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Il est bien, le petit Galtier. Il faut le faire jouer.
Oui ? Allons sur les autres.
Il y a des tarés, des sanglés tout à part.
Des sanglés ? Quels sanglés ? De quoi tu parles ? Ils font quoi ? Ils rentrent
dans la boutique.
Oh putain, j 'arrive, j 'arrive, j 'arrive, j 'arrive. Qu 'est -ce qu 'il
passe Pierre ? Putain, il y a des connards qui sont en train de me
boucherie. Quoi ? Oh les gars, venez, le président a besoin de nous.
Ah d
'accord,
c 'est la cote qui tire au vin.
Encore plus conne que son père celle -là.
Eh, Yonk ! T 'as pas honte de foutre le bordel dans ton propre village ? J 'en
ai pas honte, j 'en suis fière. Fière de quoi ? De saloperie d 'entreprise, c
'est ça ? Mais toi, tu respectes rien, tu détruis les êtres vivants ! On va le
faire fermer, ton abattoir. T 'es ça, et tu veux mettre dix pères de famille au
chômage ? Allez, casse -toi ! Prends -nous ton car ! Non, non, non, t 'es
'es bon ! Va parler avec ces connards ! Je vais le payer cher, moi, toi ! Bien
sûr, et casse -toi, hein ! Ton car ! Allez, casse -toi, Amina, et allez !
Ça va, mon Louis ? Oui, oui, ça va.
J 'ai bien cru que ça allait me dérouiller, ces cons, mais... Quelle
Non, mais tu mérites pas ça, Pierre, après tout ce que t 'as fait pour la
commune.
Qu 'est -ce qu 'ils sont cons, ces gars.
Regarde -moi ça, regarde -moi ça.
Dans 200 mètres, tournez à droite.
Tournez à droite.
Tournez à droite.
À droite là ?
Continuez
sur 50 mètres.
Vous êtes arrivés à destination.
Quoi ? Vous êtes arrivés à destination ?
Comment ça, destination ? Je suis nulle part, là !
Oh
là là, mais c 'est la croix et la bannière pour arriver jusqu 'ici ! Ça
Caroline ? Et vous, madame la vice -procureure ? Vous l 'avez gardée,
? Je l 'ai adoptée, on est inséparables maintenant, on est super copines ! Et
Jodie, il est où ? Alors là, je pense qu 'il ne va pas tarder...
Ah, mais qu 'elle est arrivée ! Vous avez changé de style ? De la moto de l
'année 90 ? Quand j 'ai vu la couleur, j 'ai craqué. Je comprends, oui. Ça va ?
Ça commence bien. Je suis malade, je suis malade.
Ça va, Caroline ? Caroline,
qui est la victime ? Pierre Loiseau, 51 ans, entrepreneur avec une belle
réussite, élevage, abattoir, boucherie, restaurant.
Il avait un pantalon, monsieur, non ? Oui.
Merci.
Bonjour.
Comment tu vas ? Ça va ? Bonjour docteur.
Madame le vice -conquérant.
Alors ? Abattu d 'un coup de chevrotine.
Le coeur a été touché.
Et peut -être mort instantanée. Et à quand remonte la mort ? Vu la rigidité
cadavérique, je dirais entre 21h et 23h.
Ça va pas ? J 'ai un rhume.
Moi je peux rien pour vous.
Je m 'occupe que d 'air froidi.
On vous trouvera sûrement un bon généraliste à Sainte -Afrique.
J 'ai pas le temps.
Il y a des témoins ? Non, aucun.
C 'est son siège social ici.
Et à ce temps -là, il n 'y avait personne dans les bureaux.
Qu 'est -ce que vous faites, Charles ? Vous voyez bien, je déverrouille le
portable avec son empreinte.
C 'est glauque.
Oui, un peu.
C 'est surtout pratique et plus rapide. Vous voyez, là, par exemple, ça nous
évite de demander au service technique de s 'en charger.
Vous voyez, c 'est pragmatique, ma chère Caroline.
Donc après, les collègues locaux, l 'ancien maire est mort dans un accident
la route.
Et Pierre Loiseau avait décidé de se lancer dans la course à la mairie.
Ouais, je le vois, ouais.
Voilà, sinon, à part ça, il vivait seul depuis deux ans, depuis sa séparation
avec Catherine, son ex -femme.
Pas si seule que ça, il y avait tout un placard rempli de vêtements féminins
dans sa chambre.
Dans le lave -linge aussi, d 'ailleurs.
Oui, mais rien de surprenant, puisqu 'il entretenait des contacts réguliers avec
une certaine Hélène.
Ah, c 'est frais, cette titulate.
Bon, ben, trouvez son don, renseignez -vous sur elle avant de la contacter.
On a peut -être affaire à un cri de passion, elle va savoir.
Hum, les intuitions de madame la vice -procureure.
Enfin, ça court quand même pour les rues, les femmes qui dégomment leurs
à coups de chevrotines.
Mais méfiez -vous Charles, le monde change.
Hum, une nouvelle forme de parité alors.
Comment est -ce qu 'elle s 'appelle l 'ex -femme de ce monsieur ? Catherine.
On a une adresse ? Oui. On est parti. Allez.
Bonjour, nous cherchons Madame Loiseau.
Oui, ici.
Je suis Bertrand, son fils.
Très bien.
Elisabeth Rissard, vice -procureur.
Capitaine Joanie, enchanté. Je vous en prie, suivez -moi.
Merci.
Je vous présente mon frère Clément, ma mère.
Madame, Monsieur, toutes nos condoléances.
Vous permettez que je vous laisse, j 'ai du boulot.
Oui, juste avant de partir, j 'aurais une petite question.
Vous travaillez avec votre père ? Je suis son bras droit, oui.
L 'entreprise doit continuer à tourner.
C 'est sans le laisser.
Bien sûr, je comprends.
On vous appellera si on a besoin de vous.
Je vous remercie, monsieur.
Vous étiez toujours en relation avec votre ex -mari, madame Loiseau ? Depuis
'on a été séparés, plus beaucoup, non.
Vos rapports étaient compliqués ? Pierre avait du caractère. C 'était un homme
généreux, rayonnant.
Tout le monde l 'admirait.
Vous n 'avez pas vraiment répondu à la question ? Je vous ai dit qu 'il avait
caractère. Donc, c 'était compliqué.
Et vous savez si votre ex -mari avait refait sa vie ?
C 'est joli ce que vous faites.
Merci. Et vous, monsieur, vous auriez une idée de qui aurait pu en vouloir à
votre père ? Écoutez... Il avait réussi, il était
apprécié.
Mais la réussite à Dervère, ça faisait des jaloux.
Et vous avez le nom de ces jaloux ? Je les connais pas bien, vous savez.
Mais il y en a un qui lui en voulait au point de lui faire ça.
Non.
Je sais pas.
Vous étiez où quand votre père a été assassiné ? J 'étais ici.
J 'étais avec maman, on lisait.
Et oui, pour répondre à la question que vous posiez à ma mère tout à l 'heure,
il avait bien une relation, mon père.
Elle s 'appelle Hélène Martineau.
On peut la trouver où, Hélène Martineau ? Elle a une bijouterie dans le centre.
Bonjour. Bonjour.
C 'est chouette votre boutique.
Il y a plein de trucs sympas.
Merci.
C 'est moi qui fais les bijoux.
Évitez pas à essayer si vous voulez.
On a envie de tout acheter.
Les gens du coin ne savent pas trop leur tasse de thé, ce que je fais.
Ah ouais ? Ça marche pas fort ? Moyen.
Vous n 'êtes pas de la région ? Pardon,
je ne me suis pas présentée.
Isabelle Trichard, vice -procureure.
D 'accord.
Vous êtes ici pour Pierre ? Oui.
J 'arrive toujours pas à réaliser.
Le mois prochain, ça aurait fait deux ans, lui et moi.
Je suis désolée.
Vous ne viviez pas ensemble ? Non.
Pierre avait été un petit peu traumatisé par la séparation avec sa femme.
Il avait la sensation de s 'être fait saigner financièrement. Ah oui ? Quand
voit sa maison, ça saute pas aux yeux.
Et du coup, il a pas eu envie d 'officialiser les choses avec vous ? Il
'aimait à sa façon.
Il avait un petit peu peur de s 'engager à nouveau, c 'est tout.
Au bout de deux ans, ça peut être frustrant.
J 'ai pas dit que j 'étais frustrée.
Vous étiez où hier soir ?
Seule.
J 'ai une chambre à l 'arrière boutique.
Vous ne vous retrouviez pas tous les soirs avec M. Loiseau ? Non.
Pas des heures d 'entraînement, non.
La troisième mi -temps a souvent tendance à se prolonger et j 'aimais pas
quand il buvait. C 'est le rendez -vous, alors ? Non.
Une idée de qui pourrait lui en vouloir ? Non.
Enfin, je sais juste qu 'il y a eu une effraction dans les abattoirs il y a une
semaine. Pierre était furacle.
Mais bon, apparemment rien n 'a été volé, donc il n 'avait pas porté
Je vous remercie, mademoiselle Martineau.
Nous serons amenés à nous revoir.
Bonne journée.
Au revoir.
Au revoir.
Bonjour, vous vouliez me voir ? Oui.
Je suis René Jouve, l 'entraîneur de l 'équipe de rugby de Sainte -Afrique.
Capitaine Schoenig, enchanté. Je parie que vous n 'êtes pas au courant, je suis
passé hier à la boucherie.
Non, mais je parie que vous allez me le dire. Une attaque, une bande de petits
branleurs. Mais quels gens de petits branleurs ? Des antispécistes, c 'est
ça qu 'ils se font rappeler.
Bonjour, Elisabeth Richard, vice -procureur.
Vous allez nous expliquer tout ça, monsieur ? Jouve, René Jouve.
Venez, c 'est Jouve.
C 'est mieux ? Pas du tout, c 'est une pire entour.
Monsieur Dunn, bonjour.
Gendarmerie nationale.
Je voulais bien avoir la gentillesse de récupérer vos petites affaires et vous
allez nous suivre, s 'il vous plaît.
De quel droit ? Du droit qu 'il y a eu un crime et qu 'on a besoin de vous
interroger.
C 'est de l 'abus de pouvoir, bande de fachos.
Je crois que j 'ai pas bien entendu. Vas -y, répète. Bande de fachos.
Ah ben, qui était ça ? Ben là, maintenant, tu vas à ton tour, revivant
petites oreilles, parce que je vais te balancer une info qu 'il va falloir que
tu intègres rapidement.
Madame, la vice -procureure de la République aimerait vous interroger. La
République, ça te dit quelque chose ? Ouais. Eh bien, super, tu vois. Allez,
avance, maintenant.
Allez.
Et donc, il est chaud, votre collègue, hein ? C 'est pas mon collègue, c 'est
mon mec.
Mais sérieusement, faut pas exagérer, quoi. T 'as fait trois fois que je vous
demande, mais toujours pas répondu. C 'est incroyable, ça. Je suis son père,
hein ? J 'ai quand même le droit de savoir ce qui se passe avec ma fille,
! Oh, monsieur, monsieur, un problème ? Non, pardon, excusez -moi.
Richard Louvin. Oui, Elisabeth Richard, vice -procureure.
Qu 'est -ce que vous lui reprochez exactement, Barbara ? Je sais, elle est
peu radicale, mais elle n 'est pas violente.
Écoutez, pour l 'instant, on ne lui reproche rien du tout. On veut juste l
'interroger. Alors, laissez -nous faire notre travail et vous serez tenus au
courant. Vous venez, lieutenant ? Calmez, hein.
Calmez.
Bon.
Poursuivez, mademoiselle Louva.
Qu 'est -ce qu 'il voulait, mon père ? Visiblement, c 'était pour sa fille.
Alors, vous disiez donc... Pierre Loiseau a été assassiné, ok.
Mais je suis pour rien, moi. Je suis non -violente.
Je suis désolée, mais dans cette affaire, c 'est plutôt nous les
ne nous ont pas ménagé hier soir.
Vous êtes un peu cherchée, non ? Parce que vous trouvez ça juste, vous, que les
animaux soient exploités par l 'homme du simple fait qu 'on n 'est pas la même
espèce ? Ils ne sont pas inférieurs. Nous, on prend l 'égalité de tous les
sensibles. 100 % d 'accord.
Hommes, bêtes, même combat. On est tous des animaux.
Oui, bon, oui. Bah si.
Mais non. Bah si.
Mais non. Si.
Mais Caroline, c 'est pas le débat.
Ok.
Ah.
Bon, il y a eu des témoins à cette altercation.
Et l 'un d 'eux nous a dit que vous aviez menacé l 'oiseau.
Vous lui auriez dit, je cite, « On ne peut pas discuter avec ces connards, tu
vas le payer cher, l 'oiseau.
» Oui, enfin, j 'ai peut -être dit ça, mais c 'est que des mots, ça a dépassé
pensée.
Ah ouais, mais malheureusement, quelques temps après, quelqu 'un est passé à l
'acte et a assassiné monsieur l 'oiseau.
Qu 'il l 'a effectivement payé cher.
Vous étiez où hier soir vers 21h30 ? Au gîte, on dînait avec les copains. Et à
part les copains, personne pour confirmer ses dires ? Personne, non, il
avait que nous.
Bon, à part que t 'aimes pas les flics, t 'as quelque chose d 'autre à déclarer
? Ben... Ah si ! Ah si, si, si, si, si. Ah bah vas -y, je t 'écoute.
Va te faire foutre.
Je crois que j 'ai pas bien entendu, vas -y répète. Ouais, t 'entends mal, hein
? Va te faire foutre. Ah bah si, c 'est ça.
Putain, je te moque !
Espèce de connard ! Qu 'est -ce qui se passe ? Je sais pas, il s 'est mis à
gueuler comme une vache, ce petit black bloc, là, il m 'insulte.
Arrête de faire ta tête de niais, là, tu m 'énerves.
Regarde -moi dans les yeux et dis -moi que t 'as pas fait partie d 'un black
bloc il y a quelques années.
Bah si, et alors ? Et alors, il semblerait qu 'il y ait eu une
abattoirs l 'oiseau la semaine dernière.
Ça vous parle ? Non.
Pourquoi, ça devrait ? Toi, mon salaud, tu vas te taper une bonne garde à vue,
je te promets, ça va te faire tout drôle.
Un contrôle judiciaire quotidien suffira.
Pour le moment.
Au revoir et merci.
Tu vois, je t 'avais dit qu 'ils avaient rien contre nous, ces balpringues.
Toi, je suis en train de craquer sur toi, c 'est un truc de fou, tu me plais
plus en plus.
Quand tu veux, mec.
Les
seules
choses qu 'on a retrouvées pendant la perquise, ce sont des traces de sang et
des tracts.
Ça ne veut rien dire.
Il aurait pu se débarrasser de son fusil comme il voulait.
Moi, perso, je ne l 'aurais pas relâché de mon leurre.
Ne vous emmenez pas, Charles.
Regardez ça plutôt.
Une main courante déposée par Pierre Loiseau il y a plus d 'un mois.
Contre qui ? Contre un joueur de son équipe, Robert Pinquier. Il l 'a viré
violence dans les vestiaires.
Il se serait empoigné et Pinquier l 'aurait menacé de mort.
D 'après ce que je comprends, Pinquier et le papa énervé de la petite...
Louvin. Voilà. Ces deux -là s 'employaient activo à s 'aborder la
municipale de Pierre Loison.
Ensuite, il y a d 'autres candidats.
Soyez mignons. Allez, je vais chercher ce Pinquier. Je suis au bout de ma vie.
Attention à votre tête, capitaine.
Merci.
Bonjour, monsieur.
C 'est pour quoi ? Pierre Loiseau, ça vous dit quelque chose ? J 'ai appris
c 'était fait buter, ça me va bien.
Quel langage ?
Ok. On peut savoir ce que vous faisiez avant -hier soir ? Qu 'est -ce que ça
peut te foutre ? J 'aime pas la façon dont tu me parles, allez viens on t
'embarque. PARQUOI ?! On se calme King Kong.
Voilà. On monte les grosses papattes.
Gentil tout doux, hein ? Bon, monsieur Parquier, on va pas s 'éterniser,
hein ? Pour la dernière fois, vous faisiez quoi avant -hier soir ? Oh...
J 'ai pas que ça à faire.
Vous allez rester en garde à vue, puis quand vous changerez d 'avis, vous me
sonnerez. Lieutenant, s 'il vous plaît.
Debout, allez.
Nico, tu mets Kim Convincelius, s 'il te plaît.
Non, mais c 'est pas vrai. Pourquoi il se tait comme ça ? Je lui fais peur ou
quoi ? Ça, vous l 'impressionnez, c 'est sûr.
Fallait le voir avec Johnny tout à l 'heure.
Heureusement que j 'étais là.
Ah bon ? On va sortir ?
Je vais vous accompagner.
Je vais voir si le médecin peut me prendre.
Enfin, me recevoir, je veux dire.
C 'est Louva, en plein boulot.
Bonjour.
Merci d 'avoir relâché Barbara.
Elle reste sous contrôle judiciaire. Elle a menacé l 'oiseau.
C 'est une Louva.
Elle a beau, elle ne meurt pas.
Son petit ami, Michael Hamon, il meurt, lui, non ? C 'est un sacré petit
branleur, celui -là.
Ah, Mathias, je te présente madame la vice -procureure.
Mathilde, ma femme. Enchantée, madame. De même.
Enchantée. Le lieutenant Martinez.
Vous pouvez m 'appeler Caroline.
Désolé, je ne connaissais pas votre nom. Ah, Raphaël Bertelot, notre candidat.
Ah, c 'est vous.
Enchantée. De même.
Elisabeth Richer, vice -procureur. C 'est le produiseur du lycée Jean Jaurès.
Très bien.
Je suis le lieutenant Martinez, bonjour.
Vous enquêtez sur le crime de monsieur Loiseau ? Oui.
C 'est une sale affaire que mon principal opposant disparaisse dans ces
conditions. Je m 'en serais bien passé.
On va devoir suspendre la campagne quelques jours.
Mais on reste à votre disposition, bien sûr, si vous avez la moindre question.
Je vous remercie.
Merci, messieurs. Bonne journée. Bon courage.
Merci à vous aussi. Au revoir. Au revoir.
Bonne journée à vous.
On se retrouve tout à l 'heure.
Caroline ? Oui, merci, les gars.
D 'accord.
Dis donc...
Vous ne pensez quand même pas que Berthelot aurait pu vouloir se
son concurrent à l 'élection ? C 'est sympathique. Ici, Caroline, ce n 'est
Game of Thrones.
Peut -être pas, mais c 'est cloche -mer, ce village.
D 'après ce tract, l 'oiseau aurait déposé des engrais chimiques dans la
de Louvain.
Pourquoi ? Pour nuire à sa réputation d 'écolo.
Et par la même occasion, s 'aborder la campagne de Berthelot.
Richard Louvain lui sert de caution écologiste.
Il est le premier sur la liste.
Et puis c 'est un marché.
Louvain, c 'est virtuel, c 'est son label bio.
Et qui a constaté l 'infraction ? D 'après les collègues, c 'est l
'éco -garde du coin, un certain Pontalache.
Vous savez quoi, Caroline ? Vous allez voir ce Pontalache avec Joédic, et moi,
je vais chier au but de ça, parce que là, c 'est une question de vie ou de
OK, merci.
Bon, j 'ai vu.
Alors,
c 'est douloureux, mais c 'est rien.
Vous faites une grosse rhinopharyngite.
J 'ai que ça en ce moment.
Le changement de saison.
Asseyez -vous.
Fragilité au niveau de l 'estomac ? Non, non, non. Aucune ? Rien. Je vous remets
sous anti -inflammatoire, trois fois par jour, matin, midi et soir.
Surtout, vous prenez ça pendant le repas.
Vous verrez, très vite un mauvais souvenir.
Merci, docteur.
J 'imagine que vous connaissiez Pierre Loiseau.
qu 'il ne connaissait pas.
C 'est le pilier de la commune, ici.
Un type incontournable.
Sympathique ? Extrêmement.
Très chaleureux, mais... avec des sautes d 'humeur, capable de colère homérique,
dont il s 'excusait presque aussitôt.
Bon, le type.
Il avait son âme.
25.
25.
Oh, j 'ai la pointe.
C 'est formidable.
Merci.
En fait, on aimerait avoir des précisions concernant les engrais
retrouvés chez Louvain.
Qu 'est -ce que vous voulez que je vous dise ? J 'ai reçu un mot anonyme dans la
boîte aux lettres.
J 'ai vérifié, les engrais étaient bien là.
Louvain fait soi -disant du bio, alors j 'ai verbalisé.
Je dirais que c 'est grandiose, c 'est peut -être un coup monté, mais moi je
suis co -garde, je ne suis pas Sherlock Holmes.
Vous pensez que l 'oiseau aurait pu être derrière tout ça ? L 'oiseau et Louvain
se sont toujours détestés, ils ne pouvaient pas s 'encadrer.
Là, vous êtes quasiment en train de nous dire que Louvain aurait pu vouloir se
venger de l 'oiseau.
En tout cas, les deux se sont sacrément accrochés il y a quelques jours.
Monsieur le proviseur, je voulais vous dire que votre programme me semble fort
ambitieux, mais fort intéressant aussi. Mais le problème, c 'est que je ne vois
pas très bien comment vous allez pouvoir le mettre en œuvre, compte tenu au
déplorable colistier.
De qui parlez -vous, monsieur l 'oiseau ? De qui je parle ? De Richard Louvain,
ici présent.
Ce raté magnifique dont la vie entière témoigne de l 'incompétence et qui se
permet de me traiter de magouilleur dans vos propres tracts.
Je te laisse, Richard, je te laisse.
Il fallait le voir, Louvain.
S 'il avait pu l 'étrangler, il l 'aurait bien fait.
Une humiliation publique.
Effectivement, il y a de quoi nourrir une colère assez sympa.
Surtout quand on est orgueilleux comme Louvain.
Il est si orgueilleux que ça, Louvain ? Vous imaginez pas.
Un vrai coq.
Vous êtes venus pour goûter mes yaourts ? Bah écoutez, pourquoi pas ? Ça doit
être tout un bazar pour les fabriquer en plus, non ? Ah oui, comme vous dites,
oui. Il faut d 'abord pasteuriser le lait, l 'homogénéiser, le refroidir et
faire fermenter.
Fermenter ? Comment on fait ça ? Lieutenant, vous n 'allez pas vous
dans le yaourt ? Je ne veux pas mourir idiote. Oui, bon, c 'est très
mais on n 'est pas là pour ça.
C 'est pas moi qui l 'ai tué, si c 'est ça que vous voulez savoir.
L 'oiseau n 'était pas vraiment votre ami, on est bien d 'accord.
On peut même dire pas du tout.
Je le porte pas vraiment dans mon cœur.
Et pourquoi ? C 'est une longue histoire.
J 'avais une dizaine d 'hectares, une centaine de bêtes.
On vivait pas trop mal avec ma femme et Barbara, mais je me suis endetté.
Et je lui ai tout revendu pour pas grand -chose.
Aujourd 'hui, il me reste 30 bêtes pour faire mes yaourts et le RSA.
Et pourquoi avoir accepté une telle transaction ? J 'avais pas vraiment le
choix, madame.
J 'étais étranglé par les banques.
Des dettes jusqu 'à plus soif. Malheureusement, c 'est le cas de
'agriculteurs. Vous avez vu le nombre de collègues qui se suicident ? L 'oiseau
m 'a fait une proposition de merde.
Il a profité de moi, mais j 'étais pressé.
C 'était ça où les huissiers l 'ont saisi.
Il a boutons en chair.
Et cette histoire d 'engrais chimiques retrouvés dans votre ferme, ça pourrait
être Pierre l 'oiseau ? J 'en suis sûr, mais j 'ai aucune preuve.
De toute façon, c 'était du pain béni pour lui, me faire perdre dans la belle
bio alors que je suis le premier sur la liste de Raphaël Bertolo et sa caution
écolo.
Vous comprenez ? Oui.
Vachement bon, vous en faites aux fruits ? Qu 'est -ce que vous faites là,
madame la vice -procureure ? Vous lui reprochez quoi ? D 'avoir tué l 'oiseau
pardi.
C 'est pas possible.
Avant -hier soir, on était ensemble, Richard et moi. Il est pas sorti. Madame
Louva, je me permets de vous rappeler qu 'un faux témoignage est condamné par la
loi.
Vous pouvez m 'expliquer pourquoi votre véhicule apparaît sur une caméra de
vidéosurveillance ?
circulant dans les rues de Sainte -Afrique à peu près à l 'heure du crime.
Oui, oui. Un copain m 'a appelé pour me dire qu 'il s 'était passé à la
boucherie avec ma fille et ses amis.
Je voulais la voir, m 'assurer qu 'elle allait bien.
Je dors mal, moi, à cause de ces conneries antispécistes.
Il y a des drôles de zozos dans le groupe.
Et c 'était pas plus simple de l 'appeler ? Ma fille ne répond jamais au
téléphone. Je confirme.
Et vous l 'avez vue, finalement ?
Oui, vers 21h30, à son gîte.
Et qu 'est -ce qu 'elle vous a dit ? Vous avez un beau fusil, M. Louvain.
Et les chevrotines qui vont avec ?
Je suis chasseur, figurez -vous.
On peut être écolo et chasseur, c 'est pas antinomique.
Non, mais je vais appeler la juge pour la commission revêtoir. On va saisir
ça, faire des analyses, et vous allez nous suivre, M. Louvain.
Oui.
Merci.
Je te dérange ? Je suis en train de mettre de l 'an dans ces
papiers, là, c 'est... C 'est un bordel.
Mais ça va ? Tu tiens le coup ? Ouais, ouais.
J 'ai pas dormi cette nuit, c 'est tout.
On s 'engueulait, mais... T 'as tellement peur.
Je prépare tes affaires.
Ouais, j 'ai vu, ouais.
J 'espère que j 'ai rien oublié.
T 'as pas perdu de temps.
Tu vas me dégager de la boutique aussi, j 'imagine ? Faudra qu 'on en discute.
Tu m 'as jamais pardonné, en fait.
Et maintenant, tu savoures ta vengeance.
Et pour l 'enterrement, je me suis dit que ce serait peut -être mieux pour ma
mère. C 'est bon, je me discrète.
Non, non, David, écoute, écoute.
Non, tu devais rester à Budapest.
Ah non, non, non, non, non, non, non, non, je ne t 'envoie pas d 'argent. T
'avais un budget, t 'avais qu 'à le respecter.
C 'est ça, c 'est ça, tiens, prends -moi pour une quiche, c 'est les musées qui
coûtent cher, c 'est pas les boîtes de nuit plutôt.
David, non, tu te débrouilles, tu manges des pâtes, tu chantes dans la rue, tu
fais la quête, c 'est pas mon problème.
Attends, attends, chérie, chérie, je vais te rappeler, j 'ai un problème avec
voiture.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Merde, merde !
J 'ai vu Hélène tout à l 'heure.
T 'as pas perdu de temps ? Ça veut dire quoi, ça, Clément ? Ça veut dire que la
voix est libre.
C 'est vraiment qu 'un porte -compte, toi.
Clément Bertrand Bézibou.
Quoi ? Tout le monde sait qu 'il était amoureux d 'elle et c 'est papa qui l 'a
chopée.
Je fais que souligner l 'évidence, maintenant la voix est libre.
Clément, tais -toi.
Elle est passée au domaine de récupérer ses affaires.
Tu vas t 'en sortir avec cette propriété ?
Et les sociétés de ton père ? Faut bien que quelqu 'un t 'en occupe, non ? Et vu
que c 'est pas lui qui va m 'aider... Lui, il t 'emmerde ? Arrête de me faire
chier avec tes airs supérieurs, avec ton 4x4 à la con, là ! Tu sais quoi,
Clément, je suis désolé. Je suis désolé de gagner ma vie, pendant que toi, je
suis au crochet de maman sans t 'en branler une ! T 'es sérieux, mon...
-le vous ! Vous croyez vraiment que j 'ai besoin de ça en ce moment ?
Un problème, madame la vice -procureure ? Ah, monsieur le proviseur.
J 'ai crevé, je crois. J 'ai pas de roue de secours.
Je crois que j 'ai de qui vous faut.
Voilà.
On répare avec ça, maintenant.
Un petit kit de gonflage.
Super.
Dites -moi, heureusement que vous êtes là.
Ben oui, dites -donc.
Ça marche ? J 'ai appris que...
Vous avez mis Richard Louvin en garde à vue ? Dites -moi.
Les nouvelles vont très très vite par ici.
Si je puis le permettre, je crois que vous faites une erreur.
Tiens, et pourquoi ? Parce que Richard est un type bien.
Beaucoup de gens ne l 'aiment pas à cause de son caractère, mais au moins
l 'apprécient pour les mêmes raisons. Peut -être, mais j 'ai quand même
charges contre lui.
Enfin, si vous voulez m 'en dire plus, je vous écoute.
Voilà.
Super.
J 'aurais bien continué cette discussion, mais... J 'ai un conseil d
'administration au lycée et je suis déjà en retard.
Mais ce soir, si vous voulez... D 'accord.
À la gendarmerie, 20h.
Je pensais plutôt à un petit restaurant sympa, à Sainte -Afrique, le Chat qui
dort. Ça vous va ? D 'accord.
Mais je vous préviens, ça risque de tourner à l 'interrogatoire.
C 'est le parti de mes suspects.
Possible.
Allez, soyez prudentes, roulez doucement. Merci.
Vous ne soyez pas surprise, il y a Louvain dans le bureau de Joannick. Ils
'air de bien se marier. Moi, à l 'époque des Corbérins des Ronds, tout ça, c
'est trop minot.
Les mecs qui m 'ont fait rêver, c 'est Rive, Blanco, c 'est là.
Surtout avec Roger Coudert au commentaire.
Allez les petits !
Mais je ne savais pas
que vous vous intéressiez au rugby, Capitaine.
J 'en ai fait quand j 'étais petit. Je peux vous voir deux minutes ? Vous le
remplacez, Caroline ?
Vous sympathisez avec les suspects, Charles ? Non, je ne sympathise pas, je
tourne autour.
Je vous assure que je ne l 'ai pas ménagé. Oui, je vois, il a l 'air
le garçon.
Mais qu 'est -ce que vous faites tous avec ce type ? Moi, je n 'ai rien pour
bonhomme. En l 'occurrence, j 'ai l 'impression que c 'est vous qui avez
chose contre.
Il avait toutes les raisons d 'en vouloir à l 'oiseau. On vient de trouver
fusil chez lui. C 'est juste un suspect numéro un. Mais moi, perso, je n 'ai
rien contre.
Je ne suis pas d 'accord, mais je pense que ça ne sert à rien de développer. Si,
si, si, vous avez raison.
Développez, développez.
Je vous rappelle que j 'ai pas mal parlé avec lui.
Un interrogatoire serré, dans les formes, et j 'ai la commission que c
chouette mec, c 'est tout.
C 'est exactement ce que je pensais. Vos arguments ne reposent que sur une
connivence ornithistique.
Alors, je vous rappelle qu 'on ne fait pas un voyage organisé au pays de l
'Ouali et qu 'on a un hasard à débusquer. Et moi, je vous rappelle que
loin, ça aurait été président du club du Rubik. C 'est une piste qu 'on n 'a pas
explorée. On ne pourra pas se refaire la boue pendant 100 ans. Qu 'est -ce que
vous proposez ? En attendant le résultat des analyses du fusil, on maintient la
garde à vue. Eh bien, je pense que c 'est une connerie, mais on fera comme
voulez. Merci pour vos encouragements, Charles.
Allez me chercher Caroline.
Pour une fois, vous m 'enfilez quelque chose ? M 'enfilez rien, c 'est rien.
Alors ? Alors ? Vous faites quoi ? On infiltre.
Vous jouez au rugby, Charles ? Non, je jouais il y a un paquet d 'années, quand
même. Elle râlait vous intéresser au club de Pierre Loiseau, puisque vous me
'avez proposé. Très bien. Non, non, attendez. Moi, je vous préviens, le
'est vraiment pas ma tasse de thé. Et en plus, je comprends rien aux règles.
Caroline, pour vous, j 'ai une mission tip -top.
Une mission psychologique.
Vous allez profiter de votre cause commune pour l 'espèce animale pour vous
rapprocher de Barbara pour qu 'elle se livre plus.
Ah, oui, alors ça, c 'est bien.
Non, parce que figurez -vous que j 'ai longtemps hésité entre la gendarmerie et
la cause animale. C 'est super.
Super.
Madame Richard, quelqu 'un pour vous à l 'accueil ? Pas très bien.
Vous avez un parcours de vie étonnant, Caroline.
Mais, oh, oh, on attend quoi, là ? Exécution ?
Madame la vice -procureure, ça avance,
votre enquête ? Euh, oui, oui, oui. Oui, bien sûr, ça avance. On a beaucoup de
pistes. Non, excusez -moi, c 'est vraiment très important pour moi qu 'on
attrape le salaud qui a fait ça à Pierre.
Pour moi aussi, monsieur Jou, c 'est très très important.
D 'ailleurs, à ce sujet, vous connaissez Robert Pinquier ? Un peu que je le
connais. C 'était un des piliers de notre équipe première.
Et pas maladroit d 'ailleurs.
Mais Pierre l 'a viré.
Ils ont eu des mots dans le vestiaire.
À cause ? Divergence politique.
De toute façon, ils ne pouvaient pas se taquer.
Un mot ? Pourquoi ? Pas les mêmes moeurs.
C 'est -à -dire ? Eh bien, qu 'il est en couple.
Et alors ? Oui, mais avec un homme.
Et alors ? Il ne voulait pas que ça se fâche.
Sauf que tout le monde le sait, non ? Presque.
Et comment il s 'appelle, son compagnon ? Il s 'appelle Machado.
Fabrice Machado.
Il est primeur au centre -ville.
D 'accord.
Merci. Merci, monsieur Jouva. Et vous inquiétez pas, on travaille.
On ne va pas vous mordre.
Asseyez -vous, monsieur Poinquet.
Ça va ? C 'est long, une journée en garde à vue.
Alors pourquoi ne pas m 'avoir dit que vous étiez avec Fabrice Machado avant
-hier soir ? Comment vous savez ça ? Je le sais.
C 'est un village ici, madame la vice -procureure. Les candiratons, les
C 'est un peu dépassé tout ça.
On n 'est plus au Moyen -Âge.
Bon, et pourquoi vous vous êtes battu dans les vestiaires avec Pierre Loiseau
Parce que je voulais pas de ce Manitou pour mer et je lui ai fait savoir,
c 'est tout.
Mais ça aurait été tellement plus simple de me dire tout ça.
Hein, vous auriez pas perdu votre journée, moi non plus.
C 'est bon, vous pouvez y aller, monsieur Pinquier.
Merci, au revoir.
Bon, on vient toujours en fin de ce soir, non ? Oui, oui, oui, avec... Ah
non, non, pardon, je suis pas libre.
Ok.
Non, mais demain.
Vous étiez prof de maths avant d 'être proviseur ? Oui.
Je sais, ça peut paraître austère, mais j 'étais assez rock 'n 'roll comme
professeur.
Alors moi, je déteste les maths.
Je me demande comment on peut enseigner cette discipline de manière rock 'n
'roll.
Je peux vous donner des cours particuliers, si vous voulez.
C 'est quoi vos rapports avec Pierre Loiseau ? Aucun.
Simplement, c 'était un personnage central à Sainte -Afrique. Une sorte de
bienfaiteur, un mécène de la commune. Le club de rugby, les colonies de vacances
pour les mômes.
Il m 'a beaucoup manqué.
Et comment est -ce qu 'il a aussi bien réussi ? C 'est une force de la nature.
Il était assez doué en affaires.
Il était prêt à beaucoup de choses pour réussir.
Au fond, ça vous arrange, ce mort ? Ça augmente vos chances pour la mairie ? C
'est bien pour ça que je l 'ai tué.
Trôle, ça.
Quoi ? C 'est pas vous qui m 'avez dit que j 'étais un suspect potentiel ? Ah
ouais ? C 'est un peu de mal à imaginer qu 'un candidat puisse en éliminer un
autre pour une simple victoire électorale.
Et pourtant, l 'histoire du pouvoir est jonchée de cadavres.
Merci de ce rappel, monsieur le proviseur.
Raphaël.
Raphaël.
Elisabeth.
Un peu de chocolat.
C 'était sympa. Vous êtes sportive, Elisabeth ? Pas du tout.
Je suis sûr que je peux vous faire changer d 'avis.
Une randonnée en montagne, ça vous dirait ? Alors avec un pique -nique
Quand l 'enquête sera bouclée, évidemment.
Évidemment.
Excusez -moi.
Oui ? Ok, j 'arrive.
C 'était le club de rugby.
Mon neveu s 'est blessé à l 'entraînement et ses parents habitent à
Il faut que j 'y aille. Je suis désolé.
Ça vous embête si je vous accompagne ? Parce qu 'en fait, ça m 'arrange.
Non.
Super.
Je finis. J 'en ai pour deux secondes.
Tu vas y aller une soirée ? Là ? Ok.
Tu t 'es fait une belle entorse.
Tu t 'es pas loupé, mon gars.
Un mois de repos.
Putain, avec cette blessure, les phases finales, c 'est mort.
Tes exploits, tu les feras l 'année prochaine.
Allez, appuie -toi sur moi. Laisse -toi, amène au bercail.
Elisabeth.
Bonsoir, Raphaël, merci.
Alors, ça rume ? Mieux, mieux, beaucoup mieux. Vous avez fait des miracles,
docteur.
Je fais rien du tout, moi. C 'est les anti -inflammatoires.
A bientôt.
Merci, bonsoir.
Dites, j 'ai pas bien compris, ou le rugby, c 'est vous ou c 'est moi ? Ah
non. C 'est vous, c 'est vous. Je passais par hasard. Vous avez appris des
choses.
Dites -moi, monsieur Jouve.
Comment vous allez faire avec le gamin qui s 'est cassé ? Vous avez un joueur
pas ? Bah non.
Pourquoi ? Vous savez jouer au rugby, vous ? J 'en ai fait quand j 'étais
Ça me ferait plaisir de refouler le gazon encore une fois.
Vous allez passer demain à l 'entraînement, on verra bien.
Ok, ça marche.
Et voilà le travail.
Et pas de quoi.
Ça faisait longtemps que je n 'avais pas envoyé de cailloux à ta fenêtre. Oui.
Elle me rappelle le bon et j 'attends.
A six jours.
Je suis venue te présenter mes condoléances.
Nos familles ne peuvent pas se blairer, mais nous deux, c 'est différent.
En fait, ton père est toujours en garde à vue ? Oui, ça me fait flipper.
J 'espère qu 'ils vont vite le relâcher.
Si il est innocent, ça ne devrait pas poser de problème.
T 'en doutes ? Je ne sais pas.
Je sais plus quoi penser, là.
Excuse -moi d 'être comme ça.
Et toi ? Parle -moi de toi.
T 'es toujours avec Mickaël ? Ouais, toujours.
Et ça se passe bien ? Ça se passe.
Il est très engagé, pas vraiment flexible.
Je trouve que parfois, ça me gave.
Et toi, comment tu te sens ?
Mon père, il n 'a jamais pu me blairer.
Je ne sais pas pourquoi.
Il a toujours préféré Bertrand.
Moi, je n 'ai jamais eu grâce à ses yeux, de toute façon.
J 'ai toujours été le bon à rien, l 'artiste raté de la famille.
Il n 'a jamais accepté qu 'on soit différents tous les deux, de toute
Tu l 'en as voulu ? À mort.
Attends, ne me dis pas que c 'est toi qui l 'as tué.
Non, mais pas du tout.
Franchement, tu me vois avec un flingue, moi ? Descends de mon père.
Pas vraiment, non.
Je pourrais te retourner la question ? Pardon ? Toi non plus, tu pouvais pas le
voir, mon père ? Surtout après ce qui s 'est passé à la boucherie.
Attends, mais Clément, c 'est pas moi, je te jure.
On va marcher ? Ouais.
Bonjour.
Merci d 'être venue.
Je vous en prie.
Elle adore un peu de chienne, Luclan.
Alors, pour commencer, tu m 'appelles Caroline.
Et puis on se tutoie.
Pourquoi vous acharnez comme ça sans mon père ? Pour l 'instant, on n 'a aucune
certitude.
Je sais pas, ça pourrait être n 'importe qui.
Comme toi, d 'ailleurs.
Pourquoi tu dis ça ? Vous êtes pas du genre à vous balancer entre
Vous vous couvrez mutuellement.
Et puis tout le monde sait que tu peux pas y saquer les oiseaux.
Non, pas tous.
Ah oui ? Il y en a un qui te trouve grâce à tes yeux ? Ouais, Clément, je l
'aime bien.
Il se passe quelque chose entre vous ? Ça me regarde.
Oui, bien sûr.
Excuse -moi.
Tu veux boire quelque chose ? Un café.
Julie ? Tu nous mets un café, s 'il te plaît ?
Bon, les analyses ont montré que ce n 'était pas votre fusil qui avait tiré
Pierre Loiseau. Oui, enfin, même si vous pouviez en avoir un autre dont vous
vous seriez débarrassé. Oui, et j 'aurais pu aussi me téléporter du gîte
'étais allé voir ma fille jusque chez Loiseau pour le buter. L 'heure de la
donnée par le légiste est approximative, d 'accord ? Et la maison Loiseau n 'est
qu 'à 10 minutes du gîte.
Bon, ben, qu 'est -ce qu 'on fait alors ? Ben, on fait, on fait... On fait un
contrôle judiciaire régulier, voilà.
Je lève la garde à vue.
Ah, bon, parfait.
Ça me va.
Bon, allez, je vous raccompagne.
Vous m 'écoutez, finalement
? Ben non, je ne fais pas que vous écoutez. Je fais mon travail.
Ben moi aussi, je fais le mien.
Puis plutôt pas mal, parce que là, je viens de découvrir, par exemple, que le
bail de la boutique d 'Hélène Martineau était au nom de Pierre Loiseau. Oui.
Et alors ? J 'ai contacté l 'agent immobilier qui s 'était occupé du
qui m 'a gentiment expliqué qu 'Hélène Martineau était venue le voir il y a une
semaine, folle de rage, parce que Pierre Loiseau voulait résilier le bail.
Ben dis donc, elle s 'est bien gardée de m 'en parler.
Mademoiselle Martineau, vous ne m 'aviez pas dit que Pierre Loiseau voulait
céder le bail. Ça n 'a pas dû vous plaire ?
C 'est juste par rapport au fait que cette boutique ne vous appartenant pas,
nous on demande forcément ce que va devenir cet endroit maintenant que
Loiseau est mort.
Je ne sais pas.
Ce sera la famille Loiseau qui va en décider, j 'imagine.
Il y a de quoi être contrarié quand même. Oui, il y a de quoi.
Cette boutique, c 'est tout ce que j 'ai.
J 'ai toujours fait des bijoux et maintenant je peux enfin les vendre.
avait l 'esprit plus pratique que moi. La boutique ne faisait aucun bénéfice et
il pensait qu 'elle n 'en ferait jamais.
Il vous aurait viré, comme ça.
Pas très amoureux en fait.
Si, si, si.
Ils m 'avaient même proposé un poste d 'aide comptable dans son entreprise.
C 'est vrai que j 'aurais mieux gagné, ici je me fais trois fois rien.
Mais bon, je ne suis pas comptable.
Vous n 'êtes pas comptable, donc vous avez refusé sa proposition.
Il s 'est passé quoi après ? Il l 'a mal pris, vos rapports sont devenus tendus,
vous êtes engueulé, puis quoi ? Quoi ? Je ne sais pas, c 'est vous, dites -moi.
C 'est quoi là ce que vous insinuez ? Je n 'aurais jamais fait de mal.
J 'ai juste réalisé qu 'on n 'était pas sur la même planète, c 'est tout.
D 'accord, vous avez mis deux ans à réaliser que vous étiez trompée sur lui,
fait. Sur lui, sur moi.
Vous savez, quand la passion débute, ça se tombe. On voit l 'autre d 'un œil
différent, c 'est tout.
Mais je l 'ai aimée jusqu 'au bout.
Ok, ok.
Je vous demanderai de ne pas quitter la ville, mademoiselle Martineau.
Vous venez, Joannick.
Allez, c 'est bon les gars, on remballe ! On reste fiers ! Eh ben, c 'est pas
mal ça ! Tu te débrouilles plutôt bien.
C 'est bon pour le match, ça.
Merci ! Dites -moi, M. Jouve. Ouais ? Hélène Martineau, je peux savoir ce que
vous en pensez ? Une fille qui se tape le fils avant de se taper le père, tu
veux vraiment que je te dise ce que j 'en pense ? Heureusement qu 'elle a pas
rencontré le grand -père ! Quand ils étaient au lycée, ils étaient ensemble,
tous les deux. Je peux te dire que t 'es deux vrais tourtereaux.
Ah, mais quand même !
Entrez. Madame la vice -procuraire. Oui.
Vous voulez me voir ? Oui, oui, oui. J 'aimerais que vous me parliez d 'Hélène
Martineau.
Hélène ? Oui, Hélène, oui. Vous la connaissez bien, je crois.
On était dans le même lycée. Voilà, c 'est ça. Vous étiez dans le même lycée
à l 'époque, c 'était votre petite amie.
Vous en déduisez ?
Là, tout de suite, rien, mais en réfléchissant, je peux imaginer qu 'il
était insupportable de voir votre ex -petite amie sortir avec votre père, par
exemple. Non, attendez, de l 'eau a coulé sous les ponts il y a des années,
excuse -toi.
Vous n 'êtes pas si vieux.
Que faisiez -vous le soir de l 'assassinat de votre père ? J 'étais
seul.
Je me reposais d 'une longue journée de travail.
Je n 'ai pas d 'alibi.
Si c 'est ça votre question, je ne l 'ai pas tué.
Je l 'aimais, mon père.
Attends si vous voulez que je m 'excuse, j 'ai du boulot.
Oui, oui, oui.
Moi aussi j 'ai encore pas mal de boulot, monsieur l 'oiseau.
À bientôt !
Enfin, ils t 'ont libéré.
Ils n 'avaient absolument rien contre moi.
Ce n 'est pas toi, au moins, Richard.
Bien sûr que ce n 'est pas moi.
Pourquoi tu dis ça ? Je commence à avoir peur.
De quoi, ma chérie ? Qu 'ils te gardent.
La vice -procureure et les deux gendarmes sont plutôt futés. Ils ne
les innocents.
Ils sont sympas, surtout Caroline.
Même si elle pose plein de questions.
Mais je me méfie toujours de la police et de la justice.
T 'as raison, ma fille. Ils sont pas souvent de notre côté, mais cette fois
il faut les croire.
Allez.
Bon.
Je suis venue aussi vous inviter à un buffet vegan qu 'on organise au gîte.
Ah, super.
Ouais, on convie tout le monde. C 'est pour expliquer nos actions, montrer qu
'on n 'est pas des voyous.
Ouais. Il y avait des petites places en ce moment. Je pense que c 'est un bon
moyen pour apaiser les tensions.
Très bonne initiative.
Dis -moi, Israela, ton... ton petit copain ? Oui.
Ça sera l 'occasion de discuter et de comprendre que c 'est pas de la graine
terroriste. Je suis pas traité de terroriste, je suis traité de petit con.
Bon, tu sais quoi, l 'invitation est lancée, maintenant tu fais ce que tu
Tu pourrais être un peu plus diplomate, Richard.
Je sais, je suis désolé.
Je peux pas le saquer, moi, ce petit con.
Ah bah ?
Bonsoir, Elisabeth.
Oh, bonsoir.
Vous travaillez tard ? Oui.
L 'enquête avance ? Oui, elle avance, elle avance. C 'est un peu trop tôt pour
se prononcer, mais elle avance.
Et vous, qu 'est -ce que vous faites ici à cette heure ? Je faisais un petit
détour pour me dégourdir des jambes.
Vous comptez venir demain au buffet vegan ?
organisée par Barbara Louvin. Non, je crois pas que je serais invitée. Si, si,
venez.
Ça tombe un peu mal après l 'enterrement, mais c 'est une initiative
réconciliation des esprits.
Une bonne idée de Barbara, en ces temps compliqués. Si vous le dites.
Bon, ben, à demain, alors.
Oui, oui, demain, oui.
Elles sont beaux, tes bijoux, ma belle.
Allez, casse -toi d 'ici, toi.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Tu comprends pas que tu me
pétillais ? Ça va, te braque pas, on pourrait aller se prendre un verre. Non,
va pas se boire un verre, là. Bouge, allez, bouge. J 'ai deux bijoux qui
être grave... Tu me touches pas ! Tu me touches pas ! Bouge, allez, bouge ! Dis
-donc, jeune homme, il faut que t 'arrêtes d 'emmerder le monde comme ça.
Mais dégage, toi.
Non, vous inquiétez pas, j 'ai l 'habitude.
Je déchaîne les passions par ici, c 'est normal.
Qu 'est -ce que tu veux ? Qu 'est -ce que je veux ? Je viens de te le dire.
Je vais peut -être faire les oreilles aussi, non
D 'où tu me donnes des ordres, la connard ? Alors attends, je t 'explique.
'est Capitaine Connard.
Bonsoir.
Ça va, je pouvais pas savoir.
Je pouvais pas savoir.
Tu lis pas les journaux, tu regardes pas la télé, toi ? Tu sens pas que le monde
est en train de changer et qu 'on peut plus faire aujourd 'hui ce qu 'on
autrefois, comme par exemple emmerder les dames, comme tu viens de le faire ?
'est fini, c 'est terminé. T 'es un ringard, en fait ! Allez, dégage, tu m
'énerves ! Allez, dégage.
Écoute le monsieur.
Quel tordu ! Ouais, c 'est un petit con.
Merci.
De rien, c 'est normal.
Et au fait, vous me soupçonnez, hein ? Vous, parmi tant d 'autres ? De toute
façon, j 'en ai plus rien à faire, j 'ai tout perdu.
Mais non, mais faut pas dire ça. Vous êtes jeune, vous êtes jolie, vous êtes
entreprenante, vous avez la vie devant vous, sauf si, évidemment... Oui,
évidemment.
Vous êtes gentille, quand même.
Non, je suis réaliste.
À propos, qu 'est -ce que vous faites, ce soir ? Hein ? Non, je plaisante.
Allez, votre soirée.
Une bouchée pour maman, une bouchée pour Sido.
C 'est bien.
Une bouchée pour maman, une bouchée pour Sido. Bon, ça va.
On est obligés de faire ça avec le chien, là.
Si Denis est un être vivant et sensible, c 'est une personne à part entière.
Elle a pleinement sa place ici.
Un clèbre, c 'est un clèbre. Il n 'a rien à faire sur l 'imprimante, merde.
Vous savez ce qu 'il vous dit, le clèbre ? Oui, mais on se calme.
Revenons à nos moutons.
Bon, l 'oiseau.
Qui a tué l 'oiseau ?
Barbara ? C 'est une option, Barbara, ouais.
Surtout après ce que l 'oiseau a fait à son père.
Ça lui fait un vrai mobile.
Mais bon, on peut demain aller y croire.
Elle s 'est confiée à vous ? D 'après ce que j 'ai pu comprendre, elle aurait
une relation avec le fils.
Clément l 'oiseau.
Oh ! Non mais tout le monde couche avec tout le monde ici.
Non, pas tout le monde.
Et vous, comment ça s 'est passé avec Bertrand l 'oiseau ? Ah bah, il m 'a
gentiment envoyé balader.
Mais bon, comme il n 'a pas l 'ombre d 'un alibi, ça fait devient suspect.
Ouais.
Admettons qu 'il admire son père, puisqu 'il le dit.
Il est quand même parti avec sa petite amie, papa.
C 'est pas anodin, ça.
Ça, c 'est sûr.
En fait, ce loiseau, il avait autant d 'amis que d 'ennemis.
Il a pu susciter des haines auprès de certaines personnes qui, a priori,
semblaient l 'apprécier.
Voir des proches.
Très proches.
Sa femme, Catherine.
Il l 'a larguée pour une gamine.
Ça énerve, ça.
Si. Ça énerve.
Tu
crois
vraiment que c 'est si pressé que Clément et moi, elles vont nous
domaine ? C 'est chez vous, non ? On est bien ici, c 'est cosy.
Arrête, c 'est une ruine, cette baraque.
Elle a une âme.
Putain, Clément, elle fuite partout.
Donc peut -être que pour toi, Rimbaud, c 'est pas grave, mais pour maman, c 'est
un problème. D 'accord ? J 'en ai marre que tu décides de tout sans me demander
mon avis.
Je peux le dire, ça ? Est -ce que tu crois que ça m 'amuse de tout me
moi ? Bonjour,
Madame Lando.
Pardon de vous déranger.
Ah, tiens.
Vous déménagez ? Oui, on va récupérer la maison.
Après, c 'est chez nous, c 'est là qu 'ont grandi les enfants.
En fait, j 'aurais voulu revenir sur votre séparation.
Comment ça s 'est passé avec votre ex -mari ? Parce qu 'il a très vite refait
vie, non ? Je regrette de ne pas l 'avoir quitté avant et d 'avoir attendu
ce soit lui une fois de plus qui prenne les devants.
Une fois de plus.
Pardonnez -moi, madame, mais on pourrait presque penser que finalement, la mort
de votre mari, ça vous arrange. D 'une certaine manière, existe sa nouvelle
compagne, vous récupérez les biens et... Qu 'est -ce que vous voulez dire ? C
'est pourtant clair, maman.
Mais je suis insinué que nous avons tué papa.
Non, non, je suis pas allé jusque -là.
Vous l 'avez pensé très fort.
J 'ai aimé mon père, capitaine.
J 'ai de l 'admiration pour lui.
Ma mère aussi l 'a beaucoup aimé, même s 'il l 'a déçu.
C 'est d 'ailleurs qu 'il faut chercher des coupables pendant sa famille.
Vous verrez cet après -midi.
Vous verrez, l 'enterrement de mon père, s 'il n 'y aura pas d 'émotion.
Et encore, il n 'y aura pas tout le village, on est limité à le faire part.
Et vous, Clément ?
C 'était quoi vos sentiments pour votre père ? Moi je l 'aimais, oui.
Surtout plus qu 'il m 'aimait lui.
Il est quoi ? On va y aller à ses funérailles.
Nous sommes ici pour accompagner Pierre Loiseau dans sa dernière demeure.
Pierre Loiseau était un homme connu et apprécié de tous les saints africains et
de toutes les saintes africaines.
Il est entré dans la paix du Seigneur.
Ô Seigneur, écoute notre prière.
Je vais maintenant lire un extrait de l 'évangile selon saint Jean.
Or Jésus éleva la voix et dit, celui qui croit en moi, croit non pas en moi.
mais en celui qui m 'a envoyé.
Et celui qui me voit, voit celui qui m 'a envoyé.
Je vous fiche mon billet que l 'assassin est dans le lot.
C 'est pas facile pour toi.
Je suis désolé si je t 'ai donné le sentiment de vouloir te mettre à l
Le domaine, l 'enterrement, tout ça.
Épare -moi ta pitié, s 'il te plaît.
C 'est pas de la pitié.
C 'est quoi alors ? Je sais que papa tenait beaucoup à toi et...
A rien, je suis pas un salaud, c 'est tout.
Je sais, Bertrand.
T 'inquiète pas, je sais.
Pour la boutique, il y a rien qui presse.
De toute façon, je reviens sans t 'en parler avant.
Vous avez vu ça, Charles ? Qui caresse sur la joue, on peut en faire une thèse.
D 'autant qu 'ils flirtaient déjà ensemble au lycée.
Vous, vous êtes en train de penser que ça peut relancer l 'hypothèse Hélène
Martileau ? Ou Bertrand Loiseau.
Le fils qui tue le père, j 'ai toujours un peu de mal, moi.
Ça, c 'est déjà vu.
Ça s 'appelle un parricide et il y en a une trentaine chaque année en France.
Ah bon ?
Ça nous a fait tard, Capitaine.
Oui, il est possible qu 'on se revoie, M. le Président.
Salut, Michael.
Bonjour.
Je voulais vous apporter des yaourts bio, mais je crois que c 'est pas très
vegan.
Vous en serez accommodé, papa.
Non, en fait, non.
C 'est vegan, ne savez pas.
Il commence vraiment à me plaire, celui -là.
Ça va ? Vous faites bon d 'appart ? Non.
Alors quoi ? C 'est juste que je...
J 'aurais voulu vous inviter à venir boire un verre chez moi ce soir, mais je
sais pas comment faire.
C 'est original, mais efficace.
Ça veut dire ? Ça veut dire d 'accord.
Un petit canelé ?
En tout cas, vous avez une vie passionnante, Elisabeth.
Vous aussi, enfin.
Et vous me plaisez décidément beaucoup.
Autorisé.
Laissez -moi en étude.
Non, non.
Alors, je suis passé à votre hôtel. Ils m 'ont dit que vous n 'étiez pas. Vous
étiez où ? J 'étais, j 'étais.
Mais de quoi je me mêle ? Je me mêle de ce qui m 'inquiète.
Elle a raison, c 'est hyper intrusif, ça.
C 'est vrai que vous étiez où, d 'ailleurs ? J 'ai approfondi l 'enquête.
Bonsoir.
Un coup de fusil. Il y a semblablement la même arme qui a tué l 'oiseau.
Oh la vache.
Venez avec moi, je voudrais vous montrer quelque chose.
Ça va, Caro ? Impeccable, et toi ? Moi, quand je te vois toujours,
ça te dirait que demain, on déjeune ensemble ? Pourquoi pas ? T 'as de
adresses ? Un paquet.
Et puis après, on pourrait peut -être aller boire un verre chez moi.
J 'ai touché une petite poire.
Tu m 'en diras des nouvelles.
Ben voyons.
Ben quoi ? On a le même goût pour la bonne bouffe. Ça fait déjà un sacré
commun. C 'est peut -être un peu léger pour envisager le mariage, non ?
Avant le mariage, il y a des étapes.
Il y a des étapes.
Tu manques pas d 'air toi.
Bah quoi ? Tu me plais, tu me plais.
Ça veut dire oui ?
Qu 'est -ce qu 'on a voulu récupérer ici ? D 'après les éléments qui traînent un
peu partout, Pantalache avait l 'air d 'avoir un rayon sur les mauvaises
habitudes et autres déviances de ses concitoyens.
Un maître chanteur ? Apparemment.
Vu la façon dont les deux crimes ont été commis, ils sont liés. C 'est évident.
Alors, en plus de l 'assassinat de l 'oiseau, on a forcément une histoire de
chantage avec Pantalache.
Forcément. C 'est peut -être une de ces victimes qui était fatiguée de cracher
au bassinet. Moi, il y a mes gars qui ont trouvé 15 000 euros dans un sac
accroché derrière la cuve à fioul.
C 'est une belle crabule, ce mec.
Il y a un truc que j 'ai trouvé bizarre, et aussi une pierre aussi... C 'est un
fusil que j 'ai vu dans la bagnole de Berthelot.
Alors, excusez -moi d 'y revenir, mais un candidat à l 'Amérique qui se
débarrasse de son adversaire, c 'est peut -être pas aussi crétin que ça. C
juste une question.
Vous pensez quand même pas que Raphaël Berthelot aurait pu assassiner
et Loiseau ? Impossible.
Et pourquoi ? Parce qu 'au moment de l 'assassinat de Pantalache, Berthelot
était chez lui.
Vous savez comment vous savez ça, vous ? Parce que j 'y étais, moi aussi.
Quoi, quoi ? J 'enquête, hein ? Bah oui.
Chacun ses petits trucs. Moi, je vais enquêter au rugby.
Mesdames, messieurs.
Nous allons maintenant observer une minute d 'applaudissement en hommage à
président bien -aimé, Pierre Loiseau, qui nous a quittés bien trop tôt.
Il vous a sonné, hein ? Ça va, votre tête ? Vous me voyez, là, ou quoi ? J
combien de doigts à compter ? Bon, il est où, le gros, là ? Mais quel gros ?
sont tous gros.
Non, mais il y en a un qui est plus gros, là. Celui qui m 'a renversé comme
crème. C 'est un gros, je l 'ai vu.
Doucement.
Regardez -moi bien, Caroline.
Ah, je suis foutu de patates à celui -là.
Faut pas avoir l 'eau pour le capitaine, hein.
Ça arrive à tout le monde, ces choses -là. On tombe dans les pommes, c 'est
normal, hein.
Quelle mère poule.
Bravo, capitaine.
Bon, il t 'a manqué 50 kilos, mais t 'as des beaux restes.
Ah non, pas lui.
Sans rancune.
Allez, c 'est le jeu.
Ouais, jeu de brut, ouais.
Eh, pardon.
Dites -moi, qu 'est -ce qui s 'est passé avec Mantalac, madame l 'habite au cœur
? Il a été assassiné.
Ça vous étonne ? Pas vraiment.
Pas vraiment ? C 'est -à -dire ? Vous étiez au courant de ce petit chantage ?
'il ne l 'était pas.
Et personne n 'a porté plainte.
Ça voulait dire exposer tes petits secrets au grand jour.
Et puis ici, la réputation, ça n 'a pas de prix.
Bon, allez, j 'y retourne.
C 'est comme ailleurs.
Ça va, capitaine ?
On t 'a pas
vu à l 'intervent de l 'oiseau ? Vraiment, vu les rapports qu 'il a
avec ton père, ça se comprend.
Vous lâchez jamais les flics.
Jamais.
Cette histoire d 'engrais, là... Moi, je pense qu 'il a dû être sacrément
remonté, ton père.
Et vous l 'avez relâché, il me semble, non ? Ça veut pas dire qu 'il est plus
suspect.
Tout comme toi, ou Amon.
Puis d 'ailleurs, pourquoi ça s 'est fini avec Clément ? Tu lui as préféré de
bloc ? Non, c 'est Clément qui m 'a quittée.
Mickaël, je l 'ai rencontré plus tard, après la rupture.
Il m 'a aidée à rebondir, j 'ai... J 'ai morflé.
Monsieur voulait être libre.
Parlons du dos.
Ça va Charles ? Vous avez récupéré ? Totalement.
Regardez ce qu 'on a trouvé dans la bicoque de Pontalache.
Ouais ? Il y a quoi là -dedans ? La double comptabilité de Pierre Loiseau.
Il était bien vaseux, le mec.
Non -déclaration pure et simple, exonération indue, transaction en
a tout.
Ah la vache ! Il a récupéré sa commande en talage.
Mais attendez, si ça se trouve, ça a à voir avec les fractions aux abattoirs.
Pas de vol. Et pour cause, une simple copie des fichiers informatiques.
Donc il y a un troisième larron, histoire de ne pas bouger. Oui, qui
de très bonnes raisons de les éliminer tous les deux.
L 'oiseau, on ne sait pas encore pourquoi. Et Pantala, je ne sais pas ce
devait être au courant de cet assassinat. Et c 'est là que ça a été
parce que j 'ai repensé à votre histoire de parisienne, figurez -vous.
Et cette clé a été l 'idée. Et malgré tout, on a retrouvé des dossiers
appartenant à... Bertrand, l 'oiseau ? Non.
Des poèmes, des peintures.
Des lettres de motivation concernant un emploi propre de dessin.
Ah, Clément ! Clément, l 'artiste de la famille.
Qu 'est -ce qu 'on fait, on interroge ? Non, pas tout de suite.
Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu voulais me parler ? Ben, Valérie, je t
'écoute.
Entre la mort de mon père et tout le reste, j 'ai été pas mal ébranlé et j
réfléchi à plein de trucs.
Je crois que je me suis trompé.
Au sujet de nous deux, je sais que t 'es avec Mickaël, mais j 'ai besoin de te
le dire.
J 'ai toujours été amoureux de toi, Barbara. Je le suis encore aujourd 'hui.
Tu le sais peut -être pas, mais... On m 'a ramassé la petite pierre quand tu m
'as larguée.
Alors oui, je comprends que ça soit difficile pour toi en ce moment, mais...
Mélange pas tout, s 'il te plaît.
T 'imagines pas que tu peux me récupérer juste en claquant des doigts parce que
t 'as eu une révélation ?
Ça ne marche pas comme ça, Clément.
On a examiné l 'orbite pantalate, là. Et ce qu 'il y a d 'assez topodont, c 'est
que depuis quelques semaines, il ne s 'intéressait pas au groupe sourire.
Ah oui ? Oui, et plus précisément à une maladie génétique qui s 'appelle...
Attendez, je vais m 'arrêter parce que... La drépanocytose.
La quoi ? La D -panocytose ? Non, perdue. La D -panocytose. C 'est une
génétique des gogules rouges qui transporte moins d 'oxygène. C 'est un
quasi banal. C 'est même la maladie génétique la plus répandue au monde.
Ah, mais ce qui est pas banal, c 'est que Pantalache s 'intéressait à ça.
Parce que vu le profil du bonhomme, à mon avis, t 'es pas gratuit.
Mais il présentait quelqu 'un.
Bon, ça doit pas être très compliqué de vérifier qui est soigné par sa maladie
dans le coin, non ? Ouais, mais c 'est simple. Je m 'en charge.
Merci.
Pas mal, ça.
Tu m 'avais pas menti, hein ? Je sais pas, je prends bon.
T 'as apprécié le déjeuner, alors ? C 'était parfait.
Non, t 'as été charmant, prévenant, élogieux, dithérambique, maman.
T 'aurais pas l 'intention de me sauter, par hasard ? En quelque sorte, enfin...
Enfin, à fond, ouais.
Ouais ? Ouais.
Eh ben non. Ah bon ? Non, excuse -moi, Jérôme, mais... Enfin, tout ça, c 'est
super, mais...
Tu sais, je suis une femme romantique, moi.
Oui, je sais, on dirait pas comme ça, mais je suis romantique.
Moi, j 'aime bien prendre le temps de succomber au jeu de la séduction.
Y aller doucement, étape par étape.
Tu vois, par exemple, moi, j 'aimerais bien qu 'un homme me promette un jardin
entier de roses.
Même si les roses ont des épines.
Eh ben, pas de problème, je vais faire ça.
Tu sais ce qu 'on va faire ? Tu vas t 'acheter un terrain, tu vas planter des
rosiers, et puis, au moment de la floraison, tu me passes un coup de fil.
OK.
Bon, écoute, faut que je retourne à la gendarmerie, là.
Merci, en tout cas. C 'était super.
Vraiment.
Bon après -midi.
Salut, Caro.
Bon, alors, travail toujours rapide et efficace, je vous signale. Mais j 'en
doute pas.
Merci.
Donc la seule personne à Sainte -Afrique soignée pour la dréphanocytose s
'appelle Clément Loiseau. Ah non ? Donc en un mot, il voulait faire chanter
Loiseau.
Je l 'avais vu, mais j 'avais besoin de la faire.
Donc sinon, à part ça, il est receveur universel, c 'est -à -dire du groupe
AB +, hein ? Mais c 'est très très rare, AB+. Affirmatif, moins de 3 % de la
population. Et Pantelage s 'intéressait depuis peu au groupe sanguin ?
Attends, attends, attends, c 'est bon ça ? Oui, docteur Leclerc, Elisabeth
Richard.
Oui, beaucoup mieux, merci.
Vous pouvez me donner le groupe sanguin de Pierre Loiseau ? OO ? D 'accord. Et
est -ce qu 'un enfant du groupe sanguin AB +, peut avoir un parent OO ?
D 'accord.
Ok, merci docteur. Oui, merci beaucoup.
Scoop de l 'année.
Clément Loiseau n 'est peut -être pas le fils de Pierre Loiseau.
Attendez, là... Faut m 'expliquer, mais doucement au moins. Non, mais en fait,
il ne peut l 'être que si sa mère est également habitrice.
Information que je vais m 'empresser de vérifier à la maternité où il est né.
Voilà, maternité de Rodèze.
Attends, je vais essayer de me concentrer.
Parfois j 'ai l 'impression que tu t 'éclates plus à préparer nos prochaines
actions qu 'à passer du temps avec moi.
Mais fais pas la gamine, c 'est important ce qu 'on fait là.
Bah oui, je sais.
Mais c 'est pas gamin de nous demander si on est épanouis dans son couple.
Je vous remercie.
Merci madame, au revoir.
Non mais improbable.
Scénario improbable.
Ils sont pas informatisés ? Les tests sanguins étaient sur papier ?
Et ceux des loiseaux ont disparu.
Merde.
Là, on est mal, hein ? Oui.
Bah, peut -être pas.
On joue au poker, Charles ? Ah non, j 'ai horreur de ça, moi. Bah, moi, j
'adore. On va bluffer.
On va faire comme si on avait une quinte -floche en main.
Et le tout avec aplomb.
Bien sûr.
Madame Loiseau, veuillez excuser notre visite impromptue, mais nous avons de
sérieuses raisons de penser que votre fils Clément n 'est pas le fils de
Loiseau. Mais c 'est absurde, bien sûr que Clément est le fils de Pierre.
Non.
Je ne crois pas, non. Les tests sanguins réalisés à la naissance de votre fils
vous contredisent.
Formellement.
C 'est vrai.
Clément n 'est pas le fils de Pierre.
Qui est le père ?
Bon
bah écoutez madame, c 'est pas grave.
Merci pour votre coopération. On va s 'en charger nous -mêmes. On va commencer
par une petite perquisition. Je vais vous demander votre téléphone portable.
Et puis on va fouiner dans vos ordinateurs et tout ce qui concerne
privée.
Messieurs -dames, allez -y, procédez.
C 'est quoi ce bordel ? Je veux savoir ce que vous voulez foutre ici.
Qu 'est -ce qu 'il y a encore ? Vous allez commencer par baisser d 'un ton.
seulement je ne vais pas m 'écraser, mais je vous coller mon avocat sur le
Mais excellente idée, parce que vu la double comptabilité de votre père, un
avocat s 'impose.
Quelle double comptabilité ? C 'est quoi ce délire ? Je crains, monsieur l
'oiseau, que vous ne soyez à la tête d 'un petit empire au pied d 'argile.
Elisabeth ? Vous pouvez venir deux minutes ? Oui.
Il y a des SMS assez sympas dans le portable de Madame Loiseau.
C 'est beau, ça fait rêver.
C 'est une vraie histoire d 'amour.
On dirait.
Une histoire d 'amour entre Catherine Loiseau et le docteur Rougemont. Oui.
Moi, ça me plairait de recevoir des SMS comme ça.
Oui, bon, en attendant, lieutenant, allez me chercher le docteur Rougemont.
Elisabeth, il y a le fiston pour vous.
Oui.
Je peux voir ma mère ? Oui, bien sûr. Elle est dans sa chambre.
Tu es moins le fier, là.
Docteur Cougemont, je vous en prie.
Je vous écoute.
Pierre avait été mis au courant par Pantalache que Clément n 'était pas son
fils.
Et comment Pantalache l 'a -t -il su ? Pantalache espionnait tout le monde. C
'était ton fond de commerce.
J 'accompagnais souvent Clément quand il faisait ses transfusions.
Ça lui a mis la puce à l 'oreille.
Après, il a fait ce qu 'il a toujours fait, fouiner, mettre son nez partout.
Et il a trouvé.
Alors Antoine, tu me montres ce document ? Le fric d 'abord.
Tu vois Toineau, ce qui est bien avec toi, c 'est que tu ne changes pas.
C 'est toujours aussi vénal.
Allez, tiens.
Bon, eh oh, tu compteras plus tard. Allez, dépêche -toi.
Allez.
Oh,
la salope.
La salope.
Putain. Qu 'est -ce que c 'était que ce document ?
Nous avions fait un test sanguin dans la maternité où a accouché Catherine.
Il l 'a trouvée, Dieu sait comment.
Très bien.
Et ensuite ? Ensuite.
Je savais que ça faisait un moment que tu fricotais avec Rosemont.
Comme tout le monde ici, d 'ailleurs. Tout le monde le savait.
Mais à ce point -là... Putain, mais ça fait plus de 20 ans que tu baises avec
lui. Résultat, Clément n 'est pas mon fils. C 'est pas mon fils, putain !
Sale menteuse que tu es ! Et tu sais quoi ? Ça ne m 'étonne même pas. C 'est
merde ce gosse. Comment il pourrait être à moi ? Alors je vais te dire.
Ça ne va pas se passer comme ça.
Je vais contester ma paternité. Je vais le déshériter.
Je vais le foutre à la rue. Je vais lui pourrir la vie ! Je fais ce que je veux,
tu m 'entends ? Je fais ce que je veux ! Toi aussi, je vais te pourrir la vie.
Salope que tu es.
Et c 'est là que vous intervenez, docteur ? Il est venu me trouver tout de
suite.
Il m 'a menacé.
Vous pouvez être plus précis concernant les menaces ? Les menaces de mort.
À l 'égard de Catherine, de Clément, de moi.
Ils voulaient tous nous tuer. Et selon vous, il aurait pu aller au bout ?
était capable de tout.
Derrière le charmeur, le beau parleur, se cachait un être brutal, violent,
sanguin.
Tu le savais, hein ? Quoi ? Que ta mère est une salope, tu le savais ? Pourquoi
c 'est comme ça, papa ? Le traîné qui m 'a concusqué pendant des années avec ton
con de père rougement ! Tu le savais, salopard ! Mais je ne savais rien ! Mais
'est toi qui me prends comme une merde depuis que je suis tout petit, là !
Espèce de connard ! Comment tu me parles ? Comment tu me parles ? Comment tu me
parles ?
Allez me chercher Clément, s 'il vous plaît.
Clément, c 'est suite à cette bagarre qui vous a opposé à votre père, Pierre
Loiseau, que vous avez décidé de vous venger en balançant la comptabilité de
société à pantalages, c 'est bien ça ? Oui, c 'est ça.
Il a insulté ma mère.
Il m 'avait frappé.
Je pouvais pas laisser passer ça.
C 'est tout de suite mes forces.
Vous saviez que le docteur Rougemont était votre père ? Non.
Je suis allé le voir juste après.
C 'est mon putain de père.
C 'est mon père.
Arrêtez de se mentir, non ? Tu l 'as su quand j 'étais moi ? Je viens de me l
'apprendre.
En vérité, je m 'en suis toujours douté.
C 'est insupportable, ces coups -là.
C 'est insupportable.
Je m 'inscris.
C 'est là que vous avez décidé d 'agir, docteur ? Il s 'en était pris à mon
fils.
Il l 'avait tabassé.
Roué de coups.
Son corps a été couvert de mal.
Qu 'est
-ce que tu veux,
Rougemont ? Te prévenir que la prochaine fois que tu touches à mon fils, je te
tue. Mais tu n 'as même pas reconnu ton fils, connard.
C 'est moi qui ai dû l 'élever.
C 'est moi qui l 'ai élevé, tu entends ? Et je fais ce que je veux avec lui.
Et alors toi, tu viens comme ça et tu fais de Maria avec ton fusil.
Mais t 'es bien comme ton fils, regarde.
De tocard, de merde. Regarde -toi, t 'es même pas capable de tirer.
De merde.
l 'éditeur Clément a tout déclenché.
J 'ai perdu le contrôle.
J 'ai tiré.
Et Pantalache ? Pantalache m 'avait suivi comme à son habitude. Il m 'a vu
le oiseau.
Sacré aubaine pour lui.
Il s 'est même fait acheter, il voulait 300 000 euros.
Ça n 'a jamais arrêté.
Je ne sais pas ce qui m 'a pris. Tout a basculé une fois de plus. C 'est un
engrenage.
J 'aurais voulu que tout s 'arrête, revenir en arrière, n 'avoir jamais tué
Pierre. Je voulais juste m 'en sortir et... J 'ai pris la mauvaise décision.
J 'ai tout détruit.
Je veux pas que tu parles. Allez, messieurs.
Il faut y aller maintenant.
Allez.
Ça va aller.
Ça va aller.
Qu 'est
-ce
que tu comptes faire, toi, maintenant ? J 'en sais rien.
Avec la double comptabilité de papa, on va se retrouver sur la paille.
Je vais peut -être me mettre à la peinture et à la poésie, moi aussi.
Tu crois qu 'on aura un jour une relation normale, toi et moi ? Ce serait
mal qu 'on essaye, en tout cas.
Et toi ? J 'aimerais ressortir avec Barbara.
Et elle te présente comment ? Compliquée.
Mais je vais m 'accrocher.
Et voilà, le Combalou, 810 mètres.
On se le fait ? Ah non, non, non, non. Je suis à mon max, là, non.
En tout cas, merci d 'avoir assisté, parce que ça vaut le coup d 'œil.
C 'est magnifique, magnifique.
Qu 'est -ce qui va se passer ? Je veux dire, pour nous, maintenant que votre
quête est terminée ? Ben...
Là, tout de suite, je dois repartir.
Et après ? Après ? Je
peux toujours revenir.
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