All language subtitles for Il faut maman_Fr3_FR

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

-Vous avez sous les yeux une femme heureuse,

mais pour en arriver là, j'ai traversé quelques galères,

et c'est pas fini.

Il y a un an,

alors que je soignais Mme Durand, j'ai reçu un appel d'urgence :

mon mari m'annonçait qu'il avait

une maîtresse, un enfant, et qu'il déménageait en Australie.

Patricia me consolait.

Le lendemain, j'espérais avoir fait un mauvais rêve...

C'était un cauchemar.

J'ai décidé de me reprendre en main et d'oublier mon ex-mari.

J'ai repris le dessus très vite grâce à ma force de caractère.

Plus rien ne pouvait m'atteindre.

Fracas.

Ma fille Alix avait besoin de réconfort.

Rien de tel qu'un bon dîner.

Il y avait ce trader suisse,

qu'elle avait rencontré un an plus tôt, un type formidable.

Elle le rejoignit,

continua ses études de pâtisserie, le rêve de sa vie.

Mais j'avais besoin d'elle, et elle est revenue Ă  la maison.

Une semaine après, elle apprit qu'il l'avait remplacée.

On décida de se reprendre en main toutes les deux, de voir la vie

en rose, en se projetant dans un avenir idéal, peuplé

de princes charmants.

Alix se mit Ă  prendre des cours de tai chi.

Moi, pour aller mieux,

j'ai choisi le dessin.

Mon prof m'a dit que j'étais très douée, il m'a proposé

des cours privés.

C'est là que j'ai commencé à culpabiliser.

Je vais beaucoup mieux,

mais ma fille déprime toujours.

Elle ignore ma liaison avec Eric.

Je crains le moment oĂą elle l'apprendra.

J'ai pas envie de lui jeter mon bonheur Ă  la figure,

alors qu'elle va mal.

Mais oĂą tu vas ? -Chez toi.

-Eric, je te l'ai dit :

Alix est encore fragile.

Laisse-moi un peu de temps pour la préparer. D'accord ?

*-Tu es enceinte ? Impossible ! *-Pourtant c'est la vérité.

*-Est-ce que tu vois un autre homme ?

*-Oui. *-Qui est-ce ?

-T'étais où ?

-J'étais avec... A mon cours de dessin.

*-Quel Antonio ?!

-Allez, viens. -Ouais.

*-Où es-tu ?! Ah, malheureux ! J'ai fréquenté ta maison...

*-Tu as raison.

-Non, on éteint les portables. *-Rien n'était prémédité.

*Victoria et moi... Sonnette.

-Mais non ! -Laisse, j'y vais.

Tu me racontes, hein ?

(Ca va pas ?) -Je craque.

-C'est qui ?

-Euh... On me livrait des fleurs.

-Et elles sont oĂą ?

-Euh...

Merci. -Je vous en prie.

-Bonjour.

*-Je vais divorcer !

-Euh...

T'es fou ! -Oui, complètement.

-(Allez !)

-C'est de qui, les fleurs ?

-C'est monsieur Villard. C'est un patient.

Il me remercie parce que je lui ai posé trois bridges.

-Sexy, le livreur.

-Tu trouves ?

Oui, mon amour.

Elles sont belles.

Mais elle a failli nous griller. -Tu parles toute seule ?

-Pas du tout.

-Bonne nuit. -Bonne nuit.

Le téléphone vibre.

T'es encore lĂ  ? *-Qu'est-ce que tu crois ?

-T'es trop fort. *-Tu me manques.

-A moi aussi.

*-J'ai envie de toi. -Moi aussi.

Les propos d'Eric deviennent inintelligibles.

Ouais, moi aussi... Moi aussi.

-Bonjour Ă  toutes.

-BONJOUR. -Sortez vos portraits.

C'est moi, lĂ  ?

LĂ  aussi ?

-T'es une bonne copine, toi.

T'as pas dessiné

mon mec.

-Sois flattée : c'est toi qui l'as.

Moi, j'ai passé la date de péremption.

-Bravo, Dany. Le trait est précis.

Tu commences à maîtriser l'ombre et la lumière, c'est bien.

Les courbes sont élégantes. Beau sujet. (J'ai envie de t'embrasser.)

-(Pas ici.) -(J'en ai marre, de me cacher.)

-(Ca doit pas s'ébruiter.) -(Mais on ne fait plus...)

-(Je sais.)

Mais pas ce soir. J'ai mon père qui vient dîner. Tu m'en veux ?

-Non. La preuve... -Pas ici. ArrĂŞte.

-T'en as de la chance : tendre, patient... Ca ne se trouve plus.

Et il a du talent. -C'est vrai.

Je fonds en le voyant.

-C'est ça, l'amour.

-C'est quoi, ça ?

-Tiramisu aux cèpes.

-C'est bon.

-Hum.

Et ça ? -Terrine de lotte au chocolat.

-Ca, c'est original.

T'es vraiment l'aventurière de la mignardise.

Le téléphone sonne.

AllĂ´ ?

Ah oui, bonjour, monsieur... Monsieur Villard.

Mais là, ça va pas être possible.

Non. Mais vous ĂŞtes oĂą ?

-Devant chez toi. Sors, ou je viens t'embrasser devant ta famille.

-Si c'est pour une urgence... J'arrive tout de suite.

Je suis lĂ  dans dix minutes.

Oui, M. Villard.

-Tu vas pas partir ? -Si.

-La veille du stage d'Alix chez le grand traiteur Duphin,

tu sors ?!

-C'est le travail.

-Si maman doit y aller, c'est pas grave.

-Ma chérie, tu as un talent fou. Tu vas les exploser, demain.

Tu m'excuses ? -Oui.

-A plus tard. -Bon courage.

-Ma doudou, t'es la meilleure !

-Ca te plaît, le flan de blettes aux pépins de papaye, papi ?

-J'ai dû mentir pour te rejoindre. C'est pas sérieux, à mon âge.

-J'ai une mauvaise influence sur toi.

-Oui, mais j'adore.

-Tu pouvais pas laisser un patient souffrir comme ça.

-Tu m'emmènes où, là ? -Ne pose pas de question. Suis-moi.

-Un square la nuit ? -Excitant, non ? Allez, viens.

-Tu m'emmènes où ?

-On arrive.

On y est.

-C'est magnifique. C'est toi qui as fait ça ?

-Oui. Ca te plaît ? -Oui.

C'est nous ? -Ben ouais.

-Merci.

-C'est pour la vie.

On serait mieux dans ton lit. Regarde comme il pleut.

-Quoi ? -Viens.

-Et si Alix te croise tout nu ? -Tout nu... T'exagères pas un peu ?

-Non. -Allez.

-Non.

-Allez.

-Non.

...

T'es fou. T'aurais pu tomber.

...

-Maman ! Approchez pas !

-Dany ! -Maman !

-Quoi ? -J'avais faim.

-Tu le connais ? -C'est... Eric, mon prof de dessin.

-De dessin.

-Ah oui... Et il livre des fleurs, l'après-midi. Non ?

-En fait, il a perdu ses clés au café,

et je lui ai proposé de le dépanner cette nuit.

-Et M. Villard ?

-Je savais qu'on déconnait. -Elle se lève à 4 h du mat ?

-Mais oui, elle est pâtissière !

Je lui ai menti, c'est terrible.

-On va refaire les présentations, ça va s'arranger.

-S'il te plaît !

-Mlle Pommard ?

-Oui. -Désolé.

Je suis en retard. -Oui, très en retard.

-J'ai eu une panne d'oreiller.

J'ai bu avec des potes hier. -Et alors ?

-OK... Mademoiselle peut entrer.

Je m'appelle Nicolas. -Alix.

-Une pâtissière, ça nous manquait. Une fille, en plus...

-On est pas lĂ  pour draguer.

-On peut se tutoyer ou... ?

-Tout le monde se tutoie, en cuisine, non ? Et le patron ?

-Le voilĂ . C'est lui.

Salut, papa.

-Pourquoi tu me dis bonjour ? On s'est déjà vus ce matin !

Couillon, va. -Voici Alix.

La stagiaire. -Bonjour.

-Bonjour. -C'est quoi, cette coiffure ?

On dirait un flan.

Alors ? -Hum ?

-Eh ben au travail ! On y va !

Sonnette.

-Oui, j'arrive !

-Mme Balenti ? -Oui.

-Je suis Mme Meridor. -Vous avez rendez-vous ?

-J'ai été mandatée pour étudier votre demande d'adoption.

-Ah... Je vous attendais pas si tĂ´t.

Je vous en prie, entrez. -Merci.

Ravie de vous rencontrer. -Moi de mĂŞme.

Je peux élever un enfant seule, et puis j'ai des amis autour de moi.

Mon associée, une femme posée, est une mère qui s'aura m'aider,

Mme Mirador.

-"Meridor". Je voudrais de l'eau. -Bien sûr.

-Alix a trouvé Eric tout nu devant le frigo ! Bonjour.

-Mon enquĂŞtrice sociale.

Je vous apporte un verre d'eau. -Merci.

-Ca devait finir par arriver.

-J'aurais jamais dĂ» le faire venir.

-ArrĂŞte de te flageller. Pourquoi se sacrifier pour un enfant ?

Y a rien de plus ingrat qu'un enfant.

Tenez. -Merci.

C'est qui, l'exhibitionniste du frigo ?

-On quitte la libellule,

et on va doucement vers le jars.

C'est le pied qui donne le coup,

c'est la hanche qui dirige, et la main qui transmet.

Chinois.

Alix, je te sens pas derrière moi.

Qu'est-ce qui se passe ?

-Je suis pas dedans.

Je vous déconcentre.

-Non, reste avec nous.

Le tai-chi-chuan,

c'est pas une compète, c'est un art de vivre, et si quelqu'un va mal,

on s'entraide, on l'écoute.

Tous en demi-lune !

Y a un problème qui parasite ? Eh ben on le gère, c'est tout.

10 centimètres entre chaque main, je veux que l'énergie circule.

C'est bien. OK. Toi, là, comme ça. Hop.

Vas-y, on t'écoute.

-C'est juste un petit souci avec ma mère, c'est pas grave.

-Lire mon livre lui a fait du bien, non ?

-Ca, elle va bien : elle se tape son prof de dessin, qui a dix ans

de moins qu'elle.

Ce matin, je l'ai surpris tout nu devant le frigo.

Il est tatoué.

-Je l'envie. -L'amour n'a pas d'âge.

-C'est pathétique !

Brouhaha.

-Ho ! On est en train de dévier le débat, là !

La maman d'Alix a retrouvé confiance en elle,

c'est ça qui compte.

-Elle a pété un câble, oui !

On dirait une ado, elle est scotchée à son téléphone... Ca va !

-Ca, c'est très intéressant, Alix :

tu ne peux pas

tout contrĂ´ler.

Il faut apprendre à lâcher prise.

Chinois.

D'accord ? Apprenez à lâcher prise.

Allez, on se remet en position de départ.

Pour calmer un peu le jeu, on va repartir sur la grue blanche.

Vous vous souvenez ? Genou en l'air. On y est ?

...

-Te voilà, ma chérie. Je commençais à m'inquiéter.

Alors, cette première journée ?

-Je me suis tapé la honte avec le fils de mon patron.

Ils vont pas me garder.

-Mais si, puisque tu es la plus grande pâtissière du monde.

Détends-toi, je nous ai préparé un petit plateau télé.

-Excuse-moi, mais je suis crevée. J'ai pas très faim.

-Tu m'en veux, c'est ça ?

A cause de ce qui s'est passé cette nuit ? Je suis désolée.

-T'es grande, tu fais ce que tu veux.

-Ecoute...

Eric et moi, c'est important.

On est ensemble depuis trois mois.

-Trois mois ? Et c'est seulement maintenant que tu me le dis ?

-Je savais pas

comment t'en parler. Alix !

Alix !

Alix ! Ma doudou, attends-moi ! Laisse-moi te parler !

Alix !

-Ah ! ArrĂŞtez !

-Calmez-vous, Mme Mercier !

Je vais vous abîmer votre bouche toute neuve !

-Mais j'ai mal. -Je dois bien vous soigner !

Vous êtes pénible, aujourd'hui !

Dany sort et claque la porte.

-Oui, dans une heure, Mme Meridor. *-Et soyez ponctuelle.

-Bien. A tout Ă  l'heure.

Qu'est-ce qui se passe ?

-J'y arrive pas, je suis énervée,

et Mme Mercier arrĂŞte pas de bouger !

Tu pourrais t'en charger ? -LĂ  ? Non.

La Mirador déboule

chez mes parents.

-S'il te plaît. -C'est impossible.

Ca sert à rien de t'énerver, assume la situation.

Sois claire avec ta fille.

Elle va adorer Eric.

-Tu crois ? -Oui.

Courage.

*-AllĂ´ ? AllĂ´ ?

-Excusez-moi, j'ai mal raccroché. *-La "Meridor", pas "Mirador" !

-Taillez mieux que ça.

32 degrés,

pas 40 !

C'est quoi ? -La meringue.

-Ca, de la meringue ?!

Torchon !

Qui est lĂ  ?!

-C'est moi.

-Cette crème anglaise est foutue !

-C'est bon, on la refait.

-Te mêle pas de ça !

-C'est ta faute, tu nous stresses.

-Suis-moi !

-Sans Nicolas,

Duphin te virait.

-Comment ?

Je t'interdis de remettre en cause mon autorité devant mon personnel.

Compris ?!

-Ca sert Ă  rien, de stresser tout le monde.

Trouve-toi une nana : ça nous fera des vacances.

...

-Merci d'avoir pris ma défense, tout à l'heure.

-Eh ben... Ouais.

Enfin... Je t'en prie. Excuse-moi.

-Ca m'ennuie, que tu te sois engueulé avec lui à cause de moi.

-T'en fais pas : mon père, c'est Hulk en cuisine,

mais un Bisounours dans la vie.

Sauf que depuis le décès de ma mère, il arrête pas de bosser.

J'aimerais qu'il se détende un peu. -Je suis désolée pour ta mère.

-Je t'invite Ă  boire un verre ?

-J'ai déjà quelque chose de prévu... Voilà.

-Nico, tu te dépêches ? Bonsoir.

-Bonsoir. -Juste 1 minute.

-C'est toujours pareil.

-J'arrive, ça va.

Ca t'embĂŞte de fermer ? -Non.

-T'es un ange. On se voit demain.

-A demain. -Salut.

-T'as remarqué ? J'ai mis le paquet.

-Ouais, j'ai vu. T'es magnifique.

-Merci. -Pas trop stressé ?

-Non. Je pars pas Ă  la guerre. -Attention, elle arrive.

Bonsoir, ma doudou.

Tu reconnais Eric ?

-Il n'a plus son tablier ?

-Je l'ai invité à dîner, j'ai fait ma tête de veau.

-Sauf que papi nous fait son poulet aux morilles,

le jeudi.

-Jeudi... Je dis que c'est formidable.

En plus, t'aimes pas la tĂŞte de veau.

-Si. Enfin non.

Sonnette.

-Bonjour, ma chérie. Voilà la bête, y a qu'à le faire réchauffer.

-(Y a l'exhibo des frigos.) -(Qu'est-ce qu'il fout lĂ  ?)

-Bonsoir, papa.

Je te présente Eric. Eric, papa.

-Bonsoir, monsieur.

En tout cas, c'est délicieux.

-Je lui avais vanté ton poulet aux morilles.

-Vous n'aimez pas mes morilles.

-Si.

-Attendez : 140 euros le kilo !

Mangez bien : ça vous évitera les fringales

nocturnes.

Pour revenir au travail, vous êtes dessinateur, c'est ça ?

-Oui.

-Pour quoi faire ? -Oui ?

-Comment ça ?

-Pourquoi sacrifier la littérature

Ă  des gribouillis ?

Que serions nous sans "Nana" de Zola ? Sans "L'Amant" de Sagan ?

-C'est Duras.

-Laisse tomber.

-On a plus besoin

de médecins que de pseudo artistes.

-C'est vrai.

-Il faut de tout.

Tu m'as empêchée de faire les Beaux-Arts.

-Je t'ai juste évité de perdre du temps pour rien.

-Ton grand-père.

-Ca vient d'où, ça ?

-Ca ? C'est Eric.

-Oui.

-Vous n'aimez pas le vin ?

-Ca va.

Ca va.

-Non. Mollo.

Ca va. Ca va.

-La médecine et le dessin ne sont pas si éloignés que ça.

Le psychiatre Carl Jung a démontré

les bienfaits de l'expression

par le dessin, et en 1930, c'est devenu une thérapie reconnue.

Vous le saviez ?

-Il se fout

de moi ? -Oui.

La culture, quand on n'en a pas,

on s'écrase.

Excusez-moi.

-Merci, papa.

-Le ringard...

-T'as été formidable.

Mon père est pas méchant,

dans le fond.

-C'est pas grave.

J'ai des boutons ? Les champignons. -T'es allergique ?

C'est pour ça que t'en voulais pas ?

Oh lĂ  lĂ ...

LĂ .

-LĂ  ? -LĂ .

-Au revoir.

-Tatoué, mais fragile. -Eh ben tant mieux.

-Je suis désolé. -Te gratte pas. Ca va passer.

Pardon pour ce dîner horrible. -Pas horrible : t'étais là.

-Sois prudent.

-Oui, j'appuierai pas sur le champignon.

-Allez, rentre.

Je te félicite pas pour ton comportement.

-Il fallait dire, pour l'allergie. -Il était poli, pas comme toi.

-Désolée, j'étais à mon max.

Ca me répugne, de te voir faire la gamine avec ce gribouilleur.

-Tu le connais mĂŞme pas.

On s'aime, c'est tout ce qui compte.

-Jusqu'Ă  quand ? -Peu importe.

-Que tu sois amoureuse, je veux bien, mais pas de ce type !

Il est bien trop jeune.

-Dix ans de différence, c'est rien.

Et ton père, avec sa jeunette ?!

-Vous faites un concours ?

-Change de ton. Je peux pardonner beaucoup, mais pas l'insolence.

-Il faut accepter de vieillir, au lieu de jouer les "cougar" !

Je serai pas lĂ , quand ton gigolo

t'aura plaquée !

-Je suis pas si vieille que ça, merde.

Docteur, j'ai vraiment bien fait de faire ça ?

-Bien sûr, les rides ne sont pas une fatalité.

Vous serez méconnaissable. -A ce point ?

-Je vous ai liftée

de vingt ans. -Vingt ans ?

C'est beaucoup, ça. Non ?

-MĂŞme vous,

vous ne vous reconnaîtrez pas.

Dany ? Dany ? -Dany ? Dany ?

Excuse-moi.

-Excuse-moi, je... J'ai fait un cauchemar, lĂ ...

J'avais rajeuni, c'était horrible. -Je veux faire le même.

-C'est pas drĂ´le.

Ma fille m'a traitée

de "cougar", je l'ai giflée.

-T'as bien fait.

-Je l'ai déçue.

-Elle méritait une gifle.

-Vraiment ? -Evidemment.

-Alors tu l'as giflée ?

-Ouais. -Vraiment giflée ?

-Oui. -T'as bien fait.

-ArrĂŞte de bavasser.

-(Il est de mauvais poil. Ca lui réussit pas, de déménager.)

-Quoi ? -J'ai vu des cartons.

-Pourquoi il m'a rien dit ? -On a tous nos petits secrets.

-Le dernier secret de mon mari s'appelait Sabrina

et avait 20 ans.

Eric ?

Tu déménages ?

-Je me suis fait virer de mon atelier.

-Tu m'as rien dit.

-T'as tes soucis.

-Et il va participer à un concours de BD pour être publié.

-Violette...

-Il n'ose pas te le dire.

-Ca te regarde ?

-Tu vas faire comment ?

-Ca va aller. Une copine me laisse son arrière-boutique.

-Quelle copine ?

-Elle s'appelle Sabrina.

-C'est drôle, ça.

-Dis donc,

t'as une grande maison, toi.

-Alix refusera.

-Si tu veux le garder, faut faire

des choix, et puis Alix le connaît déjà.

Il faut aller de l'avant.

-VoilĂ . -Eric.

-Oh...

-Tu t'installes Ă  la maison.

-Euh... Ouais.

Vous... Vous pouvez continuer.

Elle a changé

de position.

-Excusez-nous. -Pardon.

Allez-y.

Tu t'en sors ? -Oui.

-On ne va plus se cacher, maintenant.

-Ma chérie, t'as eu mes messages ? -Oui, ça va, j'ai compris.

-T'as rien compris du tout.

Eric n'a plus d'endroit pour préparer sa BD.

C'est juste pour quelques jours.

-Il va dormir dans le lit de papa,

aussi ?

-Alix !

Tu m'en veux parce que je t'ai giflée, je suis désolée.

-Je le méritais. -Tu m'en veux pas ?

-Pas pour ça, non. -Pour Eric, ça me regarde.

-Fais ce que tu veux, je m'en fous. J'ai des choses Ă  faire.

AllĂ´, papi ? Ouais. Le plouc s'installe.

-Bonjour, Dany. Ca va ? -Ca va. Et toi ?

-T'as rien oublié ? -Quoi, un patient ?

-Non, une impatiente !

T'avais rendez-vous avec Mirador, pour ma demande d'adoption !

Elle t'attend depuis 1/4 d'heure ! -Excuse-moi, je suis désolée.

-Dany, s'il te plaît, sauve-moi le coup.

S'il te plaît. -T'inquiète pas.

Bonjour, Mme Mirador. -Bonjour. "Meridor".

-Oui. Excusez-moi pour le retard.

Je vous offre un thé ? Un café ? -Sans façon, merci.

Votre cheminée est magnifique. J'ai presque la même.

-C'est drĂ´le. -Non, pas du tout.

Revenons Ă  nos moutons.

J'avais commencé un petit questionnaire...

Une procédure d'adoption est longue et rigoureuse, vous le savez.

On doit connaître l'environnement dans lequel l'enfant grandira.

Alors, madame Delmas...

En tant que meilleure amie,

comment avez-vous réagi quand Mme Balenti

vous a annoncé qu'elle avait décidé d'adopter seule, et sans référent

masculin ?

Vous-même êtes parent isolé, femme divorcée,

et votre fille semble vous causer quelques petits soucis, je crois.

Un téléphone sonne.

-Excusez-moi.

C'est mon référent masculin.

Oui, papa ? Qu'est-ce que tu veux ? Quoi ? Dans la salle d'attente ?

Bonjour, papa.

Ca ne pouvait pas attendre ?

-Tu as installé ce marginal chez toi ! Tu es folle ?

Après avoir été mariée à un homme brillant ?

-Brillant ? Tu l'appelais "ce couillon d'avocat" !

-On s'est très bien compris.

Et pour ta fille, bel exemple.

-Tu m'as imposé ta loi pendant des années, mais ça, c'est fini !

Je lève l'omerta !

-Ca va ? OĂą est Meridor ?

Ah non...

-C'est qui, ce marginal ?

C'est un ami de l'exhibitionniste du frigo ?

Je ne comprends pas.

-Très très beau travail, Alix. Vraiment très beau.

Bravo. J'ai dit : "Bravo" !

J'aurais pas fait mieux.

-Double bravo : t'as aussi réussi à épater mon père.

Dimi, tu peux nous immortaliser devant le chef-d'oeuvre ?

-Bien sûr.

-Je peux enlever... -Vas-y.

-Regarde... Qu'on voie un peu tes beaux cheveux. LĂ , t'es canon.

Fais voir.

Le téléphone sonne.

Excuse-moi. Ouais, ma biche ? Ouais, je suis super excité.

Je te retrouve chez toi ce soir ? OK. Bon, allez, raccroche.

Non, toi en premier. Raccroche. Oui, je t'embrasse.

-Je vous en prie.

Propos inintelligibles.

-Comment ?

-Je devrai emprunter pour la suite. -Il faut bien finir les travaux.

Allez, Ă  demain. -Au revoir, docteur.

-Au revoir. -Au revoir, monsieur.

-Je suis cuite. -J'en peux plus, de Mirador.

-Tu sais quoi ? Je t'échange ton Mirador contre mon Alix.

-OK. Je t'échange mon inspecteur des impôts contre ton père.

-Si tu le prends comme ça,

je t'échange ta banquière contre mon ex-mari.

Pas mal ? -Pas mal.

Ca va pas, Dany. -Quoi ?

-C'est l'Inquisition. Cette bonne femme fout son nez partout.

Je n'ai plus de forces. -Ne baisse pas les bras.

-Ca marche. Bonne soirée.

-Alix ?

C'est toi qui les as faites ? -Oui.

-C'est une merveille. -Merci.

-Beau travail, chef. -"Chef" ? Carrément ?

-Au boulot, toi. (Il est jaloux.)

-On passe Ă  table. -Dans 10 mn.

-J'ai pas faim. Oubliez-moi.

-T'aurais pu dire bonsoir. -Bonsoir.

-C'est malin. -Je voulais pas déranger.

-ArrĂŞte, avec ta mauvaise foi.

-Si ça t'intéresse, j'ai été félicitée.

-C'est vrai ?

-Tiens, j'ai une photo de la pièce montée que j'ai faite.

-C'est toi qui as fait ça ?

C'est magnifique.

C'est qui, lui ?

-Le fils du patron.

-Mignon.

-Il est gay.

Bonsoir.

-Bonsoir.

...

-Toi aussi, t'as des petits creux, la nuit ?

J'aimerais bien avoir ton avis.

J'hésite entre deux couvertures, pour ma BD.

Je suis désolé, pour hier soir.

Tu rentres du boulot, et tu trouves un crétin qui s'installe chez toi.

Moi aussi, à ta place, je serais très énervé.

Je vais pas rester longtemps. J'ai bientĂ´t fini mon travail.

En parlant de travail, ça se passe bien, ton stage ?

Hein ?

On a un bon feeling, hein ? Tous les deux...

-Bonjour, ma chérie.

-Bonjour. -Bien dormi ?

-Super, j'ai encore croisé l'artiste.

-(Chut, il dort.)

(Il est trop mignon.)

-Mais tu t'es vue ? -Quoi ?

-Je fais ce que je veux chez moi ! -Commence pas. Tu veux quoi ?

-Qu'il dégage !

-Bon... Alix ! J'en ai marre !

-Bonjour.

-Madame Meridor... Mais que me vaut l'honneur ?

-Nous n'avons toujours pas eu notre entretien au sujet de Mme Balenti.

-Un petit café ? -Oui. Sans caféine. Et sans sucre.

-Oui. -Et sans lait.

-Evidemment.

...

-Mon amour...

Paco...

Tu es lĂ . -Laisse-moi dormir.

-Pourquoi t'es parti ?

Paco, regarde-moi...

-Vous ĂŞtes qui ?

-Je suis désolée, je vous ai pris pour quelqu'un d'autre.

Elle éclate en sanglots. -Non... Mais... Attendez.

Attendez !

...

Ca va aller.

Ca va aller.

Hein ? Oui...

Chut, ça va bien se passer. Ca va bien se passer.

-Passe-moi le sucre. -C'est quoi, ce truc ?

-Nicolas ! Tu fais quoi ?

T'es sur "Coup de Coeur" ?

-J'ai inscrit mon père pour lui trouver une nana. Mais chut.

-Répète-moi ça.

-J'ai rempli un test d'affinités pour trouver une nana,

que je n'aurai plus qu'à lui présenter.

-C'est rare, les garçons si attentionnés.

-Tu trouves ? -Ben oui.

-Ecoute l'annonce que j'ai mise.

"Jeune homme, cinquantaine, drĂ´le, gentil..."

-Ouais, enfin ça dépend.

-Je peux ? -Oui.

-"Cordon bleu, fin gourmet,

"cherche une femme aimant le rugby, la tĂŞte de veau et Mozart."

-Tu déconnes.

-Pourquoi ? -C'est ma mère.

-Ah bon ? Elle a quel âge ?

-Petite cinquantaine. -Célibataire ?

-Divorcée. -Mortel !

-Carrément. -C'est génial.

-Et les petits choux, ça avance ?

-Encore 10 mn. -Vite, j'ouvre le champagne.

-Pourquoi ? -Je me marie.

Non, je plaisante !

Non, on a décroché un buffet de 150 personnes, alors ce soir,

c'est moi qui régale.

-Rajoute "généreux".

-Comment ? -Rien.

Fraise dentaire.

-Ah !

-Alors t'as vu Mirador ? -Elle est restée 2 h à pleurer.

Elle m'a raconté sa vie, elle est en pleine dépression.

Son mari est parti en emportant tout.

Le patient marmonne.

-Quoi ? -Quel salopard !

-C'est pas bon pour moi. -Mais si, tu verras.

On est devenues copines, je lui ai conseillé de se mettre au tai chi.

-Au tai chi ? -Au tai chi.

-Courage, hein.

-Allez, on y retourne.

-Oui. Ben oui, tu me manques.

Moi aussi, je t'aime.

Promis. Bonsoir, chérie.

On se voit demain, d'accord ?

-C'est qui, "chérie" ? -Bonsoir, déjà. Non ?

C'était Zoé, la fille de ma soeur.

Elle a 4 ans, et une bonne gastro.

T'imaginais quoi ?

-Une Suédoise de 22 ans dont tu serais tombé follement amoureux.

-T'es dingue ou quoi ? Tu sais bien que je n'aime que les vieilles.

HĂ© !

-Non. -Si.

-Non. -Tu m'as manqué.

...

-Vous êtes sérieux ?

On va pas tous se balader

Ă  poil en permanence !

-Tu fais quoi ?

-Je me barre.

-C'est quoi, le problème ?

-Le problème ? C'est toi. Tout va de travers, depuis que t'es là.

Maman fait n'importe quoi. -Ta mère fait ce dont elle a envie.

Et puis tu me connais mĂŞme pas.

Plus j'essaie d'ĂŞtre sympa et plus t'es agressive. Alors quoi ?

-Je m'en vais !

-T'es psychorigide. Tu critiques tout sans rien écouter !

-Tu oses me juger ?! -Et toi, alors ?!

-Ho !

Qu'est-ce qui se passe ?

-Ton mec m'engueule ! -Non, on s'explique.

-Tu fais quoi ?

-C'est moi qui pars.

-Ca suffit !

Personne ne part ! Mets-y du tien.

-Vis ta vie comme tu veux, mais je vais pas tenir la chandelle !

-Ma doudou... -ArrĂŞte ! C'est lui, ton doudou !

-Mais tu comptes aller oĂą ?!

-OĂą je veux !

-T'inquiète pas, elle va revenir.

Tiens. -Non merci.

...

Faut que j'appelle mon père. -Elle va revenir, elle est grande.

-Je sais qu'elle est majeure. Mais je me fais du souci, c'est tout.

-Je sais. -Mais non : t'as pas d'enfant.

Bon, je l'appelle.

Papa ? C'est moi.

Alix a dormi chez toi ?

Tu me la passes, s'il te plaît ? Oui, j'étais avec Eric.

Je me fous que tu le prennes pour un raté.

Ca durera ce que ça durera ! C'est pas parce qu'on est beau

qu'on est con !

Bon, passe-moi ma fille !

Elle veut pas me parler ?

C'est ça, à plus tard.

Je suis en train de la perdre.

C'est de ta faute. Je t'avais dit de partir.

-T'as raison.

Je m'en vais ! -Et lâche, comme tous les mecs !

Ton concours est ce soir.

T'as plus besoin de rester.

-Mais c'est de toi, dont j'ai besoin, pas de ta maison.

Sinon j'aurais dragué un agent immobilier.

Allez, viens.

Tu sais bien que ce concours est important, pour moi.

C'est de toi dont j'ai besoin.

T'es la femme de ma vie.

-Merci beaucoup. A bientĂ´t.

Eric, c'est ça ? Trop beau gosse.

-Sauf qu'il se tape une vieille. -Et alors ? On s'en fout.

-On a passé nos plus belles années ensemble.

Il ramenait plein de nanas. -Il est très élégant, ce soir.

-C'est moi qui l'ai habillé.

-Pardon. -Ca va pas ?

-C'est qu'une robe.

-Tu connais ma soeur ?

-C'est ta soeur ?

-Oui. -Eric.

-J'arrive. -Dany ?

-Oui. -Je reviens.

-Enchantée.

-Et la gastro de Zoé ?

Votre fille ! -J'ai jamais eu de fille.

-Bonne soirée. -Bonsoir.

*-Vous ĂŞtes bien sur le portable d'Eric. Je suis pas lĂ . A plus.

-Eric, c'est moi.

*Je me sens pas très bien, je pense que je vais rentrer.

*J'ai besoin d'un peu de recul.

*Je préfère ne pas te voir pendant quelque temps.

-Elle est passée où, ton amie ? -Elle se sentait pas très bien.

-Tout à l'heure, elle était bizarre.

-Et le lauréat est...

Eric Costan !

Et nous sommes heureux de vous annoncer

que les éditions Comète vont publier sa première bande dessinée.

Applaudissons-le, c'est sûrement le plus beau jour de sa vie. Bravo.

Applaudissements.

...

*Mozart : "Petite Musique de Nuit".

...

-Qu'est-ce qui se passe ?

-Rien. Ca va bien.

-Mozart plus ménage, c'est pas bon signe.

...

-Non, ça va.

...

Reviens Ă  la maison.

-Et Eric ?

-Eric...

Eric, c'est fini.

-Comment ça, fini ? -C'est fini.

C'est toi qui avais raison.

Cinquante ans, pour une femme, c'est un peu un tournant.

La pilule que je ne prendrai plus est un peu dure Ă  avaler.

Un matin, on se regarde dans la glace et on se dit :

"C'est qui, cette vieille dame ?"

C'est injuste, c'est violent, mais c'est comme ça.

C'est comme une dent cariée : vaut mieux l'arracher.

-T'exagères un peu, là. T'es encore très bien.

Ce qu'il te faut, c'est un homme de ton âge,

qui aime le rugby, Mozart, la tĂŞte de veau...

Viens Ă  ma testing-party, demain.

Ca te changera les idées. -Evidemment que je serai là.

On ne se quitte plus.

-Ma petite maman... -Hein ? On ne se quitte plus.

-Vous allez tester nos nouvelles recettes : nous attendons

vos critiques, positives ou négatives.

-Souris un peu.

Goûte-moi ça. -J'ai pas faim.

-C'est bon, mon petit bouchon.

-Il est sympa, mon chef. -Oui, très.

-Il a du charme, tu trouves pas ? -Du charme ? Non.

-Et puis il est super talentueux.

T'as vu le travail ? -Ah oui...

Et ça, c'est Nicolas ?

-Au lieu de monter les blancs, on monte les jaunes.

-C'est original.

-Je tiens cette recette de ma grand-mère sicilienne, Carmela.

Je l'ai donc appelé...

-Le Carmela ! -VoilĂ  !

-Elle travaille bien, Alix, hein ?

-Alix ? -Ma petite Alix.

-Elle a une maman si jeune ! -C'est moi.

-Une maman aussi jeune,

c'est ce que je disais.

-Plutôt foirées, les présentations. -Tu m'étonnes. On va rebondir.

C'est quoi, son métier ? -Dentiste.

J'ai une idée. Viens.

Il reste des éclats de caramel ? -Quoi ? Euh... Oui.

-Donne-moi le plus gros.

-T'es sûre de ce qu'on fait ?

-Oui, un mélange. Et mon fils s'occupe des coulis. Il aime ça.

-Excusez-moi.

C'est une fabrication personnelle.

-Ah, eh ben... -Je...

-Honneur au chef.

-Allez-y, je vous en prie.

-Si c'est honneur au chef... -Allez-y.

-Ca me gêne. -Papa, c'est pour toi. Goûte.

-Bon, je me sacrifie.

Mousse de beurre,

très réussie, noisette...

Hum, je le sens bien, celui-lĂ .

-Qu'est-ce qu'il a ? -Ca va ?

-Vous pouvez la remercier. -Pourquoi ?

-Il était temps de venir.

C'est pas bien beau, tout ça.

Attention Ă  ce que vous mangez.

-Je mange que des choses de qualité.

Sonnette.

-Je reviens. -Quoi ?

-C'est rien, j'arrive.

Qu'est-ce que tu fais là ? -Comment ça ?

J'ai le droit Ă  une explication, non ?

-J'ai besoin de réfléchir. C'a été trop rapide, entre nous.

J'ai tout mélangé.

-Ca veut dire quoi ? -Que je suis pas prĂŞte Ă  m'engager.

-OK. Ta fille a gagné.

-Alix n'a rien Ă  voir lĂ -dedans ! On n'a aucun avenir ensemble !

-C'est la première fois que tu me dis ça !

-Je ne t'aime plus !

-Faites moins de bruit.

On bosse, ici.

-Un patient mécontent ? -C'était pas un patient.

Détendez-vous.

Vous êtes crispé. -Je n'aime pas ça.

-Je vais vous anesthésier.

-Oh lĂ  lĂ ... On frappe Ă  la porte.

-T'as une seconde ?

-J'arrive. -Qu'est-ce qui se passe ?

-Je reviens. Détendez-vous, j'arrive.

-Assez ! Ca fait des mois que je supporte tes excentricités !

Que je me tape le double du boulot !

On ne mélange pas le cul et le boulot.

A chaque semaine, on a un scoop. -C'est fini.

-T'es pas la seule

à traverser une période difficile.

J'essaie d'avoir cet enfant, et ça, c'est pour la vie.

-Excusez-moi, mais je n'ai plus mal du tout.

Je peux revenir un autre jour. -Non, restez.

On a perdu assez de patients.

-T'es oĂą ?

-Dans l'allée. J'espère que ça va marcher.

-Bien sûr que ça va marcher. *-T'es où ?

-En D5, devant les chèvres. *-D'accord, j'arrive.

Maman ! Allez !

-Mollo ! Tu m'as fait lever Ă  6 h, et il faudrait que je cavale ?

-Tu manges presque rien, en ce moment.

-J'y peux rien, j'ai pas faim.

-Choisir les bons produits, c'est la clé d'un plat réussi.

C'est M. Duphin qui le dit. -Et un bon café, aussi.

-Regarde comme ces figues sont belles.

Regarde : du boudin aux pommes !

-Alix ?

-Nicolas !

-Ca alors !

Je n'ai plus mal.

-Tant mieux.

-Vous venez souvent ? -Si tĂ´t ? Non.

-C'est l'heure bénie, il faut en profiter. Je vous fais la visite ?

-Un petit café ? -Vous êtes pas du matin.

-Non. -Suivez-moi.

...

Jean-Paul Croutet,

c'est le meilleur.

T'as mon petit casse-croûte ? Vous allez me goûter ça.

Son tripou,

c'est le meilleur.

-A cette heure-ci ?

-Avec un peu de chablis, ça coule tout seul.

-C'est très bon.

-Bien sûr ! Choisir de bons produits, c'est le secret

d'un plat réussi.

Oh, la merveille !

Belle tĂŞte, Jean-Paul.

-On en prend une ?

-Vous aimez ? -Elle adore.

-Mais moi aussi !

-Alors venez déjeuner avec nous.

-Je voudrais pas m'imposer... -Ni louper le "France-Angleterre".

-Maman aussi regarde le rugby. -C'est pas possible !

Je suis un fou de rugby !

-Vous aussi ? -Mais oui !

Violon au loin. Ah, Mozart !

J'aime Mozart. -Mais vous aimez Mozart ?

-Mozart, tête de veau et rugby sont les prémisses du bonheur.

-13 h ? -On apporte le dessert.

-Eh ben voilĂ . Allez.

-Qu'est-ce qui se passe, Eric ?

Raconte Ă  Violette.

-J'ai aucune envie d'en parler. -Tu en parles Ă  quelqu'un ?

Va pas faire une dépression.

-Dany me quitte.

-Quoi ?

-Elle ne m'aime plus.

-Tu n'as rien dit ? -Eh ben si.

Ce que je ressens pour elle, je l'ai jamais ressenti.

C'est la première personne avec qui je me sens vraiment moi-même.

Elle est drĂ´le, sexy, et intelligente...

Tellement patiente et humaine...

La femme de ma vie.

-L'amour, c'est comme un match : un coup on perd, un coup on gagne.

Faut ĂŞtre patient, et prĂŞt Ă  marquer.

Je vais t'aider. Courage.

-On sort le drapeau français ? -Je supporte les Anglais.

La plus belle équipe du monde. -Mais on a plus de créativité.

-Pour poser pour les calendriers, ça, c'est sûr !

-Et cette mêlée ? -Ils vont les bouffer.

Tout crus !

Le téléphone vibre.

T'es tout le temps devant, je vois rien ! Pousse-toi.

-Oui, d'accord.

-HĂ© ! Ca joue pas mal !

Je ne vous entends plus !

Faut pas faire la tĂŞte, je plaisante !

Bien sûr que suis pour les Français !

Enfin s'ils jouent bien. Pour le moment, ça va.

-VoilĂ . -Ah...

Ca sent bon, lĂ .

-Ne me ménagez pas, dites-moi la vérité.

-Chef, on attend votre verdict.

-Je me lance ?

-Non !

Pas encore une dent ! -Mais non, je plaisante !

Oh, c'est bon.

Le talent est héréditaire.

Telle mère, telle fille.

Petite bise ? -Allez.

-Une autre ?

-Allez.

-C'est gagné.

-Comment ? -Non, rien.

-Oh... -Oh...

-Ca y est ! -Ouais!

-M. Navarro, c'est Ă  vous. -Oui.

Bonjour. -Vous allez bien ?

Je vous en prie.

-Violette ? Qu'y a-t-il ? -Y a un problème.

-Allez, viens. Je vous prends dans 5 minutes.

Installe-toi.

T'as l'air en forme, hein. Détends-toi, surtout.

-Tu sais, je m'inquiète.

Tu ne viens plus. Tu me manques. Et pas qu'Ă  moi.

Eric. Il guette la porte, espérant te voir

apparaître... Il me fait une peine...

-Je savais que t'avais pas mal aux dents.

Mais ma décision est prise.

-Mais pourquoi ? Ce garçon est fou d'amour pour toi, c'est évident.

-Il est trop séduisant pour être honnête. Je ne veux plus souffrir.

-Virer un mec parce qu'il a trop de qualités, c'est du jamais-vu.

Crois-moi, je m'y connais, en bonshommes.

-Je n'ai pas le temps de discuter, mais je te promets d'y réfléchir.

-Tu sais...

Il faut savoir prendre des risques, quand ça en vaut la peine.

...

-Allez. -On y va ?

Et demain soir,

tu peux le garder ?

-Y a pas de problème. Tu montes sur les épaules de papa ?

-Oui ! -Viens, mon bonhomme !

On va au parc ? -On va au parc.

-Petit goûter ?

...

-Qu'est-ce qui t'arrive ? Je ne t'ai jamais vue comme ça.

-Eric a une femme et un enfant.

-L'enfoiré.

-Je l'ai vu avec son gosse.

-Tous les mĂŞmes !

Sonnette.

-Bonjour. -Ah, c'est vous.

-Je vous ai apporté des truffes.

-Merci, c'est gentil. En fait, Dany va pas très bien.

-Ah bon ? -Laisse.

Entre, Gérard.

-Si vous vous tutoyez... Tiens.

-Le chocolat redonne le moral.

-C'est quoi, ça ?

-Le match de ce soir, si ça intéresse quelqu'un.

-Moi ! Non, je blague, je comprends rien au rugby.

Mais Dany adore. Bonne soirée.

-On y va ? -Oui.

Rires au loin.

-ON A GAGNE ! ON A GAGNE !

ON A GAGNE !

-Pas trop vite, j'ai cassé mon talon !

-On arrive. On y est.

-Quelle soirée ! -Attends.

On est arrivés. Hop là ! Vite !

-Avec toi, Gérard, je m'éclate !

Ils continuent de rire.

...

-Attends. -AĂŻe !

J'ai une crampe !

-Attends...

Quelle jambe ? -Je ne sais plus !

-Ah ! Je me suis bloqué ! -Ah non !

-Mais non, je plaisante !

On n'est pas bien, lĂ  ?

J'ai passé une belle soirée.

-(Nicolas ? Oui. Je crois qu'on a réussi.)

C'était comment, le match ?

Vous avez fait quoi après ? -Doucement, doucement...

Alors attends, après...

On est allés dans un restaurant,

Ă  Rungis.

Un truc de malade.

-Et après ? -Après, eh ben...

Ah oui, j'ai pété mon talon de chaussure... Et il m'a ramenée.

-Je sais, je vous ai entendus. -Tu m'espionnes, maintenant ?

-Mais non. Et après ?

-Eh ben après... On a dormi.

-Et après ?

-T'es bien curieuse.

-Mais non, je demande ! Je peux te demander ?

-Ouais, mais...

Mal Ă  la tĂŞte. -Ca...

-Il craque pour elle, c'est sûr. -Faut qu'il reprenne l'initiative.

-C'est aux garçons de faire ça ? -C'est quand même pas aux nanas.

-T'es vraiment "old school".

ArrĂŞte !

En tout cas, va falloir accélérer si on veut du concret, hein.

Hein ?

Hein ?

-Allez, nettoie.

-Ca fait pas mal ?

-Ca gêne un peu, mais ça va. -Et bain de bouche, hein ?

-Oui.

Un problème ?

-C'est fermé à clé. Patricia a dû fermer avant de partir.

T'inquiète pas, j'ai les miennes dans ma poche.

Mais oĂą elles sont ? Quelle nouille je fais, alors.

-Appelle-la.

-Oui.

Alors...

Messagerie.

-Y a pas un double chez toi ? -Oui, je vais appeler ma fille.

-Moi, j'appelle Nicolas.

*"The Girl from Ipanema".

-Messagerie. -Pareil.

-Ils ont quoi, tous ?!

-Pourquoi t'es sur messagerie ? Rappelle-moi !

-J'appelle un serrurier. -Ca coûte cher.

C'est une porte blindée.

Et tu ne pourras plus la fermer du week-end.

-Attendons. On finira bien par joindre quelqu'un.

-Et en attendant ?

...

-Il reste une petite carie. -Ah non. Non.

-Elle est toute petite comme ça. Allez, viens.

-Doucement, hein.

-Ils nous appellent au lieu de se rapprocher.

-T'inquiète : l'enfermement,

ça rapproche les gens.

Comme dans les émissions de télé-réalité.

-Si tu le dis... -Eh oui. Dis-moi si je t'ennuie.

-Non, ça va.

Sonnerie.

...

-Ca te va, comme réponse ? -Et ton mec ?

-Quel mec ?

-Celui qui vient te chercher. -Lui ?

Lui, il l'est, je te confirme. En fait, on est aux cours ensemble.

-Quels cours ? -Cours de théâtre.

On répète "La Cage aux Folles", et c'est mon partenaire.

-D'accord...

-VoilĂ , tu connais mon secret.

J'ai super envie d'être comédien, mais j'ai pas osé en parler

à mon père, il serait super déçu si je quittais la boutique.

-Comédien, c'est pas un métier. -T'es pas un peu psychorigide ?

-Pourquoi vous me dites tous ça ? Je peux vérifier quelque chose ?

-Ca me fait mal, de bouffer ça. Ca me fait mal physiquement.

-Désolée, on n'a que des conserves. Mais y a quand même du lard confit.

-C'est pas la vraie recette. -Y a du lard dans le cassoulet.

-Non, de la perdrix rouge. Tout le monde le sait.

-Non, du lard confit.

-De la perdrix rouge !

-Mais je suis de Castelnaudary !

-Moi, je suis de Carcassonne, et je suis chef cuisinier,

je te rappelle !

-Prétentieux. -C'est vrai.

Allez, voilĂ  un super cassoulet

qui va nous attaquer délicatement les entrailles.

-On boit quoi avec ça ?

Alors... Tiens. Cadeau des patients.

-Eh ben on n'aura pas tout perdu. -On va pas se laisser abattre.

Hop. -Allons-y.

Aux portes blindées ! -Et aux portables.

-Ils ont pas appelé de serrurier.

-Ca veut dire qu'ils sont pas pressés.

-J'irais bien voir.

-On avait dit qu'on interviendrait quand le serrurier arriverait.

D'accord, madame l'angoissée.

On va jeter un oeil.

*Musique au loin.

...

-Ca vient du cabinet.

Rires au loin.

-Ils ont l'air de bien se marrer.

-Et nous, on fait quoi ?

-J'ai bien une petite idée, mais est-ce que ça te plaira ?

-Faut voir. -Ah ouais ?

...

-Je suis amoureux de toi depuis le premier jour.

Enfin non, le premier jour, j'avais plutôt envie de t'étrangler.

En fait, pour ĂŞtre honnĂŞte, tu m'as fait craquer le soir du testing.

Quand t'as préparé le piège à dents pour mon père.

...

-Je suis pas bien, lĂ .

Je suis pas bien...

...

J'ai trop bu.

-Je suis pas un play-boy, mais de là à donner la nausée...

-Mais non, c'est pas ça.

Je suis malheureuse. -Excuse-moi, mais je préfère ça.

Viens t'asseoir.

...

Ca va ? -Oui...

-Allez, raconte-moi.

C'est qui, le salopard qui t'a fait des misères ?

-Eric. -Ah.

-Le problème, c'est qu'il est...

Il est beau comme un dieu. -Et c'est un problème, ça ?

-Oui. Parce qu'il est trop beau pour ĂŞtre honnĂŞte.

-On n'est pas plus honnĂŞte quand on est moche.

-T'as raison.

Il est trop bien pour moi.

-Personne n'est trop bien pour toi.

-T'es gentil, toi.

Et toi, tu m'aimes bien ?

-Bien sûr, que je t'aime bien.

Mais j'ai quelqu'un d'autre dans ma tĂŞte.

-Ah oui ?

Ca, c'est bien.

Je la connais ? -Oui.

Un peu. Un peu beaucoup.

Et mĂŞme beaucoup beaucoup. -Mais non.

-Eh si. -Mais non !

-Si. -Non !

Ma fille ?! -Mais non ! Patricia.

-Patricia ? Ma Patricia ?

Oh, ben ça, c'est génial. Oh, c'est génial. C'est bien.

-Mais j'ai pas l'impression que ça soit réciproque.

-Quand mĂŞme, t'es pas le roi de la drague.

-Ca, c'est vrai.

-T'es mĂŞme un petit peu nul.

Mais tu sais, puisqu'on fait des confidences,

Patricia, en ce moment,

elle est prise par ses histoires d'adoption,

alors elle peut pas te voir.

Mais si tu veux, je t'arrange le coup. Ah ouais.

Tu serais content d'avoir un 2e enfant ?

-J'ai déjà des nausées. C'est le cassoulet.

-Ho lĂ  !

-C'est oĂą ?!

Une porte claque. -La nuit va ĂŞtre un peu longue.

-Pardon. Excusez-moi ! S'il vous plaît, on peut passer ?

-Alix... Excusez-nous.

Il fait jour. On va voir ce qui se passe ?

-Ouais.

-On va libérer les otages. -Mais s'ils sont en train de... ?

-Ah ouais, t'as raison. -Bon, vas-y.

-Eh ben bonjour.

-Il était temps ! Vous étiez où ?

-Ca va, vous ?

-Alors, cette soirée ? -Alors ?

-Ben quoi ?

-Vous vous êtes bien amusés ?

-C'était bien ? -On vous a appelés toute la nuit.

-D'accord, mais vous avez fait quoi ?

-On a picolé.

-Et... ? -On a picolé.

-Ben oui.

Vous croyiez quand mĂŞme pas qu'on allait coucher ensemble ?

Gérard et Dany éclatent de rire.

Tu nous vois ?!

-On s'est plantés de A à Z. -Apparemment.

-Tu savais qu'elle aimait un dessinateur ?

Tiens, goûte-moi ça.

Hein ? Tu savais ?

-Il s'appelle Eric. -Fallait me dire.

-Ca peut pas marcher. -Encore tes préjugés.

-Il est trop jeune.

-Mais si elle est heureuse avec lui ?

-Tu l'aurais vue quand mon père l'a quittée...

-Tous les hommes sont pas des salauds.

-ArrĂŞte.

-Dis... Excuse-moi...

Non, hé !

Cris, rires.

...

-Je suis désolée, maman.

Je croyais bien faire. Vous aviez l'air tellement bien ensemble.

-Tu sais, c'est pas parce qu'on a les mêmes goûts, le même âge,

qu'on tombe forcément amoureux.

L'amour,

c'est plus subtil que ça.

-J'ai agi comme une idiote.

-Non, tu t'es trompée pour Gérard.

-Non, à propos d'Eric. -Non, t'avais raison de te méfier.

-J'ai été injuste. Il a du talent, il te rendait heureuse, et...

-Il a une femme et un enfant. -Comment ça ?

-Je les ai vus ensemble. Y a pas d'âge, pour se faire avoir.

-T'es sûre ? -Oui, je suis sûre.

-Mais ça veut rien dire.

-Waouh ! Deux en mĂŞme temps !

Allez, un concours.

Allez.

C'est beau. -Ils sont mignons, ces canards.

Vas-y, encore.

Faut qu'ils reviennent.

-Que fais-tu lĂ  ?

Floriane,

la mère de mon fils.

-Bonjour. -Bonjour.

Je peux te parler ?

-On venait de se séparer,

elle a perdu son boulot...

J'allais pas la mettre Ă  la porte.

Et comme j'ai pas assez de fric pour vivre ailleurs, on cohabite.

Dany ne m'aurait pas cru.

-Il fallait lui dire.

Elle aurait essayé de comprendre. C'est mieux que de mentir.

Reviens, s'il te plaît.

-Tu plaisantes ?

Tu fais tout pour que je parte,

et tu veux que je revienne ?

Quel égoïsme.

Et puis c'est ta mère, qui m'a jeté de sa vie.

Je vais pas ramper devant elle alors que j'y suis pour rien. Non.

Je préfère vivre seul.

Désolé, mais c'est terminé.

Choc.

-Maman.

...

-Ca va mieux ? -Oui. Vos dessins sont magnifiques.

-Merci. "Pour Mme Meridor".

Et voilĂ .

Merci.

-Non merci. -Merci.

-Ca va, les amoureux ? -Du champagne ?

-Merci, j'ai pas soif.

-Goûte-moi ça, je teste une nouvelle recette.

-Ca sent bizarre.

-Crevette au sésame. -Je vais vomir.

-Ah bon ? Elle adore le sésame, et les crevettes sont fraîches.

-Elle refuse ton champagne, elle a l'odorat hyper développé,

elle a des nausées... Tu vois pas ?

-Eh ben voilĂ .

-Il a quoi, le kiki ? -Il s'est énervé.

-Il fait les dents. -C'est l'expo, ça le stresse.

-Mais non, c'est pas l'expo. Ca va ĂŞtre un artiste, mon kiki.

On va lui donner un gâteau.

-A huit mois ? -Il a deux dents.

-Dany a vraiment de la chance.

Eric est un amour, et sa BD sera un succès.

-J'ai toujours su qu'il avait

du talent.

-Pour Dany et Eric...

-HOURRA !

-Pour nous... -HOURRA !

-Dany ! -Maman !

-Pourquoi tu cries ? Qu'est-ce que tu fais lĂ  ?

-J'avais... Rires.

Dany ! -Maman !

-Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que tu fais lĂ  ?!

T'avais faim ?

Tu fais quoi ?

-Ca se voit pas ? -Non, reste...

Reste, t'es chez toi... Non, reste, t'es chez toi.

-Vous me fatiguez, tous les deux.

Trois... -Action !

-Tu fais quoi ?

-Ca se voit pas ?!

-Reste, je m'en vais.

T'es chez toi.

-Tu fais quoi ?

-Ca se voit pas ?

-C'était une connerie !

Une connerie... Je t'avais dit que c'était une connerie.

C'est pas parce qu'on est beau...

C'est pas parce qu'on est beau qu'on est con !

Papa, j'en ai marre de toi.

Sous-titrage MFP.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.