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Allez, cherche -le ! Allez !
C 'est quoi, alors, le sujet ? L 'enfant est -il le père de l 'homme ? Quoi, le
? Le père de l 'homme. L 'enfant est -il le père de l 'homme ? Oui. D 'où ce
sujet ? Oui, c 'est clair.
Et tu t 'en es bien sorti ? Ben, ouais.
Et est -ce que t 'as eu le temps de te relire ? Pas complètement.
Non, mais j 'étais à l 'amour et je pensais que ça allait.
Mais passe ! Putain, vous êtes dingue, ce mec ! Mais toi, abruti ! Maman, t 'es
là ? Pas vrai !
Non, c 'est rien. C 'est une espèce de motard que j 'ai dépassé à toute allure.
D 'accord, chérie, on se rappelle ce soir.
Je t 'embrasse.
Moi aussi, bisous.
Ah, c 'est la vice -procureure qui arrive.
Elisabeth Richard, vice -procureure de la République.
Bonjour, madame.
Adjudant de chef Caroline Martinez.
Mes respects, madame la vice -procureure. Oh là, je ne suis pas
Excusez -moi, c 'est que je n 'ai pas affaire tous les jours à une île du
parquet. Ah, mais je n 'ai rien d 'une île, rassurez -vous. Je ne suis qu 'une
magie de saint -army d 'autres.
Bon, qu 'est -ce qu 'on a sur la victime ? Ça s 'est passé où ? Par ici.
Il s 'appelait Pascal Achard, 45 ans.
Pilote d 'hélico à Avignon.
Il s 'est découvert la région touriste.
Fontaine de Vaucluse, Gordes, Abbey de Sénanque.
Très jolie l 'Abbaye de Sénanque. Oui, avec ses champs de lavande. Parlez bien
de votre région, vous pourriez être ville touristique à vos moments perdus.
Je n 'ai pas beaucoup de moments perdus.
On trime à la gendarmerie.
Ben voilà, c 'est là.
Et on est sûr qu 'il ne s 'agit pas d 'un banal accident de chasse ?
Parce que la charge ne ressemblait pas à un sanglier.
En plus, il a été tué quasi à bout portant.
Une idée du mobile ? Aucune.
Il y avait bien quelques bisbilles entre chasseurs et anti -chasse.
Ça se tirait grave la peau même, mais de là à buter quelqu 'un... C 'est moins d
'un doute.
Vous parlez toujours comme ça ? Je suis nature.
Brut de décoffrage même.
Ça va être un plaisir d 'enquêter avec vous, je sens qu 'on va bien s
Je suis là que pour les constatations de visage.
C 'est avec le capitaine Joannick que vous allez enquêter, surtout.
Ah bah, justement, il arrive.
C 'est lui, le capitaine ?
Vice -procureur Elisabeth Richard, je présume. Vous présumez bien. Capitaine
Charles Doigny, enchanté.
Je le ferai aussi, si vous n 'aviez pas failli me balancer dans le fossé.
Parce que la petite bagnole, c 'était vous ? Oui.
Ok, d 'accord.
Bon, écoutez, je suis navré.
Ça se passe parfois un petit peu emporté par la vitesse.
Vous foncez comme un bolide et vous arrivez après moi ? J 'ai inspecté les
environs, au cas où.
On a quand même un petit meurtrier qui se balade dans la nature.
Déjà une idée de suspect, capitaine ?
C 'est un petit peu tôt pour se prononcer, là, non ? Ben, je ne sais
connaissez la région mieux que moi. Peut -être que vous avez entendu parler de
quelque chose.
Non, rien. Si ce n 'est qu 'il y a une vingtaine d 'années, la famille
a acheté une parcelle de vignoble au père de Pascal Achard, ce qui a créé,
tu dirais, une certaine animosité entre les deux familles.
Issautier ? Les notables de la région. Enfin, je dirais même les notables de la
région. Et il se trouve que Paul et son fils Louis participaient à la battue.
Ben voilà.
C 'est sympa de partager des informations intéressantes.
Adjudant de chef, convoquez -moi tous les chasseurs ayant participé à la
en commençant par la famille... Isotier, Isotier.
Bien, madame la vice -procureure.
Eh, madame, ça suffira. Bien, madame.
Ah ! Merde.
Mignonne, allons voir s 'il arrose.
Ce matin avait été close, sa robe de pourpre au soleil.
À point perdu, c 'était prêt.
Embrasse -moi, Ronsard.
C 'est moi.
T 'es allé à la gendarmerie ? Non, pas encore.
Et à ça, tu sais qu 'il aurait pu le tuer.
C 'était pas si nombreux que ça, la chasse. Oui, il y avait beaucoup de
Ça pourrait être toi.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Ça va, arrête.
Tu m 'énerves.
Oui, t 'as raison.
C 'est une histoire ancienne, tout ça.
Petit bisou pour la route ? Non.
Tu le mérites pas.
Plus tard.
Parce qu 'à la charme, n 'utilise pas de mot de passe.
C 'est bien ça, c 'est pratique.
On se demande à quoi ça sert de sensibiliser les gens à la protection
données.
Là, en l 'occurrence, ça nous arrange.
Regardez -moi tous ces mails.
Oh, c 'est chaud ! Mon amour, tu es comme une fleur de pourpre, pleine de
et de parfum.
Tu es comme une hydre de mer vivante et molle, ouverte la nuit. Ça va, ça va, on
a compris. On a compris, on a compris.
Je ne sais pas comment je réagirais si je recevais ce genre de messages.
Apparemment, c 'est destinataire après signant. Moi, j 'apprécierais en tout
cas.
Il savait comment parler aux femmes, cet homme.
J 'aime te lire, te sentir. Voyons -nous dès que possible, je vais m 'arranger.
Oui, je sais lire à du Dante.
Vous connaissiez ? Un peu. Des réputations, surtout.
Une espèce de gros dragueur qui avait pas mal bourlingué.
À moitié pianiste, à moitié moniteur de ski.
Il écrivait des bouquins, des guides sur la région.
Un genre de mec qui peut plaire, quoi.
Y 'a rien ici ? Rien, capitaine.
Isabelle, Laure, Françoise, etc.
Pour peu qu 'elles soient mariées, ça fait un bel aéropage de cocu. Donc, de
suspects potentiels.
Bon, bah, identifiez -moi toutes ces dames, capitaine, et vérifiez si
ne sont pas en couple avec les chasseurs. C 'est jamais... Ok, très
Attendez, juste un petit détail. Vous êtes en charge des investigations, dont
actes. En revanche, je ne suis pas votre auxiliaire pour autant.
On travaille ensemble pour le bien de l 'enquête. On est bien d 'accord ? Oui.
Comme ça, ça va. Merci.
Alors, M.
Louis Sautier, c 'est vous qui avez abattu le sanglier ? Oui, tout à fait.
Alors, vous étiez là.
C 'est ça, Caro. J 'étais là.
Madame la juge d 'entreprise, s 'il vous plaît.
C 'est un interrogatoire, pas une réunion amicale.
Bien, madame.
Donc, vous étiez ici ? Oui, madame l 'adulte en chef, j 'étais là.
Et vous n 'avez rien remarqué, vu ou entendu d 'anormal ? J 'ai entendu des
coups de feu, mais vous savez, quand la bête surgit, ça tire.
J 'imagine bien.
Le quadrupède déboule et ça tire dans tous les sens.
Oui, mais le tir doit être flippant.
Ça veut dire qu 'on tire vers le sol pour éviter les ricochets.
Vous saviez que Pascal Achard était un coureur de jupons ? Ça, c 'était une
notoriété publique, j 'ai envie de dire.
Et vous connaissiez certaines des conquêtes de ce Casanova local ? Non.
Vous savez, on n 'était pas très proches. Je tenais pas son carnet de
Ça sera tout pour le moment. Je vous remercie.
Ça va ? Ça va, ouais.
Et toi, ça va ? Ben non, ça fait chier, non.
Qu 'est -ce qu 'ils nous veulent ? Je te rappelle qu 'il y a eu un mort, là,
quand même.
Non, mais moi, j 'en ai rien à foutre d 'Achara. C 'était pas mon pote.
Bon, on attend quoi, là ? Que la proc en ait fini avec le périssautier.
Ah ouais ? Les fusils, on a récupéré les fusils ? Ouais, c 'est les gendarmes,
ils ont pris.
Ah ben, on n 'est pas prêts de les récupérer, je vous le dis, moi.
Vous, vous étiez là, à quatre.
C 'est bien votre position, hein ? Tout à fait, oui.
Soit une dizaine de mètres de Pascal Achard.
À peu près.
Dites -moi, M. Pauly -Sautier, les Achards ont eu des problèmes avec votre
famille ? Comment ça ? Si, M. Pauly -Sautier.
Rappelez -vous des problèmes de terre, de parcelles de vignobles. Tout le monde
sait ça dans le coin.
Ah oui ! Ça date d 'une bonne vingtaine d 'années, tout ça.
C 'est mon père qui dirigeait le vignoble à l 'époque.
Le père de Pascal était dans la difficulté.
Mon père lui a acheté une parcelle. Comme il est très dur en affaires, le
Achard s 'est senti humilié.
Et vous participez à une battue avec le fils Achard ? Depuis, de l 'eau a coulé
sous les ponts.
On ne parlait jamais de ça entre nous.
C 'est pas parce qu 'on invite quelqu 'un à une chasse... Une balade en forêt
armée de carabines avec des personnes entre qui subsistent des contentieux,
pardon, mais ça peut être dangereux.
Puisque je vous dis que c 'est une histoire ancienne.
Et puis nous, on n 'a jamais rien eu contre les Hachards.
Mais ça n 'empêche pas leur rancune.
Vous savez bien comment ça se passe.
Les conflits terriens entre familles du Sud, ça peut être chaud parfois, non ?
Mais on n 'avait pas de conflits.
Bon, de toute façon, on va vérifier tout ça.
Je vais vous demander de vous tenir à la disposition de la justice et de la
maréchausse. Je ne pense pas que M. Sautier a envie de nous quitter.
J 'ai lu dans le journal de Cadenec que vous allez recevoir les insignes de
commandeur de l 'ordre du mérite agricole.
Le 22 exactement.
Et remise en personne par le ministre de l 'agriculture, s 'il vous plaît.
Mes félicitations.
Je n 'y suis pas pour grand -chose.
C 'est moi qui reçois la médaille, mais elle récompense surtout le travail de
notre famille depuis des générations.
Votre modestie vous honore. Je vous remercie, monsieur.
Au revoir, madame.
Au revoir, Caroline.
Monsieur.
Vous croyez que j 'ai que ça à faire de venir ici ? Je bosse, je suis
agriculteur, je peigne pas la girafe. Oh, oh, oh, s 'il vous plaît, s 'il vous
plaît. Moi non plus, je peigne pas la girafe, c 'est pas la peine de crier
ça. Monsieur ? Agnel, Frédéric Agnel.
Très bien, monsieur Agnel. Entrez dans ce bureau, je vous vois tout de suite.
Allez, asseyez -vous.
Mais calmez -vous.
Ça va, je suis calme, là.
Rustique, le bonhomme.
Bagarreur, hein ?
Un regard de travers, il vous déglingue. Merci du renseignement, je vais essayer
de le regarder droit dans les yeux. Vous en pensez quoi de ces premières
éditions ? C 'est un peu frais, là, quand même.
À propos, le capitaine Joannick, les interrogatoires, il est exempté ? Le
capitaine a dû s 'absenter. Ah oui ? Vous lui direz que la prochaine fois qu
a des absents, la moindre des choses, c 'est de me prévenir.
OK.
Sinon, on a reçu le rapport balistique.
Pascal Achard a été descendu au 300 Wynn. C 'est du lourd.
Spécialement conçu pour le gros gibier. Ça vous dégomme à des fois au moins
deux. Vous voulez un café ? Non, merci.
Et le 300 machin chose, c 'est quoi ? Le calibre ? C 'est une carabine qui le
crache. En général, une CZ 557.
Ça ne correspond qu 'à une des armes confisquées aux chasseurs.
La première chose à faire, c 'est de retrouver cette arme.
Je veux bien, mais il faudrait organiser une battue et mobiliser une armée. Vous
vous rendez compte ? Et les mails d 'Achard, ça donne quoi ? J 'ai de
Super excitant, ce truc -là.
Ça va, ça va. J 'arrive, M. Agnel.
Bon courage.
Vous n 'oubliez pas, quand le capitaine Denra réapparaît, vous lui dites que je
veux le voir.
Bien, madame.
Merci monsieur.
Bonjour. Bonjour, bienvenue.
Elisabeth Richard, je dois avoir une chambre. Alors madame Richard.
Oui, c 'est la chambre de cerise.
Ah, c 'est joli.
On peut monter votre valise si vous voulez.
Ah oui, très bien, merci.
Madame Richard, quelqu 'un vous attend au bar visiblement. Il faut traverser la
terrasse. Ah, ok.
Merci.
Ah tiens, un Lady Anne.
Je suis contente de voir que vous êtes toujours en vie.
Vous buvez quelque chose ? Comme vous.
Un deuxième whisky, monsieur, s 'il vous plaît. Non, non, non, pardon, pardon.
La même couleur, mais sans alcool.
Caroline m 'a dit que vous souhaitiez me voir, ben voilà, je suis là.
Vous étiez pas là pour l 'interrogatoire ? Non, vous aviez vu, vous l 'avez vu
dans le sac Martinez, qui est une gendarme des plus compétentes.
Donc j 'ai estimé que ma présence n 'était pas nécessaire pour un
préliminaire. Vous n 'aimez pas les procureurs, merci.
Ou c 'est juste travailler avec une procureure heureux qui vous chagrine ?
Disons que j 'ai eu quelques expériences mitigées, puis que depuis, je me méfie
un petit peu.
Ah bon ? Ça mérite d 'être franc.
Faudrait pas non plus que trop se méfier nous empêche de bien travailler
ensemble. Non, ne vous inquiétez pas, je suis professionnel, je suis fiable,
tout va bien.
Je sais.
Vous êtes renténier ? Oui, j 'aime bien savoir à qui j 'ai affaire.
J 'ai vu que vous aviez eu quelques problèmes avec mon collègue Michel
Ah ! Alors lui, il m 'a carrément dessaisi de l 'enquête.
Trop proche des victimes.
Chacun sa version.
C 'est sûr que lui, la proximité, c 'est pas son truc.
Moi aussi, je me suis renseigné.
Vous savez comment on vous surnomme ? Le Pitbull.
Bon, on arrête là ? Oui.
Tenez, monsieur, c 'est pour moi.
Merci.
Je vous en prie.
Et sinon, ces premiers interrogatoires te donnent quoi ?
Comme souvent, personne n 'a rien vu ni entendu. Ce n 'est pas une des armes des
chasseurs qui a tiré. Aucune ne tire du 300.
Du 300, oui, nous, d 'accord. Je connais, effectivement, ce n 'est pas
de chasseur du dimanche.
Donc, à part ce vieux contentieux entre les familles Achari et Sautier, rien.
À moins que vous ayez autre chose.
Peut -être bien, oui. J 'ai un témoignage à recueillir.
Vous venez avec moi ?
Mais c 'est pas du vacarme.
C 'est de la musique.
Et même de la bonne. On doit pas avoir les mêmes goûts.
C 'est quoi les vôtres ? Classique.
C 'est pas incompatible.
Ça fait du bien qu 'on s 'apparaisse.
Et la moto, c 'est pour les grandes occasions ? Ça dépend de l 'humeur.
Vous travaillez en tandem avec le capitaine Jean Sac ? Commandant Jean
Mais là, il est sur une autre affaire.
C 'est vous, Joanie ? C 'est breton, non ? Non, c 'est corse. Ah ouais ? Non,
mon grand -père était de l 'Orient. Il est venu un été à Cavaillon. Il n 'avait
pas 18 ans pour ramasser les velons.
Il a rencontré ma grand -mère.
Premier baiser, coup de foudre, bim, pam, il n 'est jamais reparti.
Et vous ? Quoi, moi ? Bim, pam, premier baiser, marié, coup de foudre.
C 'est important ? Non, non.
C 'est histoire de faire connaissance.
Vous avez raison, on n 'est pas obligés.
On va où, là ?
Alors, Caroline a identifié, dans les mails d 'Achard, deux femmes de
François Dicotier, la femme de Paul. Ah ouais ? C 'est récent, ça.
Et Lucie Agnel, la femme de Frédéric Agnel. Ah oui.
Celui qui peine la girafe. Il a l 'air d 'en vouloir au monde entier, lui.
Oui, il est un peu agité, oui.
Salut, Ludo.
Charles, ça va ? Ça va.
Ça va ? Ouais.
Je te présente, madame la vice -procureure Elisabeth Richard.
Enchantée. De même.
Un petit café ? Avec plaisir, fait frisquet.
Pareil pour moi. Toi aussi ? 200 euros ! Putain, j 'ai gagné 200 balles, Ludo !
Yes ! Bravo, Jano ! Tournée générale ? Oui, au moins le café de ces messieurs
-dames. Merci, monsieur.
Avec plaisir.
Sympa. Alors, il paraît que vous avez vu des choses.
Ici même, devant moi, madame la juge, vice -procureure.
Oui, pas tout à fait. Je confirme. Vous disiez ? Mais t 'étais il y a quoi ?
Peut -être trois semaines ? Parce qu 'Alachar était là, il buvait son café,
lisait son journal, quand débarque Frédéric Agnel.
Alors là, catastrophe.
Salut, l 'eau.
Agnel. Tu m 'accaises, s 'il te plaît ? Tiens, tiens, Achar.
Pas de tortue, aujourd 'hui ? De coups de repos ?
Pardon ? Le coucou, tu vois pas ce que je veux dire ? C 'était la part d
qui te coit le nid des autres.
Niel ! Arrête ! Vitesse !
Un vieux de fou, il avait ! Et le bête, ce mec ! Ouais, ouais, on connaît l
'oiseau.
Bon, on va lui faire un petit coucou, l 'oiseau.
Salut, Ludo.
Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop !
Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop ! Hop !
Madame la vice -procureure, je suis content que vous reveniez pour Achard.
Je vous ai pourtant bien codé ce matin.
Vous avez juste omis de nous dire que vous aviez eu un petit différent avec
récemment. Un petit différent, oui.
Je lui ai mis une sacrée branlée. Une bonne branlée, comme vous dites, un coup
de carabine, il n 'y a qu 'un pas.
Que je n 'ai pas franchi.
Moi, je lui ai juste mis sur la gueule et ça me suffisait.
Et pourquoi ? Vous devez le savoir, non ? Il y a un petit truc qu 'il faut que
tu saches à ton tour, Agnès.
C 'est que quand un homme découvre que sa femme le trompe, il y a plusieurs
réactions possibles. La stupeur, la déception, la rage.
Et puis des fois, il y a les trois en même temps.
Sauf que pour certains, il ne suffit pas d 'aller péter la gueule à son rival.
Parfois, une balle en plein coffre, c 'est la seule solution pour un type
et colérique.
Je ne suis pas colérique.
Arrêtez.
Allez, foutez -moi la paix. Je n 'ai rien à voir avec votre affaire.
On va se la faire donner en donnant, Agnès.
Tu nous dis la vérité, on te fout la paix.
Sinon, il y a toujours la possibilité d 'une garde à vue pour s 'éclaircir les
idées. C 'est assez sympa, tu vas voir. Oh, attendez, une garde à vue, vous êtes
malade ou quoi ? Et mon exploitation, comment je vais faire si vous êtes en
occupé ? Le Saint -Esprit, c 'est ça ? Écoutez, je vais vous dire un truc.
Les bêtes, ça n 'attend pas. Elles ont besoin de nous, matin, midi et soir.
C 'est bon, je vous épargne la garde à vue.
Mais sachez que vous êtes notre principal suspect désormais, c 'est
Alors sachez que vous me foutez le doigt dans l 'œil et jusqu 'au coude.
Aïe.
Allez,
allez, allez ! Je n 'ai pas bien compris votre décision tout à l 'heure.
Je vous amène un suit de paix parfait, vous l 'interrogez à peine. Pourquoi il
'a pas eu droit à sa petite garde à vue, celui -là ? Parce que je n 'en voyais
pas la nécessité. Il est fermier, sa vie est ici, il ne va pas s 'envoler.
Avec l 'impression qu 'on lui a mis, s 'il a quelque chose à se reprocher, il
bouger, croyez -moi.
C 'est plus malin de le laisser en liberté et de le surveiller
Oui, mais pour ça, il faut du monde et on n 'en a pas de monde. Ah, mais je ne
vous parle pas d 'une surveillance H24, mais d 'un truc discret.
De toute façon, on ne manque pas de suspects potentiels avec toutes les
conquêtes d 'Achard.
Je me trouve bien pressée de trouver un coupable.
Il ne s 'agirait pas de bâcler l 'enquête non plus, à moins que vous ayez
chats à fouetter.
Non ? Bon.
Alors, retournons chez les issotiers, s 'il vous plaît.
Alors, je suis très sensible, s 'il vous plaît, mais je ne suis pas votre
chauffeur.
Vous voulez que j 'aille à Vienne ? Je vous ramène à votre hôtel, vous prendrez
votre voiture.
Ok.
Oui, bonjour.
Excusez -moi, je ne me suis pas annoncée, mais j 'avais encore quelques
questions à vous poser.
Vous m 'en perdez cinq minutes ? Je vous en prie.
C 'est beau, maison familiale, je suppose.
Oui, depuis trois générations. Vous voulez boire quelque chose ? Non, merci.
Ah, tu es là.
Je vous présente Faustine, ma fille.
Bonjour.
Salut.
Tu peux bien te lever pour dire bonjour.
Bonjour mademoiselle. Bonjour.
J 'aimerais vous parler en particulier si possible.
Ah je suis trop.
Bon bah je me casse alors.
Sympa ? A ton caractère ? Oui.
Parfois un peu trop, de mon point de vue.
C 'est de son âge.
C 'est vraiment très, très beau chez vous. C 'est le domaine de mon épouse.
a beaucoup de goût.
J 'aimerais que vous me précisiez vos rapports avec la famille Achard.
En fait, vous connaissiez bien Pascal Achard.
Relativement, oui.
Et votre femme aussi le connaissait ? Vous me demandez si Françoise était sa
maîtresse ? Je n 'aurais pas été aussi directe, mais...
Oui ? Elle l 'était, en effet.
Et ? Ça n 'a pas l 'air de vous émouvoir ? C 'est une sorte de
gentleman agreement de modus vivendi entre mon épouse et moi -même.
Elle est là, votre épouse ? Oui.
Tu peux la rencontrer ? Elle est dans son atelier.
Suivez -moi.
Oui ? Françoise ? Oui ? Excuse -moi de te déranger.
Entrez, je vous en prie.
Je te présente Mme la vice -procureure, Mme Richard.
Elle souhaiterait te parler.
Bonjour. Bonjour.
Bon, je vous laisse.
Oh, c 'est beau. C 'est vous qui faites ça ? Oui, c 'est mon métier, je suis
styliste. C 'est chouette.
Tu peux être sexy portée.
Merci.
Je suppose que vous n 'êtes pas là pour parler de ma nouvelle collection
printemps -été.
Non, je suis là pour que vous me parliez de votre liaison avec Pascal Achard.
Donc, vous savez.
Pascal était un garçon charmant, prêté de visant, et je partageais avec lui des
choses que je ne partage plus avec mon mari.
Et votre mari était au courant ? Vous le saviez ? Oui, oui, tout à fait.
On ne se cache rien avec Paul.
C 'est mon mari depuis 25 ans, c 'est le père de mes enfants, et on s 'aime.
Vous n 'avez rien noté de différent dans le comportement d 'Achard ces derniers
temps ? Non.
Enfin si.
Il dépensait beaucoup d 'argent, alors que d 'habitude, il était plutôt récrac.
Beaucoup d 'argent ? Il envisageait même un grand voyage dans la cordillère des
Andes.
Ah, oui.
Pourtant, d 'après les premières constatations, il était interdit
'avait ni chéquier, ni carte bleue.
Oui, il réglait toujours en espèces.
En espèces ? Je ne crois pas qu 'on ait retrouvé de liquidité chez lui.
Vous savez, Pascal était un garçon méfiant et secret.
Ok.
Ça va, capitaine ? Vous êtes calmé ? Je suis très calme.
Et cette visite chez les Isotiers, ça a donné quoi ? Étonnante. Couple libre.
Je ne suis pas sûre que ce soit le bon terme. Je dirais plutôt philosophe.
Ah, parce que c 'est philosophe d 'accepter que sa femme est un amant.
Regardez Jean -Paul Sartre et Simone de Beauvoir.
Chacun pour vous.
On n 'a pas les mêmes références. Ah oui ? C 'est quoi les vôtres ? Moi, les
miennes, elles me disent que quand on est deux, on s 'arrange pour pas laisser
'autre batifoler à droite et à gauche.
Parce que l 'autre vous appartient, c 'est ça ? Mais non, parce que vous l
'aimez. Et que dans la vie, il y a des choses qui sont trop précieuses pour
partagées. Oh, romantique au rétrograde.
Ce que vous voulez, je m 'en fous.
Ah, touché un peu sensible.
Non, vous n 'avez rien touché du tout.
Donc, selon vous, Pauline Sautier serait incapable de tuer Pascal Achard ?
Certainement pas, parce que sa femme l 'a trompé. Alors, qu 'est -ce qu 'on
revient faire chez Pascal Achard ? Je cherche quelque chose.
Allons -y.
Si vous deviez planquer de l 'argent chez vous,
vous le mettriez où ? Malheureusement, c 'est une question que je n 'ai jamais
eu à me poser.
Comme vous, j 'imagine, un endroit improbable.
Improbable. Un endroit improbable.
Vous pouvez m 'aider, capitaine ? C 'est le piano.
C 'est mon plan, ça.
Ah la
vache
! Des billets de 50, 100 et 200.
C 'est pas mal pour un mec fauché.
Belle petite somme, hein ? Il y a bien 50 000 euros à vue de nez.
Bravo. Je suis admiratif, madame Alice Procureur.
Qu 'est -ce qui vous a fait penser qu 'on tomberait sur des espèces ? La
cordillère des Andes.
La cordillère des Andes. François Dissotier vient de me dire que Hachard
tout en espèces.
Et il a envisagé même un voyage dans la cordillère des Andes.
Bon, ben, c 'est pas la peine d 'en tracer les biais. Il y a que des
coupures, les numéros suivent pas.
Il a de la famille, Pascal Hachard ? Un neveu.
Daniel, il a un petit vignoble à côté.
On est parti.
Ça va ? Vite procureur Elisabeth Richard.
Bonjour monsieur.
Je suppose que vous venez pour mon pauvre oncle.
Exactement. Alors d 'après ce que j 'ai appris, c 'était un sacré coureur, vous
confirmez ? Les femmes étaient son point faible.
Au point de se prendre une cartouche comme ça en pleine poitrine à bout
? Je n 'en sais rien.
C 'est qu 'il en a fait des cornards. Après, lequel se fait venger ? Et vous
étiez au courant qu 'il y avait plus de 50 000 euros en espèces chez lui ? 50
000 euros en liquide ?
Il vous en a jamais parlé ? Tu sais rien, quoi.
Faut dire qu 'on était pas si proches.
On se voyait de temps en temps, c 'est tout.
Il a jamais roulé sur l 'or, Pascal.
Il y a qui gagnait bien sa vie, hein.
Bon.
50 000 euros ? En espèces ? Non, mystère.
Un héritage, ça te dit rien ? Non, je le saurais.
Son père, mon grand -oncle Francis, est bien mort il y a trois mois, mais il
avait pas un sous -vaillant.
Je pense que c 'est bien à lui que Lucien Isotier a racheté une parcelle de
vignoble. Racheté ? À ce prix -là, il a quasi volé, tu peux dire.
Ça m 'a l 'air toujours bien tendu entre vous et les Isotiers.
Grosse rancune, non ? Je vais quand même pas les bénir, ces voyous.
J 'aurai deux fois plus de terre, moi, si vous n 'avez pas spolié. Je gagnerai
décemment ma vie.
Et vous vivez seul ici ? Un petit paysan désargenté qui travaille 12 à 15 heures
par jour, ça attire pas grand monde.
Je l 'aime.
Ça dit que moi, belle bagnole pour un petit vigneron qui tire le diable par la
queue.
Renseignez -vous un peu sur lui.
Ah mais c 'est pas un ordre, c 'est dans l 'intérêt de l 'enquête bien sûr.
Vous vous dérangez ? Non, non, je travaille.
Sur quoi ? Sur rien.
J 'ai un petit peu la dalle, là. On sort ? Bon, et sinon, concernant les
avancées sur la provenance de l 'argent, on en est où ? Bah, rien. Rien, ça m
'agace, d 'ailleurs.
Comment est -ce qu 'on peut se retrouver avec 50 000 euros en liquide chez soi ?
Après un braquage ? Bon, faut pas être très malin, mais... Ah ouais ? Vous
pas ce qu 'elle a cher braqué ? Marquez, je voyais pas non plus écrire des
poèmes érotiques à la moitié du canton, hein.
C 'est peut -être des gains de jeu.
Ou un chantage.
Il a peut -être fait chanter quelqu 'un.
Si c 'est la bonne hypothèse, quand on aura la réponse, on sera pas loin de la
sortie, là.
C 'est quoi, ça ? Le tambour d 'arcole.
C 'est la gloire du village, quoi.
Il s 'est illustré pendant la bataille du pont d 'Arcole.
Il dit rien ? Non.
Ils sont en plein préparatif, il y aura des majorettes. Des majorettes existent
encore ? Bah ouais, des majorettes, ils me font faim.
Si vous avez envie d 'un peu de couleur locale, ça peut valoir le détour. Je
vous emmène. C 'est ce qu 'on entend, là ? Exactement.
Ton père m 'a dit que tu voulais faire du vin bio. Oui, mais il n 'est pas d
'accord.
Tu sais, en ce moment, comme il va être nommé commandeur du méritage école, il n
'a le temps pour rien.
Ton père est un excellent gestionnaire du domaine, mais il est un peu
conservateur, il faut bien le dire.
Mais il ne te laisse pas faire, lui.
Innove, hein ? Fais comme moi quand j 'étais jeune.
Et n 'oublie pas que demain tu seras le patron ici.
Oh, Ludovic, t 'as vu ? Oui ?
Ah,
Ludovic, c 'est tué.
C 'est un plaisir de te voir.
Comment ça va ? Toujours nos enfants forts.
Bonjour Lucien.
Bonjour.
Comment ça va ? Il paraît que t 'es revenu vivre chez ta mère.
Ouais, provisoirement.
Grand -père, je te présente la vice -procureure, Madame Richard.
Enchanté, madame.
Bonjour, monsieur.
Alors, il paraît que c 'est vous qui avez interrogé mon fils et mon petit
pour l 'assassinat de Pascal Achard.
Oui. Et vous les avez mis hors de cause, évidemment.
Pour l 'instant, oui.
Tant mieux.
Mais je souhaite bien du plaisir.
Au revoir, madame.
Au revoir, monsieur.
Alors, c 'est lui, Lucien Isotier, le patriarche ? Oui.
Il fabrique un sacré pinard, entre autres.
Il habite le quoi, j 'imagine ? Une maison au cœur de Cabenay.
Il a laissé celle du vignoble à son fils. Bon, ils sont là et... Ça rapporte
vin.
Alors, comme ça, vous habitez selon vous ?
Chez ma mère.
On ne va pas en faire une thèse non plus.
Charles par -ci, Charles par -là.
Tout le monde vous connaît ici.
Mais ça, c 'est la malédiction des petits bleds. Vous avez prévenu, on ne
pas rester invisibles.
Puisque vous connaissez tout et tout le monde, vous auriez pas un petit
restaurant à me conseiller ? Je voudrais changer du plateau télé d 'hier.
Vous voulez vraiment un dîner d 'exception ? Ouais.
Je ne connais qu 'une adresse.
Je vais manger pour deux jours.
Je vous retiens ? Ah non, merci.
Non, non, j 'en ai pris deux fois, ça va, c 'est énorme. Vous calez ? Oui,
je cale. Je porte la coque à mon tour.
Merci, Marinette.
Et alors ? Alors, c 'est les meilleurs pieds paquets que j 'ai jamais mangés.
Et en même temps, j 'en ai pas mangé souvent, mais c 'est très, très bon. Les
traditions se perdent.
Je comprends que vous soyez revenue vivre chez maman.
C 'est juste une question de semaine, le temps que je retrouve une maison.
Tu peux rester autant que tu voudras.
Il est tranquille ici.
On a aménagé l 'ancienne remise en studio.
Il a son entrée indépendante et tout et tout.
Et puis, il dit que je l 'agace.
Mais il est bien content de trouver le dîner tout près.
Oui, bon, ça va, c 'est long. C 'est grand, aussi.
Et je suis toute seule. Son père est mort il y a 20 ans.
Mon père était beaucoup plus âgé que ma mère.
J 'ai les hommes à dire.
Et vous êtes revenu vivre ici parce que ? Parce que... Rien d
'original, une voiture, voilà.
Merci, chère madame.
Merci,
c 'était excellent.
Merci, Charles, pour l 'invitation.
Au revoir, madame. Au plaisir.
À demain, je crois.
À l 'heure et de bonne humeur, madame la vice -procureure.
De bonne humeur, surtout.
Voilà. Bonsoir.
Bonsoir. Elle est charmante.
Elle est charmante, on s 'en fout.
Non, elle n 'est pas charmante. Oui, elle est charmante, mais ce n 'est pas
problème qu 'elle soit charmante.
Elle ne te plaît pas à toi.
Je ne vais pas dire qu 'elle me plaît, je l 'ai connue tout trois jours.
Toi, alors.
Elle est charmante, elle est charmante, elle est charmante. Je ne peux rien te
dire, hein.
C 'est beau la nature qui se repose, tu ne trouves pas
? Le gâteau des bourgeons, des feuilles, des grappes,
des grandanges, puis du vin, vous voyez, du vin.
C 'est bizarre ce qui t 'arrive.
Dis -moi, t 'as vu quelque chose, toi, à la chasse ? Le sang de lui que j 'ai
tiré, non, rien.
Ils ont vérifié tous les fusils, c 'est pas chassé.
Et puis, il manquait pas d 'ennemis à Charles.
Papa t 'aura jamais dû accepter qu 'elle voit ce type.
Ça te regarde pas ? C 'est plus compliqué que tu me crois.
Enfin, me dis pas que t 'étais indifférent au fait qu 'elle soit avec
non ? J 'ai pas dit ça.
Bon, maintenant, c 'est simple, y a plus de hachards.
Il peut cramer en enfer, personne ne pleurera.
Bonjour, dis donc. Bonjour, François.
Bonjour, dis donc.
Bonjour.
Bonjour, madame.
Bien dormi ? Pas vraiment, j 'ai trop mangé hier soir.
Vous avez dîné avec Charles ? Ah bah, les nouvelles vont vite.
Non mais rassurez -vous, c 'était un tout bien, tout honneur. C 'était chez
maman.
Je ne suis pas inquiète.
On ne vous laisse pas indifférent, notre capitaine célibataire.
Non, mais ne vous inquiétez pas, ça reste entre nous, Caroline.
C 'est juste que je le trouve hyper sympa.
Et puis il est plutôt beau gosse, non ? Alors, cette enquête s 'avance ? Peut
-être. Vous savez où je peux trouver Elodie Passier ? Oui, bien sûr. Vous me
donnez son adresse ? Je vais y aller. Tout de suite.
Bonjour.
C 'est pourquoi, oui.
Bonjour, messieurs.
Bonjour.
Je cherche Elodie Passier.
Elodie, elle est dans la cour.
Elisabeth Richard, vice -procureur.
Louis m 'a parlé de vous.
En bien, j 'espère.
Oui. C 'est incroyable tout ce qu 'on peut faire avec de l 'osier.
À peu près tout faire.
Même des sculptures.
D 'ignorer.
Vous vous souvenez de ça ? C 'est la copie
de la main courante que vous aviez déposée pour harcèlement sexuel contre
Achard.
Visiblement, ce monsieur qui vient d 'être assassiné, ne l 'oublions pas, ne
comportait pas très bien avec les femmes.
Et s 'est malheureusement conduit avec vous de façon répréhensible par la loi.
C 'était il y a longtemps.
Il m 'avait offert un tour d 'hélicoptère.
Quand on s 'est posé, on s 'est baladé.
Et... Il m 'a offert...
Il m 'a proposé d 'aller boire un verre chez lui.
Des mecs qui dansent comme ça.
Et là, t 'as 50 mecs face à toi qui dansent comme ça.
Allez, boire une dernière.
Non, je crois que je vais y aller. Allez, manière t 'es bourré, tu vas
ici.
Attends, arrête.
Non, arrête.
Et après,
qu 'est -ce qui s 'est passé ? Je courais sur la route.
J 'étais en larmes.
Je suis tombée sur des gendarmes qui m 'ont persuadée de déposer cette main
courante.
Louis sait tout ça ? Je suis sûre que oui.
Mais... C 'était il y a longtemps, c 'est pas très grave.
Non, non, le harcèlement sexuel, c 'est grave, mademoiselle.
Il a juste essayé de m 'embrasser, c 'est tout.
Mais c 'est exactement la définition du harcèlement sexuel.
Essayer sans le consentement d 'autrui.
Vous croyez ? Mais oui.
Et après cette main courante, il y a eu des représailles, des suites ?
On se contentait d 'éviter de se croiser, c 'est tout.
Et Louis accepte de participer à une battue où se trouve Pascal Achard ?
Attendez, oui.
Qu 'est -ce que vous voulez dire, là ? Rien.
Je réfléchis à Waout.
Merci.
Vous me suivez ? Caroline m 'a dit que vous étiez là.
On bosse ensemble, non ? Oui, oui.
Ça n 'a rien à vous cacher.
On se retrouve à la gendarmerie ? Attendez.
Ah, super.
malade. Je pensais pas que vous étiez une petite nature. Non, je ne suis pas
suicidaire, c 'est tout.
Vous allez où ? Interroger une conquête d 'achat à Manosque.
C 'est la dernière qui nous reste à interroger.
C 'est bon.
Pourquoi j 'ai des menottes ? J 'ai rien fait, moi.
Enlevez -moi les menottes. J 'ai rien fait, je vous dis.
J 'avance, j 'avance.
Monsieur Agnel, qu 'est -ce que vous faites là ?
Baston, dans un café, encore, avec un client. Il m 'a cherché, il m 'a trouvé,
'est tout. Il ne faut pas vous chercher longtemps pour vous trouver. Mais moi,
je ne fais que frapper, je ne fais personne, non.
Méfiez -vous, on peut tuer en frappant. La victime a porté plainte ? Oh, quelle
victime ? Il n 'y a pas de victime, il m 'a escagassé, je vous dis.
Pas, non.
Un peu qu 'il a porté plainte, un coquin et une dent en moins, ça n 'ira pas
bien loin.
Trompez -vous, une dent sur pivot, avec un bon avocat, ça peut coûter très cher.
Et alors, j 'ai dit ce qu 'elle a dit ? Disons que je me suis contentée d
'amorcer, on va voir comment réagissent les poissons.
Des poissons.
Eh bien, Louis et Ludi.
Ah, ça nous fait deux sujets de plus.
Exactement. Vous pouvez aller me chercher Louis, d 'ailleurs ?
voulez dire ? C 'est ça. Viens, madame.
Madame la procureure ? Oui, sautiez.
Asseyez -vous.
Vous êtes bien gardé de me dire que votre ami Elodie Pasquier avait été
de harcèlement sexuel de la part de Pascal Achard.
Je pensais que ça n 'avait pas de rapport avec votre enquête.
Vous pensez mal, cher monsieur.
Quand la justice s 'intéresse à des affaires criminelles, tout peut avoir un
rapport. Oh là là, bon, qu 'est -ce que vous voulez ? Déjà que vous changez d
'attitude.
Vous participez à une battue où se trouve un homme qui a agressé votre
Comprenez que je me pose des questions. Oui, mais vous m 'en posez plein des
questions. C 'est pas la première fois qu 'on me voyait, vous savez que c 'est
pas ma carabine qu 'a tiré, alors quoi ? Vous avez un mobile.
Je l 'ai pas tué.
Peut -être même un double mobile.
Je vous demande pardon.
Je suppose que vous saviez que votre mère avait une liaison avec Pascal
Oui.
Depuis peu, oui.
Ça veut dire quoi, depuis peu ? Oh merde, depuis peu, ça veut dire depuis
Je l 'ai pas tué, je sais rien de plus. Qu 'est -ce que vous voulez à la fin ?
Vous m 'emmerdez, là ! Je vous conseille vraiment de vous calmer, monsieur
Isotier.
Compte tenu des soupçons qui pèsent sur vous, soit vous m 'en dites plus, soit
je vous place en garde à vue.
J 'ai rien à rajouter.
Très bien.
Peut -être qu 'une nuit à la gendarmerie vous rendra plus locale, ça.
Vous êtes placé en garde à vue.
Adieu, Lord Chef.
Ça a donné quoi, votre entrevue avec la dernière conquête d 'Achard ?
Apparemment, elle lui en voulait beaucoup.
Mais elle a un alibi solide, elle est maîtresse d 'école et elle était en
le samedi matin lors de la partie de chasse.
Alors, à ce qui me paraît, vous avez placé Louis Sauty en garde à vue.
Vous avez un meilleur suspect ? Si je connaissais le coupable, j 'irais l
'arrêter. Mais Louis, je le connais, j 'y crois pas une seconde. Oui, bon, en
même temps, vous connaissez tout le monde. Alors, d 'un côté, ça peut vous
aider, et puis d 'un autre, vous troubler, vous empêcher d 'être serein
cette affaire.
Expliquez -moi ce qui vous arrive, là.
Vous voulez me défaisir de l 'enquête ? Oh là là, tout de suite les grands mots.
Je veux juste qu 'on travaille ensemble, pas chacun de son côté.
Alors arrêtez de prendre vos décisions toutes seules.
Est -ce que je vous dis que c 'est à cause de cette folle d 'Élodie que Louis
est en garde à vue ? Je suis d 'accord.
Je la trouve arriviste, cette fille.
Toxique, même.
Qu 'est -ce que tu en dis, Paul ? Qu 'est -ce que tu veux que j 'en dise ?
Attends, Louis est en taule à cause de cette dingue et t 'as rien à dire, papa
Il n 'est pas en taule, il est en garde à vue.
Et la vie de procureur va bien finir par s 'apercevoir qu 'il n 'a pas tué
Achard. Ah oui, et comment ? Pour ça, il faudrait peut -être déjà qu 'elle
trouve le vrai coupable, non ?
Parce que pour l 'instant, elle a juste l 'air de merder grave ta procureuse. Ça
suffit ! Et toi, Faustine, arrête de critiquer Lodi.
Oh, la pauvre petite chérie.
C 'est vrai que tu les as toujours défendues, toi.
D 'abord sa famille, maintenant elle.
Et on n 'a jamais su pourquoi, d 'ailleurs.
Elle n 'a plus de famille.
Et Torceline.
Et je l 'aide comme tous ceux de Canet qui sont dans la difficulté.
Et c 'est la moindre des choses pour une famille.
Tu as réussi comme la nôtre. Non mais attends, c 'est trop facile. Allez
maintenant, tais -toi.
Ouais,
c 'est Daniel.
J 'en veux plus.
Tu m 'en fous, tu te démerdes, j 'en veux plus.
30 000.
30 000 ce soir.
Ce soir, 30 000 voleurs.
Salut, ça va ?
Alors, hé ! Une brise à faire de grande révélation ? Élodie Pasquier, Louis
Feutier, ils vont tous y passer.
Sauf votre respect, j 'ai tenté de vous pédaler un petit peu dans la choucroute,
madame la vice -procureure.
Vous désapprouvez la façon dont je conduis l 'enquête, capitaine Jaunic ? J
pas dit ça. C 'est exactement ce que vous avez dit.
C 'est quoi ça ? Rapport d 'hospitalisation d 'Élodie Pasquier.
quatre ans, alors je vais voir comment on se porte.
Et si vous avez envie de résoudre l 'enquête pendant que je pédale dans la
choucroute, Mais allez -y, je serai la première à vous féliciter.
Oui, c 'est vrai, j 'ai été malade.
Au séjour de plusieurs semaines en psychiatrie en moins de 4 ans, c 'est le
moins qu 'on puisse dire.
C 'est à cause d 'Acha, cette dépression ? Non.
Ça a commencé bien avant.
Avant quand ? Je suis partie de chez moi quand j 'avais 15 ans.
Je m 'entendais pas avec mes parents.
J 'étais prof.
Je voulais que je le sois.
Je voulais choisir ma vie, vous comprenez ? C 'est travailler l 'osier,
me plaît. Pas de me retrouver en face d 'une trentaine d 'abrutis.
Enfin, tous les élèves ne sont pas des abrutis, heureusement.
Pourquoi vous étiez si mal avec vos parents ? Il y a bien une cause à ça. C
eux qui allaient mal, depuis toujours.
Un secret de famille qui vous pourrait l 'existence.
et toutes les familles en ont, vous savez.
Non, justement, je ne sais pas.
C 'est tabou.
On n 'en parlait jamais avec mes parents.
Maintenant qu 'ils sont morts... J 'ai vu.
Accident de voiture, c 'est ça ? Ouais.
Moi, je crois que c 'est plutôt à cause de ça que vous êtes déprimée.
Perdre ses parents à 16 ans, c 'est... C 'est trop douloureux, j 'imagine.
Je pense à eux tous les jours.
J 'ai vu dans vos rapports d 'hospitalisation qu 'il était question
pulsions agressives.
Ils disent n 'importe quoi, les médecins.
Ah bah oui, bien sûr.
Comme les élèves, c 'est tous des abrutis.
Voilà.
Vous n 'auriez pas eu envie de les exprimer récemment, ces pulsions, Élodie
Vous pensez vraiment que j 'ai tué Achar ? Mais dites -le que vous croyez.
Pourquoi vous maintenez Louis en garde à vue ? C 'est moi qui devrais être à sa
place. Mais je ne crois rien, je ne fais que me poser des questions.
Et ça n 'enlève en rien les soupçons que j 'ai sur Louis.
Bien au contraire.
Ça manque pas mal la mise en place.
Tu vas être bien prêt pour la remettre en médaille.
On va se voir le ministre dans la salle de dégustation, qu 'est -ce que tu en
penses ? C 'est l 'endroit idéal.
Qu 'est -ce que tu goûtes ? Notre nouvelle assemblage.
Ira ?
grenat et à rien de mourvèdre.
Fruits noirs, truffes, cuir sous bois.
Bien. En plan bouffe, pas mal.
Très bien, tu veux dire.
On va pouvoir décrocher une médaille d 'or avec ça.
Ça va ? Ça fait aller ? Avec tout ce qui s 'est passé ? Je trouve que tu
surmontes plutôt bien la disparition de Pascal.
Tu n 'étais quand même pas jaloux.
Ce n 'est pas le mot, Jean -Claude.
Plutôt étonné que tu ne t 'en sois pas latté plus vite.
Étonné au point de tuer ?
Disons que savoir qui s 'est pris une balle à sanglier n 'est pas complètement
fait pour me déplaire.
Faut qu 'on parle.
Je t 'écoute.
Tu portes la poisse, Elodie.
Tous ceux qui te fréquentent, ils se retrouvent dans la merde.
Qu 'est -ce que tu racontes, là ?
Je sais pas, mon frère, il est pas en garde à vue à cause de toi, peut -être ?
cause de moi.
Il te déplaisait pas, Achar, hein ? Si tu l 'avais pas fréquenté, on n 'en
serait pas là.
T 'es qu 'une petite allume.
Qu 'est -ce que t 'as dit ? Faut que tu nous lâches, maintenant.
Faut que tu foutes la paix à ma famille, à commencer par Louis.
Il est pas une merdeuse comme toi qui va me donner des ordres.
Tu dégages, maintenant.
T 'as raison, je me casse.
J 'ai assez vu que t 'as fait la petite tête de profiteuse.
Faites de folles.
Tu sais quoi ? Je vais aller voir la procureure et je vais lui dire que t 'es
pas nette.
Comme ça, tu seras bien obligée de lui raconter tes petits secrets.
T 'es folle.
Ne bougez pas, c 'est dangereux ! Madame la vice -secrétaire, capitaine, l
'incendie s 'est maîtrisé, mais on a retrouvé un corps à l 'intérieur.
Attendez, attendez, je peux boire ? Merci.
Vous pensez que ça peut être un accident ? C 'est parti du salon et ce n 'est
pas un court -circuit, alors un accident ? Non, à 90%, je vous dirais que c 'est
criminel. Ok, merci, capitaine. Je vous en prie.
Je vais appeler une légiste pour que ça soit fixé.
Vous êtes libre.
De nouveaux événements font que votre garde à vue n 'est plus nécessaire.
Je vous ai sous la main.
J 'imagine que vous n 'avez pas l 'intention de quitter Cadnet ? Non.
Très bien, vas -y.
Ok, merci, au revoir.
Je viens d 'avoir le légiste.
Daniel Achard a bien été assommé.
Pour ce qui veut dire qu 'on serait sur un deuxième meurtre.
Regardez ce qu 'ont trouvé vos collègues.
30 000 euros.
Non. C 'était où ça ? Dans le garage.
J 'en fais tout des caisses.
C 'est un peu une spécialité achat quand même.
Et tout ça en vieux billets avec des numéros qui ne suivent pas.
Et à ce propos, je suis allé à la pêche aux infos concernant sa bagnole. Son
beau 4x4 ? Oui, il l 'a acheté en liquide aussi, plus de 35 000 euros. Je
d 'avoir le concessionnaire en ligne.
Bravo, je croyais que c 'était interdit.
Ça l 'est, pas plus de 1 000 euros pour un achat en cash. Je vais lui coller les
impôts sur le dos à ce garagiste. On a peut -être mieux à faire là. Oui.
Vous avez raison.
Faut arrêter avec cette histoire de mari trompé.
C 'est pas le genre de choses qui se règle à coups de milliers d 'euros.
On en revient à l 'hypothèse du chantage, alors.
Bah oui.
Mais ils étaient parents, après tout.
Ils ont très bien pu se partager le fric.
50 000 euros pour l 'un, 30 000 et le 4 -4 pour l 'autre.
Donc ça fait 65 000 euros.
Et Daniel Achard aurait fait monter les enchères.
Il a rendu fou son débiteur.
Attendez, excusez -moi.
Oui ? Oui ? Non, non, je vous écoute.
Pourquoi ? Mais c 'est pas du tout ce que vous m 'avez dit. Enfin, en tout
j 'ai pas compris ça, moi.
Non, non, je vous ai dit que de toute façon, je pouvais pas... Bon, écoutez,
sert à rien de continuer. Je peux pas parler.
Ok, je vous rappelle.
Merci.
Ça va ? Ouais, ça va super.
Je peux vous l 'aider ? M 'aider à quoi ?
Sur l 'adoption ? Qui c 'est qui vous a
parlé de ça ? Caroline ? Non.
Non, Caroline, elle est bien trop attachée à vous pour m 'avoir dit quoi
soit.
Non, l 'autre jour, vous avez fait tomber un dossier et... J 'ai compris.
Ne vous inquiétez pas, ça peut peut -être s 'arranger, non ?
Ça
n 'a jamais vraiment été ton kiff, Lévi, hein, maman ? Louis ! Non, mon kiff à
moi, comme tu dis, c 'est la mode, tu sais bien.
J 'aurais préféré aller vivre à Paris, mais bon, dans la vie, on ne fait pas
toujours ce qu 'on veut.
Je me demande comment t 'as fait pour tenir si longtemps.
J 'aime ton père.
Je t 'aime toi.
J 'aime ta soeur.
Je suis contente qu 'elle aille faire ses études à Paris. Ça me donnera l
'occasion d 'y retourner plus souvent.
Tu t 'ennuies ici.
Un peu, oui.
Mais bon, un peu d 'ennui dans la vie, c 'est pas forcément si mal.
Ça permet souvent de se retrouver.
À Charles, ça t 'est pas ennui ?
Je vous ai vu à Saint -Rémy aux fêtes votives.
Tu m 'en veux ? À toi, non.
À lui, oui.
Moi, je m 'en veux un peu.
Pourquoi ? Parce qu 'à partir d 'un certain âge, il y a des choses dont on
se passer.
Ça permet de se concentrer sur ce qui est vraiment important.
Qu 'est -ce qui est important, maman ? De vous avoir vous.
D 'avoir ma famille.
J 'ai apporté l 'apéro.
C 'est la nouvelle cuvée ? Oui.
Pas mal.
11°5, non ? Exactement.
J 'ai appris que Daniel Achard avait péri dans l 'incendie de sa propre
Tu crois que c 'est un accident ? Comment tu veux que je sache, papa ? Son
d 'abord, puis lui.
C 'est un peu bizarre tout ça, non ? Pour Pascal, avec toutes les histoires
femmes, ça peut s 'expliquer, oui.
Pour Daniel, effectivement.
Si les deux morts sont liées, les femmes n 'ont rien à voir avec la suicide de
Pascal Achard.
Qu 'est -ce que tu en penses ? Franchement, rien.
Pascal Achard avait une liaison avec Françoise, non ? Est -ce que tu n
pas voulu me venger ? Oui.
Non, pas pas.
C 'est un aléa de la vie.
Ça ne m 'a pas touché tant que ça.
Je sais que Françoise m 'aime et que l 'essentiel est préservé.
Il y a deux choses qui comptent pour moi plus que tout.
Notre famille est que Louis et Faustine réussissent leur vie.
Et Louis ? Tu vas lui laisser faire son vin bio ? Il commence
à me faire à l 'idée, oui.
Viens.
Il est pas là le capitaine ? Il est en rendez -vous.
Enquête ou pour l 'adoption ? L 'adoption ? Ah merde, vous êtes au
Je suis pas censée en parler.
Mais bon, si Charles vous a mis dans la confidence... Ben, disons que ça s 'est
pas vraiment passé comme ça.
Mais oui, je suis dans la confidence.
Ça lui prend bien la tête, d 'ailleurs.
Ah, c 'est sûr.
Surtout, ça se fait pas comme ça.
Pour un célibataire, ça fait six mois qu 'il est dessus. Ça le rend dingue.
Je suis la seule à savoir.
Enfin... J 'étais la seule.
Vous ne pouvez pas trop me cacher, on partage le même bureau, vous voyez.
Décidément, il est plein de surprises, ce garçon. Je suis bien d 'accord avec
vous.
Des fois, il me fait de la peine.
Il n 'est pas très bien en ce moment.
Il est triste, ça se voit. Du coup, je comprends mieux pourquoi il m 'a planté
comme ça l 'autre jour.
Il avait reçu un SMS d 'une assistante audiale.
Il a fait rendez -vous, il ne faut pas les manquer, sinon tu es mort.
C 'est moi qui vous fais taire ? Non, non, pas côté.
Sinon, j 'ai peut -être quelque chose sur Isotier.
Lequel ? Lucien, le patriarche.
Je suis passé par la mairie, je suis tombé sur l 'ancien adjoint qui a bien
connu les Isotiers dans le temps.
Et c 'est le vrai pipelette, ce mec, qui m 'a raconté sa vie, celle du village.
Notamment Lucien, qui fait partie de la résistance et qui aurait été chef de
réseau. Ah, un héros, c 'est bien ça.
Mais en quoi ça nous fait avancer ? Il se trouve que son passé n 'aurait pas
aussi glorieux que ça.
Ah ? Précisé ? C 'est bien, c 'est bien.
Faut savoir que le Mont Ventoux était un haut lieu de la résistance.
C 'est souvent parce qu 'il y a des événements tragiques ici, notamment en
février 44.
Non ! Non, je vous en supplie ! Allez, on joue !
Vous savez
comment
s 'appelait cette femme ? Ben non.
Clémentine Lemercier.
C 'était l 'arrière -grand -mère d 'une de vos suspectes préférées, Elodie
Pasquier. Non.
Ma fille.
Ah, mais c 'est peut -être ça son secret de famille.
Et cette Clémentine, comment vous dites ? Le Mercier.
Cette Clémentine Le Mercier, elle a été payée pour cette collaboration ? Oui, si
on veut. En fait, on l 'accusait surtout d 'avoir dénoncé une partie du réseau
du capitaine Chaumont.
Et c 'était qui le capitaine Chaumont ? C 'est quoi le rapport ? C 'est qui le
capitaine Chaumont ? Le capitaine Chaumont, c 'était le nom de guerre de
Isotier.
Voilà, voilà.
Bravo, hein ? Vous êtes bon, capitaine.
Je sais, merci.
Je peux vous parler ? Vous parlez ? Oui, bien sûr.
Dans un endroit un peu plus calme, ça serait mieux ? Là -bas au café, oui.
Paul Issautier, laissez un message.
Je crois que j 'ai découvert votre secret de famille.
Ah oui ? Les mentes signées merci, ça vous dit quelque chose ? Oui.
C 'était mon arrière -grand -mère.
Elle est morte pendant la guerre.
Elle faisait partie du réseau de résistance de Boucher -Issautier, alias
Capitaine Chaumont.
Et il semblerait qu 'elle les ait dénoncées.
Je comprends mieux maintenant pourquoi on ne parlait jamais d 'elle à la
Vous savez, pendant des années, j 'ai essayé de comprendre.
J 'ai essayé de questionner Lucien sur ce fameux secret de famille.
Et à chaque fois, il balayait mes questions d 'un « ne te noie pas dans le
». Nul ne peut le changer.
C 'est quand même étrange qu 'il ait toujours soutenu votre ami et qu 'il
protège, alors qu 'apparemment votre aïeul l 'aurait trahi.
Qu 'est -ce que vous en pensez ?
Vous savez pas.
C 'est quoi ça ? Pour ma collection.
Vous savez que la concurrence est au courant pour votre demande d 'agrément ?
sais. C 'est pas moi, j 'ai rien dit. Je fais une balance.
C 'est notre secret.
Ah oui, je sais, Caroline, c 'était notre secret. C 'est comme ça, on était
démasqués, voilà.
Je peux vous faire un aveu ? Je trouve qu 'on forme une belle équipe.
A dû dans le chef martylaise.
Ah ça, c 'est... Ça me fait bien plaisir que vous me dites. Mais c 'est sincère.
Ça s 'est passé comment avec l 'assistance sociale ?
Elle m 'a expliqué qu 'en tant que célibataire, c 'est l 'être compliqué.
Faudrait que je sois marié ou pas que c 'est... Enfin, en tous les cas, que je
sois en couple.
Un bel homme comme vous, ça va pas être trop compliqué.
C 'est sympa ce que vous me dites, mais... On trouve pas la bonne personne
ça en claquant des doigts.
Sans compter que si vous la trouviez, vous seriez peut -être plus obligé d
'adopter. Vous pourriez avoir des enfants, votre nouvelle copine.
Ah bah ouais, c 'est vrai, j 'y avais pas pensé.
Vous voulez des enfants, vous ?
Non, c 'est une question, une simple question.
Est -ce que tu as vu ton père ? Non, pourquoi ? Il est parti à la maison
chercher un pull. Depuis, je n 'arrive plus à le joindre.
C 'est moi qui l 'ai, son pull. Il me l 'a prêté tout à l 'heure.
Vous ?
Poudre !
Vous ne comprenez pas, madame Isakie ? Je ne comprends pas. Mon mari est parti
chez nous chercher un pull.
Il ne revient pas, il ne répond pas à son téléphone. Ça fait au moins dix fois
que j 'essaie de l 'appeler.
Ce n 'est pas normal.
Il s 'en ferait cette fête tous les ans. Il n 'a jamais raté une seule fois.
J 'ai un mauvais pressentiment.
Bon allez, je vous emmène.
Anna ? Oui ? Vous avez vu monsieur ? Monsieur ? Je me connais dans la salle
dégustation.
Viens là -bas.
Loli ? Qu 'est -ce qu 'elle te voulait ? Elle veut parler de mon arrière -grand
-mère. Ton arrière -grand -mère ? C 'est quoi le rapport avec Acha ? Je ne sais
pas.
Je crois qu 'elle fonctionne de quelque chose.
Merde. T 'es sûre ? Oui.
Elle a une couille.
Pardon ? Une couille ? Oh, puis elle a une grosse.
Où ça ? Pardon, excusez -moi.
Vous n 'avez rien remarqué d 'anormal ces derniers temps ? Il était peut -être
déprimé ? Non.
Il avait même des projets.
Il pensait que son prochain millésime serait médaille d 'or.
Non, vraiment.
Je comprends pas.
Moi non plus.
La déprime, c 'est pas du tout dans... Le tempérament de papa, c 'est un
battant, c 'est vrai.
Mais je comprends rien.
Vous êtes toujours si débiles les uns que les autres. C 'est pas possible.
Vous avez de la merde dans les yeux.
Il faisait tout pour le vignoble, papa.
Il s 'occupait de tout le monde. Il faisait tout ça, c 'est tout.
Et vous, monsieur Issottier ? Moi, j 'en sais rien, madame.
Je suis une vieille personne.
Tout ça me dépasse.
Il avait une drôle de tête, le Lucien Issottier.
C 'est bizarre, un peu comme si la tentative de suicide de son fils ne l
pas vraiment surpris.
Il doutait peut -être de quelque chose ? Peut -être.
En tous les cas, les Issottiers ont de quoi sortir 100 000 euros pour faire
taire un maître chanteur. Enfin, deux maîtres chanteurs.
Mais tout ça pour garder un secret qui remonterait à la Seconde Guerre.
Un secret de 70 ans qui aurait des répercussions actuelles et qui pourrait
contrarier des projets comme...
Comme la médaille du mérite agricole.
Je crois qu 'on brûle, capitaine.
Surtout si vous commencez à picorer dans mon assiette, on va vraiment te
griller. On pensait qu 'on est intime.
Suffisamment intime pour que vous m 'expliquiez pourquoi un bel homme comme
s 'est mis en tête d 'adopter tout seul.
Ça a toujours été mon rêve de... de fonder une famille, d 'avoir des
Puis si possible à un âge raisonnable, pas comme mon père.
Il est mort quand j 'avais 17 ans.
Je comprends.
Et puis je pensais que j 'avais rencontré la femme de ma vie avec mon
On avait même acheté une petite maison ensemble.
Mais bon, malheureusement, impossible d 'avoir des enfants.
On est passé par tous les traitements possibles et imaginables et rien n 'a
marché.
Donc on s 'est dirigé vers l 'adoption.
Et plus le temps passait, plus je me rendais bien compte qu 'elle ne voulait
de cet enfant.
Je pense que toutes les démarches administratives, après tout ce qu 'on
déjà tenté, ça...
Ça a usé notre complet. On a fini par se séparer.
C 'est moche.
Ah ouais, c 'est moche.
Mais moi, je voulais pas annoncer. Je m 'étais trop investi.
Je voulais pas faire marcher derrière. Donc j 'ai persévéré tout seul dans les
démarches d 'adoption.
En tous les cas, c 'est courageux de vouloir adopter.
C 'est pas gagné.
L 'autre jour, quand je me suis énervé, ils étaient en train de me dire que sans
domicile propre et en tant que célibataire, la démarche n 'avait aucune
'aboutir.
Il faut commencer par vous trouver une âme sœur.
Moi, j 'en connais une qui attend que ça.
Qui ça ? Garoline.
Elle vous regarde toujours avec des grands airs et namourée.
Vous ne dites pas que vous n 'avez rien remarqué, quand même ? Je ne sais pas.
Je ne fais pas attention à ce genre de trucs.
C 'est vous qui voyez.
Bon, sinon, vous avez rendez -vous demain matin à la sous -préfecture d
Pourquoi ?
C 'est dans les capes de la sous -préfecture que sont conservées les
la milice.
Donc je me suis dit qu 'une petite visite de votre part s 'imposait.
Ah ! Et à quelle heure ? 8h.
À 8h ?
Comment ça va, Paul ? C 'est rare que tu te préoccupes de moi.
Tu as toujours été comme Maroc.
Tu ne m 'as jamais donné l 'impression que tu pouvais être fragile, vulnérable,
suicidaire. Mais pourquoi tu as fait ça ? C 'est à cause de moi ? Parce que j
'étais un peu dur toutes ces années ? Avant ma retraite, c 'est ça ? Ben, j
pris l 'habitude.
Mais alors pourquoi tu as fait ça ?
Tu ne ressembles pas.
Il y a bien une raison.
Ça se pourrait.
Dis -moi, tu n 'as pas fait une connerie, Paul ?
Papa, je n 'ai jamais
rien fait qui puisse compromettre notre famille ou l 'avenir de mes enfants.
Jamais.
Capitaine, vous aviez raison pour les archives.
Vous venez, on a du boulot.
Eh ben, j 'avais encore des illusions sur la nature humaine, elle vient de
en éclats.
C 'est absolument dégueulasse.
Que des lettres anonymes, bien sûr, qui dénoncent des enfants juifs.
Il y a encore une anonyme, là.
C 'est encore mieux, c 'est signé un ami de la France qui dénonce une bise
trottière qui écoutait Radio Londres.
C 'est sans doute un envieux qui leur niait sur son affaire.
Regardez ça.
Un document classé secret par la police française.
où il y est dit qu 'a été auditionné un homme et qu 'il a dénoncé avec force de
détails un réseau de maquisards.
C 'est un homme.
Sûr que c 'est pas Clémentine de Mercier ? Ok, en résumé, on a quoi, là ? Les
hachards faisaient chanter la famille Sautier.
Du moins, on le présume fortement.
On sait aussi que Paul et Louis Sautier étaient présents à la partie de chasse.
Et que Paul a tenté de mettre fin à ses jours hier soir.
Ça, ça sent les remords, ça.
Oui ? Capitaine ?
Un pêcheur vient de nous ramener cette arme qu 'il a trouvée dans un étang,
de l 'endroit où était tuée Pascal Achard.
C 'est une carabine CZ 557 calibre 300 Win.
Mais c 'est le même calibre que l 'arme du crime.
Et on a une empreinte.
J 'imagine que vous savez tout. Oui.
On a retrouvé la carabine que vous aviez jetée dans les temps.
Avec une empreinte.
Vous nous racontez comment ça s 'est passé ?
Pascal
? Oh, Paul.
Qu 'est -ce que tu fous là ? T 'as pensé à ce que je t 'ai demandé ?
T 'es devenu très gourmand.
Tu fais quoi là ? Tu me menaces ? Non.
T 'as des gros problèmes avec les impôts.
Ouais. Ouais.
Tu claques surtout trop de fric avec les femmes. Ça c 'est mon problème.
Ta famille a une dette envers la mienne, faut payer.
C 'est une question d 'honneur. Hein ? Alors traîne pas trop avec l 'argent.
J 'ai la preuve avec moi.
Sinon... Sinon quoi ? Sinon finit la belle réputation des issotiers.
Vous allez passer pour ce que vous êtes vraiment.
Des salopards.
Pense à ton fils, Paul.
Il doit te succéder, non ? C 'est dur à porter un nom salé.
Et cette lettre, c 'était quoi ? Qu 'est -ce qu 'il y avait dedans ? Elle est
adressée à Elodie Pasquier.
Qui l 'a écrite ? Francis Achard, le père de Pascal.
Il était au maquis avec le mien.
Il a eu une crise cardiaque pendant qu 'il écrivait. Il ne l 'a pas finie.
Pascal l 'a récupérée.
Pourquoi avoir assassiné Daniel Achard ? Il a pris la suite de son oncle. Ce
soir, 30 000 voleurs.
Il en demandait encore plus.
J 'ai pensé que ça n 'en finirait jamais.
Ouais, bah tu les apportes ce soir.
Moi j 'ai des proies, je m 'en fous, je dirai tout.
Je voulais que ma famille retrouve sa tranquillité, je voulais que mes enfants
puissent vivre sereinement.
Et puis ça tombait plutôt mal avec cette médaille que vous deviez recevoir.
C 'est vrai.
Cette distinction c 'était celle de toute notre famille, vous comprenez ?
compensé le travail de plusieurs générations.
En particulier mon père.
Je pouvais pas supporter l 'idée que sa réputation puisse être entachée.
Que sa faute qu 'il a commise il y a si longtemps puisse gâcher la vie de mon
fils.
Votre tentative de suicide, c 'était une façon de vous dénoncer, n 'est -ce pas
? Comment vivre avec ça sur la conscience ? Je ne suis pas un criminel.
Mais qu 'est -ce qu 'il y avait dans cette lettre pour vous pousser à tuer
hommes ? Elle détruisait tout ce en quoi j 'ai toujours cru dans ma vie.
En particulier ma famille.
J 'ai voulu la protéger.
Et on peut savoir où est cette lettre maintenant ?
Je l 'ai envoyé à sa légitime destinataire, Elodie.
Je pense que sa lecture apaisera ses tourments.
Elodie, on ne se connaît pas beaucoup.
Mais avant de mourir, il faut que je soulage ma conscience.
Cela concerne ton arrière -grand -mère.
Cette pauvre Clémentine le merci.
Lucier était très amoureux de ton arrière -grand -mère.
Il était même prêt à l 'épouser, bien qu 'elle ait déjà un enfant.
Mais Flémentine a rompu pour un autre, un copain du maquis, Raymond.
À l 'époque, je n 'avais pas 20 ans, et je m 'étais engagé dans ce maquis dirigé
par mon ami le capitaine Chaumont.
Lucien, que tu connais si bien.
Maintenant, ce que je vais te dire est terrible, Elodie.
Un soir, j 'étais descendu au village pour boire un café dans un bifo.
Dans la rue, deux hommes discutaient.
Ce n 'est tout de suite reconnu, c 'était un milicien.
L 'autre était dodo.
Ils se sont séparés et je l 'ai suivi.
Qu 'est -ce que c 'est avec ce type de linguiste ? C 'est chinois, c 'est un
arabe.
Ne retourne surtout pas au maquis.
Raymond nous a balancés. C 'est ce qu 'il vient de me dire. Quoi ? Va -t 'en.
Va -t 'en.
Il était nerveux, angoissé. Je le connaissais par cœur depuis la
Je ne l 'ai pas cru, mais j 'ai fait comme si.
Suite à la trahison de Lucien, le lendemain matin, la milice a attaqué le
campement.
Et tous nos camarades ont été tués.
Je les ai tous perdus.
Bien sûr, je n 'ai pas de preuves.
Juste mon intime conviction.
Et puis comment Raymond aurait -il pu donner le réseau en ayant été lui -même
fusillé par les apathies ? Pourquoi tu nous as rendus ? Pourquoi tu nous as
rendus ? Je n 'ai rien fait ! Mais malheureusement, l 'histoire ne s
là. Tu vas mourir ! Oh ! Tu nous as rendus !
Réponds -moi, salope ! Rien de moi ! Il n 'y a pas de pitié pour les traîtres !
J 'ai lu les lettres d 'achat.
Je sais tout.
Tout le mal que t 'as fait.
Comme ça, tu te fais passer pour un héros alors que t 'as dénoncé ton propre
réseau.
Je comprends pas, Lucien. Pourquoi ? Pour me venger.
Pour que Raymond, qui m 'avait pris Clémentine, soit fusillé.
L 'amour m 'a rendu fou, Elodie.
Et du coup, t 'as laissé Clémentine se faire fusiller ? Non, c 'est pas vrai, c
'est faux.
Ce sont les féfis qui... qui ont arrêté Clémentine, parce qu 'elle vivait avec
Raymond. Tu l 'as dénoncée, Lucien ! Non, je tenais à elle, je l 'aimais.
C 'était un terrible enchaînement, une fatalité.
Tu l 'as laissée mourir.
Et t 'as même pas bougé le petit doigt, alors que tu l 'aimais.
Pour la sauver, il aurait fallu que je me dénonce.
Je n 'ai pas eu le courage.
Mais après la guerre, pourquoi tu n 'as jamais dit la vérité ? C 'est une
terrible loi du mensonge.
Quand tu commences à mentir, tu ne peux jamais revenir en arrière.
J 'ai essayé de réhabiliter.
Clémentine, tu le sais bien.
Richard Jean Raymond, en le faisant passer pour un traître. Je n 'y ai pas
tout. Dans les années 50, j 'ai fondé une famille.
Si je me dénonçais, j 'avais peur de la perdre.
Tu es vraiment calage.
Tu trouves toujours de bonnes raisons.
Ton amour fou, ta famille.
T 'as laissé Clémentine se faire fuir de nier.
Parce que t 'as pas eu le courage de dénoncer.
Je t 'admirais.
T 'étais un héros pour moi.
Louis ! Qu 'est -ce que tu fais ? T 'es dégueulasse.
T 'es immonde.
J 'ai honte.
J 'ai honte de toi, j 'ai honte de notre famille.
Louis, j 'avais pas le choix.
C 'était la famille d 'Elodie, ou la mienne.
La nôtre ! Tu comprends, la nôtre ! Louis ! Louis, arrête ! Arrête, toi !
Mousse pas !
Qu 'est -ce que tu veux faire avec ce fusil, Louis ? Arrête !
Tu étais ton grand -père.
Tu crois que ça aurait changé quelque chose ? Accroche pas, je te dis !
! Arrêtez, Louis.
Arrêtez, faites pas de conneries.
Pensez à Elodie, pensez à vous.
Vous n 'avez que la vie dans vous.
Je t 'en prie, Louis.
Écoute ce qu 'on te dit, Louis.
Arrête ! Va parier sur le restant de tes jours, Louis.
Baisse le fusil.
Vous faites pour Lucien ? Rien. Il y a prescription.
Je sens maintenant entre lui et sa conscience.
Ma conscience ? Qui pense depuis la guerre ? Je crois que mille ans n 'y
suffirait pas, monsieur.
Rassurez -vous, madame.
Ce n 'est pas l 'intention de souffrir autant.
Je te dois des excuses, Elodie.
Je savais pas que grand -père avait autant de choses à se faire pardonner.
Tout le monde ignorait.
Son papa, il a fait ça pour nous protéger.
Qu 'est -ce qu 'il risque ? 20 ans ?
Le vrai héros de la famille, finalement, c 'est votre père.
Pas votre grand -père qui l 'aurait écrasé toute sa vie.
Ça me fait tout drôle de vous voir partir.
Vous allez me manquer. On se reverra, Caroline.
Je peux vous embrasser, madame ? Mais oui, et même m 'appeler Elisabeth.
J 'ai beaucoup aimé travailler avec vous, Caroline.
Moi aussi. À bientôt.
À bientôt.
Bon, écoutez, Elisabeth, à mon tour de vous dire que j 'ai été très heureux de
travailler avec vous. Moi aussi.
J 'ai même un petit cadeau pour vous.
Ah oui ? Ah, merci.
Qu 'est -ce que c 'est ? Une pompile Metal Rock.
Ah, super.
On aura fait un bon duo, quand même.
Enfin... prio avec Caroline.
J 'espère qu 'on va re -bosser ensemble.
Oui, ça serait bien.
En attendant, je vous souhaite plein de bonnes choses, capitaine.
Rencontrer la femme de votre vie, avoir des enfants peut -être.
Si vous persistez dans votre projet d 'adoption, je suis volontaire pour vous
servir de témoin de moralité.
Je suis sûre que vous ferez un papa merveilleux.
Merci, c 'est gentil.
D 'après ce que j 'ai pu voir, moi aussi, je crois que votre fils a de la
d 'avoir une maman comme vous.
Vous pouvez me le redire, je vais vous enregistrer, puis je vais lui passer en
boucle.
On va dire, quand on parle du loup... Oui, oui, c 'est lui. Je te prends dans
des nuits.
Au revoir, Charles.
J 'étais ravie de travailler avec vous. Donnez -moi des nouvelles.
Oui,
c 'est lui, oui.
Je pars à l 'instant.
Charles, c 'est le capitaine de gendarmerie avec qui je viens de
Papa ?
Écoute, je prends la route maintenant.
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