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Ça en est où, votre demande ? Quelle demande ? Pour votre voiture de
C 'est ça qui m 'outure, Lupine.
Combien de temps va se partager la vôtre ? Je regrette votre combi.
Eh ben, on est deux, alors.
Qu 'est -ce qu 'ils font là, ces gens, alors que la route est bouclée ? C 'est
eux qui ont trouvé le cadavre.
Et Itzaila.
Ils suivent des cours à l 'université populaire. Ce sont des retraités
passionnés d 'histoire.
Il n 'y a rien à voir ici.
C 'est la presqu 'île de la Potence.
Jusqu 'à la fin du Moyen Âge, c 'est là qu 'avaient lieu les exécutions. Il y a
des gens que ce chose -là intéresse.
D 'accord.
Souriez et faites coucou.
Viens voir.
Tu lances une analyse d 'empreinte et c 'est à moi que tu remets le rapport.
Monsieur Schwentner, qu 'est -ce qu 'il fait là ? Cette affaire implique l 'arme
de service de Tyler.
On peut difficilement enquêter tout seul.
Oh, Berlander ! Je suis surpris, dites -donc. Ah oui ? Pourquoi ?
J 'ai pas vu votre bus de hippie.
Alors, la victime ? Vous avez déjà quelque chose ? Tout porte à croire que
'est un suicide.
Vous suivez une affaire, Johannes Leitner ? Alors, Anna opérait en son
Si on suit à l 'angle de tir, de prime abord, il s 'agit bien d 'un suicide.
C 'est quoi tout ça ? Des antidouleurs ? Oui, toxiques en surdosage. Il les
avait dans ses poches.
Oui, il ne voulait pas se rater.
Mais Tyler l 'a dérangé, il l 'a assommé.
Il a saisi son arme et l 'occasion, au lieu de prendre ses gélules.
On va garder cette affaire pour nous.
C 'est l 'ancien supérieur de Tyler.
Pour ne pas dire son mentor.
C 'est un de vos ex -collègues, c 'est vous qui l 'avez ramoté.
Croyez -moi, il est de notre côté.
Ça y est là ? Ça va
?
Tout
va s 'arranger.
On a de la chance.
De la chance ? Oui.
Vous parce que vous n 'aurez pas de séquelles et moi parce que vous allez me
raconter une chouette histoire.
Je voulais juste surveiller quelqu 'un.
Pour vous amuser, c 'est ça ? Oui.
Johannes Leitner.
Le gars avait ses papiers sur lui.
Pourquoi en solo ? Vous l 'avez embarqué ? On peut dire ça, oui.
Et le sac aussi ?
Quoi ? Quel sac ? Le sac que quelqu 'un avait caché pour lui. Il n 'y avait pas
de sac ? C 'était qui cet homme ? Qu 'est -ce que vous le vouliez ?
Leibniz est la seule piste concrète qui m 'aide à mon père disparu.
Après toutes ces années, j 'entrevois enfin une véritable piste.
Mon père est toujours en vie.
Vous vous rappelez le coup de fil que j 'ai reçu sur mon portable ? C 'était
Leitner.
Bon, et alors ? Il m 'a dit que mon père nageait très bien.
Tu perds ? Oui.
Moi aussi, j 'ai eu des médailles à la piscine, Tyler.
Vous l 'avez épinglé, c 'est tout ce qui compte.
Leitner est mort.
Une balle dans la gorge.
Tirez avec votre arme.
Non.
Non.
Non, c 'est pas possible.
Il devait... Il devait y avoir une troisième personne, alors... Ouais.
Il faut que j 'y retourne. Non, vous allez faire le contraire.
Restez en dehors de tout ça.
Vous êtes en arrêt, de toute façon.
Vous restez là quelques jours. C 'est le médecin qui l 'a ordonné.
La victime était en prison il y a encore pas si longtemps.
Il s 'est installé là après sa libération.
Il avait pris combien ? 20 ans.
Ah ouais.
Il y a quelqu 'un ? Il y a quelqu 'un
?
Madame Rolibach.
Bonjour.
Désolé.
Robert Lander, police criminelle. Et voici le commissaire Komlacek.
On s 'est parlé au téléphone.
C 'est ma belle -sœur que vous avez eue.
Bonjour.
Qui est -ce qui s 'occupe des locations ? Moi, je gère les comptes et Margaret
fait les chambres.
Une chose est sûre, c 'est moi qui en abale plus.
Donc moi j 'habite de ce côté et Margaret en face.
C 'est trop grand pour nous deux.
On loge souvent des travailleurs immigrés.
Votre type vivait ici.
Il est arrivé chez nous il y a environ trois mois.
Et on l 'a plus revu depuis trois semaines.
Il a déménagé ? Enfin, il nous doit le loyer, donc certainement pas dans les
règles.
Où sont passées toutes ces affaires ? Il a rien laissé.
Il s 'est évaporé.
Je suppose que vous ne savez pas où il était ces trois dernières semaines ?
vous souvenez si quelqu 'un lui a rendu visite ? Non, c 'est interdit chez nous.
À moins de payer double.
Mais est -ce que vous savez d 'où il sortait ? J 'ai sûrement une photocopie
sa carte d 'identité.
Non, c 'est pas ce que je voulais dire.
Il sortait de prison.
Il était en liberté conditionnelle.
Il faut bien que ce genre de type loge quelque part.
C 'est vrai.
Toute la maison tombe en ruine.
Les loyers payent tout juste la nourriture des chats.
En bref, tout est à ma charge.
Puisque ma belle -sœur chérie n 'en a rien à cirer.
Pourquoi vous habitez ensemble ? Mon frère a épousé cette femme.
Quel sombre imbécile, celui -là.
Il est où, lui, maintenant ? Il dort au cimetière.
Il nous a légué la moitié de ses biens à chacune.
Ludemar était très taquin.
Je suis sûre qu 'aujourd 'hui encore il rigole sa blague.
Il n 'a pas laissé de lettre d 'adieu.
De lettre d 'adieu ? Votre ancien locataire est mort.
La chambre était ultra nickel.
Ça détonne du reste des lieux.
Qu 'est -ce qu 'elle a raconté, la belle -sœur ? Elle se demandait pourquoi vous
trimbaliez ses planches sur le toit.
On a de l 'humilité dans la chambre d 'enfant. Ça moisit.
Il faut que j 'aménage une autre pièce pour Mona.
Une fois que le bois sera sec.
Vous croyez à la thèse du suicide ? Je crois surtout que Schwender a beaucoup d
'expérience. Il a à peu près tout vécu. Donc il a un meilleur diagnostic que
nous ? Il connaît Tyler Parker.
Non, non, non. Moi, je connais Tyler.
Vous la voyez rester sur la touche et regarder les autres jouer, vous ?
Monsieur Drillis ? Je sais que vous êtes là.
C 'est pour acheter quelque chose ? Oui.
Je suis à la recherche d 'anciennes machines à écrire.
Ah. Vous venez pour la mignon ? La mignon A.
A -E -Z.
Un modèle de 1924.
Non, moi je m 'intéresse au bloc B, cellule 2012.
Oh, pitié.
J 'ai purgé ma peine, je suis clean.
J 'ai rien à me reprocher. Viens pour votre ex -compagnon de cellule.
Johannes ? Johannes Leitner ? Vous savez où le trouver ? Oh oui.
À la médecine légale.
Il est mort.
Depuis que je suis dehors, j 'ai plus eu de contact avec lui.
Leitner aussi, il était dehors.
Clara, non ! Franchement.
T 'es d 'un goût, quoi.
Je fais bien, je fais bien.
C 'est trop dur, je pète les plombs chez ma mère.
Cette vieille sorcière est insupportable. Oui, mais elle habite
'hôpital. Pour quand ça commencera ? Oups, t 'as de la visite ? C 'est une
cliente. D 'accord.
Je suis intéressée par la mignon AEG de 1924.
Ah. Ouais.
Bon, ben, je vous laisse, alors.
Votre femme sait à quoi vous utilisiez votre talent, avant ? J 'en suis pas
fier, figurez -vous.
Ok. Avouez -le.
Oui, bon.
Un peu, c 'est vrai.
La falsification de documents vous a valu 4 ans de prison, dont 11 mois dans
même cellule que Johannes Leitner.
Oui, ça, je suis au courant. Mais, enfin, je peux savoir ce que vous me
Hermann Seiler.
Est -ce que ça vous parle, ce nom ? C 'était un autre détenu ? Réfléchissez.
Hermann Seiler, procureur général à Vienne.
Leitner n 'a jamais évoqué ce nom ? Non.
On ne se parlait pas avec Leitner.
Vous étiez coincé jour et nuit dans 12 mètres carrés et vous ne vous disiez pas
un mot ? Arrêtez, s 'il vous plaît.
Il passait toutes ses journées à lire ou à écrire.
J 'avais interdiction de l 'ouvrir.
Il lisait et il écrivait quoi ? Il lisait des livres et il écrivait des
C 'était une vraie tronche ce type.
Et d 'ailleurs, il avait même une groupie.
C 'est -à -dire ? Vous savez bien.
Une fêlée du bocal qui un jour tombe amoureuse d 'un meurtrier.
Une idylle épistolaire.
Oui.
Vous savez avec qui ?
C 'est vous, l 'enquêtrice.
Et l 'enquêtrice te demande de quoi vous avez peur.
C 'est pas vrai.
Misha.
Karsten ? Qu 'est -ce que tu fais là ? Oui, Kim ? Elle est au travail, donc je
suis venu m 'occuper de Luna.
Quoi ? Elle a décroché le poste ? Son ancien poste chez l 'orthophoniste. Mais
dis pas que t 'es pas au courant.
Non. Vous ne vous parlez pas, si je comprends bien.
Alors c 'est moi qui vais te parler.
Misha, il y a une place de chef à pourvoir à la section crime organisé.
Oublie, ce n 'est pas dans mes cordes.
Je peux très bien recommander mon gendre. Ça peut aider la caution d 'un
commissaire. Un vieux commissaire à la retraite.
Sympa. N 'empêche que tu auras enfin un boulot bien réglé. Tu finis à 17h, tu as
tous tes week -ends, plus de temps pour la famille.
Sans compter que ça rapporte plus, infiniment plus.
Au fait, votre problème d 'humidité, ça vient du toit.
Faut tout refaire, il y en a pour 30 000 euros.
Le devis trône sur la table de la cuisine.
Et voilà.
Et pourquoi ceci est plus important que l 'autopsie ? Le sang sur l 'arme est
celui de Johannes Leitner.
C 'est ça. Et ce cheveu -là aussi.
Donc Tyler avait raison.
Il y avait quelqu 'un d 'autre.
Où ça ? Sur la presqu 'île. Son assassin.
Ils se ressemblent de plus en plus.
Vous êtes marrant, vous.
Tyler nous arracherait la tête si elle savait qu 'on s 'introduisait d 'elle.
Je suis passé chez le légiste, en fait.
C 'est le son de Leitner sur l 'arme.
Et un de ses cheveux.
Je me demande comment il a atterri là.
Il y avait des fragments d 'os avec des cheveux partout.
Ça ne signifie rien.
Je pense que Leitner a été assommé avec l 'arme de Tyler.
D 'où le cheveu.
Et le tir à bout portant dans la gorge.
Moi, je ne crois pas à un suicide.
Ça ne peut pas être Tyler. Elle était dans les chevaux.
C 'était un meurtre. Il y avait quelqu 'un d 'autre.
Vous vous en fichez de ce que je vous raconte là ? Vous avez une théorie ? Ça
'arrête là.
Comptons seulement qu 'on fera tout pour aider Anna.
Ou elle traînera ça comme un boulet toute sa vie.
Je sais de quoi je parle.
Vous connaissez Tyler depuis longtemps, non ? Oui, c 'est ma filleule.
Ah bon ? J 'étais un ami de la famille.
Et puis un beau jour, j 'ai été muté de Vienne au lac de Constance.
Et Tyler me rendait souvent visite.
La mère d 'Anna a grandi ici.
Qu 'est -ce que vous savez, vous, de l 'accident de voile ? Anna ne vous en a
pas parlé ? Elle ne se souvient pas de grand -chose.
Ce sont de tristes souvenirs.
On est allés faire un pique -nique. Le père, la mère et la petite sont sortis
bateau sur le lac.
Il y a eu un souci. Ils sont tous passés par -dessus bord.
Les parents se sont noyés.
J 'ai juste pu sauver Anna.
Elle n 'arrive pas à s 'en remettre.
Je crois que c 'est plus compliqué.
Vous croyez ? Parce qu 'Anna vous le dit ? Parce qu 'elle ne lâche pas prise.
Elle ne fait que tourfouler.
Vous n 'êtes pas le premier à qui elle embrouille la tête avec ses souvenirs
confus.
La figure de son père vénéré.
Il ne s 'est jamais occupé d 'elle.
Elle l 'idéalise tellement.
et elle s 'est servie de son boulot pour ses recherches.
On aurait tous fait pareil.
Oui, pour un rencard ou faire sauter une prune, mais quand il y a des cadavres
dans le cou, c 'est une autre histoire, vous n 'êtes pas d 'accord ? Vous n
'avez pas l 'intention d 'emmener ça ? Eh bien, si des collègues la recherchent
et qu 'ils tombent sur ces investigations privées visant Johannes
ça dans le contexte qu 'on connaît...
Retrouvez Anna.
S 'il vous plaît.
Pourquoi
?
L 'équipe comme Leitner, il vaut mieux pas s 'y frotter, c 'est bien ce que t
'as dit.
T 'aurais dû m 'écouter tout de suite, ça aurait été plus judicieux.
Allez, allez, c 'est reparti. Je le sais quand tu racontes des salades.
Je sais comment tu réagis.
L 'histoire avec Dietmar, c 'était un accident.
Je sais que tu supportes pas la frustration.
Qu 'un homme te résiste et ne fasse pas tes quatre volontés.
T 'as qu 'à croire ce que tu veux. Mais écarte -toi de mon chemin.
Tu veux que je t 'en apprenne une bonne ?
C 'est moi qui l 'ai aidé.
Il faut qu 'il ne s 'y troue.
Pourquoi ? Parce que... Laissez tomber.
Donc, il ne faut pas se fier à la rumeur qui dit que vous avez été, disons,
écarté de l 'affaire ? Dans ce cas,
en théorie, je ne dois rien vous révéler.
Johannes Leitner.
Pour la cause du décès, il n 'y a pas de suspense.
Une balle provenant de mon arme.
Exactement. Et d 'après l 'autopsie ? Il avait un bras cassé ? Oui, le bras
gauche. Mais bon, il aurait pu se tirer une balle de la main droite.
En tout cas, il n 'a pas vu de médecin pour ça.
Ça n 'a pas été soigné.
Non. Il a dû se faire ça il y a environ trois semaines.
Oui.
Il a disparu il y a trois semaines.
Et à propos de disparus, j 'ai dit aux autres que vous étiez cloués au lit,
j 'aurais dû m 'en assurer.
Arrêtez, vous n 'allez pas partir, ça devient gonflant, là.
Bref, une fracture de ce genre, ça fait un mal de chien.
Donc le gars aurait souffert pendant trois semaines pour finir par se tirer
balle ? Ah oui, c 'était pour ça, les cachets. Pour calmer la douleur, pas
se suicider.
On aura de quoi diligenter une enquête pour meurtre avec tout ça.
On aurait ? On aurait, oui.
Votre parrain voit les choses autrement.
Allez savoir pourquoi.
Venez avec moi.
Oui ? C 'est quoi le truc avec Shantner ? Ah, d 'accord.
Il dit qu 'il va vous protéger.
Quoi ? Me protéger de quoi ? De vous -même.
Qu 'est -ce que ça veut dire ?
Franchement, je me fiche de savoir qui dirige l 'enquête.
Mais prenez -le entre quatre yeux pour qu 'il nous laisse le champ libre, d
'accord ? Vous lui parlerez ? Vous lui parlerez ? Je
vais prendre votre « hum hum » pour un « oui ». Vos affaires.
C 'est à vous de jouer, Traylor.
Je vous courrai plus après.
Kim, je peux te voir une minute ? Je reviens tout de suite.
C 'est quoi ce cirque ? Ton père doit arrêter de mettre son nez partout. Ta
famille est trop envahissante.
C 'est toi qui vas rester à la maison ? On a besoin de mes parents, Misha. Moi
aussi, je veux travailler.
Tu crois pas que j 'ai assez attendu que les choses changent ? D 'accord, très
bien. Je vais jouer le jeu.
Pour Luna.
Mais ton père doit cesser de réjanter notre vie.
Messieurs ! Oh ! On va se débrouiller.
Merci beaucoup.
Luna est là ?
Personne n 'a rien trouvé nulle part.
Toutes les empreintes ont été piétinées.
Il n 'y a pas l 'ombre d 'un sac.
Le commandant Tyler est une collègue extraordinaire.
Si on oublie son histoire personnelle.
Cette affaire ne lui passe en travail.
On se retrouve avec le cadavre d 'un homme qui avait un lien avec son père.
Selon elle.
Il s 'agit de la navette de tous soupçons. Pas vrai ? Viens.
Il faut que tu demandes un truc en prison.
Monte dans la voiture.
De quel côté tu es, toi ? Parce qu 'il y a plusieurs côtés.
Et si c 'était Anna qui avait tiré ? Une simple analyse de résidus de tir...
Non, Anna sait parfaitement comment éviter ce genre de traces.
On le sait tous.
Admettons que ça se soit passé comme ça.
Elle voulait des infos, le type s 'est senti dépassé et ça a dégénéré.
C 'est ce que tu soupçonnes ? Et tu veux étouffer ça ? Avec Anna, tout est
possible.
Tu serais de quel côté dans ce cas ? Tu as insisté pour que je m 'occupe d
'elle. J 'ai intégré cette équipe commune d 'enquête. Qu 'est -ce que tu
encore de moi ? Elle a trouvé un gilet de sauvetage.
Comment ça ? Le gilet que son père portait à l 'époque d 'après elle.
Il y a quelque chose qui prouve que ces soupçons sont fondés.
Quels soupçons ? Que son père est encore en vie.
42, 44.
42, 44. 40, 42, 44.
95, 70.
Le petit salopard.
Oh, la salordure.
Tu as une heure préférée que ça ne reste pas là.
C 'est vous qui avez tout pris ? Oui.
Oh non !
Vous
savez ce que ça veut dire ?
Je me fais des films, tout est dans ma tête.
Et le coup de téléphone de Laïda, c 'était aussi dans votre tête ?
j 'en sais rien.
Bonjour.
Vous avez une pochette ? Bien sûr.
Je vous remercie pour votre signalement.
Vous pouvez me donner une description de la dame ? Tenez, regardez.
Anna ! Tu as l
'air en forme, comme toujours.
À croire qu 'il ne s 'est rien passé.
Tu m 'as écartée du dossier.
Je suis désolé.
Mais c 'est quand même un peu délicat.
La balle mortelle est sortie de ton arme et tu étais sur les lieux.
Même si tu étais évanoui.
Leitner connaissait forcément mon père.
Je veux que tu traites cette affaire comme il se doit. C 'est une enquête
homicide.
Tu n 'arrêtes jamais.
Je te remercie de t 'en faire pour moi, mais c 'est inutile.
Tu devrais te rendre compte que je fais tout ça pour toi, Anna.
Leitner n 'avait pas de cercle d 'amis, pas de parents proches, pas le moindre
contact. Tu restes en dehors de ça. Dis -moi ce que tu as pu tirer de la liste
de ses appels. Rien du tout.
C 'est pas possible.
Est -ce que tu es en mesure de me donner la moindre preuve concrète que ton père
est en vie ? Non, il n 'y en a pas.
Très bien, donc c 'est moi.
Tout ça, c 'est que dans ma tête.
Je commence à le penser moi -même, mais ça ne change rien au fait qu 'on ait tué
Leitner, peu importe ce que j 'ai vu ou ce que j 'ai cru voir. Qu 'est -ce que
tu as vu ? Lui.
Il m 'a clairement semblé voir mon père.
Quand ça ? Où ça ?
C 'est pas le sac de la presqu 'île de la Potence.
C 'est quoi ces lettres ? Vous avez été écarté de l 'affaire, il me semble.
On ne pourrait pas respecter les procédures juste une fois pour rigoler,
histoire de... Bon, laissez tomber, je gère.
Elles ont été délavées par l 'eau, elles sont illisibles.
C 'est des lettres de Leitner ? Ouais, adressées à sa logeuse.
Ah bah oui, ils avaient déjà une relation quand il était en prison.
On y va ? Nous deux ? Vous et moi ? Apparemment, je suis trop ici.
Et vous voulez qu 'on aille où ? Sabine Roybach fait le grand ménage. Elle
détruit des lettres d 'amour.
Ça sent la culpabilité, non ? Ben oui, faites -vous plaisir. Allez -y.
Merci.
Je vous apprends rien en vous disant que comme la tchèque est impragmatique, et
donc il tient au règlement.
Oui, Tata peut te comprendre.
N 'empêche que vous en savez plus que nous.
Bah, c 'est logique.
J 'ai du temps à tuer, vu que j 'ai été mise à l 'écart.
Vous avez conscience que la prochaine étape, c 'est la suspension.
C 'est pourquoi...
Vous avez cru au grand amour, Mme Reubach.
Hein ? Et il vous a profondément déçu.
Vous avez attendu Leitner des années.
Puis il a fini par sortir et vous n 'avez pas accepté qu 'il ne s 'intéresse
plus à vous. C 'est bien ça, en gros ? Et même si c 'était vrai ? Ça vous
mis très en colère.
Vous l 'avez espionné ? Vous l 'avez vu avec une autre femme ? Sur la presqu
'île de la Potence, avec moi.
Alors vous m 'avez assommé et lui, vous l 'avez tué.
Non.
Je vous jure que non.
Eh ben, bravo.
On a chacune notre cave, j 'étais pas au courant. Je vous en prie.
Vous vivez sous le même toit, vous saviez forcément.
Je savais seulement que Sabine était amoureuse.
Il a fallu qu 'elle jette son dévolu sur une ordure pareille.
Ils se sont disputés, tous les deux ? À cause de l 'autre femme, bien sûr.
De l 'autre femme ?
Oui, Sabine est totalement disjonctée.
Et Leitner a voulu partir.
Et d 'ailleurs, il est parti en fin de compte. Oui, dans la cave.
Et je vous promets que j 'ai rien à voir dans cette histoire.
Réfléchissez bien à ce que vous allez dire.
Parce que si on retrouve vos empreintes en bas, vous êtes foutus.
Séquestration. Ça peut valoir 50 tôles.
Est -ce que c 'est clair ?
Il m 'a dit qu 'il ne voulait pas porter plainte.
Pardon ? Je l 'ai entendu crier.
Je l 'ai trouvé et je l 'ai libéré.
Tout ce qu 'il voulait, c 'est partir.
C 'est tout ce qui l 'intéressait.
Qui lui a cassé le bras ? À votre avis ?
Désolée, j 'ai été un peu longue.
C 'était accidentel ? Une séquestration accidentelle ? Ah, je vois qu 'on part
sur de bonnes bases. Non, je parlais de sa fracture.
Je voulais simplement l 'aider.
Donc vous vouliez l 'aider et vous lui avez cassé le bras ? Non, c 'est à cause
de la porte en métal.
Ah oui ? Vous avez enfermé Johannes Leitner, madame Reupach.
Mais j 'ai fait ça uniquement pour qu 'il retrouve ses esprits.
On voulait tellement vivre heureux.
Et alors ? Il était heureux ? Avec son pot de chambre et ses fers aux pieds ?
Mais ce n 'était pas ma faute, ça.
Ah non ? Ben oui, je suis bête. C 'est à cause de l 'autre femme, bien sûr.
Son nom ? Je n 'en ai aucune idée.
On s 'est écrit des lettres tous les jours, sans exception, pendant des
Ce n 'est pas un truc qu 'on peut foutre en l 'air.
Je l 'aimais, vous comprenez ? Comme votre mari avant lui ? Je n 'ai pas fait
mal à Didi.
Si, c 'est ce que vous insinuez. Vous l 'avez écrasé. Non, je l 'ai renversé
dans le garage. C 'était un accident pendant les courses. Enfin, après les
courses. Quoi que puisse en dire ma fête. Et Johannes Leitner ? Vous l 'avez
suivi ? Vous, ici ? Vous êtes repassé par la porte de derrière ?
C 'est celui de Sabine Reubach.
Elle a photographié sa rivale au bras de Leitner.
Jetez -y un coup d 'œil.
Il me semble que vous ne travaillez pas sur l 'affaire.
Je vous demande juste un petit coup d 'œil, s 'il vous plaît.
Vous avez eu rouge et vous avez assommé cette femme. Non. Puis vous avez pris
son arme et abattu Jonas Leitner.
Mais non, n 'importe quoi.
Je n 'ai jamais mis les pieds sur la presqu 'île de la potence.
La jalousie, elle vous a confondu avec une autre.
On a peut -être enfin pioché une affaire sans double front.
L 'opérateur mobile de Johannes Leitner nous a transmis l 'historique de ses
déplacements. Très bien, merci.
Vous videz votre bureau ? Vous craignez que Chandler ne vous accorde pas sa
grâce ? Je croyais tenir une pisse.
Je me suis gourée.
C 'était elle.
Un temple meurtre.
Rien de mystérieux.
Tyler.
Ça fait bien trop longtemps que je me raccroche à des petites absurdes.
Là,
un avis de recherche pour votre père.
Je l 'ai fait quand j 'avais 12 ans.
J 'étais pleine d 'espoir.
Votre père est en vie.
Herman. Mon vieil ami.
Je suis ravi de te voir.
Viens t 'asseoir.
Tu vas bien ? Comment on se sent quand on a trahi la Terre entière ? Sa
famille, ses amis...
Qu 'on s 'est trahi soi -même, obligé de vivre dans l 'ombre.
Figure -toi que l 'ombre présente certains avantages.
Tu vas payer.
Tu vas cracher tout ce que tu me dois, plus les intérêts.
Je suis mort depuis bien longtemps.
On s 'habitue à tout ça.
Au bout d 'un moment, c 'est normal de renoncer à certaines choses.
Mais toi, tu n 'es pas de cette nature.
Tu ne renonces à rien.
Et c 'est ça qui te rend vulnérable.
Alors réfléchis à deux fois à ce que tu vas faire.
C 'est toi qui as sommé Anna.
Qu 'est -ce que tu voulais que je fasse ? Que je la batte ? Ça valait le coup.
De laisser ta fille en plan.
Elle te retrouvera tôt ou tard.
Sois -en sûr, elle te retrouvera.
Si les choses devaient tourner comme ça, il faudra que je réponde de mes actes.
Mais pour l 'instant, les dés ne sont pas jetés.
Tu vas payer.
Ils sont venus ici, tous les deux.
Leitner et votre père.
Je pense qu 'ils devaient avoir rendez -vous.
Rendez -vous pour quoi ? C 'est votre père qui a dû tirer, non ? Oui.
Il l 'a éliminé.
Et pourquoi il aurait fait une chose pareille ? Lord Saylor, rien de ce que
votre père ne semble avoir de sens.
Il disparaît sans laisser de traces pour réapparaître un quart de siècle plus
tard.
C 'est le hasard qui a voulu que vous soyez là.
Et ça, personne ne l 'avait prévu.
Leitner a dû débusquer mon père.
Et donc, il pouvait le balancer.
D 'où le sac.
Il faisait chanter votre père, et c 'est ce qu 'il a payé de sa vie.
C 'est Jenner qui veut ça, pas vrai ? Non, c 'est le règlement, Madame
Yohannes m 'a dit un jour qu 'il avait peur de lui.
Peur de qui ? De ce monsieur, de Jenner.
Parce qu 'il connaissait mon collègue ? Le collier aussi ? Non, ça, c 'est pas
un souci. Vous pouvez le garder.
Tout ça, c 'est à cause de cette saleté de fric.
C 'est pour ça que Yohannes est mort.
Leitner avait de l 'argent ? Combien ? 50 000 euros, d 'après Sabine Roybach,
'elle a elle -même caché.
50 000 euros ? Elle lui pique son fric, sauf qu 'il s 'en rend compte, donc elle
assassine son maman. Ça lui fait un mobile de plus.
Pourquoi elle s 'amuserait à nous raconter ça alors que ça ne peut que lui
? N 'oublions pas qu 'elle a enfermé ce pauvre malheureux.
Les traces dans la cave ne permettent pas de le prouver.
C 'était peut -être juste une séance de jeux fétichistes.
Quoi, c 'est vrai ? Pourquoi Leitner n 'a pas porté plainte contre elle pour
séquestration ? C 'est pas assez pour des poursuites.
Dixit qui ? Dixit, le juge d 'instruction.
Donc, pas de mise en examen.
Sabine Roybach n 'a pas fait de vrais aveux.
On n 'a que des présomptions.
Et pour l 'argent ?
Ah, Oberlander. Oui ? Votre demande concernant ma voiture de fonction, je
'ai frais remplie.
Votre voiture de fonction ? Vu que vous vous l 'êtes déjà quasi appropriée.
Ah, et vous, vous récupérez une voiture neuve.
C 'est votre truc, les antiquités, non ? Ça sent l 'arnaque, ce marché.
À cause de vous, j 'aurai bientôt plus de voiture du tout.
Ce sont les photos qu 'il y avait dans le portable de Reubach.
Ouais. C 'est pas franchement explicite, tout ça.
Il faut peu de choses pour déclencher une crise de jalousie. Tout le reste, ça
se passe dans la tête.
Au moins, on a une immatriculation.
Je lance la recherche.
Alors ? C 'est un véhicule de
service, rattaché au ministère de la Justice, tribunal de Brickens.
Oh.
Magnifique.
Madame Herbrechter, commandant Oberlander, police criminelle. Voici mes
collègues. C 'est pourquoi ? Vous connaissez cet homme ? Connaître, ce
beaucoup dire.
Quels étaient vos liens avec lui ? Eh bien, je suis divorcée depuis longtemps
j 'ai cru que Johannes Leitner était un gentleman.
Un homme bien sous tout rapport.
Et il n 'y a pas grand -chose d 'autre à dire.
Regardez, là -dessus, on dirait bien que vous vous disputez.
À ce stade, j 'étais déjà au courant.
Au courant de quoi ? Qu 'il mentait.
Sur quoi ? Surtout.
Monsieur était issu du beau monde.
Tout ça, c 'était de la poudre d 'yeux.
Jusqu 'à la coccinelle. Une vraie pièce de collection qui invite au romantisme.
Grotesque.
Est -ce qu 'il vous a parlé de ses affaires ou de ses projets ? Est -ce qu
prononcé le nom de Seiler ? Hermann Seiler.
Non.
Non, on a eu quelques rendez -vous et c 'était terminé. Il valait mieux.
Johannes a des ennuis ? Il est de nouveau au trou ? Non, il est mort.
Elle était verte, la coquinelle ?
Vous
avez prêté votre voiture à Johannes Leitner.
Non.
Non, il s 'agit d 'un malentendu. Ah bon ? Eh bien, éclairez -nous.
C 'est son ancienne voiture. Il me l 'a offerte. Offerte ? C 'est très généreux.
Et pourquoi ? Je vous demande pourquoi ! Il me devait encore un service
et... Il voulait se débarrasser de tout.
Je repars à zéro, qu 'il disait. Avec une jolie blonde sexy.
Je vous dis la vérité.
Avec elle ? J 'ai précisé sexy.
Et j 'ai dit blonde aussi, d 'ailleurs.
Je n 'ai pas trouvé d 'argent dans la cachette. Pas un centime.
Pourquoi elle serait allée inventer cette histoire d 'argent ? Pour nous
embrouiller. Pour nous faire oublier la tête du crime passionnel.
Elle nous ment.
Ernst ? Oui ? Ça te dit quelque chose, à toi, le nom Julian Erbrechtel ?
Non.
Eh bien, ne me faites pas languir. C 'est qui, celle -là ? C 'est à cause d
'elle que Sabine Reubach a séquestré Leitner.
Elle les a vus ensemble, tous les deux. Elle les a même photographiés.
Eh bien, voilà.
Qui dit autre femme, dit crise de jalousie.
Julian Erbrechter nous a peut -être menti.
Peut -être qu 'elle et Leitner étaient juste en affaire.
Si je vous ennuie, vous pouvez me le dire, hein, Tyler ?
Il n 'y a pas moyen d 'y couper.
Il faut que je me souvienne.
Je vous dis à demain.
Kim ? Kim ?
Salut Carsten.
Kim n 'est pas là ? Ah oui, elle est au travail.
Je vais finir par m 'y habituer.
Kim est partie chercher votre fille, Misha.
Oh, mais quelle âne.
Évidemment.
Pardon.
Dis -moi, T 'étais bien chargé de la coordination Allemagne -Autriche chez
Interpol ? Oui, tu voudrais un poste là -bas ? Non, non.
Mais ça t 'évoque un truc, le nom Schwentner ? Ernst Schwentner ? Tu m
Ce type est connu comme le loup blanc.
Ses méthodes n 'étaient pas forcément orthodoxes, mais très efficaces. Les
collègues l 'ont toujours porté au nu, ici comme là -bas.
C 'est quand même un peu bizarre qu 'un type de cette trempe ait rejoint le
service.
Michel ?
T 'as réfléchi pour le poste à pourvoir, au crime organisé ? Pas vraiment, non.
T 'es pas prêt d 'en finir avec les réparations ici ? La maison, la famille,
coûte des sous, de plus en plus.
Quand les enfants grandissent.
Je t 'assure qu 'on a tout ce qu 'il nous faut, Kirsten.
Je te remercie.
Oui ? Robert Lander, il faut absolument que je vous parle.
Ma mère a été secourue.
Seulement, on l 'a quand même retrouvée noyée.
Eh ben, bravo. Ça a été ravagé par les flammes hier, et aujourd 'hui, des
collègues ont tiqué sur le nom du propriétaire.
Johannet Leitner.
Bonne déduction.
On a quelque chose ? Bah, faut fouiller.
C 'est comme après une catastrophe aérienne.
C 'est pas vrai.
Chérie, attends -moi tranquillement dehors, d 'accord ? Non, Gabord.
D 'abord... Oh là là là !
Oh là là là là là là ! Oh, ça craint, il faut appeler la police, là !
Mais non ! Non, c 'est pas utile, rien a disparu, a priori. On va d 'abord se
calmer, d 'accord ?
On arrive tout de suite.
Il me semblait qu 'on avait établi que c 'était mon bureau, ça.
Petite plaisanterie, bien.
Les jeunes ont une piste.
Mes chers collègues, qu 'est -ce que vous avez de beau ? Herman Saylor est
vivant. Ah, voilà que vous aussi vous croyez à ses fadaises ? Je l 'ai vu de
propres yeux.
Il y a des empreintes de Leitner partout là -dessus.
Qu 'est -ce que c 'est que tous ces trucs ? Des fragments de divers
Oui, bon, tu sais pas ce que c 'est ? Non, pas encore.
Mais ce sont ces pistes qui ont permis à Leitner de remonter jusqu 'à mon père.
L 'incendie, c 'était pas un hasard.
Oliver Wallner.
Il est inconnu des services de police.
On sait rien de lui. Pas de données, pas de photos.
Une autre chimère, si je comprends bien.
J 'ai pu recenser deux noms, Oliver Vanner et Brigitte Asse, qui est décédée
92. Qui était cette dame ? De Vienne ? Tu vas t 'y mettre aussi ? Non, non.
va bien.
Chers amis, c 'est moi qui dirige l 'enquête.
Anna, tu n 'es toujours pas censée y participer. Jusqu 'à présent, j 'ai
que tu t 'en mêles, mais c 'est terminé.
Je vais te demander de bien vouloir quitter les lieux où je serai contraint
prendre des sanctions disciplinaires.
Ernst, sincèrement... Ça suffit maintenant, Anna.
On doit te protéger de toi -même, c 'est clair ? Et vous aussi, vous êtes
écarté de l 'enquête.
Mon équipe va reprendre l 'affaire Johannes Leibniz.
En tant que suicide ou en tant que meurtre ? Ça, l 'avenir nous le dira.
Oui, qu 'est -ce qu 'il y a ? Ça y est, on est hors -jeu.
Alors ça, c 'est la meilleure.
Attendez.
Brigitte Haas.
C 'était ma première affaire. Et le premier cadavre que j 'ai vu.
Elle est morte dans une maison de retraite, soi -disant d 'un arrêt
Personnellement, je me suis dit que quelqu 'un avait pu prendre un oreiller
et... Mais ça n 'avait intéressé personne.
Il n 'y a même pas eu d 'autopsie.
Qu 'est -ce qui se passe ? Le collier.
Quoi, le collier ? Je l 'ai déjà vu quelque part.
Eh ben voilà.
Oui,
ben mène -toi un peu le cul.
Bon, les gars, je suis ravi de vous voir.
Voici le portrait de notre suspect numéro un, Sabine Roybach. Elle est en
détention provisoire. Il ne nous manque plus que des aveux signés.
Amusez -vous bien.
Retenez -le d 'avoir Roybach.
Bon, regardez attentivement.
D 'où vous sortez ce bijou ? Madame Roybach.
Joli recul de Johanel.
Il me l 'a offert.
Ton butin.
L 'argent aussi l 'a volé ?
Elle a parlé d 'un sac plastique.
Je sais, mais je sens que dalle.
Comme la tchèque. Vous avez fouillé le salet de Roibach ? Merci.
Alors ? C 'est que Schwaner qui est venu.
Forcément.
C 'est comme la tchèque.
Cette histoire est absolument dégueulasse.
Qu 'est -ce qui se passe ? Je viens de découvrir qu 'en fait, c 'est Schwenner
qui, à l 'époque, s 'était occupé de l 'affaire Brigitte Haas.
Et vous savez qui avait donné son accord pour classer le dossier ? Le procureur
général de Vienne, Hermann Seiler.
Et qui a hérité ? Un dénommé Oliver Wallner.
Et devinez qui était en charge des questions d 'héritage au tribunal
Une certaine Julianne Herbrechter.
Et cerise sur le gâteau, Schwentner la connaît.
C 'est une supposition, ça ? Je les ai vus parler ensemble sous nos fenêtres.
Et c 'est elle qui a traité le dossier, Brigitte ? Oui, la pauvre vieille
habitait à Vienne, mais on lui a légué des biens colossaux dans le coin à une
époque. Liby a reversé l 'héritage qui était dans son testament, j 'imagine.
En regardant vite fait, j 'ai relevé quatre cas de succession douteux. Il y
pour des millions et des millions.
Est -ce qu 'on a assez de preuves pour faire tomber Schwentner ? Non.
Ils avaient bien étudié leur coup à l 'époque.
Sauf qu 'il ne pensait pas que Lever Wallner rentrait sur face.
Il va finir par faire un faux pas.
Hors de question d 'attendre.
Je vous appelle.
Ça veut dire quoi, je vous appelle ? Vous allez où comme ça ?
On sait déjà qui c 'est ? On est sur le coup.
On ne devait pas se retrouver en ville ?
Mamoto fait la grève.
Ernst ?
T 'as fait un tas de choses pour moi depuis des années.
Je me suis juré de toujours être à tes côtés, tu le sais.
Pourquoi en fait ? Parce que t 'avais mauvaise conscience ? À quoi tu joues ?
Arrête -toi là -bas.
Ma mère ne devait pas survivre.
Parce qu 'elle avait tout découvert.
Elle aurait démoli vos plans.
Mais enfin, qu 'est -ce que tu racontes ? Oliver Valner et mon père ne font qu
'un.
Vous étiez tous de mèche à l 'époque.
Julian Herbrester savait qui possédait des biens immobiliers coûteux sur le
Ensuite, c 'était un jeu d 'enfant pour toi d 'établir qui n 'avait pas d
'héritier.
Des gens âgés, célibataires et riches.
Toutes les victimes venaient de Vienne. Pourquoi ? Parce que vous aviez vos
entrées. Le grand commissaire et le procureur général.
Et parce que là -bas, personne ne s 'émeut du sort des terrains du lac.
Après un décès à Vienne, personne ne se pose de questions.
On oublie tout.
C 'est rusé.
Très rusé.
N 'importe quoi.
Johannes Leitner, c 'est lui qui a assassiné tous ces gens sur vos ordres.
vous, vous avez couvert ses arrières.
Mais quand mon père a disparu, votre combine a capoté et Leitner a fini en
prison pour son dernier meurtre.
Je n 'ai absolument rien à voir avec ça.
Sans ton aide, rien de tout ça n 'aurait fonctionné.
Tu venais sur place constater la mort naturelle et mon père, alias Oliver
Wallner, héritait.
Alors épargne -moi tes mensonges.
Tu savais qu 'il était encore vivant ? Non.
Non.
Le mieux, c 'est que t 'ailles te reposer un peu, d 'accord ? Je m 'occupe
tout, t 'en fais pas.
T 'as certainement raison.
Sale raclure de bidet.
On avait passé un marché, Gabor.
Tu t 'en souviens ? Un marché stipulant, entre autres, que je n 'étais plus de
ce monde.
Monsieur Tyler, s 'il vous plaît. Tu m 'as trahi.
Je suis vraiment désolé.
Je n 'ai pas fait exprès. Ce n 'est pas ce que je voulais.
Où sont les documents ? Tout ce qui concerne Oliver Wallner et mes autres
identités, passeport, photo, acte, permis de conduire, t 'as planqué ça où
'ai tout découvert, je vous jure.
Mon père est en train de faire le grand ménage.
Leitner et Herbrechter sont morts.
Drillich se sait menacé.
Mon père descend tous ceux qu 'il a mis sur sa liste. Et il est clair que tu y
figures en bonne place.
Si je suis sur sa liste, tu y es aussi.
Est -ce que c 'est toi qui as tué ma mère ? C
'est toi qui étais là.
C 'était toi sur le bateau à motard.
Tu étais là.
Tu es venue à son secours. Tu l 'as repêchée sous mes yeux.
Pour la tuer une fois que j 'avais le dos tourné.
Je croyais que tu rêvais d 'une vie normale, avec femme et enfants.
Pour la dernière fois, où est le matos ? Je n 'en sais rien.
Faut que je le cherche.
Dépêche -toi, sinon tu vas te vider de tout ça.
Il n 'y a rien qui me concerne là -dedans.
Elle est tellement grande, cette maison.
C 'est quelque part, il faut que je cherche pitié.
Pourquoi t 'es si gourmand, Gabor ? Ça ne vous suffisait pas de palper gros une
fois, Leitner et toi ? 50 000, j 'ai accepté. Maintenant, c 'est combien ? Un
quart de million ?
Qu 'est -ce que vous avez cru ? Que j 'allais dire Amen une deuxième fois ?
j 'allais casquer encore et encore jusqu 'à la fin de mes jours sans rien dire ?
Elle n 'est pas là non plus.
Et elle ne décroche pas ? Ce n 'est pas possible.
Essayons de réfléchir calmement.
D 'accord.
Alors, revenons à il y a vingt ans.
Leitner croit que Tyler est mort.
Donc terminez leur petite combine.
Et le butin d 'un million, ma cage bono. Pardon ? Perdu, envolé.
Et un beau jour, dans sa cellule de prison, Leitner rencontre Gabor Drilich,
est le seul à savoir qu 'Hermann Seiler est toujours en vie, puisqu 'il a fait
appel à ses talents de faussaire.
Drilich se dit qu 'il y a un coup à faire.
Il s 'incoquille naïvement avec Leitner, sauf qu 'il n 'est pas dans le même
cours.
Au bout du compte, Leitner sort de prison et recherche, puis finit par
Hermann Seiler.
Son art est mort.
C 'est Seiler ? Non, c 'est le central.
Et merde ! Oui.
D 'accord.
On y va.
Ça chauffe chez Drelish. On a reçu un appel d 'urgence.
Garde -toi là.
Il finira forcément par venir.
Je fais quoi, moins de six pointes ?
Anna. Eh ben quoi ? Tu comptes me tuer ? Tu te doutes bien que j 'avais pas
prévu de tomber sur toi.
Ah non ? Mais qu 'est -ce que t 'avais prévu alors ? Continue de faire comme si
j 'étais mort.
Cet homme se vide de son sang.
Tu crois pas que t 'as fait assez de victimes ?
Tu
vas sagement me laisser partir.
T 'aurais pas pu t 'accommoder de la situation ? Tu as une vie confortable ?
Je le sais.
Oui, tu le sais parce que tu t 'es introduit chez moi.
Mais tu t 'es pas oublié de mon sort une seule seconde.
Tu m 'as laissé tomber comme si j 'étais rien.
Depuis ce fameux jour, il n 'y a plus rien qui va.
Tu sais ce que ça veut dire de vivre avec une incertitude pareille ?
Toutes ces années de souffrance, t 'en as
rien eu à faire.
Ça, c 'est pas fou.
Là -dessus, on est d 'accord.
Maintenant tu vas me laisser m 'en aller.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Drilly s 'est salement touchée.
Mon père a pris sa copine en otage sous mes yeux.
Thomas, elle est folle cette fille. Détache -moi.
On est un peu tous finalement.
Ce sera une petite fille.
La femme de Gabor Drilich accouche.
Chouette. Allez.
Il va témoigner.
Ça s 'en m 'a fait pour toi, je crois.
Ah, en fait, Ernst Schwenner, vous êtes en état d 'arrestation.
Je n 'ai pas besoin de te lire tes droits.
Je suis vraiment désolé, Ayla.
Vous m 'avez sauvé la vie.
Cessez, je parle du reste.
De toutes ces années passées à souffrir.
Vous m 'avez dit que le pire, c 'était de ne pas savoir.
Vous ne pensez plus ? Pas vrai ? J 'ai joué à réveiller les morts.
Au fait, les collègues ont lancé les paris.
Est -ce qu 'on te le remontera, tout ça ? Merci.
D 'avoir dit « on » au lieu de « vous ».
Sous -titrage ST' 501
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