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- Il pense que les trafiquants ont été avertis.
- Tu ne penses pas vraiment
que c’est quelqu’un de notre gang qui a fait ça?
- La source est fiable. - Ostie!
- Mais là , on est bien sûrs que les 2 meurtres sont liés?
- Tu crois au hasard, toi?
- C’est quoi, ça? - On dirait un journal de bord.
- C’est comme un genre de code secret?
- Ce n’est pas un terme de navigation, c’est sûr.
- Au garage. - OK.
- Je t’ai jamais rien demandé, moi!
- Ton père, c’était un trou de cul, mais il avait pas tort.
T’es une crise de moumoune, Goyette.
- Hier soir, as-tu parlé à papa, toi?
- Pourquoi j’aurais parlé à ton père?
- Mme Goyette, elle est où, votre mère?
- Je sais pas. - Elle a sacré son camp.
- OK, Magella, on lance une recherche pour Martine Boudreau.
- Je te dis que j’aimerais pas ça
ĂŞtre la place de ces fleurs-lĂ .
Je sais que tu t’es inquiétée, mais regarde, je suis là .
Il va falloir que t’en reviennes.
- Mon chum est tout seul sur son voilier
et il me donne pas de nouvelles pendant 2 jours.
Regarde, je vais revenir quand ça va me tenter d’en revenir.
- Je suis arrivé en retard.
On dirait que tu penses que j’ai fait exprès.
- Non, Claude, je sais que tu fais pas exprès.
C’est la faute du mauvais temps,
à la faute de ton téléphone satellite aussi,
qui a tout à coup décidé de pas fonctionner.
Ah oui, puis celle du douanier aussi,
qui t’a fait attendre au large toute la nuit.
C’est vraiment pas de ta faute.
- Oh, oh, oh!
Qu’est-ce que vous faites dans mon bureau, Mlle Éli?
- Un dessin porte-bonheur.
Pour ne plus que tu te perdes en mer.
- Je me suis pas perdu en mer, chaton.
HĂ©!
Carmen! Carmen!
Savez-vous ce que c’est, ça?
Hein? Vous avez une job Ă faire.
Une! C’est de vous occuper des enfants.
Comment ça se fait que la petite était dans mon bureau?
- : Qu’est-ce qui se passe? Claude?
- Ta fille a barbouillé partout dans mon journal de bord.
C’est ça qui se passe. fille?
- C’est important ce qu’il y a là -dedans.
- La police a fermé le rapport.
- Lui as-tu dit que je charter?
- Fuck, fuck, fuck!
AllĂ´, je suis pas lĂ .
Laissez-moi un message, puis je vous rappelle...
si ça me tente.
- Ça rentre direct sur la boîte vocale.
- Tu vois bien qu’elle a fermé son cell. Ça sert à rien.
- Son cell est fermé.
Penses-tu que tu peux le retracer pareil?
- Ça va peut-être être plus long, mais je suis là -dessus.
- Je suis presque arrivé à l’aéroport.
- Excuse! Excuse, excuse!
- Allô, je suis pas là . - Réponds!
- OK, c’est assez, Jess, là . Elle est partie.
- Bien oui, mais ça n’a pas de sens.
Pourquoi elle aurait fait ça? Pourquoi elle aurait fait ça?
- Est-ce que vous avez une idée
d’où est-ce qu’elle aurait pu aller?
Je sais pas, moi, chez une amie de la famille?
C’est la cousine de Charlot Boudreau.
Peut-être qu’elle est allée voir sa fille?
- Isabelle? - Oui, je l’ai manquée.
Le gardien l’a vue, elle a payé pour un vol nolisé.
Mais ils l’ont refusée. - Ça se peut pas.
- OK, attends-moi 2 secondes, OK?
Ma mère a pas fait ça, ça se peut pas.
- Tu les as quand mĂŞme vus ensemble hier soir.
Je suis pas en train de te dire
que c’est elle qui l’a tué, Jess.
- Vous les avez vus ensemble hier soir? Où ça?
- Chez mon père.
- Juste avant qu’il parte du party.
- Oui, c’est moi.
Oui, je vais avoir besoin que tu viennes me rejoindre.
- Oui.
C’est ça.
OK, c’est bon.
On t’attend. On bouge pas.
All right.
Mon associé s’en vient.
C’est plus lui qui s’occupe des excursions en hélico.
- Bien, puis, qu’est-ce qu’il a dit?
- Comme je vous le disais,
on devait amener du monde sur la banquise,
mais il avait l’air à dire qu’on pourrait s’arranger.
Dans le garage? Qu’est-ce qu’ils faisaient là ?
- Ils faisaient juste parler, là . Ils m’ont pas vue.
Je cherchais Phil. Je suis allée dans le garage. Ils étaient là .
- Tu me cherchais?
- Ça faisait un bon bout que je ne te trouvais plus.
- Bien, je suis parti nulle part, Jess.
J’étais peut-être juste allé aux toilettes,
quelque chose de mĂŞme.
- Je me demandais juste t’étais où.
- Est-ce qu’ils se voyaient souvent comme ça, vos parents?
Étaient-ils proches?
- Non.
Non, je dirais pas ça, non.
De toute façon, je pense pas que Mercedès l’aurait toléré.
- Hé, coudon, il est où, ton associé, là ?
- À l’île d’Entrée?
- Ha! C’est vrai que c’est long, hein?
- Pas mal, oui.
- Il arrive.
(ouverture, fermeture de portières)
- J’ai fait le plus vite possible.
Mettons qu’on commence à avoir hâte.
- Bon, bien...
- Martine Boudreau, c’est d’adon, on vous cherchait.
- J’essayais pas de me sauver.
- Hum. Et vous aviez besoin de votre valise pour pas faire ça?
- Bon.
LĂ , lĂ , il va falloir que vous vous parliez.
D’un bord, il y a la Police de Montréal
qui veut que je revienne, et de l’autre,
il y a vous qui voulez pas me laisser partir.
Je veux bien collaborer, lĂ ,
mais vous me rendez pas ça facile.
- Hum.
- Ils sont partis du bar ensemble.
Il y a plein de monde qui les a vus.
- Savoie est au courant de ça? - Han, han.
Il reste encore une couple de témoins à questionner,
mais il paraît que leur discussion
tendue.
- Mais encore?
- Bien...
tendue, là , sur le bord de péter.
Le proprio du bar a dit que Martine était en beau maudit,
pour pas utiliser d’autres mots.
- Oui, en même temps, c’est clairement le genre de femme
qui a besoin de sa dose quotidienne de drame.
- J’arrive pas à croire
qu’elle voulait traverser en hélicoptère.
- Non, non, attention, lĂ .
Elle tâtait le terrain au cas où l’aéroport resterait fermé
une couple de jours.
C’est pas pareil, ça.
- T’as eu un bon flash, imagine!
- Je la connais, la gang d’Archipel Plein-Air, là .
Kevin aurait pas laissé faire ça.
showtime?
Oublie pas la liste, là , des clients du bar puis des témoins.
- OK, boss.
- J’ai croisé mon ex au bar, puis je lui ai parlé.
C’est le contraire qui aurait était bête.
- Ça fait quand même de vous une des dernières personnes
à l’avoir vu vivant.
- Moi, puis toutes les autres personnes
qui étaient dans le bar.
Les avez-vous interrogées, elles?
- De quoi vous avez parlé avec M. Goyette?
- Des enfants.
Si je me fie aux témoins...
votre discussion était agitée.
- Vous êtes pas séparé, vous.
Je peux vous garantir que des discussions avec son ex,
c’est rarement une partie de plaisir.
Surtout quand ton ex, c’est Claude Goyette.
- OK, fait que vous avez croisé votre ex par hasard, c’est ça?
- Hum, hum.
- C’est bizarre, ça, parce que votre fille vous a vue chez lui
vers... 10h00, 11h00?
Dans... dans le garage. - Dans le garage?
Bien oui, je sais, je suis au courant.
- OK.
- C’est moi ou c’est un hasard
qui commence à ressembler à un rendez-vous, ça?
- Bien, il répondait pas à mes textos,
il retournait pas mes appels, j’avais besoin de lui parler,
ça pouvait pas attendre, fait que je suis allée le chercher.
- Vous vouliez lui parler des enfants.
Mme Boudreau.
- Je voulais pas lui parler des enfants,
je voulais lui parler de Charlot.
- Pouvez-vous extrapoler lĂ -dessus?
- Euh, sergent?
- Ça peut pas attendre?
- Non, pas vraiment.
- Ce sera pas long.
est pas super, on commençait à l’avoir.
- Avec l’info que j’ai,
je pense que vous aurez pas de misère à finir la job.
Je viens de faire le tour des appels
que le Baron a faits le jour de sa mort.
- OK, puis?
- Désolé pour ça.
On en était où déjà ?
- Mon petit cousin s’est fait tuer dans mon commerce.
Puis oui, bien oui, j’avais besoin d’en parler
avec quelqu’un qui le connaissait, party ou pas party.
- Juste comme ça, est-ce que ça se pourrait aussi
que votre visite ait quelque chose Ă voir
avec le testament de votre ex-mari?
En fait, je devrais dire...
rapport au changement du testament?
- Tu me niaises, sacrament?
Ah, tabarnac!
deal.
Ah, c’est à cause d’elle, c’est ça!
Toi qui pensais que j’étais contrôlante. Ha!
- Tu le savais, hein?
- Que tu faisais une erreur en me laissant?
Tu sais... je suis pas sûre anyway.
Hé, hé!
Mais tu le savais en esti que Charlot me jouait dans le dos.
- Je sais pas de quoi tu parles.
- Ah non?
- Ah! Tu me fais mal.
Je sais pas de quoi vous parlez, lĂ .
Est-ce que je suis en état d’arrestation?
Bon, bien, je pense que j’ai fini de vous parler.
- Vous avez raison.
Vous ĂŞtes probablement mieux
de parler Ă votre avocat, Mme Boudreau.
- Mais lĂ , quand mĂŞme!
C’est pas moi qui ai tué Claude. C’est pas moi.
- Non, mais vous avez essayé de vous sauver.
- Mais oui, oui, oui, c’est vrai. C’est vrai.
J’ai essayé de me sauver.
Mais c’est pas parce que j’ai tué Claude.
C’est parce que...
C’est parce que j’avais peur.
J’ai peur.
- Peur?
Peur de quoi?
- T’as pas l’air d’aller, toi.
- Je m’en vais me coucher.
- Tu vas pas me laisser marcher toute seule, hein?
Pas après ce qui est arrivé à Charlot.
- Martine, sacrament!
- Tu viens de me déshériter.
Tu pourrais au moins me raccompagner.
- Non.
- Oh...
- Achètes-tu ça, toi?
- Qu’elle a peur? Oui. Oui.
Mais elle nous dit pas vraiment pourquoi.
Il y a quelque chose qui les unit, lĂ .
Le baron, Charlot, Martine.
- La fortune du Baron, lĂ ,
on sait d’où ça vient?
- Sur papier, de l’immobilier. par exemple...
- OK, mais mettons que c’est une réaction en chaîne.
Charlot, le Baron...
- Hum.
- Si le tueur est encore sur l’archipel,
ça se peut que Martine
ait des vraiment bonnes raisons de s’inquiéter.
- Oui, c’est sûr.
- Je sais que tu veux pas que je t’appelle,
mais ça sera pas long.
Claude Goyette, lĂ .
Oui, le Baron.
Sais-tu si tes amis
ont quelque chose Ă voir lĂ -dedans, par hasard?
OK. OK, c’est bon. Bye!
- Technicien de Québec?
- Son avion vient d’atterrir, oui.
- Go!
- T’es sûre que tu veux rien?
Je peux t’en faire un, si tu veux.
Oui?
- T’es allé où hier soir?
- Je sais pas de quoi tu parles, Jess.
Je suis pas allé nulle part.
T’es vraiment parano, là .
Vraiment.
Un gars n’a plus le droit d’aller pisser
sans rendre de comptes?
- Calibre 22, c’est pas la signature d’un pro, ça.
- Un pro qui improvise avec les moyens du bord.
Ce qui est sûr, là , c’est que le Baron était nerveux
parce que tu fais pas changer ton testament comme ça
à la dernière minute si t’as pas de raison de t’en faire.
- C’est peut-être juste impulsif aussi, là .
- Ouais. Vous, avez-vous une piste pour le tueur?
- Ça stagne.
Là , je m’en vais regarder
des vidéos de caméras de surveillance
de la ville puis des commerces autour.
On sait jamais.
- HĂ©, du gros fun en perspective.
- Des heures de plaisir, ouais.
Mais j’ai peut-être quelque chose pour toi, là .
- OK, "shoote".
- On a remarqué des communications
entre Charlot Boudreau
puis un téléphone satellite quelques jours avant sa mort.
- Tu penses que ça pourrait être le Baron?
- Bien, ton gars, il fait de la voile, non?
Il doit avoir ça, un téléphone satellite.
on le saura pas tout de suite,
ça va nous prendre un mandat.
- C’est tout? Je te l’ai dit, on stagne.
- Bon, moi, je vais aller voir la fille Ă Boudreau.
Peut-être qu’elle va être capable de m’en dire un peu plus
sur ce qui s’est passé entre le Baron et son père.
- Isabelle Boudreau? - Oui.
C’est toi qui lui as parlé? - Oui, monsieur.
C’est une soie. Fais-lui bien attention.
Elle est très, très fragilisée par ce qui arrive.
- OK.
- Est-ce que ça va être bien long?
C’est parce que j’ai d’autres choses à faire.
- Non.
Vous recevez Ă souper?
- Hé, je vous l’ai déjà dit, je sais rien, moi.
j’ai déjà tout dit à l’autre gars de Montréal.
- Je comprends que vous n’ayez pas envie d’en reparler.
- Je sais pas qui a tué mon père, OK?
Il était peut-être pas parfait, mais c’était un bon père.
- OK. Et le Baron, avez-vous une idée de qui aurait pu le tuer?
Qu’est-ce qui vous fait rire?
- Rien, je trouve juste
que c’est pas une grosse perte, mettons.
- Pouvez-vous élaborer là -dessus?
- Crisse, mon père, là ,
il aurait fait n’importe quoi pour le Baron.
Et pas rien que lĂ .
Il l’aimait, cet homme-là .
C’était comme son mentor.
- Et qu’est-ce qui est arrivé? - Il est arrivé la pute!
La Mercedès au Baron, c’est ça qui est arrivé.
il nous avait promis le ciel, cet homme-lĂ .
Et finalement, mon père a passé les dernières années de sa vie
pawn shop pour un salaire de misère!
- En même temps, ç’a pas empêcher votre père
de vous envoyer de l’argent chaque mois.
Est-ce qu’il y avait un par hasard?
- Je vous l’ai déjà dit, je sais rien, moi.
Là , allez-vous-en, je n’ai plus rien à vous dire.
- Une soie, hein?
shit!
- Qu’est-ce qu’il y a?
- L’identité du Baron a été publiée.
Asselin vient de "caller" une conférence de presse.
boy!
Tu la prendrais lĂ , hein?
- Entre une gang de journalistes et un lit,
le choix est pas bien dur Ă faire.
- HĂ©, mais checke, va me porter Ă la grave,
puis je vais fermer la scène de crime avec le tech.
- T’es sérieuse? - Mais oui.
Ça va te laisser le temps de te préparer.
- Merci.
- Non, non, c’est bon.
Ils s’en vont, là .
- Mme Medina?
- HĂ©! Tu bouges pas! Es-tu correcte?
- Il est rentré de même, sans s’annoncer, rien!
- Bien non, j’ai sonné. I rang the bell.
Elle écoutait de la musique.
- Il m’a touchée.
- Quoi?
- L’épaule, pour pas lui faire peur.
- OK! T’es rentré comment ici, toi?
- Et toi?
- La porte était grande ouverte, j’ai pas pris de chance!
J’ai bien fait!
j’étais juste venu porter ça.
Get the fuck out!
- Ça va?
- J’ai juste fait le Fucking creep!
- Tu dois être toute croche avec ce qui est arrivé à ton père.
- C’est pas mon père.
- Excuse-moi. Ton beau-père.
Tu fais bien de me reprendre.
Moi aussi, mon père est mort quand j’avais 7 ans,
et je peux te garantir qu’il y a pas un gars
que ma mère a ramené à la maison que j’aurais appelé papa.
Crisse que non!
En tout cas, il avait l’air de vous aimer.
Oui, j’aurais besoin que tu checkes quelque chose pour moi
à propos de Frédéric Goyette.
Merci d’avoir accepté de venir au poste.
Ton dossier.
Du bon stock lĂ -dedans, hein?
Je peux te tutoyer?
- Hum, hum. - OK.
OK, euh, fraude de carte bancaire.
Tes parents devaient pas ĂŞtre
trop contents de ton choix de carrière, hein?
- Mais ça fait 2 ans, au moins.
J’étais... C’était une mauvaise passe.
- Une mauvaise passe?
- Des mauvaises fréquentations.
- OK. Mais c’est fini, c’est ça?
Les mauvaises fréquentations, je veux dire, c’est fini?
- Hum, hum. Ouais.
- OK.
Ici, ça te dit que t’as une arme à feu calibre 22, c’est ça?
- Bien, ça doit aussi dire que je ne l’ai plus.
Ils ont révoqué mon permis, fait que...
- Oh oui, bien, ça le dit.
Bien, pour le permis, là , mais pour ce qui est de l’arme,
c’est pas clair.
- Mais oui, mais... gun
si j’ai pas de permis?
- OK, fait que ce que t’es en train de me dire,
c’est que le 22, tu l’as...
- Vendu.
Bien, j’ai... j’ai fait une petite annonce,
et je l’ai vendu.
Oui.
- Comment ça se fait
que c’est pas toi qui es là -dedans avec le boss?
- Hein?
Ah, c’est parce que... fallait que je m’occupe du tech.
On a rouvert la grave.
- OK, fait que là , on résume, là .
T’as passé une annonce, mais t’as rien gardé, c’est ça?
Pas de courriel, pas de numéro de téléphone, pas de reçu,
et tu te souviens pas du nom du gars qui te l’a acheté non plus,
c’est ça?
- Oui.
- Bien, coudon!
- C’est tout?
- Oui.
Ta mère va être contente. Tu vas être à l’heure pour le souper.
moi aussi, je suis attendu.
Je peux en dire plus. Ça pourrait compromettre l’enquête.
- Parlant de compromettre l’enquête,
c’est bizarre que ça soit
un poste de police local qui s’occupe de ça.
- Je vois pas pourquoi.
- Je peux vous assurer que le poste de Cap-aux-Meules
est prĂŞt Ă faire face Ă ce genre de situation lĂ .
J’imagine que vous vous souvenez de l’affaire Rosalie Richard?
- Je couvre pas les drames de région.
- Ah! Bien, je vous invite Ă faire vos recherches.
(pépiements des oiseaux, ouverture de porte)
- C’est qui, lui? - Charles Brazeau.
Il débarque de Montréal.
- Ç’a l’air que la mort du Baron,
c’est pas local comme nouvelle.
- Tant qu’il publie pas n’importe quoi.
- Je vais aller donner
un dernier coup sur l’ordi du Baron.
- Let’s go!
- HĂ©, Fred Goyette, le 22.
- Oui?
- Ça te tentait pas de me mettre au courant?
- Sergent?
- Mme Medina, est-ce que je peux...
- De quel droit de vous parlez Ă ma fille, vous, hein?
Elle a 15 ans, si!
Regarde, je le sais, comment ça marche.
Vous avez pas le droit de l’interroger
sans mon consentement, OK?
Contentez-vous de faire votre métier, OK?
Trouvez qui a tué mon mari!
Et laissez mes enfants dehors de ça, OK?
- Mme Medina! - André!
- Madame. - André!
- Quoi?
- J’en ai manqué un bout, moi.
- Il y a pas eu d’interrogatoire.
- T’es allé quand chez le Baron?
- Après t’avoir laissée sur la grave.
Regarde, sais-tu quoi?
Je pense que t’as raison. Là , je suis dû pour une sieste.
- Oui.
- C’est peut-être le temps d’arrêter.
- Ouais, je sais.
- Bonne soirée!
- "Tabaslaque"!
Moi qui pensais que j’avais des poches en dessous des yeux!
- Euh, partant du fait que ma journée a commencé hier matin,
je me trouve pas mal moins pire que toi.
- Une pinte?
- Un café.
- Comique?
- Non, café plate.
- OK.
- Hein? - C’est pour elle.
Bouge pas, je te donne ton café plate.
- Merci!
- Me permettez-vous de sauver votre honneur?
Il paraît qu’une femme, ça boit pas toute seule.
- Je suis pas sûre
qu’on peut sauver un honneur avec du café filtre.
- C’était pas un interrogatoire.
Je suis passé et la porte était grande ouverte,
j’ai juste voulu m’assurer que tout était correct, OK?
Je sais pas ce que votre fille vous a dit, lĂ ,
mais c’était pas un interrogatoire,
j’aurais pas fait ça.
- Lola m’a rien dit.
J’ai pogné les nerfs.
- Cool. Maintenant, pouvez-vous aller dire ça à ma boss?
- Ah non, pour vrai?
Je suis tellement désolée, j’ai pas...
- Non, ça va. Je niaise. Pour vrai, c’est bien correct.
Je comprends.
J’ai des enfants, moi aussi.
Et quand j’ai peur pour les autres, je deviens...
- Aucune idée de ce que ça veut dire,
mais j’imagine que c’est ça, oui.
- Hum.
mom.
- Tu vas oĂą?
- Faire un tour.
- Qu’est-ce qui se passe, Fred?
- Rien. Je vais juste voir des chums.
- Fred, prends-moi pas pour une conne.
- Attends-moi pas, OK? - HĂ©! Non, non, non, non, non!
Tu vas pas me laisser toute seule, c’est pas vrai?
- Maman...
- Non, ton père vient de mourir. Reste avec moi, OK?
- Regarde, Jess va revenir bientĂ´t.
- Ah... - OK?
Bye!
- Oscar Medina, c’est le nom de mon premier mari.
Je sais pas, j’ai... j’ai pas eu le courage
de le changer après sa mort.
Surtout, le nom du père de mes filles, fait que...
- Mercedès non plus, c’est pas commun.
- En effet.
- Avez-vous de la famille encore lĂ -bas?
- En République? - Hum.
- Non, ça fait une couple d’années
que je suis pas allée là .
- Mais votre mari, il y retournait régulièrement, non?
Et si je me fie Ă son journal de bord,
il est allé à l’automne dernier?
- La voile, là , c’est la passion de Claude, pas la mienne.
- Non, mais ça non plus, là , c’est pas un interrogatoire.
- Si vous le dites, sergent.
- Ça va, je vais régler.
- Pas besoin.
- ĂŠtes-vous au courant pour le testament?
Votre mari a fait changer son testament la journée de sa mort.
- Première nouvelle.
- Il a enlevé Martine Boudreau de la liste des bénéficiaires.
- Pfft!
- Vous avez l’air surprise.
- Bien, je sais pas. Il devait avoir une bonne raison.
Bonne soirée. - Bonne soirée.
Penses-tu venir faire ton tour à Pâques?
Ah, tu sais que pour rédiger tes travaux,
c’est pas pire tranquille ici.
Hé, Félix, Félix, attends, là .
C’est bien normal que t’aies envie
de passer du temps avec tes chums, lĂ .
Je comprends ça, là . De toute façon, moi, j’ai de la job, là .
Bien non, je travaille pas trop. Pour qui tu me prends?
Tu sais qu’est-ce que je t’aime, hein, mon gars?
T’appelles quand tu veux, OK? Je suis tout le temps là .
Tu diras à ta soeur aussi que je l’aime. OK?
Bye, mon homme.
- : Tu dors pas, toi?
- Mais non, j’ai eu la bonne idée de prendre un café.
J’ai la tête qui "spinne".
- Bon, évidemment.
Conte-moi donc ça, là .
- Il y a quelque chose qui me gosse.
Regarde, admettons qu’on est mariés, là , OK,
puis que t’apprends que mon ex est encore sur mon testament.
Tu dirais quoi?
- Bien, déjà , je te dirais qu’on a sauté des étapes, sergent.
- Oui, mais sérieux, là , avec ça?
Bien, moi, je sais pas, lĂ .
Mais si tu parles de Mercedès Medina à matin,
Jessica Goyette semblait dire que sa belle-mère
était quand même du type jalouse.
- Non, justement, quand j’ai parlé du testament à Mercedès,
ce qui a eu l’air de l’achaler,
c’est pas tant que Martine Boudreau était bénéficiaire,
mais le fait que le Baron l’ait retirée.
Même, elle avait pas l’air de me croire.
- Oui, c’est... c’est une drôle de famille, hein?
- OK. Et dernière affaire, sur la liste d’appels du Baron,
est-ce qu’on a remarqué des communications outre-mer?
Parce que c’est pas sur le serveur.
- Ça, va falloir que tu demandes à Tremblay
parce que c’est lui, au poste.
- All right. - OK.
Bye!
- Euh...
- Euh... Euh, la liste.
Les témoins du bar.
J’avais comme un peu oublié de te la donner.
- T’aurais pu un peu aussi la mettre sur le serveur, non?
- Ouais.
Ouais, mais si j’avais fait ça,
t’aurais vu l’heure à laquelle je l’avais envoyée.
- C’est sûr qu’en la laissant sur mon bureau...
- Je pouvais juste dire que tu l’avais pas vue, ouais.
- Je sais pas trop quoi répondre à ça, là .
- Regarde.
J’ai surligné ceux que j’ai pas été capable de rejoindre.
Puis ici, en bleu, il a juste pas voulu me parler.
- Me semblait que j’avais entendu du bruit.
Je pense que j’ai trouvé quelque chose.
Au début, je me suis dit
que c’était probablement "un" anagramme.
Ça, c’est quand on mêle les lettres
d’un mot pour en faire un autre.
- Merci, Tremblotte, mais je sais c’est quoi.
c’est féminin. On dit "une anagramme".
- OK. Puis?
- J’ai reviré ça de tous les bords et c’est pas ça.
- OK. Fait que ce que t’as trouvé, c’est que c’est pas ça.
C’est ça?
- On a 12 lettres.
Et là , je me suis demandé: pourquoi douze?
- Bien, go, "shoote".
- C’est une énigme cryptée.
On a 12 chiffres, ou 2 fois 6 chiffres.
Le Baron, c’est un marin.
Le code est dans un journal de bord.
- Non! Latitude, longitude?
- Moi, je gage 100$ que c’est des coordonnées.
- Hein?
- On a 2 groupes de 6 chiffres.
Degrés, minutes et secondes.
Latitude, longitude.
- Ça veut dire qu’il faut trouver le chiffre
auquel chaque lettre fait référence,
puis ça nous donne une location.
- OK. Et qu’est-ce qu’on trouverait là ?
- Ouais, beau petit party!
Yes.
- On dirait que t’as contaminé tout le monde
avec ta tĂŞte qui "spinne".
nice!
- OK, on est rendus oĂą?
- Veux-tu que je dise à ton chum qu’il est plate?
- C’est vrai que je suis plate.
C’est beau. J’ai fini.
- Jess?
- OK, mais lĂ , il nous manque des lettres.
Le "A", le "E", c’est quels chiffres, ça?
- Je sais pas.
Faut trouver les prémisses.
- Une suite de 3 lettres qui commence par "M".
- Ça peut être n’importe quoi.
Ă€ moins que ce soit un mot?
- "Mer"?
Les 2 grands amours du mer, Mercedès.
- Puis, ça mène où, tout ça? - Ici.
- Du sang? Est-ce que ce serait...
- T’es meilleure menteuse que ça, d’habitude, Martine.
- Penses-tu que ça peut avoir rapport avec la descente ratée?
: Je vois pas comment.
Sous-titrage: MELS
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