All language subtitles for Meurtres en eaux troubles - 1x05 - La momie de cire - French HDTV H264

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Original subtitles

C 'est parti !

Un instant.

Allez, une petite dernière.

C 'est bon, merci.

C 'est un

phénomène

chimique, rien de plus.

Il y avait sûrement des pois attachés à ses chaînes.

Ils ont dû céder au bout d 'un moment et le corps est remonté.

Madame Seiler, bonjour.

Bonjour. Elle était dans l 'eau depuis combien de temps ? J 'en sais rien.

C 'est difficile d 'évaluer la date du décès quand il s 'agit de corps

sous l 'eau dans ces conditions.

Mais vu son aspect, on peut déjà dire plusieurs années.

Il n 'y a pas eu de décomposition. C 'est dû à l 'absence d 'oxygène.

Le phénomène est connu ici. Le corps coule à pic.

se retrouvent en eau profonde et... Le lac peut atteindre 250 mètres de

profondeur par endroit.

Ce genre de choses peut se produire des 30 ou 40 mètres. Elle n 'était pas

forcément toute au fond.

Elle pourrait être morte il y a 100 ans.

Non, sûrement pas.

Elle a des rajouts dans les cheveux.

Ça ? Non, ça doit venir de l 'eau.

Je ne sais pas, ou c 'est de la cire, non ? Regardez.

On voit encore la colle près des racines.

Bon, désolé, mais il faut que je l 'emmène maintenant.

Elle va vite se décomposer si on la laisse à l 'air.

Bien.

Allez, vous me la mettez au frais.

Sous enveloppe hermétique.

La promenade de l 'ORHA a été fermée le temps que les forces de l 'ordre

procèdent au repêchage d 'un cadavre.

Selon le porte -parole de la police, il s 'agit d 'une jeune femme.

Pourtant, aucune disparition n 'a été déclarée ces derniers jours autour du

de Constance.

Le corps était apparemment enchaîné, ce qui incite la police à privilégier la

thèse du meurtre.

Nous vous tiendrons naturellement informés.

Qu 'est -ce qu 'il y a mon chéri ? Tout va bien.

Les collègues de la logique sont sur le départ.

Équipe 4, opérationnel.

Entendu.

Cadavre à l 'état de momie naturelle.

Femme non identifiée.

On est opérationnel.

Parfait, j 'arrête.

J 'ai choisi le flamand rose parce que je trouve que le flamand... Kim...

Désolé.

En réalité, le problème, c 'est pas le travail. Misha se sert de ça comme

excuse.

J 'ai l 'impression que t 'as pas du tout envie d 'être à la maison.

On dirait que t 'es toujours en train de fuir, tu vois.

De fuir de n 'importe quoi. Qu 'est -ce qui te fait fuir ? Est -ce que c 'est

moi ? Qui m 'a son ressenti ? Vous devez en tenir compte.

Le but ici est de déterminer ce qui vous importe vraiment dans la vie. Vos

priorités à chacun.

Et ce n 'est peut -être pas de sauver votre couple.

Je vous demande pardon ? Pas à tout prix.

La thérapie de couple peut avoir plusieurs issues. Dans certains cas, la

meilleure solution est la séparation.

Est -ce la meilleure solution dans le cas du flamant rose et du hibou ? C 'est

ce que nous allons voir.

Vous êtes divorcée, non ?

Tu t 'es renseigné sur M. Wolters ? Deux fois marié, deux fois divorcé.

Quelle intimité vous avez ?

Oui, j 'arrive.

Bonsoir Tyler.

On s 'est pris des congés ?

Afférence de thérapie de couple.

Vous ne pouvez pas comprendre.

Et qui ? Mais elle était là ?

Bonsoir.

Bonsoir. Salut les gars.

Bonsoir. Comment ça va ? J 'ai eu droit à cinq points de suture, mais ça va.

Ouf, tant mieux.

Alors, on a volé quelque chose ? Ben, le corps est toujours là. Sa robe aussi.

Elle ne portait rien d 'autre.

Pas de sous -vêtements ? Non.

Ce qui manque, c 'est les chaînes. Je les avais prises en photo.

Bravo.

Qu 'est -ce qui se passe maintenant pour moi ? Je suis en danger ? Ça, on ne

peut pas l 'exclure.

Si, si, on peut l 'exclure.

Vous l 'avez dit, il n 'y avait ni chaussures, ni sous -vêtements.

Juste le corps et la robe.

Et les deux chaînes qui ont disparu.

Oui. Celui qui les a prises pensait qu 'elles permettraient de l 'identifier.

C 'est le seul élément qui l 'intéressait. Il n 'y a vraiment pas d

à avoir. Il ne reviendra pas.

On va quand même creuser cette histoire.

Et si vous le souhaitez, on peut vous faire protéger par un agent.

Non, merci, non, ça ira.

Très bien, et donc nous, on n 'a plus qu 'une photo.

Je veux dire, pour les chaînes.

Oui, malheureusement.

Mais il y a des choses que je peux déjà vous dire concernant le cadavre. Cette

jeune femme est morte depuis une quinzaine d 'années, voire 20. Et elle

entre 18 et 20 ans.

Cause du décès ? J 'en sais rien, j 'y travaille encore.

Je me suis concentré sur les indices qui pourraient permettre une

identification.

Et ça donne quoi ? Ben, niveau empreinte digitale sur les corps momifiés, on ne

trouve pas grand -chose. Mais il y a l 'ADN.

Le décès est trop ancien pour qu 'elle apparaisse dans un fichier, mais mes

recherches ont quand même été fructueuses.

C 'est -à -dire ? Elle était porteuse d 'une anomalie génétique, la trisomie 21.

Comment ça ? Cette jeune fille avait le syndrome de Down ?

que tu as là.

Merci. Très joli.

Tu veux en ramasser encore ? Bientôt, il n 'y en aura plus. Je prends les dorés.

Tu me la donnes ? Oui.

C 'est un cadeau. Merci, c 'est très gentil.

Je vais la mettre dans un verre.

C 'est bien. Tu peux utiliser plus de couleurs, si tu veux.

C 'est joli, ça.

Tu as raison, c 'est toi -là. Et toi.

Qu 'est -ce que tu aimes dessiner ? Les arbres. Aujourd 'hui, tu es en rouge.

Tu peux représenter les feuilles par des petites taches. Super, c 'est bien.

C 'est ta toute première aquarelle. Il n 'a pas l 'air commode.

Il rentre dans sa maison.

Tu es très inventif.

C 'était sa robe préférée.

Et c 'est ce jour -là qu 'elle a disparu ? À l 'époque, vous avez tardé à

signaler sa disparition parce qu 'il lui arrivait de faire des escapades.

Elle partait longtemps ? Parfois plusieurs heures par jour.

Une fois ou deux, elle n 'est rentrée qu 'à la nuit tombée.

Où est -ce qu 'elle allait ? Elle devait faire des balades en forêt.

Mais vous ne savez pas exactement.

Elle adorait la nature.

Donc votre fille jouissait d 'une grande liberté.

Je vais vous dire que j 'en ai plus qu 'assez de tous ces reproches déguisés.

Ma fille était majeure et je la traitais comme on traite un enfant majeur. Ni

plus ni moins.

C 'est légitime, monsieur Hussler.

Qui pourrait vous le reprocher ? Tout le monde.

Ça, j 'en ai reçu des appels anonymes. D 'ailleurs, j 'en reçois encore.

On va se faire intéresser.

C 'est une unité de recherche qui a enquêté.

Ouais, une super unité de recherche qui a très vite décrété que ça ne valait pas

la peine de se mettre en quatre.

La petite Mongolienne a fait une fugue. Voilà leur conclusion.

Elle s 'est sauvée, point barre.

Non, elle n 'a pas fugué.

Il lui est arrivé quelque chose ce jour -là.

Et on va découvrir ce qui s 'est passé.

Le nombre de flics qui ont prononcé cette phrase devant moi, si vous savez,

commencé par ton frère.

Cette vidéo, où est -ce qu 'elle a été tournée ? Au centre d 'accueil qui la

prenait en charge.

J 'y travaille depuis longtemps.

C 'est vous qui avez filmé votre fille ? Marie n 'était pas ma fille.

Manfred m 'a épousée en seconde noce, comme on dit.

Vous la connaissiez bien, j 'imagine.

Oui.

Et donc votre ex -femme, la mère de Marie... La mère s 'est pendue.

Non, désolé, c 'est pas possible, j 'en peux plus.

Est -ce que Marie s 'était fait une nouvelle amie ? Je sais pas, elle avait

nouvelles activités ? Vous avez remarqué un changement ? La police nous a déjà

posé toutes ces questions à l 'époque.

Encore et encore.

Oui, mais il aurait cherché une personne disparue.

Aujourd 'hui, on sait qu 'elle est morte.

Et que c 'est certainement un meurtre.

Je n 'ai rien remarqué d 'étrange.

C 'était une enfant vive et très enjouée.

Oui, enfin une jeune fille, devrais -je dire.

Mon mari a tout laissé en état.

Moi, j 'aurais aimé pouvoir tourner la page, vivre normalement.

Comme la plupart des gens.

Marie ne peignait que les êtres qu 'elle aimait.

Elle était si sensible.

Oui.

Beaucoup de sensibilité.

Et de choix de vivre.

Vous vous y connaissez ? En art, non.

Ici, il ne s 'agit pas d 'une seule blessure. Elle a plusieurs traumatismes

s 'étendent de la poitrine au bassin.

Ça a dû être brutal.

Les côtes en se déplaçant ont endommagé les poumons et les artères.

Ça a causé une hémorragie interne ? Mortelle ?

C 'est difficile à dire après autant de temps.

Mais à mon avis, c 'est la cause de la mort. Et elle a été lente.

Vous voulez dire qu 'elle a été tuée puis jetée à l 'eau ? La mort est

avant, oui.

J 'ai autre chose.

Vous pouvez m 'aider à la retourner ? Ça, certainement pas.

Ah, bon, ça ira quand même.

Et puis, sur les talons, là. Vous voyez ? Oui, il y a des genres, des

gratineurs. Exact.

Mais l 'intéressant, c 'est ce qui s 'y trouve.

Regardez. Ce sont de petits graviers.

Ils viennent du fond du lac ? C 'est ce qu 'on aurait tendance à penser.

Seulement, la situation géologique du lac est bien documentée et ces graviers

viennent pas d 'ici.

Ils contiennent trop de sel pour que ça corresponde.

C 'est pas vraiment votre domaine, la géologie.

Vous vous impliquez sacrément.

J 'ai pris un coup sur la tête.

Cinq points de suture.

Ça motive, hein ? Vous pouvez m 'aider ? Bien sûr.

Ça va, là ? C 'est toujours un soulagement de savoir,

madame Hussler, même si la vérité est cruelle.

Pourquoi est -ce que l 'ex -femme de votre mari s 'est suscitée ?

Souvent, les parents d 'enfants handicapés ont l 'impression d 'être en

Ils se sentent coupables.

C 'est difficile à comprendre.

Non, je comprends.

Je vois très bien de quoi vous parlez.

Il a été question de votre frère. Qu 'est -ce qu 'il a à voir là -dedans ?

Joseph était l 'un des enquêteurs sur l 'affaire.

Il a toujours recherché Marie, jusqu 'à aujourd 'hui.

Pour son propre compte.

Je vois.

Merci, Mme Hussler.

Bon courage.

Salut à votre mari.

Au revoir. Au revoir.

Bonjour. Vous savez où je pourrais trouver M. Malter ? Oh, il est sûrement

bas, sur le ponton.

Pourquoi on devait se voir ici ? Les photos que vous m 'avez envoyées.

J 'y ai réfléchi, Tyler.

Ces marques sur les talons de la victime.

Pour moi, quelqu 'un l 'a soulevée et traînée sur le sol.

Les talons sont égratignés de haut en bas.

Oui, c 'est arrivé en transportant le corps. Sûrement, elle n 'avait pas de

chaussures.

Marie a agonisé longtemps.

Elle a subi un choc très violent à l 'abdomen et elle est morte d 'une

hémorragie interne. Oui, mais qu 'est -ce qui a occasionné ce choc ? Oui, c

la question.

Comment ont -ils fait pour perdre sa trace à l 'époque et conclure qu 'elle s

'était tout simplement enfuie ? Ça, c 'est ce qu 'on va lui demander.

Lui ? Qui ça, lui ? Joseph Malthus.

C 'est un ancien flic.

M. Malters ? Laissez -moi tranquille.

Qu 'est -ce que vous cherchez ? Allez -vous -en.

Police, M. Malters.

Moi aussi, j 'ai fait partie de la maison.

C 'est bien, ça va être plus simple. Vous savez comment ça se passe. Je sais

ça se passe plutôt mal, en général.

Non, c 'est charmant. Alors, qu 'est -ce que vous faites là ? Je suis en train d

'étudier des cartes des courants.

Des cartes des courants ? J 'essaie de me figurer la direction et la force des

courants sur la période récente. Ce qui m 'intéresse, c 'est de comprendre

pourquoi le corps de Marie s 'est retrouvé ici.

Ça permet de déduire le parcours de n 'importe quel objet ? Oui, bien sûr.

Ces cartes émanent de l 'Institut de Recherche de Langenhagen.

Ils scrutent les eaux du lac jour après jour, heure après heure même, depuis des

dizaines d 'années.

Si vous renseignez préalablement les données de temps, de lieu et de

leur logiciel vous fournira une simulation de l 'évolution des courants.

fascinant, n 'est -ce pas ? Marie a été assassinée ? C

'est ce que semblent confirmer les premiers éléments.

Elle est morte le jour de sa disparition ou très peu de temps après. C 'est ce

que vous avez conclu en la voyant dans sa robe rouge, j 'imagine.

Celle qu 'elle portait quand elle a disparu.

Un peu hâtif comme conclusion, parce que trois semaines après, elle envoyait

encore des lettres, même s 'il ne s 'agissait que de quelques mots.

Comment ça, des lettres ? Oui ? Vous voulez les voir ?

Qu 'est -ce qui se passe ? C 'est à vous que je dois ça ? Non, à moi.

Vous n 'avez pas le droit d 'être là. Foutez -moi le camp immédiatement.

Si, monsieur Malthus, j 'ai le droit d 'être là.

Entrave à l 'enquête. Non, mais c 'est une blague.

L 'ordinateur, on l 'embarque aussi.

On a trouvé chez vous des choses qui nous appartiennent.

Quatre mètres linéaires de dossiers que vous avez sortis des archives.

Concernant l 'affaire Marie Russelard ? Oui.

Apparemment, en quittant le poste après son dernier jour, il a emporté un petit

peu de lecture.

Plus personne ne se préoccupait de retrouver Marie. Plus personne ! Parce

conclusion officielle de l 'enquête, c 'était qu 'elle avait fugué.

Alors, elles sont où, les lettres de Marie ? Là -dedans, au troisième tiroir.

En partant du haut.

Vous n 'avez jamais laissé tomber, vous.

Marie était ma nièce.

Vous conservez les preuves ici ? Les originaux ? C 'est pas vrai, ça. Il n 'y

avait même pas d 'empreintes sur les lettres. Enfin, si, sur la quatrième,

elles avaient déjà été relevées depuis longtemps.

Salut, là.

Et c 'est tout ? Ah oui, mais les empreintes sont bien celles de Marie.

pourquoi vous croyez qu 'ils ont choisi de clore l 'enquête ? L 'écriture a été

authentifiée ? Non.

Vu son handicap, une analyse graphologique n 'aurait rien donné.

Mais ça ressemblait à plein d 'autres choses qu 'elle avait pu écrire.

Sauf qu 'elle était sûrement déjà morte. Oui, entre -temps, j 'ai compris,

merci.

Balters a demandé son transfert dans l 'unité de recherche chargée de retrouver

Marie dès sa disparition.

Et quand la fameuse unité s 'est avouée vaincue et a décidé d 'interrompre les

recherches, il n 'a fait ni une ni deux, il a demandé sa retraite anticipée.

Vous l 'avez entendu.

Il a continué tout seul.

Parce que c 'était sa nièce.

Il ment.

Il faudrait qu 'on vérifie s 'il se faisait payer par Heusler.

Clairement, il y a un truc qui cloche.

Réfléchissez -y, Oberländer.

Malthus n 'était même pas encore de la famille quand elle a disparu. Il n

pas vraiment de lien.

Heusler était avec la mère de Marie à l 'époque. Yasmine n 'est arrivée qu

'ensuite. Façon de parler, c 'est tout.

Qu 'est -ce que ça change ? Rien. Toujours est -il qu 'il a volé des

Ouais, bon.

Des dossiers classés depuis longtemps.

Et reconnaissez qu 'il a raison.

Tout le monde s 'est désintéressé de l 'affaire. Il n 'a fait qu 'étudier des

preuves, au final.

Oui, ou bien il les a manipulées, ou il les a fait disparaître.

Leur unité de recherche aura été d 'une inefficacité monumentale.

C 'est mon impression, en tout cas.

Allez, suivez.

Eh bien, allez, réessayez.

Pourquoi il s 'accroche à cette guimbarde ? Ça, j 'avoue que j 'ai pas

réussi à percer ce mystère.

Marie riait tout le temps.

Je l 'entends encore.

Oui, moi aussi.

Je venais à peine d 'arriver quand elle a disparu.

Quelle tragédie.

La police a quelque chose ? Une piste ? Tu penses qu 'ils ne découvreront ce qui

s 'est passé ? Oui, je l 'espère.

Ils supposent que c 'est un meurtre, mais on n 'en sait pas plus.

Pauvre Marie.

Tu sais, j 'aurais trouvé normal qu 'aujourd 'hui, tu ne viennes pas

Non, ça me fait du bien d 'être là.

Plutôt que chez moi, tourné en.

Merci d 'avoir poussé le combi comme le chèque. Il s 'est remis à ronronner.

Super. Bon, moi j 'ai eu un mal de chien à évaluer la longueur des chaînes à

partir de ce cliché flou et sous -exposé. Je suis heureux de l

On fait quoi ? Vous voulez déposer une plainte ? Peut -être pas, ça changerait

quelque chose.

Et j 'ai quand même réussi à l 'évaluer en me basant sur la longueur, l

'épaisseur et le nombre des maillons, sachant qu 'on a le même nombre pour

chaque chaîne.

La longueur d 'un maillon, moins l 'épaisseur divisé par deux et le chèque,

'il vous plaît.

Arrêtez, je ne comprends rien.

Conclusion ? Même longueur pour les deux chaînes, 1 ,50 m.

1 ,50 m.

On peut trouver ça n 'importe où.

Et pourquoi ne pas l 'avoir attaché avec une seule chaîne ? Sûrement parce que

ces chaînes étaient à portée de main et servaient à autre chose ? Oui, sûrement.

Au fait, les déclarations de Malters coïncident avec les rapports d 'enquête

l 'époque.

Ah, et ils disent quoi ? Jusqu 'à l 'arrivée des lettres...

Les collègues avaient décidé de ne rien exclure.

Enlèvement, viol avec blessure mortelle, accident, meurtre avec préméditation.

En gros, ils naviguaient dans un flou total.

Absolument, ils n 'avaient que des hypothèses. Mais à un moment, il y en a

qu 'ils ont privilégiée.

Tiens donc, et c 'était laquelle ? Le meurtre.

Finalement, la personne soupçonnée n 'a pas été inquiétée puisqu 'ils avaient

reçu des preuves de vie.

Elisabeth Ludwig.

Madame Ludwig n 'était pas vraiment en bons termes avec, je cite, la merdeuse

Mongolienne et son enflure de père.

Je crois que je vais l 'adorer celle -là.

Merci.

Merdeuse de Mongolienne.

Regardez, c 'est elle.

Elisabeth Ludwig.

Elle était très remontée contre Marie.

Peut -être qu 'elle l 'est toujours.

Une petite seconde.

Ça y est, c 'est bon ? C 'est bon.

Vous êtes Madame Ludwig ?

Vous avez réservé ? Non, on est simplement de passage.

Est -ce qu 'on pourrait juste vous poser... Ça me pose pas de problème. 100

euros de l 'heure, parce qu 'après, je dois changer les draps.

Je vous demande pardon ? C 'est comme ça, ma mignonne.

Je suis pas une cradeau. J 'applique les règles de l 'hôtellerie. Parait que ça

se fait.

Les règles du code pénal, en revanche... Quoi ? Je crois que c 'est nettisme.

Parait que ça se fait.

Ah, les poulets.

Je me demandais quand vous alliez débarquer.

Donc, vous savez pourquoi on est là ? Tous mes clients sont repartis.

Bizarrement, ça ne leur a pas plu l 'idée d 'un cadavre dans les eaux du

Même à l 'état de Maccabée, elle arrive encore à faire du tort à mon affaire.

Marie Heussler ? Écoutez, je n 'ai rien contre les Mongoliens et autres débiles.

Mais elles faisaient beaucoup de tort à mon établissement. Je ne voulais pas d

'une attardée mentale dans les pattes de mes clients. Vous allez me mettre en

prison pour ça.

Elle manque légèrement de compassion.

De compassion, oui, entre autres.

On ne parle plus de mongolisme aujourd 'hui.

Ça s 'appelle trisomie 21.

Et ces gens sont des handicapés, pas des débiles mentaux.

Certains font même des études universitaires.

Super, pourquoi j 'ai droit à cela, Gus ? C 'est pour vous inciter à ne plus

déraper, madame Ludwig.

Sinon, c 'est moi qui vais déraper et il ne faudrait mieux pas qu 'on en arrive

là.

C 'est des menaces ? Ah, on s 'est compris. C 'est merveilleux.

On va pouvoir avancer.

Pourquoi cette haine envers Marie Heussler ?

Regardez ça. C 'était le lendemain de l 'incendie.

Quel incendie ? Elle s 'est amusée ici avec des allumettes. Voilà le résultat.

Qu 'est -ce qu 'elle faisait chez vous ? Elle arrêtait pas de venir.

Rien que pour emmerder les clients. Une vraie plaie. Elle était dingue de mon

chien. Elle l 'emmenait tout le temps en promenade. C 'est gentil, ça.

Je lui avais rien demandé, moi.

Les... Trisou, je sais pas quoi.

C 'est leur truc. Ils adorent les bêtes.

Scornio était censé garder la maison, pas jouer les putains de chien de

thérapie. Elle me faisait le coup tous les jours. Elle se pointait et elle l

'emmenait dans la forêt.

Parlez -nous de l 'incendie.

J 'ai vu Marie, j 'ai vu de la fumée et j 'ai vu le feu.

L 'assurance a payé, ça oui. Mais vous croyez qu 'Oilfler se serait excusé pour

son petit trésor ? Vous avez chassé Marie plusieurs fois et vous l 'avez

frappée. Des hondis, des mensonges. Il y a eu des signalements et des plaintes.

Peut -être, mais il n 'y a pas de preuves parce que je n 'ai rien fait.

C 'est son père, ne cherchez pas.

Vous ne lui passeriez pas des coups de fil anonyme par hasard pour l 'accuser ?

C 'est Hussler qui a balancé sa fille dans le lac à l 'époque, c 'est sûr.

Moi, je crois qu 'il l 'aimait beaucoup.

Il n 'a pas vraiment sombré dans le chagrin.

Il a toujours aimé amasser les sous, mais à partir de ce moment -là, plus que

jamais, je peux vous le dire. Vous parlez d 'un crime. Je trouve ça

'est tout.

Ça vous va bien de dire ça.

C 'est clair qu 'il était plus heureux sans son boulet. Ça lui laissait plus de

temps pour faire du fric.

Il a sorti un nouveau bateau. Vous savez comment il l 'appelait ? Marie.

Et dans le prospectus, il racontait une histoire à faire pleurer. Foto à l

'appui. Oui, parce qu 'il voulait retrouver sa fille par tous les moyens.

Mais oui, c 'est ça.

Son rapio de luxe, il l 'a sorti en série.

Le bateau de la disparue.

Tous les connards pleins de fric se sont jetés dessus, vous pensez bien.

Il n 'y a pas à dire, il l 'a joué très fine au Explorer.

Sa fille disparaît et sa femme du même coup. Comment ça, sa femme du même coup

Pour elle non plus, il n 'a pas dû verser une larme. Il fricotait déjà avec

deuxième femme du temps de la première.

Ce sale type ne recule devant rien.

Et le chien dans tout ça ? Pour lui, je n 'ai rien touché du tout.

Et je ne l 'ai jamais revu.

C 'est invraisemblable un truc pareil.

On croit rêver.

Franchement, ce n 'est pas possible.

Bon. Ne touche pas à ça.

Excusez -moi, je vais le faire.

Si vous voulez qu 'on en parle...

Même toi, tu n 'as pas su m 'être fidèle.

Sale dégât.

Qu 'est -ce que tu viens faire ? T 'excuser ? Faudrait qu 'on discute.

Comment t 'as pu te persuader que Marie était toujours vivante ? On avait ses

lettres et j 'ai l 'impression de l 'avoir trahi toutes ces années.

Tu comprends, Joseph ? Tu en es voulu. Je lui ai fait des reproches. Tous les

jours, pendant 15 ans, bordel de merde.

Pour m 'avoir abandonné, j 'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir. J 'ai

travaillé sans relâche. Marie n 'est pas partie. En fait, elle était morte. Tu

peux continuer à m 'engueuler.

Non.

Corina ne se serait peut -être pas pendue si elle avait su. Arrête n

quoi.

C 'est l 'incertitude qu 'elle n 'a pas supporté.

Tu n 'auras plus rien, c 'est fini.

Tu n 'auras plus un euro.

Voilà, je te le dis comme ça, c 'est bien clair.

Qu 'est -ce que tu crois que toutes ces années j 'ai fait ça uniquement pour l

'argent ? Toutes ces années ? T

'es vraiment un sale connard.

Un connard sans cœur.

Comme ils disent tous.

C 'est, comment vous diriez -vous, pas moche comme endroit ?

Monsieur

Wolfhard ? Est -ce qu 'on peut ?

Oui, oui, allez -y.

Oberlander, police criminelle. Ma collègue, Anna Zeiler.

Bonjour.

Bonjour. Bonjour.

On aimerait vous parler d 'une jeune fille qui a fréquenté ce centre.

Le corps qu 'on a repêché hier.

Marie Heussler. C 'est ça.

Vous auriez quelques minutes ? Oui, bien sûr.

Je crois que vous êtes arrivé ici peu avant la disparition de Marie.

C 'est exact ? En effet.

Mais je ne me souviens pas de grand chose, en fait. Il vaudrait mieux que

voyiez avec ma collègue, Yasmine Heussler.

C 'est marrant.

Dès qu 'on interroge quelqu 'un, il se défile.

J 'aimerais bien savoir pourquoi.

Ce ne sont pas des souvenirs agréables.

Quand on débute sa carrière avec une disparition.

Je comprends.

Continuez.

Manfred Hochler faisait régulièrement des donations au centre.

100 000 euros par an exactement.

Il faut savoir que nous fonctionnons principalement grâce aux dons.

Monsieur Hochler était notre principal donateur.

L 'année où Marie a disparu, il ne vous a pas viré ces 100 000 euros comme d

'habitude. Il les a directement retirés de son compte en banque. Pourquoi il

vous a payé en liquide cette fois -là ?

Il ne nous a rien versé.

Bonjour, Peter.

Yuri. Bonjour, ça va ? Tu en as de jolies feuilles.

Bonjour.

Coucou, Peter.

Alors, ces vacances, c 'était bien ? Oui. Génial, je suis content. On se voit

plus tard ? Oui.

Juste une petite seconde. Après, je viens. Très joli. On les mettra dans l

'herbier, d 'accord ? Oui.

Super.

Non, nous n 'avons rien reçu de lui cette année -là.

Quelques jours après la disparition de Marie, il s 'est retiré de la liste des

donateurs. Et je me souviens qu 'il ne l 'avait même pas inscrite pour l 'année

suivante.

Apparemment, il ne voulait plus qu 'elle vienne ici.

Parce qu 'elle avait disparu ? Je ne saurais pas vous le dire.

J 'ai vraiment l 'impression que Marie se sentait très bien dans notre centre.

Elle aimait ce jardin et être près de la forêt.

Vous savez ce qu 'elle faisait dans la forêt ? De longues promenades.

Elle était très éprise de liberté et de nature.

C 'était ce qui lui convenait.

Ici, elle se sentait chez elle.

Heusler n 'avait pas renouvelé l 'inscription de Marie.

Et il avait arrêté les donations.

Mais l 'argent a été retiré.

Qu 'est -ce qu 'il a fait de ces 100 000 euros ? C 'est à se demander si à ce

moment -là, il n 'était pas certain qu 'elle ne reviendrait jamais.

Peut -être qu 'il joue la comédie.

Il y a cette vidéo qu 'il regarde depuis 15 ans. Il se la repasse en boucle.

C 'est bizarre quand même.

Vous pensez que ça ferait partie d 'un genre de mise en scène ? Pourquoi pas ?

C 'est

ultra douloureux de ne pas savoir ce qui s 'est passé.

C 'est pire que n 'importe quelle certitude.

Ça va, mon chéri ? Qu 'est -ce que tu fais ? La chambre de Marie, je la

transforme en salle de sport.

Chéri.

La police vient de m 'apprendre que ma petite fille était morte d 'une

hémorragie interne.

Elle a sûrement agonisé pendant des heures.

Plus je prends soin de la mettre à l 'abri de l 'air, plus j 'ai de temps

travailler.

Ce n 'est pas ça la fameuse surprise que vous m 'aviez promis, j 'imagine ? Pas

si rose.

Qu 'est -ce que c 'est ? Eh bien, un plomb de chasse.

Fiché dans l 'hypoderme. Bon, c 'est pas dramatique, mais... Un plomb de chasse,

vous trouvez pas ça dramatique, vous ? Il est entré de biais sans faire de

dégâts. Ça va.

Quelqu 'un a tiré sur cette jeune fille. Y a que vous dans votre sous -sol pour

ne pas trouver ça dramatique.

Nous avons un plomb et nous avons des égratignures.

Sur les talons, c 'est ça ? C 'est ça.

Ce sont les deux seules lésions externes. Cela dit, elles sont très

l 'une de l 'autre.

La cire, autrement dit la masse lipidique, a complètement entouré et

le plan.

Mais... Mais pas les égratignures au talon.

Non.

Comment ça se fait ? Ça, pour l 'instant, j 'en sais rien. Mais j 'ai

autre chose. La victime était enceinte de cinq semaines.

Une fille enceinte, c 'est encore plus de contraintes.

Un enfant ne peut plus se gérer.

Je ne sais pas, peut -être qu 'il a trouvé que la coupe était pleine.

Après tout, les parents d 'enfants handicapés ne sont pas forcément des

dévoués.

Il faudrait qu 'on réinterroge Heusler.

D 'accord.

Mais pas aujourd 'hui.

Demain. Je dois rentrer chez moi.

Enfin, j 'ai envie de rentrer chez moi.

D 'accord.

Rien à redire.

Même pas un petit commentaire.

C 'est l 'ordi de Joseph Malters.

Comme la Tchèque veut le récupérer.

D 'accord.

Oula.

Je trouve que ça fait beaucoup de d 'accord. Qu 'est -ce que vous faites, là

11 septembre 1994.

Le jour du drame sur le lac.

Quand votre mère s 'est noyée.

Vous menez une enquête personnelle, là, non ?

Vous persistez à rechercher votre père ? La simulation est très parlante.

Regardez.

C 'est arrivé ici.

Le vent et les fourrants auraient dû tout emporter vers là -haut.

Or, le gilet de sauvetage de mon père a été retrouvé ici.

Donc, il a forcément nagé jusque -là.

Ok.

Bon, imaginons qu 'il ait survécu.

Pourquoi aurait -il disparu ? Non, ça n 'a aucun sens, Tyler.

Vous voulez être fixé, c 'est normal.

Mais j 'ai peur que vous vous en têtiez pour rien.

C 'est peut -être simplement le besoin d 'y croire.

Bien.

Alors, bonne soirée.

Bonne soirée.

Coucou, ma chérie.

Ça va ? Viens t 'asseoir.

De la salade ? Encore ? Avant de se plaindre en gouttes, pour voir si on

C 'est chouette qu 'on puisse remanger ensemble.

Ça fait plaisir.

Désolé. J 'étais en train de poursuivre le travail.

Bon bah fais -toi une tartine si t 'aimes vraiment pas ça.

Trisomie 21.

Ça réveille des trucs.

Il est très élégant. Je l 'adore. On a la batterie de secours.

Je vous laisse avec Jürgen.

On repart dans la soirée, c 'est possible ? Bonjour.

Tyler, police criminelle. On s 'est parlé au téléphone.

Est -ce que vous en savez plus ? Oui.

Vous n 'êtes pas bien vu.

Là, vous ne m 'apprenez rien.

Au centre, on nous a dit que vous n 'aviez pas réinscrit Marie pour l 'année

suivante.

Vous étiez au courant qu 'elle ne réapparaîtrait jamais ?

Alors ça, je vais vous dire, c 'est vraiment au -dessous de tout.

Les collègues de ma femme m 'accusent tout simplement d 'avoir commis un

ignoble et en plus prémédité.

D 'accord, suivez -moi.

Entrez.

Par ici.

Ça, ça m 'évoque ma fille.

Mais certains sont prêts à y voir de l 'art.

C 'est la toute première aquarelle de Marie et aussi malheureusement la

dernière. Et donc ? Elle avait décroché une bourse d 'études en Angleterre.

Ce qui explique que vous ne l 'ayez pas réécrite au centre.

Voilà.

Vous renoncez à votre donation annuelle et vous vous jetez dans le travail.

Ça ne passe pas inaperçu.

Certains se sont dit qu 'après tout...

Vous goûtiez une liberté retrouvée ? Ça c 'est sûr, je me suis jeté dans le

travail.

Je me suis démené comme un dingue. Qu 'est -ce que vous auriez fait à ma place

pour oublier la douleur ? Et les 100 000 euros ? Pourquoi vous en avez eu besoin

tout à coup ? Quoi ? Je dois aussi me justifier pour ce que je dépense ou pas

On a fait une petite vérification.

Vous avez retiré 100 000 euros sur votre compte.

Peu après la disparition de Marie.

C 'est pourquoi cet argent ?

Ces sous -vêtements sont ceux de ma fille.

J 'y ai cru et j 'ai payé, pas un mot à la police, cent mille euros si je

voulais revoir Marie vivante.

Aucun dossier ne mentionne qu 'on vous a fait chanter.

Je n 'avais pas confiance, je n 'ai pas voulu en parler à l 'époque.

Parce qu 'au final, c 'était du bluff.

Peu après, les lettres de Marie sont arrivées et il m 'a paru évident que c

'était quelqu 'un qui voulait profiter de la situation pour se faire du fric.

Il ne s 'est pas remanifesté.

Les lettres étaient fausses, monsieur Whistler.

Oui, c 'est quelque chose qu 'on sait aujourd 'hui. Aujourd 'hui, tout le

le sait. La police le sait. Vous, là, bien sûr que vous le savez. Et je le

aussi aujourd 'hui, mais pas à l 'époque.

À l 'époque, tout le monde pensait qu 'elle était juste partie en vadrouille.

Moi, comme les autres.

Et vous n 'avez jamais mis qui que ce soit au courant.

J 'avais honte.

Je ne sais pas si vous pouvez vous imaginer ce que c 'est.

J 'avais honte parce que tout le monde se mettait en quatre pour rechercher ma

fille. Mon beau -frère la recherchait de toutes ses forces.

Du matin au soir.

Marie était enceinte.

Et vous qui pensiez qu 'elle ne faisait que se promener en forêt.

Sortez d 'ici.

Je vous emprunte ça.

Il semble bien que ce soit les sous -vêtements de Marie Rissler.

Oui, c 'est logique.

Quand on l 'a retrouvée, elle n 'avait qu 'une robe sur elle.

Est -ce qu 'il s 'agit d 'un cas d 'enlèvement ? Qui aurait mal tourné ?

Je crois qu 'il faudrait élargir le champ d 'investigation.

C 'est peut -être pas la peine.

Madame de la pension, vous m 'avez demandé de m 'intéresser un peu à ces

affaires. Je vous l 'ai demandé et je dis que ça me rendrait service.

D 'accord.

Très bien, c 'est notre meilleure piste jusqu 'ici.

Cette chère dame détestait Marie, mais elle l 'a utilisée pour se remettre à

flot.

Vous lui rendez une petite visite.

Elle vous plaira, vous verrez.

C 'est un ange.

Et vous alors, pendant ce temps -là ? Je dois aller au garage.

Ils peuvent faire quelque chose ? Faire quelque chose ? C 'est le contrôle

technique. C 'est bien de croire au miracle.

Je vous écoute.

Vous voulez du sucre ou un peu de lait ? Oui, du lait, merci.

D 'accord, du lait.

Bon, on en est.

Vous avez fait connaissance ? Qu 'est -ce que vous racontiez ? Je trouve Mme

Ludwig très gentille.

Alors vous êtes de la clique.

Nous avons d 'autres questions.

Encore.

3 ,50 le café.

J 'aimerais bien un reçu, s 'il vous plaît.

Et moi j 'aimerais avoir la peine, comme quoi on n 'a pas toujours ce qu 'on

veut.

Après l 'incendie, vous avez déduit de vos impôts les frais de reconstruction.

Et alors ? Alors ça nous a permis de connaître la somme exacte.

Oh, je suis morte de peur.

100 000 euros.

Ça ne venait pas d 'un héritage, ni de l 'assurance.

Vous avez fait chanter Manfred Häusler, encaissé l 'argent, et personne ne vous

a soupçonné. Vous aviez déjà frappé Marie.

Cette fois -là, vous avez dû y aller trop fort. C 'est n 'importe quoi.

Elle meurt, vous en profitez, et vous êtes persuadé, aujourd 'hui encore, que

cet argent vous revenait de droit.

Je vous parie un café.

Qu 'on retrouvera votre ADN sur ces sous -vêtements.

Cette merdeuse de Mongolienne, elle m 'en aura fait voir.

Une fois, je lui ai collé une claque parce qu 'elle refusait de foutre la

mon chien, mais c 'est tout.

Je lui ai pas fait de mal, et en tout cas, je l 'ai certainement pas

Et ces sous -vêtements, elle les aurait laissés chez vous par erreur ? Je les ai

trouvés en faisant le ménage dans une des chambres.

Tiens donc, et comment expliquez -vous ça ? C 'était une pute, elle venait

retrouver un homme qui restait là un petit moment, en demi -pension.

Un homme ?

Ouais. C 'était pas mes oignons, ça. À quoi ils ressemblaient ? C 'est vieux,

sais plus, moi. Mais vous avez gardé les sous -vêtements.

Je me suis dit que ça pourrait servir à en foutre un couard aux fleurs.

Histoire qu 'ils se rendent compte que sa tarée de fille venait faire n

quoi chez moi.

Vous avez des registres de l 'époque ? Tout ça, c 'était il y a quinze ans.

J 'avais dit des centaines de fois à son enfoiré de paternel que je ne voulais

plus l 'avoir chez moi.

Mais même après l 'incendie, elle a continué à venir.

Puis elle a disparu. Qu 'est -ce que vous voulez ?

Moi, j 'ai saisi ma chance.

Il y a prescription, alors aux fleurs, je l 'emmerde.

Et vous avec.

C

'est pas

croyable.

C 'est bon, j 'ai ma vignette. Il a passé le contrôle technique.

Alors ?

Marie voyait un homme à la pension.

Et Mme Ludwig ne sait plus qui c 'était ? Non.

Il y a certainement des registres, j 'en sais rien, une trace écrite.

Vous rigolez ? C 'est la reine de l 'à -peu -près et de la magouille.

Je sais à qui on peut demander.

À Marie.

Bah oui, après tout, c 'est elle la mieux placée.

Mon mari m 'a dit que Marie avait agonisé très longtemps.

C 'est vrai ? Il semblerait, malheureusement, oui.

Vous nous avez dit qu 'elle ne peignait que les personnes qu 'elle aimait.

Oui.

Mon mari a fait des annotations derrière chaque toile, avec les noms des

personnes et la date à laquelle ça a été réalisé. D 'accord.

Ça, c 'est le grand -père de Marie.

Ça, c 'est Manfred.

Notre voisin.

Ça, c 'est le chien de Mme Ludwig.

Oui. Oui, c 'est ça.

Ici, je vois aucun nom.

Un octobre, il y a 15 ans.

Ça pourrait correspondre, qui sait ? Je n 'en ai aucune idée.

Visage rond, mèche sur le côté, les yeux rapprochés.

On dirait votre directeur.

Maintenant que vous le dites...

Ça m 'a tout l 'air d 'une cicatrice, ça.

Hop, hop, hop, hop.

Et un, deux, trois, quatre.

On est trop fort.

Demain, spectacle.

Je vous attends à onze heures pétantes. À demain, tout le monde.

Monsieur Wolfhardt. C 'est bien. Allez, à demain.

Vous avez subi une intervention au niveau de l 'abdomen.

Je vous demande pardon.

Oui, j 'ai été opéré de l 'appendicite il y a un moment de ça.

Vous couchiez avec une de vos protégées.

Comme entrer dans la vie active, c 'est pas désagréable.

Marie vous a peint dans le plus simple appareil. C 'est pour ça qu 'il fallait

qu 'elle meure, monsieur Wolfhard.

Parce qu 'elle était enceinte.

Oui. De vous.

Soyez certain que l 'ADN le confirmera.

On s 'aimait, Marie et moi.

Tout nous l 'interdisait.

Mais on s 'aimait quand même.

C 'était une âme pure.

Elle m 'a redonné envie de rire.

Et de vivre.

On a montré votre photo à Madame Ludwig et elle vous a reconnue.

Vous avez passé plusieurs semaines à la pension ? Oui, en arrivant, j 'ai loué

une chambre chez elle le temps de trouver un appartement.

Marie et vous vous êtes retrouvés là -bas le jour de sa disparition ?

Oui.

Donc vous êtes la dernière personne à l 'avoir vue vivante.

Non, je ne crois pas.

Pourquoi ? Elle m 'a appelé.

Comment ça, appelé ? Je lui avais prêté mon téléphone.

Je pensais que c 'était plus sûr parce que le chemin était escarpé jusqu 'à

elle. Et il se trouve que j 'avais un téléphone dans ma chambre. Et qu 'est

qu 'elle vous a dit ? C 'était souvent difficile de la comprendre au téléphone.

Elle était dans tous ses états.

Elle avait l 'air d 'avoir très peur.

Ah oui ? Mais peur de quoi ? Un ami est en danger.

Et il me semble que c 'est ce qu 'elle a dit.

Dans la forêt.

Ce n 'est pas pour autant que vous n 'êtes allé voir.

Un ami en danger.

Et vous, vous n 'en avez parlé à personne pendant toutes ces années. Elle

mon téléphone. Et vu que notre amour devait rester secret, j 'étais coincé.

En plus, tout le monde était persuadé qu 'elle allait revenir.

Ce fameux ami.

Marie s 'exprimait parfois difficilement, mais je crois qu 'il s

Ralph.

Ralph ? Ou Rolf.

Madame Ludwig ?

Manfred, je t 'en prie.

Bonjour.

Monsieur Malters ? Désolé, je reviens, c 'est les collègues.

Bonjour.

J 'avoue que vous tombez mal.

Oui, je sais, on tombe souvent mal.

Marie a passé un coup de fil le jour de sa mort.

Elle remontait vers chez elle avec un chien.

Sur votre territoire de chasse.

Bonjour.

Et alors, où voulez -vous en venir ? Elle a dit qu 'il était arrivé une chose

terrible et dans sa hanche, on a retrouvé un plomb de chasse.

Alors, on a additionné deux et deux.

Enfin, vous savez comment ça fonctionne.

Vous avez d 'abord tiré sur le chien ?

Tu ne l 'as jamais recherché. C 'est toi qui l 'as tué.

Manfred. Manfred.

C 'était un accident, Manfred.

C 'est ce chien. J 'ai vu un chien tout seul. Souvent, les chiens errants

attaquent le gibier.

Je n 'ai pas vu que Marie était avec lui.

Je veux t 'entendre le dire.

Je veux que tu me dises ce que tu as fait à ma fille.

Monsieur Isler.

Je n 'ai pas fait de mal à ta fille.

Je te le jure.

Marcel, notre fils s 'appelait Marcel.

Monsieur Hitler.

Il souffrait d 'un tas de complications liées à la trisomie 21.

Il était constamment malade.

On s 'occupait de lui de toutes nos forces, mais... Il est mort à trois ans

seulement.

En tant que parent, on se fait un tas de reproches.

On n 'a pas fait ce qu 'il fallait, ou on aurait dû faire plus.

Ce qu 'on veut tous, c 'est offrir les meilleures chances à nos enfants.

Et puis on a un petit être qu 'on n 'arrive pas à sauver.

On est totalement impuissants.

Ça fait mal, ça vous rend dingue.

Je sais très bien ce que vous ressentez, monsieur Rissler, croyez -moi.

J 'étais assis là -haut.

Ce jour -là.

La forêt était plus dense.

Elle n 'était pas rasée, là.

En tout cas, il n 'y avait pas ces grandes coupes.

Ça a changé.

Je n 'ai pas vu que Marie était là.

On avait pas mal de problèmes à l 'époque avec des chiens errants qui s

'attaquaient aux gibiers.

J 'ai entendu quelque chose qui s 'agitait.

J 'ai braqué mon fusil sur le chien et... Vous avez tiré.

Et ensuite ? Marie s 'est mise à hurler.

Elle poussait des cris incroyablement stridents.

Je ne lui aurais jamais fait de mal, jamais.

Et tout à coup, elle a filé en direction du sous -poids.

Impossible de la suivre.

Elle courait tellement vite.

Elle courait, courait, toujours plus loin.

Jusqu 'au moment où ses cris ont fini par s 'arrêter.

Je l 'ai cherché pendant une journée, et puis des semaines,

et puis des mois.

Aujourd 'hui, ça fait 15 ans que je traîne cette culpabilité.

Ça va ? Il est confortable, mon siège ? J 'ai quelque chose pour vous.

Les deux seules lésions externes, comme les a appelées notre chère docteur.

Premièrement, la mini -plée occasionnée par le plomb, c 'est rien du tout.

Et comme tout le corps, elle a été recouverte d 'une couche de cire.

Et deuxièmement, sur les talons, on a ces égratignures longilignes incrustées

tout petit gravier.

Et ? Ce n 'est justement pas « et » qu 'il faut dire. C 'est « mais ». Mais pas

de cire sur les égratignures.

Conclusion ? Vous avez la réponse, non ?

Le cadavre ne s 'est pas nécessairement momifié dans les eaux du lac.

Qu 'est -ce que vous dites ? Le phénomène peut se produire ailleurs. La

décomposition est stoppée tant que le corps est à l 'abri de l 'air. Et

il suffit d 'un milieu très humide et argileux.

Pourtant, on a retrouvé son corps dans le lac.

Oui, mais on a pu l 'y jeter alors qu 'il était déjà momifié depuis longtemps.

Il y a peut -être des années qu 'elle était enterrée quelque part ? Oui.

pourvu que le lieu en question ait été assez humide.

Les traces sur les talons forment des genres de sillons.

On peut en déduire que la momie a été transportée jusqu 'au lac, traînée,

qu 'elle.

D 'accord, mais pourquoi ? Parce que quelque chose troublait le repos de la

morte. Quelqu 'un l 'aurait découverte.

Et au lieu de quelques os, c 'est une momie qui sort de terre.

Ça a dû lui faire drôle à l 'assassin.

On a revérifié, monsieur Malters, les quatre lettres sont fausses. Et

effectivement, on n 'a pas trouvé d 'empreinte. À part sur la quatrième.

À quel moment est -elle arrivée, celle avec les empreintes de Marie ? Ça ne

évoque rien.

Au moment où votre équipe a commencé à douter de la thèse de la fugue et à

soupçonner un crime.

Qu 'est -ce que vous insinuez ? Simplement que ça vous a poussé à

quinze ans dans la mauvaise direction.

Et j 'en suis vraiment désolé.

comprendre que le meurtrier connaissait l 'avancée de l 'enquête. Oui, c 'est

exactement ce qu 'il faut comprendre.

Il n 'y a qu 'à son beau -frère que Malter s 'est parlé de l 'enquête.

Il tenait Rusler informé de tous les détails.

Les graviers dans les égratignures de Marie.

Au centre d 'accueil, il y a bien une allée de graviers, non ? Et les jardins

joux de la forêt.

Oui.

Instinctivement, elle a couru vers un lieu rassurant, c 'est logique.

Bon, le matériel, là, c 'est pour quoi exactement ? Ce sont des travaux d

'assainissement de l 'étang, mais pour l 'instant, c 'est mis en attente.

Ah bon, pourquoi ? À cause du bruit.

Il faut intervenir à l 'intérieur de la grotte, et quand ils ont sorti les

marteaux piqueurs, ça a été infernal. Du coup, c 'est reporté aux prochaines

vacances. Qui l 'a décidé ? Ça aurait fait une animation pour nous protéger.

Monsieur Wolfhard, qui ? Madame Häusler. Ça l 'a mis très en colère.

Je n 'avais pas le choix.

Elle est où, la grotte ? Là -bas, l 'entrée est sur la droite.

Amenez -le à la voiture.

Attendez, je m 'en charge.

Ça va aller ? Oui, oui.

Solarchileux, humilité, ça colle parfaitement.

Ouais.

Ça a été son tombeau pendant 15 ans.

Incroyable.

Ok.

Admettons que Yasmine Hussler ait tué Marie il y a 15 ans. La question, c 'est

pourquoi ? Peut -être que la vieille maigère avait raison.

Ça expliquerait tout.

Ah ouais ? Vous croyez ? Ouais.

Peut -être qu 'elle était la maîtresse de Hussler depuis un moment, avant la

mort de Marie, et qu 'elle en voulait plus.

Mais lui, il ne voulait pas quitter sa famille.

Et on peut imaginer qu 'il est tenu au courant des avancées de l 'enquête.

C 'est du papier à l 'aquarelle ? Oui, et alors ? On ne s 'est jamais demandé

comment les empreintes de Marie s 'étaient retrouvées sur cette feuille.

Ce qui est la seule aquarelle qu 'elle ait jamais réalisée.

Son père vient de nous le confirmer.

Vous lui avez téléphoné ? À l 'instant ? Oui, pourquoi ? Vous lui avez parlé de

la lettre écrite sur ce papier ? Oui, bien sûr. Monsieur Reussler n 'est plus

suspect. Bordel.

Yasmine Reussler doit être à l 'atelier de son mari.

Reussler est au courant.

Comme le Tchèque, enfin, il n 'est pas stupide, il doit bien se douter de ce qu

'on pense.

Ah bon ? Mais c 'est quoi ce qu 'on pense ?

Yasmine ! Il

y avait les empreintes de Marie là -dessus.

Tu les as utilisées pour faire cette fausse lettre. De quoi est -ce que tu

parles ? Ils m 'ont demandé avec qui je discutais de l 'enquête à l 'époque.

Seulement avec Corinna.

Et avec toi.

Tu restes là !

Je t 'en prie, Yasmine, dis -moi que ce n 'est pas vrai.

Pitié, dis -moi que je ne partage pas ma vie depuis 15 ans avec la meurtrière de

mon enfant chéri.

Tu l 'as pleuré avec moi, tu te souviens ?

Je vais voir dans le bureau, ok ? Ouais, très bien.

Bacteur ! Vous êtes là ?

Ça

y est là ! Regardez.

Et merde.

Vous vous séparez, vous fouillez tout, l 'atelier et la maison. Bien.

Il y avait un bateau ici. Il n 'y est plus.

J 'ai besoin de vous, Tyler.

S 'il vous plaît.

S 'il vous plaît.

Venez.

Je vous tiens.

C 'est bien.

Vous y êtes presque.

OK.

Démarrez. Ça ira ? Oui.

Marie a surgi de nulle part.

Elle est arrivée à toute vitesse.

Il s 'est déjà nuit.

Je venais d 'engager la marche arrière.

Et tout à coup, j 'ai entendu un effroyable bruit sourd.

C 'était un accident, il faut que tu le crois.

J 'ai cru qu 'elle était morte.

Elle ne bougeait plus.

15 ans de mensonges pour un accident.

Yasmine, pendant toutes ces années, tu m 'as joué la grande comédie de l 'amour.

Non, non, c 'est faux.

Alors tu m 'aimes et donc tu tues ma fille. Rien de plus naturel.

Je t 'explique qu 'on ne doit plus se voir parce que je préfère faire passer

famille avant le reste.

Parce que Marie a besoin d 'être entourée de ses parents.

Et toi, qu 'est -ce que tu fais ?

Tu la tues.

Et après ça, quand je perds aussi ma femme, qui est -ce qui rapplique la

en cœur pour consoler un pauvre malheureux ? Toi.

Comment peut -on être aussi monstrueuse ?

Tu crois que je les vois ? Là, devant !

Tu

as laissé ma fille crever un petit feu comme un chien.

Tu m 'as dégoûté quand je pense que je t 'ai aimée.

Monsieur Hussler, reculez tout de suite ! Éloignez -vous de votre femme ! Cette

fois, je n 'hésiterai pas à tirer !

Tu

ne me pardonneras jamais.

Et moi non plus.

Alors, j 'ai eu un frère ? Oui.

On voulait que tu grandisses dans une famille comme les autres.

Et ne plus parler de ça.

Mais c 'était sans doute pas une bonne idée.

Et comment il est mort ? On... On était

à la maison.

Tous les trois, tranquilles, détendus.

Comme d 'habitude.

Tout à coup, il a arrêté de respirer.

Regardez, vous êtes tout le temps souriant sur les photos.

Oui.

Marcel aimait beaucoup le combi.

Il l 'adorait.

Allez, il faut y aller.

La puce, tu prends Hugo, s 'il te plaît ? Oui.

Tu pensais pas que je serais capable de le vendre, ce combi, hein ? Non, je l

'aurais pas cru.

Tu peux... Oui.

Hey.

Tyler ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ça va pas ?

Je vais avoir besoin de votre aide.

Ça y est, j 'ai une piste.

Mon père n 'est pas mort.

Je suis là encore.

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