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Je suis perdue.
Effectuez un demi -tour.
Je vais appeler Jean -Jacques, je suis perdue.
Tournez à gauche.
Tournez à gauche, je vais tomber en fin de descente, ça va être super.
Ah, le glanum.
Le glanum.
Vous êtes arrivée.
Ah ben voilà.
C 'était ton une soirée exigée ? Pourquoi ? Ça ne vous plaît pas ? Si,
Bonjour quand même.
Bonjour. C 'est magnifique par ici.
Vous connaissiez ? Oui, je venais pratiquement tous les étés avec mes
quand j 'étais petit. J 'ai du camping.
Ça n 'a pas beaucoup changé. Vous avez du camping ? Oui, on a l 'heure au
C 'est un camping au port du village de Motane, à 500 mètres du centre.
C 'était pratique pour retrouver les filles le soir. Et à part ça, vous allez
bien ? Oui, très bien.
Et vous ?
Sur un petit nuage.
Ah ouais, tant que ça. Ouais, ouais, ouais, je vous raconterai.
D 'accord.
Dites -moi, où est la victime ? Oui, c 'est par là.
Voilà.
Présente Caroline Autiero, 30 ans.
Une balle dans le crâne.
Mais la femme, qu 'est -ce qu 'elle faisait ? Elle était mariée à Laurent
Autiero, qui possède un joli moulin à huile à Mossane.
Il est négociant.
C 'est dingue, ça. Je vous demande ce qu 'elle faisait. Vous me parlez de son
mari. Ah, d 'accord.
Alors, elle faisait de la photo.
Apparemment, elle aimait les vestiges gallo -romains. Et il se trouve qu 'un
certain Laurent Othiero, négociant l 'huile d 'olive à Mossane, était son
Ça va comme ça ? Oui, c 'est bon.
Et qui a retrouvé le corps ? Le gardien du site.
S 'il vous plaît, comment il s 'appelle, le garçon ? Mathias Vendroux, mon
commandant. Il est interrogé là -bas.
Merci.
On y va ?
Bonjour Monsieur, Elisabeth Richard, vice -procureur de la République, peut
vous poser quelques questions ? Allez -y.
Quand et comment avez -vous retrouvé le corps de Madame Othiero ? Ce matin, je
faisais le tour du site comme d 'habitude et c 'est là que je suis tombé
Caroline. C 'était horrible.
Caroline, vous la connaissiez bien ? C 'était la femme de Laurent Othiero, je
suis avec sa fille, Maëlys Hans -Marie.
Et elle venait souvent ici, Caroline ? Elle adorait les glanomes et...
Je faisais des photos avec les ruines et les montagnes derrière, dans les
Alpines.
Elle avait des ennemis ? Elle suscitait des jalousies ? Des ennemis, je ne crois
pas. Des jalousies, peut -être.
Elle était jolie. Elle vivait avec un homme plus âgé qui a de l 'argent.
Merci, monsieur.
Peut -être vraiment tout en beauté, ils allaient.
Monsieur Othiero ? Elisabeth Richard, vice -procureur.
Toutes mes condoléances.
Je vous remercie.
On peut vous demander quand vous vous êtes rendu compte de la disparition de
votre femme ? Je suis rentré de mon moulin où j 'ai travaillé tard.
Il y a une heure du matin.
J 'ai pas voulu la déranger alors j 'ai dormi dans la chambre d 'amis.
C 'est que ce matin que les gendarmes m 'ont prévenu.
Et votre femme partait souvent pour faire des photos ou seule ? C 'était son
hobby.
Sa grande passion.
Elle faisait des clichés magnifiques.
C 'est comme ça que je l 'ai connue.
Elle était étudiante en histoire de l 'art à l 'Expo et aux rencontres
photographiques d 'art. Vous connaissez ? Oui, oui, oui. C 'est très réputé.
J 'admirais beaucoup ses œuvres.
Elle savait capter l 'essence de la Provence.
Alors on a discuté, on a sympathisé, on est allé dîner et puis... C 'est
beau.
C 'est beau.
j 'aimais bien ce qu 'elle faisait
parfois c 'était
flou parfois c 'était flou
Effectivement. Elle était très douée.
Vous étiez seul au moulin hier soir, M. Thiron ? Oui.
Pas rien.
Caroline, c 'était un rayon de soleil.
Tout le monde l 'aimait.
Tu n 'arrives pas à imaginer quelqu 'un et tu es attenté à ses jours.
C 'est nous qui allons vous laisser, monsieur Thiron.
On trouvera ce qui s 'est passé.
Au revoir.
Au revoir.
Vous vous êtes un peu renseigné sur Laurent Thiron ? Un fils de paysan qui a
plutôt réussi.
J 'en sais pas plus, je suis arrivé.
Dites -moi, Elisabeth, vous deviez m 'expliquer pour un petit nuage.
Ah,
j 'ai... J 'ai rencontré quelqu 'un.
Ah bon ? C 'est vous le contraire ? Non.
Il s 'appelle comment, Roméo ? Roméo, il s 'appelle Philippe et il est juge d
'application des peines.
Juge d 'application des peines et une vice -procureur, je m 'ennuie déjà.
Ah bon, parce qu 'on se marre plus dans la marée chaussée, peut -être ? Oui,
il y a un peu d 'action.
C
'est
un bel endroit.
On est en vacances.
T 'avais raison, Elisabeth.
Bonjour madame, bonjour monsieur, Thomas Rometty, je suis le responsable de l
'hôtel. Le patron est parti en vacances. Ça va, vous me devez trouver facilement
? Oui, c 'est très bien indiqué.
C 'est qu 'on fait tout pour, bienvenue au maniare.
Martin, s 'il vous plaît. C 'est ravissant.
Merci beaucoup.
Le petit déjeuner est servi à partir de 7h sur la terrasse extérieure.
C 'est top, s 'il vous plaît.
Merci.
Si vous voulez bien me suivre.
Vous connaissez Laurent Viron ? Ah ben, qui ne le connaît pas ? Il est en
régulier, il est souvent venu avec Caroline.
Un couple qui paraissait très unis.
Vraiment, on faisait plaisir à voir.
Sympa Laurent, n 'est -ce pas ? Et elle ? Elle était sympa, Caroline ? C 'est
comme ça.
Elle s 'investissait beaucoup, elle était bénévole au secours qu 'elle
Sinon, on lui a fait moins d 'un grand coup.
Voilà la première chambre.
Ici ? Ah, ouais ! Bah,
c 'est bien ! C 'est la chambre de madame. Ah, moi je vous dis, lui aussi.
Bah voilà, c 'est parfait ! Et la mienne, elle est où ? Au fond du
Avec du imprenable sur les poubelles, j 'imagine ? Sur la cuisine. Et c 'est moi
qui suis au fourneau. Vous serez aux premières loges, commandant.
Génial. Voilà.
Même en accéléré, il ne s 'est pas passé grand -chose à Moussa de notre part du
crime.
Vous avez une autre vidéo ?
Intéressant, ça.
21h43, l 'heure approximative du crime.
Voiture de location.
J 'y vais.
Alors, Patrick, tu tailles ? Oh ! Eh, préviens, je connais le proverbe.
Il y a pour son olivier depuis de donner des fruits.
Qui le fume, le demande.
Et qui le taille, l 'exige.
Un Salonac ? Oui.
Après, je m 'occuperai de la Verdane, là -bas, de l 'autre côté.
Je suis mal au rôle, Patrick.
Tu m 'imagines même pas.
C 'est Laurent.
Je sais pas quoi te dire à part courage.
C 'est con.
Mais non, c 'est pas con.
Ça fait du bien.
Qu 'est -ce que tu lui as dit à la procureure ? Rien.
Rien.
C 'est bien.
Ça a donné quelque chose ? J 'ai récupéré les papiers du conducteur chez
loueur. C 'est génial. Pas tant que ça. J 'ai appelé l 'identité judiciaire. Ce
sont des faux.
Il y a une photo.
Si notre homme est fiché, on a une petite chance de mettre un nom sur son
visage. Je vais demander à la gendarmerie d 'art de la passer au
comparaison de photos, ça peut prendre du temps. Encore faut -il que ce
soit fiché.
C 'est exactement ce que je viens de dire, Jean -Sac.
Oui.
Bon, on y va. On a rendez -vous, là. Oui, oui, oui.
Ça arrive.
Je vous remercie, docteur.
C 'était le légiste.
Caroline Otiro est bien décédée entre 21h et 22h.
Ça doit être lui.
C 'est Marcel Parot ? Oui.
Bonjour.
Bonjour. Je vous présente madame la vice -procureure. Bonjour madame. Bonjour.
Alors il paraît que vous avez vu des choses intéressantes, monsieur Parot ? L
'autre nuit, il y a 3 -4 jours.
Vendredi soir, plutôt.
Vendredi soir, là j 'arrivais pas à même dormir.
Mais vous avez pu entendre ce qu 'il disait ? Non, non.
Comment ça non ? J 'avais pas mis mon appareil auditif.
Alors c 'était tout muet.
Un peu comme dans un film de Chaplin.
Sans la musique.
Si vous concerne, musique, pas musique.
Tout ce que je peux vous dire, c 'est qu 'il s 'engueulait comme des poissons
pourris. Et c 'est tout ? C 'est tout, oui.
La vraie.
Je vous en prie. Au revoir. Au revoir, monsieur Parot. Au revoir, messieurs
-dames.
Super, votre rendez -vous.
Les épaules sont sonotones aussi.
On ne dit pas un sonotone, on dit un appareil auditif. Un sonotone, ça parle.
Le scénario ! Vous voulez faire partir le camion ? Oui, en train, patron.
Bon, ben, j 'y vais ! Oui.
J 'ai jamais vu comment on fabriquait l 'huile d 'olive.
C 'était tout un point de plus.
Vous avez du nouveau ? Oui, justement. On aimerait vous parler en particulier.
Suivez -moi.
Merci.
Carota, vous pouvez nous laisser.
Merci.
Vous ne nous avez pas vraiment tout dit, M. Othiro.
Pardon ? Pourquoi nous avoir caché que vous étiez méchamment querellé avec
femme ? Quel rapport ? C 'est pas sorcier. Vous disputez avec elle et on
tuer. Voilà le rapport.
Alors ? Pourquoi cette dispute ?
Pourquoi beaucoup ? C 'est ce que j 'en sais, moi.
Une querelle d 'amoureuse, c 'est tout.
Non, c 'est un peu léger.
Je vous rappelle que votre femme s 'est fait assassiner quatre jours après cette
violente dispute.
Tout de même, je n 'allais pas insinuer. Je n 'insigne rien, je constate.
Ce serait -elle bien de nous donner un peu plus de détails, M. Thiraud ? Je n
'ai rien à vous dire, à part que j 'aimais Caroline.
Vous m 'agacez.
Voyez ce que vous voulez.
J 'y comprenais rien.
Vous devriez adopter une autre stratégie, M. Othiro, à commencer par
'un ton.
De plus, vous n 'avez aucun alibi le soir de l 'assassinat de votre femme.
Alors si vraiment vous n 'avez plus rien à nous dire, je serai contrainte de
vous placer en garde à vue.
Pour quel motif ? Parce que j 'aimais ma femme. Vous vous engueulez avec elle et
vous ne savez plus pourquoi. Voilà pourquoi. C 'est bon, là ! Alors ? Il y
a rajouté, M.
Othiro ? Rien.
Alors vous allez devoir nous suivre à la gendarmerie.
Qu 'est -ce qui se passe papa ? Qu 'est -ce qu 'ils veulent ? C 'est rien mon
bébé.
C 'est un quid pro quo.
Ça va être vite dissipé.
T 'inquiète pas.
Maître Defcalis, je viens voir mon client, monsieur Othiero.
Désolé.
Oui,
gendarmerie nationale.
C 'est noir.
Ça va ? Ça pourrait aller mieux.
Dis -moi, Laurent, qu 'est -ce que les flics ont contre toi ? Rien.
Rien ? Comment ça, rien ? Tu serais pas ici s 'il y avait rien.
Les délices, j 'ai pas d 'alibi.
Puis quelqu 'un m 'a vu m 'engueuler avec Caroline vendredi soir.
Ah bon ? Et pourquoi vous vous êtes disputés ? Tu le sais bien, Edouard.
Et l 'idée aussi de tout lui raconter.
Je pouvais plus avoir de secret pour elle.
D 'accord, tu es innocent.
Évidemment que je le suis.
Pourquoi tu me demandes ça ? Bon.
On va te sortir de là.
Ça ne va pas être facile, je me suis un peu renseigné sur la procureure.
Elle a du caractère et de la suite dans les idées.
Mais bon, ne t 'inquiète pas.
Allez, on t 'abatte, là, hein ! On a un état d 'envoyé ! Dites -moi, ça va pas
aller, la chambre ? Qu 'est -ce qui te passe, commandant ? Ça sent tellement
bon, j 'ai envie de manger tout le temps.
Venez, venez, approchez. Il peut ? Oui.
Venez.
Bonjour. Allez, approchez, venez.
Portez -moi ta petite paire.
Ah oui.
Présente corps, échalote profite. C 'est une technique pour la cuisson des
échalotes et non pas de la viande.
J 'ai appris ça sur la côte d 'Azur. J 'ai commencé, j 'avais 15 ans, à la
plombe. J 'ai gravi tous les échelons, au commis à chef.
Chapeau, à votre âge, c 'est un beau parcours.
Merci, vous savez, la cuisine, c 'est la vie. D 'ailleurs, je dois vous faire
une confinante.
Je vais bientôt obtenir mon premier macaron.
Rien qu 'à l 'odeur, si ça ne tenait qu 'à moi, je vous en donne une boîte de
macaron.
Salut tout le monde.
Et voilà ton miel, Thomas.
Salut.
Ça va ? Alors, commandant, vous me goûterez ça demain matin au petit
vous m 'en direz les nouvelles.
Je ne vous ai pas présenté Laetitia, la meilleure applicatrice de l 'âge.
Enchanté, Jean -Jacques.
Paul Jean -Jacques. Il exagère pour le miel. Vous vous ferez vous -même votre
opinion ? Vous êtes amateur de miel ? J 'ai un peu peur des abeilles.
Mais si le miel est bon, je ne déteste pas.
Alors, vous allez l 'aimer.
C 'est bon les gars, on a envoyé la huit ? Oui, je suis le chef.
Un décontractant, j 'ai presque un mal au dos depuis deux jours.
Non, non, attendez, j 'ai beaucoup trop bu. Et puis avec le médicament, ça ne
fait pas bon ménage. On ne va pas laisser ça.
Ce n 'est pas un verre de plus qui va vous tuer.
Santé.
Vous filmez toujours ? J 'imagine que Roméo ne filme pas ? Ben non.
Il est comment ? Il est grand ? Un peu plus grand que vous, oui.
Il ressemble à quoi ? Bel homme.
C 'est un bel homme.
Qu 'est -ce qui vous arrive dans ça ? Que vous êtes jaloux ? Certainement pas.
J 'ai mal au dos.
Vous allez mal où ? Là, là, au cou.
Ça part de là, ça va jusqu 'à l 'homoplate.
Ah, c 'est bon ça.
Vous êtes un artisan, votre Jean -Jean Sac.
À moins d 'être artisan, tout au plus. Je pourrais faire mieux, mais il
que vous soyez allongé.
Mais rien, j 'ai passé une nuit merveilleuse, je te caressais les
mais c 'est pas possible, me dites pas qu 'on a... Bah... C 'est terrible.
Bah non, j 'ai pas trouvé, non.
Sortez de mon lit, Jean -Zac.
Sortez de ma chambre.
Enfin, Elisabeth... Sortez ! Vous savez que les femmes étaient versatiles, hein
? Mais pas à ce point -là.
Mais bon, ce miel.
Vous ne trouvez pas ? C 'est une jeune fille qui l 'a apporté hier soir.
Elle est discrète, mais je me demande si elle ne tricote pas avec le patron.
Bon, Elisabeth, vous allez me faire la tête longtemps, là ? Ça va, on n 'a tué
personne. Écoutez, Jean -Sac, on va mettre les choses au clair, OK ? Vous ne
parlez plus jamais de ça.
C 'est à cause de Roméo ? J 'irai lui parler, si vous voulez. Ne vous
pas, un magistrat, c 'est supposé être compréhensif.
Taisez -vous ! Bonjour.
Vous avez bien dormi ? Le facteur a déposé ça pour vous, ce matin.
Merci.
En cherchant bien, vous trouverez sans doute les mêmes clichés chez Descalis et
Balarello.
Qu 'est -ce que c 'est que ce plan ? Descalis, on connaît, c 'est l 'avocat
gens du coin et des hauts tiéraux, mais Balarello, je ne le vois pas.
Monsieur Rometti ? Oui ? Vous connaissez un certain Balarello ? Balarello ?
Patrick, bien sûr, il vient souvent ici. Il a pas mal baroudé, il me semble qu
'il a été journaliste à Lyon.
Et puis maintenant, il est revenu dans la région et il a une eau livrée sur les
hauteurs de Moissane, plan d 'île. Merci.
Martin, s 'il te plaît, venez -moi.
Ça vous dit quelque chose ? C 'est un olivier.
C 'est pas ça, Thierry.
C 'est une photo de Caroline.
Ah oui ? Elle adorait les oliviers. Elle faisait beaucoup de photos dans la
région. Et elle leur a envoyé cette photo barrée du mot voleur ? Pourquoi ?
ne sais pas.
Bon, ça commence à bien faire, M. Othiero.
Vous en savez beaucoup plus que vous ne voulez bien le dire et vous êtes
vraiment peu coopératif.
Qu 'est -ce que vous nous cachez ? Rien.
Non, pas rien.
Vous nous cachez quelque chose et on trouvera.
Bon, alors ? Il arrive quand, votre mari, Mme Ballarello ? Je vous l 'ai
ne devrait pas tarder.
Mais vous cherchez quoi ? Votre mari. Je voudrais parler à votre mari.
Regardez ce qu 'on a trouvé.
Ça pourrait être ça.
Ça pourrait passer, ça, à Pironi.
Ah oui ? Voilà mon mari.
Qu 'est -ce qui se passe, là ?
C 'est la condamnerie nationale, monsieur.
Et l 'injustice ? Qu 'est -ce que vous voulez ? Des explications.
J 'ai rien à dire.
Sans doute des envieux qui font de la provocation.
Cette photo a été prise par Caroline Othiro, qui a été assassinée.
Si on admet qu 'elle vous l 'a envoyée, ça fait de vous un suspect.
C 'est des membres, vos accusations ? Pas des accusations, de simples
suppositions. Des suppositions à la con, oui.
Laurent Othiro était un de mes meilleurs amis.
Quant à Caroline, je l 'adorais. Tout le monde l 'adore ici.
Une fille sympa, le cœur sur la main.
Il n 'y a rien à voir avec vos histoires, moi.
Ça, c 'est à nous de le déterminer, monsieur.
Qu 'est -ce que vous faisiez le soir où elle était assassinée ? Une réunion à
hausser, dans votre hôtel, justement, au maniare.
On était une vingtaine. Vous pouvez vérifier.
Ok, on n 'y manquera pas.
À très bientôt, monsieur Balarello.
On se reverra.
Que ce soit au plaisir.
Pardon ?
avec l 'histoire de Fouton.
Tu connais aussi bien que moi les gens d 'ici. Ça cancane, ça j 'avoue.
D 'ailleurs, c 'est ce que j 'ai dit aux flics.
Pourquoi tu m 'en as pas parlé ? Parce que j 'ai pas trouvé que c 'était
important.
Ah non, non, non.
Ça, je prends pas.
On a toujours dit qu 'on se cachait rien.
Je t 'ai jamais rien caché, Mathilda.
Je te jure.
Je suis comme toi.
Je comprends rien à cette victoire.
Madame la vice -procureure, commandante, bonjour.
Bonjour.
Bon, mais ne restez pas là, venez, rentrez.
Bon, alors dites -moi, qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? Il paraît que
vous avez la même.
Je convoque votre bâtonnier et on procède à une perquisition.
Inutile de déranger ce cher Bertrand.
Effectivement, je m 'y ai reçu, elle est là.
Vous avez une explication ? La jalousie, les envieux, les insondables faiblesses
de la nature humaine. C 'est marrant ça, on nous a déjà répondu ça. Oui, comme
si nos amis étaient frappés de psittacisme.
Quel vocabulaire, commandant ? Psittacisme, oui, de psittacus,
répétition mécanique de phrase.
Voilà, perroquet, j 'adore les documentaires animaliers. Ça m 'arrive
aussi, pas que l 'équipe ou le code pénal. Et vous, ce genre de vocabulaire,
fait partie de votre quotidien avec vos clients, non ?
Je suis fils d 'ouvrier agricole, vous savez. Un garçon très simple.
D 'ailleurs, je suis resté proche de la terre. Je m 'occupe essentiellement d
'affaires immobilières, de transactions, de litiges, quelques divorces,
principalement avec des locaux qui n 'ont pas ce genre de vocabulaire.
J 'aurais pu être notaire et leur parler en patois, vous savez.
Tout ça est passionnant, maître, mais le problème, c 'est que cette photo a été
prise par Caroline Othiro.
Vraiment ? J 'ignorais.
Ah ouais ? Et recevoir un courrier anonyme où on vous traite de voleur ?
Ça ne vous dérange pas plus que ça ? Oui, vous l 'avez dit, c 'est de la
jalousie. Et vous, la jalousie, ça vous laisse indifférent ? Mais pas du tout.
Vous étiez où ? Ça fait une demi -heure que j 'essaie de vous joindre.
Je travaille.
J 'avais un rendez -vous. Un rendez -vous ? Avec Roméo ? Oh, il était avec
Jean -Jacques.
Bon, qu 'est -ce que vous aviez de sûr, je viens de dire ? Figurez -vous que moi
aussi, je travaille.
Ah ! Othiero travaillait dans son moulin le soir du meurtre de Caroline.
Il en reste donc deux sous paix, Descalis et Ballarello.
Ok, je vais faire lever la garde à vue d 'Othiero.
Quant à Ballarello, Romessi m 'a confirmé qu 'il était bien à l 'hôtel
minuit. Mais j 'ai d 'autres infos.
Ah bon ? Oui, parce que c 'est le notaire, voilà où j 'étais.
Figurez -vous que ces trois lascars se sont tous enrichis sur le dos d 'un
certain Virgile Vendroux dans les années 90.
D 'où le voleur.
Alors, Othiro a racheté le moulin, Ballarello le livré et Descalis le
tout ça pour une bouchée de pain.
Attendez, Vendroux, Virgile Vendroux comme... Mathias, c 'est le gardien de
Glanum, c 'est son fils.
Il a une fille aussi, Laetitia.
Laetitia Vendroux, la petite apicultrice.
Parfois il a vendu un petit peu cher.
C 'est gentil, moi.
On pourrait peut -être aller poser la question à ce Virgile. Ça va être
difficile. La difficulté ne nous a -t -elle jamais arrêté, Elisabeth ? Il est
mort.
Mais il reste ses deux enfants et leur mère Mathilde.
Mathilde ? Mathilde.
Mathilde Ballarello n 'est autre que l 'ex -madame Virgile Vendroux. Pas mal,
hein ? Ça va pas mieux, votre coup.
Si vous voulez, je peux vous faire un... Stop.
Stop.
Vous allez voir Laetitia, je vais voir Mathias.
Elle a aussi des problèmes de dos ?
Matt, pourquoi ta sœur m 'en veut autant ? Chérie, on en a parlé déjà dix fois.
C 'est évident qu 'elle est rebouclée sur les mêmes histoires.
Bonjour,
madame la vice -procureure. Je vous présente Maëlie Sotero, c 'est la fille
de... Oui, une fille, on se connaît déjà.
On s 'est croisés au Moulin où madame a arrêté mon père.
Vous allez bientôt le relâcher ? Alors qu 'il est, ça doit déjà être fait. Et
n 'ai pas arrêté votre père, je l 'ai placé en garde à vue.
Ce n 'est pas la même chose.
Bon, je voulais.
Je revends papa.
Tout à l 'heure, ma chérie, je t 'appelle.
Vous êtes le fils de Virgile Vendroux, n 'est -ce pas ? Oui.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
Mais c 'est quand même l 'ancien propriétaire de l 'eau livrée de Patrick
Ballarillo et du moulin de votre futur beau -père.
Et d 'après ce que j 'ai compris, ils ont racheté tout ça pour trois fois
Ils lui ont rendu service.
Il avait des dettes à cause de sa faillite.
Ah oui ? Et comment il a fait faillite ? Son huile a été contaminée par une
bactérie qui donne le botulisme. Le botulisme ? C 'est une intoxication
mortelle, ça.
Oui, oui, c 'est déjà arrivé.
La culture de l 'olive, c 'est pas facile.
Déjà en 1956, tous les oliviers de la région ont été rasés par le gel.
Là, c 'était ça.
Vous voulez parler des biens de mon père achetés par Othiro, Descalif et
Ballarello, c 'est ça ? On peut dire qu 'ils ont fait une affaire, ceux -là.
Il y avait à peine assez pour acheter ses dettes.
Après ça, elle a été obligée de travailler dans une usine comme ouvrier.
Elle a même fini par faire un AVC qui l 'a tuée, alors vous voyez... Vous voulez
pas vous approcher ? C 'est un peu difficile de parler.
Ça arrive.
Qu 'est -ce qui s 'est passé exactement ?
Mets -moi ça.
C 'est simple.
Après la contamination, la récitation de l 'huile de mon père s 'est
complètement effondrée.
Sauf que les charges, elles ont continué à courir, alors évidemment, il a fini
par faire saillir.
Et comme si ça ne suffisait pas, c 'est aussi le moment que ma mère a choisi
pour se barrer avec Balarello.
Balarello, Descalis, toute la clique, vous n 'avez pas l 'air de les porter
votre cœur.
Mais enfin, il y a de quoi, non ? Aujourd 'hui, Othiro à le moulin,
les oliviers, et puis Descalis, Pavan dans notre ancien masque, et tout ça sur
le dos de mon père.
Et Othiro, ça se passait comment avec sa femme ? Écoutez, je crois qu 'il s
'aimait. Vous la connaissiez ?
Caroline, oui.
Elle était mon amie.
C 'était quelqu 'un de bien, j 'avais beaucoup d 'estime pour elle.
Dites -moi, vos abeilles, là, elles piquent que quand elles se sentent
agressives ? C 'est ça, oui.
Et si vous leur parlez avec douceur, il ne devrait pas y avoir de problème.
Je vous remercie.
Celui qui peut avec amour saluer son coucher.
Mieux qu 'un rêve, c 'est ça.
T 'aimes Baudelaire, toi, Vincent ? Bah ouais, grâce à toi.
Tu es fière ? Tu vas pas te laisser faire ? Non.
Je te promets.
Prends -moi des allumettes.
Oui, ma chérie.
Merci, je te paye toi avec le café, Marilène.
A toute.
Salut, petit frère.
Ça va, toi ?
Ça va ? Ah, t 'es toujours avec ma Élise ? C 'est pour bientôt le mariage, dis
-moi. Comme ça, tu vas pouvoir faire le larbin dans le boulin de papa. C 'est
pas facile, ça. Non mais attends, c 'est un peu facile pour toi. T 'as toujours
été du côté de maman.
Alors forcément, c 'est pas trop compliqué d 'oublier papa.
T 'as vu les flics ? Tu leur as dit quoi ? Rien.
Et toi ? Moi, tout.
Je sais bien qu 'ils vont venger papa et foutre tous ces enfoirés en prison.
Mais arrête avec ta parano, il n 'y a jamais eu de conspiration contre lui, il
'a pas eu de chance, c 'est tout.
C 'est maman qui t 'a dit ça ? Mais Mathias, oublie Dieu, t 'es trop naïf,
vas te faire avoir comme papa. Ok, allez, salut.
C 'est super qu 'il vienne.
Content que ça te plaise.
En plus, ça fonctionne très très bien avec la musique.
Attendez.
On est venus là avec mes parents quand j 'étais petit.
C 'est impressionnant.
Elle est là -bas, Madame Ballard.
Madame Ballarano ? Oui ? Oh bonjour, on nous a dit qu 'on pourrait vous trouver
ici. Vous auriez deux minutes à nous consacrer ? Oui, j 'avais terminé.
Merci Kévin.
Vous travaillez depuis longtemps au bout ? En septembre, ça fera 25 ans que je
suis guide conférencier.
Et vous êtes l 'ex -épouse de Virgile Vendroux ? Oui.
Vous pourriez nous en dire un peu plus sur cette bactérie qui a contaminé les
huiles de Virgile ?
Quand c 'est arrivé, on n 'était plus ensemble.
Vous veniez de le quitter pour vivre avec Patrick Ballarello ? C 'est un peu
simplifié, ça, madame.
C 'est -à -dire ? Pour que vous compreniez, il faudrait que je vous
histoire et j 'en ai ni le temps ni le désir.
Tout ce que je peux vous dire, c 'est que mon ex -mari en a été profondément
affligé.
Abattu, même.
Il faisait tellement d 'efforts pour produire une nulle d 'exception.
Ce qu 'elle était, d 'ailleurs.
Travailler jour et nuit.
Il ne pensait qu 'à ça.
Vous en parlez avec beaucoup d 'admiration ? Oui.
C 'était quelqu 'un d 'exceptionnel.
Elle admirait Virgile, elle le quitte pour Ballarello. Vous y comprenez
chose, vous ? C 'est compliqué, les femmes, Jean -Tec.
C 'est pas un peu une réplique de macho, ça ? Si.
Mon commandant ! Vous avez reçu un mail des collègues d 'Arna.
Intéressant ? Je crois, oui.
Alors, à ça.
Ce conducteur de la voiture repéré sur le parking du Glanome.
Sacré épée de digré, vous avez vu ça ? Gros banditisme, multirécidiviste.
André Devasquez, un homme dangereux, ça j 'en sac.
Véronique, vous lancerez un avis de recherche sur ce Devasquez.
Tout de suite, mon commandant.
Bon, revenons à nos moutons. D 'un côté, on a Mathias qui semble plutôt
satisfait de la transaction, et de l 'autre, sa soeur Laetitia qui, elle, en
veut à mort à Ballarello d 'Escalisse et au Tiro.
Selon elle, on ruinait son père, d 'accord ? D 'accord.
Vous m 'avez bien dit qu 'elle était vindicative, un peu trop même.
Oui.
Je suis retournée la voir.
J 'en viens, Elisabeth, vous ne me faites pas confiance ?
Les femmes sont compliquées, Jean -Jacques. Je vous l 'ai déjà dit.
Vous savez ce que j 'en pense.
Encore vous ? Oula, pas commode.
Ne vous inquiétez pas, elle ne meurt pas.
Enfin, je ne pense pas.
Je croyais qu 'on s 'était tout dit.
Bonjour, Elisabeth Richard, vice -procureure de la République.
Bonjour. J 'aimerais vous poser quelques questions supplémentaires sur votre
père.
On peut entrer, madame.
Mademoiselle. Mademoiselle.
Bon, qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? Alors, Mademoiselle Vendroux,
pourriez -vous... Vous avez vu ce que je vois, comment on... Voilà, ouais.
C 'est mon père.
C 'est l 'olivier des lettres anonymes.
Regardez, la photo est encadrée.
Où vous avez eu ça ? C 'est Caroline qui me l 'a offerte. C 'est une photo de l
'ancienne propriété de mon père.
Mais enfin, attendez, je comprends pas. Je vous ai déjà tout expliqué tout à l
'heure. Caroline était mon amie. Elle avait juste envie de m 'offrir un
de mon père. Je vois pas où est le problème.
C 'est embêtant, ça.
Et cette bactérie qui a contaminé les huiles de votre père, est -ce qu 'elle
aurait pu arriver là par un malin contre hasard ? Non, certainement pas, non.
On sait qu 'un des bénéficiaires de sa ruine aurait pu la mettre ? Oui, c 'est
ce que je pense.
C 'est pour ça que vous envoyez des lettres anonymes ? Pour vous venger ?
non, mais attendez, vous êtes quand même pas en train de me soupçonner, là.
Vous voyez bien que je suis quelqu 'un de franche, que quand j 'ai quelque
à dire, je le dis en face.
C 'est pas mon genre, les lettres anonymes. C 'est bien, c 'est une
mais mettez -vous à notre place. On a deux types qui reçoivent la photo d 'un
olivier marqué « voleur » dessus, et on retrouve l 'original chez vous. Alors
nous, forcément, on se demande.
Comment vous expliquez ça ? Mais je suis comme vous, je me l 'explique pas. C
'est fâcheux, ça.
Oui, ben, il y a certainement d 'autres personnes qui les renvolent à ces
salauds, non ? Vous avez des noms ?
Ecoutez, tout ce que je peux vous dire, c 'est que la frontière est parfois
mince entre amis et ennemis. C 'est intéressant, ça.
Oui, mais pas assez pour vous épargner la garde à vue, madame, mademoiselle
Bandrouf.
Et puis, vous donner le temps de réfléchir à tout ça, et puis peut -être
retrouver quelques noms.
Enfin, à moins que vous ayez autre chose à nous dire.
Moi ? Comme vous voudrez.
Je dois vous demander de nous suivre.
Vous pouvez la faire ? Je crois, oui.
Alors là, bravo, un vrai petit mécano.
Sinon, ils ont arrêté ta fille.
Les tickets ? Oui.
Mais pourquoi ? Ils doivent penser que c 'est elle le corbeau.
C 'est n 'importe quoi.
Trouve -toi.
Elle me déteste et elle te déteste. Elle n 'a jamais supporté qu 'on soit
ensemble. Elle veut nous faire payer, ça te fait des yeux, non ?
C 'est un plaisir.
Je suis de moins en moins entre les deux.
Étrangement, je me sens plutôt bien.
Je dirais même que ça va.
Je vois.
Oui, je me sens mieux.
Bon.
À la semaine prochaine, Mathilde.
Continue à prendre tes tranquillisants, ça vous fait du bien.
En ce moment, il y a quelque chose qui rentre.
Bonjour, M. Othiero.
Bonjour, François.
Vous avez plein de courriers ce matin.
C 'est l 'heure de la pub.
Enfin, gentil quand même.
En tout cas, je voulais vous dire qu 'au village, on était tous avec vous.
Vous savez, hein ? Ouais, c 'est gentil.
Allez,
à demain, M. Othiero.
À demain, allez.
Elisabeth, la fille s 'est présentée, elle prétend qu 'elle est le corbeau.
Vous voyez régulièrement le docteur Vivet, Madame Ballarello ? Disons
que... Enfin, certaines plaides ne se sont pas tout à fait refermées.
Quelle plaide ? Fondue mentale, non ?
Je pensais toute ma vie m 'appeler Madame Fondou.
J 'aimais Virgile.
Elle vieillit malheureusement il y a une dizaine d 'années.
Voilà, vous avez vu l 'essentiel de ce magnifique village.
Merci de votre attention et bonne journée à tous.
Merci, au revoir.
Au revoir.
T 'as pas changé.
T 'es toujours aussi belle.
T 'es toujours aussi flatteur.
Non, c 'est pas de la flatterie.
C 'est interne.
C
'était
un moment extrêmement fort.
J 'ai l 'impression que tout basculait.
Je t
'ai
vu, Mathilde.
Où ça ? Cet après -midi avec Balarello.
C 'est des filles qui ont viagé, je ne sais pas ce que tu crois. Je ne sais
pas comment ça t 'est arrivé.
Entre lui et moi, c 'est rien.
Ça n 'existe pas.
Une bouffée de jeunesse, un baiser commencé au lycée.
Une bouffée de jeunesse. Et oui, c 'est ça, t 'as toujours été attirée par lui
depuis le lycée.
Si t 'étais pas mariée, c 'est avec lui que t 'aurais fait ta vie. Moi, j 'ai
été qu 'un pansement pour toi.
Non, c 'est pas vrai, Virgile.
Je t 'aime.
C 'est avec toi que j 'ai construit ma vie.
Tu perds mes enfants. Non, tu ne m 'aimes pas.
On va te séparer, Mathilde.
Pourquoi ? On va divorcer.
Supporter ça, c 'est au -dessus de mes forces.
Allez, va -t 'en.
Va le retrouver.
Va le retrouver, je te dis.
J 'ai voulu plus me voir, j 'en souffrais, alors... Alors, après le
des liens se sont tissés et Patrick et moi, on s 'est mariés.
À vous entendre, j 'ai l 'impression que vous ne vous êtes jamais vraiment
détachée de Virgile.
Je me trompe ?
C 'est peut -être difficile à comprendre, mais j 'avais des sentiments
deux.
Je crois qu 'on peut aimer deux hommes d 'un amour différent.
Bon, revenons à nos corbeaux. C 'est donc vous qui envoyez les lettres
? Oui.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
Vous ne savez pas ? Ça n 'a pas de sens, Mme Ballarello.
Je comprends votre démarche, madame. Vous voulez innocenter votre fille et c
'est tout à fait louable.
J 'en toucherai deux mots d 'ailleurs.
Mais vous n 'êtes pas l 'auteur de ces lettres. Vous n 'avez aucune raison de
les envoyer, aucun mobile.
Je vous ai vu hier à la pause de Mossane.
Quand vous avez glissé votre enveloppe craft dans la boîte aux lettres, j 'ai
pensé un moment que vous pouviez être le corbeau.
Alors, je suis allée vérifier et je l 'ai récupéré.
Mère d 'assurance maladie.
Vous confirmez toujours être l 'auteur de ces lettres, Mme Ballarello ? Oui.
Moi, je suis persuadé du contraire.
Je ne vois aucune raison de vous garder plus longtemps.
À moins que Mme la vice -procureure ne veuille vous poursuivre pour faux
témoignages.
Non.
Ce n 'est pas dans mes intentions.
Vous pouvez disposer, Mme Ballarello.
Votre rendez -vous est arrivé, madame la vice -procureure. Merci, j 'arrive.
Merci.
Monsieur le proviseur, merci de vous être déplacé. C 'est tout naturel,
la vice -procureure.
Alors ? Alors, j 'ai les renseignements que vous m 'avez demandé.
Mathilde Alonso, Edouard Descalise, Virgile Vendroux, Patrick Ballarello et
Laurent Thiraud étaient bien conductibles dans mon établissement, le
Montmajour. À la fin des années 70.
62, 62, 61, 64.
Je ne vous demande pas si vous les avez connus.
Ah oui, vous le faites bien parce qu 'à l 'époque, j 'étais qu 'un projet dans l
'esprit de mes parents.
En revanche. Oui ? Oui, j 'ai fait mes petites recherches et une professeure
a toussus comme élèves.
Madame Guémard. Alors, elle est à la retraite aujourd 'hui, mais je me suis
que ces coordonnées pourraient vous intéresser. Ah oui, volontiers, oui.
Guémard.
Elle était leur professeure de ? Histoire -géographie.
Merci. Merci beaucoup, M. le Président.
Si je peux rendre service à la nation.
Pierre -Gilles Vendredi, vous vous en souvenez ? Très bien.
Un garçon consciencieux, leçon, toujours impeccablement aussi.
Le contraire de Balarello.
C 'est un bon élève.
Pas possible, non.
Il était même assez moyen.
Il faut savoir qu 'il a fait mille métiers aux quatre coins de la France.
Beau parleur.
Je me demande même s 'il n 'a pas eu une petite aventure avec Mathieu.
Ah oui ? Ah oui, je devais mieux se tenir la main un jour dans la cour du
C 'était touchant d 'ailleurs.
C 'était une jeune fille d 'une beauté extraordinaire et d 'un caractère tout
aussi exceptionnel.
Jupiterienne, tout semblait gravité autour d 'elle.
Je crois que tous ses condisciples en étaient amoureux.
Notamment Édouard d 'Escalier.
C 'était pourtant pas un caudre de guerre.
Descali, c 'était amoureux de Mathilde. Comme un fou.
Mais il ne comptait pas pour elle.
Un, deux, trois
!
Laisse ! Laisse ! Calme -toi ! Calme -toi ! Calme -toi !
Calme -toi ! Calme -toi ! Calme -toi ! Calme -toi ! Calme -toi !
Calme -toi !
Calme
-toi !
J 'ai l 'impression qu 'on a un petit problème de communication tous les deux.
Franchement, je vois pas de quoi vous voulez parler.
On a fouillé un peu dans votre gourde, on a trouvé 20 000 euros, c 'est quoi ?
Ça sert d 'où ? Mes économies. Mes économies, évidemment. Je suis ballot
fois, parlons.
20 000 euros, ça fait quand même beaucoup d 'argent à garder chez soi.
pas confiance aux banques, c 'est ça ? Vous savez, tout ce qui se passe, tout
qu 'on entend... J 'avoue que je me méfie un petit peu.
Pas vous ? C 'est la somme que Descalis vous a donnée pour tuer la femme d
'Otiro ?
Pourquoi ? Pourquoi est -ce qu 'il voulait tuer Caroline ? Vous et moi, on
vrai problème de langage parce que tout ce que vous me baragonnez là depuis tout
à l 'heure, je comprends rien.
Et tous les noms que vous me dites là, les Caroline et tout ça, inconnus au
bataillon.
Descalise ? Maître Descalise, non ? Maître qui ? Descalise, non, parce qu
vous a défendu il y a 15 ans quand il faisait encore un peu de pénal.
J 'ai aucun souvenir.
Bon, alors écoute -moi bien, Débastien. Regarde -moi.
T 'es dedans, je sais que t 'es coupable.
Mais la culpabilité, c 'est comme la nizette, tu vois, ça se dilue. Alors tu
veux prendre perpète tout seul ou tu partages avec des escalistes ?
Bon, en fait, c 'est
pas tout à fait faux ce que vous dites.
Non, c 'est pas tout à fait faux ce que je dis et je vois que tu sais faire la
différence entre une addition et une soustraction. Alors pourquoi ? Pourquoi
-ce que vous l 'êtes fait, Caroline ? Bah, j 'ai pas les détails, mais...
En gros, je sais qu 'elle voulait balancer des trucs sur sa vie privée,
choses pas très bonnes pour sa réputation, si vous voyez ce que je veux
Tu vois, quand tu veux.
Madame Sassin de Caroline est le commanditaire de son crime.
Faites libérer Laetitia. De toute façon, si c 'est elle le corbeau, elle parlera
pas. On va essayer de la piéger autrement.
Bravo, Jean -Stack. Beau boulot.
Merci.
Oh putain.
Elisabeth !
Il faut vraiment aimer les armes de guerre.
Moi, je suis plus fait l 'amour, mais pas la guerre.
Non, mais c 'est chargé d 'histoire, ça permet de ne pas oublier. Il y a des
moyens un peu moins ostentatoires de ne pas oublier. Les livres, c 'est plus
pacifique. Mon commandant, la victime est morte d 'une dizaine de coups de
couteau, vraisemblablement un de ceux qui étaient accrochés ici.
Pour s 'acharner à ce point, il faut être enragé.
Perroni ! Oui, mon commandant ? Tenez.
Je l 'envoie au labo, à votre avis.
Oui, mon commandant.
Dites -moi, deux morts liées à la spoliation de Virgile Vendroux, ça
faire beaucoup.
J 'aimerais bien savoir qui est ce corbeau qui les rend tous fous.
C 'est l 'étiquette, vous l 'avez fait libérer.
Pour mieux la piéger, éventuellement.
On avait trois voleurs, un de moins.
Il en reste donc deux, Otiro et Ballarello.
Je vais les faire surveiller.
Discrètement, Jean -Sac.
Ah bon ? Oui, et faites -moi revenir Mathilde.
Mathilde ? Pourquoi ? Caroline aimait beaucoup Laetitia.
Descalis a fait tuer Caroline parce qu 'il pensait que c 'était elle le
Oui, sauf que Caroline morte, les lettres continuent à arriver. Donc, que
Descalis ? Que le corbeau pourrait être Laetitia.
Exactement. C 'était donc bien elle la prochaine victime.
Quel rapport avec Mathilde ? Parce que Mathilde pensait aussi que Laetitia
le corbeau. Enfin, sinon, elle ne serait jamais venue se dénoncer.
Vous voyez ? Vous suivez la logique ? Elle croit que sa fille est en danger,
alors elle fait ça pour la protéger.
C 'est une mère courage là, c 'est madame sacrifique. Et puis vous avez vu
violence du cri, mais des coups de couteau, ça permet aussi de faire ça. Sa
fille ne peut pas la supporter.
Oui, mais une mère, même mal aimée, ça reste une mère Jean -Jacques.
Croyez -moi.
Ça va ma belle ? Ça va et toi ? Allez, un petit autographe.
Merci.
Plus de temps ? Oh oui, merci pour l 'emplacement, c 'est génial. De rien.
Allez, belle vente. Merci.
C
'est
bien de te voir là.
Ouais, j 'ai enfin obtenu une place.
Ils t 'ont libérée ?
La procureure m 'a dit ce que t 'avais fait.
Que tu t 'étais dénoncée pour me disculper, mais t 'étais pas obligée de
ça, maman.
Maman ? Tu m 'as appelée maman ? À
très vite, ma chérie.
J 'aurais quelques questions à vous poser, Madame Valarello.
Maître Descalise vient d 'être assassiné.
Edouard ? Mais pourquoi ? C 'est pas possible.
Où ça ? Dans sa cuisine.
De dix coups de couteau.
Quant au pourquoi, c 'est peut -être à vous de nous le dire.
Moi ? Oui, je pense que vous avez tué ou fait tuer d 'escalisse pour protéger
votre fille.
Non, mais c 'est pas vrai, non, c 'est faux.
Enfin, ma fille, je l 'adore, oui. Il y a des choses qu 'elle sait pas, que je
peux pas lui expliquer parce qu 'elle refuse de me parler.
Quoique, il semblerait que ça s 'arrange.
Grâce à vous, d 'ailleurs.
Je vais le faire, je vais pouvoir lui dire... Mais non, non, non, j 'ai pas
Edouard, vous vous trompez.
D 'accord.
Très bien, merci.
Commandant, les collègues que vous avez envoyés d 'Arles me surveillaient. Ils
ont tenu un coup de feu.
Ça m 'énerve ! Pardon, Péroni, mais quel gâchis, là ! Jean -Sac, vous avez vu ?
Procès d 'Escalise qui a commandité le crime de ta femme Caroline en payant un
de ses ex -clients, un dénommé Desvasquez.
Il y a là -dessus une photo de Desvasquez, jeune, avec Descalise.
Des articles de journaux qui évoquent le procès.
Bien renseigné, le corbeau.
C 'est l 'identité judiciaire, ce sont ses empreintes qui sont sur le couteau.
Mais non.
Othiro a tué Descalise ? D 'où le suicide.
Faites libérer Mathilde, Paul.
Avec plaisir, Elisabeth.
C 'est terrible.
Laurent s 'est suicidé.
Je sais. Je suis au courant.
Parait que les flics t 'ont arrêté.
Qu 'est -ce qu 'ils voulaient ? Ils me soupçonnaient l 'avorture d 'Escalise.
Ah.
Quelle idée.
Et pourquoi ? Pour protéger Laetitia.
C 'est vrai que tu donnerais ta vie pour elle.
Et vers ce qu 'elle m 'a refait.
L 'Escalise mort.
Au tir au mort.
Le corbeau promet que c 'est bientôt mon tour.
Tu veux dire quoi ? Que ta fille fait encore des scènes.
C 'est n 'importe quoi. Pourquoi tu veux que ce soit elle ? Parce que ça va être
elle. Tu veux que ce soit d 'autres ? Je te préviens, Mathilde, je ne me
laisserai pas faire.
Je vais faire en sorte que ça s 'arrête, ça.
Mais ça ne va pas.
Tu as peur de quoi ? Tu n 'as rien à te reprocher, toi.
Thomas, je t 'aime bien, je t 'aime même beaucoup, mais là, t 'es vraiment pas
le... Moi, je t 'aime pas bien ni beaucoup, je t 'aime tout court.
Alors donne -moi un petit peu de temps.
Tout petit peu.
Tout ce que tu voudras.
C 'est une bonne réponse, monsieur, mon futur amoureux.
Au revoir.
Sa petite amie, vous disiez ? C 'est pas gagné, hein ? Faites -moi confiance.
Je sens quand une femme est troublée.
Qu 'est -ce que c 'est que ça, encore ? Je dirais des journalistes, Elisabeth.
Oui, je vois que c 'est des journalistes. La croix morte, là, tire
Comment vous dites, Paul ? L 'enquête sur son cours ? Je n 'ai pas de
déclaration à faire. L 'enquête sur son cours, vous serez informés dès que j
'aurai du nouveau. Dans quel délai ? Dans les délais, les délais.
Ce n 'est pas une réponse, s 'il vous plaît. S 'il vous plaît, madame la
procureure.
Allô ? Il faut qu 'on se voit.
Pour quoi faire ?
Je t 'expliquerai.
Ok, Quentin.
Ce soir, à 23h à la carrière.
D 'accord.
D 'accord, ça me va.
Alors ? Commandant.
On a relevé une empreinte minuscule sur la photo retrouvée chez Othiro. Je l
'envoie à Arles pour qu 'il agrandisse et devienne exploitable. Ça serait bien
que ça marche.
J 'en caresse l 'espoir, madame la vice -procureure.
J 'en caresse l 'espoir, mais décidément, vous êtes tous des
gendarmerie. L 'être, ce n 'est pas en option au concours d 'entrée.
Vous êtes un chef, Péroni. Vous leur demandez d 'accélérer le mouvement ?
de suite, mon commandant.
Je sais pas.
Peut -être à cause de Caroline.
Mais moi... Ça n 'a rien à voir avec toi.
Hé.
Toi, il t 'aimait, d 'accord ? C 'est juste que Caroline cessait l 'amour de
vie et... Il s 'est expliqué avec tes ce qu 'il dit.
Dans un moment de désespoir, il a voulu...
J 'espère que l 'empreinte va donner quelque chose. Soyez positive,
En attendant, je vais me coucher. On y verra plus clair demain matin.
Bonne nuit, Jean -Tac.
Elisabeth ? Oui ? Vous voulez un petit massage ? Je suis heureuse de vous avoir
dit de plus me parler de ça, Jean -Tac. Franchement, c 'est pas le moment, non ?
Attendez. Quoi encore ? Il y a quelque chose que je voudrais vous dire.
Je vous écoute.
C 'est délicat.
Bah, allez -y, on va pas y passer la nuit.
Ça va vous mettre en colère ? Prenez votre courage à deux mains.
Voilà.
En fait, il ne s 'est rien passé entre nous l 'autre soir.
Pardon ? Je vous ai massé, vous vous êtes endormi.
Je vous ai regardé, puis pof, je me suis endormi moi aussi.
Comme je me suis réveillé avant vous, j 'ai eu cette idée de blague stupide.
Je suis content que vous le preniez comme ça, mais je ne vois pas ce qu 'il
de drôle.
Mais ce qui est drôle dans ça, c 'est que vous ayez cru que j 'avais tout
oublié.
Ce n 'est quand même pas un petit décontractant et deux verres de vin qui
allaient m 'abattre, non ? Je n 'ai pas fâché alors, vous pouvez démarcher.
Voilà, et vous avez couru.
Ça m 'amusait bien de vous voir inventer cette nuit imaginaire.
Ça vous amusait ou ça vous plaisait ? Ça me... Bonne nuit Jean -Jacques.
C 'est quoi ton rendez -vous à la con, là ? Qu 'est -ce que tu me veux ? T
'arrêtes ça, Laetitia.
Tu crois vraiment que c 'est moi ? Mais t 'es complètement malade ou quoi ? C
'est qui alors ? Je sais pas, j 'en sais rien.
T 'es menteuse. Une sale petite menteuse. Je vais te faire passer l
jouer avec moi. Lâche -moi !
M
'approche pas sinon je te jure je te fends le crâne !
Je te reverrai, Laetitia.
Viens vite.
Fais -toi ! Pauvre merde !
Bien joué, tu sais.
Salut. As -tu fait toi bien manger avec nous ? Non, non, c 'est gentil, j 'ai
pas faim du tout.
On peut se parler deux minutes ? T 'as vu, mais apparemment, le fait qu 'ils
retrouvé une empreinte sur la lettre envoyée à Othiero. Oui, il paraît, oui.
Alors ? Je sais pas, alors rien.
T 'inquiètes ? Bah non, la vie de procurateur ne me suit pas, mais elle va
déçue. Attends, Thomas.
Je voulais dire, je t 'ai vu avant -hier à Arles.
Pourquoi t 'es pas venue me voir ? Bah t 'avais l 'air occupée, rentrée dans un
immeuble.
T 'as quelqu 'un d 'autre ? Tu vas chercher que toi pour moi.
Tu veux savoir où j 'allais ?
Le rapport du mécano dit que le moyeu de la roue avant a été dévissé.
Merci, Super Mario.
Ça va ? Votre moto a été sabotée, vous avez eu de la chance.
J 'aurais pu vous tuer.
Qui a pu faire ça ? À part Mathilde et vous, il y a quelqu 'un d 'autre chez
vous ?
Pourquoi vous avez saboté sa moto ? C 'est toi qui as fait ça ?
Tu voulais me tuer ? Toi, tu voulais bien tuer ma fille.
Pardon ? Il était complètement paniqué. Il pensait que c 'était elle, le
corbeau.
Fais faire en sorte que ça s 'arrête.
Mais ça va pas ? T 'as peur de quoi ? T 'as rien à te reprocher.
Tu crois que les villes de Virgile ont été contaminées par l 'opération du
-Esprit ? C 'est moi qui ai jeté les bactéries que Descalis m 'avait données.
'était son idée, d 'ailleurs.
Pendant qu 'Ottero surveillait Virgile.
C 'est pas vrai, Marguerite.
Ottero et moi, on était au bord de la faillite.
Descalis a tout racheté.
On s 'arrangeait après.
Belle mentalité, M.
Ballarello. C 'est pas la morale qui vous étouffe ? J 'ai eu des remords, je
vous jure.
Comme Laurent Othiero, d 'ailleurs.
Il n 'en pouvait plus de vivre avec ça sur la conscience.
Il en a parlé à Caroline.
Il voulait tout réparer.
C 'est l 'escalisse qui a tout m 'aniganzé.
Nous, on a suivi comme les moutons. On était au bord du gouffre.
C 'est pas une excuse, mais c 'est la vérité.
Et vous, Mathilde ? Vous ignoriez qu 'ils avaient contaminé les huiles de
virgile ? Comment j 'aurais pu imaginer un truc pareil ? C 'est tellement
dégueulasse.
Mais c 'est pas pour ça que j 'ai saboté sa moto.
Je voulais pas qu 'il touche à ma fille.
Je l 'aurais jamais tuée.
C 'est ça, oui.
Et c 'est pas ce que tu t 'apprêtais à faire hier soir à la carrière ? Je t 'ai
suivie, j 'ai tout vu.
Tu l 'as frappée.
Moi, j 'ai été incapable de la défendre.
Trois morts.
À cause de leur mutisme.
Ça aurait été tellement plus simple si vous étiez venu nous parler.
J 'aurais voulu voir Madame Dallarello, je suis sa fille.
Mais excusez -moi, je crois que ça ne va pas être possible.
Laetitia ? Vous tombez bien, justement, j 'aurais voulu voir ma mère.
Je vais voir ce que je peux faire.
D 'accord. Venez.
Attendez -la.
D 'accord.
C 'est pas juste.
Je suis toujours comme ton père t 'aimait.
Et pour moi, je t 'aime tout autant.
Moi aussi, je t 'aime.
On peut savoir ce qu 'on cherche, là ?
La confirmation de ce que m 'a dit Mme Guémard, le prof d 'histoire.
23 juin 1990.
Regardez, c 'est la réponse de Mathilde à un courrier de l 'Escalif.
J 'attends un enfant de Virgile, je veux faire ma vie avec lui.
Arrête de me harceler, Mathilde.
Ça pourrait être un crime passionné, là. Oui, on pourrait appeler ça comme ça.
Vous voyez, je me demandais comment un avocat avait pu ourdir un stratagème
aussi immonde.
Ruiner la vie d 'un brave gars, honnête et courageux.
Ça me tue en lupiné.
En fait, c 'est bête comme chou.
Il s 'est virgile parce qu 'à ses yeux, il lui avait volé la femme de sa vie.
Ah, la jalousie.
Ouais, tu vas faire n 'importe quoi.
Bonsoir. Bonsoir.
Bonsoir, commandant.
Qu 'est -ce que vous nous prétendez ? Des frites ? Mais non, c 'est pour les
minots de la table d 'à côté.
Pour vous, c 'est ça, là.
Une mignonne de canard au miel de l 'édition.
Ah, c 'est vrai que c 'est ça.
D 'ailleurs, à propos du coup de fer, merci de l 'avoir libéré. Vous savez, c
'est une fille bien. Je ne l 'ai pas libéré parce que c 'était une fille
mais parce que ses empreintes ne me correspondaient pas.
Ah, les empreintes, oui. Ça y est, elles sont exploitables.
Ah oui, on est devenus très forts, vous savez.
Du coup, toute la population de Mosen va devoir passer à la gendarmerie pour
faire un relevé d 'empreintes. On a trouvé le tambour.
Super.
Je me change et à table.
À tout à l 'heure.
Notre affaire est résolue.
Il ne reste plus qu 'à trouver le corbeau.
Oui, c 'est assurément pas Laetitia.
Mais si c 'était quelqu 'un de proche ? Qui ? Pourquoi pas Rometty ? Votre
instinct a failli vous dire qu 'ils sont ensemble. Je ne sais pas s 'ils sont
ensemble, mais en tout cas, ils sont très très proches.
Rometty ? Pourquoi il aurait fait ça ? Il n 'est pas d 'ici, il est de Nice.
A priori, ce n 'est pas son histoire.
Je ne sais pas.
Je vérifie.
C 'est bon, c 'est fini.
Oh non ! Salut, bonsoir. Bonjour, monsieur Rometty.
Alors, facture, facture, tube.
Et ça, je crois que c 'est la convoque pour vos emprunts.
Merci. Bonne journée.
Attendez une seconde.
Ça va, ça va pas à vous.
Donc le relevé d 'empreinte des habitants de Mossad est un fiasco, c
? On a déjà testé les trois quarts de la population et pour le moment, toujours
rien. En revanche, j 'ai fait faire une enquête de voisinage chez Remetti, à
Nice, et là, surprise.
Ah ouais ? C 'est quoi la surprise ? Il n 'est pas de Nice, mais d 'Arles.
Ça m 'est arrivé toujours, François Zobier.
Qu 'est -ce qu 'on attend ? Pour être heureux.
Mais non ! Mon adresse est à côté. Allons -y.
Quel rapport aviez -vous avec Virgile Bandreau, Madame Aubier ? Je vendais de
'huile pour lui sur les marchés.
Je suis très vite tombée amoureuse de lui.
Thomas était son fils ? Non.
Thomas est le fils de mon premier mari, Luc Rométier.
Non, c 'était... Comment dire ? Un ami qui venait nous voir de temps en temps
et qui apaisait beaucoup mon fils.
Il quoi ? Il l 'apaisait ? C 'est -à -dire ?
Thomas était un petit garçon nerveux.
Il avait du mal à s 'endormir, il se bagarrait à l 'école.
Quand Virgile était là, il se métamorphosait.
Un petit ange.
Et il venait souvent, Virgile ?
Très souvent.
Jusqu 'à ce qu 'il découvre que Mathilde trompait avec Valarello.
Et après ? Après, il s 'est senti comme libéré.
Notre relation est devenue régulière, même si on n 'a jamais vécu ensemble.
Et puis il y a eu la contamination de ses huiles.
Il a été ruiné, alors... C 'était quelqu 'un de très fier, vous savez.
Ça l 'avait meurtrie, de savoir que Mathilde le trompait, avec un ami d
en plus.
Et pire encore, de n 'être plus rien.
Comment vivez -vous depuis que Virgile a disparu, Madame Auby ?
Pécuniairement, ça va.
Mon fils m 'aide.
Et sinon...
Je sais qui t 'es allée voir à Arles, j 'ai fait ma petite enquête.
T 'es le fils de François Vauby, l 'ami de mon père, c 'est ça ? C 'est elle que
t 'es allée voir là -bas ? C 'est toi le corbeau ? Mais pourquoi tu m 'as rien
dit ? Pourquoi tu m 'as menti ? Je te regardais pas.
Ça me regarde tellement pas que je vais aller te balancer au flic.
Mais j 'ai pas une gueule.
Oh, tu pousses pas ! Hein ? Approchez pas ! Rométi, c 'est Elisabeth Richard.
Je suis pas armée.
J 'en ai rien à foutre.
Calmez -vous, posez cette arme. J 'ai rien à vous dire, madame la procureure.
Faites pas de bêtises, Rométi ! Lâchez cette arme ! Soyez
raisonnable, Rométi. Cassez -vous !
Rométie, il n 'est pas trop tard. Je vais la tuer. Ça ne sert à rien ce que
faites. Ça ne sert à rien.
Calmez -vous.
Calmez -vous. Posez cette arme, Rométie.
Qu 'est -ce que vous faites, Rométie ? Vous croyez amoureux ? Amoureux ? D
? Mais je la déteste, ouais.
Virgile, on est avec pour elle.
C 'est sa préférée. C 'est moi qui aime elle plus. Virgile, c 'est moi. Le petit
bâtard, ce n 'est pas elle.
Ne bouge pas !
Parmi qui ?
Regardez
ce qu 'on a retrouvé dans sa chambre.
Vous vous avez pris cette photo ? Je suivais des escalistes.
Je les suivais tous d 'ailleurs.
Un jour, je suis tombé sur des escalistes avec deux vasquaises et je
en photo.
Et comment vous avez su que c 'était des vasquaises ? J 'ai suivi lui aussi.
Jusqu 'à Arles.
Je posais deux, trois questions dans un café. Je suis tout de suite compris que
c 'était pas un enfant de cœur.
Alors j 'ai fait mes petites recherches. Je suis tombé sur un article qui
parlait de son procès et de sa défense par des escalistes.
C 'est pas très pur donc.
Vous auriez pu effacer la mémoire de votre appareil photo ? Vous n 'avez rien
foutre.
Je voulais venger l 'homme que j 'ai aimé comme mon propre père.
C 'est tellement compliqué, moi.
C 'est ce qui est plus... C 'est bien par ses soi -disant amis.
On n 'est jamais mieux trahi que par ses proches.
Et ça, comment vous l 'avez su ? Ils en parlaient avec ma mère et croyaient que
je dormais.
Il est mignon ton Thomas, je l 'aime bien.
Mais j 'adore ma petite Laetitia.
C 'est normal, c 'est ta fille.
Qu 'est -ce que tu voulais me dire tout à l 'heure ? Je ne crois pas que cette
anibactérie soit arrivée par hasard dans mon moulin.
Comment ça ? Il n 'était pas 50 à avoir accès au moulin, à pouvoir manipuler mes
huiles à loisir, accepter mon ex -femme Mathilde, mais bon, je ne crois pas qu
'elle a fait ça.
Othiero, Descalis et Ballarion.
Tes amis ? Mais tu crois vraiment qu 'ils ont fait ça ? Je ne crois pas,
Françoise. Aujourd 'hui, j 'en suis sûr.
C 'est eux qui ont provoqué ma ruine et qui en ont bien profité.
Et à partir de là, votre unique projet, c 'était de le venger, c 'est ça ? Il
fallait qu 'ils paient.
Tous.
Alors j 'ai envoyé des courriers à Descalis, à Ballarello, à Routiro pour
expliquer que c 'est Descalis qui avait fait tuer Caroline, Julie, qui souffre.
Julie, ils sont trop tûts.
À cause de ma mère, elle est sombrée dans la dépression.
Elle avait fait une tentative de suicide.
Personne ne considérait en pétérien.
On les fait de la merde.
Ils méritent leur force. Je me rends compte que c 'est à côté de toi que
Caroline s 'est fait buter.
T 'es mon ami.
T 'es vraiment un monde qui me dégoûte.
C 'est pour Virgile que j 'ai fait ça, c 'est pour ton père.
Il était pas comme ça.
Et là où il est, il doit te maudire.
Grand malade, va.
Vous auriez pu tout arrêter en venant nous trouver quand vous avez vu la
tournure que prenaient les événements, non ? Tout arrêter ? Mais pourquoi faire
? Je viens de vous dire que je voulais qu 'il crêpe.
En plus de tout le reste, vous avez foutu votre vie en l 'air.
Le restaurant, tout ce que vous avez construit, vous avez conscience de ça ?
Pourquoi vous avez attendu si longtemps pour assouvir votre vengeance
? À 14 ans, je n 'avais pas les moyens de me venger.
Mais quand je suis revenu il y a un an, j 'avais ruminé pendant des années, j
'étais déterminé, j 'avais qu 'une seule idée en tête.
De refaire payer la mission.
Un psychiatre va vous examiner, mais je ne suis pas sûre qu 'il vous juge
irresponsable.
Merci, mon amour.
Pardon.
Oh là là ! La tête des papas recoulée aux épices. Indienne. Indienne, oui.
On ne voulait pas vous déranger, juste vous dire au revoir.
Vous ne nous dérangez pas du tout.
Vous savez ce que va devenir notre mère ? Elle a agi pour vous sauver et
heureusement que Patrick Bellarello n 'est que légèrement blessé. Enfin, il
reste quand même une tentative d 'homicide.
Espérons qu 'avec les circonstances atténuantes, elle n 'écope que d 'une
peine. Surtout si c 'est moi qui fais les réquisitions.
Et vous les ferez ? Elisabeth ne lâche jamais une affaire.
C 'est moi qui ai hérité du Moulin. Et je compte bien y associer Mathias et
Laetitia. Enfin, si t 'es d 'accord.
Ah ben, ne s 'en fûtes pas.
C 'est des beaux projets, tout ça. Allez -y, servez -vous, je vous vois loucher
depuis tout à l 'heure.
Bon, tous nos voeux de réussite et bonne continuation à vous tous. Merci
beaucoup. Au revoir. Au revoir, madame la vie de procureure.
Non, Elisabeth.
Pardon. Au revoir.
Au moulin.
Je me
suis
fait piquer par une abeille. Ah, t 'as fait un mal de chien.
Bougez pas, je vois. C 'est dans le bain d 'arbre.
Mais qu 'est -ce que vous faites ?
Ça y est, je l 'ai. Maintenant, je souffle un peu pour enlever la douleur.
Et je vous laisse à votre Roméo.
Mais il n 'y a pas de Roméo, Jean -Sac.
Ah ouais, d 'accord.
Vous me faisiez marcher.
Vous cavalez si bien.
Aïe. C 'est bien maintenant.
J 'ai mal à ma nuque.
Je vous propose pas un petit massage ? Ah si, pourquoi pas.
Mais pas tout de suite.
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