All language subtitles for Crime à... - Crime à Ramatuelle - French HDTV H264

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Original subtitles

Quoi ce bordel ?

Bonjour, Caroline.

Bonjour. Alors, bravo pour votre promo. Vous voilà capitaine.

Je crois que vous êtes un peu pour quelque chose.

Et bravo à vous aussi pour votre promotion, madame la procureure. Depuis

temps que j 'attendais, je t 'ai espérée.

Et sinon, ça va ? Ça pourrait aller mieux.

J 'ai pris un café emporté pour le trajet. Mon fils a appelé, j 'ai

voilà, place.

Ah oui, sacré place.

Vous me cachez, Caroline ? Non, non, non. Allez vite, j 'ai tout ce qu 'il

D 'accord.

Oh là là, j 'en ai pas.

Mais comment vous avez récupéré ce pull, j 'ai adoré.

Ne vous inquiétez pas, vous trouverez un teinturier, il n 'est pas mort d 'âme.

Et dites -moi, vous avez des nouvelles de Joannick, depuis qu 'il a été nommé

dans sa retenue natale ? Oui, il a été promu commandant, il fait de la voix, il

se pose très bien le charme. Tant mieux.

Voilà.

Je suis présentable ? Ravissante.

Allez, je vous suis.

C 'est par ici.

Vous allez voir, c 'est un vrai bordel.

Mes dieux, je vous montre.

Voilà.

Bonjour madame le procureur. Bonjour docteur.

Je vous présente la victime.

Elle a succombé à deux coups à la tête qui ont probablement provoqué une

hémorragie cérébrale massive.

Ce que je vous confirmerai après l 'autopsie. Vous êtes bien évidemment

mesdames, cordialement invitées.

C 'est ça moi.

Comment ça sur vous ? C 'était ça.

On a retrouvé l 'arme du crime ? Oui, c 'est cette sculpture à peine 200.

Les collègues viennent d 'y relever des emprunts.

D 'après nos premières constatations, la victime à qui appartient cette maison s

'appelle Sébastien Lacassagne, 34 ans.

Il possède aussi une page privée qui s 'appelle la Voile Blanche, mais il est

surtout l 'héritier d 'un domaine viticole à hausser de la région, le

Lacassagne.

Joli petit patrimoine. En effet.

Il aurait donc surpris le ou les cambrioleurs qui seraient passés par une

baies vitrées et qui ont mis à fatte la maison.

Un système d 'alarme dans la maison ? Désactivé à 23h52.

Et l 'agression a eu lieu sur les coups de 1h15.

1h15 ? Comment vous pouvez être aussi précise sur les horaires ? Parce que

Sébastien Lacassa n 'est pas mort sur le coup.

Il a eu le temps d 'appeler les secours, mais quand ils sont arrivés, c 'est

déjà trop tard.

Un week -end qui finit mal.

Vous avez l 'enregistrement de l 'appel de secours ? Bien sûr.

C 'est la mère de la victime.

Elle habite ici ? Non.

Elle est arrivée avant vous, mais j 'ai cette patiente à côté.

Madame Lacassanne ? Elisabeth Richard, procureure.

Toutes mes condoléances.

Merci, madame.

Vous vous sentez en état de répondre à quelques questions ? Je ne sais pas.

Quelles questions ?

Est -ce que vous sauriez me dire ce qui a été volé ? C 'était un tel capharnaüm,

tout est en -dessus -dessous.

Mais je crois que rien de notable n 'a disparu.

Votre fils vivait seul ? Oui.

Pas de relation, pas de petite amie ? Si, il a une fiancée,

Louise Garnier.

Elle est chef d 'entreprise à Paris, une start -up. Ils se sont rencontrés à l

'école de commerce quand ils étaient étudiants.

À Paris ? Ça devait pas être simple pour se voir.

Toutes les semaines, ils faisaient un saut à Paris où elle descendait ici.

D 'ailleurs, j 'ai prévenu Louise, elle est à Nice, elle ne devrait plus tarder.

À Nice ? Oui, elle avait des réunions de travail pendant toute la semaine.

Ça va ? Ça va ? Vous vous sentez bien ? Docteur ! Docteur ! Ça va aller, c 'est

rien. Vraiment, c 'est -à -dire ? Oui, c 'est rien, je vous dis.

C 'est tragique de perdre un enfant.

S 'il arrivait quelque chose à mon fils, je crois pas que je pourrais rester

debout.

D 'après Madame Lacassagne, Sébastien fumait 15 cigares de temps en temps, on

retrouvé ça dans un cendrier.

Ouais, pas ce genre de cigarette, quoi.

Ah non.

Une petite recherche ADN.

Alors, vous pensez que ça pourrait être plus qu 'un simple cambriolage pour un

mal tourné ? Là, c 'est à peu près pour le dire, Caroline.

Si c 'est un simple cambriolage, pourquoi est -ce que le cambrioleur n 'a

emporté de précieux ? Il n 'a peut -être pas eu le temps.

Il a eu le temps de retourner toute la maison.

Oui.

Ou alors, il cherche peut -être quelque chose de précis.

Peut -être, on va savoir.

Madame Lacassane va mieux.

Elle a accepté de venir déposer à la gendarmerie. Ah, très bien.

Et mon hôtel, Caroline ? Oui, il est sur le chemin. On vous accompagne.

Je vous suis.

Vous allez être bien ici.

Vous voulez que je voie ? Valetta, venons.

Greg, qu 'est -ce que tu fais là ? Je te retourne la question.

Ah bah dites -moi, vous avez l 'air de bien vous connaître tous les deux.

Ah ça ? On se voit de temps en temps.

C 'est un plaisir de vous revoir, madame la vice -procureure.

Procureure ? Tout court, depuis peu.

Félicitations, madame la procureure.

J 'imagine que vous êtes là pour le meurtre de Sébastien Lacassagne ? Voilà,

peut rien vous cacher.

Bah ça tombe bien.

Même hôtel, même affaire. Oui, mais pas même métier. On a quand même en commun

la recherche de la vérité.

Et puis il me semble que notre petite collaboration de biote a été assez

fructueuse, non ?

Ah, c 'est pas faux.

Alors j 'hésiterais à parler de collaboration, même si les journalistes

magistrats échangent régulièrement.

On en reparle autour d 'un verre ? Le coin piscine est très sympathique. J 'en

doute pas.

Ça te sent d 'aller prendre un café ? Ah non, j 'ai déjà dit à Caro qu 'on

dépose peu, il faut que j 'aille faire le petit de la cafeille.

Dépose ? J 'ai une course d 'affaires juste à côté.

C 'est vrai ? Attends, je monte ça à la procureure.

Merci Greg. De rien.

Ça te va comme ça ? Ouais, c 'est bien.

Bon, il faudrait peut -être que tu ailles, Kevin.

Il s 'agirait pas d 'arriver en tard pour ton premier jour de boulot.

Ah ouais, merde, putain, j 'y vais. Et tâche de surveiller ton vocabulaire. Je

crois savoir que ton patron a l 'oreille plutôt chaste.

Qu 'est -ce que tu fais là ? Romain, qu 'est -ce qu 'il se passe

? C 'est Sébastien.

Votre agresseur est toujours là ? Non.

Vous êtes blessé ? Oui. Je vous envoie quelqu 'un.

Vous connaissez votre agresseur ? Oui.

Monsieur ? Monsieur ? Attendez, remettez, j 'ai l 'impression d 'avoir

quelque chose après vous connaissez votre agresseur.

Vous connaissez votre agresseur ? Oui.

Ah ben, ça c 'est déjà un premier pas.

On cherche dans ses relations, on vérifie ses fréquentations sans

Madame Lacassagne vient d 'arriver, elle vous attend.

Merci.

Merci Madame Lacassagne d 'être venue.

Asseyez -vous.

Je peux vous aider à retrouver celui qui a fait ça ?

Votre fils avait une double activité, le domaine viticole le jour, le bar de la

plage la nuit, c 'est ça ? En gros, oui.

Il pouvait s 'appuyer sur ses bras droits, heureusement.

Jules Andréotti, pour la voile blanche, une perle ce garçon.

Et Sonia Delherba, qui dirige le château La Cassagne, notre domaine viticole.

C 'est un peu l 'ADN de notre famille, vous comprenez ?

J 'imagine qu 'avec le bar de la plage, votre fils était amené à croiser toutes

sortes de personnes.

C 'est bien pour ça que je déplorais le temps qu 'il passait là -bas.

J 'aurais préféré qu 'il se consacre entièrement au domaine.

Mais Sébastien aimait la fête.

Et sa plage.

Il avait engagé récemment un extra pour la sécurité.

Un drôle de type. Je crois qu 'il sortait de prison.

Vous connaissez son nom ? Martineau.

Patrick Martineau.

Martino, je le connais bien, c 'est moi qui l 'ai fait la dernière fois.

Et c 'est quoi sa spécialité à votre copain ? C 'est pas mon copain, sa

spécialité c 'est les cambriolages.

Bon, vous vérifiez.

Oh, lieutenant, qu 'est -ce qui vous amène ? Capitaine.

Là, capitaine.

J 'étais promue, merde.

Bref, cambriolage à ramatuel, neutralisation du système d 'alarme et

sur le proprio, ça te dit quelque chose ? L 'alarme, c 'est dans mes cordes.

Ramatuel, je connais bien.

Alors, buter le proprio, ça, c 'est du travail d 'amateur.

Le propriétaire s 'appelait Sébastien Lacassagne.

Il me semble que t 'as déjà bossé pour lui, non ? C 'est pas vrai, Lacassagne ?

On pense qu 'il a surpris les cambrioleurs en pleine action.

C 'est ce que je dis, c 'est un amateur.

Moi, un proprio se pointe, j 'anesthésie d 'un coup de taser et le tour est

joué. Mais surtout, je me renseigne avant de taper, je ne me ramène pas

les tauliers sont là.

Mais quelle époque, je vous jure. C 'est quoi cette violence là ? Il n 'y a plus

de valeur alors.

Mais surtout, c 'était un chic type ce Sébastien.

Tu la connais comment ? C 'est la fille de l 'association de réinsertion. Elle

occupe des locaux dans l 'annexe de la mairie. Comment elle s 'appelle déjà ?

Ambre. Ambre Lacombe.

C 'est elle qui nous avait mis en contact.

Moi, je cherchais un boulot à ma sortie de tôle et lui, il avait accepté de me

donner une chance.

Et Ambre et Sébastien, ils se connaissaient bien ? Oui, c 'était des

je crois. Mais ne m 'en demandez pas plus, ils ne m 'ont pas raconté leur

Tu sais qui aurait pu faire le coup ? Aucun gars à ma connaissance.

Moi, je ne fréquente pas les assassins.

Tu étais où cette nuit -là ? Vous m 'insultez presque en me posant la

mais je vous réponds quand même.

J 'étais avec des potes, j 'étais au gorille et je me suis mis une murge des

familles et je suis rentré à 3 du mat.

Bah tu vas me donner le nom de tes potes ? Avec plaisir, capitaine.

Alors Martino ? Il aura un alibi, j 'ai envoyé deux gendarmes pour vérifier.

Je suis sur les relevés téléphoniques de Sébastien.

À part sa mère et sa fiancée, il était principalement en contact avec Sonia

Delerba et Jules Andriotti.

C 'était ses bras droits, c 'est normal.

Il appelait aussi souvent un couple.

Les Lacombes.

Ambre et Romain.

C 'est Ambre qui a mis en relation Martino et Sébastien.

C 'est lui qui m 'a dit tout à l 'heure.

Et quand je vous dis qu 'il appelait souvent, c 'était quasi tous les jours.

Sébastien parlait plus avec elle qu 'avec sa fiancée Louise.

D 'accord.

Qu 'est -ce qu 'on fait, on va aller voir ? Je vous attends.

Renaissance. Pas mal.

Vous racontez en quoi exactement votre association ? On essaye d 'aider les

au parcours des ans accidentés.

On leur apprend à rédiger des CV, à s 'exprimer en public.

On les incite à reprendre confiance en eux.

Sébastien nous aidait parfois.

On s 'est rencontrés au lycée avec Seb.

On s 'est jamais perdu dessus.

On était très amis.

Ah oui, alors très, très amis, parce qu 'on a regardé et apparemment, il parlait

plus avec vous qu 'avec sa fiancée.

J 'avais recommandé un type pour la sécurité.

Alors, je voulais savoir comment ça se passait.

Donc, vous vous appeliez souvent pour parler de Martineau,

c 'est ça ?

C 'est sûr que c 'est un sujet de conversation palpitant, Martineau.

On était amis, c 'est tout.

Quand avez -vous vu M.

Lacassagne pour la dernière fois ? Je ne sais pas, je dirais une quinzaine de

jours peut -être.

On est allé boire un verre à la Voile Blanche avec mon mari Romain.

C 'est marrant ça.

On a retrouvé le même type de mégot chez Sébastien Lacassagne.

Le ménage étant fait deux fois par semaine, le lundi et le vendredi, ça

que quelqu 'un fumant ses cigarettes lui a rendu visite ce week -end.

Madame Lacombe, vous êtes vraiment sûre de ne pas l 'avoir vu depuis 15 jours ?

C 'est bon, on s 'est vus samedi soir.

Alors, pourquoi ne pas l 'avoir dit plus tôt ? Je ne sais pas.

Je ne sais pas, je crois que...

Oui.

On est sortis assez longtemps ensemble au lycée avec Seb.

Et puis, une fois à la fac, on avait plus les mêmes envies.

Moi, je voulais un enfant.

Lui, il était pas prêt. C 'est un peu normal, on était tellement jeunes.

Et vous l 'avez rompu.

Oui.

Et finalement, je me suis mariée avec Romain.

On s 'est rendu compte qu 'on ne pouvait pas avoir d 'enfant.

D 'accord, mais ça ne nous explique pas pourquoi vous étiez chez lui samedi

soir.

On parlait beaucoup ces derniers temps.

Lui de sa relation avec Louise, moi de ma relation avec Romain.

On soutenait, quoi.

Et puis, ce lien si fort qu 'on avait eu au lycée, il s 'est réveillé.

Alors je suis allée le voir samedi soir pour lui annoncer que j 'avais l

'intention de divorcer et pour lui demander où est -ce qu 'il en était avec

Louis. Qu 'est -ce qu 'il a répondu ? Bah il était un peu perdu.

Alors on a décidé de se laisser un peu de temps pour réfléchir.

Vous étiez redevenue amant ? Non.

Non ? Non, non. Non, non, on était amies, c 'est tout.

Non, on voulait pas mentir à nos conjoints.

Pas de temps.

Et...

Ils étaient au courant de votre rapprochement des conjoints ? Non.

Vous pensez qu 'il aurait pu avoir des ennemis, Sébastien ? Pourquoi des

? Je croyais que c 'était un cambriolage qui avait mal tourné. Vous savez, pour

l 'instant, on n 'est plus dans tous les coups.

Je sais juste qu 'il avait eu des soucis au domaine, des étrangers qui voulaient

le raster.

Si vous voulez en savoir plus, il faut demander à Sonia Delherba, ou à Jules

-André Routier, il est peut -être au courant.

Fracture de l 'occipital et du temporal droit ayant provoqué une hémorragie

massive au niveau de l 'artère communicante antérieure. Ça crée plaie

même. Vous ne pensez pas qu 'une sculpture pourrait provoquer de tels

On va en faire la sculpture.

Tout dépend du point d 'impact. Le meurtrier, il a tapé en plein dans le

Fracture de l 'occipital et... Pas de mention de cette sculpture dans tes

articles, Greg.

Ça va.

Je suis sérieux. Tu sais que tu peux me faire confiance.

Fracture de l 'occipital et du temporal droit.

Beaucoup de force pour asséner un coup pareil, non ? Pas forcément, avec un peu

de chance, bien placé, n 'importe qui en est capable.

Donc ça veut dire que le meurtrier, c 'est pas forcément un homme ? Si je

retrouve un mot dans ton journal, je t 'étrangle.

Bon, j 'en étais au mot, du coup.

Fracture de l 'occipital et du temporal droit. Merci.

Fracture de l 'occipital et du temporal droit.

ayant provoqué une hémorragie massive.

C 'est fermé, c 'est magnifique.

On reviendra en vacances.

Oh là là, fausse piste. Ce n 'est pas Martineau qui a fait le cambriolage.

Ses potes le confirment.

Il l 'a ramené chez lui complètement bourré à 3h du matin.

Sébastien Lacassagne est mort un peu avant 1h35, heure à laquelle les secours

ont arrivé.

Lacassagne connaissait son assassin.

On en reste à savoir dans son entourage qui a fait ça et pourquoi surtout.

Bonjour, messieurs.

Bonjour, mesdames.

Désolé, on n 'est pas encore ouvert.

Elisabeth Richard, procureure et la capitaine Martinez.

C 'est pour monsieur Sébastien.

C 'était mon patron.

C 'était vraiment un bon gars.

Il n 'a pas eu de soucis récemment ? Du genre ? Je ne sais pas, moi,

altercation, dispute, quelque chose comme ça.

Vous voulez dire quelqu 'un qui lui aurait pris la tête ? Voilà.

Non, il y a eu quelques tensions dernièrement, mais je ne sors pas.

Balayez vos préventions, monsieur, il s 'agit d 'un meurtre.

Ça concerne aussi mon directeur, monsieur André. Comment vous avez mis en

monsieur ? Justement, le voilà. Donc, vous avez lu la question vous -même. Par

contre, ne lui dites pas que ça vient de moi.

Monsieur André aussi ? Bonjour, mesdames.

Bonjour.

Vous venez pour Seb, c 'est ça ? Oui.

Sébastien Lacatagne était votre patron, n 'est -ce pas ? C 'était mon patron,

mon ami. Enfin, plus que ça, même.

C 'est -à -dire ? Les Lacatagnes m 'ont un peu adopté. Mes parents sont morts

quand j 'étais gamin.

Et puis, j 'ai commencé par faire les vendanges. On a sympathisé. J 'étais

toujours le bienvenu. Et ma famille, quoi.

J 'aimais Sébastien comme un frère.

Il n 'y avait pas de tensions entre vous ? Tout allait bien ? Si, si. On se

disputait parfois, c 'est vrai.

Je vous sers quelque chose ? Merci, non.

À propos de ? Ben disons que je m 'investis beaucoup dans la plage et

sais pas, j 'ai un peu tendance à oublier qu 'elle m 'appartient pas.

Et puis il y a certaines décisions faibles.

Comme quoi ? Comme demander à Sonia de l 'Herba de superviser les comptes de la

plage, par exemple.

Parce que ? Vous la trouvez incompétente ? Ah non, non, non, elle est très

compétente, c 'est une très bonne gestionnaire, mais...

Elle est envahissante.

Disons que son métier c 'est le vin, moi c 'est la plage, c 'est très bien comme

ça.

Vous étiez au courant du projet de rachat du domaine ? Non, le domaine c

Sonia comme je vous ai dit.

Oh là ! Il y a des jours où il n 'y a rien qui va.

On vous laisse travailler, on vous recontactera.

C 'est ça, Caroline ? J 'ai l 'impression.

On va où ? Au domaine de la castagne. On va voir cette Sonia de l 'Herba.

Bonjour. Bonjour.

Nous cherchons Sonia de l 'Herba.

C 'est moi.

Elisabeth Richard.

Procureur. Capitaine Martinez.

Vous pouvez nous accorder un instant ? Écoutez, on est tous bouleversés par la

mort de Sébastien, mais là, je suis en plein rendez -vous avec des clients

importants. Est -ce qu 'on peut faire ça un autre moment ? Ça fera pas long.

On nous a dit qu 'il avait eu des soucis avec des acheteurs potentiels.

Qui vous a dit ça ? Non, non, il n 'a eu aucun souci.

Juste des Américains qui ont fait une offre un peu agressive et qui voulaient

pas lâcher le morceau.

Comme le domaine n 'est pas à vendre, ça s 'est arrêté là. Les affaires vont

bien.

Plutôt bien.

Ici comme à la plage, je crois.

Par contre, pour la plage, il faut que vous voyez ça avec Jules -André aussi.

C 'est fait.

Et vous, vous ne vous occupez absolument pas de la voile blanche ? Ah non. Non,

non, moi je me contente de superviser les comptes. Mon domaine, c 'est les

chiffres. Non, non, les deux affaires sont bien séparées et c 'est très bien

comme ça.

Le monde de la nuit, ça vient avec son autre problème.

Du genre ? L 'alcool, la drogue.

On a eu pas mal de soucis avec l 'histoire de cette fille.

Quelle fille ? Maya Johnson ? Écoutez, je suis vraiment désolée, mais il faut

que je vous laisse.

Mais je suis à votre disposition quand vous voulez.

Merci. Au revoir.

Maya Johnson, c 'est marrant, ça. J 'ai déjà entendu ce nom -là. C 'est qui ? Je

sais pas, je sais pas, mais ça me rappelle quelque chose.

Maya Johansson, étudiante suédoise, mystérieusement disparue il y a deux ans

après une soirée à la voile blanche. En consultant le fichier, des PV d

'audition de Sébastien Lacassanne sont remontés. A l 'époque, il a été

sur sa disparition. Il y a aussi un petit reportage sur les actualités

régionales.

Cette disparition, elle fait beaucoup de bruit.

Le parquet a diligenté une enquête suite à la disparition inquiétante d 'une

jeune étudiante suédoise, Maya Johansson.

Nous n 'avons plus de nouvelles... depuis qu 'elle a passé la soirée sur

plage privée de Ramatuelle, la Voile Blanche. Son propriétaire, Sébastien

Lacassagne, serait la dernière personne à l 'avoir vu en vie. Mais est -il

soupçonné ? Vous pensez que la disparition de cette fille et le meurtre

Lacassagne sont liés ? À crever.

Appelez -moi Christine Lacassagne.

Encore cette Maya ! Mais qu 'est -ce que ça a à voir avec le meurtre de mon fils

? J 'explore toutes les pistes, madame.

Alors, c 'était il y a deux ans, à la Voile Blanche. Il y avait une fête pour

'anniversaire d 'une créatrice de mode.

La

fête

était très réussie.

Mais le lendemain, on a appris que cette jeune femme, Maya Johnson, avait

disparu.

Ils ne l 'ont jamais retrouvée.

Quels étaient les rapports de votre fils avec Maya ? Aucun. Ils étaient à peine

vus avant ce soir -là.

Alors pourquoi est -ce qu 'il était soupçonné ? Parce qu 'il a été la

personne à avoir été vue en compagnie de cette fille.

Alors ils lui ont collé ça sur le dos.

Mais Sébastien n 'endormait plus de la nuit.

Et vous, pourquoi vous y avez... Parce qu 'il voulait me présenter à sa petite

amie, Louise.

Et de toute façon, Sébastien aimait être entouré de ses proches.

Alors ?

Ça donne quoi le rapport d 'enquête de la gendarmerie sur la disparition de

Johnson ? Ça donne que Sonia de l 'Herba, dans sa première déposition, dit

'avoir aucune idée d 'où était passé Sébastien pendant les 30 minutes où,

-t -il, il aurait disparu. Sauf que, trois jours après, elle est revenue sur

déclaration en disant qu 'ils étaient ensemble et qu 'ils s 'étaient éclipsés

la soirée pour parler boulot.

Sa mémoire a pu jouer des tours.

Elle dit qu 'elle avait beaucoup trop bu et que les détails de la soirée lui

sont revenus quelques jours après.

Vous pensez qu 'elle aurait pu mentir pour protéger son patron ? Je n 'en sais

rien, mais en tous les cas, ça a creusé, ça.

Ah, mais regardez qui était aussi présent à cette soirée.

Notre amie de Paletta.

Ça veut dire qu 'ils connaissaient la cassane, ça.

Ah ouais ? On n 'en a pas parlé.

Même toi, les journalistes, tu connais beaucoup de monde dans le coin.

Ouais, ils connaissaient aussi très très bien Maya Johnson.

Ils sortaient ensemble.

Je ne dis pas n 'importe quoi.

C 'est dans son PV d 'audition.

Je crois.

Je crois.

Je peux ? Oui, bien sûr, vous en priez.

Fini ça, je suis à vous.

Bien.

Je suis journaliste, je ne suis pas écrivain. C 'est la réalité qui doit

inspirée pour moi.

Vous auriez pu me dire que vous connaissez Sébastien Lacassagne.

On n 'a pas eu trop l 'occasion de savoir.

Je ne vous m 'avais rien demandé.

Ce n 'est pas de très bon augure pour une éventuelle collaboration.

Ok.

Oui, je connaissais Sébastien Lacassagne.

J 'arrivais de faire des comptes rendus de ses soirées à la Voix Blanche.

Et vous étiez là le soir où Maya Johnson a disparu.

C 'était votre petite amie à l 'époque.

Oui. Si non plus, vous ne m 'avez pas dit.

Alors vous qui observez tout, rien ne vous a frappé pendant cette soirée ?

qui aurait pu indiquer que Sébastien Lacassagne ou quelqu 'un d 'autre aurait

quelque chose à voir avec la disparition de Maya ?

D 'après le dossier d 'enquête, tout son entourage était là.

Ah oui, tout le monde était là.

Il y avait même Louise, qui est devenue sa fiancée.

Mais Louise vient de me dire que vous étiez étudiant dans la même école.

Oui, maman, mais Louise avait de bien meilleures notes que moi. C 'était la

meilleure de la classe.

Vous faites toute jeune.

J 'ai eu mon bac à 15 ans.

Brillante. Et tout à fait charmante, ta condisciple.

Jules, vous pouvez nous apporter une bouteille de champagne à ma table, s 'il

vous plaît ? Avec plaisir, madame Lacassette. Attends, je t 'accompagne.

Venez, figurez -vous que c 'est un fils absolument adorable qui me met tous les

soirs à ma disposition une table charmante.

Bonsoir, Ambre.

Je te présente Louise, la petite amie de Sébastien, à moins que tu ne la

connaisses déjà.

Je ne suis pas sa petite amie, vous faites éviter un peu les choses.

Ambre, je crois que ton mari te cherche.

Je ne voulais pas commettre d 'impair, mais c 'est juste évident que vous êtes

fait l 'un pour l 'autre.

Il faudra demander l 'avis de Sébastien.

Et le mien aussi.

Naturellement.

Et Maya, vous avez déclaré aux gendarmes que vous sortiez depuis peu ensemble, c

'est ça ? Oui.

Oui, quelques semaines.

Pour être très honnête, on n 'était pas vraiment ensemble.

C 'était une relation qui commençait... C 'était léger, c 'était sympa.

C 'était bien.

J 'imagine que vous avez cherché à en savoir plus sur sa disparition. Oui,

sûr. J 'ai d 'abord cru qu 'elle s 'était fait la malle pour rien dire à

personne. Elle parlait toujours de faire l 'Italian Stock, d 'explorer les îles

grecques.

Partir là -bas, lune de miel à Cuba.

Oh là là là,

des magnifiques.

Oh la la la, c 'est magnifique,

des nuits d 'amour qui durent 45 jours. Oh la la

la, mais c 'est magnifique,

revoir Paris,

retrouver tes amis, c 'est magnifique.

Se calme, le chanteur de Mexico.

Si jamais il t 'embête, moi, tu me le dis, j 'appelle la sécurité.

Je vais te faire de la sécurité.

Bon, est -ce que vous voulez un petit verre, là ? Oui, allez.

Sébastien, il avait quel type de rapport avec Maya ? Il savait qu 'on sortait

ensemble, on s 'est croisés dans quelques soirées, voilà.

Pas de plus.

Il a pourtant été soupçonné de sa disparition.

Sa mère m 'a même dit qu 'il avait été harcelé.

Mais alors, attention.

Les mères ont tendance à un petit peu exagérer quand il s 'agit de leur fils.

Non, non, il a été considéré comme un suspect potentiel pendant un temps.

Voilà, c 'est tout.

C 'était la dernière personne à avoir parlé à Maya.

Ils ont été vus sur le parking de la voile blanche en train de discuter juste

avant qu 'elle ne disparaisse. Et la demi -heure qui a suivi, plus personne n

vu Sébastien. À la soirée, tout le monde s 'est demandé où il était passé.

Oui, oui, j 'ai lu ça, oui.

Malgré tout, il a été innocenté.

Oui, enfin, grâce au témoignage de Sonia Delarba.

Surtout parce qu 'ils n 'ont trouvé absolument aucune preuve contre lui.

Et vous ?

Vous n 'avez pas été soupçonné ? Moi, j 'ai quitté la soirée avant la

disparition de Maillard.

J 'ai eu un appel du journal.

Non, mais il n 'y a personne de dispo.

J 'y vais, j 'y vais, ok.

Problème, Rick ? Oui, il y a un gros accident sur la lutte, il faut que je le

couvre. Ça m 'embête de casser tout seul.

On vivrait.

Toi, tu vas te servir sans moi ? Jamais.

Bon, allez.

À demain.

Il y a beaucoup d 'hommes ici.

S 'il vous plaît, excusez -moi.

Cette personne, elle est avec moi.

On garde très distance.

L 'actualité n 'attend pas, madame.

Je la laisse seule à une soirée où je l 'ai invitée.

Vous imaginez le sentiment de culpabilité quand je l 'ai appris de sa

disparition ? J 'imagine, oui.

Vous pensez que la disparition de Maya est liée au meurtre de la Cassane ? Je

pense la même chose que vous, monsieur Spalletta.

Alors, il vous a dit quoi, Spalletta ? Oh, ben, grosso modo, il a confirmé ce

'on avait lu dans le dossier.

Mais... Mais quoi ? Est -ce qu 'on peut lui faire confiance, à Spalletta ? C

'est vrai, il aurait pu nous prévenir qu 'il connaissait la Cassane et qu 'il

sortait d 'être Maya.

On est bien d 'accord.

Je vous assure, c 'est un petit... Ben oui, oui, oui, en apparence, oui.

À part ça, je viens de retrouver une main courante déposée par Sébastien à

Castagne.

Contre un certain Serge Castagné, le père d 'Ambre -Lacombe.

Il a menacé Sébastien de mort.

De mort ? Carrément ? Et Louise Garnier vient d 'arriver. C 'est la fiancée de

Sébastien.

Madame Garnier ? Elisabeth Richard, procureure. Bonjour.

Toutes mes condoléances, madame.

Merci. Je crois que je réalise pas bien encore.

C 'est normal.

Vous êtes à Nice, c 'est ça ? Oui, depuis quelques jours pour mon travail.

Vous n 'avez pas vu Sébastien cette semaine ? Je suis très occupée en ce

mais j 'ai pu le voir quand même jeudi.

Si je ne travaillais pas autant, on aurait passé le week -end ensemble et ça

serait peut -être pas arrivé.

Vous ne l 'avez pas vu depuis jeudi ? Excusez -moi.

Je vous en prie.

J 'aurais sans doute d 'autres questions à vous poser.

Vous restez dans le coin ? Oui, au moins jusqu 'à l 'enterrement.

Je logerai chez Christine Lacassagne au domaine. Elle m 'a demandé de rester.

Très bien.

Excusez -moi, est -ce qu 'il serait possible de récupérer quelques affaires

Sébastien ? Ah... Juste un costume pour lui, pour la cérémonie.

Oui, oui, bien sûr, oui.

Capitaine Martinez ? Oui ? Vérifiez s 'il y a encore des gendarmes chez

Sébastien et prévenez -les de la venue de... De Madame Garnier.

Je m 'en occupe.

Merci.

A bientôt. Merci.

Bon courage.

Donc les premiers gendarmes, ils sont arrivés à 3h du matin, c 'est ça ? Oui,

pardon.

Madame. Le dernier.

La procureure m 'a dit que je pouvais venir écouter les infos. Très bien,

-moi.

Elisabeth ? Oui ? La bagnole de Castanier s 'est fait fléchir en excelle

à proximité du domicile de la Castagne.

À peu près à l 'heure du crime.

Ils habitent tous, Castanier ? Sans tromper.

Oh, mais ça tourne bien, ça.

J 'ai rien contre un petit apéro, moi.

À demain.

À carrément.

Qu 'est -ce qu 'il vous avait fait, Sébastien, pour lui en vouloir à ce

Oh, c 'est pas lui que j 'en voulais. C 'est à sa mère, Christine.

Bon, voilà, mes affaires n 'allaient pas très bien et j 'ai dû vendre ce bien à

un agent immobilier. Ce que j 'ignorais, c 'est que c 'était un homme de paille

de Christine Lacassane.

C 'est un vieux pressoir magnifique, un pressoir à huile, acquis par mon arrière

-grand -père.

Dans son jus, mais bâti sur un terrain soi -disant inconstructible.

Inconstructible, tu parles.

Je ne sais pas comment elle s 'est démerdée, mais elle a réussi à l 'avoir,

permis. Et vous savez pourquoi ? Non.

Que son fils en fasse un restaurant branchouille. Voilà.

sur mon pressoir. Je vous le jure.

Vous n 'aimez pas les lacassagnes ? Non.

Si, j 'aimais bien le mari, Paul.

Mais elle, grande, grande, grande manipulatrice.

Elle en faisait ce qu 'elle voulait.

Comme son fils, d 'ailleurs.

C 'était sa marionnette, le pauvre homme.

Vous l 'avez quand même menacé de mort.

Des mots ? Des mots, des mots. On est dans le Sud, ici.

Les mots dépassent souvent la pensée.

Mais non, tu ne voulais pas de mal à Sébastien.

C 'est un brave gars.

Même si son idée de restaurant branchouille, là, dans mon pressoir,

révulsait.

C 'est très belle.

J 'ignorais que les procureurs pouvaient être d 'aussi jolies femmes.

Mais il y a des belles femmes dans toutes les professions, cher monsieur.

Vous me draguez.

Seriez -vous sensible, Madame Richard ?

Sans vous offenser, pas vraiment.

Je ne suis ici que pour des motifs professionnels.

Dommage.

Que faisiez -vous d 'abord de la propriété de Sébastien quand il a été

non, vous ne fatiguez pas, vous avez été flashé sur la route.

Vous voulez la photo ? J 'allais à Ramatuel.

Oui, c 'est interdit.

En pleine nuit ? J 'allais voir un ami.

Qui s 'appelle ? Pierre Fleuter.

Il m 'a appelé, il ne sentait pas bien, un malaise.

C 'est pour ça que je fonçais.

Je vérifierai.

Maya Johanson, ça vous dit quelque chose ? Je ne l 'ai pas rencontrée

personnellement, mais on ne parlait que de ça il y a deux ans, quand elle a

disparu.

Je cherchais, tu réponds plus au téléphone.

Faut que tu me reproches, toi aussi, de près t 'as redit que je connaissais la

cassane, merci.

Je suis déjà fait rappeler à l 'ordre par madame la procureure, c 'est bon.

Bon, hé, tu vis ta vie avec Elisabeth, madame la procureure, comme tu dis, avec

moi tu nous prends en jeu.

On est en train d 'être amis, non ? Je connaissais la cassane et je suis sorti

avec Maya.

Y 'a rien d 'autre à ajouter.

Et parce que je suis un ami, je vais te donner un secours.

Faudrait bien de s 'intéresser à la fiancée, Louise.

Ah bon, pourquoi ? Parce qu 'elle a dit qu 'elle allait pas bouger de Nice ces

derniers jours.

J 'ai vérifié. Je crois qu 'elle ment. Ah ouais ? Et comment tu sais ça, toi ?

23h52, l 'assassin s 'introduit chez Sébastien.

Déconnecte l 'alarme, met la maison en dessous.

Il est surpris à 1h15 par Sébastien qui arrive plutôt prévu, visiblement, le

tue. Ce que constatent les secours à 1h35.

On est d 'accord ? C 'est ça.

Alors, on vérifie les alibis de tout le monde.

Ambre, Romain, Jules, Louise, Sonia.

Et ses témoignages à géométrie variable, Castagné et son ami Fléauter, Paletta,

ne vous en déplaise.

Et Christine Lacassagne.

C 'est la propre mère ? On a déjà vu pire. Pire qu 'une mère qui tue son fils

Et les tragédies grecques ? Merci d 'être venu.

Je serai toujours là pour vous, Christine.

Je l 'espère, Jules.

Tu es la seule personne qui me reste maintenant.

Tu es un peu comme mon fils.

Enfin... Et à Sonia, elle est très compétente, mais elle veut tout diriger.

Il y a cinq ou six mois, elle m 'a proposé d 'acheter la moitié de la

Mais elle en a les moyens.

Elle a été à la banque et ils sont prêts à lui accorder un crédit.

N 'oublie pas qu 'elle a fait un CHC.

Seulement moi, je veux que l 'esprit de la maison perdure.

Tu comprends ? Et pour ça, il n 'y a qu 'à toi que je peux te faire confiance.

Il faut que tu t 'entendes avec elle.

Ce sera l 'alliance de la famille et de la finance.

Sébastien Parti, la présence d 'une commerciale de sa trempe est vitale pour

domaine et pour la plage. Et en attendant... Je vous ai fait du thé. Oh,

tous les jours à cette heure.

Merci. Vous êtes un métronome, ma petite Sonia, tellement gentille.

Mais il ne faut pas que ça devienne une obligation. Vous êtes directrice du

domaine, pas à mon service.

Une directrice qui adore le thé comme vous, Madame Lacartagne.

Et puis, c 'est l 'occasion de parler des affaires courantes.

Merci.

Très bien, merci.

Castagné était bien chez Fléauter dimanche soir.

Le CEL lui a confirmé.

Fléauter pensait faire un infarctus. Fausse alerte, c 'était une crise d

'angoisse. Bon, au moins, on a un alibé qui tient la route.

Pour les autres, ça va être un peu plus compliqué à vérifier.

Ambre et Romain Lacombe, Christine Lacassagne, Sonia Delherba et Jules

Andréotti, tous prétendent avoir passé la soirée chez eux au moment du meurtre

de Sébastien.

Bon, moi je vais y aller, j 'ai encore du taf demain.

Je vous laisse mes amis.

A tout à l 'heure Pascal.

A tout à l 'heure.

Bon, les enfants, on reprend.

Ça va toi ? Ça va être dur à la plage.

Sûr que ce soit Sébastien ? Oui, pas seulement.

Sonia a proposé à Christine de lui racheter la moitié des parts de la voile

blanche.

Si ça se fait, elle me dire. C 'est sûr.

Arrête de dramatiser, Jules. Christine est de ton côté.

C 'est encore la patronne, non ? Franchement, je la vaux pas vendre à qui

soit. Oui, d 'accord, mais pour combien de temps ? Tu la diabolises, Sonia.

Je suis sûr qu 'elle a pas les intentions que tu lui prêtes.

C 'est une chic fille.

Oui, c 'est sûr, tu l 'aimes bien, toi.

Et puis c 'est réciproque, on dirait. On s 'apprécie, oui.

Mais il s 'est jamais rien passé.

Pour toi, sincérité.

Oui, bien sûr. Est -ce que tu la kiffes ? Et Ambre ? Elle le prend comment ?

Quoi, la mort de Sébastien ? Oui.

Elle est sous le choc, comme tu peux l 'imaginer.

Mais bon, tu sais, depuis qu 'elle a entamé la procédure de divorce, on ne se

parle plus trop.

Bon.

Faut que j 'y aille.

C 'est plus tard.

C 'est vraiment un très, très beau domaine.

Tout le mérite revient au Lac -Assagne, dont je voyais pendant des générations.

Peu d 'hectares, mais une bonne exposition, un bon rendement et un

petit rosé.

Vous devez avoir votre part dans cette réussite.

Et j 'imagine que vous allez redoubler de travail avec la disparition de

Sébastien, non ? Ça, c 'est Christine Lac -Assagne qui en est là.

Est -ce que je peux vous faire goûter notre petit nectar ? Ah ouais, avec

plaisir, ouais.

Non, non.

La prochaine fois, peut -être.

Vous seriez curieuse de savoir ce qui s 'est passé lors de cette fameuse soirée

où Maya Johnson a disparu ? J 'ai déjà dit aux gendarmes ? Justement, vos

déclarations étaient un peu fructuantes.

Quel rapport avec la bande de Sébastien ? Bon, après tout, il y a peut -être

prescription. Madame Sébastien est morte.

Je vais prendre l 'air.

Alors Romain ? Petit ragouin.

Ça n 'a pas l 'air.

Oui, ça n 'a pas l 'air.

De quoi vous avez parlé avec Romain ? Je ne sais plus, rien de spécial.

Elle ne te mérite pas, tu vois, beaucoup mieux qu 'elle.

Et tu racontes ? Rien, je dis juste que... C 'est quelqu 'un de formidable.

C 'est beau, c 'est intelligent, c 'est drôle.

Tu mérites beaucoup mieux. Je t 'en remercie.

Il ne vous prête pas de la drogue, toi ? Non, t 'en prête pas comme tu veux.

Tu veux boire quelque chose ? Je veux bien une coupe.

Adèle, tu peux avoir une coupe de champagne, s 'il te plaît ?

Ambré Sébastien avait une relation ambigüe.

Je pense que Romain en souffrait.

Il était jaloux ? Oh non, il aurait jamais fait des flingues. Il est pas

ça, Romain.

C 'est quelqu 'un de bien.

Mais... Je pense que ça le minait un peu, oui.

Et ensuite ? Ensuite, ils ont disparu.

Je me sentais pas bien pour Romain. Je trouvais que c 'était pas correct.

Alors, je les ai cherchés.

Sébastien, tout le monde te cherchait la flèche.

Alors quand Sébastien a été soupçonné, il m 'a demandé de le couvrir. Il

protéger son couple et éviter de causer des ennuis à Ambre.

Alors pourquoi je suis revenue sur ma première déclaration et que j 'ai dit qu

'on avait passé une demi -heure avec Sébastien à parler boulot à l 'écart de

fête ? Disons que j 'ai menti pour la bonne cause.

Ok, admettons.

Et le rapport Sébastien -Maya, c 'était quoi ? Il était beaucoup plus intéressé

par Ambre que par Maya.

Je ne vois pas du tout un piqué dans son meurtre.

Dans son meurtre ? Vous pensez qu 'elle a été tuée ? Vous avez une autre

hypothèse ? On n 'a jamais retrouvé son corps.

Encore à cette caisse ? Je vous entère.

Enfin, je ne vous apprends rien.

Ambre affirme ne plus avoir de liaison avec Sébastien depuis l 'heure de l

'église. C 'est ce que vous dites à contre -dit.

Je vous ai dit ce que j 'ai vu.

J 'en pensais quoi, vous ? Ambre et Romain pourraient se couper l 'un l

Pour quel mobile ? Bah, la jalousie.

La jalousie, Caroline ? Ambre nous l 'a jouée comme si elle s 'en fichait que

Sébastien ait une relation.

Et en fait, elle était folle de lui puisqu 'elle était prête à divorcer pour

vivre avec lui.

Et souvenez -vous que ces deux -là se sont envoyés en l 'air pendant la fête

Sébastien il y a deux ans.

Et la jalousie marche aussi pour Romain.

Il était peut -être très énervé des projets de séparation de sa femme.

Mais s 'il l 'a tué, pourquoi l 'autre mentirait pour lui fournir un alibi ?

Mais pas faux.

Bon, je réfléchis à voix haute.

Et Spalletta ? Encore ? Il était amoureux de Maya.

Alors, OK, la cassane a été innocentée, mais il a peut -être trouvé quelque

chose, Spalletta.

Et il dirait que son compte ? Pourquoi pas ?

Reste à fiancer.

Vous voulez se garnir ? Supposons qu 'elle soit au courant de la liaison

Sébastien et Ambra.

Et puis, elle était dans la région.

Elle a pu faire un tour sur la Cassagne.

Le compteur kilométrique de sa voiture, comparé à la fiche de location, indique

qu 'elle a parcouru près de 800 kilomètres la semaine dernière.

Ah oui ? Oui.

C 'est bien, ça.

Dis donc, vous êtes au courant, vous ?

Oui ? L 'idée vient pas de moi.

Ah oui ? De qui alors ?

Ah,

madame la procureure. Ok, je vais faire simple.

Je souhaite être prévenue à temps de vos découvertes. Ah bah les lavennes sont

divines. Mais je m 'en fous de vos lavennes, Leclerc.

Et ne pas apprendre par la bande une info importante.

Comme par exemple le compteur kilométrique de Louise, dont vous avez

Leclerc, qui en a parlé à Caroline, avant qu 'enfin elle m 'en parle. Vous

que vous n 'avez pas le droit de vous introduire dans les véhicules d 'autrui.

Jérôme, fermez la bouche, vous allez avaler les mouches.

Je vous rappelle que j 'aurais aussi pu garder l 'information pour moi. Ben

voyons, puis vous auriez pu aussi vous adresser directement à Caroline ou à

plutôt qu 'au docteur Leclerc, qui, je vous le rappelle, est légiste, pas

enquêteur.

Écoutez, l 'information que vous avez parvenue, c 'est l 'essentiel.

On ne peut pas dire que depuis le début, vous soyez très coopérative avec moi.

Mais je rêve.

Je rêve.

Je rêve.

Je mène mon enquête avec le concours de la gendarmerie. Ce qui, a priori, n 'a

rien à voir avec vos fouineries de journalistes.

Bon appétit, monsieur.

Qu 'est -ce qu 'il y a, Caroline ?

J 'espère que vous n 'avez pas été trop dure avec Jérôme, parce que quand il est

contrarié, il a des problèmes de digestion.

Non mais attendez, pour me dire ça, vous m 'avez fait venir ? Non, Christine

Lacastel m 'a appelée pour me dire qu 'il y a eu une intrusion au pressoir la

nuit dernière.

Le pressoir ? Oui, celui que Sébastien voulait transformer en grand restaurant.

Après la vente, ils ont eu des problèmes avec des squatteurs, donc ils ont

engagé des vigiles pour surveiller les lieux.

Et d 'après le vigile, l 'intrus partait une cagoule.

Une cagoule ? Pour s 'introduire dans un pressoir à l 'abandon ?

Convoquez -moi Castanier et le vigile aussi.

Caroline, un souci ? Non, non, non, je m 'y mets tout de suite.

Je suis absolument ravi de vous revoir. Monsieur Castanier.

Alors, pourquoi m 'avoir donné rendez -vous ici ? Une terrasse de 14h aurait

quand même plus agréable.

Ah, j 'en suis pas si sûre. Je vous ai donné rendez -vous dans ce lieu qui vous

est cher, tellement cher que vous n 'avez pas pu résister à l 'envie d 'y

revenir. Alors, la question, c 'est pourquoi en pleine nuit et pourquoi avec

cagoule ? C 'est une blague ou quoi ? De quoi vous parlez ? Ah, non.

Je sais qu 'il est venu, mais il veut souhaiter. Ça pourrait être lui ? Non, c

'est pas lui.

Vous êtes sûr ? J 'ai pas vu sa tête, mais c 'était pas un vieux. Il était pas

gros comme ça.

Pour qui je prends celui -là ? Tu vas voir si je suis grand et bien ! Ça va

vite fait, hein, connard ! Écoutez, monsieur, peut -être pas, il était très

adroit, mais... Désolé, monsieur, ça va ? Oui, on parle pas comme ça ! Voilà,

voilà, mais la bonne nouvelle, c 'est qu 'on sait que vous n 'étiez pas là hier

soir. Vous me devez des excuses. Vous les avez, je suis sincèrement désolée.

Mais bon, vous comprenez bien que je me dois de tout vérifier.

On peut dire giron, on peut dire rond...

Enveloppé, mais pas gros. Il est un peu susceptible aussi.

Et de votre côté, vous n 'avez pas une idée de ce qui aurait pu provoquer une

intrusion ? Il y a encore des objets de valeur ici ? À part les pressoirs, non,

je ne vois pas.

On n 'a pas vu leur taille, ce ne sont pas des machines faciles à voler.

Ce n 'est pas léger, oui.

Vous avez vu, ça fait 15 jours qu 'ils sont là.

Ils ne vont pas tarder à rentrer dans le dur. C 'est un massacre.

Vous avez appelé du renfort ? Oui.

C 'est ma fille.

C 'est la famille, c 'est tout ce qui vous reste dans les moments durs.

Qu 'est -ce que vous voulez à mon père ? Elle me prend pour un voleur d 'olive.

Non mais vous ne pouvez pas lui foutre la peine. Oh ouais, sur un autre ton.

Mais quoi sur un autre ton ? J 'ai encore le droit de défendre mon père,

Mais le défendre de quoi ? On ne lui reproche rien à votre père. Alors

il est là ? Il est quoi le tempérament de cette famille ? C 'est le père, c

le fils.

Un faux cambriolage au pressoir et un faux cambriolage chez la Cassagne qui a

mal tourné.

Franchement, pourquoi toutes ces bises en scène ? Peut -être que quelqu 'un

cherchait quelque chose de précis.

Chez la Cassagne, vous aussi.

Oui,

mon loulou ? Allô, ma bichette ? Oui, attends, je suis pas toute seule, je te

mets sur au parleur.

Ah, bon, il y a du neuf.

J 'ai eu Félix des écoutes. Il cherche à te voir, mais tu réponds pas.

Il y a des infos sur le portable de Louise Garnier qui vient d 'arriver. Et

accepté de me les passer parce qu 'on est potes.

Et elle parle ? On n 'a pas encore les salettes, mais jeudi et samedi dernier,

son portable a borné à Ramatuelle.

Elle nous a dit qu 'elle était venue jeudi et qu 'après, elle avait pu bouger

Nice.

C 'est samedi, la veille du meurtre de Sébastien.

C 'est bien ça.

Merci mon loulou.

A tout à l 'heure.

Madame Zellerbach ? Y a un problème ? Non, non, mais j 'ai l 'idée que

c 'est vos biais de vous dire quelque chose de confidentiel au sujet de Jules.

Suivez -moi.

Vous allez rester combien de temps au domaine ? Aussi longtemps que Christine

voudra. Je me dois d 'être auprès d 'elle pour l 'accompagner dans un moment

pareil.

Pourquoi vous ne m 'avez pas dit que vous étiez repassée à Ramatuelle samedi

Je ne suis pas repassée à Ramatuelle samedi.

Vous êtes repassée à Ramatuelle, votre téléphone a borné.

Ok.

Oui, je suis revenue à Ramatuelle.

Mais ça, c 'était à cause de... À cause de quoi ? D 'un SMS anonyme que j 'ai

reçu.

Un SMS anonyme ? Et qu 'est -ce qu 'il disait sur le SMS ? Que Sébastien avait

une liaison avec André Lacombe.

Et comment vous avez réagi ? Comment vouliez -vous que je réagisse ? Mal ? J

'étais folle de rage et d 'inquiétude.

C 'est dégueulasse, mais qui t 'a envoyé ça ? On s 'en fout, c 'est pas la

question.

Moi, ce que je veux savoir, c 'est si t 'as le lien droit avec cette fille. Bien

sûr que non, c 'est fini, Tifa.

C 'est vraiment fini ? Bien sûr que c 'est fini, ça fait une éternité avec

Ambre, ça date du lycée.

Mais bon, là... Quoi ? Elle va pas bien en ce moment.

Elle est en plein divorce.

Et moi, c 'est mon ami, j 'ai juste envie de la réconforter, c 'est tout.

Sans aucune ambiguïté ? Mais non, aucune.

Allez, viens.

Écoute, je pense qu 'il faut que tu lui dises la vérité.

Qu 'elle comprenne qu 'elle n 'a plus rien à attendre de toi.

Je le ferai.

J 'ai promis.

Et ensuite, vous êtes restée avec Sébastien ? Non, je suis repartie à

C 'est la vérité.

Aucune idée de l 'auteur de ce SMS ? C 'est forcément quelqu 'un de son

entourage.

Mais je connais peu les relations de Sébastien.

Si elle dit vrai, ça donne un sacré mobile à ombre.

Si elle dit vrai, comme vous le faites remarquer, parce que jusqu 'à présent,

Louise Garnier, c 'est pas vraiment illustré par sa sincérité.

Bon, mais ça te remonte un SMS.

Ah oui, je vais mettre quelqu 'un sur le coup.

Moi aussi, j 'ai une info de première.

Qui concerne ? Jules Andréotti.

Sonia Delherba est passée me voir tout à l 'heure.

Elle m 'a appris que Christine Lacassagne avait promis 50 % des parts

voile blanche à Jules.

Sébastien n 'était pas d 'accord, il s 'y est opposé.

Jules était furieux, il s 'en est même plaint à Christine.

Ça, c 'est bien.

Vous repartez ? C 'est très, très bien, ça.

Oui, ça, elle repart.

Elle vient, elle repart.

Où étiez -vous dimanche soir ? Chez moi, je vous l 'ai dit.

En revanche, vous ne m 'avez pas dit que vous aviez un lourd contentieux avec

Sébastien. Pardon ? La promesse que vous avez faite, Christine Lacassaigne, de

vous céder la moitié de ses parts de la voile blanche.

Et que Sébastien n 'a pas voulu tenir ? C 'était il y a deux ans. J 'ai eu le

temps de digérer depuis.

La vengeance est un plat qui te mange froid. Mais me manger de quoi ? C 'est

grâce à Seb et à sa mère que j 'ai tout ce que j 'ai.

Quelqu 'un que vous considériez comme un frère, c 'était pas très amical.

C 'est vrai que je tenais à être propriétaire à parts égales. Ça me

juste. Mais on serait arrivé à une solution tôt ou tard.

Et maintenant, qui va les récupérer, ses parts ? Christine, sa mère.

C 'est elle qui va décider de ce qu 'elle veut en faire.

Je te remercie de tes condoléances.

Je sais que ça n 'a pas toujours été facile entre nos deux familles, mais...

tenais à vous dire que c 'est là en quelque temps.

Je ne vois pas en quoi je pourrais avoir besoin de toi.

Et mon père vous transmet aussi ses condoléances.

S 'il le voulait vraiment, il pourrait me passer un coup de fil.

À croire que ton amertume lui a fait perdre tout sens des convenances.

Il aimait votre fils, vous savez.

Oui.

Mais lui, il aimait Louise.

Eh ben non.

En fait, non.

On pensait refaire notre vie ensemble.

Ne raconte pas n 'importe quoi.

Il a dit à Louise qu 'il avait pris sa décision.

Et c 'est elle qui l 'avait choisie.

Ambre est partie.

J 'espère qu 'elle va nous laisser tranquilles maintenant.

Je pense que mon Sébastien est parti sans savoir qui il allait être.

Ce sera le petit et vous que j 'écris tout ça.

Les scellés de la maison de la Cassagne ont été brisés. Et on a de nouveaux

fouillés à l 'intérieur.

Mais c 'est quoi ce pataquette ? J 'ai mis une surveillance 24 sur 24 du coup.

Qui cherche quoi ? Je suis sûre que c 'est encore un coup de Spalletta ça.

Vous vous

intéressez

à l 'histoire du coin ?

Vous savez, on ne peut pas toujours écrire sur des crimes.

La presse locale, c 'est beaucoup de pubs et reportages touristiques.

À propos de crimes, vous n 'avez pas écrit grand -chose sur l 'affaire en

? Parce que vous surveillez mes articles, madame la procureure ? On ne

jamais, je pourrais y apprendre quelque chose.

Ah oui, d 'accord.

Oui, donc vous pataugez et puis vous venez me grappiller des informations,

Disons que dans une enquête, il y a toujours un moment où les éléments

recueillis peinent à faire sens.

Et puis je sais que vous avez essayé de parler, entre autres, à Sonia de l

'Herbin. Et quand je dis entre autres, c 'est parce qu 'il paraît que vous

harcelez tout ramatuel.

D 'accord, on en arrive à la vraie raison de votre visite.

Alors c 'est pas Sonia qui m 'intéresse.

C 'est juste qu 'elle est très proche d 'Ella Cassagne.

Et à mon avis, elle sait beaucoup de choses.

Comme ? Comme la relation entre Sébastien et sa mère, par exemple.

Et qu 'est -ce que vous en savez ? J 'ai surpris une discussion.

Alors, c 'est du sérieux avec cette jeune femme ? S 'il n 'est pas

idiot, il réalisera qu 'ils sont faits l 'un pour l 'autre.

Vous avez l 'air bien sûr de vous.

Je sais ce qui convient à mon fils.

C 'est un papillon, comme peut mon mari.

Alors, le maître, c 'est bon.

L 'important, c 'est qu 'il choisisse bien son épouse, la mère de ses enfants.

Un mariage, c 'est une association.

Et cette louise serait une partenaire idéale. C 'est une gestionnaire hors

une femme intelligente.

Pragmatique. C 'est pas très romantique tout ça.

Le romantisme ne mêle nulle part, mon petit Jules.

Et je serai là pour le rappeler à mon fils si nécessaire.

Christine à Cassin n 'aurait pu jouer un rôle dans le drame.

Moi, ce que je voudrais savoir, c 'est jusqu 'où s 'étendait mon prix sur son

fils.

Et jusqu 'à quel point il l 'a toléré.

Après, pour le reste, je suis comme vous.

Je patauge.

Je patauge pas.

Je patauge pas, j 'avance la tâton.

Ça n 'a rien à voir.

Oui ? Oui.

Tâtonnez bien. Oui, je tâtonne. Si vous le dites. Oui, oui, je le dis, oui.

Tâtonnez bien. C 'est ça.

Vous croyez vraiment que j 'ai quelque chose à voir avec sa mort ? C 'est

complètement folle. Je vous demande juste quel type de rapport vous aviez

votre fils. Il n 'y a rien de fou là -dedans. Quel type de rapport ? Des

rapports merci, des rapports d 'amour et de confiance.

Vous avez l 'air quand même très investi dans sa vie privée. Je le conseillais.

Il m 'écoutait ou pas.

C 'était un homme, pas un pantin.

Oui, mais vous avez joué un rôle très important dans ce rapport avec Louise. C

'est une fille formidable.

Et son intention de quitter Louise pour vivre avec Ambre, ça a dû vous

contrarier. J 'imagine qu 'il a dû vous en parler.

Oui.

J 'ai essayé de l 'en dissuader.

Et apparemment, ça a marché. Il a annoncé à Ambre samedi que tout était

entre eux.

D 'après Ambre, Sébastien n 'avait pas encore pris sa décision.

Il l 'avait dite à Louise.

Oui, oui, oui.

Ça, c 'est ce que Louise raconte.

Mais elle ment beaucoup, Louise.

Elle ne ment pas sur l 'enfant qu 'elle attend de Sébastien, en tout cas.

Sébastien était au courant de votre grossesse ? Non.

Je voulais pas lui dire avant.

Avant d 'être sûre qu 'il m 'aimait vraiment.

Je voulais pas qu 'il me choisisse juste pour l 'enfant, vous comprenez.

Jusqu 'au bout, j 'ai cru qu 'il me choisirait moi.

Mais il est mort sans avoir fait de choix.

Je le saurais donc jamais.

Il s 'entendait bien avec sa mère ? Il l 'adorait.

Mais quoi ? Il supportait plus qu 'elle s 'y mise dans sa vie privée, c 'est ça

? Parfois j 'avais l 'impression que plus elle essayait d 'éloigner Dante,

il s 'accrochait à elle.

Vous en pensez quoi, vous, la pauvre ? Non seulement elle perd son fiancé, mais

en plus elle se retrouve sous la coupe d 'une gorgone. On s 'en remettra.

Elisabeth ? Oui ? Les collègues de la scientifique ont identifié le numéro du

SMS que la mamie m 'a envoyé à Lousgarnier. Ah, c 'est pas trop tôt. Il

d 'un téléphone avec carte prépayée acheté au bar tabac de Ramatuelle.

On a réussi à récupérer les bandes de vidéosurveillance.

On va regarder ça.

Allez -y.

Mais non, Sonia Delherba.

Mais c 'est dingue, ça.

Elle balance André Audi et elle envoie un SMS anonyme à Louise.

Mais c 'est pas tout.

On a aussi retrouvé le même SMS anonyme envoyé à Romain Lacombe.

Romain Lacombe ? Alors, il savait que sa femme avait une relation avec Sébastien

? Convoquez -moi, Sonia Delherba.

Pourquoi avoir envoyé des SMS anonymes à Romain Lacombe et à Louise Garnier ? J

'ai jamais fait ça. Non, alors, je vous demande pas si vous l 'avez fait. Je

sais que vous l 'avez fait, avec un téléphone muni d 'une carte prépayée

au bar de Ramatuelle. Alors, je vous pose la question, pourquoi ?

Vous allez sûrement pas me croire, mais je l 'ai fait par compassion. Ah oui,

oui, oui. Là, j 'ai beaucoup de mal à vous croire, en effet, oui.

Romain est un ami qui m 'est cher et j 'en peux plus de le voir souffrir, en

fait.

Depuis le début de sa relation avec Ambre, il se ment à lui -même pour pas

ce que tout le monde sait.

Qu 'elle est folle amoureuse de Sébastien, elle l 'a dans la peau depuis

lycée.

Ambre a tout de même épousé Romain ? Oui.

Romain, c 'est rassurant. Il accepte son projet de vie, de fonder une famille,

de faire des enfants.

Mais il n 'y a jamais eu de passion à s 'ennuyer avec lui. À mon avis, vous êtes

très très loin d 'être indifférente à Romain. Et vous aviez bien d 'autres

motivations que la compassion.

Comme celle de semer la dizanie.

Moi, semer la dizanie ? Oui, parfaitement, semer la dizanie dans un

Sébastien, qui dit à Ambre qu 'elle est l 'amour de sa vie, mais qui se science

avec Louise. Ça s 'appelle comment, ça ? Et alors, d 'après vous, Romain aurait

pu se venger de Sébastien, c 'est ça ? Absolument pas.

C 'est quelqu 'un de sensé et pacifique, Romain.

Ah bah décidément, il a toutes les qualités cet homme, hein ? Sauf qu 'on

être pacifique et ne pas résister à la violence des sentiments.

Ça vous parle ? La violence des sentiments ?

A première vue, je dirais que ça date d 'au moins un an, voire plus.

Il y a une idée des origines de la mort ? Un arrêt du cœur, Elisabeth.

Non, mais... Leclerc, sérieux ! On vient de découvrir le corps. Laissez -moi le

temps de l 'autopsier.

Regardez.

C 'est la dernière photo de Maya que Spalletta a prise le jour de sa

disparition.

Ouvre Maya.

Il n 'est jamais parti faire de l 'autostop en Italie.

En tout ce temps, elle était là, au fond d 'un puits, dans un pressoir

abandonné.

C 'est horrible.

Qui a pu faire ça ? Celui qui est le plus suspectable.

Vous n 'avez pas recommencé Spalletta ? Il a tous les mobiles.

Le dépit, la peur de la perdre.

Elisabeth, franchement. Mais on peut faire beaucoup de choses par amour,

Caroline. Le meilleur comme le pire.

Moi, je crois qu 'il aimait vraiment. Vous arrêtez de lui trouver des excuses

tout le temps. Ils nous ont tous menti. Alors pourquoi est -ce que Spalletta

ferait exception ?

Moi, ce que je crois, c 'est que ces deux affaires sont liées. Quand on aura

résolu l 'une, on aura élucidé l 'autre.

Alors, concentrons -nous sur le meurtre de la Cassagne.

Vous m 'écoutez, Caroline ? Oui, oui.

Ambre et Romain ont les mobiles les plus limpides.

Elle, parce qu 'elle n 'en pouvait plus que Sébastien ne quitte pas Louise.

Et lui, parce qu 'il était jaloux.

Avec vous, c 'est toujours pareil.

Quand on aime, on tue.

Bon, alors, on a affaire à quoi ? Un grain passionnel, c 'est ça ?

On cherche, Caroline, on cherche.

On réfléchit, on élabore. Hein ? Oui ? Voilà.

Il paraît qu 'on a découvert le corps de Maya.

Les nouvelles vont vite.

Les terrassiers en ont parlé.

Et puis c 'est un village ici.

Oui, on n 'est pas là pour ça.

Monsieur Lacombe, il paraît que vous avez reçu un SMS.

Un SMS vous annonçant que votre épouse avait une relation avec Sébastien ? Oui.

Oui, j 'ai effectivement reçu un SMS, mais je ne sais pas qui me l 'a envoyé.

vais vous épargner le suspense.

C 'est Sonia de l 'Herba.

Sonia ? Et pourquoi elle aurait fait ça ? Alors, d 'après elle, c 'était... pour

votre bien.

Mon bien à moi ? A priori.

De toute façon, elle n 'arrêtait pas de te tourner autour.

Mais c 'est vraiment une... Pas de détails, Madame Lacombe.

Merci.

Vous étiez où dans la nuit de dimanche fin lundi quand Sébastien a été tué ? On

était ensemble.

Ensemble ? Vous dormez encore ensemble ? Vous êtes sur le point de vous séparer

? Non.

Non, Romain dort dans la chambre d 'amis, mais je crois que je l 'aurais

s 'il était sorti.

Vous êtes sûre ? Attends, j 'hallucine. Vous voulez vraiment me mettre ça sur le

dos ? Vu les circonstances, comprenez que vous êtes un suspect possible.

Et vous aussi, hein ? Vous n 'auriez pu être énervée.

Vous vous rendez chez Sébastien dimanche soir.

lui demander de choisir une bonne fois pour toutes entre vous et Louise.

Il n 'arrive pas à se décider et, sur le coup de la colère, vous prenez une

clôture en fer et le frappez à la tête.

Non, mais ça va pas.

Mais j 'avais aucune raison de le tuer.

Je suis persuadée qu 'Ambre nous dit pas tout. Bon, ça va, ça va. J 'ai compris.

Ambre reste votre suspect préféré. Mais vous, c 'est pas l 'état. C 'est que le

suspect.

Elisabeth !

Je crois franchement que tu peux me faire la morale là -dessus. Madame

Pardon.

Pardon.

Qu 'est -ce que j 'ai vu ? Ah, voilà.

Dites -moi, c 'est bien Maya Johansson sur la photo avec Pascal Legitimus ?

Ouais. Pascal participait parfois à nos ateliers d 'expression orale. Qu 'est

-ce qu 'elle faisait là, elle ? Elle était pas en réinsertion ? Non.

Non, on s 'est rencontrées à une fête et elle s 'était intéressée à mon travail,

alors je lui ai proposé de participer à un atelier.

Et je crois qu 'elle s 'est prise au jeu.

Je pense qu 'elle a bien sympathisé avec Pascal.

Vous avez les coordonnées de Pascal et Jésus ? Ah bah oui, bien sûr, attendez.

Vous ne parliez pas majeure à tuer Sébastien ? Je l 'aimais.

Merci.

Vous la gardez ?

Les saints n 'ont -ils pas des lèvres et les pèlerins aussi ? Si, pèlerins, des

lèvres pour prier. Eh bien, gentille sainte, laisse mes lèvres faire ce que

les mains.

Elles prient, exaucées de peur que leur foi ne se change en désespoir. Excusez

-moi, deux secondes. On fait un petit arrêt, là. Deux secondes.

Bon, c 'est pas mal.

C 'est presque bien.

Mais attention, Roméo, parce que n 'oublie pas que Juliette Capulet, c 'est

quand même la femme de ta vie. C 'est pas une petite amourette de vacances. C

'est important, c 'est ça, le cœur.

Pardon, excusez -moi.

Élisabeth Richard, je vous ai appelé il y a une heure. Oui, tout à fait.

Les enfants, vous avez gagné une petite pause.

Bonjour, madame la procureure. Bonjour, monsieur le légitime.

Dites -moi, vous aimez le théâtre ? J 'adore, j 'adore, oui, oui, j 'adore.

Très bien, vous en avez fait ? Oui, non, non, non, non. J 'étais inscrite dans

un conservatoire de quartier quand j 'étais étudiante.

Vous en restez quelque chose ? Oui, j 'avais étudié Angélique. Ah, très bien.

Moi, les chassés.

Et par quelle raison ? Je ne me scandalise point qu 'on me trouve bien

cela me fait du plaisir.

Oui, mais quel personnage voulez -vous que joue un mari pendant cette

? Le personnage d 'un honnête homme qui est bien aise de voir sa femme

considérée. Moi, je te dis bravo.

Non, c 'est pas mal.

Je ne pensais pas vous donner un jour la réplique, monsieur le légitimiste. Et

moi, une procureure, alors non.

Non, parce que pour moi, les inconnus, c 'est... Stéphanie, le monaco, c 'est

iconique. C 'est gentil, merci. Il y a le bon chasseur, le mauvais chasseur.

C 'est vrai qu 'heureusement, on a marqué plusieurs générations. C 'est

Bon, dites -moi, en quoi je peux vous être utile ? En fait, j 'ai cru

que vous connaissiez Maya Johansson, cette jeune femme qui a disparu il y a

ans. Maya, oui, je m 'en souviens très, très bien. Une fille formidable.

On vient de retrouver son corps au fond d 'un puits.

Au fond d 'un puits ?

Je suis désolé.

Est -ce que vous auriez un souvenir particulier avec elle ? Le

soir de mon dernier masterclass, on a discuté autour d 'un verre. J 'ai cru

comprendre qu 'elle était dans une situation sentimentale un peu délicate.

Vous pouvez m 'en dire plus ? Je n 'en sais pas beaucoup plus, si ce n 'est que

visiblement à se poser des questions.

Le mec est des fois amoureux, ça c 'est sûr.

Elle l 'aimait aussi, mais...

Elle voulait vivre sa vie, donc forcément, elle voulait pas lui faire de

peine. Fou amoureux, vous êtes sûr ? Oui.

Le type était à fond.

C 'est un journaliste, il s 'appelle Spalletta.

Je le connais parce qu 'il m 'a interviewé il y a quelques mois.

Et on a discuté de Maya.

Il était assez obsédé par sa disparition.

Qu 'est -ce qu 'il vous a dit exactement ? Et voilà ! Voilà quoi ? Ah,

Elisabeth, à force, vous avez l 'œil ! J 'ai pas fait médecine, moi.

Là !

Il y a de multiples fractures du bassin, ce qui implique un choc avec un

véhicule. Elle aurait été renversée ? Sans le moindre doute.

Donc reste à savoir s 'il s 'agit d 'un accident camouflé ou d 'un meurtre.

Elle a dû être transportée de la route au pressoir, donc elle a été portée. Ce

qui fait que ce serait plutôt un homme.

Ou deux personnes.

Ou deux personnes.

Mais ce qui exclut ce paletta.

Il n 'était plus là la fin de sa soirée. Et alors ? Il a très bien pu revenir.

J 'ai fait le trajet, moi.

Tout à fait réalisable.

Je t 'en prie.

Il nous a menti sur toute la ligne. Il a une cagoule dans ses affaires. Qu 'est

-ce que fout un journaliste avec une cagoule dans sa valise ? Attendez, l

'inclusion après -soir, vous pensez que c 'est ça ? Mais déjà, comment vous

savez qu 'il a une cagoule dans sa valise ? Oui, c 'est vrai, ça.

Oui, ben, on s 'en fout.

Je le sais, je le sais, voilà.

Non seulement il nous a menti...

Mais en plus, il nous a baladés.

Parce que c 'est lui qui nous a orientés sur Louise Garnier et ensuite sur

Christina Cassagne. Pour éviter qu 'on s 'intéresse trop à nous. Vous croyez pas

que vous en portez un peu toutes les deux là ? Parce que franchement, moi c

pas l 'état, j 'imagine pas.

Moi j 'imagine très bien. Il a le mobile le plus vieux du monde.

La vengeance.

Ah, non je dois pas faire ça, je le connais bien maintenant.

Ouais, bah alors, comment vous expliquez cette cagoule ? Ouais, comment vous l

'avez trouvée d 'abord cette cagoule ? En fouillant dans sa chambre. Voilà.

Vous avez pas fait ça ? Ah bah oui, j 'entends très bien, oui.

Madame la procureure a des méthodes de barbouze. Oui, bon, bah, ça valait peut

-être pas les tontons flingueurs, mais c 'était un bon petit film, les

barbouzes. Ça, c 'est vrai, avec la même distrib en plus. Lino, Francis Blanc...

Bon, ça va, vous deux ? Oui. Bon, qu 'est -ce que vous comptez faire avec

Spaita, là ? Bah, en avoir le cœur net, tiens.

Voilà ce que je veux faire.

Bah, il a fermé le resto, et là, il est sur la place de Pamplonne. Vous faites

parler, vous ? Ouais.

Il est, euh... Greg ? Après le...

Viens avec moi.

Qu 'est -ce qu 'il y a, Carole ? Viens avec moi, je te dis. C 'est assez

compliqué comme ça. Allez, viens.

Viens.

Bon, bah, à plus tard. Salut.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? C 'est le pire.

Monsieur Spalletta.

Qu 'est -ce que c 'est que ce cirque -là ? D 'abord, je voulais vous dire que j

'étais désolée pour Maya.

Sincèrement désolée.

Ce n 'est pas pour me présenter vos condoléances que vous m 'avez fait venir

Non, c 'est pour vous dire que vous avez un mobile pour avoir tué la castagne,

la vengeance.

Et vous avez aussi un mobile pour le meurtre de Maya, le dépit amoureux.

Attendez, il faudrait savoir, j 'ai tué qui moi ? Maya ou Sébastien ? Peut -être

les deux, je ne sais pas, non ? Maya, j 'étais fou amoureux d 'elle, ok ? Et la

castagne, vous pensez franchement que si c 'était moi, je serais resté là sous

vos yeux ? Sa maison a été visitée la nuit dernière.

C 'est peut -être son assassin, il paraît qu 'il revient souvent sur les

du crime.

Vous me dites ce que je fous là ?

Oui, quand vous m 'aurez dit ce que vous faisiez encagoulé à 2h du matin dans le

pressoir de Castagné.

D 'accord.

Je ne sais pas comment vous avez fait, mais... Oui, c 'était moi au pressoir.

Et je portais une cagoule parce que je sais qu 'il y a des rondes de vigile.

Maintenant, si vous pensez que j 'ai quoi que ce soit à voir avec le meurtre

Sébastien, vous vous plantez complètement.

Quand Sébastien a été tué, j 'ai tout de suite pensé que ça avait un rapport

avec Maya.

J 'étais prêt à tout pour comprendre ce qui s 'était passé.

Mais c 'est quoi le rapport avec le pressoir ?

Je vous ai entendu vous poser des questions sur les circonstances du faux

cambriolage. Il y a 15 jours, Sébastien est venu me voir pour me convaincre d

'écrire un article sur ses travaux de rénovation du pressoir.

Donc on s 'est retrouvés là -bas.

On a visité les lieux, puis on s 'est séparés parce que je voulais avoir une

vision plus précise du potentiel. Et quand je suis revenu, je lui ai dit

Sébastien, je lui ai pris du puits en train de mettre un objet dans sa poche.

Alors, t 'as fait un tour ? Écoute, là, le projet, c 'est de garder un peu tout

ça, la structure originale, mais...

On va faire une grande salle de réception, on va essayer d 'ouvrir sur

Tu en penses quoi ? C 'était quoi ? Ça, aucune idée, mais je me sens que c

'était brillant.

Et alors, vous êtes retourné au pressoir pour élucider ce mystère ? Ben oui.

Et vous pensez que l 'assassin recherchait cet objet qui pouvait l

Ben, c 'est possible, non ?

J 'ai beau essayer de fuir la réalité, je n 'arrive plus à mentir. D 'accord.

Personne n 'a trouvé ça à la première percée. Je t 'aime et je veux faire ma

avec toi.

Bon, on n 'a rien trouvé.

On peut voir les télés ? Attendez, revenez là.

Pas encore.

Là. C 'est quoi ça ? Je suis

revenu. Louis -Sébastien a fouillé près du puits en train de mettre un appel

dans la porte.

C 'était quoi ?

Ça, aucune idée, mais je crois que c 'était brillant.

Allô ? Génial, merci.

On a retrouvé le véhicule qui a percuté Maya.

Monsieur André Houthi, bonjour.

Bonjour, madame la procureure. C 'est Pitaine.

J 'ai un nouveau cocktail, je peux vous faire essayer ? Non, nous venons pour

vos aveux.

Quels aveux ? Alors on va commencer par Maya Johansson que vous avez renversée

le 5 mai 2020 au petit matin.

D 'après plusieurs témoins, vous étiez ivre et profondément perturbé par

Sébastien qui avait bu clair dans votre petit jeu et qui refusait de vous céder

50 % des parts de la voile blanche.

Qu 'est -ce que vous dites ? C 'est n 'importe quoi.

Alors expliquez -nous pourquoi vous avez fait réparer le capot de votre voiture

dans un garage à Toulon.

Et surtout, par quel miracle, le légiste vient de retrouver des fragments de

peinture appartenant à votre véhicule sur les vêtements de Maya.

En fait, c 'était toutes vos petites manœuvres mises en place depuis des

qui s 'effondraient.

Vous vous réveillez patron et subitement vous n 'étiez plus personne.

Tout le monde allait vous lâcher.

Christine Lacastagne, que vous avez si patiemment et si habilement acquise à

votre cause la première perspective intolérable.

Alors si vous avez hésité, vous n 'avez pas hésité longtemps parce qu 'il

fallait absolument vous débarrasser du corps de Maya.

Vous avez une imagination débordante, madame la procureure. Je ne sais pas où

vous allez chercher tout ça.

C 'est cette montre qui vous accuse. Les numéros gravés dessus vous identifient.

Vous l 'aviez perdue et vous l 'avez cherchée partout, en vain.

Par deux fois, vous vous êtes introduit chez Sébastien pour essayer de la

récupérer. Peine perdue. Elle n 'était pas chez Sébastien, mais chez l

pour enlever la buée du cadran.

Pas de chance.

Vous êtes qui ? Vous êtes qui ?

Comment avez -vous su que Sébastien avait retrouvé votre montre ? Parce qu

me l 'a montrée, tout simplement.

Tiens, je t 'ai pas dit, regarde.

T 'as vu ce que j 'ai trouvé au pressoir ? Belle montre, hein ? Bon, il y a un

peu de buée sur le cadran, mais ça devrait se dissiper.

Si t 'as pas quelque chose, là, sers -moi quelque chose à boire, s 'il te

Oh,

Jules. Les travaux au pressoir étant imminents, on aurait forcément retrouvé

corps de Maya.

Et votre montre qui vous accuserait à coup sûr, c 'est pour ça que vous êtes

allé chez Sébastien.

Vous êtes allé la récupérer en simulant un cambriolage.

Vous connaissiez le code de la larve ? C 'est pas difficile.

Sébastien a utilisé le même depuis toujours.

Il avait peur d 'oublier.

Et pourquoi vous êtes -il surpris ? Vous ne connaissiez pas son emploi du temps

? Je l 'ai entendu au téléphone avec Louise. Il lui a dit qu 'il allait

rejoindre Anis. Il fallait qu 'il lui parle.

Je pensais que j 'avais tout mon temps.

Oui, mais Sébastien est tombé en panne sur l 'autoroute.

Il a appelé un dépanneur qui a pris en charge sa voiture et l 'a ramenée à

Ramatuel.

C 'est pour ça qu 'il vous a surpris.

C 'est quoi ce bordel ? Elle est où ? Elle est où quoi ? La montre.

Cette putain de montre, elle est où ? Quoi ? La montre que t 'as trouvée au

pressoir. T 'as pas remarqué que c 'était la mienne alors que ça fait des

que je la porte au poignet ? Qu 'est -ce que tu racontes ? Je comprends rien. C

'est moi qui ai tué Maya ! C 'est moi ! Je l 'ai renversée le soir de la fête en

partant de la plage.

Mais c 'était juste un accident, c 'était un putain d 'accident ! Mais qui

'aurait défendu ? Qui m 'aurait protégé ? Toi ? Non ! C 'était fini pour moi, c

'était terminé !

Alors j 'ai pris le corps et je suis allé au pressoir. Et là, je l 'ai mis

le puits.

Et c 'est là que j 'ai perdu ma montre.

C 'est pas possible. T 'es un grand malade, mec.

Qu 'est -ce que tu fais ? J 'appelle les flics.

Vous vouliez vraiment le tuer.

Il y avait un lourd contentieux entre vous. Vous aviez une jalousie maladive à

son encontre.

En fait, vous vouliez être lui.

Il avait tout, moi j 'avais rien. Je voulais juste m 'en sortir, c 'est tout.

Gardez votre salive pour expliquer tout ça au jury de la cour d 'assises.

Vous en aurez besoin.

Caroline, vous pouvez l 'emmener.

Allez.

Lâche -moi ! Qu 'est -ce que tu veux faire ? Je vais lui péter la gueule !

Heureusement qu 'on a un pilier de rue de vie. Ça vous a épargné un séjour en

cellule, Spalletta.

Relevez -vous, maintenant ! C 'est bon, lâche -moi.

Tu m 'as éclaté les cervicales avec ton placage à la chabal.

Ça me plonge. Lâche -moi.

Mon chat, mon beau.

T 'as pas fait trop mal ? Oui, tu connais mes abdos.

C 'est celui comme un lion sur sa proie. Non, j 'en mène pas.

Mais ça va les loulous ? Je vous dérange pas ?

Valetta

! Je me cherchais.

Belle Hermès, désolée de voir sa dulcinée sombrer.

Partout cherche la vérité.

Pardon ? C 'est un haïku.

Un quoi ? Un haïku. C 'est un poème japonais, en trois vers. C 'est le rite

-20. D 'ailleurs, Elisabeth, je crois que vous ne l 'avez pas exactement

respecté. Oui, mais enfin, je débute, je fais le que je peux.

En tout cas, moi, je voulais vous remercier.

De ? Mon haïku ? Ah non, d 'avoir résolu une affaire qui m 'ont hanté depuis

deux ans.

Et puis, je voulais aussi m 'excuser de ne pas avoir été toujours très rigolo.

Vous savez, on franchit tous les lignes un jour ou l 'autre.

Ah oui ? Même vous ? Bah oui.

Mais non, mais non.

Non, moi aussi, je voulais vous remercier, Spalletta, parce que si vous

'aviez pas parlé de la montre, je pense que l 'affaire n 'aurait jamais été

résolue. Ça veut dire qu 'on va encore collaborer, alors ? Pourquoi pas, hein ?

Bon, un petit verre avant de partir ? Un cordial, hein ? Ou alors, vous me

considérez toujours comme un meurtrier en puissance. Mais vous savez, les

meurtriers en puissance ont parfois de très très beaux sourires.

Oui, monsieur.

Dis -donc, madame la procurale, vous n 'avez pas en train de me draguer, là ?

Non.

Un petit cordial, oui.

Allez, à la vôtre.

Il ne faut pas en abuser.

Caroline.

La la la.

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