Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Alors, là, j 'ai pris ça.
Là, j 'ai suivi ça.
Voilà.
Ah là là,
moi, je te l 'ai dit. La DDT, la clarté, ça fait du bien.
La DDT, ignorant, c 'est la Direction Départementale Territoire. Tu vois ? Ils
sont censés s 'occuper de la signalisation et des routes.
Ouais, t 'as raison.
Faut pas s 'énerver. La musique est au cinéma.
Ah bah voilà.
Oui.
T 'impatientes pas, hein ? Parce que là, je reviens, je reviens.
Ça fait trois fois que je vous le demande.
Téléphoner à Rodel ! C 'est pas vrai ! Capitaine ? Capitaine, bonjour.
Elisabeth Richard, substitut du procureur de la République de Rodel.
attendez le juge Meyer.
Indisponible. C 'est à quand ? Jusqu 'à ce qu 'on le déplate, les joies de la
montagne. Pas trop déçu ?
Non, pas du tout. Excusez -moi, Paul Jean Sac.
Enchanté, madame le substitut. La substitut. Les fonctions s 'accordent au
féminin, désormais, capitaine.
C 'est par là, mais je ne suis pas sûr que vos chaussures soient bien
appropriées au terrain, madame la substitut. Mais je m 'y adapte,
Je m 'y adapte.
Ah, impressionnant.
Fétiche de la culture celte.
Très fréquent par ici.
Oui, oui, je sais.
C 'est marrant parce que la plupart des gens ignorent que le braque est un des
berceaux du peuple celte.
C 'est vrai, on pense tout de suite Irlande ou Bretagne.
La mort des celtes d 'Arnaud Perrier, vous connaissez ? Je suis plus porté sur
'action que sur la littérature, excusez.
L 'un n 'empêche pas l 'autre.
Là, vous en avez tout ? Pour l 'instant, rien d 'intéressant.
Même pas une douille ? Non, pas de douille, pas de trace, ils ont tout
Visiblement, il a été tué par une arme de gros calibre.
Et la promenade, tu méfies ? Bagarre, selon vous ? Si elle est bagarre, ça ne
date pas d 'aujourd 'hui. Son coquin aura au moins deux jours.
Vous me connaissez ? Comme ça.
Comment ça, comme ça ? Quoi ? Comme ça.
Son état civil.
Du collier, 40 ans, célibataire, vivant chez son père, Étienne, il lui venait un
coup de main.
C 'est tout ? Écoutez, je suis responsable de tout un district, mais je
pas cantonné ici. Les gens, je les connais quand ils ont affaire à la
gendarmerie, ce qui n 'était pas son cas.
Son père ? Il est où ? Il est chez lui, sur le côté de la colline. J 'allais y
aller.
On prend ma voiture.
Votre voiture.
Vous ferez attention, madame la substitue. C 'est un champ où il y a des
Ce serait dommage que vos pieds, tout droit sortis de chez le pédicure, soient
souillés par une bouse. Je ne fréquente pas les pédicures, capitaine.
Et ôtez -moi de la boue, permettez. Vous êtes un misogyne ordinaire ou vous
réservez vos saillies aux femmes qui ont...
L 'impertinence de vos supérieurs hiérarchiques. Pardon ? D 'accord, je
Vous méprisez les femmes seulement parce qu 'elles sont femmes ou simplement
quand elles dérogent à leur statut de bobone qui prépare la bouffe, torche les
gosses et passe à la casserole le samedi soir ? Je n 'aime les femmes de
caractère, mais je ne confonds pas caractère et arrogance.
Parce que vous me trouvez arrogant ? Un peu pétéque, pour votre être paix.
Ah bon, mais c 'est...
Ça doit être que je suis timide.
Si je vous effroissais, je m 'en excuse. Ce n 'était pas du tout mon intention.
Qui est ça, là ? Hippolyte, le chat de mon fils.
Il ne meurt pas, lui.
Vous me guidez ?
Vous rentrez ?
Toutes mes
condoléances, monsieur Ollier.
Je souhaiterais vous poser quelques questions. C 'est possible ? Oui.
Votre fils Luc a -t -il eu des problèmes récemment ?
Vraiment.
Rien d 'inhabituel.
Non.
À part qu 'on sait un peu bouffer une idée avec des mauvais coucheurs.
Aujourd 'hui, c 'était la fête du retour de l 'estive.
La fin de la transhumance, si vous préférez.
C 'est la plus grande fête de l 'automne et tout le monde était là.
Volier ! Volier !
Et pourquoi ils en avaient après vous ?
J 'ai vendu mes terrains à un fonds d 'investissement.
Ils prévoient d 'en faire un parc d 'attractions, un parc celtique, et ça ne
plaît pas.
Et comment s 'appellent ces mauvais coucheurs ? Le Tardieu et sa clique.
le Timothée, lui, à part avoir la gueule, il ne ferait pas de mal à une
Il y a quand même bien quelqu 'un qui a tué votre fils ? Il s 'est bagarré
récemment ? Quoi ? Mon fils s 'est bagarré ? Il a des traces de coups sur
visage.
C 'est Franck Cugiat, ils se sont croisés dans la rue.
Ils se croisent, ils se battent.
Ça se passe comme ça ici.
C 'est qui Franck Cugiat ? Un trou du puits de Paris.
Il travaille avec son père Michel.
Tous les deux ont eu fortune là -haut.
C 'est comme si un char ne peut pas saquer. C 'est comme ça depuis toujours.
Et vous, monsieur Ollier ?
À part votre fils, vous vivez seul ici ? Depuis que ma femme est décédée, ça
fait plus de 30 ans.
Et Luc ? Il y avait quelqu 'un ? Pas que je sache.
On peut visiter sa chambre ? C 'est pas le cours en fac.
Allez -y, moi j 'ai pas le cœur.
C 'est pas très gai cette Cambus, j 'y passerai pas mes vacances.
Moi qui croyais que ça vous rappellerait les joies du casernement.
Les gendarmes ne sont plus militaires, on a été détachés de la défense, ça vous
aura sans doute échappé.
Et puis moi j 'aime bien mon confort, cet intérieur cosy.
Voyez -vous ça ?
Prenez soin de lui, Lucollier.
Lui aussi, il aura quelque chose à nous dire.
On ne va pas se laisser perdre.
Eh les gars, on ne va pas se laisser perdre.
Non, mais il est très fantôme.
Le grand 8, les barraques à frites, mais tout ça, c 'est bon pour la forme.
Tu m 'étonnes quand on ne veuille pas.
On est tous avec toi, Timothée.
Pas question qu 'il colle leur saloperie sur le plateau de l 'Aubrac.
Le problème, c 'est que je suis passé à la préfecture.
Le problème, c 'est que je suis passé à la préfecture.
Et préfère donner son feu vert.
Têtu comme une mule, il ne veut rien savoir.
Impossible de le faire revenir sur sa décision.
Incroyable. Le préfet a une hiérarchie.
Et qu 'est -ce que vous voulez dire par là, M. Cujard ? Le ministre des Affaires
Sociales doit venir passer le week -end dans la région.
C 'est un gars du pays.
Il y a des services qui se refusent pas.
Concrètement, ça veut dire quoi ? Le préfet, je l 'ai dans la poche.
Bonsoir, messieurs.
On ne dérange pas, j 'espère ? Est -il un Timothée Tardieu parmi vous ? Oui, c
'est moi.
Je souhaiterais m 'entretenir avec vous.
Qu 'est -ce qui s 'est passé cet après -midi ? Ah, ok.
C 'est vrai qu 'on s 'est un peu pris le fou avec la famille Ollier, mais ça, ça
ne regarde pas la justice.
Avec le même vous -dire, j 'ai parfois l 'impression de faire oeuvre de salut
public avec eux.
C 'est qu 'il y a un vilotis avec cette impression.
Ah, elle ne le connaît pas.
Le problème, c 'est que Luc Ollier vient d 'être acraciné.
Quoi ? Je croyais que les nouvelles circulaient plus vite.
Alors, qu 'est -ce que vous faisiez cet après -midi, monsieur Tardieu ? Oh non,
mais attendez, là -haut.
Vous n 'allez pas commencer à me soupçonner.
Cet après -midi, j 'étais à l 'estive.
Et puis ensuite, j 'ai préparé cette réunion.
Mais vous n 'allez qu 'à demander à tous les gars. Ils pourront vous le
confirmer. C 'est très gentil de vérifier la libide, M. Tardieu,
Je passerai me voir demain matin à l 'argent de la marine.
Vous tutoyez Timothée Tardieu ? En connaissance ? Oui.
On peut le dire comme ça.
Je l 'ai croisé quelques fois, c 'est un activiste de la cause paysanne. On va
le revenir à la tradition.
Vous voyez, élever leur bête comme avant tout en les suivant avec un GPS.
Mais il faut rien de bien méchant.
Bloque les routes, occupe la mairie, vous les montrez quelques fast -foods.
emmerde le monde, mais ça va pas chercher bien loin.
Ouais, c 'est le mus, quoi.
Bon, Franck Puget, ça risque d 'être plus intéressant.
J 'ai envoyé deux hommes chez lui, apparemment il est sorti en discothèque,
sait pas où.
Bon, alors je le veux demain matin à la première heure à la gendarmerie.
Vous le voulez ? Oui, oui, oui, oui, oui, oui, je le veux, oui.
Bon, écoutez, en l 'absence d 'un juge d 'instruction, c 'est moi qui mène les
interrogatoires. Ok ? On n 'a pas le choix.
Si on n 'a pas le choix... En attendant, si vous voulez interroger son père,
Michel, il est au fond, là.
Tu vas attraper le froid.
Cette terre est maudite.
C 'est pas seulement parce que ta maman s 'est donnée la mort ici.
Mais ici aussi, des boches ont fusillé des résistants pendant la guerre.
Et maintenant, ton frère, c 'est bien fait de tout voir.
Tu viens dormir à la maison ? Non.
Non, merci ma chérie.
Qu 'est -ce que je pourrais faire avec ces sols ?
Je consulte le TICA.
Monsieur, je t 'ai déjà expliqué cent fois.
Système de traitement des infractions constatées.
Tu vois, toute personne ayant un passé judiciaire est répertoriée.
Et c 'est très, très intéressant.
Ouais, ouais.
Je m 'excuse, c 'est tout ce que j 'ai.
J 'en ai pas de votre... Du Yolong.
Non mais c 'est pas grave, c 'est très très bon le Dungeling, ça ira très bien.
Je ne comprends rien moi, alors pas
toi. Je ne parle pas japonais.
Ils veulent savoir combien ils vous doivent.
3 ,60 euros.
3 ,60 euros.
Ah, tu parles chinois, c 'est très bien.
3 ,60 euros.
C 'est bien.
C 'est bien.
C 'est bien.
C 'est bien. C 'est bien. C 'est bien. C 'est bien. C 'est bien. C 'est bien.
C 'est bien.
C 'est bien. C 'est bien.
C
'est
bien. Juste une escapade sur la côte d 'Azur, à Jean -Lépin.
Trop de monde là -bas, de vrais dingos.
C 'était pour mon voyage de noces.
Un joli souvenir.
Faut dire qu 'on était jeunes époux.
Ça y allait, les galipettes, en ce temps -là.
Alors vous connaissez tout le monde ici ? À part les Chinois, qui débarquent
chez nous par charter.
Parce que tout le monde, oui.
C 'est terrible ce qui s 'est passé à la ferme d 'éolien.
Ce pauvre Luc.
Vous avez une idée de qui a fait le coup ? Non, pas encore.
Mais vous les connaissez bien, les Auliers ? Ils vivent seuls, là -haut ? À
connaissance, oui.
En tout cas, on ne leur connaît pas de petits amis.
Le père, je comprends, mais Luc... Il était jeune, Luc.
Bonjour Caroline.
Je voulais te... Je te présente mes condoléances pour ton frère.
Merci France.
Ça me touche.
Salut.
Attends, j 'aimerais te parler.
Parler de quoi ?
Tu tabasses Luc, ton salopard de père, le fou pur à paille, et t 'oses venir me
présenter tes condoléances ? Tu me prends vraiment pour une conne.
Tu crois que c 'est écrit quoi, là ? Débile profonde ! Caroline, je suis
sincère, écoute -moi. Oui, tu es sincère, mais c 'est vrai, c 'est bien
Allez, dégage, je t 'ai assez vue.
Les salades des cugeants, n 'achète pas ici.
Va -t 'en.
Qu 'est -ce qui vous laisse, sale con ? Hein ? Rien.
En tout cas, rien qui te concerne.
Celui -là.
Hein ?
Franck
Uja est là.
Bonjour !
Bonjour, pardon. Les hommes l 'ont cueilli ce matin, il est rentré de
est pas frais.
Vous avez vu ton casier judiciaire ? Oui, oui, je suis au courant. Je voulais
justement vous en parler.
Franck Cugin.
Merci, moi.
Monsieur Cugin ? Elisabeth Riffard, substitut du procureur.
Madame.
Ça va ? À part que la nuit était courte et que vous me demandez ce que je fais
ici.
Je suis pour rien, moi, dans cette affaire.
Qu 'est -ce qui s 'est passé avec Luc ? Pourquoi vous vous êtes battus ? On ne s
'est pas battus, il m 'a provoqué.
Pourquoi ? Ce ne sont pas vos
oignons. Je crois que si, au contraire.
Vous battez avec Luc Ollier, deux jours plus tard, on le retrouve assassiné. Ça
fait beaucoup pour un homme déjà impliqué dans un homicide.
C 'est un homicide involontaire.
Involontaire ! Enfin, involontaire ou pas, il y a eu mort d 'homme.
Alors ça vous place en tête de mes suspects, M. Pugard. Donc je vous repose
question, pourquoi vous êtes -vous battu avec Luc Collier ? Moi, je vous répète
ma réponse, ça ne vous regarde pas.
D 'accord.
C 'est votre dernier mot ? Eh bien, je vous place en garde à vue.
Monsieur Ollier ? Monsieur Ollier ?
C
'était
pour moi ou pour vous ? Monsieur Ollier, je n 'allais pas faire une bêtise.
Je vois pas ce qu 'il y a de bête à vouloir s 'en coller une.
Alors que la vie n 'est plus qu 'un bâton de merde.
Le temps cicatrise les plaies, parfois même les plus profondes, vous savez.
Vous en avez d 'autres, des banalités de ce genre ? Excusez -moi, c 'est pas
toujours simple de trouver les mots justes devant une telle souffrance.
On est souvent à côté de la plaque.
Je sais de quoi je parle.
Ça va, ça va, je vous demande rien.
Je voulais juste vous dire que la vie vaut la peine d 'être vécue, monsieur
Ollier.
Même quand elle n 'en a plus l 'air. Merci de votre compassion, mais ici, on
'a pas l 'habitude de se passer la pommade.
Ce n 'est pas notre truc.
Alors, tu penses que vous n 'êtes pas là pour me consoler ? Non, non, non, en
effet. Je ne suis pas venue pour ça.
Je voulais juste vous informer que la gendarmerie avait vérifié la libide de
Timothée Tardieu.
Il est hors de cause.
Je vous l 'avais dit.
La gueule, mais pas de couille.
J 'ai aussi dû placer Franck Cujard en garde à vue.
Il refuse de me dire pourquoi il s 'est bagarré avec votre fils.
Je vais vous le dire, moi.
C 'est parce qu 'il était fou de rage, Luc.
Et qu 'il n 'en pouvait plus de l 'agité qu 'ils nous font subir, ces salauds de
Cusart. C 'est à cause d 'eux, moi, que j 'ai été bougé devant de mes terres.
Pour éponger les dettes à mon fils.
Et comment il les a contractées, ces dettes ? Il a ouvert un restaurant à
puis il a fait faillite.
Bon, il faut dire qu 'il a eu la mauvaise idée de s 'installer à côté d
établissement de monsieur Michel Cusart.
Oui.
Le fameux Michel Cusart.
Oui. Le nabab, comme ça s 'appelle, moi.
Il en a une flopée, le restaurant à Paris. Puis il est chic.
Monsieur Cusart s 'est estimé. C 'était de la concurrence déloyale.
Et l 'ami Lucas nous le finit.
Dis donc, c 'est pas le grand amour entre les Cujas et vous, hein ? Je vous
'ai déjà dit, on peut pas saquer. On est ennemis. On sait plus très bien
pourquoi, mais c 'est comme ça. Ah ouais ? Ah, c 'est marrant, ça.
Parce que moi qui débarque, je sais déjà que le père de Michel Cujas dénonçait
le vôtre à la libération.
Et qu 'il a fait de la prison pour collaboration.
Comment je l 'ai dit à vous ? En papotant avec la patronne de l 'hôtel.
C 'est un secret pour personne, la guerre entre vos deux familles.
Mon père était innocent, nom de Dieu ! Il a été libéré au bout de six mois !
mois ! Vous attendez ?
On n 'était pas censé travailler en parallèle ? On ne devait pas faire
Quoi ? Si vous vouliez aller voir Michel Cujat seul, il fallait m 'en informer.
Votre conception du travail en équipe, c 'est la tête et les jambes. D
'habitude, je suis la tête. Je ne suis pas un exécutant. Moi aussi, je mène une
enquête de police. Je ne vous considère pas comme un exécutant. J 'entends juste
que vous respectez la loi qui fait d 'un OPJ le collaborateur de la justice.
Je veux bien vous aider, bordel ! Vous n 'y connaissez rien à cette région. Vous
êtes comme un chien dans un choc qui... Les gens ici, il faut savoir leur
parler, les ménager.
Oui, sinon on n 'en tira rien. Vous vous posez les mauvaises questions et vous
croyez connaître les réponses.
Formidable, hein ? Qu 'est -ce que vous en avez tiré de Michel Cujard ? Rien.
Eh ben voilà.
Alors si vous permettez, je vais aller me faire ma propre opinion.
Bonne idée.
Qu 'est -ce qui passe encore ? J 'en sac maintenant vous.
J 'espère que ça ne va pas défiler comme ça toute la journée.
Non, rassurez -vous, ça va s 'arrêter là.
Vous aurez passé en revue nos maigres effectifs.
Crise oblige.
Est -ce que vous savez pourquoi votre fils s 'est battu avec le collier ? J
'ignore.
Croyez -moi ou pas, je suis peiné de ce qui est arrivé à Luc.
Il est pourtant un sérieux contenti entre vous.
Vraiment non, juste de la concurrence.
Il a ouvert un restaurant à côté de l 'un des miens, il ne fallait pas.
Deux loups dans la même bergerie, c 'est un de trop.
Je me suis défendu, j 'ai cassé les prix.
Je ne suis pas experte en droit de la concurrence, mais le dumping, c 'est une
pratique prohibée, non ? Du dumping.
J 'ai baissé les tarifs, voilà tout. Et comment Lucollier a réagi ? Mal.
Il a tenté de s 'aligner, il a maintenu la qualité de ses produits.
Parce qu 'il avait l 'amour du terroir et le respect du client, ça ne peut pas
lui retirer. Et il a perdu sa marge.
Je l 'ai brisé.
C 'est des affaires.
Et le sort qu 'elle réserve aux idéalistes.
Vous n 'êtes pas idéaliste, moi.
Le fort écrase le faible. Comme vous y allez.
Je n 'ai jamais dit ça.
J 'ai simplement les pieds sur terre.
40 ans de travail acharné, plus la sueur de mes aïeux, ça ne me donne pas le
droit de faire de la littérature quand il s 'agit de mon patrimoine.
Ce que je possède n 'est pas à moi.
Alors j 'ai vite le dépôt de terre.
C 'est marrant quand même, hein ? Cette haine comme ça qui court de génération
en génération.
Jusqu 'à votre père qui va dénoncer celui d 'Olia, la libération.
Mon père était résistant ! Il croyait vraiment qu 'Olia avait collaboré avec
Gestapo.
Et puis ? Et puis il n 'y a pas que ça.
Ça remonte à l 'époque de nos grands -pères.
Celui d 'Oulier a volé des terres aux miens. Des terres ! Il lui a rendu la
monnaie de sa pièce, quoi.
Et dites -moi, au niveau des arrières -grands -parents ou des aïeux du Moyen
-Âge ? Pas d 'entre -loupes.
Les gens de la ville ne comprennent rien.
Le travail de la terre est dur.
La moindre impression d 'avoir été fouée, c 'est la guerre sur des
Chez nous, on ne parle pas trop.
Même dans nos familles.
C 'est pour ça qu 'il y a autant de secrets.
Et de haine, n 'est -ce pas, M. Cujard ?
Les secrets de la haine.
Je me demande si je ne vous préfère pas en robe.
Pourquoi j 'ai l 'air d 'un sac, là ? Alors, dis donc, vous êtes à cran.
Un vrai roquet. Un pitbull, je préfère.
Une pitbull, madame la substitue. Le chien aussi, ça s 'accorde. Bon, à part
donner des leçons de grammaire, vous faites quoi, là ? Comme des assassins,
reviens sur les lieux du crime.
Je prospecte, je respire, je m 'imprègne.
Et cette imprégnation apporte ses fruits ? J 'ai l 'impression que oui.
À la ricochet.
Mais c 'est perdu.
C 'est pour ça qu 'on ne l 'a pas trouvé plus tôt.
C 'est pareil qu 'elle sort de la même arme que celle qui a tué Luc Collier.
Mais attendez.
Ça veut dire que l 'assassin aurait tiré sur quelqu 'un d 'autre ? Non.
Il y a peut -être un témoin alors.
Vous voyez, comme vous voulez.
Ça expliquera aussi le trace de pneu qu 'on a trouvé plus haut.
Avec un peu de chance, le moulage de l 'empreinte nous donnera le type du
véhicule.
Si l 'assassin a essayé de le tuer, il recommencera.
Oui, mon amour.
Comment tu vas ? Ah oui, toi aussi, tu me manques. Tu me manques tellement.
Oh, t 'exagères pas un peu, là.
C 'est pas si dur que ça, quand même.
Non, non, c 'est vrai, c 'est vrai. J 'ai pas été en interne.
Écoute, samedi... Samedi, normalement, j 'ai fini.
Attends, chérie, parce qu 'on m 'appelle tout le monde.
Je te reprends tout de suite.
Allô ?
Oui, ah bah très bien, très bien.
Dites -lui que je descends, j 'arrive, merci.
Dis -moi, mon grand, je vais devoir y aller parce qu 'on m 'attend.
Hein ? Allez, courage, courage.
Dans quelques jours, on est ensemble.
Hippolyte ? Ah bah oui, Hippolyte, il va très très bien. On s 'entend comme deux
larrons en foire, tous les deux.
Hein ? Oui, j 'embrasse toi.
C 'est tel, c 'est tel.
Tiens, c 'est ton maître et il t 'embrasse.
Hé, tu me manges pas mes crackers, hein ?
Pardon. Alors ? Tenez.
Du collier a été tué à bout portant avec un Walker P38.
C 'est une arme que les Allemands utilisaient pendant la Seconde Guerre
mondiale. Bah, ça nous avance à rien.
Il y a environ 10 millions d 'armes clandestines en France et il y avait 25
maquis rien qu 'en Aveyron.
Alors, j 'irais pas jusqu 'à dire que chaque foyer a gardé son petit trophée,
mais enfin, on n 'en est pas loin.
Tenez. Et comme ici, beaucoup de gens s 'envoient la mort.
Et vous pensez que c 'est spécifique à la région ? Disons que c 'est spécifique
aux régions enclavées, avec un climat rude et des conditions de vie
Enfin, écoutez, tout ça, c 'est vieux comme le monde.
Souvenez -vous d 'Abel et Cain.
Cain incultive la terre.
Abel garde le troupeau. Manque de peau. Dieu préfère les premiers -nés du
troupeau aux fruits de la terre.
Résultat des courses.
Cain, fou de jalousie, élimine son frère Abel. Et voilà.
Sombre histoire de famille.
Et j 'ai l 'intuition que notre affaire, à nous aussi, c 'est une sombre
histoire de famille.
Et que Franck Cuja y est intimement lié.
Oui, sauf que ça ne peut pas être lui.
Il a été flashé à 16h29 à 5 km de Rodez.
Donc, ce n 'est pas lui le coupable.
Très bien, très bien, libérez -le.
Je lève la garde à vue.
Ce qu 'il dit, ça ne m 'étonne pas.
Parce que j 'ai lu les minutes de son procès.
En fait, il s 'est battu contre un type pour protéger une fille et l 'autre est
tombé à la renverse sur un coin de table.
Terminé.
L 'homicide involontaire par excellence.
Enfin bref, Franck s 'est montré chevaleresque et alors nous, capitaines,
patauge, on piétine, on tourne en rond.
Peut -être une autre piste.
Je me suis laissé dire que Luc Collier avait une relation avec une femme.
Sauf qu 'elle n 'est pas d 'ici.
Personne ne la connaît.
Votre fameux témoin mystère.
Ah, c 'est pas impossible.
Ah ben, vous voyez, quand vous voulez.
Tu sais, Vanny, ils le savent pas encore, mais tu t 'y iras pas en rugby.
C 'est mon blaireau. Les morts, faut pas trop t 'attendrir, c 'est qu 'un veau.
La viande sur pied. C 'est bête.
Sont élevés pour être abattus. C 'est pas des animaux avec les noms.
Sont pas baptisés. C 'est comme ça. On s 'y attache pas.
Mais bon, quand on montera au bureau, on dira à ta mère de t 'acheter un chien,
un chat ou une perruche, tiens. Tu seras qu 'elle sera d 'accord, non ? Mais j
'en ai rien à foutre de ta perruche ! Mais je veux pas le mettre dans ma
chambre, je veux juste pas qu 'il crève ! Tu t 'aimes de bétail, t 'en as des
milliers, en plus de moi, ça te fait quoi ? Ça, ma petite, tu le sauras quand
bosseras.
François, on peut vraiment rien te demander à toi, merde !
Qu 'est -ce que tu cherches à la fin ? Tu crois pas que j 'ai assez mal comme
? Je sais.
Tu sais rien, non ? T 'as jamais rien su ? Écoute, je veux pas qu 'on reste sur
malentendu. Je suis vraiment désolé pour Luc.
Alors pourquoi tu t 'es battu avec lui ? Je me suis pas battu.
Il avait un coup dans le lit, mais rentré dedans.
Il m 'a reproché de t 'avoir rendu malheureuse quand on était ensemble. T
parti comme un voleur. Il y a 15 ans, ouais.
Pourquoi t 'es pas parti comme un voleur, peut -être ? C 'est l 'époque où
eu mon histoire.
Je me suis retrouvé en taule.
T 'es pas arrêté parce que j 'avais honte. Je voulais pas que tu le saches.
Écoute, vraiment, il faut qu 'on ait une vraie discussion, Caroline.
Je commence à me confuser vers François. J 'en ai marre de son mec maman.
Je lui ai rien demandé, il m 'envoie jeter.
Mais qu 'est -ce qu 'il te passe, Clémence ? Il m 'emmerde.
Que t 'aies refusé d 'épargner cet animal, ok.
Mais il y a la manière.
Clémence a 15 ans et toi, tu l 'envoies balader.
Mais qu 'est -ce qu 'elle t 'a encore raconté ? C 'était très cool, hein ?
J 'ai juste expliqué qu 'une bête, ça veut une valeur marchande. Et que moi,
gagne -pain, c 'est de les vendre. On sait que c 'est ton gagne -pain.
Mais je vois qu 'encore une fois, t 'as su trouver les mots.
Très bien, je te l 'achète.
Combien tu veux pour vanille ? Oh, mais ça va, c 'est cadeau, je t 'ai dit.
C 'est bon, c 'est trop tard. Mais arrête avec ta comédie ! Arrête ! Trois
qu 'on est ensemble, ça va de mieux en mieux.
Arrête ! Non, non, non !
Tu sais, t 'en as envie.
Regarde.
Putain, tu me fais chier.
Ok, ok, ça va.
Ça va.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi. Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Arrête -moi.
Des fois, oui.
Mais pas toujours.
Et tu vois, là, c 'était la dernière fois. Ah ouais ? Oui.
Et qui va te baiser aussi bien que moi ? Le fils Cujard ? C 'est bien qu 'il y
ait une histoire entre vous.
Mais c 'est un fils à papa.
Et un fils à papa sans son papa, c 'est rien qu 'un trou de cul.
Bon, alors, combien pour le veau ? Arrête.
T 'es pas venue pour ça, quand même.
De toute façon, je connais les prix.
Je t 'en donne 500 balles et c 'est bien payé.
Je t 'apporterai ça demain.
Et tu l 'avais quand, pour la dernière fois, Luc ? Je crois bien que je l 'ai
croisé au retour de l 'estime.
Et toi ? Moi aussi, je l 'ai mis partir quand son père s 'est engueulé avec
Timothée.
C 'est un crime, on part chez nous.
Tu parles d 'une histoire.
Tellement de histoires, là, je ne savais pas. Je vous ai fait venir parce que j
'ai réussi à casser le mot de passe de l 'ordinateur de Luc Collier.
D 'où en informatique, en plus.
D 'où de quoi ? Mon charme irrésistible ? Ouais, bon.
Et puis Ménir, c 'était pas bien difficile à trouver, comme non, pas la
faire appel au service technique.
Et alors, des infos ? Sa comptabilité, désastreuse, des lettres de relance de
ses créanciers, qui sont nombreux, des photos, très familiales.
Vous voulez voir ? Oui.
C 'est qui, elle ?
Elle, je ne sais pas.
Peut -être la fameuse petite amie.
Celle qu 'il voyait en secret ? C 'est peut -être elle qui était là quand Luc a
été abattu.
Ça va être coton de remonter jusqu 'à elle. Oh, popo, popo.
Pas de fousse modestif, contraire au inventif.
Autrement, la balistique m 'a confirmé que la balle que j 'ai trouvée au menhir
vient bien du P -38.
Ça, c 'est pas un scoop.
Non, mais c 'est une info.
T 'en voulais une ? Non, merci.
L 'empreinte des pneus aussi a parlé.
Il s 'agit d 'une BM.
Ça, c 'est un scoop.
On a fait un bon flic.
Qui vous dit que je ne l 'ai pas été ? Je vous remercie de toutes ces
précisions, colonel.
Non, non, non, non, non. Je n 'ai pas de problème particulier avec le capitaine
Jean -Sac. C 'est juste que j 'aime bien savoir avec qui je travaille.
Pas facile ? Oui, j 'avais remarqué, oui.
Oui, très bien, très bien.
Merci, colonel. Au revoir.
Qu 'est -ce que vous êtes allé faire à la mairie ? Oui, à la mairie.
Je croyais qu 'on faisait équipe. Il est bavard ce monsieur, très très bavard.
Il connaît tout le monde, c 'est l 'ancien facteur. On n 'est pas à Chicago
il y a 1500 habitants.
C 'est pas la cité du vice non plus. Alors forcément, quand il y a un
ça fait jaser, c 'est normal.
Qu 'est -ce que vous êtes allé faire à la mairie ? J 'ai besoin que vous me
fournissiez un micro -canon.
Oui, ça va, faites pas votre étonné.
Vous savez bien, ce petit truc qui sert à écouter à distance.
C 'est pas légal.
Tu es non plus, c 'est pas légal.
Oui, je sais, je sais, je sais, je vous agace.
Ça répond pas à ma question.
Mais allez -y, mais allez -y, mais dites -le, je vous en supporte, ça vous
démange. Mais vous m 'aidez pas beaucoup non plus, hein. Enfin, pas autant que
vous le pourriez.
J 'ai appelé votre patron, le colonel Cavendish.
Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais.
Alors, non seulement vous êtes de la région, mais vous êtes mis ici. Et
pourtant, vous ignorez tout, hein.
Vous me laissez me démerder, quoi.
On fait ce que je demande, hein, ça je dis pas.
Et alors, minimum syndical.
Je me concentre sur l 'inconnu qui a disparu, le fiancé d 'Olier. Le reste, c
'est des cancans, des ragots, ça ne m 'intéresse pas.
Et moi, j 'ai l 'intuition que c 'est de ces cancans et de ces ragots que naîtra
la vérité.
Et pour la trouver, j 'ai besoin de quelqu 'un d 'ici, qui ait un peu de
le sens de l 'équilibre.
J 'ai une formation militaire, mais je n 'ai pas fait l 'école du cirque.
Mais Napoléon et De Gaulle étaient aussi des militaires et ça ne les a pas
empêchés d 'avoir un brin d 'initiative.
Alors, je suis allée à la mairie pour récupérer des images de l 'estive.
J 'ai besoin de vous pour les visionner. Voilà.
Ça vous va ? Une invitation ? À travailler, oui.
Vous feriez quoi ?
Comment va, bon Bernard ? Mais toujours bien quand je suis au pays.
Ah, ça fait terriblement plaisir de te voir. Allez, viens.
Dis donc, c 'est pas trop emmerdant d 'être nid. T 'as toujours un cerbère qui
te suit à la traque. Ah, ça fait partie des charges de la fonction. Jamais seul.
Sauf quand l 'opposition te conspue à l 'assemblée, que le président te remonte
les bretelles à l 'Elysée ou le premier dans les couloirs de Matignon.
Et bien sûr, quand tu vas piquer.
Là, toi, t 'as toujours voulu ça. Déjà à l 'école, tu voulais être le chef. Et
toi, t 'as toujours voulu être le plus riche et t 'as fait carton plein dans
affaires à Paris. Comme quoi.
On ne change pas les rayures du zèbre.
Allez, viens, on va boire un verre.
Bonjour.
Aurélie, la même chose que mon ami Michel Tujat.
Bien sûr, monsieur le ministre.
Bernard, ici je suis chez nous.
Allez.
Ah, ça fait bien de te voir. Allez, allez, allez.
Hé, un autre poupée.
En péril.
Pardon ?
T 'es pas au courant du projet de parc ATM sur les terres de Ollier ?
des couillons, ça se rapporte.
Le préfet a donné son accord.
Il paraît qu 'il est sensible à l 'accord de l 'Union.
Ah bon ? Le préfet ? T 'inquiète pas trop, mon Michel.
Ton Mickey, tu le verras dans nos bras quand les poules auront des dents.
Dis -moi, de ce parc, qu 'est -ce qu 'il veut faire ? Je sais pas, les capitaux
asiatiques, qu 'est -ce qu 'on dit ? Putain, ils sont vraiment partout.
Tu sais, ici, personne n 'en veut.
Moi, je dis ça des fois que tu aimerais te représenter aux législatives.
Non, non, non.
Vous entendez ce concerto ? C 'est sublime.
Sublime.
Vivaldi, on n 'a jamais rien fait de mieux.
Vous ne trouvez pas ? À moins que vous préfériez l 'accordéon.
Je ne peux pas vous empêcher d 'être désagréable.
C 'est plus fort que vous.
Pour répondre à votre question, j 'ai un petit faible pour le scherzo.
Cela dit, je ne crache pas sur l 'accordéon de jazz.
Qu 'est -ce que vous faites là ? Mais mettez -vous sur le bureau, vous serez
plus confortable.
On enlève le chat.
Viens là, Hippolyte.
Vous verrez, il est très affectueux.
Il ne vous griffe pas tout de suite, c 'est qu 'il vous aime déjà.
Bon, dis donc, il est sympathique, beau de pauvre, mais attends, il est collant,
non ? Mais arrêtez de râler, ça veut dire que tu lui aimes.
Alors, ces images ? Bah rien de bien passionnant, j 'ai l 'impression qu 'il
falloir y passer la nuit.
Ah ouais ? Non, je plaisante.
Vous revenez en derrière, là ? Vous voyez ? Quoi ? Là,
là, la voiture blanche, là, au second plan.
Ah oui, merde.
C 'est une BM ? C 'est... C 'est celle de la petite amie du collier ?
Cette fois, je pense qu 'on va pouvoir donner un nom à notre témoin.
Ah, ben vous voyez, quand vous voulez.
Oh, il pleure.
C 'est pas possible, ce chat.
Viens là.
C 'est surtout vous, hein.
Non, mais ça vous fait tellement plaisir.
Mais, vous croyez que Luc aurait pu avoir une liaison sans que son père soit
courant ? Il avait quand même 40 ans.
Puis vous savez, on a tous nos petits secrets.
Vous, par exemple.
Pourquoi vous avez quitté la police ? Pourquoi vous avez quitté
la police ? Par amour de la justice. Ça vous va comme réponse
? Oui.
Allez donc retrouver le nom de cette dame.
Et moi, j 'installe votre micro.
Et c 'est comme ça que ta grand -mère s 'est retrouvée à poil au lavoir en
pleine nuit.
J 'aimerais encore te dire que ça a un peu fait jaser.
Bonjour Michel.
Salut mon vieux Robert, ça va ? Pauvre gâchier, il parait qu 'il a vu toute sa
tête. Alzheimer.
Non Michel.
Ah, il peut vite, arrête, c 'est pas le moment.
C 'est juste que ça m 'arrange bien de ne pas avoir à écouter toutes les
conneries que peuvent débiter mes contemporains.
Qu 'est -ce que tu cherches encore avec cette chanson ? À me provoquer ? Prends
pas la mouche.
Je voulais juste te rappeler des bons souvenirs.
Tu l 'aimais bien, Marie, non ? Je l 'aimais pas bien.
Je l 'aimais.
Et puis, il y a des souvenirs que j 'ai pas envie d 'évoquer. Alors, tu me
cherches pas, Robert.
Pourtant, il faudra bien qu 'un jour, on sache la vérité.
Je lui dirai des mots beaux, des mots qu 'on dit avec les yeux.
La vérité sur quoi ? De quoi il parle ? Rien.
Tu vois Hippolyte, je pensais qu 'elle avait raison.
Un postier ça c 'est forcément beaucoup de choses sur tout le monde.
Vous aussi, vous aimez cette chanson ? Les mots bleus, j 'adore.
Vous connaissez ? Si je ne me trompe pas, paroles de Jean -Michel Jarre,
de Christophe, 1973 ? 1974, toute ma journée.
Oui, je sais.
Celle qui j 'aime, on a parlé.
Vous le connaissez ? Comme ça, oui, on s 'est croisés.
C 'est sûr que ça lui rappelle plein de choses.
Ah oui ? Quoi par exemple ? Parce qu 'il ne m 'a pas tout dit.
Bien curieuse pour une étrangère. C 'est justement parce que je suis étrangère
que je suis curieuse.
Mais pour savoir ce que savent les gens d 'ici, il faut être boutique.
Allez, soyez sympa.
Je suis romancière.
La vie des autres est une source d 'inspiration.
Sauf que c 'est un petit village ici, tout de fait. Et vous, vous êtes
romancière comme moi, je suis le nouveau pape, madame le procureur.
Personne n 'est parfait, je ne suis que substitue.
Et maintenant que vous me connaissez, vous avez le choix.
Ou vous me racontez tout ici, ou au palais de justice entre deux gendarmes.
Vous me prenez par les sentiments, mais c 'est que c 'est une très longue
histoire.
J 'ai tout mon temps.
Alors ? Les mots bleus ? Vous voulez goûter, madame ?
Marie, c 'est la plus belle fille du village.
Un rayon de soleil.
Tous les garçons étaient amoureux d 'elle.
Michel Cujard, Étienne Ollier et tant d 'autres.
Tous les autres.
Je savirais les cœurs.
Le vôtre aussi ? Un petit peu, oui.
Beaucoup. Mais moi, j 'étais déjà marié, alors je savais que je n 'avais pas
trop d 'illusions à me faire.
Mais parce que vous étiez marié ou parce que marié était inaccessible ? J
'aimerais vous dire que c 'est à cause du mariage.
Mais la vérité, c 'est que la belle -marie, elle ne m 'a jamais trop
comme disent les jeunes aujourd 'hui.
Quelle sincérité, vous honore. Mais moi, elle me désole.
Mais dites -moi, ce n 'est pas très charitable de rappeler tout ça à Michel
? Ils ont été charitables, peut -être.
C 'était un orge de tendresse, Marie.
Ils me l 'ont détruite.
Détruite ? Mais comment ça, détruite ? Je ne vous le dirai pas.
Et vous pouvez toujours m 'envoyer à Rodez entre deux bourrins, je ne vous en
dirai pas plus.
Capitaine, réponse des images.
La propriétaire de la BM Blanche.
Béatrice Simon, 38 ans, résident à Lyon, infirmière au CHU. Ah ben voilà ! Elle
est contactée ? Mes collègues de Lyon ne l 'ont pas trouvée. Personne ne l 'a
vue depuis trois jours.
Trois jours ? Lors du meurtre ? L 'ancien avis de recherche. J 'ai diffusé
photo partout. Il nous faut cette femme, Morin.
Nous la faut absolument.
Il y a quelqu 'un ? Je peux entrer ? Oui, oui.
Bonjour. Je voulais juste... Vous tombez bien.
J 'ai papoté avec l 'ancien facteur, Robert Gassier.
Il est passionnant, ce type -là. Oui, je voulais juste vous dire que... Vous
saviez qu 'il y avait eu un différent personnel entre Michel Cugat et Étienne
Ollier ? Du genre ? Comme beaucoup de différents, sentimentales.
Quand ils étaient jeunes, ils ont aimé la même fille, Marie.
Et Gastier a même insinué que tous les deux l 'avaient détruite.
Mais bon, je vois pas trop le rapport avec les faits.
Et vous ? Moi non plus.
Non, je suis venu parce que... Vous savez que j 'ai creusé votre CV ?
Alors, comme je le savais déjà, vous êtes née ici et vous y avez passé toute
votre jeunesse.
Mais alors, la cerise sur le gâteau, c 'est que votre père était l 'homme à
faire de Michel Cujard.
Il s 'occupait de sa ferme pendant qu 'il n 'était pas là. C 'est -à -dire la
plupart du temps.
Et alors, ce qui est formidable, comme toujours avec vous, c 'est que vous n
'êtes au courant de rien.
Vous débarquez de la planète Krypton en plein Aveyron.
C 'est justement parce que je suis d 'ici que je ne veux pas qu 'on fasse du
à des gens que je connais depuis longtemps et qui n 'ont déjà pas la vie
Leur faire du mal ? Non mais attendez, je rêve ! Vous savez quoi ? Je vais
par croire que vous ne voulez pas qu 'on trouve l 'assassin de Luc.
Il faut arrêter ce petit jeu -là, capitaine, et me dire maintenant tout ce
vous savez.
Mais je ne sais rien de plus que vous concernant cette affaire. Eh bien,
Et moi, j 'ai l 'impression que d 'une manière ou d 'une autre, vous êtes
impliquée dans cette affaire. Et si c 'est le cas, faites très attention.
Non, mais attendez, vous êtes en plein délire, là. Vous me soupçonnez,
maintenant ? De meurtre ? Ah non, non, non, non, non, non, non, non, j 'oserais
pas, non.
Mais de mensonge par omission, peut -être.
Ça porte un nom, ça.
Entrave à la justice.
Délit particulièrement inacceptable de la part d 'un officier de police
judiciaire.
Moi aussi je me suis un petit peu renseigné sur vous, madame la substitue.
oui ? Et de quel droit ? Du mien.
Je comprends un peu mieux maintenant pourquoi vous vivez seul avec un chat et
gamin dans un internat.
Si vous êtes toujours aussi chiante, n 'importe quel mec ferait ses valises. C
'est tout ? C 'est parce que vous jouez au dur, mais au fond vous êtes une
petite chose fragile et ça vous énerve alors vous vous vengez sur les autres.
Demandez donc à votre bête là si j 'ai pas raison.
Pas vraiment vieux ? Sortez.
Sortez avant que la petite chose fragile vous en retourne une.
Sortez !
C 'est pas grave. Attends, Caro ! Non, reviens, reviens.
Ne fais rien, cette fille, je m 'en fous.
Elle travaille pour moi, c 'est tout.
Connard ! C 'est elle, c 'est elle qui m 'a chauffé. Elle t 'a violé ? Mais non,
mais... Il n 'y a que le cul qui t 'intéresse, toi.
N 'importe quel cul.
T 'es qu 'un bonobo, il faut que tu tires ta crampe coûte que coûte. Pour
'est terminé. Moi, je te connais, t 'en auras toujours envie.
Ouais, t 'as raison, mais plus avec toi.
Tiens, prends ta chute, connard.
Caro, arrête ! Reviens ! Oh !
Ah,
bonjour ! Oui, je sais qui vous êtes. Je suis pas d 'humeur.
Ça tombe bien, moi non plus.
Alors on va essayer de faire abstraction de l 'honneur, c 'est la condition de
la vie en société.
Un peu d 'intelligence et de convivialité, ça peut pas faire de mal,
Ah,
c 'est merveilleux tousser la gueule.
C 'est toute une philosophie, hein ? Oh, vous permettez ?
Oui, merci.
Hum, hum, fameux.
Comme eux.
Pour que le fromage soit bon dans sa croûte, il faut que le lait soit bon
son pied.
Et pour que le lait soit bon dans son pied, il faut que la vache soit bien
sa peau. Et pour que la vache soit bien dans sa peau, il faut qu 'elle soit bien
dans sa montagne.
Bravo, vous avez bien appris la notice du syndicat d 'initiative.
Avec d 'autant plus de facilité, j 'adore ce fromage.
Un petit bout.
Votre père, lui, qui ne s 'occupait pas de la vie privée de Luc.
Mais vous, vous connaissiez la petite amie de Luc ?
Luc la voyait à Rodez. Elle passait ici en coup de vent.
J 'ai dû la croiser deux fois.
Elle avait une BM blanche.
Oui.
Ça faisait combien de temps qu 'elle était avec Luc ? Je sais pas, je dirais
mois ou deux.
En tout cas, tout ce que je sais, c 'est que mon père l 'aimait pas.
Ah oui ? Et pourquoi il l 'aimait pas ?
Vous êtes une sacrée fouineuse, vous.
Oui, oui, oui. J 'ai fait des études pour ça.
C 'est même une qualité indispensable dans mon métier. Je cherche la vérité.
Vérité d 'ailleurs qui devrait vous intéresser puisqu 'elle concerne
l 'assassinat de votre frère.
C 'était à la ferme.
Il y a une quinzaine de jours.
Qu 'est -ce que t 'as ? Qu 'est -ce qui se passe ? Cette fille fera son malheur.
Elle croit qu 'il est restaurateur à Paris, mais quand elle va comprendre qu
est ruiné, elle va tomber de haut, crois -moi.
Elle va le jeter de bord, puis elle va s 'enfuir.
Les femmes finissent toujours par partir.
Qu 'est -ce que tu racontes ? Tu la connais même pas.
Triste opinion des femmes.
Mais il avait des raisons particulières de lui en vouloir.
Mon père n 'était jamais remis de la main en amère.
Il est un peu bizarre.
Il faut pas chercher à comprendre ce qu 'il a dans la tête.
Et votre frère, il était comment ?
C
'est un écbire.
Une belle personne.
Avec tout ce que ça comporte de qualité, de défaut.
Il était naïf, idéaliste, humaniste.
Il avait la tête dans les étoiles.
Une brebis au milieu des loups.
Je voulais m 'excuser.
De quoi ? J 'ai appris pour votre mari.
Pilote d 'effort spécial, mort en mission.
Oui, et dedans.
Même sa mort est classée secret défense.
Je suis qu 'un abruti.
Excusez -moi.
Vous n 'excusez pas, vous ne vouliez pas savoir.
Et pour elle, on en est où ? Tristiment.
La vie de recherche n 'a encore rien donné.
Si elle a vraiment échappé à un meurtre et qu 'elle n 'est pas blessée, elle
doit être traumatisée.
Donc, elle se plante quelque part. Et où une infirmière peut -elle que réfugier
? Vous avez essayé les hôpitaux psychiatriques ? Non, pas encore.
Et Étienne Ollier ? Qu 'est -ce qu 'il a dit sur elle ? Rien, c 'est pas ses
oignons, elle n 'était pas d 'ici, il n 'aimait pas, ça s 'arrête là.
Tiens, quand on parle du loup...
C 'est dommage qu 'on n 'ait pas votre micro -canon là, ça aurait été utile.
Qu 'est -ce que Tienoli et votre cousin ont bien pu se raconter ? Qui ? Votre
cousin ? Oui, et oh, oh, oh, ça va capitaine, pas avec moi, je commence à
connaître. Vous auriez dû voir votre tête quand on a visionné les images du
lessive. Quand Tardieu reproche à Asquette son usage intempestif de
Alors je me suis replongée dans votre biographie et j 'ai découvert que
Asquette était votre cousin.
Vous savez que bientôt, vous n 'aurez plus de sacré prompt, capitaine.
Le meilleur est encore à venir, madame la substitue.
Bah oui, c 'est mon cousin. Et alors ? Choisis pas ta famille.
Bah, j 'aurais préféré le savoir avant.
Je suis désolé.
Enfin bref, hypothèse d 'école.
Luc Collier, endetté jusqu 'au cou, fait chanter Asquette en le menaçant de tout
révéler sur ses méthodes. Et Asquette l 'élimine. Ça tient pas debout.
L 'utilisation des granulés par mon cousin, tout le monde est au courant.
Tardieu lui a même reproché en public.
Un poids pour vous.
Je vais vous donner l 'occasion d 'avoir qu 'un deuxième.
Le receveur des postes, vous connaissez ? Ne me dites pas non.
Alors j 'aimerais bien savoir ce que Christiane Ollier est venue chercher.
Ah, vous voyez quand vous voulez.
D 'accord, le fonds d 'investissement a dû retirer son offre. Tu as le bras
long. Ça ne me dit pas ce qui se racontait ces deux -là.
La secouette est riche, arriviste, vénale. Je ne serais pas étonné qu 'il
ait fait une proposition d 'achat.
Oui, mais c 'est aussi le plus ami de Caroline.
Et vu le caractère de la demoiselle, je la vois mal accepter l 'annexion des
terres de son père par ce type -là.
Ça m 'a surpris que tu acceptes mon invitation.
Je m 'adapte aux événements.
C 'est -à -dire ? La secouette n 'a pas été gentille ? Je m 'étonne de lui.
Un peu trop volage à mon goût.
Est -ce que tu vois mon avis ? Ce type n 'est vraiment pas pour toi.
C 'est ce que je pense de ton avis.
T 'as quand même pas la prétention de sélectionner mes amants.
Et non, j 'ai une mauvaise nouvelle.
Décidément, c 'est charmant de déjeuner avec toi.
Le projet de parc celtique se fera pas.
Mon père a vu le ministre.
Tu sais qu 'ils ont été à l 'école ensemble.
Il va tout arrêter.
Quel salaud, ton père.
Du coup, là, le mien est foutu. C 'est pas sûr.
Mon père est dur en affaires, mais si je lui parle, si je trouve les bons
arguments, je pense qu 'il prêtera de l 'argent à ton père.
Sans intérêt.
Ils peuvent pas s 'attaquer. Je vois mal Michel Cujat prêter de l 'argent à
Étienne Ollier.
D 'abord, pourquoi tu ferais ça pour nous ?
Parce que je t 'aime.
T 'as toujours aimé.
On s 'en est toujours foutu que nos familles se détestent, non ?
Tu
te souviens quand on est venu ici ? C 'était pour tes 25 ans.
C 'est pas très loin.
Toi, t 'as eu ta fille.
Un sacré tempérament.
Fais penser à sa maman.
C 'est vraiment la plus belle chose que j 'ai jamais réussie.
Reprendre toute seule la fromagerie, c 'est pas mal non plus.
Pourquoi ? Courageux en tout cas.
Tu veux un oignon ?
Alors donne -nous une chance.
J 'adore ce paysage.
Moi aussi.
Bon, sérieuse, Franck.
Je m 'attends beaucoup.
Mais cette terre, c 'est aussi pour ça que je suis revenue.
Et ta fille, elle se plaît ici ? J 'ai l 'impression, oui.
Son père vient d 'ici ? Je lui ai toujours dit que c 'était un
médecin du monde.
Un humanitaire rencontré en Afrique.
C 'est son héros.
Tu l 'as toujours dit ? Pourquoi ? C 'est pas vrai ? Non, c 'est pas vrai.
Fallait bien que je trouve un truc.
Pourquoi ? C 'est qui son père ?
Toi.
J 'ai faim, mon père.
Bon, vous voyez, t 'es si ta main, gros.
Alors, j 'ai entendu dire que tu vendais.
Pourquoi, ça t 'intéresse ? Ça se pourrait.
Et il va jusqu 'où, ton domaine ? Tu vois la colline de la Bruse, à plein
De là, au chemin de la Faille, il y a le GR65, tu sais, où passe les périns de
Compostelle. Tout ce qu 'il y a devant, le champ, le menhir, et tout ça, ça
vient de ma femme, Marie.
C 'est des parents qui l 'ont laissé en d 'autres.
Pas mal d 'hectares, hein ? Oui.
C 'est un prix ? 900 000.
500. C 'est pas possible, à ce prix -là, je vois pas le jour, moi.
600 000, dernier carat.
Oh, à ce prix -là, tu fais une affaire, t 'es pas malheureux.
Allez, va pour 600, stoppe -là.
Bon, je vous retrouve tantôt chez le notaire.
Je vais la perdre dans la voiture.
T 'es pas médecin, alors ? Non.
Je m 'occupe de restaurant, à Paris.
T 'es pas trop déçue ? Je t 'imaginais pas comme ça.
Surtout pas en cuja.
J 'espère que comme père, tu me gaveras pas. Les prises de tête, j 'ai pas l
'habitude. Maman est cool.
T 'inquiète pas. Moi aussi, c 'est être cool.
T 'as une idée de ce que tu vas faire plus tard ? Du fromage, comme maman.
Ah ben, c 'est génial, ça.
C 'est vrai qu 'avec 18 de moyenne générale, de toute façon, on peut pas
mieux.
Elle a bien une licence de psycho.
Sinon, je ferais médecine, je ne sais pas encore.
Médecine ? Ah oui, c 'est pas mal aussi, médecine.
Vous va bien ? Oui, je vais peut -être le prendre à l 'essai. Il dormira avec
vanille.
Monsieur Asquette ?
Je suis la substitue du procureur. Oui, pareil, oui. Je peux vous poser quelques
questions ? Oui.
Est -ce que... Est -ce que cette femme vous dit quelque chose ? Je crois que je
l 'ai vue avec Luc Ollier.
Au retour de l 'estive ? Oui, voilà, c 'est ça.
C 'est elle qui l 'a tuée ? Ah non, non, non, je crois pas, non.
Et vous savez où elle se cache ? Et pourquoi elle se cacherait ? Allez -y,
vous en prie.
Oui, Laurence.
Non, mais non, je peux pas te parler. Mais non, c 'est pas facile.
On va s 'asseoir.
D 'accord, je t 'embrasserai.
Quel succès.
Je fais ce que je veux de ma vie.
Les femmes boire seules, on dirait.
J 'aime les bonnes choses. Les bonnes choses ? Comme une tarte au couette, je
suis un alligot. Quelle classe.
Et Caroline, ça la dérange pas.
Je lui ai jamais rien promis.
Gentleman, avec ça.
De toute façon, on n 'est plus vraiment ensemble, alors.
Ce qui vous permet de racheter les terres de son père, sans vous attirer
foudres. Et qu 'est -ce que vous en ferez après, d 'Étienne Ollier ?
mépeyer, esclave ? Qui vous dit que je veux racheter ta terre ?
Mon petit doigt.
Qu 'est -ce que tu me veux encore ? T 'es vraiment une ordure, hein, secouette
Le dernier des enfoirés.
Tu nous as bien volés.
600 000.
Elles veulent le double, t 'as mon père. Tu sais ! Tu oublies la commission que
je dois verser à ce bon royer. Et là encore, tu vois, j 'ai la sensation de
faire une bonne action.
Fais -toi bien de ma gueule.
Mais il faut te rendre à l 'évidence, il est fini, ton père. Il n 'est plus en
état.
J 'y sauve la vie.
Je lui fais un cadeau.
Je nous fais un cadeau.
Parce qu 'avec ses terres et les miennes, on va tous les bouffer, ma
chérie ? Mais pauvre type.
Une chérie, t 'es incapable d 'en garder une.
Tu baves comme un gorade et tu bois une nouvelle paire de fesses. Ouais, mais c
'est les tiennes que je préfère.
Vas
-y,
tu me... Sèche -moi comme t 'as tué Luc.
C 'est un rapport, t 'es malade.
Pourquoi je dois le tuer ?
Caroline ? Qu 'est -ce qui vous arrive ? Vous êtes tombée ? Mal tombée, oui.
Je peux ? Voilà.
C 'est pour vous ? Non, rien, merci.
Ça va mieux ? Mon père vient de se faire rouler par François Assoit qui lui a
racheté ses terres à moitié prix.
Dire que j 'ai cru être amoureuse de ce type.
Je ne choisis pas vraiment de qui en tombe amoureux.
Ça s 'en est vécu.
Il vous a quitté aussi ? Finalement, je vais peut -être en prendre un petit avec
vous.
Monsieur, la même chose.
Qu 'est -ce que t 'as ? C 'est un secouet, c 'est ça ? Attends ! C 'est
qui a racheté en douce les terres de mon père.
Une vente entre deux éleveurs, rien de plus naturel.
C 'est légal et imparable. Imparable, ça veut dire quoi ? Vous pouvez rien faire
? Oui.
Mon père peut nous aider.
Votre père ? Et pourquoi il irait aider son ennemi juré ? Parce que je lui ai
demandé.
Ah ouais ? Et pourquoi vous lui avez demandé ?
On dit que l 'amour est la seule révolution qui ne trahit pas l 'homme.
C 'est joli.
Oui, c 'est un petit peu orienté. C 'est Jean -Paul II.
Je vais vous montrer quelque chose.
Dis -donc, ça fait un bail qu 'elles n 'ont pas vu un brin d 'herbe de nos
ces vaches.
Par contre, des granulés, ça, qui est -ce qu 'elles en bouffent ? Oui, je
la belle roue que tu t 'en cognes.
Mais d 'ailleurs, on se demandait... Alors, les granulés, c 'est pas interdit
Ah non, c 'est pas interdit. Mais le label rouge est strictement réglementé.
Comment on peut prouver qu 'ils gafent ces bêtes ? Moi, je peux aller fouiller.
Ah non, non, non, mais non, mais non. Avec votre repas de thé, je m 'y
pas.
En revanche, moi, je crois que j 'ai une bonne idée.
Pardon.
Oui ? Ah, bravo.
Super, oui, très bien, très bien, capitaine. J 'arrive, j 'arrive tout de
Nous avons hospitalisé Mme Beatrice Timon, voilà 5 jours. Elle rentre en
rue en larmes, dépressive et terrifiée. Elle a probablement échappé à un
meurtre. Alors ça explique ses crises d 'angoisse et ses cauchemars à
répétition. Syndrome post -traumatique, ben oui. Le sujet est en proie au
négativisme, à l 'opposition, voire même à la cathédepsie.
Ou aux stéréotypies gestuelles.
Je me suis un peu intéressé avant de venir.
Tu es moelleux.
On peut lui parler ?
Si l 'entrevue ne s 'éternise pas, oui.
Mademoiselle Simon ? Béatrice Simon ? Je suis substitue du procureur, je suis
accompagnée du capitaine Jean Sac.
Nous voudrions vous poser quelques questions.
Je lui dirai des mots bleus, des mots qu 'on dit avec
les yeux.
Parler me semble ridicule.
Qu 'est -ce que tu casses, là ? Qu 'est -ce que tu veux ? Qu 'est -ce que tu
veux, elle, Marie ? Je t 'ai pas vu, Gapier. J 'hésiterai pas à te casser la
gueule.
Pourquoi tu l 'as pas mariée, bougre d 'âne ? Pourquoi tu lui as brisé le cœur
la môme ?
Il était sous les drapeaux, le poudre dame ! Quand j 'ai compris que je ne
pourrais pas me passer d 'elle, je lui ai envoyé un télégramme pour lui dire
je l 'aimais.
J 'ai lui donné rendez -vous, mais il n 'est jamais venu.
Qu 'est -ce qu 'il a de plus ? Il fait ça pour foutre ! Je m 'en souviens très
bien de tes lettres ! C 'est moi qui les distribuais ! Mais ce télégramme -là,
aucun souvenir.
Pourtant, c 'est bien moi qui aurais dû lui remettre en main propre, la gosse !
Mon télégramme aurait pu se perdre ? Oh non ! On perd rarement à la poste.
C 'est de la légende, ça.
La médisance de malfaisant qui n 'a pas écrit et qui dit que ça l 'est fait
perdu.
Encore moins plus prioritaire.
Qui était Odisha à l 'époque ? Et comment je pourrais m 'en souvenir ? C
bien que je suis un peu Hazelmer, moi.
Mais pas la poste.
Bien sûr, je te paierai le lait du vôtre, Clémence.
Ça va.
C 'est cadeau, je t 'ai dit.
Qu 'est -ce qu 'il y a ?
La secouette, une proposition à vous faire.
Je vous rachète le terrain que vous avez extorqué à Étienne Aulier.
Faites de ma gueule.
J 'imagine que vous savez que c 'est une alimentation interdite par la charte de
qualité de l 'Aubrac.
En quantité raisonnable, c 'est un complément alimentaire toléré.
Et allez prouver que je dépasse les quotas, tiens. Oh ben ça c 'est très
En tenue de votre cheptel, si on prend vos commandes de granulés sur trois ans,
vous dépassez largement la tolérance autorisée.
De 28 % exactement.
Alors maintenant, soit vous me cédez le terrain, soit je vous balance à la
chambre d 'agriculture et de commerce.
T 'es une vraie pourriture, toi.
Tellement moins que toi, Françoise Couette.
Alors ? Ça va, ça va, ça va. C 'est bien, Couette.
Salut, papa.
Ça va, ma Clément ?
Foutez
le camp de mater.
Foutez le camp.
Je me suis jamais guéri de toi,
Marie.
Tu te souviens très bien que c 'était Pauline, la sœur d 'Etienne, qui était à
la poste à l 'époque, n 'est -ce pas ? Bien sûr.
Mais pour le télégramme, j 'en savais rien, je te jure.
Maintenant, je sais.
Pauline Oliard a remis mon télégramme à Etienne.
Marine ne l 'a jamais eu.
Marine ne l 'a jamais eu.
Il a détruit nos vies, cette ordure.
Fais pas de conneries, Michel.
Arrête ça, tu veux ! Tu fais tout pour te faire remonter à la surface, et
maintenant que je le sais, il faut que tu l 'arrêtes. Qu 'est -ce que tu
cherches, merde ?
Je t 'avais toujours voulu à mourir parce que je croyais que t 'avais trahi
Marie.
Quand t 'as disparu, c 'était plus la même.
Elle était malheureuse, malheureuse à crever.
Mais c 'est vieux tout ça, Michel, ça a plus de 40 ans.
Je m 'en fous.
Pour moi, c 'était hier.
Je veux pas laisser sa mort impunie.
Je veux pas.
Ça fait 30 ans que vous êtes en ce moment -là.
Tu crois tout savoir que j 'ai ? Mais tu dis rien.
C 'est dalle.
Connerie. Je sais que c 'est une voix qui a volé le télégramme que je
à Marie pour qu 'elle m 'attende.
Regarde -moi dans les yeux et dis -moi que c 'est pas vrai.
Je l 'aimais, tu sais.
Je l 'aimais comme un fou.
Et moi, je ne l 'aimais pas, peut -être ! Je n 'ai jamais vraiment aimé qu 'elle
! Oh, j 'étais bien puni, moi ! Tu sais, ton putain télégramme, je ne l 'ai pas
détruit. J 'ai juste caché.
Je ne sais pas pourquoi, je me suis dit un jour que peut -être j 'aurais le
courage de lui montrer.
Mais c 'est elle qui l 'a trouvé.
Et le soir même, j 'ai découvert pendu à côté du menhir.
Tu l 'as tué ! Je veux le prier ! Voilà, ça, ça t 'ensemble bien, ça.
C 'est bien dans la manière d 'être chasse.
C 'est bien dans leur gêne de dégénérer.
Hein ? C 'est comme ça que tu me remercies d 'avoir vu ton fils ?
Il se tient à toi ? Ouais, tu sais, le jeune qu 'il a ruiné à Paris.
Luc. Eh ben, c 'était ton fils ! La chair de ta chair ! Le sang de ton
sang ! Marie était enceinte quand j 'ai marié. T 'as le valet ? Et vous voulez
que tu l 'épouses ? Que ça vienne de toi ? Sauf que t 'as pas le courage.
T 'as changé la vie trop tard, imbécile.
Et c 'est toi qui l 'as tué ! Avec ton putain de télégramme, c 'est toi qui l
'as tué !
Luc,
il est né le spumet de son camp.
C 'est le calcul ! C 'est avec toi qu 'elle était.
Avec toi...
Lâchez vos armes, c 'est un ordre !
Lâchez vos
armes ! Oli ! Suja !
Vos armes, bordel ! Vos armes !
Devant vous !
Carte étoile.
C 'est fini.
C 'est fini Mathieu Ollier, c 'est fini.
C 'est fini.
Beatrice Simon nous a tout raconté.
Quand j 'ai rencontré Luc, j 'ignorais qu 'il était le fils d 'Étienne Ollier,
avec qui j 'avais une liaison sans lendemain.
On s 'était connus sur Internet avec Étienne.
Comme deux solitudes qui se rencontrent.
Au début, j 'avais même des sentiments pour lui.
Mais la passion, ça ne se commande pas.
Et elle m 'est tombée dessus.
Elle avait le visage de Luc.
Il était doux, gentil.
Il avait l 'air si fragile.
J 'avais juste envie de le prendre dans ses bras, de l 'aimer.
Je l 'ai aimé.
Ouais, je peux pas te donner tort, Franck, mais tu as bien réfléchi.
Tu dois vivre ici.
Bah oui, bien sûr, oui, c 'est mon pays.
Ton pays de cœur, peut -être.
Mais tu as toujours vécu à Paris.
Ces lumières et tout ça, ça risque de te manquer très vite.
Et puis... Ouais, je te voyais reprendre ma suite.
T 'inquiète pas pour ça.
Tous ces pays d 'affaires, je les oublie pas, mais j 'ai juste besoin de faire
ma vie, papa.
T 'es petit -fils de paysan, Franck.
Et t 'as rien à payer.
Non, pays, non.
Il y a pays.
Justement. C 'est le pays où vit la femme que j 'aime.
Et puis il y a ma fille aussi.
Je la connais pas beaucoup et j 'ai envie de passer du temps avec elle.
Laisse -nous un peu de temps.
Ça ira, tu verras.
Calme.
Ça va ? Ici, là.
Je suis dégoûtée.
De ne pas avoir vu plus tôt que mon père était un monstre.
Vous savez mieux que moi que votre père était malade depuis la mort de votre
mère.
Son médecin traitant m 'a même dit qu 'il était bipolaire.
En fait, il était débordé par ses émotions, par ses jalousies. Ça ne l
pas.
Non, ça ne l 'excuse pas.
Mais ça explique beaucoup de choses.
Il a tué mon frère.
Il a même pas eu le cran de se dénoncer.
C 'est un sale type, c 'est tout.
D 'ailleurs, la plupart des hommes sont des sales types.
Peut -être pas tous.
Allez bonhomme, on remballe !
Ouais, ouais, ouais, ouais, je sais, je sais, je sais, c 'est pas agréable de
voyager dans une cage. Allez, range tout.
Qu 'est -ce que tu veux, mon pote ? C 'est le destin d 'un chat policier.
Hein ? Ouais, ouais, mais nous... Allez, viens, on s 'en va.
Allez,
on nous attend ? On va retrouver ton maître.
C 'est chouette, non ?
Qu 'est -ce qu 'on fait avec Béatrice Simon ? Elle a quand même été témoin d
meurtre qu 'elle n 'a pas dénoncé.
Oui, c 'est vrai, mais elle est terrorisée, traumatisée, elle va avoir
s 'en remettre. Je trouve que ça fait des circonstances atténuantes
Moi, je serais assez pour qu 'on lui foute la peine.
Je ne l 'ai jamais dit, mais en fait, je vous préfère en civil.
Vous -même en uniforme, vous seriez formidable.
C 'est un compliment.
En tout cas, ça en a l 'air.
Oui, mais vous portez une alliance.
Ah oui, mais non.
J 'ai séparé de ma femme depuis un an, on est en instance de divorce.
Ça fait une paix qu 'on ne m 'avait pas bousculé comme ça.
Je ne regrette rien.
Vous êtes une femme formidable, madame la substitue.
Elisabeth.
Enfin vous, vous m 'avez pas mal gavé non plus, capitaine.
Paul. Paul.
Eh bien, j 'ai été ravie de vous rencontrer, Paul.
Et puis, si jamais vous passez par Vaudèze, rappelez -moi. Ça fera une
croque. Je connais deux ou trois restos assez sympas.
Oui.
Pas impossible que j 'y sois dès demain.
Seulement demain ? Non, je rigole.
Bon, ben, allez.
T 'entends ? Excusez -moi.
Ah, l 'homme de ma vie.
Oui, mon amour.
Oui.
Oui, c 'est Riff.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.