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Je viens de voir un chien.
La conférence téléphonique avec Vienne est dans une heure.
On a le temps de repasser voir le vieux.
Il n 'est pas là.
Je pense que si. Il a même un invité.
Ah oui.
Regarde -moi là.
On dirait qu 'il y a eu de la bagarre.
Gershinger ? C 'est le comte von Hohheim.
Je venais pour qu 'on se parle entre gens raisonnables.
Il est où ce tampon ? Merde, c 'est pas vrai.
La fille de la méthode.
Quoi ? L 'ordre, c 'est la fille de la méthode, disait Von Lichtenberg.
Génial.
Sur mon ancien bureau, je retrouvais tout et il n 'était pas mieux rangé que
celui -là.
Sur le mien, les tampons sont classés par ordre alphabétique.
Bravo.
Brigade germano -autrichienne de répression du crime.
Qui est -ce qui a pondu ce nom à la con ?
On a une présomption de violence domestique dans une maison forêtière
allemand. J 'ai l 'impression que c 'est assez grave.
Je crois que je vais vous accompagner.
Non, merci.
Pas la peine, ça va aller.
On a le nom du propriétaire ? Garshing.
Oh, merde.
Je connais ces deux enfants, Oliver et Verena.
On allait à la même école.
On était proches, quoi.
J 'allais souvent chez eux voir Verena. Enfin, elle et son frère.
J 'espère que rien ne passait de grave.
C 'est normal d 'être père et femme quand on connaît les gens.
Monsieur Gershinger ! Y a quelqu 'un ?
Ouvrez,
monsieur Gershinger !
Ah, voilà la cavalerie. On va devoir filer, j 'ai une conférence
Merde.
Prêtez à couvert, s 'il vous plaît.
Monsieur Gershinger ! C 'est Michel Oberlander !
Vous vous souvenez de moi ? On appelle le groupe d 'intervention ? Non, on va
entrer. Appelez quand même du renfort.
Monsieur Gershinger ?
Oliver ?
Oh putain ! C 'est là !
Merde.
C
'est
Yersinia ?
Monsieur Gershinger ? Vous m 'entendez ?
Monsieur Gershinger ?
Vous savez ce qu 'il a ? Il est complètement désébraté.
Ça peut être un empoisonnement, une crise d 'épilepsie, je ne sais pas.
On peut aller loin avec un bras tranché ? Pour ça, il faudrait arrêter l
'hémorragie. Sinon, c 'est le collapsus et l 'arrêt cardiaque.
Et si on arrête l 'hémorragie ? Il faut un paquet d 'antidouleurs et puis des
antiseptiques pour éviter que la plaie s 'infecte.
Mais c 'est possible.
Absolument. Il faut qu 'on y aille.
Oui, bien sûr.
C 'est comme la tchèque au bureau.
Alors, on a appelé les urgences des deux côtés de la frontière. On n 'a pas d
'hommes qui auraient perdu un bras dans un rayon de 50 kilomètres.
Donc, il est sûrement quelque part dans la forêt.
Il faudra envoyer une quarantaine d 'hommes pour les recherches.
Et la famille, où en en est -elle ? Sa femme et sa fille sont en croisière au
Méditerranée.
Mais elles ont été prévenues. Elles vont rentrer le plus vite possible.
Ok. Et Oliver ? Qu 'il fait ?
J 'ai pas vu de fils dans le dossier. Il en a un pourtant, c 'est un vieux
copain. Ok.
Je m 'en occupe.
Super. Après, il faudrait que vous veniez coordonner les recherches dans la
forêt.
Et une chose à la fois, d 'accord ? D 'accord.
Je suis pas sûr qu 'on trouve des traces, il va sûrement pleuvoir.
A plus, comme la tchèque. Merci.
Mais de rien.
Je suis là pour ça.
C 'était qui le beau foulard ? C 'est Guido von Ohrheim, le propriétaire de la
forêt côté autrichien.
En Autriche, vous avez encore des nobles.
Faut croire.
Et qu 'est -ce qu 'ils faisaient là, monsieur le comte ? Visite de politesse.
C 'est marrant.
Ouais. Vous lui plaisez.
À l 'aristocrate.
On dirait que le père de vos amis a fait une crise de folie.
Ouais.
Vous pouvez demander combien d 'armes Gershinger a déclaré et voir s 'il en
manque ? Merci.
Il y a combien ? 100 000 piles.
Je peux ?
Il
faut faire analyse d 'état, rapidement.
Vous avez vu la camionnette ? Celle de l 'entreprise de recyclage. Oui.
Il s 'agit d 'un véhicule volé.
Ok.
J 'arrive.
Je vais à l 'hôpital et vous vous occupez de la camionnette ? Elle est
autrichienne cette boîte, c 'est votre côté.
Et moi je vais à l 'hôpital côté allemand. Vous ne trouvez pas que vous
peu trop impliqué ? De quoi est -ce que vous parlez là ? De votre amour d
'enfant. Je n 'ai jamais parlé de ça.
C 'est exact.
Bon ça va, lâche -moi.
Alors, comment il va ? Comment ça, il est déjà... Non, mais il est condamné.
Qu 'est -ce qu 'il a ? La rage.
La rage ? Mais il n 'y a pas de traitement. Pendant l 'incubation, on
encore faire un vaccin préventif.
Mais quand le virus atteint le cerveau, il n 'y a plus rien à faire.
Il lui reste combien de temps ? Quelques heures, quelques jours peut -être.
Vous avez éteint la lumière ?
Dans son état, le moindre stimulus extérieur est une souffrance terrible.
Ah, ok.
Mais c 'est possible d 'avoir un masque ? On est à peu près sûr qu 'il a
grièvement blessé quelqu 'un et la victime a disparu.
Je ne crois pas qu 'il puisse vous aider dans son état.
Mais si vous entrez dans sa chambre, faites des gestes lents et parlez tout
doucement.
Vous savez comment il a été infecté ? Son corps porte des traces de morsure un
peu partout. Est -ce qu 'il a un chien ? Oui.
Mais il s 'enfuit.
L 'animal est une priorité. Il faut le mettre hors d 'état de nuire.
Je vous ai dit que je voulais tout ça compacté avant midi ! J 'ai compacté ça
Vous savez pas lire, c 'est privé ici.
Je suis au courant.
Hannes Fittner ? Oui.
Vous en êtes certain ? Oui.
Là.
La montre, c 'est celle de grand -père.
Et cette marque, c 'est le barbecue.
Il s 'était brûlé.
Oui,
le disparu s 'appelle Ferdy Fittner.
On lance les recherches comme prévu.
Qui a pu faire une chose pareille ? L 'enquête est en cours.
Notre priorité, c 'est de retrouver votre père. Vous savez où il aurait pu
réfugier ? Non.
Il prenait souvent la camionnette de l 'entreprise ? Non, jamais.
C 'est pour ça que j 'ai porté plainte.
Pourquoi il a pris la camionnette ? Il a fait des capotables.
Le nom de Garsinger vous dit quelque chose ? Oui.
Oui, le type de la forêt, Sep.
Avec mon père, ils étaient amis depuis longtemps.
Pourquoi ? Est -ce qu 'il aurait un rapport avec tout ça ? Votre camionnette
trouvait devant sa maison.
Monsieur Gershinger, vous m 'entendez ? C 'est Misha.
Misha Oberlander.
J 'étais un ami de Verena et Oliver.
Vous vous souvenez ? Verena et votre femme vont bientôt arriver.
Mais on n 'a pas encore joué à Oliver.
Monsieur Gershinger.
Monsieur Gershinka.
Écoutez, on va faire autrement.
Vous allez simplement faire oui ou non avec la tête.
D 'accord ? On y va.
Ces derniers jours, vous étiez seul chez vous, c 'est ça ?
Vous avez eu de la visite ? Oui.
C 'était M.
Fitzner, un Autrichien.
Vous vous êtes disputé, puis battu.
C 'est ça ? M.
Gershinger ?
Tiens, désolé, mais c 'est important.
Oliver est mort ? Oui.
Cancer du poumon.
Je crois que vous le connaissiez, désolé.
Quand ? Il y a six semaines.
Il y a autre chose ? Oui, avec cette pluie, la forêt est un vrai bourbier. Il
'y a plus aucune trace.
Les chiens n 'ont rien repéré.
J 'ai besoin d 'un échantillon de tissu. Enfin, vous voyez, un bout de la
chemise qui était sur le bras.
Pour les chiens, quoi.
Ok.
Ah, encore une chose.
Les autorités autrichiennes...
On prit conseil auprès d 'experts en virologie. Tout le secteur forestier
du bois de Gershinger va devoir être déclaré foyer de rage.
Ça veut dire quoi ? On va aplacarder des affichettes. Oh, génial.
Et on autorise l 'abattage du Doberman de Gershinger.
Mais bon, on nous réclame un maximum de discrétion avec cette histoire de rage.
Enfin, tant qu 'on n 'a pas retrouvé le chien en question.
Pour ne pas effrayer les touristes.
Oui, c 'est ce qu 'il dit, là -haut.
Merci.
Allô ? Vous parlez anglais ?
Toujours pas de chien ni de Fittner. Autant chercher deux aiguilles dans une
botte de foin.
Et la nuit va tomber. Oui.
Tenez -moi au courant pour la suite. Ok.
Merci.
Oui, quoi encore ? Vous parlez hongrois ? Ah oui.
Je le parle presque aussi bien que le chinois. Pourquoi ? Le dernier numéro
Ferdie Fittner a composé était celui d 'une décharge qui est près de Budapest.
Oui. Et alors ? Alors rien.
Allô ? Ça y est là ?
Luna, tu viens ? Le dîner est prêt.
Maman, maman, t 'as vu ? Salut ma puce ! C 'est papa
! Salut, alors t 'as passé une bonne journée ?
Ouais, et tu sais quoi ? C 'est ce qui va m 'amener comme cadeau pour Pâques,
gentil lapin.
Ah, tu sais que Pâques c 'est déjà passé.
Alors pour Noël ?
Tu veux un cadeau du lapin de Pâques à Noël ? Non.
D 'accord. Tu veux quoi ? Un chien.
Ah.
Super idée.
Mais d 'abord, on va aller manger.
On y va.
Hé, qu 'est -ce qu 'il y a ?
Tu te rappelles de Oliver Gershinger ?
Oui,
le frère de ton ex, Verena. Pourquoi ? Ben,
il est mort.
Il y a six semaines.
Putain.
Cancer du poumon.
Il avait repris l 'exploitation forestière de son père il y a six mois.
C 'était même dans le journal.
Oui, je m 'en souviens, tu m 'avais montré.
On avait prévu d 'aller le voir avec Luna.
Puis il meurt comme ça.
Maintenant son père.
C 'est incroyable.
Vous pouvez indiquer l 'endroit à Tyler et lui dire que je vais la rejoindre
plus tard ? Non, là je ne peux pas.
Tu le vois ? Merci, ça va aller.
Bonjour,
Michel.
Madame Gershinger ?
Alors, t 'es dans la police maintenant ? Oui.
Comment va -t -il ? Eh bien, il est vivant, mais...
Comment
va -t -il ? Madame Garshinger, je suis navré. Vous lui avez donné son insuline
Vous savez qu 'il est diabétique ? Nous avons fait tout ce qui était en notre
pouvoir pour qu 'il souffre aussi peu que possible.
Alors c 'est vrai.
Vous ne pouvez rien pour lui ? Non, il est condamné. Je suis désolé.
Nous pouvons aller le voir ? Oui, bien sûr.
Mais il n 'est plus en capacité de vous reconnaître.
La police scientifique arrive.
Vous avez trouvé d 'autres pièges comme ça ? Quatre. C 'est sans doute un
braconnier.
Côté allemand aussi ? Non, ils sont tous de ce côté de la frontière.
Dans la forêt de Von Hohheim.
Je suis désolée, monsieur Fitzner.
C 'est vrai cette histoire ? Garshinger à la rage ?
J 'imagine qu 'il a tué mon père sous l 'emprise de la maladie.
C 'est pratique pour apitoyer les juges au tribunal.
M. Gershinger est mourant.
Au moins, il y a une justice.
Mais qu 'est -ce qui lui a pris d 'aller le voir comme ça ? Ideguti, ça vous dit
quelque chose ? Ideguti ? Oui.
On n 'est pas trop sur le même créneau.
C 'est une décharge de la mafia en Hongrie.
Votre père les a appelés quatre fois en tout.
Ça, c 'est impossible.
On ne traite jamais avec ces gens -là.
Les appels de la semaine dernière.
Votre père avait peut -être un cadavre dans le placard ? Vous trouvez ça
spirituel ? Un cadavre dans le placard ? Une histoire ancienne.
Peut -être en rapport avec Gershinger.
Quelque chose qu 'il aurait préféré qu 'on oublie.
Il ne m 'a rien dit du tout.
Je suis vraiment désolé.
Je viens d 'apprendre pour Oliver.
Je n 'étais pas du tout au courant.
Mon père n 'a même pas voulu envoyer de faire part.
Il voulait qu 'on reste entre nous.
C 'est dingue, cette maladie de merde.
Tu as des questions à nous poser. Vas -y.
Vous préférez sortir ? On est tout seuls ici.
D 'accord.
Est -ce qu 'il vous aurait parlé d 'une affaire avec un type qui s 'appelle
Ferdy Fitzner ? Il a une boîte de recyclage.
Ferdy Fitzner ? Oui.
Il y a 20 ans, ils étaient amis. Ils bricolaient, ils réparaient des trucs.
Des vieilles voitures, principalement.
Et ces derniers temps ? Ils ne se voyaient plus.
Et vous savez pourquoi il ne s 'est jamais fait vacciner contre la rage ?
Apparemment, son chien l 'avait déjà mordu.
Xena l 'a mordu ? Pour l 'instant, on pense que c 'est le chien qui l 'a
infecté, oui.
Mon père ne ferait même pas aller chez le médecin. Il lui manquait un bras.
C 'était déplacé.
Désolée.
Et pourtant, c 'est vrai.
Seb n 'est pas venu à l 'hôpital une seule fois pendant mes deux séjours à la
maternité. Mais pourquoi ? Par conviction.
La nature donne, la nature prend.
C 'est ce qu 'il répétait toujours.
Et la teinture d 'ortie devait soigner le cancer de mon frère.
On peut rentrer chez nous ? Non, je suis désolé. La maison est sous scellé pour
l 'enquête.
Ce sera long ? Une semaine au minimum.
Excusez -moi.
Oui ? On
n 'a plus qu 'à se chercher un hôtel, maman.
La rage.
Ça expliquerait l 'état du corps.
L 'homme qui a fait ça... Enfin, si c 'était un homme, parce que, bien sûr, ça
pourrait être une femme.
Avec l 'égalité homme -femme et tout.
C 'était un homme.
Oui, c 'est ce que je pensais.
Vous débutez ? Les autopsies, j 'en ai fait beaucoup.
D 'abord à la fac, puis quand j 'étais interne.
Mais ici, c 'est ma deuxième.
Je suis sûr que vous êtes très doué.
Continuez.
On dirait que le meurtrier était complètement défoncé.
Il y a des hématomes ici et là. Cinq côtes cassées. Il a reçu des coups de
et divers coups, sans doute portés par un objet contondant.
Comme une crosse de fusil ? Ouais, peut -être. Et ensuite, pour la blessure à la
tête, là, je pense que c 'était la hache. Enfin, je pense qu 'il a essayé d
'éviter la hache. Genre... Et du coup, la hache est passée au ras de la tête,
comme ça.
Enfin, vous voyez.
Et là, il a levé le bras dans l 'espoir de se protéger.
Le bras est parti.
Et ensuite, il s 'est enfui et il est tombé dans le piège.
Oui.
C 'est vraiment incroyable parce que, quand même, il devait être plus ou moins
mourant avec toutes ses blessures et ses plaies ouvertes.
Il a dû avoir une énorme poussée d 'adrénaline pour avoir la force de s
Je n 'ai jamais vu un cas comme ça.
Si vous avez encore des questions à me poser, vous pouvez m 'appeler à n
'importe quel moment. Regardez, c 'est ma devise. De jour comme de nuit, je
votre meilleur appui.
Super.
Merci beaucoup.
De rien.
Fabian Singer, qui exploite une forêt, a sans doute attrapé la rare par son
chien.
La maladie se déclare. Il est pris de folie et tranche le bras de Ferdie
Wittner, gérant d 'une société de recyclage, lequel, grièvement blessé, se
traîne dans la forêt, tombe dans un piège creusé par un braconnier et meurt
'une hémorragie.
Pour le piège, je ne suis pas sûre qu 'il s 'agisse d 'un braconnier. Il
faudrait revoir Von O 'Reim pour l 'interroger. Une visite au châtelet.
Oui, on va faire ça.
Oublions notre ami le comte quelques instants.
Bon, si on résume, on a la victime, le meurtrier, l 'arme du crime et même,
la rage, une sorte de mobile du crime.
Mais il reste quelques incohérences.
On a retrouvé 100 000 euros en liquide chez Gershinger. Pourquoi ? Et pourquoi
Fitzner a -t -il pris la camionnette de transport de matière dangereuse sans en
informer son fils pour se rendre chez Gershinger ? Vous avez obtenu d 'autres
informations ?
Ideguti appartient à la mafia.
C 'est une déchetterie située en Hongrie, au nord de Budapest.
J 'ai eu deux employés de la boîte au téléphone.
Bien entendu, ils ne servent rien.
Une demande de collaboration avec les services hongrois est en cours.
Merci comme le tchèque. Je n 'ai pas encore terminé.
J 'ai ici un contrat de vente.
Il se trouvait dans les papiers du fils de Gershinger, Oliver, qui est mort
récemment d 'un cancer du poumon.
Il voulait vendre sa maison ? Non.
Toute la forêt jusqu 'à la frontière autrichienne.
Et l 'acquéreur ? C 'est le comte von Hohheim.
Oliver m 'en avait parlé.
Ce von Heim, tous les mois, il lui envoyait un nouveau contrat en lui
toujours plus.
Mais vous ne vouliez pas vendre ? Oliver aurait bien voulu, mais mon père
refusait catégoriquement.
Avec sa maladie, on a mis tout ça de côté.
Vous en avez reparlé après la mort d 'Oliver ? Avec mon père, c 'était
impossible de discuter.
Ça va, on tue.
Et sinon, qu 'est -ce que vous allez faire de la soirée avec ta mère ? Je ne
sais pas si tu vas me croire, mais on n 'en a pas encore discuté toutes les
deux.
Tu voulais me demander autre chose ? Oui.
Je voulais savoir comment tu allais, comment tu vas vraiment.
Qui veut le savoir ? Misha ou bien le commandant ? Misha.
C 'est pas facile de parler de tout ça au téléphone.
Ouais, tu as raison.
Et votre bateau, le Steinthaler, vous l 'avez toujours ? Oui, mais il prend l
'eau.
Alors il faudra pas le sortir.
D 'accord.
Alors on dit ce soir à 8h ?
Ok. Super.
À ce soir. Tiens.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien.
C 'est quoi ce regard ? Je ne regarde pas.
Si, et d 'un air méchant.
La commandante.
Et vous êtes son assistant ? Bref, commandant Oberlander, brigade germano
-autrichienne de répression du crime.
Ça sonne bien.
Vous tombez bien, vous allez peut -être réussir à l 'empêcher de faire une
nouvelle bêtise. Entrez, je vous en prie.
Merci.
Mais c 'est encore la cavalerie ! Welcome ! Vous m 'accompagnez à l 'achat
1000 euros à celui qui abat la bête enragée.
Le seigneur du château.
Oui, on ne peut pas se tromper.
Quand on possède une forêt, il faut chasser.
J 'imagine que cette arme déclarait que vous avez un permis. Je suis tout à fait
en règle.
Elle remonte à une époque où la paix et la morale ne faisaient pas encore partie
de ma vie.
Et ça aussi, ça remonte à cette époque ? J 'ai fait creuser ces pièces dans mon
domaine l 'an dernier.
Il y en a dix en tout.
C 'est pour les sangliers.
J 'ai pris soin de les placer tous très loin des zones fréquentées.
Vous allez m 'arrêter pour ça ? On verra.
Que faisiez -vous chez Gershinger ?
Je venais le voir en voisin.
Pour discuter, boire un thé, vous en voulez ? Non, merci.
Vous buvez seulement du thé ou vous méditez vraiment ? Et comment je médite
Cette femme et la méditation m 'ont sauvé la peau.
J 'étais dans la finance, un vrai drogué du boulot. La coupe, les filles, la
vodka, la pression de folie.
Ouais.
Et puis, l 'implosion.
Burn -out.
Crise de panique.
l 'infarctus, la totale.
Et après l 'implosion, le burn -out et la totale ? Mon père, il est parti pour
un monde meilleur.
Et moi, j 'ai hérité le gourbi, le karma.
Merci.
Mais vous n 'êtes pas venu me parler des pièges.
Vous me mijotez quelque chose.
Je le sens.
Ferdie Pitzner est mort et Gershinger est condamné, vous le savez ? Je le
oui.
Ça augmente singulièrement vos chances d 'acheter la forêt, je crois.
C 'est de l 'humour allemand.
Montrez l 'air nos pleins.
Vous voyez ce grand sapin ?
Il marque la limite entre mon domaine et la forêt de Gershinger.
Tenez, sous la grange de Gershinger, il y a une veine d 'eau souterraine. La
meilleure eau de source qui soit. Elle est thérapeutique.
Vous saisissez ? Et nous, on va la pomper.
La source miracle.
Une oasis de bien -être. Mais c 'est leur maison de famille.
Mon offre était plus que correcte.
Vous voulez que je vous la montre ? Non, non, là déjà.
Votre dernier contact avec lui remonte à quand ?
Deux mois, peut -être.
Quand son fils est mort, j 'ai laissé passer un peu de temps.
Le deuil.
Mais je voulais retenter le coup.
D 'où cette visite.
Oui, c 'est exact.
Est -ce que les pièges à sangliers sont localisés sur votre plan ? Oui.
Ici, les petites croix rouges.
Quand avez -vous inspecté ces pièges pour la dernière fois ? Il y a une
Lucien ? Exact.
On va coincer le Doberman. Non, non, non, vous allez imprimer tout ça et ne
bouger d 'ici.
Ok.
Mais seulement si elle veut bien dîner avec moi.
Initiation à la méditation.
Et la meilleure bouffe vegan au nord de l 'Équateur.
20 heures ce soir ? Parfait.
C 'était le dernier.
Oui, on n 'a rien.
Pourquoi vous voulez méditer avec ce connard ? Pourquoi pas ? Il veut vous
mettre dans son lit.
Vous êtes jaloux ? Moi ? N 'importe quoi.
Il se trouve que la mort de Gershinger l 'arrange bien.
Et je crois qu 'il en sait beaucoup plus qu 'il ne le dit.
C 'est ce que je pense, Sophie.
Ah.
Donc en fait, vous allez là -bas pour l 'enquête.
Comme vous ce soir.
Quoi ? Le Stern, tout à l 'heure.
Mais moi, ça n 'a absolument rien à voir.
Verena et moi, on se connaît depuis l 'enfance.
Votre femme est invitée ? Elles se connaissent aussi, je crois.
Oui, comme la Tchèque.
Et vous m 'appelez pour ça ? Les Hongrois acceptent de nous aider.
On a failli avoir le Doberman.
Je vous envoie la localisation.
On n 'a toujours pas ? Eh merde.
Ok, à plus.
Le chien ? Cet animal, c 'est un vrai fantôme.
Fais attention que Luna ne s 'éloigne pas trop.
Eh, il retourne ? Oui, je vais au bureau, je ne suis pas presque en
Prends le temps de manger avant.
Je prendrai un truc en chemin.
Reste un peu, c 'est prêt.
Chérie, je ne peux pas, je suis désolé.
Emporte au moins quelque chose.
Je n 'arrive pas à m 'y faire.
À quoi ? À ce qui est arrivé à ton père ? Je n 'arrive pas à
croire que tu te sois mariée.
J 'aurais dû faire quoi ? Me faire moine parce que tu m 'avais brisé le cœur ? À
l 'époque, tu me disais que tu n 'étais pas du genre à te marier, à avoir des
enfants.
Si on m 'y oblige, je préfère crever tout de suite.
J 'ai dit ça à moi ? Oui, tu as dit ça, oui.
Et on change en prenant de l 'âge.
On fait des trucs qu 'on n 'aura jamais imaginés.
Et ton grand rêve, qu 'est -ce qu 'il est devenu ? L 'école de surf à Rainbow
Bay.
Tu te souviens de ça, toi ? Ben oui, quelle excuse bidon.
T 'es gonflé.
C 'est toi qui m 'as quitté.
Parce que t 'avais annoncé au monde entier que tu partais t 'installer en
Australie sans même m 'en parler avant.
Demande à Oliver, il était là.
Papa entend pas le téléphone.
C 'est bien vrai ce que tu m 'as dit tout à l 'heure. C 'est très important,
hein. Faut pas dire de bêtises.
Oui, j 'ai vu le chien dans le jardin et c 'est lui que je veux avoir pour Noël.
J 'essaie de l 'appeler au bureau.
Brigade germano -trichienne de répression du crime, comme la tchèque.
Bonsoir, c 'est Kim Oberlander. Je peux parler à mon mari ? Il n 'est pas là.
Il est parti depuis longtemps ? Il n 'est pas revenu depuis ce midi.
Allô ? Merci.
Au revoir.
Papa va arriver.
Je lui dirai pour le chien, d 'accord ? Allez, va brosser les dents.
Policier. Personne ne t 'aurait imaginé faire ça. Non.
Et toi ? Marburg.
Pour des études de philo, c 'est ça ? J 'ai arrêté au bout de deux semestres.
Je n 'étais pas faite pour ça.
Maintenant, je suis dentiste.
Dentiste, d 'accord.
Après cette année catastrophique en philo, je me suis dit, comme ça...
Pourquoi pas des études de médecine ? J 'étais peut -être en réaction contre mon
père et ses certitudes.
Toujours est -il qu 'il y avait une place de libre en médecine dentaire à la
fac, alors j 'ai choisi cette voie.
Tu es revenue depuis longtemps ? Dès que j 'ai su qu 'Oliver avait un cancer.
Je ne sais pas comment ma mère s 'en serait sortie sans moi.
Et moi, sans elle.
Il fallait toujours se battre avec mon père pour la chine. Les médecins, ils
disaient quoi ? Il aurait eu des chances de survivre ? J 'ai pas trop envie d
'en parler.
Vous cherchiez les toilettes, je crois.
Oui, je les ai trouvées.
Mais je me suis perdue en revenant.
Le dîner est servi.
Bien, allons -y.
Vous ne venez pas ? Je reste ici.
J 'ai encore du travail.
C 'est votre bureau ? Oui, c 'est mon coin.
Et vous ne voulez vraiment pas dîner ? Non.
Quoi qu 'il se passe ce soir, faites comme si je n 'étais pas là.
Je vis et je pense dans d 'autres sphères.
Buvons à la vie.
Dans votre métier, on boit peut -être à la mort ? Plutôt à la nuit.
Le premier cadavre.
Il paraît qu 'on ne l 'oublie pas.
Moi, je m 'en souviens. C 'était ma mère et j 'avais 12 ans.
Ah.
Désolé.
Pourquoi m 'avez -vous invité ? Je vais être franc.
Un sentiment... magique.
Mais encore ?
Le sentiment que nous nous comprenons très bien.
Comment est -ce possible si vous n 'êtes pas honnête avec moi ? Mais je suis
honnête.
Vous avez affirmé avoir laissé Garsinger tranquille ces derniers temps.
Mais chez lui, on a retrouvé ceci.
Vous pensez que c 'est à moi ?
Je me demande ce que le labo va
trouver.
En comparant le dépôt de calcaire sur l 'enveloppe... à celui de votre bureau.
Ok.
Vous m 'avez eu.
Je ne voulais pas t 'ennuyer avec la police.
C 'est vrai, je suis allé le voir une fois.
Quand ? Il y a une petite semaine.
Continuez. Il a dit qu 'il accepte.
Si je payais d 'avancée en cash, 100 000 euros.
Au noir, bien sûr.
Il les a eus le jour même.
Comme ça ? 100 000 euros ? Et trois jours plus tard, il m 'a rappelé.
Il voulait encore 100 000.
Continuez. Je voulais qu 'il signe avant de lui donner la somme.
C 'est pour ça que j 'ai été le voir.
Je me l 'ai dit.
Vous ne dînez pas ? Pas avec vous.
Et mon argent alors ? Mes cent mille euros ? Quelqu 'un va me les rendre ?
C 'est bizarre la vie.
On prend un virage à un moment, on continue sa route, et puis finalement on
rend compte qu 'on ne peut plus revenir.
Il faut aller tout droit.
Oui, je suis désolé.
Il y a des trucs que je n 'ai pas compris à l 'époque.
Plus que tu ne crois.
Où est -ce que tu étais ? Au bureau.
Avec le cadavre, on n 'arrête pas les allers -retours entre le labo et le
légiste. Tu sais ce que c 'est ? Oui.
Je suis désolé, c 'est une affaire compliquée.
J 'ai essayé de te joindre.
C 'est vrai ? J 'avais plus de batterie.
Pourquoi ? Luna dit qu 'elle a vu ce chien dans le
jardin. Il s 'est enfui brusquement.
Et merde !
J 'ai du mal à y croire.
Il balance toute son histoire comme ça, sans se faire prier.
Mais oui.
Mais pourquoi Gershinger s 'est -il décidé à vendre ? Dans la famille, qui
aurait pu prendre la relève ? Sa femme avait le même âge que lui, sa fille,
ne pouvait pas le voir.
C 'était vendre ou rien.
Mais pourquoi demander 100 000 au noir et rebolote quelques jours plus tard
la même somme ? Ça ferait, elle vaut des millions, j 'imagine. C 'est pas
logique.
Il lui fallait peut -être ce montant justement pour pouvoir vendre sa
Ouais.
Peut -être que sa forêt n 'était pas très clean.
Ouais, c 'est vrai.
La décharge de la mafia, le transport de matières dangereuses, l 'argent sale.
Mais c 'est ça.
Ils ont enfoui des déchets toxiques dans la forêt.
Et il ne fallait pas que Von Horeim le découvre à cause de la source thermale.
J 'ai trouvé.
Je viens d 'avoir nos collègues de Budapest au téléphone.
Ils ont été voir la décharge d 'Idoguti. Et croyez -le ou non, c 'est là que se
trouve la clé de toute l 'affaire.
Attendez voir.
Fitzner voulait se débarrasser de déchets toxiques stockés chez les
En échange, les Hongrois voulaient 100 000 euros.
Mais quand ils ont su qu 'il s 'agissait de... C 'est du PCB très concentré.
Voilà. Pour s 'occuper du PCB, ils demandaient 200 000 et le deal s 'est
fait.
comme on vous l 'a dit.
Il y a quelque chose ici.
Ça vous dit quelque chose ? Oui.
Cet album était sur le bureau de mon père. Il a dû le regarder peu avant sa
mort.
Je n 'avais pas fait le rapprochement et ça m 'était un peu sorti de la tête,
mais... On était partis en vacances en Italie et on devait rentrer de Naples en
avion. Mon père a dit qu 'il avait une affaire à régler et qu 'il nous
rejoindrait en voiture.
Il est arrivé en pleine nuit trois jours plus tard à bord d 'une camionnette qui
contenait des barils rouges avec ce genre de symbole.
Et ensuite ? Ensuite, pas.
Ensuite, rien.
On est dans le recyclage. Ça n 'a rien d 'extraordinaire.
En l 'occurrence, c 'était du PCB.
Merde.
Les paris le trouvaient chez Gershinger.
Combien ça a pu lui rapporter, à votre avis ? Une belle somme.
Très belle.
Mais pourquoi Gershinger a accepté de stocker ça chez lui ? Vous avez peut
une idée.
Mon père n 'a pas dû lui dire à quel point c 'était dangereux. Mais qu 'est
que ça veut dire ? Madame Gershinger. Ça veut dire, maman, que toi et Oliver,
pendant des années, vous avez vécu au -dessus de produits toxiques.
Depuis 1996.
Quand est -ce qu 'il est censé avoir gagné au loto ? En septembre 96.
Il a gagné combien ? L 'équivalent de 50 000 euros.
C 'est avec ça qu 'il a acheté le hangar bateau sur le lac.
Il a eu son bateau de merde et vous avez chopé le cancer.
Attendez.
Vous aussi ? La thyroïde.
Je ne savais pas.
Je suis désolé.
Excusez -moi.
Oui ?
Il est mort.
T 'as fini ton puzzle ? Luna ?
Luna
? Luna ?
Luna ? Salut
Kim.
Verena, ta fille est toute mignonne.
On t 'a enfin attrapé.
C 'est quand même pas commun.
C 'était le Doberman le coupable.
C 'est pas le bon chien.
Le chien ne présente aucun symptôme de la rage. Nous le gardons 10 jours en
quarantaine, mais l 'infection par le virus rabique peut quasiment être
Bonne nuit, mon petit cœur.
Dors bien.
Je voulais des enfants, moi aussi.
C 'est pas forcément drôle tous les jours.
Ça, je le saurais jamais.
Ça viendra peut -être ? Non, c 'est du passé.
Quand j 'en ai voulu, Misha n 'en voulait pas.
Mais vous étiez encore tout jeune.
Misha avait déjà 30 ans passé quand on a eu Luna.
Moi, j 'avais 17 ans à l 'époque.
Après l 'avortement, le médecin m 'a demandé si je voulais savoir si c 'était
garçon ou une fille.
Et comme une idiote, j 'ai répondu oui.
T 'imagines ? Aujourd 'hui, Luna aurait un frère de 20 ans.
Kim ? Salut.
Salut.
Salut, Verena.
Je croyais que vous étiez juste sortis ensemble au lycée.
Kim, je t 'assure que je n 'étais pas au courant. Crois -moi enfin.
C 'est du passé, il vaut mieux oublier. C 'est ce que je te disais hier soir au
hangar à bateau. Vous étiez ensemble ? Ton enquête a dû bien avancer hier soir.
Kim.
S 'il te plaît, j 'ai eu une journée pourrie. Et on s 'est aperçu qu 'il n
'avait pas la rage, le chien, en fait.
Kim ? Vous avez retrouvé Xena ? Oui.
Et elle est en pleine forme.
Et qu 'est -ce que ça veut dire ? Qu 'est -ce que ça veut dire ? Ça veut dire
'on va continuer de fouiller votre maison et votre propriété.
Peut -être qu 'on trouvera une chauve -souris infectée, je sais pas.
Désolée. Je pensais pas causer tout ça.
Verena, excuse -moi, mais je voudrais être un petit peu seule avec Kim.
Oui, bien sûr.
Je me demandais si je pourrais récupérer une ou deux affaires dans ma chambre.
Mais putain, c 'est une scène de crime, d 'accord ? C 'est pas compliqué à
comprendre ! Excuse -moi.
Viens demain matin à 9h.
Je préviendrai les gars sur place.
Ok.
Alors, salut.
Kim.
Allez, je te raconte une cuite.
Kim.
Il manquait plus que vous pour faire mon bonheur.
Est -ce que Verena vous a parlé de son petit ami ? Oui, elle m 'a dit qu 'elle
était avec quelqu 'un, oui.
Non, je ne sais pas ce qu 'il fait comme métier.
Il s 'appelle Daniel Sandrock et il travaille à l 'Institut de Virologie, à
'Université de Marbourg.
Oui, et qu 'est -ce que ça fait ? On n 'a toujours pas trouvé comment le virus
est arrivé dans le corps de Gershinger.
Un virus comme arme du crime.
C 'est parfait comme scénario.
Verena était en croisière.
Mais pas son amie qui avait accès au virus.
Alors il faut qu 'on lui parle d 'urgence.
Oubliez ce que je viens de dire.
Hein ? Quoi ? Mais pourquoi ? Sandrock est en mission dans le Grand Nord depuis
six mois.
Les gens sont bizarres.
Mais vous venez de dire que... Allô ?
Salut !
Tu dors pas ? Xena n 'est pas infectée.
Oui, je suis au courant.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Quand j 'ai appris que Xena n 'avait pas la rage, j
enfin compris.
Compris quoi ? Tu sais...
Quand je suis venue à Marburg la dernière fois, on a été... On a mangé au
restaurant, et puis... J 'ai pris ton porte -monnaie pour payer.
Et dedans, j 'ai vu que tu avais la carte d 'accès de Daniel à son
Je me rappelle que ça m 'a étonnée.
Il est parti dans l 'Arctique.
Je suis désolé de vous appeler aussi tard.
C 'est pas grave.
Ça m 'embête pas du tout.
Parce que, pour moi, c 'est pas un simple boulot.
C 'est une mission. Une vocation, si vous voulez.
J 'imagine que pour vous aussi.
Oui.
Et quand vous partez en vacances ? Pas de souci, je reste toujours joignable.
C 'est pas ce que je voulais dire.
Vous donnez la carte d 'accès à quelqu 'un ? Non.
Pourquoi je ferais un truc pareil ? Quelqu 'un pourrait vous cambrioler,
votre carte et rentrer dans le laboratoire.
Mais pourquoi est -ce que...
Je crois pas.
Non, je connais personne qui viendrait ici de son plein gré.
Non.
Je ne vois rien.
Toutes les blessures et morsures visibles sont plutôt anciennes.
Très anciennes. Au moins, je sais pas, je dirais plusieurs années.
Je ne vois rien de récent.
Je suis vraiment désolé, mais bon... Et ça veut dire quoi ? Bah, c 'est embêtant
parce que ça ne fait pas beaucoup avancer l 'enquête.
Du point de vue médical, on ne peut rien en conclure.
Ouais.
Parce que la rage, on peut la contracter avec une petite égratignure de rien du
tout. Un truc qui laisse pas de traces.
Une éraflure même microscopique.
C 'est quoi ça ? Ça, ce sont les traces laissées par l 'épicure répétée. Il
était diabétique.
C 'est pas pareil là.
Là manifestement, il s 'est beaucoup gratté les derniers jours.
Tout porte à croire qu 'il souffrait de paresthésie.
C 'est -à -dire ? Eh bien, en théorie,
le virus de la rage aurait pu entrer dans son organisme en même temps que l
'insuline.
Or, les paresthésies peuvent survenir à la suite d 'une piqûre.
Mais enfin, non, je ne vois pas comment le virus rabique pourrait se retrouver
dans l 'insuline. C 'est invraisemblable. Non, non.
Vous m 'avez beaucoup aidé.
Mais ça n 'a pas de sens.
Enfin...
Monsieur
? Verena a eu peur qu 'on trouve ça lors de la fouille.
Pourquoi, Verena ? Tout ça, c 'est à moi. Madame Gershinger,
ne faites pas ça.
Ça ne sert à rien de vous accuser. Elle ne s 'en tira pas comme ça.
Misha, tu la connais depuis longtemps.
Tu sais que c 'est quelqu 'un de bien.
Si tu ne dis rien, personne ne saura jamais.
Madame Gershinger, vous savez bien que je ne peux pas.
Mais si, Misha.
Tu le peux.
Il le faut.
Vous saviez pour les fûts.
Après la mort d 'Oliver, il s 'est mis à boire. Beaucoup.
Et un soir, alors qu 'il était complètement ivre, il m 'a... Il m 'a
la vérité.
Pourquoi vous n 'êtes pas allée voir la police ? Je n 'en sais rien.
Misha, je t 'en prie.
Je t 'en prie, elle ne mérite pas ça.
Madame Gershinger.
Rejoins -moi à la maison. Il s 'est passé quelque chose de très grave.
N 'aie pas peur, Misha.
Je ne te veux aucun mal.
Je te laisserai partir dès que Verena sera en sécurité à l 'étranger.
N 'aie pas peur. Ils vont te vacciner à l 'hôpital.
La rage ne se déclare pas tout de suite.
Tout sera bientôt réglé.
Je ne suis pas disponible pour l 'instant mais laissez -moi un message
bip.
Dites -lui d 'appeler dès qu 'il revient.
Vous avez vu Oberlander ? Commissaire comme la tchèque !
Non, pourquoi ?
Où est -il ? Qui ? Ne jouez pas à ce petit jeu avec moi.
Excusez -moi, mais je ne sais pas de qui vous parlez.
Verena Gershinger, vous êtes en état d 'arrestation. Vous êtes soupçonnée d
'homicide volontaire et d 'enlèvement.
Au Berlin, là ! Au Berlin, là !
Verena, où es -tu ? Tu m 'entends, Verena ? Tu devineras jamais ce qui m
'arrive. La police vient de m 'arrêter.
Maman ?
Maman
!
Inspecteur Komlacek, est -ce que votre mari vous a appelé ? Non, toujours pas.
J 'ai appelé tout le monde partout.
Même son père, personne ne sait où il est. Bon, vous connaissez une certaine
Verena Gershinger ? Oui, mais je n 'arrive pas à la joindre.
Est -ce que vous connaissez quelque chose qui aura un rapport avec elle ?
-être un nom, une personne, un lieu ? Ça peut être n 'importe quoi, même un
souvenir.
Le je termine tout à l 'heure.
Le meurtre de votre père, c 'est une chose. Vous étiez sous le choc. Les flux
toxiques, la mort de votre frère, ce sont des circonstances atténuantes. Mais
enlever un policier compromet toutes vos chances.
J 'ai demandé qu 'on ne me dérange pas.
Si vous voulez sauver Misha, il
suffit de laisser ma fille partir.
Je lui ai injecté le virus rabique.
Et plus on laisse passer le temps, plus il court le risque de voir la maladie se
déclarer.
Vous n 'espérez tout de même pas que je cède à votre chantage ? Vous expliquerez
ça à sa femme et à sa fille.
Moi, j 'en ai rien à faire.
De toute façon, je n 'ai plus que quelques mois à vivre.
Ça a dû être quelque chose.
Quoi ? Votre relation avec Oberlander ? Qu 'est -ce que vous en savez
? Eh bien, il était tout ému à l 'idée de se retrouver avec vous.
Je ne l 'avais jamais vu comme ça.
Ah bon ? Il aurait eu du mal à croire que vous étiez prête à le laisser
Vous pouvez encore l 'éviter.
Hein ? Mais ça ne me concerne pas du tout.
C 'est votre collègue. Et alors ? Il sera remplacé ? De toute façon, je ne le
supporte pas.
Mais j 'ai une idée.
C 'est vous qui allez expliquer à sa femme et à sa fille ce que vous avez
de lui.
Oui, Madame Oberlander ? Ici Tyler.
Vous pouvez appeler Luna ? Il faudrait qu 'elle entende, elle aussi.
Verena Garsinger et sa mère ont quelque chose à vous dire.
Oui, je vous les passe.
C 'est fini, maman.
Je vais vous dire où vous trouverez Misha.
Verena, non.
Avant de partir en croisière, ma mère a étiqueté ses ampoules.
Elle les a classées par ordre pour qu 'ils s 'y retrouvent.
Il ne me restait plus qu 'à injecter le virus de la rage. Je l 'ai injecté dans
la dose du premier jour.
J 'espérais que tout irait très vite et qu 'il serait mort à notre retour.
La dispute avec Fitzner n 'était pas prévue.
Mais enfin, il a mérité ce qui lui est arrivé.
Vous avez agi seul ? Oui.
J 'ai tout fait toute seule.
Ma mère ne savait rien jusqu 'à hier soir.
Et elle a simplement voulu me protéger.
Mmh !
C 'est bizarre, la vie.
On prend un virage, puis on continue sa route et on se rend compte qu 'on ne
peut plus revenir.
Il faut aller droit devant.
Vous vous êtes bien amusé à l 'interrogatoire.
Le coup d 'appeler ma femme, c 'était une super idée. Chapeau. C 'est bizarre
'elle ne m 'ait rien dit.
Elle a sûrement oublié.
Ah oui.
C 'est le genre de truc qu 'on oublie.
Ah oui.
Il y a un passage que j 'apprécie particulièrement.
Gabriel Gershinger. C 'est votre collègue ? Commandant Anatzheiler.
Et alors ?
Il sera remplacé. De toute façon, je le supporte pas.
Sympa, hein ? La vérité est parfois notre meilleur allié.
Moi aussi, je vous aime, Tyler.
Sous -titrage ST' 501
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