All language subtitles for Candice.Renoir.Des.Bonbons.Ou.La.Vie.2023.FRENCH.720p.WEB.H264-AMB3R_fre

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Original subtitles

Tintements de cloche.

-Cette chaleur en octobre ! Et il reste des climatosceptiques.

-Oui, j'avoue...

-C'est trop bien !

-Ca te plaît ?

Ne boude pas. Ca va être sympa.

-C'est ce matraquage autour d'Halloween.

Pousser à consommer, ça me révulse.

Cri.

-Un bonbon bio ? -Oh, oui !

Merci. Volontiers. -Tu disais ?

-Tu as

un costume ?

-Tu verras. Tu auras très peur.

J'ai complètement oublié de louer un costume.

Je suis sous l'eau. Tu peux ?

-Je chôme pas non plus, tu sais.

-S'il te plaît. Un resto ce soir, pour me faire pardonner.

-Les baby-sitters sont en vacances. -Bah, Suzanne dormira chez vous.

Oui, faut pas que ça devienne une habitude.

Mais s'il te plaît...

Vibreur.

-Je vais voir, pour ce costume. -Merci.

Une revenante : Jennifer.

-Je te laisse

avec ton ex.

-Allô ?

Oui.

Au marché Halloween. Pourquoi ?

Je l'ai pour la semaine.

Je lui donne des bonbons si je veux. Bonne journée.

Cri horrifique.

Rires.

-C'est quoi ? -Pour les grands.

Viens faire une photo. -OK.

-Et voilà.

-Cheese ! -Cheese !

Elle est bien.

-Oui.

-Fais voir.

-Il nous faut

notre citrouille. -Et pas une malade.

-J'en veux une belle. -Moi, grosse.

-Il saura que la taille compte pas. -Tu salis tout.

...

...

*-Dans un instant...

-La sienne est

plus grosse !

*-Distribution de friandises bio !

-DES BONBONS !

-Non, Nathan. Impossible.

-Pas de caprice. -Je vais les emmener, moi.

Prends les clés.

-Sûre ? OK. Nathan, tu restes avec madame.

OK ? -Tenez-vous la main.

-Bonjour. -Bonjour.

-Gourmande, hein ? -Oh !

-On peut y aller ?

-Oui, oui.

-Tu vas te régaler.

Un délice.

-ALLEZ ! ALLEZ !

-Oh, il est bon ! -Candice !

-Allez ! -Allez !

-Servez-le avec du fromage.

-Candice !

-Ca, j'aime pas.

-On enchaîne.

Là, je te laisse deviner.

Perso, j'adore.

-Ca sent la framboise.

-Oui...

-Du ouzo !

-Bravo ! Les gens devinent rarement. Passe donc manger

à mon stand. Bye. -Merci. Au revoir.

Suzanne !

Suzanne ?

Suzanne ? Nathan ?

Vous avez vu une fillette avec des tresses

et un petit garçon ? -Ah, non.

-Suzanne ? Chérie ?

Suzanne ?

Nathan ?

Avez-vous vu

un garçon et une fillette ? -Ah, non.

-Suzanne...

Pourquoi tu... -Hé !

Ca va pas ?

-Pardon.

Suzanne ? C'est Candice.

Chérie, t'es où ?

Les enfants ?

-Où sont les enfants ? -Ils sont...

-Perdus ? Vous les surveilliez ! -Un problème ?

-Ils étaient avec moi. -On va les trouver.

-C'est une dame qui n'a pas bien surveillé ses enfants.

-Vous avez vu ma fille ? Madame ?

-Non. -Vous l'avez vue ?

-Non, non.

-Nathan ?

Nathan ?

Nathan ?

-Suzanne ?

Suzanne ?

-Vous l'avez pas vu ? -NON.

-Nathan,

merde !

Nathan !

Cri d'enfant. *Tonnerre.

-Suzanne !

Pousse-toi !

Suzanne ?

-Papa !

-Ah, t'es là.

T'étais où ?

Ca va ? Et Nathan ?

-Jack l'a pris. -C'est qui, Jack ?

-Jack l'épouvantail, celui du selfie.

-Ils sont partis où ?

-Nathan !

-Il était là.

-Donc, vous vouliez manger des bonbons

en cachette ?

OK. L'épouvantail vous a appelés

par vos prénoms ?

-Non. Il a dit

"les enfants". Et il nous a dit de le suivre.

Papa, je veux y aller. -C'est important de répondre

pour retrouver Nathan. Ce sera pas long. OK ?

-Raconte, ma puce.

-On était dans l'endroit

interdit. J'ai dit non à Nathan et que je suivais pas les inconnus.

"C'est pas un inconnu",

qu'il m'a dit.

"C'est Jack."

Mais j'ai eu peur et je me suis cachée.

-Nathan faisait quoi ?

-C'est de ma faute si Jack l'a pris.

-Non. Tu as bien réagi.

-Antoine.

-Maman !

-Ma chérie...

Soupir.

Ca va ? -Oui.

-Vous êtes là ?

-En secours.

-Je t'ai prévenue, mais c'est ma semaine.

Elle reste. -Tu vas bosser sur l'enlèvement.

-C'est qu'une question d'organisation.

Je dois parler à maman. Va jouer un peu

et je viens te chercher. -OK.

-Avec nous, ça serait pas arrivé.

-Me reparlez pas de votre voyage au bout du monde. C'est non.

Pas de voilier.

-C'est la chance de rencontrer de nouvelles cultures...

-Un voilier,

c'est dangereux, et ton mec est docker, pas marin.

-Sois pas méprisant.

Il a des rêves, lui. -N'en parlez pas à ma fille ou...

-Tu demandes la garde ? -Facile, pour un commissaire.

-Papa, on peut

y aller ?

-Suzie, cette nuit, tu vas rentrer avec maman.

Demain, on fait Halloween ensemble. -OK.

-Allez, vas-y.

Soupir.

-Il serait temps d'interroger le père de Nathan.

-Candice, tu es

à la Financière.

-Oh, mais...

je suis témoin !

Vous nous interrogez où ?

-Suis-moi.

-A part votre pressentiment, vous avez

du concret ? -Non, ma femme et moi n'avons rien.

-Psst !

Psst !

...

Je suis pas témoin.

Je suis policière.

-Ah, rebonjour.

-Vous étiez avec moi quand c'est arrivé.

-Oui. -Vous bossez tous les jours ici ?

-Oui, à mon stand de confitures.

-Vous connaissez l'épouvantail ? -Non. Pourquoi ?

-Ismaël va prendre

ton témoignage.

-J'ai le temps de finir.

-On peut pas être témoin

et interroger...

-Je ne suis plus

à la BSU, c'est ça ?

Il suffit de me l'expliquer.

-Non. -Pas du tout...

-On vous tient informée.

La proc nous garde en cosaisine avec la PJ. Elle lance l'alerte.

-Vous êtes incompétents.

-Il faut vous calmer, M. Gazini.

-Non, j'ai pas envie !

Vraiment pas !

Ca fait 1 heure.

Et regardez-vous.

Il se passe quoi ?

Hein ?

-C'est son pull ?

Vous nous le confiez ? -Pour quoi ?

-La Cynophile.

Les chiens peuvent aider à déterminer les conditions

de l'enlèvement.

A mon collègue, s'il vous plaît.

Merci.

-Pour une fois que j'avais

une journée avec lui... Voilà.

-Et quelle est

votre profession ? -Chef d'entreprise.

Ca vous aide, ça ?

-Les bonbons Gazini ?

-"L'ancien vendeur de glaces lance sa marque de bonbons."

Chiffre d'affaires : 15 millions. -Ca fait des envieux.

-Il nous faut la liste de ses ennemis.

-Dans les enlèvements,

les parents sont souvent en cause.

J'ai vu Jennifer. Où est la mère de Nathan ?

-En dépression à la clinique. Pas en état pour un rapt.

M. Gazini insiste pour qu'on la laisse tranquille.

-Raison de plus ! Il est très attentionné.

Vous avez vu qu'il a enlevé son alliance ?

-Te vexe pas, on a un brief à la PJ.

-J'y vais. On se voit ce soir ?

Tes clés.

-Mais moi aussi, de toute façon !

J'ai citrouille.

-Les visites

sont terminées. -Je veux voir Sabine Gazini.

C'est urgent.

-Les visites sont terminées. Demain.

Cri lointain.

Je m'y colle encore, Nina ?

-Non...

Police.

Je dois la voir.

-Chambre 66, 2e étage. Faites vite.

-Merci.

...

Fracas.

...

Claquement.

...

Mme Gazini ?

Bonjour.

Je suis le commandant Renoir.

Mme Gazini ?

Sabine ?

Je viens vous parler de Nathan. -Nathan ?

-Oui, Nathan. Votre fils... -Nathan est en danger ?

-Oui, mais...

-J'ai tout essayé...

-On le retrouvera. -Il est trop fort.

Il me l'a pris. -Qui ?

-Mon garçon. -Qui l'a pris ?

-Satan ! Satan est partout ! Satan voit et entend tout !

Il est partout !

-Sabine, ça va.

Sortez. -Mon mari, c'est Satan !

C'est Satan ! Aidez-moi...

-Du calme. -Sauvez-le.

Sauvez mon fils. -Ca va aller, Sabine.

Cri.

-Excusez-moi.

Vous avez vu ?

-Oui, j'ai vu. Qu'est-ce qu'elle a, exactement ?

-Elle est maniaco-dépressive.

Mais le hibou préfère la bourrer de cachets

plutôt qu'une thérapie. -Le hibou ?

-Le surnom

du chef de service.

Non, non...

Attention. -Il doit avoir des raisons d'opter

pour un traitement médicamenteux.

-Oui, mais pas médicales. L'ex-mari voulait être plus tranquille.

Un zombie, ça crée pas de problèmes.

-Le docteur

privilégie l'ex-mari à la patiente ?

-Oh que oui. Sébastien Gazini et lui sont très amis.

Excusez-moi.

Je vous laisse.

Aidez-la.

-Mme Gazini n'a pas pu sortir ?

-Le service est sécurisé.

Un patient

ne peut sortir sans mon aval.

-Je veux la liste

de ses visiteurs.

OK ?

-OK, on arrive.

Candice ? Tu viens saboter mon enquête ?

-Pas du tout. Au contraire, je suis sur une piste.

Gazini aurait hospitalisé de force sa femme.

-C'est quoi, ton problème ?

Tu me fais pas confiance ? -Mais non.

Peu importe qui trouve quoi. L'important, c'est le résultat.

-Justement !

Le ravisseur a contacté Sébastien Gazini.

-Candice ?

Tu connais un patient, ici ?

-On y va. Il y a du neuf.

Sabine Gazini attendra.

Téléphone.

-Brigade financière, j'écoute.

-Bah ! Renoir ?

Vous aviez posé la journée. -J'ai changé d'avis.

Je repense à l'affaire... -Blaskovic.

-Oui. Ca m'obsède.

-Autant d'implication, ça fait plaisir.

L'intégration, ça va ? -Oui.

-Notre travail est essentiel.

La Financière a coincé Al Capone. -Un joli coup de filet !

-Blaskovic mérite le même sort.

Je vous adjoins donc de l'aide pour nous assurer du succès.

-Je réfléchis mieux seule.

-Mais ce dossier traîne.

La commissaire Clarémont est en stage ici.

Votre expérience et son sens de la finance

devraient permettre d'aboutir.

-A ton âge,

30cm minimum.

Ton bocal est trop petit.

C'est un scandale d'aquariophilie. Ah, voilà ton bourreau.

Commissaire Clarémont.

-"Commissaire stagiaire".

-Je préfère "Charlie". -Bienvenue, Charlotte.

A votre âge,

on prépare Halloween

plutôt que jouer aux gendarmes et aux voleurs.

C'est quoi, ça ?

-C'est mon rapport sur le dossier Blaskovic.

-Bonne initiative. Prenez ce bloc-notes.

Notez vos conclusions.

Je repasserai. -Vous voulez pas

que je... -Non.

C'est bon. Bye, Charlotte. -"Charlie".

...

Il frappe.

-Laissez-moi entrer.

-On n'a pas de fuite.

-Police. Laissez-moi entrer. Le ravisseur surveille

la maison. D'accord ?

Voilà.

-OK.

Boss ?

Le plombier dit

être de la police.

-Je le connais.

-Merci.

-Du neuf ?

-Non.

Et vous ?

A part ça :

*-A minuit, déposez 300 000 euros en liquide dans la poubelle

*place de la Liberté.

*Nathan vous sera alors rendu. Si vous prévenez les flics,

*vous le reverrez jamais.

-Vous êtes

sur écoute.

Vous sauverez pas Nathan tout seul.

Pour Suzanne, je me fierais...

-Il s'agit pas de Suzanne ! C'est mon fils qu'on a enlevé !

Tu comprends, ça ? -Oui.

-Il est où, là ? Vous imaginez ?

Putain...

-Je comprends.

Suzanne aussi veut une citrouille

pour Halloween, me met des pâtées à la console

et aime que je lui lise

des histoires pour dormir.

"Jack O'Lantern et le Diable".

C'est à Nathan ?

-C'était à Jonas. Il a dû le prendre

dans sa chambre.

-Jonas, c'était...

-Son frère aîné.

Mort il y a 2 ans.

-Je suis désolé.

-Je peux pas perdre le 2e.

Je m'en relèverais pas.

-Alors, fiez-vous à nous.

Maintenant, on travaille ensemble.

-OK, ouais.

*Rire maléfique.

-Emma vous embrasse. Elle rentrera dans une semaine.

-Elle va louper tout ça.

-C'est surtout pour Héloïse.

C'est son 1er Halloween.

Allez.

-Héloïse, elle a quelques mois. Elle comprend pas vraiment.

Alors que nous... on comprend bien.

-C'est le dossier

du rapt ?

-Oui. -La soirée en amoureux

avec Antoine a dû tomber à l'eau. -Tu le savais ?

-Il y a 2 jours,

il m'a demandé de garder Suzanne. -Il y a 2 jours ?

-Oui.

-Le roublard...

-Moi, ça me dérange pas. En habitant ici, il fait partie

de la famille. -Il habite pas ici.

-Ah bon ?

-Non. -Ah bon ?

C'est bon à savoir parce que...

Ce caleçon et ce polo blanc sont pas à moi.

Ca non plus.

J'aimerais bien savoir, parce que je fais sa lessive.

*-Soyez prêts.

*Ca va être l'heure. Capitaine, équipe parée ?

-On couvre l'ouest

de la place. Parés.

Il doit savoir qu'on est là. -Hm ?

-Ce Jack

est pas si con.

Je te gêne ?

-Hein ? Non.

-Pour Suzanne ?

-A ton avis ? Pour moi.

-Ca s'arrange pas, avec Jennifer.

-Et son mec est un con.

-Elle doit dire pareil

de Candice.

Je touche du bois,

mais si je devais divorcer,

j'aimerais pas qu'une autre s'occupe de Tom.

-Candice compte pas élever Suzanne. La parentalité, elle a donné.

Ca bouge.

Qu'est-ce qu'il fait ?

Putain !

-Toutes unités !

Gazini ne suit pas les instructions.

*-Maintenez votre position.

...

Brouhaha.

...

-Ecartez-vous ! -Barrez-vous !

-Le mot de passe ?

-Je l'ai ! Bouge !

Ecarte-toi ! Allez !

Ecartez-vous !

...

Putain... -Je le savais !

-Le canal. Viens !

...

Klaxon.

-C'est quoi, ça ?

Les instructions

avaient changé ?

-Je veux rien entendre.

Je veux juste sauver mon gosse. Juste le sauver.

-Putain...

Grognements.

...

-Récépissé...

...

Récépissé...

...

...

Cri.

Cri. -C'est moi !

-Pourquoi t'es là ? -Je suis passé me changer.

On a passé une nuit de merde.

Gazini nous a plantés, avec la rançon.

J'avais des boxers.

Ils sont où ?

-Je sais pas. Et la rançon, alors ?

-Le ravisseur a donné à Gazini d'autres instructions à notre insu.

-Et si Gazini était impliqué ? -Tu l'as vraiment dans le pif.

Je la prends.

Cette nuit, j'ai vu

un père effondré et mort d'inquiétude.

-Tu t'identifies, t'es pas objectif.

-Tu me dis ça alors que je sais que tu as rendu visite à son ex-femme

à l'hôpital. OK ?

Aide-moi à retrouver mes boxers.

-Commence à chercher chez toi.

-OK.

-Mange bien tout et fais de l'exercice, tu vas vite grandir.

-Faut pas se gêner ! -Ca prend plus d'espace, mais...

-C'est quoi,

ce bordel ? -Le vôtre.

Et j'ai trouvé du croustillant

sur Gazini.

-Qui vous a parlé de Gazini ?

-Vous étiez sur mon compte

quand vous avez fouiné... Tant qu'à être mêlée, j'ai creusé.

-OK.

Dites-moi. -Gazini a été sous le coup

d'une procédure pour abus de biens sociaux, qui n'a pas abouti.

Or ils ont créé

une société d'export, mais il y a aucune trace d'activité.

Je vous parie que c'est une société fantôme.

-Si l'abus est avéré, pourquoi a-t-on stoppé la procédure ?

-Ca, c'est la question. Je pense que c'est lié au rapt.

-OK. Creusons. Qui a signé le rapport d'abus ?

-C'est là qu'on a un problème.

-Marti ? -Il est pas encore arrivé.

-Quel jour on est ? -Mardi.

-Je sais où le trouver.

...

Vous me laissez la place ?

Merci.

-Renoir ? -Oh, patron !

-Ravi que vous ayez enfin accepté mon invitation.

Et bravo

pour votre rapport remarquable sur l'affaire Blaskovic.

On va le coincer.

-Le rapport ? Quel rapport ?

-Très drôle. Il était sur mon bureau.

Ici, vous aurez un esprit sain

dans un corps sain.

-Ah, oui.

D'ailleurs, j'ai pas été tout à fait honnête

avec vous. -C'est un échec personnel ?

-Non, c'est pas de votre faute. Mais le rapt du petit Gazini...

J'y étais, ça m'a poussée à chercher.

-C'est humain, ça.

Mais vous devez laisser faire les collègues.

-Je n'empiéterais

jamais sur leur terrain.

J'ai vu que vous aviez arrêté une procédure impliquant son père.

Vous vous souvenez de ça ?

-Naturellement.

Parmi tous nos dossiers, avec ses 200 000E d'abus de biens sociaux,

Gazini était un petit poisson.

-Il y avait quand même de quoi le confondre.

-Vous cherchez

pour vous ou pour vos collègues de la BSU ?

-Oh ! Oh, zut... Ca m'a glissé des mains.

-Vous attaquez trop lourd.

-Oh, un tatouage.

-J'étais jeune.

-C'est central,

lumineux. Pas mal pour du provisoire.

Il y a pire.

-Une clim aurait été bienvenue. -Oui.

-Sinon, je vous installe là. -Très bien, on verra.

-On a reçu la vidéo

de Jack O'Lantern.

Il a utilisé

une messagerie codée.

*-Les flics t'ont mis sur écoute. Fais comme prévu avec eux.

*Au dernier moment... -On sait la suite.

-Sa tronche me gonfle.

-Je voudrais creuser

la piste Jonas.

-On a interrogé

les autres Jack O'Lantern ?

-Ils ont répondu à une annonce

pour un happening

d'Halloween. -Donc...

-Ils ont été payés ?

-Oui, via une application.

-Jonas, l'aîné...

-Et aucun moyen d'identifier

le bateau ?

-Un promeneur a filmé la scène.

L'ASPTS est dessus.

-Suivez la piste

du bateau. -OK.

-Je retourne à Montpellier.

Vous me tenez au courant.

-Ca marche. -Au revoir à tous.

-Je pense vraiment qu'il faut creuser la piste Jonas Gazi...

-Gazini

n'est pas tout blanc.

Il a monté une société fantôme.

-Marti me l'a dit.

Merci. C'est bon.

-Marti ? Le Marti qui a étouffé l'affaire ?

Tu te dis pas que, peut-être,

on te manipule ? -A nous de gérer ça.

Toi, t'es sur Blaskovic.

-Il me court sur le haricot. -OK...

-Nous, on va... -Y a plus de nous !

Tu fais plus partie du groupe !

C'est moi qui le dirige !

-Euh, je vais...

-Hum...

-Je vous laisse, alors. -Oui.

Candice, attends...

J'ai réfléchi et je pense

qu'un costume de vampire, ce serait bien.

Toi, je sais pas. Mais moi, vampire.

Je compte sur toi ? Vampire. A ce soir.

Travaille bien. Val !

-Ils ont raison, Monaco.

Je suis plus enquêtrice. C'était toute ma vie,

et je suis en train de perdre mon talent.

Et aussi mes cellules grises qui meurent à petit feu...

-Lumière !

Monaco monte

en gamme.

Demandez votre mutation. Votre réputation

est grillée à Montpellier, mais allez voir ailleurs.

Vous êtes libre. -Ma vie

est ici : ma famille, ma maison, mon amoureux...

Une partie de mes enfants. -Une maison,

ça se vend.

Vos enfants sont grands. Et l'amour à distance, ça existe.

Il y a que la peur qui vous freine.

-En à peine quelques heures,

vous avez pondu un rapport sur Blaskovic qui a plu

à Marti. Alors, je vous pose la question, Charlotte Clarémont...

C'est quoi, votre parcours ? -Bac à 15 ans,

double master droit-finance à 19,

doublé d'un DUT informatique en candidat libre

car je m'ennuyais.

J'ai juste

quelques facilités. -"Quelques facilités".

-Je rêvais

d'être flic. D'ailleurs, j'ai du nouveau.

Voilà.

Gazini a rapatrié de l'argent offshore

et il a acheté une maison.

-Une deuxième maison ?

Mais elle est où ?

-Hm. On voit que dalle.

On n'aura pas mieux ?

-Zoome. Regarde.

Il y a un logo.

-Plus je zoome, moins je le vois.

-Je l'ai redessiné.

-Tu veux en faire quoi ? On dirait Ebola.

-Hm ?

Ah bon ?

-Je vois une chaise.

-Ah bon ?

J'aurais dit

un poulpe.

-Hum, hum.

-Charlotte ? C'est moi. Vous êtes sûre de l'adresse ?

Ca a l'air abandonné.

Je vous rappelle.

...

Soupir.

...

Claquements.

...

...

Hurlement.

-Bougez pas !

-Tire pas.

Tire pas. C'est moi.

-Mais putain, Candice...

-Je comprendrais jamais la taxidermie.

Comment t'as trouvé cet endroit ?

Elle est bizarre, cette maison. Tu trouves pas ? C'est étrange.

-La seule chose étrange que j'ai vue, c'est toi dans un placard

avec un sanglier sur la tête !

-Tu pourrais me donner des gants aussi.

A la maison,

il y a des décorations partout.

Et Sacha s'oppose à la consommation !

Il me fait bien rire.

Et vous, Halloween ?

-Thomas a des terreurs nocturnes, alors on évite.

-Normal. A son âge, il comprend le danger du métier de sa mère.

D'ailleurs, pourquoi t'es seule sur le terrain ?

-Et il est où, ton back-up ?

-Mais moi, je suis là incognito.

Tu m'as pas dit comment

tu as trouvé la maison.

-Gazini appelle souvent d'ici.

Jonas, son aîné.

Eux aussi sont morts ?

-Comment ça ? -Il y a 2 ans, Jonas a chuté

dans une grotte. Son père était là.

On a conclu à l'accident. -Tu penses

que deux frères victimes d'une tragédie,

c'est peut-être pas un hasard.

-Jonas est mort à la Grotte du diable.

Les cristaux, les bougies... Ca fait rite satanique.

-On met l'équipe sur le coup.

-Non, laisse-moi gérer l'enquête. -Oui, oui, c'est ton enquête.

Oui. -Bon. Je vais fouiller.

-Oui. Téléphone.

...

Oui, Antoine ? *-Oui, c'est moi.

J'ai un gros service à te demander.

*-Là, je peux pas.

Je travaille sur l'affaire Blaskovic.

*-Tu peux demander à un collègue de te remplacer ?

Suzanne est à un goûter, et je peux pas aller la récupérer.

-Tu gères ta carrière, et je garde

*ta fille ?

-C'est exceptionnel.

*Pour un rapt, chaque minute compte.

-OK, j'y vais. *-Merci.

-Faudra qu'on discute sérieusement. *-Oui, promis.

Au fait, t'as pu trouver

mon costume ?

-Oh !

-Allô ?

Oui, bisou.

-Désolé, boss. Petite nouvelle.

Grâce à mon dessin, on a trouvé

un loueur de bateaux.

On a une copie du permis du client.

Devine qui c'est. -Bon, vas-y.

Sébastien Gazini ?

Il serait lié au rapt

de son fils ?

-Ca va ? Tu dis rien. Ca a été,

ton anniversaire ? -Bof.

Mon histoire de Jack O'Lantern

les a fait pleurer. On m'a grondée.

La maman de Leïla dit que je mens. -Oh... Monte en voiture.

Sois pas triste. Tes copains ont eu peur,

et elle a voulu les rassurer.

-C'est elle, la menteuse.

-Tu as des gâteaux ?

J'ai pas mangé à midi. -Tiens.

La menteuse les a faits.

-Merci !

Ah !

Ils sont véganes ?

-Si ça veut dire "dégueu", alors oui.

Comme tout chez elle, d'ailleurs. Tiens, ça, c'est meilleur.

-Tu l'as trouvé où ?

-Chez Leïla.

-La mère de Leïla est végane.

Elle donnerait pas des sucreries aux colorants à ses enfants.

Dis-moi la vérité.

Je te gronderai pas.

-C'est Jack

qui nous les a donnés, avec Nathan.

J'ai rien dit,

maman les aurait pris.

Son copain dit que ça rend autiste. -Mais non.

Un bonbon de temps en temps, ça fait pas de mal.

Je vais te dire.

Je vais t'emmener jouer avec Héloïse.

D'accord ?

-Trop bien ! -Hé, oh...

Tu passes derrière.

Val ? Le ravisseur

est lié à l'usine Gazini. Il a donné des bonbons aux enfants.

-A demain. -Salut, les gars.

Vous êtes ?

-Police.

Où est M. Gazini ?

-Là, il y a plus personne sur place.

-Sa voiture est garée là.

-Je vous l'amène.

-Tu peux y aller.

Antoine et Marquez vont arriver. -Je me sens concernée, Val.

-Tu te rends pas bien compte de ce que c'est de te succéder.

Et t'avoir sur mon dos, ça renforce pas ma légitimité.

Claquement.

-Jamais

t'écoutes ?

-M. Gazini ?

-Dylan, son assistant.

Nous, à la BSU, on le connaît.

On cherche votre patron. -Faut voir dans son bureau.

-Vous êtes

malade ?

-Non, juste un peu mal au ventre.

-C'est drôle. Ma belle-fille m'a donné un petit gâteau végane.

Ca m'a complètement chamboulé le ventre.

Je veux bien... votre petit sirop.

C'est pas pour le ventre.

C'est pour endormir les enfants.

-Stop ! Arrête-toi !

Dylan !

...

-M. Gazini ? C'est la police.

...

-Dylan, rendez-vous !

Mes collègues

arrivent !

-Nathan...

Nathan. Réveille-toi, chéri.

Tir.

Nathan...

...

-Tirez pas. -Je veux voir votre arme !

Faites-la glisser ! -Tirez pas.

-Bouge pas !

-Ca va ? Tu as mal ?

-Il est où, papa ?

-Restez avec moi,

M. Gazini.

Envoyez une ambulance à l'usine Gazini.

-OK.

*-Appel général, appel général. 2-7-1.

-Je vous confie l'arme, chef.

-Un pistolet à grenaille.

-OK, je vous rappelle.

Gazini est dans le coma... Et vous, dans la merde !

Et les renforts ? -Je pensais à l'enfant...

-Je viens de lui parler. J'ai pas eu le courage de lui annoncer !

-Agir seule était une erreur, mais elle a quand même retrouvé Nathan.

-Seule ? Nathan se souvient d'une dame blonde

et en rose.

La capitaine Atger était costumée,

peut-être ?

Vous êtes au repos

le temps de l'enquête de l'IGPN. Priez qu'il se réveille vite.

-Ton arme et ton badge.

-Vous voulez pas d'avocat ?

Parce qu'on a trouvé ça chez vous. Alors ?

-Pas besoin d'avocat.

J'ai agi

sur ordre de Gazini. -Expliquez.

Pourquoi

faire enlever un fils dont il a la garde ?

-Je sais pas. Demandez-lui.

-Il est pas en état. Facile de le charger.

-J'ai pas tiré, moi.

-Et la rançon ?

Elle est où ?

-Je lui ai rendu.

-Pourquoi

mobiliser la presse, la police ?

Pourquoi ne pas agir discrètement ? -Gazini a beaucoup d'ego.

-Gazini

vous a fait cacher Nathan à l'usine ?

-J'ai fait comme il a dit.

-Il t'a dit de le shooter ? J'ai interrogé Gazini.

C'est un bon père.

-Mouais...

-Vous avez agi seul ?

-Je lui ai obéi. -Là, c'est vous

qui répondez des faits d'enlèvement et de séquestration.

Même si vous lui obéissez.

C'est vous.

-A travailler

pour le diable...

*on discute pas les ordres.

-Ca veut dire quoi ? -C'est quoi, ça ?

-Votre défense,

c'est pas du tout la bonne.

On va reprendre

dans une heure. Tu vas réfléchir.

-Réfléchis.

...

On descend l'escalier.

-Oh ! Génial, ton costume.

-Eh ouais ! Tout ça pour rien. Suzanne veut plus faire Halloween.

-Oh, non. Pourquoi ?

-Vous lui demanderez.

-OK. Merci.

-Le psy a échoué. Nathan reste mutique.

Il est traumatisé et encore sous l'effet du sirop.

Il lui faudra du temps.

-Pauvre gosse. -Et Val ?

-L'IGPN l'interroge. Rien ne filtre.

Et Gazini est toujours dans le coma. Une journée de merde.

Je voudrais

changer de vie.

M'occuper de mon miel. -Rentre discuter avec Candice.

-"Il était une fois..."

-J'ai pas envie !

-Reviens, joli minou.

Je te donnerai plus de mou.

Rire.

J'ai un gros poisson sans arête.

Si tu reviens, on fera la fête.

Rire.

-T'aimes les chats,

alors ? -C'est eux qui m'aiment pas.

Je chantais ça à mes enfants quand ils avaient du chagrin.

Tu veux pas me le dire,

ton chagrin ?

-J'ai plus envie de sonner aux portes.

Je préfère rester ici.

J'ai peur de Jack.

-Celui qui a enlevé Nathan, c'est un faux Jack. Le vrai,

c'est celui du livre.

Jack,

c'est un protecteur. Le gardien de la nuit.

Il a roulé le diable.

Il a pas vendu son âme. Les gravures dans les citrouilles

servent à guider les âmes de ceux qu'on a aimés.

En fait, Halloween sert

à se souvenir d'eux.

-Candice ?

Faut qu'on se parle. -Je suis occupée !

Ton costume est sur mon lit ! -Antoine, votre ex et son mec

ont déposé ça pour Suzanne et m'ont dit de vous donner ça.

-Merci.

-Alors ? Tu vas quand même pas

rater le déguisement de ton père ?

-Jennifer, c'est moi.

Oui, j'ai eu la peluche. Et la lettre de ton mec, aussi.

C'est toi qui écris, mais c'est lui qui dicte, non ?

Il aura beau parler d'esprit libre et non formaté,

ma réponse reste non.

Ma fille ne partira pas en voilier avec vous.

OK ? On est clairs ? C'est non. Voilà. Bonne soirée.

-Allez, vite,

on va rater les bonbons !

-Candice,

c'est quoi, ce truc ?

-Merci.

-Merci. Bonne soirée.

-Il m'en a donné plein. -D'ailleurs, je vais faire le tri.

Ca, c'est hors de question.

Ca, non plus. -T'es pire que ma mère.

-Tu me remercieras quand tes copains seront malades.

-Les bonbons sont pas de délicieuses cochonneries ?

-Avec tous ces cancérigènes, j'en donnerais jamais à ma fille.

-Ah ? Comment tu sais ça ? -Vérité Pour Tous.

Un groupe qui dénonce les dérives de l'industrie alimentaire.

L'objet de ma prochaine pièce.

-Ouah ! Tu vas nous faire rêver.

-Viens, on va en face. -Oui.

-Fais pas la gueule pour un costume.

-Rien à voir. Qu'est-ce que tu faisais dans l'usine Gazini ?

-J'ai enquêté pour toi.

-Et les renforts ?

-Ca s'est emballé trop vite. -Résultat, Val est dans la merde.

Et pour le costume, il y avait mieux.

Regarde, monsieur est classe. -Oh, détective privé.

-Franchement, Candice...

Antoine grommelle au loin.

-J'étais jeune.

-Le diable.

...

Tu vas où, Marti ?

...

Incantations indistinctes.

...

-J'en appelle au feu et à l'air. -Et à l'eau et la terre.

Aux esprits

de la mer et de la montagne. -Ce soir, les frontières tombent.

Les morts rejoignent le cercle.

J'en appelle au feu

et à l'air. -A l'eau et à la terre.

Aux esprits de la mer

et de la montagne.

Cri.

-Que faites-vous ici ?

Grincement.

-Je suis désolée... de cette intrusion.

Je pensais qu'il y avait un problème.

Mais le commandant est là...

Donc, je vais vous laisser entre vous.

-Tu as ramené du sang neuf.

-Laissez-moi sortir.

Sinon, je réponds

plus de rien !

-Expliquez-vous d'abord.

-Je sais ce que vous faites.

C'est du satanisme. Votre tatouage est le symbole du diable.

-Non. Pour ça, le pentagramme

serait inversé.

Tenez, regardez... Quand l'étoile pointe

vers le haut,

c'est signe de protection.

Ce n'est pas du satanisme, mais une séance de spiritisme.

-On fait rien de mal.

On essaie juste

de communiquer avec nos enfants.

-Vos enfants ?

Et ils sont... -On a ça en commun,

hélas.

-Un chauffard

a renversé Lola.

-Alexandre

s'est suicidé.

-Sammy,

il y a 5 ans.

-Sébastien Gazini partage avec nous cette douleur insupportable

de la perte d'un enfant.

Il a déjà communiqué

avec son fils.

Ma fille.

Emportée par une leucémie.

-Ma collègue connaît cette maison.

Les autorités vont venir.

Il faudra vous expliquer.

Sinon, vous serez accusés de satanisme.

-C'est pas possible.

Je suis banquière,

elle est juge, il est psy.

Et notre réputation ?

-Mais pourquoi vous avez fait ça

ce soir ?

-Cette soirée est unique. On ne pouvait pas

la rater.

-Halloween ? -On préfère le terme "Sawen".

Le moment le plus propice

pour communiquer avec les esprits.

Oui, c'est difficile à avaler.

Mais...

joignez-vous à nous. Comme preuve de notre bonne foi.

-Non, je fais partie des sceptiques.

-Vous ne risquez rien à essayer. Et puis, qui sait ?

Vous pourriez apprendre

quelque chose.

-Peut-on appeler quelqu'un dans le coma ?

O monsieur Gazini,

ici la commandante Renoir.

j'aurais une question à vous poser,

et je vous prie d'y répondre.

Si vous n'avez rien à voir

avec l'enlèvement de Nathan,

faites-moi un signe.

Fracas.

-C'est le cadre de son fils. Jonas.

-Il y a un truc ? -Non. Il y a pas de truc.

Ouvrez-vous juste à l'idée que des forces inconnues sont à l'oeuvre.

Et acceptez l'inexplicable.

Candice soupire.

-T'étais où ?

Cri.

C'était Halloween.

-Pas Halloween. "Sawen".

-Quoi ? -J'ai appris

que Gazini est adepte du spiritisme.

Il va avec des parents endeuillés

dans une maison secrète

bâtie sur un point tellurique, etc.

-Rien à voir avec cette rumeur ?

"La maison du diable. Des notables impliqués."

-L'enquête ne devait pas fuiter.

-Celle que tu mènes en perso avec Val ?

-Val n'a pas eu le temps de t'en parler.

Je l'ai appelée, elle est allée à l'usine. Elle va le dire à l'IGPN.

-Ah, oui. Et nous, on va passer pour des cons.

Dis-moi ce que tu sais de cette maison.

-Je peux pas.

-Pourquoi ? -Ces gens sont innocents.

Si je donne leurs noms,

ils seront jetés en pâture...

-La justice décidera s'ils sont innocents.

-Ils ont rien fait. Je le sens, Antoine.

-Tu veux les innocenter ? Laisse-moi faire mon travail.

Sinon, Internet va s'en occuper.

Tu vois le tableau ? -Bon, j'y réfléchis.

-Fais vite.

Demain, je te boucle pour entrave.

-Rien de suspect sur les comptes de Dylan.

-Charlie est dessus ?

-Elle n'a rien trouvé.

C'est vous dire !

Là, les chiffres sont pas la clé.

-Euh...

Je...

J'ai persuadé mes amis de parler de nos soirées

à Belcadi.

-C'est bien. -Oui.

-Et pour le reste ? -Pardon ?

-Les malversations que vous avez cachées.

-Plus tard.

-Mon badge est vide, j'en ai pris qu'un. Certes, c'est 30c le café,

mais à force, ça cumule... -Oh !

Mais bien sûr,

Charlotte ! -"Charlie".

-Dylan a fait

de petits versements sur une cagnotte en ligne.

Mais sur plusieurs mois, ça cumule.

-Je dois pouvoir trouver le destinataire.

Il suffit

que je fasse

un petit recoupement.

J'ai ! Un groupe au nom

de Vérité Pour Tous. -Vérité Pour Tous ?

Je connais ce nom...

-Mais si, on l'a. Je viens d'avoir le proprio. Oui.

T'es contente ? Super.

Maintenant, faut lui dire, Emma. On dépend d'elle, pour la caution.

On entre.

Elle vient d'arriver. Je te la passe ? Non, t'inquiète.

Oui, oui, je gère.

Je t'aime.

Emma vous embrasse.

-OK. Où sont les filles ? -Là-haut, avec la baby-sitter.

Faudrait rappeler à Antoine sa participation.

-Oui, je vais lui rappeler.

Je me suis inscrite à Vérité Pour Tous.

Mais il faut être coopté. Tu peux faire ça ?

-La conso de masse

vous intéresse ? -Oui.

Depuis que tu m'as parlé des bonbons. Et leur réunion du jour

a un sujet qui pourrait m'intéresser.

-Oui, j'y vais pour m'inspirer pour ma prochaine pièce.

-Allons-y. -Sérieusement ?

-Oui. C'est où ?

-J'attends l'itinéraire. Ca va pas tarder.

-OK.

Préviens-moi, et on y va. -OK.

J'aurai un truc à vous dire.

*-Températures élevées début novembre.

*Ca devrait durer des semaines

*dans le Sud.

*On annonce

*jusqu'à 33 degrés à Montpellier...

Elle coupe.

-Je pensais que vous alliez couper la clim.

-En quoi mourir de chaud tous les deux va changer le futur ?

-Avec vous, il reste

du chemin.

-Voilà.

Tiens, rends-toi utile.

Plus vite.

Bon, c'est quelle direction ?

-Tout droit sur 800m, puis à droite.

-Plus vite... Tu voulais me dire quoi ?

-C'est Emma, en fait.

-Un problème ?

-On a trouvé un appart. On va déménager.

-Oh ! Mais c'est super, ça !

-Sympa... Ca vous fait plaisir ? -Bah, oui !

Enfin, non, je suis ravie pour vous.

Parce que vous allez être indépendants.

-OK...

-Fallait le dire.

-Emma craignait que vous vous sentiez seule.

-Mais non !

Non ! Rassure-la.

-On aura besoin de vous pour la caution.

-Là, il y a un problème.

La maison va quand même être grande. Il y a beaucoup de pièces.

Pour moi seule, c'est...

-A droite.

Garez-vous.

-Allez.

C'est où ?

-Tout droit. On continue à pied.

-C'est un vrai jeu de piste. C'est toujours comme ça ?

-Je sais pas.

C'est ma première fois.

Air d'harmonica.

...

...

-J'aime pas les clowns.

-Il charge toujours son boss.

Aucune trace de la rançon. -300 000 euros, ça s'envole pas.

-L'historique de sa console révèle que le petit

jouait avec Dylan. Ils s'entendent bien.

-Il l'a enlevé ! -Pour le protéger de son père ?

-Rien n'indique

que Gazini était violent.

-Dylan a pu le croire. Qui sait ce qu'il a cru

sur cette maison ! Laisse-moi l'interroger.

-OK.

J'appelle Belcadi.

...

-C'est bon ?

Bonjour. Si tout le monde est installé,

on va pouvoir commencer.

A l'ordre du jour, on va d'abord parler des vaccins.

On vous a menti. -EH OUAIS.

-Puis les chemtrails, ces traînées

dans le ciel.

Vous crevez de chaud

à cause de ça.

-Ca justifie pas la clim.

-Pour finir, un sujet de saison : les bonbons.

Un véritable poison.

Je vous invite à parler

dans le respect et l'écoute.

-Va chier, Didier !

Presque tous les bonbons distribués

à mes enfants

étaient sur la liste ! -Eh oui !

-J'ai dû tout jeter.

-Mais cette liste, elle est fiable ?

C'est pas un complot ?

-Peu importe.

-Tu viens d'où ?

-Je dis pas qu'elle est fausse.

Mais il faut vérifier.

-Les fabricants injectent du poison dans leurs produits, c'est évident.

-Voilà.

Brouhaha. -Merci.

Merci. -Ils mettent des puces dedans.

-C'est ça, le pire.

-Et vous avez pas peur que des inconnus distribuent ces bonbons

à Halloween ?

-Si, on en parle. -Des tarés y glissent de la drogue

pour abuser de nos enfants.

-On fait ce qu'il faut pour les protéger.

-(Qu'est-ce que tu dis ?)

-Et les colorants ?

Les E102, E104, E106 ? Des études américaines

et australiennes ont prouvé que ça créait des troubles...

-Vous faites référence à l'étude, j'imagine, de 1986

par des chercheurs australiens ? -Oui.

-Ces sources sont dépassées.

-Et les chewing-gums ? Il a été prouvé que ça créait un trouble

du développement sexuel.

Et l'aspartame, partout, dans les bonbons sans sucres ?

-J'ai parlé avec ta mère.

Vous avez quitté l'Irlande à tes 10 ans ?

Dylan pouffe.

-Ma mère n'a rien

à y voir.

-Elle t'a éloigné de ton père ?

C'est ça ?

Grandir avec un père

qui a une droite facile, je connais. Toi aussi, hein ?

-Tu as enlevé Nathan pour le protéger de son père,

c'est ça ?

J'aurais fait pareil. Si tu savais ce que je peux faire

quand on touche un môme.

-Gazini l'a mérité, alors.

-Qu'est-ce que t'as fait ?

-Vous avez vu les photos des enfants

dans la maison ?

-Quelles photos ? J'ai rien vu.

Donc, t'es entré dans cette maison.

Et tu y as vu quoi ? Est-ce que t'as vu Gazini

faire du mal à Nathan ou à d'autres ? Dis-moi.

Non, mais...

T'as vu quoi, alors ? Hein ?

-Vous voulez

un dessin ? -Oui.

-Oui. J'ai l'impression que t'inventes.

On t'écoute. T'as rien vu ?

-J'ai vu Nathan pleurer tous les soirs.

-Nathan a perdu son frère.

Sa mère est hospitalisée. Il est triste.

Un père absent n'est pas forcément violent.

Donc, t'as quoi ?

-Paroles de flics au service

des puissants.

-Tu crois qu'on protège ceux

qui font du mal à des gosses ?

-Ceux qui fréquentaient cette maison

n'ont rien à se reprocher. Tu te fais un trip.

Tu dois t'imaginer des pédophiles.

Mais tu te trompes !

-Mais oui. Voilà. C'est exactement ce que je disais.

-Quoi ?

-Vous vous protégez entre vous.

-Ca suffit. Dis-moi avec qui t'as fait le coup. Vas-y.

Allez !

Avec qui ? Je te demande rien d'autre.

Tu protèges ceux

qui ont fauché la rançon !

-OK.

-Alors, parle ! -OK.

-OK. -OK.

Vous connaissez la légende ?

Jack O'Lantern.

Il a jamais

vendu son âme au diable.

Moi, c'est pareil.

-Quoi ? -Tant qu'un enfant

sera en danger, on veillera.

-Ta gueule. -Non.

-Si, ta gueule.

-Attention.

-Pourquoi ? -Vous et vos amis.

On est de plus en plus nombreux

à résister aux élites

pédophiles, satanistes comme vous...

-Toi, tu fermes ta gueule ! Ferme ta gueule !

-Ca va !

Elle sort et claque la porte.

-Nerveuse.

-Oui.

-T'es dingue ?

-Ca m'a échappé. -Tu vas nous griller.

-Je suis à cran

depuis l'autre fois.

-"A cran". -Voyez ?

Deux gamins, c'était trop pour Dylan.

-OK, on a foiré avec Nathan.

Il devrait être en Espagne. -Et la gosse du flic ?

-Bon, on attend

que ça se tasse et on retente avec elle.

-Non, il a dit d'agir maintenant. -Maintenant ?

-Avec l'attention sur Gazini, on peut sauver Suzanne.

Et son pédophile de père verra rien venir.

...

Brouhaha.

...

Sonnerie de téléphone.

...

-De nouveaux éléments sur Dylan.

-Il y a un problème.

-Lequel ? -Les noms

des pseudo satano-pédophiles amis de Gazini

circulent sur le Net. -Prévisible.

-D'autres noms sont cités. -Ces réseaux,

c'est des caniveaux, du n'importe quoi.

Ca leur passera.

-Votre nom

est sur la liste.

-Quoi ?

-Hashtag balance-ton-pédophile. -Ils disent quoi ?

-"Un pédo dans la police".

"Touche pas à nos gosses, commissaire".

-Putain...

...

...

Candice gémit.

...

*Cris d'enfants.

*Rire maléfique.

...

...

Cri.

-Vous êtes encore ici ? -Pardon. J'ai...

J'ai perdu... mon chat.

-Vous avez perdu votre chat ? -Oui.

-Son nom ?

-Moumounche.

-Une femelle ? -Voilà.

-Stérilisée, j'espère.

Sinon, les matous du coin vont lui faire sa fête.

-Ah ? -Alors, cherchons

Babouche. -"Moumounche".

-Moumounche... Je connais toutes les cachettes, ici.

Je suis votre homme. -Super.

Grincement.

...

Au loin : Candice !

Candice !

Cri.

*Cri.

-Suzanne...

Ah !

On chante au loin.

...

Sacha ?

Sacha chante.

Sacha, t'es où ?

Sacha !

-Je meurs d'amour pour toi.

-Vous allez pas la faire fuir ?

-Non. Dès que je chante ça, elle revient vers moi.

C'est pas normal

qu'une chatte se fâche...

-Antoine ? -Oui, Catherine. Je suis rentré.

*Musique à la télé.

...

Ca va, ma chérie ?

Suzanne ?

...

Suzanne ?

...

Suzanne ! Elle est où ?

Catherine, où est Suzanne ?

Ils chantent en choeur.

-Sacha ?

...

Sacha ?

-HM, HM.

-Moumounche !

-VIENS, QUE JE ME LECHE LES BABINES.

-Moumounche !

Tintement.

-C'est pas normal.

-Sacha ?

-C'est quoi, ça ?

*Rire maléfique.

Dites donc !

-Ca va ?

-On oublie

votre chatte ?

Sonnerie.

-Antoine.

...

*-Antoine ? -C'est Marquez.

*-Marquez ? -On a enlevé Suzanne.

-Quoi ? C'est pas possible, il y avait la baby-sitter.

*-Suzanne

était devant la télé,

*et Catherine avec Héloïse. -Elle, ça va ?

*-T'inquiète, elle va bien.

-J'ai peut-être une piste.

*Je te rappelle. -Ca marche.

-Un problème ? -Demande au clown de te ramener.

-Vous allez où ?

Vous avez une voiture ? Harmonica.

-On a barré

les routes.

Et j'ai transmis son signalement à l'aéroport et aux gares.

-Renoir est sur une piste. -OK.

Rentrez chez vous. -Je viens pour aider.

-Le voisin a vu

un voilier stationner sur l'étang.

Très près de la maison.

-Description ? -Un voilier blanc,

deux mâts, 17 mètres.

-Le mec de Jennifer

a un voilier.

Suzanne

aurait pas suivi un inconnu. Trouvons-le.

-Non, restez là !

Bon, évitez-lui

une connerie.

J'appelle les garde-côtes.

-Candice ? T'es où, là ?

Sirène.

...

-Elle est où ?

Laisse-moi y aller. -Arrête !

-Suzanne !

Suzanne ?

C'est papa !

Suzanne ?

Suzanne ?

-Gâche pas tout. -Me fais pas la leçon.

J'allais pas

rester chez moi.

-Où est Nina ?

-Elle est passée. Elle est repartie.

-Où elle a pu aller ?

-J'en sais rien... Sa voiture est sur le parking.

-Mais où ça ?

-Suivez-moi.

-Elle est pas là.

-On la trouvera.

-Alors ? -C'était un leurre.

-Dites-moi où est ma fille.

-On dira rien.

-Je vous en supplie.

-Elle est où ?

-Parle !

-Loin de son pédophile de père.

-Fils de pute, va !

-Arrête !

Coup.

-Ca va aller.

-Antoine, on va la trouver.

-C'est celle-là.

-Elle est partie autrement, alors.

-L'ambulancier...

C'est idéal pour franchir les barrages.

Je peux

vous le décrire. -Localisez-le.

-Bien sûr.

-Tout droit ?

-Oui, on approche.

-Sûre ? -Oui.

On va les croiser, là...

Regarde !

Vas-y. -Accroche-toi.

Sirène.

...

Crissement.

-Le moteur !

Coupe-le !

Ouvrez.

-Sortez.

-Allez ! -Ca va pas ?

-Suzanne ?

C'est Candice.

Ca va ?

Tu viens ?

On va attendre papa. -OK, ça me va.

-Viens, ma chérie.

Viens.

Hop là ! Zou !

-Descends.

Mains contre la bagnole.

-La rançon.

-Pour leur donner

une vie meilleure. -C'est ça...

Atger...

Vous m'avez désobéi. Vous voulez aggraver votre cas ?

Bon, Gazini

est sorti du coma.

Merci. Sans vous... -"Nous".

"Nous" !

Atger y est pour beaucoup.

Avec Nathan,

ça fait deux enfants de sauvés. Ca devrait arranger son "cas".

-Merci. -Val...

Tu as l'étoffe d'un chef.

Mais gagne en confiance.

Promis,

je serai plus dans tes pattes. -Bien sûr, Candice...

-Suzanne ! -Elle va bien.

-Suzanne... -Papa !

-Ca va ? -T'écrases toutes mes fleurs !

-Tout va bien.

-Ca va ? -Super bien.

Avec Arnaud, on a fait un tour d'ambulance avec sirène et tout !

Toi, tu veux jamais la mettre

dans ta voiture.

-Lâchez-moi !

-Eloigne-la.

Tu vas manger une glace. -Maman veut pas

de produits laitiers. -Là, papa décide.

Merci.

-Allez. Tu prends ton toutou ?

-Laissez-moi la voir !

Antoine, je t'en prie !

Laisse-moi la voir.

Comment elle va ? -Ca va.

Mais comment je lui explique ça ?

-Je savais vraiment pas.

Il lui aurait rien fait. Ce voyage l'a rendu fou.

-Un fou organisé

qui montait la tête au groupe.

Et c'est lui qui a accusé Dumas du pire

sur le Net. Il a menti et manipulé tout le monde.

Vous avec ?

-Je savais pas. Je suis désolée.

-C'est bon, laissez-moi.

-Laisse-moi

la voir. -Elle est repartie.

L'enquête déterminera ton implication.

En attendant, je la garde.

-Non... Non... -Mais tu la verras.

Elle a besoin de sa mère.

...

-Allez, Monaco...

Boude pas, tu vas être bien avec elle.

Elle doit fantasmer sur les poissons.

Et tu aimes ça, hein, coquin ? Elle va prendre soin de toi.

C'est la meilleure décision.

-Quelle décision ?

-Je disais à Monaco qu'un ancien collègue

s'est reconverti dans l'élevage

d'abeilles, avec sa copine. -Vous aimez le miel, vous ?

-J'aime tout... Sauf les chiffres.

-Renoir, vous m'accompagnez à ma séance de sport ?

-J'ai encore des courbatures de l'autre fois.

-C'est que c'est efficace.

Continuez sur cette lancée.

-J'aime pas le sport. -Il sait que vous partez ?

-Non. C'est pas le bon moment de lui dire.

-Et votre reconversion ?

-Ah, oui... J'ai ma petite idée.

Au revoir, Charlie.

...

Pleurs de bébé.

...

Sacha !

-Tiens.

-Merci.

-C'est arrivé pour toi. -OK. Merci.

-Suzanne, tu viens mettre la table ?

-OK.

-Allez, viens.

...

Candice rit.

...

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