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- On s’assure qu’Isabelle ait tout ce qu’il faut.
- Already done, boss.
- Mon père, là ,
il aurait fait n’importe quoi pour le Baron.
- Qu’est-ce qui est arrivé? - La Mercedès au Baron.
C’est ça qui est arrivé.
- Jessica Goyette semblait dire
que sa belle-mère était du type jalouse.
- Sur la liste d’appels du Baron,
on a remarqué des communications outremer?
Parce que c’est pas sur le serveur.
- Ça, va falloir que tu demandes à Tremblay,
parce que c’est lui, le geek au poste.
- Je sais que tu t’es inquiétée, mais regarde, je suis là .
- Mon chum est tout seul sur son voilier,
il donne pas de nouvelles pour 2 jours.
Je vais en revenir quand ça va me tenter d’en revenir.
- Hé! - Ça, c’est quoi?
- C’est pas un terme de navigation, c’est sûr.
- C’est une énigme cryptée!
Le Baron est un marin. Le code est dans un journal de bord.
- Il faut trouver le chiffre
auquel chaque lettre fait référence
puis ça nous donne une location.
- OK... Fait qu’on a nos prémisses,
ce qui nous donne le 47e degré nord, puis le...
- 61 ouest.
61 ouest. OK.
LĂ , il nous manque les minutes puis les secondes.
- OK, minutes.
Donc, ça serait N, 0, E, 1, I, 5.
- I, 5...
- Les secondes, c’est A, R,
fait que 0, 1, puis R, R, 11.
- OK.
- Puis ça mène où, tout ça, là ?
- Ici.
- C’est au large de L’Île-d’Entrée, ça!
- Comment qu’on y va?
- Vous pouvez le prendre.
- Hum? - Le café.
- Ah! Non, non. Non.
Non, non.
Mais je connais quelqu’un qui risque d’en avoir besoin.
Fred. À l’heure qu’il est arrivé hier soir...
Il risque d’avoir un gros, gros mal de tête.
Je sais pas où ma fille t’a trouvé, toi, mais...
Elle est pas mal chanceuse.
J’espère qu’elle te donnera pas envie de te sauver trop vite.
- On sait pas...
C’est peut-être elle qui va avoir envie de se sauver.
- Ah!
C’est ça.
- Shit...
- Café?
Tiens, pour la plus belle des îles.
- Wow!
- As-tu des plans pour aujourd’hui?
- Je vais voir avec ma mère.
C’est sûr que tant qu’on n’est pas à Montréal,
c’est difficile d’organiser les funérailles.
- Ouais...
- Toi, il y a quelque chose que t’aimerais voir?
- Ah non, oublie-moi!
Pas aujourd’hui, j’ai trop de job.
- Le chantier est pas un peu loin? Ha!
- Oui, bien, des appels puis des courriels,
ça se fait à distance, Jess.
Non, je vais aller...
Je vais aller travailler dans un café quelque part, là .
- On a Internet ici aussi, tu sais.
Il me semble que tu serais plus tranquille.
- Avec ta mère et ton frère, non, je pense pas, non.
Anyway, ça va te faire du bien de pas m’avoir dans les pattes
pendant une couple d’heures, je pense.
- C’est du lait sans lactose?
Ah...
Il va me falloir mes comprimés parce que sinon... Ha!
Merci, je t’aime!
- Ton enthousiaste est bien, bien le fun, André, là ,
mais d’habitude, on ouvre à 10h00.
- Bien oui, mais...
Toi, là , t’as tes cartes de plongée?
- Mon associé, oui. Mais t’es pas vraiment en saison.
- Bien...
- C’est où est-ce que tu veux aller?
- Il est oĂą, ton ordi?
- OK, regarde, lâche-moi. Lâche-moi.
- Oh, attends, je vais t’aider. - Non, non, aide-moi pas!
- Laisse-moi t’aider, je suis capable de t’aider!
- Câlisse! Câlisse... Sacrament, tu m’as coupé!
- C’est correct, c’est correct.
C’est correct! C’est correct.
Je sais pas ce que ça faisait chez vous.
Ça doit être Jess qui me l’a emprunté.
Hé, c’est quoi, ça?
Du sang?
Est-ce que ça serait...
- T’es meilleure menteuse que ça d’habitude, Martine.
Qu’est-ce qui s’est passé?
Claude t’aurait jamais déshéritée
à moins d’avoir une maudite bonne raison.
- Qu’est-ce qui me fait dire que c’est pas juste toi
qui l’as convaincu de tout te donner?
Puis j’y pense, là ...
La police t’a interrogée à propos du prenup
qu’il t’a fait signer?
- J’ai 2 enfants à la maison, moi, Martine.
Regarde, Martine, tu me dois rien, lĂ .
Mais si j’ai des raisons de m’inquiéter,
j’aimerais ça, le savoir.
- Oh, fuck.
- OK. C’est pas facile d’accès, ça, là .
- C’est pas facile, mais ça se fait?
On va te dédommager, inquiète-toi pas!
- Il est tout le temps pressé de même, lui?
- Bien, tu peux sortir les gars de Montréal, hein, mais...
- Je vous rappelle qu’on a un meurtre à élucider, gang.
- Ouais, justement.
C’est quoi qu’on peut trouver là ?
- Dans tous les cas,
ça va nous prendre un plongeur-chercheur.
- Ouais, mais on peut juste aller voir, aussi.
- Moi, je peux bien te sortir les Zodiacs.
Mais toi, as-tu tes cartes de plongée?
- HÉ!
Je suis ici, moi!
- Si on se fie aux dates dans le journal du Baron,
ça a rapport avec son dernier voyage en mer.
LĂ , peut-ĂŞtre que le gars de la marina
va avoir quelque chose Ă nous dire lĂ -dessus.
- Penses-tu que ça peut avoir rapport avec la descente ratée?
- Je vois pas comment.
Ă€ moins que tu saches quelque chose?
- Non, non, je disais ça de même.
- Le voilier en cale sèche.
Le Baron l’a pas pris depuis l’automne.
- C’était son dernier voyage, c’est ça?
En République dominicaine?
Quoi?
- Il était tard en saison.
Avec les ouragans, il faut aimer vivre dangereusement.
- C’était pas dans ses habitudes?
- Ah, ses habitudes!
- OK... Puis mettons qu’on essayait
d’être un peu moins vague, là ?
- Le Baron, il faisait Ă sa tĂŞte.
Il étirait sa saison de voile,
il sortait quand il annonçait tempête.
Le genre de gars qui hait pas jouer
après les poignées de son cercueil.
Celle que ça dérangeait, c’était sa Mercedès.
- Ah oui?
- Il était revenu de nuit, cette fois-là .
La belle Mercedès est débarquée ici en beau fusil.
Elle voulait qu’on le laisse accoster. Hum!
- Pourquoi vous vouliez pas le laisser accoster?
- Bien, les douanes étaient fermées.
Hé, t’as beau te faire appeler le Baron,
après un voyage outremer,
faut que tu fasses inspecter ton bateau.
C’est la règle.
- Fait que le Baron a couché sur son voilier?
- Puis la Mercedès a passé une autre nuit
toute seule dans son lit.
Quoique...
Elle a beau avoir un visage d’ange, c’en est pas un.
Moi, j’ai su que Mercedès, c’était plus...
... son nom de scène, si vous voyez ce que je veux dire.
- Merci. - Merci beaucoup.
- Oui? As-tu quelque chose pour moi?
- AllĂ´ Ă toi aussi!
Moi? Bien, ça va. Ça va occupé, mais ça va.
Puis toi? - Ah oui?
Bien, vu que tu demandes, Gingras, ça va, bien oui.
C’est sûr que le monde ici
commence à avoir hâte au printemps,
mais tu sais, avec le beau temps,
les touristes se pointent,
fait qu’on gagne pas au change.
- OK. De quoi tu parles?
- Ah, je pensais que tu voulais faire du small talk.
- Regarde, c’est confirmé.
Charlot Boudreau puis le Baron
ont... eu quelques conversations en septembre.
- OK, ça concorde avec son voyage en mer, ça!
- Récemment aussi.
- Récemment?
- Hum, hum! La veille de la mort de Charlot.
- OK, bien, pourquoi il m’a dit, moi,
qu’ils ne se parlaient plus?
- Ça, j’espérais que tu puisses me le dire.
- Ah, shit! Qu’est-ce que t’as bu?
Bon, réveille, là , Fred. J’ai besoin de toi.
Es-tu encore en contact avec ta gang de fraudeurs?
J’aurais besoin de rentrer dans le cell de quelqu’un.
Pour vrai, Fred,
je comprends qu’avec la mort de papa puis tout,
t’as besoin de perdre la map,
mais il me semble que c’est intense ton affaire un peu.
Hum? Réveille, Fred!
Maman!
- Il a déjà eu une commotion cérébrale, hein!
- ArrĂŞte, maman, je suis correct!
- Une tête, t’en as rien qu’une, Fred.
On devrait pas lui faire passer un scan à l’hôpital?
- C’est toi qui me donnes mal à la tête.
Puis pourquoi t’as appelé l’ambulance, aussi?
- Tu te réveillais pas! - Maman?
- Je suis réveillé, là . - C’est pas le temps, Jessica!
- On s’est fait dire qu’il y a eu un appel d’urgence ici.
- Ah...
- Puis?
C’est la caméra de surveillance du café, ça?
- En face du pawn shop, oui.
On voit le livreur de poulet passer.
Le tueur est hors champ. On voit juste son derrière de tête.
- Qu’est-ce qu’il fait là , là ?
On dirait qu’il y retourne.
- Bien voyons, il le laisse passer?
Peux-tu m’avoir un plan plus clair sur sa face, lui?
OK.
Hum...
- Merci. - Bonne journée.
- Good job.
- Ouf... Il est rentré, je sais pas, à 3h00 du matin?
Il est tombé, ça m’a réveillée.
- Bien oui, je... j’étais saoul, fin de l’histoire.
- Ouais...
Ta face a l’air de dire une autre histoire, mon gars.
- Maman! Papa est mort!
C’est une mauvaise passe, that’s it.
Quoi? Quoi?
- Bien, ça fait 10 ans que tu fais le con, Fred.
Je ne suis plus sûre qu’on peut appeler ça une passe.
- De quoi tu parles?
- De quoi je parle? - Hé, hé, hé!
- Veux-tu qu’on aille prendre l’air 2 minutes?
- Ouais, c’est ça, va la suivre.
- Ta gueule.
- C’est pas qu’il est tout croche, mais...
- Ta mère a l’air de le couver pas mal.
- C’est son chouchou.
- Hum!
- C’est pas grave, je suis habituée.
- Puis ton père?
- C’est comme un cercle vicieux.
Fred fait des conneries pour avoir l’attention de papa.
Fait que lĂ , papa pogne les nerfs
parce que Fred fait encore des conneries.
Bien...
Il pognait les nerfs.
- Quel genre de conneries?
- C’est qui, c’est qui, c’est qui?
- Bien...
Comme Ă la Mi-CarĂŞme.
- C’est Fred!
- T’es sérieux, là ?
- Fred, Ă quoi tu joues?
- HĂ©, puis ton gigolo, il joue Ă quoi, lui?
- Ton père, il aimait pas bien, bien Bourgeois?
- En fait, c’est surtout Frank...
Bien, Bourgeois. C’est surtout lui qui haïssait mon père.
- Hum. À cause de la maison, c’est ça?
- Bourgeois était bien plogué avec quelqu’un à la ville.
Il a tout fait ce qu’il pouvait pour faire arrêter les rénos.
Des inspections, des permis.
À la fin, je pense que mon père le haïssait autant que lui.
- Hum...
Puis il aurait d’autres raisons d’en vouloir à ton père?
- C’est l’ami de mon frère.
- Hum...
Puis sais-tu comment il était déguisé?
- Des amis...
Quelle sorte d’ami t’arrange le portrait de même?
- Bien... Des amis, là ! C’est pas important.
- Vous devriez arrĂŞter de perdre votre temps Ă nous interroger
et essayer de trouver celui qui a fait ça à mon mari.
Comme ça, on pourrait rentrer chez nous.
- OK. Non, je vais aller prendre une aspirine.
- Vous savez, Mme Boudreau, si vous nous disiez
de quoi vous avez peur une bonne fois pour toutes,
bien, peut-être qu’on pourrait mieux faire notre job.
- Hum...
- On le sait, que le Baron puis Charlot se parlaient.
- Je suis pas au courant.
- Vous avez pas vu le journal, vous, ce matin?
- Un journaliste qui cherche des clics?
Ça veut rien dire, ça.
- C’est probable, mais il avait quand même l’air de dire
que le Baron avait des mauvaises connexions.
- Claude était un homme du monde.
Il s’est assis aux mêmes tables que des ministres,
des dignitaires, des hommes d’affaires.
Bono nous a même déjà invités à souper sur son yacht.
Est-ce que ça se peut
qu’à travers tous les gens qui ont côtoyé Claude,
qu’il y ait eu une ou 2 pommes pourries?
Bien oui!
Mais c’est pas une raison pour faire son procès.
Surtout qu’il n’est plus là pour se défendre.
- Je veux pas faire le procès de personne, moi. J’essaie juste...
- Si j’étais vous, j’irais poser des questions à sa femme.
Côté mauvaise fréquentation, là , elle donne pas sa place.
Puis il paraît
que Claude vaut pas mal plus cher mort que divorcé.
Bien, je vous dis ça de même
parce que vous avez l’air de vouloir vous fier aux rumeurs.
Bonne journée.
- Bonne journée.
(ouverture et fermeture de porte)
- HĂ©...
Bourgeois, il était au bar à la Mi-Carême.
- Hein?
Ah, bien oui!
Ah, shit...
- Comment vous avez trouvé mon article?
- Ah, je l’ai pas lu!
Je suis un peu occupé à résoudre un meurtre ces jours-ci.
- J’ai fait ce que votre patronne m’a dit de faire:
mes recherches.
Vous avez un sacré CV, sergent.
C’est à se demander ce que vous faites ici,
aux ĂŽles-de-la-Madeleine.
- J’étais tanné du béton.
- Ha! Come on! On pourrait s’aider, je pense.
- Je pense pas, non.
- J’ai parlé au douanier à matin.
Celui qui a inspecté le voilier du Baron, l’automne dernier.
- Selon Brazeau, le gars de la douane a rien trouvé.
Tout était propre, mais genre trop propre.
- Ouais... C’est toujours louche.
Tu lui fais confiance?
- À Brazeau? - Hum, hum.
- Brazeau, c’est le gars qui a écrit ça?
- Ouais.
- On dirait que le bon mécène des Îles
était pas si clean que ça.
- Puis d’après Martine Boudreau, bien, c’est n’importe quoi.
Elle a même laissé sous-entendre
que s’il y a quelqu’un qui avait des mauvaises fréquentations,
c’était sa nouvelle femme.
Mais ça vaut ce que ça vaut. - Ouais.
- Ça en prend une pour en reconnaître une autre, hein!
- Magella?
- C’est juste que la Martine à Alcide, là ,
elle a toujours eu un faible pour les pirates.
- Les...? - Les mauvais garçons.
Puis ça, bien avant le Baron.
Puis après...
Ça aurait l’air qu’elle aurait fréquenté
un gars du crime organisé après son divorce.
Puis ça aurait l’air que ça faisait pas l’affaire du Baron.
Hum!
- Merci, Magella. - Hum...
- Qu’est-ce que tu veux que je fasse avec ça, là ?
- Regarde, si t’es pas contente,
tu viendras les poser, toi, les questions.
- Ah, bien oui!
Bonne idée, je vais dire à ton boss
que c’est toi qui m’envoies.
- Tout ce que je sais,
c’est que quand je l’ai questionné
Ă propos de ton Baron,
bien, le boss est devenu bien nerveux.
- OK. Ça veut dire quoi, ça?
AllĂ´?
- Je suis pas sûr,
mais chose certaine, le sujet est chaud.
Faut que je te laisse.
- C’est moi ou vous avez pas l’air trop surpris de nous voir?
- Bien, j’aimais pas le Baron. Ha!
Je m’en suis jamais caché.
Fait que...
Je me doutais bien
que vous alliez retontir ici à un moment donné, là .
- On a su pour la maison de votre père.
- Hum...
La version officielle ou la vraie version?
- Allez-y avec votre version, pour voir.
- OK.
Bien, quand le Baron est arrivé aux Îles...
tout de suite, il a voulu acheter la maison à mon père.
Puis là , à chaque maudite fois qu’il débarquait du traversier,
il revenait.
Il revenait, il revenait.
- Connaissant le Baron, ça devait être une pas pire offre.
- Ouais, mais qu’ils mangent de la marde, le monde de la ville!
C’est ça qu’il disait, mon père. Ha!
Cette maison-là , il l’a construite avec ses mains.
Pour ses enfants.
No way que ça sortait de la famille.
- Mais vous, vous l’avez vendue?
- Quand mon père est tombé malade,
ç’a pas été long qu’il a été obligé d’arrêter de travailler.
Tu sais, avec les traitements puis tout, lĂ ...
En tout cas...
Une maudite chance que le Baron était là .
- Il a prêté de l’argent à votre père?
- Hum.
Avec intérêt, ça a l’air, parce que quand il est mort,
il est venu me trouver avec la facture.
- Hum!
- Fait que... pour répondre à votre question, non.
Je lui ai pas vendu.
Il me l’a volée, cet osti-là .
- Mais si vous le haïssiez tant que ça, le Baron,
qu’est-ce que vous faisiez chez lui le soir de la Mi-Carême?
- Pour le faire chier. Ha!
En tout cas, j’espère.
- C’est pour ça que vous l’avez suivi au bar?
- Il était au bar?
- Hum, hum.
- Yeah! Wouh!
- Je vais juste aller aux toilettes.
- Hum... Je l’ai pas vu.
- Ah?
- Il y avait bien du monde dans la salle.
- OK. Euh...
Frédérick Goyette, c’est un ami à vous, ça?
- Il me paie la bière. Je l’endure.
Je sais pas ce qu’il vous a raconté, lui,
mais c’est sûr que c’est pas vrai. Ha!
- Comment pouvez-vous savoir que c’est pas vrai
si vous savez pas ce qu’il nous a dit?
- Hum... Vous vous ĂŞtes battu?
Vos jointures?
- Euh... Je fais de la boxe, lĂ .
- C’est ça que vous avez fait avec M. Goyette hier soir?
De la boxe?
- Je ne sais plus, là ... C’est flou. J’ai trop bu.
- Vous avez une arme Ă feu?
- Ouais. Elle est enregistrée puis tout.
- Quel calibre?
- 308. Carabine à mon père.
- OK. On peut la voir?
- Ça dépend.
As-tu un mandat?
- Non. - Hum... Dommage.
- Bon, bien, ça fait le tour pour moi.
À moins que la sergente Savoie ait d’autres questions?
- Non.
Ah! Ouais. Euh...
Votre costume.
Parce qu’on nous a dit qu’à la Mi-Carême,
vous aviez comme un... un masque de chat, c’est ça?
- Ouais, quelque chose de mĂŞme.
- Quelque chose de mĂŞme?
- Est-ce que vous l’avez ici, par hasard?
- Non.
- Hum. C’est ça.
Bonne journée!
- Merci.
- Lui, là , il essaierait d’avoir l’air plus louche que ça
que ça marcherait pas.
Qu’est-ce qu’il y a?
- En arrière de la butte, c’est la maison de Mme Molaison, ça?
- Ouais? Quoi, tu t’ennuies déjà ?
- Mettons que les coups de feu qu’elle a entendus
seraient pas juste dans sa tĂŞte?
Tiens... Qu’est-ce qu’on a ici?
- Ça ressemble à du calibre .22.
- Oui, Asselin?
On est en direction de la marina,
mais on a trouvé une douille calibre .22
sur le terrain de Bourgeois.
Ça va nous prendre un mandat.
- OK, parfait. On va faire analyser ça, là .
Appelle-moi si tu trouves quelque chose.
- Je comprends pas ce que je fais ici.
J’ai un job clean.
- Tu livres du poulet, oui. J’ai su ça. C’est le fun!
C’est moins payant, par exemple, hein?
- C’est drôle, quand j’étais jeune,
ma mère me contait plein d’histoires de corsaires
qui auraient caché des trésors dans ce genre de place là .
- D’après la légende,
les pirates tiraient Ă la courte paille
pour savoir qui garderait le trésor.
Le dernier qui était pigé, on le décapitait
pour l’enterrer avec le magot.
C’est la marque noire. L’arrêt de mort du pirate.
- C’est le fun.
Qu’est-ce qui arrivait à celui qui trouvait le trésor?
- Oh! Ils sont là . - Ça, on le sait pas.
On est peut-être sur le bord de le découvrir, par contre.
- Puis?
- On vient d’arriver!
- Lui laisses-tu le temps de mettre son masque?
- L’as-tu su, ce qui s’est passé au pawn shop,
celui sur Wellington?
- J’ai rien à voir là -dedans. J’ai juste livré...
- Du poulet, ouais. Ha! On est au courant.
Mais c’est d’adon, parce qu’on dirait
que t’as croisé notre principal suspect.
Quoique rendu là , bien, je ne suis plus sûr
qu’on peut dire que tu l’as juste croisé parce que...
Regarde.
Ça, c’est toi?
Le reconnais-tu, lui?
Ça, c’est toi. Right?
Puis ici, bien... Oh!
Là , on a un invité mystère, ici.
Regarde comme il faut.
- Oh! On a trouvé de quoi.
- C’est quoi?
- On dirait bien que c’est le pirate de votre légende, hein?
Ah, le corps est pas dans un bon état.
Il va falloir attendre les résultats d’autopsie.
Mais pas besoin d’une autopsie
pour savoir que c’est pas une mort naturelle.
- Maintenant, il reste à savoir c’est qui.
- Oui, et pourquoi le Baron nous a menés jusqu’ici!
- La vraie question, André, là ,
c’est quel rôle il a joué dans cette mort-là .
- Qui était vraiment Claude le Baron Goyette?
Brazeau avait peut-ĂŞtre raison.
- Il a pas vraiment besoin de le savoir.
OK, on se reparle.
- OK. Fait que le corps s’en va à la morgue,
puis le tech de Québec est déjà en route pour les échantillons.
- Je peux aller le rejoindre, si tu veux?
- Tu peux?
- Tant que tu me tiens au courant.
Même si t’as décidé de faire cavalier seul.
- Des passagers?
Bien, je... Non.
Claude, il voyageait toujours tout seul.
- Quelqu’un qu’il aurait rencontré
en République dominicaine?
Ça a probablement un lien avec son dernier voyage,
à l’automne dernier.
- Je vous l’ai dit, je n’en ai plus, de contacts là -bas.
J’allais faire du thé.
- Je veux pas déranger, moi.
- Vous voulez parler des voyages de Claude,
on fera pas ça dans l’entrée, certain.
- C’est tranquille ici, hein?
- Oui, ça... ça sent le malheur.
Fait que le monde se tient loin, tu sais.
Trop impliquant.
- Merci pour votre temps, Mme Boudreau.
- Claude y allait une fois par année, peut-être. Au moins.
- C’est là que vous vous êtes rencontrés?
- À Puerto Plata. Mais je suis pas retournée.
Pas depuis la mort d’Oscar.
- On m’a dit que votre mari
était rentré de nuit la dernière fois.
- Ça se peut.
Quoi, c’est supposé m’avoir marquée?
- En tout cas, ç’a marqué le gars de la marina.
Apparemment que vous êtes allée faire une crise
pour que M. Goyette puisse accoster.
- Une crise?
- C’est ce que le gars de la marina a dit.
- Hum... Puis vous l’avez cru.
J’ose pas demander ce qu’il a raconté d’autre.
- Rien. Rien de pertinent.
- Je suis très au courant de ce que les gens disent de moi,
inquiétez-vous pas, là .
J’ai marié un gars qui a 24 ans plus vieux que moi
puis qui a bien de l’argent, fait que...
De toute façon, le monde peut dire ce qu’ils veulent.
Je l’ai aimé, Claude.
Je l’aurais pas marié, sinon.
- Hum.
- Quoi?
- S’il avait pas eu d’argent?
- C’est pas une bonne question.
- Mais, hum...
Euh... OK, pour en revenir au... dernier voyage de votre mari?
- C’est juste...
Si c’est les affaires de Claude qui vous intéressent,
vous devriez pas parler Ă moi,
vous devriez parler Ă Bert, son homme de main.
- Ah, Bert... Chenell?
- Ouais.
- D’accord.
Oui, Magella?
- On a Frédérick Goyette au poste.
- OK, c’est quoi, là ? Il a retrouvé la mémoire?
- Ah, ça, je le sais pas, mais apparemment,
il aurait retrouvé son arme à feu.
- OK, j’arrive.
♪ ♪ ♪
- Je vous l’ai déjà dit, crisse, c’est pas à moi!
- Oui, tu nous l’as dit, mais on l’a quand même trouvé chez vous.
- Mais c’est quand même pas mon gun.
C’est pas moi qui ai mis ça là , là !
- OK. OK, mettons que je te crois, lĂ , OK?
Mettons que c’est pas ton gun, c’est celui de Fred Goyette.
OK, mettons que tout ça, je l’achète, là .
Ça me dit quand même pas ce que ça faisait dans ton divan.
- C’est lui qui l’a mis là ! Il l’a mis là pour me "framer".
Quand tu dis "lui", tu parles de Fred Goyette, c’est ça?
- Tabarnac...
Qu’est-ce que tu veux encore, toi, là ?
- Puis j’ai le calumet de la paix dans ma poche.
- Je me demandais pourquoi il se pointait chez nous
après m’avoir accusé du meurtre de son père.
Quel esti de trou de cul!
- Le meurtre de son père?
OK... Des grosses accusations, ça.
Mine de rien, tu devais ĂŞtre en maudit, toi.
- Ça aurait mis n’importe qui en maudit.
Toi, t’aurais pas été en maudit?
- Oui.
Mais c’est pas tout le monde
qui lui aurait amanché le portrait, par exemple.
- T’es même pas capable de tenir ta boisson, le Goyette!
- Hé, t’es un osti de trou de cul, Bourgeois!
Puis tu sais quoi, man? Moi, avec!
Moi, avec, je suis un esti de trou de cul.
Mais moi, au moins, je suis un trou de cul riche.
Hé, puis d’ailleurs,
j’imagine que je devrais te dire merci pour ça, hein?
Merci!
Lâche-moi, esti! Qu’est-ce...
Lâche-moi!
Non, non, non!
- Hé, qu’il porte plainte!
Anyway, c’est sa parole contre la mienne.
- C’est sûr.
- Hum, hum.
- Mais c’est drôle parce que, tu vois, lui,
il dit que c’est toi qui lui as volé son gun
puis qu’hier soir, il est allé te relancer à propos de ça.
De lĂ , le facelift.
Tu sais, t’as raison, là !
C’est ta parole contre la sienne, mais...
Le fait que t’aies débarqué chez le Baron
le soir de la Mi-CarĂŞme,
que t’étais dans le même bar que lui
puis que ton costume s’est retrouvé comme par magie
sur la scène de crime, bien...
Vite de mĂŞme, je te dirais que...
ça enlève un peu de crédibilité à ta parole.
Tu comprends?
- Je veux un avocat.
- Je vais prendre un autre verre, s’il te plaît.
Qu’est-ce qui se passe?
Oh, oh! Attends, lĂ ! Tu parles du livreur?
Ça fait combien de temps qu’il est au poste, là ?
Trouve-moi un moyen de crisser mon camp d’ici, OK?
Merci!
- Je gage 100 piastres qu’il savait pas
que le gun était dans le divan.
- Fait que c’est Goyette qui nous "bullshite".
- Les deux nous "bullshitent".
Pourquoi Goyette a attendu Ă soir
pour nous dire que le gun était volé?
- Il dit qu’il a eu peur vu qu’il n’avait plus de permis.
- HĂ©... - Bien oui, bien oui, bullshit.
On a envoyé le .22 au labo.
On va savoir demain si c’est l’arme du crime.
- À quoi tu penses? - Je sais pas.
Autant j’ai envie de le croire
quand il nous dit que Goyette essaie de le "framer",
autant je... j’ai le feeling qu’il est pas clean.
- Bizarre!
On dirait que t’es pas content de me voir.
- Je t’ai dit d’arrêter d’achaler mon gars, sacrament.
- C’est ton gars qui me colle après.
Il te hait tellement, lui avec!
Il ferait n’importe quoi pour te faire chier.
- Petite crisse de marde.
Si tu te pointes encore à la maison, je t’avertis:
ça va être ta dernière. OK?
- Ah...
- Ah... C’est sûr qu’il a un motif.
- Oui, mais même lui s’en cache pas.
Il y a quelque chose qui nous échappe.
- Puis Fred Goyette, on en fait quoi?
- André veut lui parler.
Lui non plus, il est pas net net.
- Bien non, j’allais justement t’appeler. Es-tu bien assis?
Parce qu’on vient de faire
une pas pire découverte, nous autres.
- Fait que les deux auraient travaillé ensemble,
puis lĂ , ils seraient en train de se "backstabber"?
- Tu sais, rendu lĂ ...
- Attends, c’est rare, là , mais j’aimerais vraiment ça
que tu me dises que c’est une de tes jokes plates, là .
T’es bien sûr de ça?
Parce que si ça s’ébruite ici, le monde va capoter.
- André?
- Gingras, attends-moi, minute.
OK, là , c’est confirmé, le meurtre de Charlot Boudreau,
ça a été commandité par le crime organisé.
Puis d’après la source de Gingras,
le tueur Ă gages serait encore aux ĂŽles.
Sous-titrage: MELS
- Sais-tu ce que tu viens de faire, mon gars?
Tu viens de signer ton arrĂŞt de mort.
- Fuck, fuck, fuck!
- Une patrouille devant la maison du Baron.
- Puis Martine Boudreau?
Elle a peur d’être la prochaine sur la liste.
- Je sais pas qui vous essayez de protéger comme ça,
mais ça commence à être ridicule.
Restez ici.
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