutôt qu'une croix.
Elle est capitaine.
Elle est capitaine.
Dix chimpanzés s'en sortiraient mieux.
Les neufs autres viennent de partir boire une bière.
J'ai une croix. Je peux essayer ?
| vaut mieux, sinon je vous y oblige.
- La roue de secours ! - Tout de suite, madame.
TUER EST UN JEU
Je rĂŞve !
Si en plus vous aimez la piña colada,
je vais devoir vous épouser, Capitaine.
Il va falloir vous en occuper.
La roue de secours, c'est provisoire. 50 kilomètres maximum.
Si un type courageux voulait vous envoyer
un gage de reconnaissance, une corbeille de fruits,
- OÙ pourrait- il vous trouver ? - Aux Opé Psy.
Aux quoi ?
- Opérations psychologiques. J'enseigne. - Vous enseignez quoi ?
Comment foutre le bordel dans l'esprit des gens.
MITRAILLES M-60
Voilà . Conçues et fabriquées aux USA.
100 000 dollars Ă Dalbert et Ă moi,
et tu as tes armes dimanche.
Tu auras l'argent quand j'aurai les armes.
Écoute-moi bien, guignol.
Qui me dit que t'es pas un flic de l'armée ?
Je suis un guérillero.
T'entends ça, Dalbert ?
On a notre putain de Che Guevara.
Génial ! Un guérillero !
Il est où, ton béret rouge ?
Un guérillero sans béret rouge, ça vaut que dalle.
- Écoute- moi, connard. - Dalbert…
Je crois qu'il fait partie de…
- Dalbert ! - Quoi ?
- Tu veux entendre la dernière ? - Non !
Combien faut-il de guérilleros pour dévisser une ampoule ?
- J'en sais rien ! - Du calme, détends-toi !
Il n'a pas l'air d'un flic de la Crim.
Ça va. T'es clair !
Navré, mais on est un peu à cran avant une transaction.
Ă€ dimanche.
- Je serai lĂ . - Ouais, tu seras lĂ .
Desserre les fesses, Dalbert. Y a plus de danger.
ENSEIGNEMENT DES OPÉRATIONS PSYCHOLOGIQUES
Je sais… c'est pour une vidange.
Non. Ceci est le gage de ma reconnaissance.
- Bizarres, ces chocolats. - Ce sont des produits pour le bain.
- Produits pour le bain. - Produits pour le bain ?
- Il y a une allusion ? - Bien sûr que non.
Ce ne sont que des produits pour le bain. Tout le monde aime ça.
- Vous aussi ? - Absolument.
Quels sont vos préférés ?
aime les savons roses…
la lotion hydratante, et particulièrement les perles de bain.
Parfois, je me fais couler un bain,
et je le remplis de lotions hydratantes et de perles de bain.
allume quelques bougies, je mets un vieux Coltrane…
Et j'oublie tous mes ennuis.
Parfait, Sergent- Chef.
Je vous traite de sexiste, de façon peu
subtile, et vous partez au quart de tour.
Non. J'adore les billes de savon.
Je vous remercie. Peut- ĂŞtre Ă une autre fois.
Suis- je congédié ?
Si ça ne vous dérange pas. Je suis débordée.
- J'étais juste venu vous apporter ça. - Merci. C'est gentil. Et le pneu ?
- Toujours en poste. - Tant mieux.
Au revoir, Sergent- Chef.
Au revoir, Capitaine.
Après l'annonce de son départ en retraite,
on parle du général Campbell comme futur vice- président.
L'entourage du candidat à la présidence, Bill Post,
affirme que celui- ci est prĂŞt Ă l'accueillir.
Le général a fait le discours
de remise des diplĂ´mes Ă West Point.
Malgré son caractère informel,
son discours avait des accents politiques.
Diriger ce pays, tel est votre destin.
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CENTRE D'ENTRAÎNEMENT À LA GUERRE CIVILE
SERVICE DE DÉMINAGE
Va jusqu'Ă la voiture.
Fixe la charge sur la portière.
Allez, marche arrière.
- C'est bloqué. - La raison ?
Je ne sais pas… Voyons ça.
Téléphone pour Paul Brenner.
- Votre nom, déjà ? - Frank White.
- Vous ĂŞtes militaire ? - Oui. Je suis sergent, Ă l'arsenal.
Agent Brenner, affaires criminelles.
Tout ce que je sais, c'est qu'il a ouvert le feu.
Décidément les militaires ne savent parler que de coups de feu.
C'est le colonel Kent, Ă la base. Y a- t- il un Brenner ici ?
- Je suis Brenner. - Je croyais que c'était White…
Je suis les deux. Je vous ai eu, chef Yardiley.
C'est terminé. Billing est mort.
On se voit lĂ - bas.
Un instant, mon gars. Parlez- moi de ce M. Billing.
“Mon gars" ?
D'accord, gentil chef. Puisque vous y tenez.
Je voulais l'arrĂŞter dimanche, lors de la transaction d'armes.
Mais il a dû apprendre que j'étais du service des enquêtes criminelles.
Ciao !
- Bonjour. Vous allez où ? - Entraînement guerre civile.
- Raison professionnelle ? - Oui.
Très bien.
- Salut, Bill. - Salut, Paul.
Voyons ça.
Torturée… Violée…
Et assassinée.
Qui a trouvé le corps ?
Des démineurs pendant un exercice.
Ils ont appelé la tour. La tour m'a appelé.
Le caporal Robins a été le premier sur les lieux.
- Il est suspect ? - "Elle”. Alors j'en doute.
Mes hommes gardent les lieux. Rien n'a été touché.
Qu'est- ce que tu as ?
Je l'ai rencontrée, l'autre jour.
Quelle horreur…
Une si jolie fille.
Allez, au travail.
Rigidité à ce niveau.
Hémorragie pétéchiale. Courant, après une asphyxie.
On l'a étranglée ?
imagine. Mais la culotte n'est pas déchirée…
Et pas de trace visible de sperme. C'est la sienne ?
- Qu'est- ce qu'elle fait là ? - Le Q.G. l'a appelée.
Avocate spécialisée dans le viol. Sarah Sunhill.
La victime n'a pas besoin d'avocate. Elle est morte.
Elle enquĂŞte aussi. Elle partait pour une autre mission.
Elle a accepté de rester.
Quelle chance on a !
Fais venir le légiste de Fort Gillum. Appelle Cal Seaver.
Je bosse avec lui.
Protège une zone autour du corps.
Fais un moulage des empreintes de pas,
y compris des tiennes et de celles de tes hommes.
Je veux les dossiers, personnel et médical, du capitaine Campbell.
Je les ai déjà .
- Merci. - De rien.
Sarah Sunhill, Paul Brenner.
Boucle aussi le sergent Dalbert Elkins.
Il est Ă l'origine du trafic d'armes sur lequel je travaillais.
Elle est allée pieds nus jusqu'à l'endroit où elle est morte.
Qu'est- ce qui te fait dire ça ?
Les traces sur ses talons et l'asphalte.
- Elle vivait à Victory Gardens. C'est où - À l'extérieur de la base.
Je vais y aller.
Le chef de la police de Burfort nous aura un mandat.
Pas Yardiley. Je ne travaille pas avec lui.
Pour fouiller son domicile, il te faut un mandat civil.
Déconne pas, Bill.
Tu as besoin d'une autorité civile.
On doit parfois protéger Paul contre lui- même.
Elle a de la famille ici ?
- Naturellement. - Tu devrais les prévenir maintenant.
Saluez !
Présentez arme !
- Tu plaisantes, non ? - Je plaisante sur quoi ?
C'est Elisabeth Campbell. C'est sa fille.
- Je croyais que tu le savais. - Non.
La fille du général ?
- Qu'est- ce que tu fais ? - J'ai la nausée.
Je te fais faire ton rĂ´t ?
En route, Paul.
Tu n'as plus la nausée ?
En route, Paul.
Je peux t'aider, mais je ne veux pas que ça te gêne.
Et pourquoi ça me gênerait ?
- Tu boudes. - Je ne boude pas.
Alors tu es irritable.
Encore faux. Je pense à Bruxelles. On aura toujours ça.
- OĂą est- ce ? - C'est la capitale de la Belgique.
Pourquoi ?
Pourquoi est- ce la capitale ou pourquoi on l'aura toujours ?
Pourquoi l'a- t- on tuée ?
Les mobiles d'un crime : profit, vengeance, jalousie,
masquer un crime, éviter l'humiliation ou la disgrâce,
ou démence meurtrière. C'est dans le manuel.
- Pas mal. - Ouais.
Nous venons voir le général. Les adjudants Brenner et Sunhill.
Je suis le capitaine Elby, son aide de camp.
Le colonel Fowler va vous accompagner. Attendez, s'il vous plaît.
Il est mignon.
Je t'en prie. Il doit s'entraîner à saluer devant un miroir.
Entrez. Merci d'ĂŞtre venus.
Général, les enquêteurs de la section criminelle sont là .
Les adjudants Paul Brenner et Sarah Sunhill.
- Mes condoléances. - Nous compatissons.
Asseyez- vous, je vous prie.
D'abord, soyez assurés de mon entière coopération,
et de celle de tous ceux qui sont sur cette base.
Merci mon Colonel.
Vous ĂŞtes conscients du facteur temps ?
Le facteur temps ? Non.
Dans 36 heures, le FBI. enverra une équipe d'enquêteurs.
Mais nous préférons que cette affaire reste militaire.
Le général n'ébruitera rien jusqu'à demain.
Dès que le FBI sera là , les médias investiront la base.
La mort de ma fille,
du capitaine Campbell sera dénaturée.
- Nous ferons l'impossible. - J'en suis sûr.
Je vais aller droit au but.
Vous devez prendre une décision, Paul.
ĂŠtes- vous un soldat ou un policier ?
Un soldat.
Je l'espère.
- J'ai rencontré votre fille. - Ah, oui ? Quand ?
Ce n'était qu'une coïncidence, mais elle m'a aidé à changer une roue.
Elle en était capable.
Presque rien ne l'arrêtait. Tout comme sa mère.
Réparer un pneu, faire une tarte au citron,
parler cing langues. Une femme extraordinaire.
Deux femmes extraordinaires.
Quel gâchis !
Une nouvelle fois, nos condoléances.
Si nous pouvons faire autre chose…
Contentez- vous…
De trouver ce fils de pute.
ai été incorporé quand j'étais mineur.
Ils m'ont envoyé au Viêtnam.
Vous étiez mon chef. Vous étiez capitaine.
avais… tellement peur.
Un jour que j'étais de garde, vous
ĂŞtes venu et vous avez vu ma peur.
Vous avez dit : "D'oĂą ĂŞtes- vous ?" ai dit : "De Boston".
Vous avez dit : "Savez- vous qu'hier, les Red Socks de Boston
ont battu les Cardinals de Saint Louis,
dans le 6e match du championnat ?"
Et vous ĂŞtes parti.
Ce jour- lĂ , j'ai su que je m'en tirerais.
Boston avait perdu.
Oui, mais je suis rentré chez moi.
On trouvera ce fils de pute.
Vous avez des pouvoirs spéciaux pour les arrestations.
Avant chaque arrestation, je vous demande de m'avertir.
Pour quelle raison ?
Nous n'aimons pas qu'un militaire
soit arrêté par des gens de l'extérieur
sans que nous le sachions.
Il y a trois façons de procéder.
La bonne façon, la mauvaise façon, et la façon militaire.
Veillez, en agissant à votre façon, à ne pas oublier |la façon militaire.
Notre job consiste Ă paniquer l'ennemi,
à émousser sa volonté de se battre.
Un opérateur psy doit connaître les habitudes de l'ennemi.
Ses dissidences, ses anxiétés, ses peurs,
pour évaluer sa vulnérabilité.
Pour affronter l'ennemi, il faut le connaître à fond.
On doit provoquer sa peur.
Pas seulement celle de la mort.
La peur de blessures horribles est bien plus effrayante.
Blessures horribles.
Je te montre la mienne et toi la tienne.
Puis- je vous aider ?
Que faites- vous dans le bureau du capitaine Campbell ?
Et vous, qui ĂŞtes- vous ?
Confortablement installés, devrais- je ajouter.
Colonel Robert Moore. Le supérieur du capitaine Campbell.
Et vous ĂŞtes ?
De la division des enquĂŞtes criminelles.
Les adjudants Sunhill et Brenner.
- Et vous enquêtez sur… - Le meurtre du capitaine Campbell.
Maintenant que nous savons qui vous
ĂŞtes, nous devons vous parler, Colonel.
Naturellement.
Seulement... j'ai une réunion.
On peut le classer dans : “Rien vu, rien entendu, rien dit”.
- Tu es mariée ? - Ça ne te regarde pas.
Bien…
Elle n'était pas hypocondriaque, ne se
teignait pas, n'avait pas la peau grasse
et il n'y a pas de pilules contraceptives.
Elle demandait Ă ses mecs de mettre une capote.
C'est très à la mode. A cause des maladies.
Il faut faire bouillir les gens avant de coucher avec eux.
Ça te dit un bain ?
VoilĂ un soldat qui avait de l'ordre.
Tout est prĂŞt pour un bal militaire,
ou pour la prochaine guerre dans la jungle.
Salut, Liz. Décroche. C'est Robert.
Je n'ai plus de nouvelles, alors appelle- moi.
Robert… Quelle surprise.
Pousse- toi. Le monsieur est armé.
Il n'y a rien. Allons- y.
C'est un faux mur.
PATRIE DES BRAVES
Bingo.
Voyez- vous ça.
Dix dollars que c'est pas une série télé.
Tu crois que tu peux faire ça ? Arrête !
Il semble qu'elle soit morte comme elle a vécu.
On va garder ces cassettes jusqu'Ă ce qu'on en ait besoin.
On envoie le contenu de la maison au labo, on ferme Ă double tour,
On prend le risque avec la police locale.
C'est Paul Brenner qui parle ?
C'est le militaire de carrière. Pas le flic.
La preuve du meurtre est peut- ĂŞtre lĂ - dessus !
Il y a de quoi gâcher la vie de tout le monde, y compris du général.
On utilise les cassettes en cas de besoin.
On laisse le labo faire son boulot. Et on laisse les civils en dehors.
Je vais appeler Kent.
La ligne est coupée. appelle de la voiture.
Tu l'as vu ?
C'était plat, en acier. On l'utilise pour déblayer la neige.
Allez !
Tu as épousé le type que tu voyais en douce ?
C'est pas le moment…
Fais- moi plaisir. Je suis sous le choc.
As- tu épousé le type que tu voyais en douce ?
On était fiancés. C'est toi que je voyais.
Comment va notre major ?
Il était contrarié quand je l'ai vu à Bruxelles, un revolver à la main.
Dégagez la route.
Papiers, s'il vous plaît.
- Vous enquêtez sur le meurtre ? - Qui. Lui, c'est mon père.
Vous pouvez passer.
Qu'est- ce qui t'est arrivé ?
- Je suis allé chez elle. - Sans les autorités civiles.
- Ma tête a payé l'addition. - Tu l'as mérité.
- Suite Ă votre demande. - C'est son dossier complet ?
Oui. Vous avez du nouveau ?
Une première liste de suspects.
- Déjà ? Qui ? - Tout le monde.
- Commence Ă glaner des alibis. - D'accord. Le tien ?
étais au lit quand la tour m'a appelé.
Fais pas chier. T'étais où, hier soir ?
Je tuais un type. Pas le temps d'en tuer deux.
Elle est bien bonne. Et vous ?
Je suis allée au bureau des officiers à 19 h.
J'ai travaillé jusqu'à minuit.
Puis je suis rentrée chez moi.
- Pas de témoins. - Vous êtes désespérants.
Si tu m'avais invité dans ta chambre, on aurait un alibi.
Je préférerais être soupçonnée de meurtre.
- Ne l'encourage pas. - Au fait, Cal Seaver est lĂ .
Cal est le meilleur légiste du coin. Pas un mot sur ses cheveux.
- Quel est le problème ? - Il n'en a pas.
- Tu ne portes pas de chapeau ? - Qu'est- ce qui t'est arrivé ?
Tout le monde ne m'aime pas autant que toi.
Voici Sarah Sunnhill.
Le monde entier lui est passé dessus. Au moins 50 empreintes de pas.
- Tu as trouvé ses vêtements ? - Pas encore.
- J'ai réquisitionné un hangar vide. - Parfait. Fais tout ramasser.
- Des traces de sperme ? - Je n'en ai pas trouvé.
Après les prélèvements vaginaux, anaux et oraux, on sera fixé.
- C'est un viol étrange. - Oui.
Pourquoi dis- tu ça ?
Il ne s'agit pas seulement d'un violeur. C'est un tueur qui prémédite.
- Continue. - Il avait un kit de violeur.
Des piquets de tente et de la corde, qu'il a utilisés.
Aucun signe de lutte.
Elle était solide, et pourtant, aucune trace de terre sous ses ongles.
Comment a- t- il pu braquer une arme en l'attachant ?
Sauf s'ils étaient plusieurs
Et ces marques sur ses joues ?
Des traces de larmes.
La culotte sous la corde, comme pour la protéger d'une brûlure.
Pourquoi s'inquiéter d'une brûlure quand on veut tuer ?
- Sunhill est excellente. - Oh oui… Sunhill a parlé.
Pouviez- vous voir le corps d'ici, soldat ?
- Non, mais j'ai vu les phares. - Les phares ?
- Ça m'a fait un choc que ce soit elle. - Vous la connaissiez ?
Non, mais…
le capitaine Campbell était... elle était très gentille avec les engagées.
- Comment ça ? - Elle nous a organisé des réunions.
Y a un tas de saloperies, enfin…
Quand on est une femme dans l'armée, y a des trucs qu'on doit supporter.
Y en a qui n'aiment pas qu'on soit lĂ .
Mais le capitaine Campbell nous encourageait.
Excusez- moi.
- Vous avez le droit de pleurer. - Ça va.
Parlez- nous de ces phares.
C'était pas quelqu'un qui rentrait, qui allait aux toilettes ?
Parfois y en a qui sortent la nuit pour aller baiser.
Excusez mon langage.
- C'est ce que j'ai cru la première fois. - La première fois ?
La première fois que j'ai vu les phares, il était 3 h.
Ils sont partis et sont revenus Ă 3h30.
Ils sont repartis et encore revenus Ă 4 h.
Qu'est- ce qu'il y a, Bill ?
- Que faites- vous lĂ , Yardley ? - Tu me dois un tas d'explications.
Quel est votre rĂ´le officiel, ici ?
Mon rĂ´le officiel, ici, mon gars,
est de te demander pourquoi la P.M.
sort les meubles de la résidence civile d'une victime assassinée.
La famille de la défunte, chef Yardiley,
m'a demandé de m'en occuper, et de les rapporter ici.
Rappelle- moi de suggérer au général
de m'en occuper et de les rapporter.
- T'as gagné. - C'est pas vrai, Paul.
Vous savez ce qui vous manque, sauf votre respect ?
Des lunettes réfléchissantes, pour vous et le petit.
Ça achèverait le tableau.
Alors, est- ce que tu as épousé
le major machin avec son flingue ?
Oui.
Félicitations. Je suis fou de joie pour toi.
Mes meilleurs vœux de bonheur.
- J'ai demandé le divorce. - Parfait.
Merci.
Deux sodas, s'il vous plaît.
Tu devrais lire son dossier.
Y a ton petit copain de chez le général.
Major de son lycée. Super athlète. West Point, comme son père.
En voilĂ un qui sait s'amuser.
Paul, regarde- moi.
Il lui est arrivé quelque chose. Première
de sa classe, elle a foiré sa 2ème année.
Elle a été reçue de justesse. La 4ème a été meilleure.
Elle a eu son diplĂ´me.
Mais elle n'a plus jamais été la même.
- Tu détestais ce genre d'endroit. - Exact.
Pourtant, l'assassin est peut- être ici. Assis, l'air suffisant, sûr de lui.
Jusqu'à ce qu'on entre. Peut- être est- il moins suffisant, moins sûr de lui.
Et je trouve ça cool. Pas toi ?
Si on parlait de toi ? J'espère qu'il y a eu une autre femme depuis Bruxelles.
C'est parti.
ai toujours cru que tu évitais mon fiancé car je n'en valais pas le coup.
| menaçait de me tuer. ai choisi la prudence, mère de sûreté.
- Tu as été décoré pour ta prudence ? - Je t'en prie.
Parfois il faut se battre pour obtenir ce qu'on veut.
Ă€ condition de le vouloir.
ai reçu la médaille de bronze pour bravoure.
ai pris une colline que je ne voulais pas vraiment.
Et je ne me souviens pas que tu m'aies encouragé.
Je voulais peut- ĂŞtre que tu refuses la rupture, que tu m'arraches Ă lui.
C'est de la télépathie, ça ! On en reparle la semaine prochaine.
- Bien. Encore une chose. - On est déjà la semaine prochaine ?
Tu es un enquĂŞteur hors pair.
Mais tu ne te connais pas, et encore moins les femmes.
Tu sais, t'es canon quand tu m'énerves.
Malgré ça… excuse- moi.
Je vais vider ma colère sur quelqu'un d'autre.
Excusez mon attitude tout Ă l'heure.
On vous a pris un peu par surprise.
Liz était comme ma protégée. Il me plaît de le croire.
Nous étions…
Très proches.
- Asseyez- vous. - Vous travailliez chaque jour ensemble ?
- Absolument. - Est- ce que…
…Vous jouiez tous les deux ?
En voilĂ une excellente question.
Aux Opé Psy, c'est ce que nous enseignons.
La menace en douceur.
Pensez à l'écho inhérent à ces cing mots.
"Vous jouiez tous les deux ?"
Sortiez- vous avec elle ? La baisiez- vous ?
L'aimiez- vous ? Si oui, l'aimiez- vous au point de la tuer ?
Je voulais dire, au golf, au tennis, aux dames.
- Ce n'est pas vrai. - Non, ce n'est pas vrai.
Nous sommes tous deux intelligents. Me croyez- vous impliqué ?
D'une façon ou d'une autre, oui.
Je dois donc me trouver un avocat. en connais un bon.
Il y a deux problèmes. Le premier : il n'y en a pas de bon.
Le deuxième, vous êtes militaire, Colonel.
Vous n'avez pas droit Ă un avocat.
Vous n'avez pas le droit de garder le silence.
Si vous refusez de coopérer, je vous coffre. Et ça m'ennuierait.
Vous savez ce que vous faites ?
- Je cherche des réponses. - Evidemment. Mais comment ?
Comment ? Vous essayez de vous faire aimer de moi.
Et vous savez quoi ?
Ça marche. Je vous aime bien.
Savez- vous ce que j'essaie de faire, moi ? De me faire aimer de vous.
M'aimez- vous déjà ?
- Pourquoi l'avoir étranglée ? - Erreur. Vous n'êtes pas à la hauteur.
- Vous êtes allé en fac ? - À votre avis ?
Je pense que non.
- Ai- je fait une erreur de grammaire ? - Absolument pas.
Je n'aurais pas la grossièreté de vous le dire.
Vous ĂŞtes provocateur.
Fortement. Ce qui doit vous rendre excellent dans votre travail.
Et vous ĂŞtre utile, face Ă ces officiers
briqués et astiqués, qui vous attendent,
vous, le vaurien au costume froissé, au mépris salutaire du règlement,
qui va les faire tomber. ai raison ?
Je suis lĂ pour botter des culs et dormir jusqu'Ă midi.
Et vous cachez vos insuffisances en étant
condescendant avec les plus solides.
- Comment ai- je été ? - Pas mal. Et même solide.
- Quand cet événement s'est- il passé ? - Vers 4 h environ.
- Ce qui nous ramène à l'affaire. - Et avec quel brio !
- Où étiez- vous ? - Bien au chaud dans mon lit.
Des témoins ? Epouse, copine, colocataire, pute ?
Je suis divorcé. J'ai plusieurs copines,
je vis seul, et je ne reçois pas de pute.
Quoi qu'il en soit, je n'ai pas le moindre alibi.
- Cela fait- il de moi un assassin ? - Non. Un solitaire détesté.
Parfait. Condescendant et intelligent.
Vous avez appelé son répondeur. Vous étiez inquiet.
- De la jalousie, peut- ĂŞtre ? - Peut- ĂŞtre pas.
Liz était mon amie. J'étais sans nouvelles depuis quelques jours.
En tant qu'ami, connaissiez- vous ses partenaires ?
- Sexuellement parlant ? - Sexuellement parlant.
Elle voyait quelqu'un. Un civil. Il s'appelait Yardley.
Le chef de la police ?
Le fils. Son adjoint. Wes.
L'un dans l'autre, passez ce jeu de mots,
ils se voyaient depuis quelques mois.
Vous étiez très proche d'elle. Que veut dire "très" ?
Cela veut dire… très.
étais le mentor de Liz. Elle avait confiance.
C'était une jeune femme passionnée, comme il se doit, mais…
Si d'aventure j'en avais abusé,
j'aurais perdu sa confiance.
Alors, l'ai- je tuée ? Evidemment non.
Est- ce que je l'aimais ? Je l'aimais beaucoup.
Faites- en ce que vous voulez.
PREUVE - NE PAS DÉTRUIRE
Opé Psy, un Champ de mine
Combattant Joe Campbell Reprend La Ville !
C'est ce qui l'a rendu célèbre.
Oui. Les émeutes de Ledgeworth City.
La ville était dans le chaos. Le général y a mis bon ordre.
Il a fait entrer ses troupes désarmées avec sa fille,
- pour prouver que c'était sans risque. - Elle a l'air terrifié.
Beau travail.
Je vais Ă la morgue. Le rapport doit y ĂŞtre. Tu viens ?
- Je t'y rejoins. Je dois voir Cal. Cal ! - J'arrive.
- Et Moore ? - Pas simple.
On a l'analyse des empreintes digitales.
Elles ne sont pas toutes du capitaine Campbell.
- De qui sont- elles ? - De Robert Moore.
Ça sent bon.
- Que venez- vous faire ? - Vous poser une question, Bobby.
Quelle est- elle ?
Pourquoi… avez- vous été assez bête
pour laisser vos empreintes partout ?
Ma réponse : panique.
- J'enseigne la panique. - Et alors ?
ignorais que les choses prendraient cette tournure.
Définissez "choses".
Puis- je vous appeler Paul ?
ai été ravi que vous m'appeliez Bobby.
Tous les deux, on essaie de se montrer le plus malin.
Il est évident que je ne peux pas mentir
et dire “je ne sais rien de cette affaire."
Tout comme, malheureusement, je ne peux pas dire la vérité.
Vous croyez que le silence va vous sauver le cul ?
Mon cul, comme vous le dites délicatement, a déjà des ennuis.
Les bandes pornos ?
Vous ĂŞtes fort.
Bonne question. N'importe quelle réponse me compromet.
- C'est ce que j'aime. - Arrêtons de déconner.
On sait que je suis pas mal démoli.
Voyez- vous une raison justifiant qu'Elisabeth subisse le mĂŞme sort ?
En voyez- vous une ? Moi pas… Paul.
Je vous ai vus tous les deux… sur une de ses cassettes.
Ça m'étonnerait. Mentir est le dernier acte désespéré d'un faible.
Je ne vous aiderai pas Ă salir cette fille
Elle a assez souffert. Laissez tomber.
A part moi, vous n'avez personne.
Nouvelle erreur. Bonsoir, Capitaine.
Le capitaine Goodson est assesseur. Il est aussi mon avocat.
- Ce que vous direz au colonel Moore… - Je le lui dirai.
N'espérez pas tyranniser mon client.
C'est déjà fait. Je vous arrête, Bobby.
Conduite inconvenante envers un officier, plus l'article 134 :
trouble de l'ordre, inobservation des règles, complots, fausses déclarations.
Capitaine, vous ĂŞtes sous le coup de l'article 98 :
refus de se conformer aux règles de procédure.
- Je peux vous aider ? - Je reviens jeter un coup d'œil.
Je vous en prie.
Le sac contenant les vĂŞtements de la victime
devait- il être récupéré par l'assassin, ou par une tierce personne ?
5 Charlie, tu me reçois ?
Ici 5 Charlie.
Elle est peut- ĂŞtre venue Ă un rendez- vous secret.
Un rendez- vous d'amour.
Le fantasme du viol était peut- être inclus dans la sensation.
On sait qu'elle avait un penchant pour les jeux sexuels pervers.
Ne serait- ce pas qu'Elisabeth Campbell ait choisi un endroit quasi public
car cela comportait un élément de…
Maintenez cette pute au sol.
Ici, c'est l'armée.
Alors dis à Brenner qu'on ne donne pas ses frères.
T'enquêtes sur les viols, hein ? Tu veux sentir comment ça fait ?
T'en seras meilleure dans ton boulot.
Cellule 5.
Tu t'es fait un colonel ce coup- lĂ ?
Ferme- la, Elkins.
Vous vous conduisiez comme son psy ! Pas vrai ?
L'Elisabeth que j'ai rencontrée était brillante.
La femme sur |la cassette était différente. Et il y à Un lien.
N'est- ce pas ?
Vous allez m'arracher les ongles ?
Que lui est- il arrivé en 2e année, à West Point ?
Vous ĂŞtes un assassin ou complice d'un assassinat.
Vous allez mourir sur le bûcher.
Il n'y aura pas de caution pour vous.
C'était affreux.
Affreux. Continuez.
Elle a enfreint les règles, fraudé, menti ?
- Pire. - La drogue ?
Viol ?
- Pire. - Qu'y a- t- il de pire qu'un viol ?
Quand vous aurez la réponse, vous saurez tout, n'est- ce pas ?
- Dites- moi ce qui s'est passé. - Désolé, Paul.
Il a quitté son poste suite à appel dont je n'ai aucune trace.
Sûrement une impasse. Je vérifierai.
Je me gare. À plus tard.
Elle va bien.
Qui a fait ça ?
Jeu de con, Elby. Tu devrais enlèver
tes bijoux avant d'attaquer quelqu'un.
Je ne comprends pas. ai passé la soirée au mess.
Elle est folle. Et vous ĂŞtes fou.
Navrée. Le polystyrène ne vaut plus rien, aujourd'hui.
Changeons de sujet. Que savez- vous sur le capitaine Campbell ?
Ce que je sais sur elle ?
Elle a été violée et tuée. Vous savez ce qu'est un viol ?
Une femme qui change d'avis après.
Diriez- vous que vous aviez
des relations intimes avec Elisabeth ?
Vous voulez dire, si je la baisais ?
Oui, c'est ce que je veux dire.
Oui, je la baisais.
C'était du sport en chambre.
Je ne pensais pas qu'elle le lui dirait.
- À qui ? - Au général.
- Pourquoi ? - C'est une fêlée. Les fêlées font ça.
- Le général et sa fille étaient proches ? - Non.
- Pourquoi ? - J'en sais rien. Vous aimez votre père ?
Mon père buvait, jouait et draguait. Je l'adorais.
Je vous en ai assez dit.
Coopère et je t'oublierai peut- être dans le rapport.
Vous pigez pas. Elisabeth partie,
le général peut régler ses comptes.
Et j'aurai la possibilité de démissionner.
Je pourrais mĂŞme sauver mon mariage.
Il y a une madame Elby ? PrĂŞte Ă se
réveiller au milieu de la nuit, en hurlant ?
- Régler quels comptes ? - Je vous en ai assez dit.
On vient de commencer.
Je vais te faire inculper pour agression de l'agent Sunhill.
Ça te dit, 40 ans de sport en chambre dans une prison ?
Défie- moi ! Défie- moi, enfoiré !
Je te le demande une nouvelle fois.
Comment ça, "régler ses comptes" ?
Quand elle était vivante,
Il ne pouvait rien lui faire sans qu'il y ait des retombées sur lui.
I ne pouvait rien nous faire Ă nous,
parce qu'il savait qu'on aurait tout déballé.
Tout ?
Imaginez le scoop : la fille du général sautant tout son personnel.
- Tout le personnel ? - Oui. Tout le monde.
Enfin, presque.
- Et le fils du shérif ? - Non. Lui, c'était pour la galerie.
Elle se tirait un nombre de militaires inimaginable.
Elle s'est fait presque tout l'état- major, les juristes,
et des gens comme moi, à la position clé.
Et le colonel Fowler ?
Un jour, il m'a dit qu'il était au courant de tout…
Et que je faisais partie du problème.
Il a peut- ĂŞtre voulu dire : pas lui.
- Qu'en pensez- vous, agent Sunhill ? - Que c'est dément.
Pas forcément. Une fois, Elisabeth m'a dit
qu'elle menait une expérience de terrain dans la guerre psychologique…
Et que l'ennemi était… papa.
- Ça va ? - Ça pourrait aller mieux…
Je sais. La plupart des officiers sont mariés.
C'est un motif pour passer en cour martiale.
Leur vie est foutue.
Et ça, c'est un sacré mobile de meurtre.
Ça te fait quoi que ta liste de suspects devienne exponentielle ?
On connaît ceux qui étaient sur les cassettes.
Une bande de cons qui risquent tout pour une moule !
Une moule ?
Désolé, le fait de côtoyer la lie a réactivé
ma mémoire archaïque de mâle.
Et maintenant, tu vas boire au tonneau et péter ?
- Peut- être. Après qu'on aura vu Moore. - J'ai hâte.
OĂą est- il ?
- Où est Moore ? - On l'a relâché.
- Consigné dans ses quartiers. - Sur ordre de qui ?
Sur le mien. Il était au bord de l'attaque.
Selon son avocat, on n'enferme pas
un officier dans une simple cellule.
- I est suspecté de meurtre ! - Depuis quand ?
Ses empreintes sont sur la plaque d'identification !
Tu ne nous as jamais dit qu'il était suspect.
Il était ici pour comportement inconvenant. Pas pour meurtre.
Je n'avais pas le choix.
- Bill ? - Je n'avais pas le choix.
Moore ?
entre.
Oh, my God!
On a les analyses sur Elisabeth Campbell. Elle n'a pas été violée.
- Qu'est- ce que tu en penses ? - Suicide apparent, point d'impact,
blessure suite Ă un contact direct, et je n'y crois pas.
Je vais passer ses mains aux U.V.
pour voir s'il y a des traces de poudre.
Je t'appelle si je trouve quelque chose de pas logique.
Colonel Kent !
Tu connaissais les activités annexes d'Elisabeth Campbell ?
- De quoi tu parles ” - Tu le sais.
Y avait des rumeurs, des insinuations.
ai pris ça pour des fanfaronnades, des vantardises de soldat.
C'est bien plus que ça.
Quand vous aurez terminé, nous nous réunirons chez le général
pour rédiger la déclaration officielle.
- Que voulez- vous dire ? - Moore a été anéanti par sa culpabilité.
Nous devons en rester lĂ ,
classer des preuves top secret et lier
la culpabilité de Moore à son suicide.
Vous ne comprenez pas, colonel Fowler.
C'est mon enquĂŞte et je la continue.
Pour qui vous prenez- vous ? C'est terminé. Terminé !
Pensez à votre carrière…
Et vous, Ă la vĂ´tre !
Vous commandez une base de fêlés !
Vous voulez en découdre avec moi ?
Venez, on va remuer la merde.
Je vous aurai prévenu.
On s'en va.
Qu'est- ce que vous faites lĂ ?
Pas de gens de couleur Ă matraquer ?
Attends- moi dans la voiture.
Il faut qu'on parle Ă votre fils.
Il était lié à la victime, mais vous n'avez rien dit.
Il était avec son équipier quand c'est arrivé.
On a l'enregistrement de ses appels radio de la nuit.
Quand bien mĂŞme. On se reverra.
Trouduc.
C'est quoi ?
- Tu es béni des dieux, Paul Brenner. - Ah, oui ? Pourquoi ?
C'est le rapport psy d'Elisabeth de West Point
et son dossier médical, qui nous manquait.
- Qu'est- ce que ça raconte ? - Qu'on part à West Point.
- Brenner et Sunhill. - Entrez.
Et parlez fort. La surdité, c'est affreux pour un psychiatre.
La moitié du temps je n'entends pas mes patients.
Quoique, avec certains, ce soit une chance.
Colonel Slesinger… Préférez- vous colonel ou docteur ?
Je préfère Donald. Vous n'êtes pas
venus de MacCallum pour ces conneries.
Je vous ai tout expliqué au téléphone.
Et je vous ai dit que je ne pouvais pas
vous parler du capitaine Campbell.
C'est toujours le cas.
- Vous étiez son psychiatre ? - Et en vain, dans son cas.
Elle était en fin de deuxième année. Elle avait 20 ans.
Elle était en pleine dépression.
Si vous êtes là , c'est qu'elle a encore des problèmes.
- Plus maintenant. - Tant mieux.
Elle est trop jeune pour être morte…
Elle a été étranglée.
On a feint un viol, et on l'a étranglée.
Nom de Dieu !
Je n'ai pas pu l'aider.
Je n'ai pas réussi à lui faire libérer sa confiance en moi.
Mais je ne peux toujours pas parler d'elle.
En effet…
- Mais vous êtes en colère, non ? - Bien sûr.
Quand je suis en colère, Il m'arrive de parler à haute voix.
Vous ne le faites jamais, quand vous fulminez ?
Si, ça m'arrive.
Si ça vous prend
au moment où nous sommes dans les parages…
- On est libre. - Tout Ă fait.
Elle a mis le feu dans tous les esprits.
Elle était exceptionnelle.
Belle Ă croquer.
Surpassant les hommes dans la plupart des disciplines.
A la fin de sa deuxième année,
Il y a eu une nuit d'entraînement.
Des milliers de participants.
Liz a été séparée de son groupe.
Elle s'est retrouvée avec six hommes.
Il faisait nuit noire.
Non seulement elle ne les connaissait pas,
mais ils portaient une tenue de camouflage.
Ils l'ont violée jusqu'à ce qu'elle en meure presque.
Ça a duré toute la nuit.
Chacun leur tour.
Ils l'ont déshabillée.
Ils lui ont écarté les bras et les jambes.
Ils l'ont attachée à des piquets de tente.
Ils se sont bien amusés.
Menacée de mort, si elle parlait.
- Ils ont noué sa culotte autour du cou ? - Oui.
On l'a hospitalisée.
Elle a reçu un traitement, contre les maladies vénériennes.
Et contre une grossesse possible.
Le temps que j'arrive près d'elle,
elle s'était repliée sur elle- même.
Plus moyen de l'approcher.
Qui étaient ces types ? ai besoin d'un nom.
Désolé. Secret médical.
ai du travail Ă finir ici. Vous savez ce que vous avez Ă faire.
Mais si vous repassez par mon bureau, la clé est sous le paillasson.
Sur le dossier de Liz, il y a une annotation avec le nom d'un homme.
Ça peut peut- être vous aider dans votre enquête.
On est libre, etc.
Navré de ne pas pouvoir vous aider.
On commence la descente sur Fort Benning.
Allez, ranger, on se bouge ! On n'a pas toute la journée.
Femme dans les lieux !
Capitaine Brandsford ?
C'est sûrement moi. Je peux t'aider, trésor ?
Ou plutĂ´t, est- ce que toi, tu peux m'aider ?
Vous pouvez demander aux autres de nous excuser.
Qui, c'est bien une plaque de la division criminelle.
On dirait que je me suis trompé de "trésor".
Sarah Sunhill, enquĂŞteuse sur les viols pour la division criminelle.
Je voudrais qu'on parle d'Elisabeth Campbell.
On était dans la même classe à West Point.
Je n'ai qu'une question.
Vous avez peur, en ce moment ?
Désolé, mademoiselle Sunhill.
Vous ne vous êtes pas trompé d'endroit ?
Le cœur bat plus vite. Vous avez une
boule dans la gorge, les aisselles moites.
- Bon, ça suffit. - Reposez votre cul !
Je sais que vous n'étiez pas le chef.
Si vous le dites, mais j'ignore de quoi vous parlez.
Vous êtes trop faible pour avoir commencé.
Vous n'utilisez que votre sourire et votre charme.
Sourire efficace. Mais de là à être l'instigateur d'un viol…
C'est bon Ă savoir.
Elisabeth Campbell a été assassinée il y a 36 heures.
Attachée à 10 piquets et étranglée.
Alors je vous repose la question, capitaine Bransford.
- Vous avez peur, en ce moment ? - J'étais à Mon poste, madame.
Il y a 7 ans, vous étiez là - bas pour le viol.
Vous ne pouvez rien prouver.
Les dossiers du docteur Slesinger disent le contraire.
Bon d'accord, je suis allé voir Slesinger.
Je lui ai raconté une histoire que j'avais entendue.
C'est écrit dans ses dossiers. Ce n'était qu'une histoire.
L'histoire de quelqu'un d'autre. Et c'est tout.
- Qu'est- ce que c'est ? - À votre avis ?
Des dessous.
Des dessous féminins.
La science a progressé ces dernières années, vous ne trouvez pas ?
- Je n'en sais rien. - Dans certains domaines, c'est inouĂŻ.
- Si vous le dites. - L'A.D.N. par exemple.
S'il y en a là - dessus, c'est indélébile.
Mais vous le saviez déjà .
C'est Ă elle, n'est- ce pas ?
ai essayé de les arrêter.
ai fait ce que j'ai pu.
Mais ils la détestaient. A un point !
Parce qu'elle était plus intelligente,
parce qu'elle devait s'accroupir pour pisser.
ai essayé de la sauver. Mais rien ne pouvait les arrêter.
Qui étaient les autres ?
Ma patrouille de reconnaissance.
Ils sont dans l'annuaire de West Point.
Liz était mon amie.
Merci de votre coopération, Capitaine.
La division criminelle vous contactera.
- Qu'est- ce que vous faites ? - À votre avis ?
Mais l'A.D.N. ?
Quel A.D.N. ? Je l'ai acheté il y a une heure.
Salut… trésor.
Ça concorde ?
Oui. Ce n'est qu'un morceau d'empreinte, mais c'est celle de Fowler.
Elle était juste à côté du corps.
Super. Ecoute, on n'a que jusqu'Ă ce soir.
Ensuite ce seront les fédéraux.
Je suis débordé.
- Merci pour ce que vous avez fait. - Quoi ?
Pour le dossier médical dans la voiture.
C'est lui qui vous a suggéré de le faire ?
Il ne l'a pas formulé ainsi. Mais je savais ce qu'il désirait.
Aider Elisabeth Ă tout prix. Vous savez Ă quel point il l'aimait.
Il ne l'aimait pas autant que vous.
- Que voulez- vous dire ? - Votre arrivée surprise l'autre soir…
Le soin qu'il a mis à préparer le dîner.
- Qu'allez- vous faire Ă ce propos ? - Rien.
Sinon vous dire que je suis navré
pour Moore, et vous demander votre aide.
Que voulez- vous savoir ?
Parlez- moi de la reconstitution du premier viol.
On peut dire ça comme ça.
C'était une idée de Moore ? Pour la guérir de son passé ?
Non c'était la sienne, à elle.
- Il n'a pas pu l'en dissuader. - Donc il s'en est voulu, et il s'est tué.
Vous et moi savons très bien qu'il n'en est rien.
C'est lĂ qu'ils ont fait une connerie. Peu importe qui l'a fait.
Parce qu'ils ne savaient rien pour Bob et moi.
Bob ne se serait jamais tué. Il n'avait pas assez de cran pour ça.
Mais ces pauvres types ne peuvent pas
comprendre ça. Les affres du cœur,
c'est à des années lumières d'eux.
Donc, il était le metteur en scène.
Il l'a attachée, s'est débarrassé de ses vêtements.
Il a aussi appelé le général pour lui faire écouter la cassette.
La cassette ?
Général. Voilà Brenner.
Entrez, je vous en prie.
Je viens vous dire au revoir. Je rejoins le Q.G. demain matin.
Je pars également demain.
emmène Elisabeth dans le Michigan.
Elle y sera ensevelie près de sa mère.
Merci pour ce que vous avez fait.
Vous embrassez la carrière politique.
Rien n'est encore décidé. Nous verrons.
Vous me remerciez de ce que j'ai fait.
Mais je veux vous dire que je n'ai pas fait grand- chose.
Pas comme j'aurais dĂ».
Certains aspects ont mal tourné.
Vous n'ĂŞtes pas responsable de la mort de Moore.
Un enquĂŞteur doit suivre son intuition.
aimerais aborder ce sujet. On sait que Moore l'a fait,
et qu'il s'est tué par culpabilité.
Nous sommes donc d'accord.
Et je me suis dit : “Si je me trompais ?
S'il n'y avait pas eu une voiture, mais trois ?"
Idée intéressante, mais quelle importance puisque Moore est mort ?
Probablement aucune.
Ça m'a fait penser à votre fille. À ce qu'elle enseignait.
“Foutre le bordel dans le mental des gens...
Parfait. Merci, Brenner.
On ne vous retient pas.
- Parlez- moi du viol. - Elle n'a pas été violée !
C'était une mise en scène.
Le viol Ă West Point.
Cela a été tenu secret pour le bien de l'académie.
Et de l'armée. Et pour Elisabeth, c'était mieux ainsi.
- Vous étiez en Allemagne alors. - À Berlin. J'y étais en poste.
- Dès que j'ai su, j'y suis allé. - Nous avons volé de nuit.
- Vous y êtes allé directement ? - Evidemment.
Pas de réunion avant ?
Monsieur Brenner est bien informé.
C'était dans son dossier psychologique.
Ça ne s'est pas passé ainsi !
| à raison. Je suis d'abord allé à la réunion.
C'était il y a 7 ans. Les détails sont flous.
Ce n'était qu'un rapide briefing, dans un hôtel près de West Point.
Avec le général Sonenberg. Très…
Compréhensif.
Je réclame justice pour ma fille.
Je donnerais tout pour que cela ne se soit jamais produit.
Pourtant cela s'est produit. Voilà notre idée de la situation.
On ne saura jamais qui a fait cela.
Mais ce qu'on sait, c'est qu'on entre à l'académie par vocation.
Et c'est une vocation nécessaire.
Mieux vaut un viol non relaté et impuni
que de saper les fondations de West Point
en jetant le doute sur des milliers de soldats
qui n'ont pas violé de femme cette nuit- là .
Nous devons convaincre votre fille
qu'elle- même, l'académie, l'armée, et les vocations de qualité
seront mieux servies si elle oublie toute cette histoire.
C'est notre réalité du moment, Joe.
| avait raison.
Si ça s'était su, les femmes et l'armée en auraient souffert indéfiniment.
Cela aurait détruit West Point.
C'était une situation insoutenable.
C'est ce que vous avez dit Ă Elisabeth ?
Pas de cette façon.
Elle n'était pas en état de comprendre.
ai simplement essayé de lui dire que je l'aimais.
Je l'aimais beaucoup.
Papa t'aime beaucoup.
Et il est si fier de toi.
Repose- toi, maintenant. Essaie de ne plus y penser.
Ecoute- moi, mon bébé. Je ne veux que ton bien.
Fais- moi confiance. D'accord ?
Comme tu l'as toujours fait.
Alors ne repense plus jamais à tout ça.
Je sais, c'est une chose horrible. Une chose affreuse.
Mais y repenser ne changera rien.
Alors…
Ferme les yeux.
Il ne s'est jamais rien produit. Il ne s'est jamais…
…rien produit.
Ça n'a pas été l'heure la plus glorieuse de ma vie.
Vous avez fait ce que vous disiez… essayer de la protéger.
ai fait ce que je devais faire.
Ce que j'ai cru être le mieux pour ceux qui étaient concernés.
Il n'y avait rien d'autre Ă faire.
On n'aurait jamais pu les retrouver.
- Tenez. - Qu'est- ce que c'est ?
Les noms des coupables, obtenus en douceur par l'agent Sunhill.
La cerise sur le gâteau.
Brillantissime !
- Chacun d'eux en prendra pour 20 ans. - Vous devriez partir.
Nous reparlerons du coup de fil demain. Si vous préférez.
- Avant votre décollage. - Quel coup de téléphone ?
ai une excellente raison de croire que
Moore vous a appelé à 3h la nuit du crime.
Et pourquoi l'aurait- il fait ?
Si j'ai raison, je crois que c'est Elisabeth
qui a eu l'idée de reconstituer le viol.
Dieu seul sait pourquoi.
Vous entriez en politique : elle a pu y voir sa dernière chance.
Elle a demandé à Moore de la mettre dans la même situation
qu'il y a 7 ans. Vous n'étiez pas en Allemagne.
Elle voulait sûrement vous montrer ce que vous aviez étouffé.
C'est faux !
Un cadeau de l'avocat de Moore.
Papa, c'est Elisabeth.
Il faut que je te parle. C'est urgent.
Rejoins- moi sur le site des gardes Ă 3h30.
ai une réponse à ton ultimatum.
Difficile de débattre avec une voix enregistrée.
Ça devait faire partie de son plan.
Que veut- elle dire par "ultimatum" ?
Je lui avais donné 2 options :
démissionner ou accepter une psychothérapie.
Si elle refusait les deux,
j'aurais demandé une enquête sur son inconduite,
et son inculpation pour qu'elle passe en cour martiale.
Je suis sûr que cela vous semble cruel.
Vous y êtes donc allé.
Naturellement. Il me fallait une réponse.
Voilà la réponse à ton ultimatum.
Tu vois ce qu'ils m'ont fait ? Tu vois ?
Ne te retourne pas, espèce de lâche !
Approche ! Regarde ce qu'ils m'ont fait !
Tu veux en arriver oĂą ?
ai une corde autour du cou. Tu peux m'étrangler si tu veux
ou tu peux encore étouffer l'affaire.
Tu es devenue folle ou quoi ?
Ça s'est produit… Ça s'est produit.
Je veux te l'entendre dire.
Je me fous de ce qui t'est arrivé il y a7 ans!
Ce qui te blesse et ce qui
ne me détruit pas me rend plus forte.
Tu ne peux plus m'atteindre… On est quitte.
Ça me va.
Tu ne m'as jamais aidée.
Papa, ne pars pas !
Reviens ! Je t'en prie !
La deuxième voiture, c'était vous.
Donc, le colonel Fowler était dans la troisième.
Vous espériez qu'il traiterait avec son propre enfant ?
Elle criait tellement. Elle vitupérait.
Non, bien sûr.
Alors il m'a appelé.
Il m'a demandé de m'en occuper.
y suis allé.
Et je l'ai trouvée morte.
- Vous l'avez trouvée morte ? - Absolument.
Mais je ne témoignerai jamais contre le général.
Quoi ?
ai été aux côtés de Joe Campbell trop souvent.
Avec lui j'ai regardé la mort en face trop souvent.
Je ne vais pas me dérober.
Mais de quoi vous parlez ?
Elle lui avait donné des raisons de le faire.
George, par pitié !
Et un jour, quand on a compris
qu'elle… baisait tout le monde,
de Bill Kent Ă Jake Elby,
il était trop tard pour une action officielle.
Colonel Fowler !
|! aurait fallu leur demander à tous de démissionner.
Tu crois qu'on l'a étranglée ?
Et démissionner à notre tour.
Tu as besoin des autorités civiles.
Vous n'aviez pas le choix.
Vous croyez que j'ai tué ma propre fille ?
Je mourrai avec ce secret.
Espèce de lamentable fumier.
- Où est Moore ? - On l'a relâché.
- Seaver. - Cal, c'est moi.
- Tu as arrêté Fowler ? - Non. Passe- moi Sunhill.
Elle n'est pas lĂ . Il y a une heure, elle est partie
- sur les lieux du crime. - Toute seule ?
Elle a emmené un dogue. Le capitaine Amérique lui- même.
Kent. C'était son idée. Il veut que tu les retrouves là - bas.
Ben voyons !
Sunhill! !
On est venus ici une douzaine de fois. On n'en tirera rien de plus.
Mais oui, mais oui.
Il faut qu'on aille dans ton bureau pour parler.
ai préfère le grand air. On n'a qu'à parler ici,
si on a quelque chose d'important Ă se dire.
Je pensais qu'après avoir épinglé Moore, tu te casserais.
avais oublié que tu es le plus emmerdeur de ce merdier.
Pourquoi vous avez fait ça ?
Pourquoi ? À vous de me le dire. C'est vous l'expert.
Cette femme sautait qui elle pouvait. Celui qui l'aimait,
qui était prêt à tout pour elle, elle n'en voulait pas.
Elle ne pouvait s'attacher Ă personne.
Je voulais qu'on soit ensemble pour toujours. J'étais à elle.
Elle me mettait au supplice. Elle était mon obsession.
Alors je l'ai suivie, et je l'ai trouvée là , exhibée.
Fous le camp, Bill ! Fous le camp !
Il va revenir. Reste pas là . Tu vas tout gâcher.
Qu'est- ce que tu fais lĂ ?
C'est mon père qui t'envoie ? Il t'envoie me faire taire ?
Cette fois, je ne vais pas me taire.
Cette fois je vais tout dire. Sur lui. Sur toi.
Je vais le dire à ta femme, à tes enfants…
Ne me touche pas ! Enlève tes mains !
Tu me dégoûtes.
Tu me fais honte. Tu n'es pas un soldat.
Tu n'es mĂŞme pas un homme. Tu n'es qu'un coup !
Je t'ai baisé !
Viens Bill, on y va.
Je suis Ă toi, Paul.
Avant que tu t'approches,
tu ne veux pas savoir oĂą tu marches ?
- OĂą est- ce que je marche ? - Sur un champ de mines.
Je t'en prie, Bill !
ai enterré des "tapettes bondissantes”, antipersonnel.
Tu me crois ? LĂ tu ne risques pas trop.
Mais la miss "je sais tout”, elle est dans la soute à bobos.
Tu te rappelles comment ça marche ?
Le premier homme fait un faux- pas. La mine jaillit,
le reste de la colonne explose, plus de têtes, de membres…
Repars en arrière dans tes pas.
Inouï ce qu'un éclat peut faire à la chair et aux os.
Sarah, ça va !
- Je vous ai fait peur, hein ? - Vous ĂŞtes un con, Kent !
ArrĂŞte, Bill, c'est fini.
Ouais, c'est fini.
Mais pas comme tu t'imagines.
Présentez, arme.
L'œil humain perçoit 16 nuances de gris.
Un processeur analysant une empreinte en perçoit 256.
C'est impressionnant.
Le cœur, l'esprit et l'âme humains perçoivent une infinité
de nuances émotionnelles, psychologiques et morales.
Aux Opé Psy, on traite avec le noir
le plus noir et le blanc le plus blanc.
Repos, soldat.
- Le colonel Fowler vient ? - Non, il est parti se reposer.
George est un type bien. Un type bien et un bon soldat.
Parfois la situation est floue, mais…
Quand elle devient critique, Il fait ce qui doit ĂŞtre fait.
Et dans le cas présent ?
Il dira que Moore l'a appelé
et que je ne suis jamais allé là - bas.
Il le fera pour moi. Même au prix de sa carrière.
Comme un bon soldat.
Mon implication ne servirait Ă rien.
Une lettre de recommandation accompagnera votre dossier.
En reconnaissance de votre travail exemplaire dans cette affaire.
Je vous avais demandé si vous étiez un soldat ou un flic.
Vous ĂŞtes un soldat, Paul.
Un sacré bon soldat.
Général Campbell.
Vous vous trompez.
- Je suis un soldat véreux. - Et pourquoi ?
On dirait que vous ne comprenez pas.
Le seul mental dans lequel Elisabeth
voulait foutre le bordel était le vôtre.
Vous ne comprenez toujours pas.
Je n'ai rien fait de mal.
Vous l'avez tuée.
Que dites- vous ?
Il y a 7 ans, dans la chambre d'hĂ´pital,
quand vous lui avez dit d'oublier tout ça, vous l'avez tuée.
C'est Kent qui l'a tuée.
Non. Il l'a sortie de sa détresse.
avais demandé à Moore ce qui était pire qu'un viol.
Aujourd'hui je le sais.
La trahison.
aimais Elisabeth.
Mais il y avait des conséquences à considérer.
Vous avez troqué sa confiance pour votre carrière.
Vous avez fait un marché.
Votre silence contre une autre étoile.
Fermez- la, Brenner.
Dans mon rapport,
je dirai que vous êtes allé lui parler et que vous l'avez laissée mourir.
Vous n'en avez pas les couilles.
Vous vous trompez.
C'est tout ce qui me reste.
Faites- le, et vous pouvez dire adieu à votre carrière.
Je vous ferai comparaître en cour martiale
pour conspiration du silence visant à étouffer un crime.
Présentez armes !
Je vous avais dit qu'on retrouverait ce fils de pute.
Je ne pensais pas que ce serait vous.
PrĂŞts !
Armez !
Visez !
Tirez !
Présentez…
Arme !
Devant la cour martiale,
le général Campbell fut reconnu coupable
d'avoir étouffé le viol de sa fille.
Il se retira ensuite de la vie publique.
Aujourd'hui, 200 000 femmes servent sous les drapeaux.
"Mon sentiment est que le jour approche
oĂą aucune fonction militaire
ne leur sera plus interdite.”
Le Chef d'État- Major des armées
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