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1 Salut, Carter, ouvre !
T'as apporté les bonnes choses ?
Comme toujours.
De la part de la caserne 12, des burritos pour le petit-déj.
Plus des griffes d'ours et les churros que les gamins adorent.
Mon héros.
Je te jure, cet endroit ne survivrait pas sans des gens comme toi.
Assure-toi que le Chef Scott le sache.
Je n'y manquerai pas. Fais-moi juste une faveur.
Garde-en pour l'équipe suivante.
Je ne promets rien.
Attendez. Un instant. J'ai quelque chose aussi.
Entrez.
Appelez les secours !
Sous-titres : FΛSSTΞCH Pour MY-SUBS.com
Bon, on dirait qu'on peut oublier notre démarrage tranquille pour aujourd'hui.
Ce matin vers 7h13, un tireur a ouvert le feu dans un refuge à Astoria.
L'appelant au 911 a décrit le suspect
comme blanc, taille moyenne, corpulence moyenne,
habillé en noir. La police a lancé un avis de recherche.
Oui ? D'accord.
Les agents sont en route, préparons-nous.
Que pouvez-vous me dire ?
Le premier intervenant était un pompier de la caserne 12.
Il était là pour faire un don de nourriture.
Un témoin l'a vu entrer quand les tirs ont commencé.
Il n'en est pas ressorti.
Le refuge s'appelle Graceful Shepherd.
En plus de lutter contre le sans-abrisme,
c'est aussi une banque alimentaire et une garderie.
Un pilier de la communauté. Pourquoi l'attaquer alors ?
Est-ce lié à une religion ou financé par un groupe politique ?
Patron, il y a peut-être une piste.
Ian Lim marque un point.
Graceful Shepherd vit de dons, mais reçoit aussi une subvention municipale.
Ce qui signifie qu'ils doivent commencer à accueillir
des migrants sans papiers envoyés par d'autres États.
Un refuge tranquille devenu source de controverse.
Bien, vu l'emplacement et les victimes, nous allons partir du principe
qu'il s'agit d'un crime haineux fédéral,
alors creusons du côté des suspects habituels, groupes haineux, extrémistes.
NSA, vous pouvez surveiller les discussions en ligne ?
Si le tireur a des motivations idéologiques,
il pourrait y avoir d'autres cibles, alors vous devriez chercher
des images de surveillance exploitables.
Bien. Le temps presse. Au travail.
Je veux ce tireur en détention il y a une heure.
Dis-moi que c'est une histoire de violence domestique.
Si seulement.
Le PC fouille encore, mais on traite ça comme un crime haineux.
Le tireur est entré par...
- La porte latérale ? - Coup de chance ?
Little Egypt est de l'autre côté de la 28e.
Ma sœur était bénévole ici. Personne n'utilise l'entrée principale.
Vous pouvez me conduire au directeur du refuge ?
Agent spécial Bell.
Selma Shelton.
Mon train a eu du retard ce matin.
J'aurais dû être là.
Dieu merci, vous ne l'étiez pas.
Maintenant vous pouvez nous aider.
À part ce garde, avez-vous d'autres mesures de sécurité ici ?
Des caméras de surveillance ?
On arrive à peine à payer les salaires,
et réparer les caméras n'était pas prioritaire.
Vous pensez sûrement que c'est négligent.
Je vous assure que je ne pense qu'à attraper le lâche qui a fait ça.
- Tu le connaissais ? - Oui.
Il travaillait ici depuis toujours.
Excusez-moi.
Je suis désolée.
- Je sais que ça te touche de près. - Qu'est-ce qu'on sait ?
Le personnel et les résidents prenaient leur petit-déjeuner
quand les tirs ont commencé. Il y a 11 morts.
Huit résidents, deux employés, et notre bon samaritain, le pompier.
Il a été abattu à l'entrée latérale.
On a de la chance qu'il n'y en ait que 11.
Il y a assez de douilles au sol pour ouvrir une fonderie.
Tout en 9 millimètres.
On suppose que c'est la même arme,
mais l'équipe essaie encore d'identifier le modèle.
- Les témoins n'ont rien dit ? - Le personnel de nuit est mort.
Les autres se sont enfuis quand les tirs ont commencé.
Si d'autres sont restés, ils ont encore trop peur pour parler.
Quelqu'un lui a parlé ?
Qui est cette femme dans l'encadrement ?
C'est Layla. Elle est mineure.
Pour lui parler, je dois être présente.
Où sont ses parents ?
Il n'y a que son père, et...
On est ici depuis une semaine environ.
Papa disait qu'il faisait trop froid pour dormir dans la camionnette.
On pourrait faire ça plus tard.
Malheureusement, le tireur n'a peut-être pas fini, et chaque seconde compte.
Layla, tu as grandi dans le coin ?
Moi aussi.
Je faisais la manche sur Steinway
pour m'acheter du feteer chez Rafi avec ma sœur.
Je sais aussi ce que c'est de perdre quelqu'un à cause de la violence.
Mais tu peux nous aider à trouver cet homme
avant que d'autres soient blessés. Tu penses pouvoir faire ça ?
Tu as remarqué quelque chose ?
Un tatouage ? Il a dit quelque chose d'étrange ?
Il avait un accent ?
Il n'a rien dit. Il a juste...
certains ont essayé de l'arrêter, et il s'est mis à tirer.
L'arme avait l'air fausse, comme... un jouet.
Je croyais que c'était une blague.
Où étais-tu quand ça a commencé ?
J'étais... là-bas.
Papa m'aidait à faire une vidéo stupide pour le cours de sciences.
Il filmait quand les tirs ont commencé ?
Layla, où est ce téléphone maintenant ?
Cet extrait simple, l'Ascophyllum nodosum,
tiré des algues, améliore l'utilisation de l'eau.
C'est quoi ça ?
Arrêtez là.
Vous venez de voir les actes d'un tueur de sang-froid.
Notre capacité à l'arrêter avant qu'il ne tue encore se joue ici et maintenant.
- Au travail. - Vous avez entendu la patronne.
On peut faire la reco faciale ?
Pas gagné, mais je vais essayer.
En attendant, quelqu'un peut m'expliquer ce que c'est que cette arme ?
J'ai déjà vu des armes fantômes, mais jamais comme celle-là.
Oui, c'est un FTP-6.
Un fusil d'assaut imprimé en 3D.
Le "TP" signifie "the police".
Oui, je devine ce que veut dire le F.
On peut remonter au tireur via le design ?
Malheureusement non. Les plans sont en open source.
N'importe qui peut les télécharger.
Il suffit d'une imprimante 3D du commerce, quelques pièces,
et vous avez une arme intraçable capable de tirer plus de 100 coups par minute.
Quand ils disaient qu'Internet nous rapprocherait,
je ne pense pas qu'ils pensaient à ça.
J'ai du nouveau sur la reco faciale.
Qui on poursuit ?
Vernon Walsh, 34 ans, affilié à un gang de motards, les Lost Sons.
A fait trois ans à Five Points pour agression aggravée.
A tabassé un type dans un bar pour être un traître à sa race.
La femme de la victime était asiatique.
Ça confirme que l'attaque d'aujourd'hui avait des motivations idéologiques.
Oui. Où est-il maintenant ?
Pas de téléphone ni de véhicule enregistrés.
Dernière adresse connue chez son cousin, Corbin Walsh,
à Staten Island, 38 ans. Pas d'antécédents.
Les gars.
Corbin travaille dans un entrepôt de fournitures industrielles à Wakefield.
Ils ont une imprimante 3D ?
Une Block Magic génération 3 avec double tête d'extrusion,
surtout utilisée pour les outils et fixations sur mesure.
Donc Vernon aurait pu utiliser l'imprimante de l'atelier
pour fabriquer l'arme de l'attaque d'aujourd'hui.
Contactons le cousin, il nous mènera peut-être au tireur.
Outils, fixations, moules.
J'ai même un gars qui utilise une imprimante 3D pour reconstruire sa Mustang.
J'ai Corbin en visuel. Coin sud-est.
Il termine avec un client.
Voici la liste des prix.
Appelez-moi si ça vous intéresse.
Corbin Walsh.
Je peux vous aider ?
Certainement. FBI.
On aurait quelques questions pour votre cousin Vernon.
Il a des ennuis ?
On essaie de le déterminer.
Vous pouvez l'appeler ? On cherche à le localiser.
Vous travaillez avec lui, vous savez où il est ?
Non, mais je peux... essayer de l'appeler.
Mon téléphone est derrière.
- Corbin, ne bougez pas. - Pas de problème.
- Je reviens... - OA, il s'enfuit.
Reçu.
- Couvre l'avant ! - Compris.
S'il a une autre cible, dites-moi où il est, maintenant.
- Je ne dirai rien. - Mauvaise réponse.
- Mauvaise réponse. - OA.
OA !
Vous devez voir ça.
Oh, mon Dieu.
Ils se sont constitué un arsenal.
Il est complice.
Il a fabriqué ces armes pour son cousin.
On le fait parler pour savoir où est Vernon
avant qu'il terrorise une autre communauté.
Je suis d'accord.
Je vais mener l'interrogatoire avec Scola.
Pardon ?
Je sais que tu veux y aller, et je comprends pourquoi, mais en tant qu'amie...
Il a attaqué mon quartier.
Mag, il nous a attaqués. De quoi tu parles ?
Tu as failli perdre notre avantage là-bas.
Je vais retrouver Vernon. Je te le promets.
Je sais comment ça marche.
Vous allez jouer les durs, menacer de m'envoyer en prison,
mais je sais ce que j'ai fait. Je sais ce que ça implique.
Vraiment ?
Agression avec arme létale, délit de classe C, 20 ans de prison.
Je sortirai dans 10 ans. Vous ne me faites pas peur.
On n'essaie pas de vous faire peur. On veut vous aider.
Vous avez peut-être tiré sur des agents fédéraux,
mais vous n'avez pas tué 11 personnes.
Et vous détenez des infos
que le procureur pourrait trouver utiles si vous décidez de parler.
Ils commencent juste.
Et toi ?
Je ne fais qu'observer.
C'est mieux qu'une réunion avec la déontologie.
Ne t'inquiète pas.
Tes collègues n'ont rien dit.
Un passant a filmé l'arrestation.
Tu ne comprends pas, Isobel.
Ils s'en prenaient à ta communauté, et j'en suis désolée,
mais tu as failli franchir une ligne sans retour possible.
À quoi bon ?
C'est le moment où tu me dis que je suis trop impliqué,
que ma vie personnelle affecte mon travail ?
Non, c'est le moment où je te dis que je suis mariée.
Quoi ?
- Depuis quand ? - Deux mois.
Il s'appelle Philip.
Il a trois filles, ce qui veut dire que j'ai trois filles maintenant.
Je ne savais pas.
Parce que j'ai appris à laisser ma vie personnelle en dehors de ce bâtiment.
C'est ce qui me convient.
Je ne te dis pas comment faire ton travail,
mais notre mission est trop importante pour risquer de la compromettre
à cause de nos vies personnelles.
À toi de voir comment gérer ça.
Alors deux mois.
- Comment ça se passe ? - Rien à redire.
C'est censé m'émouvoir ou quelque chose comme ça ?
On pense plutôt que votre instinct de survie va se réveiller.
Corbin, vous avez fabriqué une arme qui a servi à tirer sur un refuge,
mais je ne pense pas que vous saviez qu'il y avait des demandeurs d'asile.
C'est une conspiration en vue d'un crime haineux avec meurtre
comme circonstance aggravante.
C'est plus que dix ans. C'est la peine capitale.
Et il se trouve que le procureur général cherche
à faire un exemple des fabricants d'armes artisanales,
donc toute chance de clémence pour vous est exclue
si votre cousin continue de tirer sur des refuges.
Il n'y aura pas d'autre fusillade.
- Qu'en savez-vous ? - Ce matin était exceptionnel.
On vendait ces armes à des types qui reversent au cartel de Jalisco.
La semaine dernière, ils ont pris Vernon à part,
lui ont dit que s'il voulait gagner gros, il pouvait tenter un contrat ouvert.
Pourquoi un cartel mexicain engagerait un gang de motards pour tirer ?
Je répondrais à la question, Corbin, ou vous pouvez dire adieu à tout accord.
Ils lui ont donné un nom, d'accord ?
Vernon devait juste kidnapper quelqu'un.
Ça ne faisait pas partie du plan.
Ces gens ont dû se mettre sur son chemin.
Qui devait-il kidnapper ?
Seul Vernon le sait.
Mais je peux vous dire où il le retient peut-être.
Agents fédéraux !
Chien !
On a des serre-câbles.
On a l'arme.
On a Vernon Walsh.
Son enlèvement a mal tourné.
Bon, la bonne nouvelle c'est que Vernon Walsh
ne peut plus faire de mal à personne.
La mauvaise, c'est qu'on ignore qui l'a tué
et ce que ça implique pour notre menace. Commençons par le début.
Le cartel est revenu sur sa parole ?
Les relevés du téléphone de Vernon montrent
plusieurs appels vers et depuis une façade du cartel
à Jalisco ce matin, donc au minimum, cette alliance impie est réelle.
L'équipe dit que l'empreinte sanglante sur les serre-câbles
correspond à celles sur la pince qui a servi à tuer Vernon.
Donc la personne qu'il a enlevée du refuge
a utilisé la pince pour se libérer et l'a tué avec.
Attends. Tu as dit que tu avais des empreintes.
Alors qui le cartel voulait-il que Vernon capture ?
Les empreintes ne correspondent à rien dans l'IAFIS ni Interpol.
Et il y a encore 100 migrants disparus du refuge.
- En effet. Une autre impasse ? - Pas exactement.
Le mandat pour les images de la sonnette
de l'allée en face de l'appartement de Vernon est passé.
C'est environ 30 minutes après l'attaque du refuge.
Voici Vernon.
Figez l'image. Qui est-elle ?
- On peut faire une reco faciale ? - Non. La résolution est trop basse.
D'accord, mais ça...
c'est suffisant pour poser des questions.
- Envoyez l'image à Maggie au plus vite. - Oui, monsieur.
Désolée, mais depuis qu'on accueille des demandeurs d'asile,
notre politique est de ne pas révéler l'identité des résidents
- pour leur sécurité. - On comprend.
Mais une femme a été enlevée ici.
Elle est en danger en ce moment.
Légalement, je ne peux pas donner cette liste.
Excusez-moi. Je suis très occupée.
On sait que vous voulez protéger vos résidents,
nous aussi, mais tant qu'elle est dans la rue,
elle n'est pas en sécurité, alors regardez encore.
Je sais que vous n'étiez pas là ce matin,
mais vous pouvez maintenant aider à sauver une vie.
Je ne suis pas totalement sûr...
mais je pense que c'est celle que vous cherchez.
Arrivée il y a une semaine.
Bon, restez vigilants.
On a identifié la femme enlevée de Graceful Shepherd ce matin.
Inés Madera.
Où ai-je déjà entendu ce nom ?
Sûrement dans un rapport de la DEA.
Inés est la maîtresse de longue date du baron de la drogue Jorge Ortega,
héritier du cartel de Jalisco, responsable de milliards
de trafics et de centaines de meurtres au Mexique et à l'étranger.
Donc le cartel de Jalisco engage un gang de motards
- pour enlever cette femme. - On dirait bien.
Mais pourquoi la maîtresse d'un des hommes les plus dangereux du monde
se ferait passer pour une migrante dans un refuge new-yorkais ?
Jordan, qu'est-ce que la DEA sait qu'on ignore ?
On a intercepté des communications la semaine dernière.
Apparemment, Inés Madera a volé Ortega, puis s'est enfuie aux États-Unis.
On ne savait pas où elle était jusqu'à maintenant.
Donc Ortega a perdu sa maîtresse. Son ego en a pris un coup.
Mais est-ce suffisant pour qu'il la traque et tue 11 personnes au passage ?
Pour lui, oui.
Tous les criminels de New York en parlent.
Il a mis une prime de 5 millions sur sa tête,
payable en cash ou en drogue à qui la lui ramènera vivante.
C'est plus d'argent que Vernon ou Corbin ne gagneraient jamais avec les armes.
Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg.
Si Inés Madera a tué son ravisseur,
ça veut dire qu'elle est toujours en fuite, cachée.
Et cette prime est toujours accessible à chaque gangster,
tueur à gages et criminel qui veut se faire de l'argent.
Et tant qu'on ne trouve pas Inés, tout New York est pris dans les tirs croisés.
Il me faut une piste sur notre maîtresse en cavale.
Chaque criminel de New York a cinq millions de raisons de traquer Inés Madera.
Pour éviter plus de sang versé, on doit la trouver en premier.
L'étau se resserre, alors où va-t-elle ?
Elle ne rentrerait pas au Mexique.
Ortega la retrouverait à coup sûr.
Oui, mais elle pourrait se déplacer dans cette communauté.
Examinons de près Flatbush,
Sunset Park, Jackson Heights, ses contacts, ses amis.
Rien n'apparaît dans nos bases de données.
J'ai peut-être quelque chose. J'ai fait filtrer par la NSA
les appels vers le Mexique des cabines Telmex ici en ville.
Telmex, les cabines internationales.
Oui, avant WhatsApp et Skype,
c'est comme ça que les Mexicains aux États-Unis appelaient chez eux.
On en trouvait dans les épiceries, les bureaux de change.
Il semble qu'il en reste encore en ville, et écoutez ça.
Ces trois derniers jours, la cabine Telmex de Sunset Park
a appelé les parents d'Inés à Jalisco,
toujours à 14h, jamais plus de 30 secondes.
Juste le temps de dire à ses parents qu'elle va bien.
J'ai récupéré les images des caméras
devant l'épicerie où ces appels ont été passés. Regardez. C'est d'hier.
Oui, oui, c'est elle.
Et avant-hier ?
Chaque jour depuis une semaine, vers 14h.
D'accord, on a 15 minutes pour y aller.
Après aujourd'hui, Inés voudra dire à ses parents qu'elle va bien.
Vous deux, je surveille l'épicerie préférée d'Inés.
On dirait que des ados monopolisent le téléphone.
Elle devrait être là.
Scola, une lowrider rouge arrive vers toi.
Oui. Je la vois.
Je parie qu'ils cherchent notre fille.
J'ai Inés en visuel.
Elle nous a repérés.
Stop !
En mouvement !
- Lâchez-moi. - Arrêtez de résister.
Nous sommes du FBI. Nous voulons vous aider.
Je n'ai pas besoin de votre aide.
Je comprends pourquoi.
Tout le temps et les ressources que l'agence a consacrés à vous rechercher,
et vous organisiez un trafic de drogue.
Vous ne savez rien.
Nous savons que vous déteniez
un kilo de cocaïne pure portant la marque du cartel de Jalisco,
et que c'est vous qui l'avez fait entrer aux États-Unis.
On fait ce qu'il faut pour survivre.
Pour survivre ?
Melle Madera, nous avons vu les photos de vous et Jorge Ortega, les maisons, yachts.
Vous ne survivez pas. Vous menez la grande vie.
Et quand ça ne vous convient plus, vous le volez, vous fuyez,
et maintenant les New-Yorkais en paient le prix.
Ces gens sont morts à cause de vous.
Regardez-les.
Regardez-les.
J'avais 16 ans la première fois que Jorge m'a remarquée.
Il m'a suivie sur le chemin de l'école.
Il a parlé à mes parents, je n'ai pas eu mon mot à dire.
Je ne comprenais pas le monde dans lequel j'entrais.
Ouais.
Mais vous compreniez que son monde était plein d'argent, non ?
Vous saviez d'où venait cet argent.
Je suis devenue sa femme, et c'était bien
jusqu'à ce que je grandisse et réalise ce que ça m'avait coûté.
À la première occasion, je lui ai volé de la drogue
pour passer la frontière et recommencer à zéro.
Mais ce que je ne comprends pas, c'est qu'un kilo de cocaïne
n'est qu'un grain de sable pour un homme comme Ortega.
Pourtant il a mis 5 millions de dollars sur votre tête.
Ça ne colle pas.
Inés, nous voulons vous aider, mais vous devez nous dire toute la vérité.
Il ne veut ni me récupérer ni la drogue.
- Il veut Miguel. - Qui est Miguel ?
Votre nouveau petit ami ?
Notre fils.
Nous l'avons caché au monde entier pour le protéger des ennemis de Jorge,
mais j'ai dû éloigner Miguel de lui.
Pourquoi maintenant ?
Le jour des 8 ans de Miguel, Jorge l'a emmené aux écuries.
Il pensait recevoir un nouveau cheval.
Au lieu de ça, il a trouvé un chef rival attaché.
Jorge lui a donné une arme
en disant qu'il était temps que Miguel devienne un homme.
Mon fils n'a pas pu appuyer sur la détente.
Je ne pouvais pas le laisser transformer notre fils en monstre comme lui.
C'est pour ça que j'ai volé la drogue,
pour la vendre et offrir une nouvelle vie à Miguel.
Si Ortega envoie des criminels après vous, votre fils est aussi en danger.
Non, je suis allée seule au refuge.
Miguel est ailleurs. En sécurité.
Inés, réfléchissez.
Ortega vous a déjà retrouvée.
Combien de temps avant qu'il ne trouve Miguel ?
Où est-il ?
Ma meilleure amie de Jalisco, son frère, Daniel, vit à Flatbush.
Il a accepté de cacher Miguel pour moi.
Notez l'adresse et nous ferons
ce que vous n'avez pas pu faire : protéger votre fils.
Je vous en prie, protégez-le.
Nous ferons tout notre possible.
Je sais que tu lui en veux, mais n'oublie pas qu'elle est une victime.
Tu sais que quand quelqu'un comme Ortega te cible, tu n'as pas le choix.
C'est peut-être vrai, mais elle avait le choix quand elle est venue à New York,
et elle aurait dû parler aux flics, pas aller dans un refuge rempli d'innocents
alors qu'elle savait qu'un cartel la poursuivait.
Je comprends, et c'était dans ton ancien quartier.
Qui est plein de gens bien qui veulent juste ce que ce pays a à offrir,
et elle y amène cette violence, Maggie.
Les personnes mortes aujourd'hui ne sont pas les seules victimes.
Il y a aussi le proprio de l'épicerie halal
et du pressing de l'autre côté de la rue.
Ils sont tous des dommages collatéraux.
Et maintenant, qu'est-ce que les gens vont dire ?
"Quoi d'autre attendre d'un quartier musulman ?"
Tu as raison.
Mais elle mérite quand même notre protection, tout comme son fils.
Voici la photo la plus récente de Miguel.
Je reste en faction ici pendant que vous allez parler à la baby-sitter.
Ça marche.
RAS.
FBI.
Il l'a pris. Par là.
Arrêtez-vous ! FBI !
Scola, quelqu'un a poignardé le baby-sitter et pris l'enfant. Parking sud.
Compris. Je m'en occupe, Maggie.
FBI ! Arrêtez-vous !
Ici l'Agent Spécial Scola. Enlèvement d'enfant en cours.
Homme hispanique, cinquantaine,
se dirige vers l'est sur Veronica en direction de Tilden.
Pickup Sierra bleu.
New York 3KR-T156.
- Qui a enlevé Miguel ? - J'ai... J'ai essayé de l'arrêter.
- C'était les hommes d'Ortega ? - Non.
C'était...
El Diablo.
Bon, maintenant on connaît toute l'histoire.
Inés a fui le Mexique et sa vie avec Jorge Ortega,
emmenant leur fils avec elle, et c'était le vrai but de la prime d'Ortega.
Il veut récupérer son enfant, et il semble qu'il ait peut-être réussi.
C'était Maggie avec une mise à jour.
Selon les voisins, notre ravisseur ratissait Flatbush avec une photo d'Inés
- prétendant être son père. - Bien sûr.
Quelqu'un lui a donc indiqué l'appartement de Nunez,
le menant involontairement au garçon.
Que sait-on sur cet homme mystérieux qui a enlevé Miguel ?
Selon OA, il est connu sous le nom d'El Diablo, le diable.
Un homme hispanique, la cinquantaine.
Si c'est tout ce qu'on a, c'est tout ce qu'on a.
Des correspondances dans IAFIS avec cette description ?
On doit retrouver cet homme avant
qu'il ne livre cet enfant à son père narcotrafiquant au Mexique.
NYPD, Port Authority, police d'État, et CBP sont tous informés.
- La ville est quadrillée. - Bien.
Il semble qu'El Diablo ait grillé un feu en fuyant les lieux.
La caméra de circulation a bien vu sa voiture, mais...
préparez-vous à une surprise.
Les plaques sont enregistrées au nom de Nestor Cruz, né à Zacatecas
mais vivant légalement aux États-Unis depuis dix ans.
Pas d'antécédents. C'est un électricien.
En apparence, ce type paie ses impôts.
Que fait un civil dans une histoire de prime offerte par un cartel ?
Parce que ce n'est pas un civil.
Il faisait partie d'un groupe paramilitaire mexicain
soutenu par une force conjointe mexico-américaine
très efficace pour neutraliser les narcotrafiquants.
Comment ça ? Les assassiner ?
Les narcos l'ont surnommé El Diablo.
Sans doute parce que c'était le dernier visage qu'ils voyaient avant l'enfer.
Quand la force d'intervention a ciblé Ortega,
le narcotrafiquant s'en est pris à la famille d'El Diablo,
a brûlé vives sa femme et sa fille dans une décharge,
puis lui a envoyé la vidéo par texto.
On se trompe complètement.
El Diablo n'a aucune intention de rendre son fils à Ortega.
Il ne cherche pas à toucher une prime.
Vous avez raison. Il veut se venger.
Matthew Bush, chef adjoint du renseignement, DEA.
On peut parler en privé ?
Selon ma source, El Diablo a contacté Jorge Ortega il y a 30 minutes.
Il essaie de négocier un échange,
la vie du garçon contre celle du narcotrafiquant.
- Sinon... - Œil pour œil.
Et ce narcotrafiquant a accepté ?
Peu importe. Je ne vais pas autoriser un tel échange.
Ils ne peuvent pas transformer la ville en zone de guerre
pour régler un vieux compte. Ce n'est pas le Far West.
C'est pourquoi vous allez intervenir.
Ma source m'a donné le lieu de l'échange. Je vous le communique.
C'est une victoire pour vous.
Votre source, c'est le narcotrafiquant, Ortega.
Je ne peux ni confirmer ni nier.
Vous me dites qu'un des criminels les plus recherchés au monde
collabore avec la DEA ?
Bon, donc nos deux options sont
laisser cette guerre se dérouler sur le sol américain
ou envoyer notre équipe faire le travail d'un narcotrafiquant.
Et sauver la vie de Miguel au passage.
On prend vos renseignements.
On ne peut pas donner l'assaut si votre homme a un otage,
sauf si la vie du garçon est en danger imminent.
Et même si c'était le cas, on n'a pas les infos
pour garantir qu'il ne sera pas pris dans les tirs croisés.
Vous n'avez pas posté des observateurs ?
Cruz a bloqué les lignes de visée.
Et un téléphone de négociation ? On peut le raisonner ?
Mes gars en ont lancé trois par les conduits d'aération.
Jusqu'ici, il n'a pas décroché.
Va faire le point au PC.
Je vais établir un contact avec Cruz.
On doit sortir Miguel d'ici.
Nestor Cruz, ici l'Agent Spécial Maggie Bell.
Je suis du FBI.
Veuillez prendre le téléphone pour que je puisse vous parler.
Selon Scola, on a besoin d'yeux à l'intérieur de ce bâtiment vite.
Toutes les idées sont bonnes.
C'est nous qui avons formé Cruz.
On ne peut pas envoyer nos agents dans un piège mortel.
Tu as dit que toutes les idées étaient bonnes, non ?
Je viens de me connecter au Wi-Fi du bâtiment.
En quoi ça nous aide à confirmer que Cruz est là-dedans ?
Un truc appris de Celeste de la Fly Team.
On peut utiliser un réseau neuronal similaire à celui
qu'ils ont développé à Carnegie Mellon.
Il cartographie la phase et l'amplitude des signaux Wi-Fi
qui rebondissent sur tout ce qui se trouve à l'intérieur, incluant les personnes.
Ça transforme le Wi-Fi en radar.
Oui, super. Essaie-le.
Je télécharge les plans du bâtiment pour faire un recoupement.
Et j'active le réseau neuronal maintenant.
Qu'est-ce que je regarde là ?
Un plan d'images visualisées
qui cartographie en direct le bâtiment où sont El Diablo et Miguel.
Ça, c'est une personne, non ?
Oui, ça doit être Cruz.
Et ça c'est Miguel. Il est vivant.
Pour l'instant.
Maggie, on a confirmé qu'ils sont tous les deux là-dedans,
et le garçon est toujours en vie.
Nestor, on sait que vous êtes là et que vous m'entendez.
On veut juste sortir Miguel sain et sauf.
Agent Spécial Bell.
Je n'ai aucun intérêt à parler avec vous
ou quiconque du FBI. Ortega et moi avons un accord.
Il est où ?
Le FBI veut traduire Ortega en justice autant que vous, mais d'abord,
vous devez libérer Miguel. Il ne devrait pas être mêlé à ça.
La justice, ce n'est pas une cellule de prison.
Pas pour lui. Vous voulez négocier ?
Amenez-moi Ortega, ou le garçon meurt.
On doit entrer maintenant.
Exécution !
Attendez !
Avis à tous.
On a déclenché un fil-piège. L'endroit est piégé.
Bonjour.
Allez.
Vamos.
Je poursuis Cruz.
Cruz, stop !
Ne bouge pas.
Reculez. Reculez.
Posez votre arme maintenant.
Je savais qu'il ne viendrait pas.
C'est sa faute, ce qui va arriver.
On ne va pas rester là et laisser d'autres innocents être blessés.
Vous vouliez justice pour votre femme et vos enfants.
Ce n'est pas ça, la justice.
Ça aurait pu l'être si vous ne vous étiez pas mêlés de ça.
Maggie.
Couvre-moi.
L'Amérique protège toujours ses intérêts, même si ça signifie travailler avec...
un Ortega.
Ce lâche vous manipule tous.
Personne d'autre ne doit mourir, vous compris.
Ne vous inquiétez pas. Je suis mort depuis longtemps !
Je te tiens. Tu es en sécurité.
Suspect neutralisé.
Confirmé. Le suspect est neutralisé.
Maggie.
On va bien. On n'a pas été touchés.
Allez, on va voir ta maman, d'accord ?
Allons-y.
Agents spéciaux Bell, Zidan et Scola.
Voici Matthew Bush, chef adjoint du renseignement de la DEA.
Sa source nous a indiqué la planque d'El Diablo.
Je tenais personnellement à vous féliciter pour ce travail bien fait.
Votre réussite a directement conduit Jorge Ortega
à fournir des infos cruciales sur trois cartels différents.
En ce moment même, la DEA prépare des raids à New York, Miami et El Paso.
Qu'a obtenu Ortega en échange ?
Vous n'avez pas vraiment besoin que je vous l'explique, si ?
Alors vous allez simplement rendre Miguel à son père ?
- C'est compliqué. - Non, ça ne l'est pas.
Beaucoup de drogues seront retirées de la circulation
- grâce à vos actes héroïques. - Tout ça au prix d'un seul enfant.
Vous ne l'auriez jamais trouvé sans nous.
On a tous les deux eu ce qu'on voulait. Laissons les choses ainsi.
Et si vous continuez à pactiser avec le diable,
vous risquez d'oublier dans quel camp vous êtes.
Mon monde n'est pas aussi noir et blanc que le vôtre.
Tout ce qui vous aide à dormir la nuit, hein ?
Je ne comprends pas qu'il ne soit pas fatigué après la journée qu'il a eue.
- Inés... - Je sais. Je sais.
Je sais que je dois assumer ma part dans tout ça.
Merci. Merci infiniment.
Vous avez ramené mon fils.
Accordez-nous un moment.
J'ai redouté ce moment, les adieux.
Pensez-vous que mon fils pourra me rendre visite
pendant le déroulement de mon procès ?
Il ne pourra pas vous rendre visite parce que il ne sera pas aux États-Unis.
Il retourne au Mexique.
Comment ça ? Comment est-ce possible ?
Mes parents, ils sont trop âgés pour s'en occuper.
Il ne sera pas avec vos parents.
Notre pays a pour politique de réunir les enfants avec leurs parents légitimes.
Non, non, vous ne pouvez pas le renvoyer chez son père !
C'est un monstre ! C'est un monstre !
Vous m'aviez promis de le protéger.
Vous l'aviez promis !
Je suis désolée.
- Nous avons les mains liées. - Non !
Quelle sorte de personnes êtes-vous ?
Le voilà, Jorge Ortega, l'héritier du cartel de Jalisco
dans nos locaux parce qu'on l'a invité.
Et on va simplement le laisser partir avec son enfant.
Je pensais vraiment que cette journée finirait différemment.
Oui, toi et moi aussi.
Tu te demandes parfois pourquoi on fait ce métier,
quand les journées se terminent comme ça ?
Je suppose que c'est pour toutes les autres journées.
On va aller chez Casey prendre un verre.
Tu veux venir ?
Ça va. J'ai quelque part où aller.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Agent Zidan, j'ai reçu votre texto.
J'ai apporté le dîner de chez Rafi.
J'espère que vous avez faim.
Entrez.
Sous-titres : FΛSSTΞCH Pour MY-SUBS.com
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