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Zulu
Pour trinquer à notre association.
Merci.
Et à l 'omelette de terre.
À la vôtre.
Et justement, les autres, ils sont quoi, là ? Parce que l 'omelette, c 'est
comme le risotto.
Et t 'attends pas, hein. Olivia est en route. Et je crois que mon père finit un
coup de fil.
Aurélien arrive.
Il est là, là -dedans.
Je pense que désormais, on est pas tous ici.
Ça, c 'est une bonne idée, Virgile.
Et à condition que t 'amènes ton pas.
J 'ai lu tellement qu 'ils viennent de débarquer.
Ils veulent tous un truc différent. On a l 'impression qu 'ils m 'étonnent pas,
tout est bon, ici.
C 'est gentil, ça, Julie, même si je sais que t 'aimes pas ma daube. Allez, c
'est parti, sur devant ! On se charge du service.
Ah bon, vous êtes sûre ? On n 'a pas mal eu froid. D 'accord, on va aller à la
grande table, à gauche, pas à terrain. Allez -y.
Allez, cherchez vos assiettes, ça va être froid.
Laisse -toi, je vais y aller. Non, non, je vais, ma chérie, je vais dire bonjour
à Serge.
Moi, je propose que la prochaine, on la fasse chez moi.
Dans ton coup de truck ? Sur le trottoir, en fait, du coup. J 'ai quand
trois tables, en se serrant bien.
Je le bichonne, mon peinturier.
Je le pétris avec amour, comme si c 'était une belle femme.
Vous allez voir comment il va l 'accompagner, cette omelette.
Il va la sublimer.
Salut, tout le monde.
Désolée pour le retard.
Merci, au revoir.
Pardon, Olivia.
Merci. Alors ? Vous en pensez quoi ? De l 'omelette, sublime, comme toujours.
Je pense que Marie veut parler de son projet d 'élimination de Noël. Il faut
'on se décide vite, sinon on ne tiendra pas les délais.
Dignalante, ton truc.
Je ne m 'en veux pas.
Je n 'ai toujours pas retrouvé la fréquentation pré -Covid.
Moi non plus.
Alors ? Elle est comment, l 'omelette du patron ? Trop bonne.
Babeuse.
Délicieuse, comme d 'habitude.
On fait une petite photo, d 'accord ? Ok.
Cheese, cheese, souris, cheese.
Ça va Marie ?
J 'ai déjà pas les pompiers.
Non mais non, je vais rentrer chez moi et m 'allonger et tout ira bien.
D 'ailleurs, ça va déjà beaucoup mieux.
Marie, ça va pas ? Qu 'est -ce qu 'il se passe ? Ah mais non, rien, rien, rien.
J 'ai juste un petit coup de mou. J 'ai un peu trop forcé sur le vin. Je vais te
raccompagner.
Arrête, c 'est le coup de feu. J 'habite à 5 minutes.
T 'es sûre ? Nickel.
J 'ai jamais vu comme ça, dis -moi.
Très bien, je suis à la... Oui, j 'arrive, j 'arrive, j 'arrive.
On vous attend.
Bonjour Caroline.
Ah oui, c 'est... Ah ça, ça c 'est des soldes.
Je n 'ai pas pu résister.
C 'est joli, non ? Oui, c 'est très... Très Côte d 'Azur. Voilà, c 'est très
Côte d 'Azur.
Et vous, ça va, Caroline ? Vous faites une drôle de tête.
Pourquoi la vie est si compliquée, madame la procureure ? Je ne sais pas,
-être que si c 'était trop facile, on s 'ennuierait, non ? Eh bien, moi, je ne m
'ennuierais pas, vous voyez.
Bonjour, messieurs.
Ah, oui.
Alors, docteur ?
Un empoisonnement.
Un empoisonnement ? Mais à quoi ? Elle a dîné au restaurant des arcades hier
soir. Une omelette au cèpe.
Avec six autres personnes, qui pour le coup, elles se portent comme des
Bon, ben, à moins d 'un manque de bol absolu, l 'intoxication aux champignons
est à exclure.
Vous avez fini avec vos élucubrations culinaires ? Elle est décédée suite à l
'absorption d 'un poison violent.
J 'ai lancé la toxicologie.
Non, mais merci docteur.
Et qui a trouvé le corps ? Le neveu qui se trouve à l 'intérieur.
Charmant, léger.
Ça gale, carrément.
C 'est un vrai musée, ici.
Une collection constituée par mon oncle.
Ce sont tous des artistes qui ont fréquenté Biote.
Ça doit valoir une blinde, tous ces trucs, non ? Un peu plus, même, oui.
Pardon, on ne sait pas présenter. Elisabeth Richard, vice -procureur.
Et le lieutenant Martinez.
Bonjour. Enchanté. Hugo Fontaine.
Vous êtes le neveu de Marie Lemaire ? Indirectement, oui. Marie était la femme
de mon oncle, François Lemaire.
Et il est où, votre oncle ? Il est décédé il y a six mois. Vous habitez ici
J 'habite une chambre en bas.
Peut -être que vous travaillez avec elle ? Oui, depuis plusieurs années, oui.
Ils sont vivants pendant que ma maman datait pour créer une fondation à son
C 'est moi qui expertise le toile.
C 'est vous qui avez découvert le corps ce matin ? Qu 'est -ce que vous pouvez
nous dire sur Marie ? Marie était une femme forte, solaire, généreuse.
Tout le monde l 'aimait ici.
C 'est incompréhensible.
C 'est souvent le cas, hélas.
Mademoiselle, je suis désolée, vous ne pouvez pas entrer pour le moment. Je
Julie Caron, je travaille avec Marie. C 'est ma compagne.
Juste pour info, mademoiselle, est -ce que vous faisiez partie des invités au
dîner d 'hier soir ? Oui.
Dans ce cas, je vais avoir quelques questions à vous poser.
On a retrouvé son sac à main dans un buisson.
Il y avait ça dedans.
C 'est quoi ça ? Anti -épileptique.
En théorie, mon ami.
Je vais améliorer ça très vite.
Téléphone, je m 'en occupe.
Capitaine, je vais déposer mes affaires à l 'hôtel. On se retrouve à la
gendarmerie ? Ok.
Qu 'est -ce que vous avez fait de votre petite chienne, Caroline ? Sidonie.
Oui ? Oui.
Elle est chez les parents de Jérôme.
Jérôme... Jérôme, le docteur Leclerc ? Oui.
On s 'est un peu rapprochés pendant le confinement.
Du coup, il m 'a invité chez ses parents. Ils ont une immense baraque
tourelles, un truc.
Un château, quoi. Dans le genre. Enfin, hyper grand. Du coup, niveau distance et
sécurité, il était super bien.
Mais ce bon docteur Leclerc ne les a pas respectés.
Oh, vous foutez pas de moi.
Oui, on a commencé à sortir ensemble.
Et ? Vous vous êtes disputés ? Pire.
On a fait un truc affreux.
Non, attendez, rien de grave.
Si, très grave.
Il m 'a demandé en mariage. Non, c 'est trop.
Non mais attendez, on était bien, on vivait une petite amourette tranquille
puis il a tout gâché.
Ah oui ? Tout ? Vraiment ? Tout ?
Marie Lemaire, 34 ans,
avocate, a épousé il y a 5 ans François Lemaire, 57 ans.
Lui -même décédé il y a 6 mois. François Lemaire était collectionneur, homme d
'affaires et il possédait entre autres une des verreries de Biote.
Carline, vous me filez un coup de main.
Vous avez déjà leur photo ? Ah bah ça c 'est la magie ou l 'enfer des réseaux
sociaux, ça dépend comment on se lasse. Enfin bon bref.
D 'après nos deux tourtereaux, Hugo Fontaine, le neveu de feu François
et la petite Julie Caron, personne n 'aurait pu engloire un mari. Voilà, c
'était quelqu 'un de bien, de formidable.
Tout le travail habituel, quoi.
Personne, à part son assassin, comme d 'habitude.
Donc, vu son emploi du temps et la violence de la réaction, soit elle s
empoisonnée chez elle, soit elle a ingéré le poison pendant le dîner au
restaurant. Bon, si c 'est le cas, ça veut dire que son assassin faisait
des convives.
Caroline, vous contactez le médecin de Marie pour savoir exactement quel
traitement elle prenait. Et vous m 'obtenez également un rendez -vous chez
notaire. Son notaire ? Comme vous dites, il y en a pour une blâme. Faut bien que
ça profite à quelqu 'un.
Je m 'en occupe.
On va au restaurant ? Vous m 'invitez ? Pourquoi pas ? Non, sans blague.
Je sais pas quoi vous dire.
Je comprends pas ce qui est passé.
Marie... On était très liés, tous les deux.
Liés ? De quelle manière ? C 'était quelqu 'un d 'extraordinaire, quelqu 'un
qui... qui avait une belle énergie, qui était toujours positive.
Et les autres convives ? Leur rapport entre eux ? Ben, on se connaît tous.
On fait partie de l 'association de commerçants.
Nous, on était là, entre nous, tranquilles, à la bonne franquette. Et
préparais une omelette en cuisine.
Et eux, ils ont assuré le service.
Ah bon ? Vous n 'avez pas servi vous -même ? Non, non, non, c 'était le coup
feu. Il y a un groupe d 'Allemands qui est arrivé.
N 'importe qui a pu mettre du poison dans la tête de Marie.
J 'imagine que vous avez le nom de tous les gens qui étaient présents.
Ben oui, bien sûr, oui. Je vous l 'ai dit, on se connaît tous.
Ils sont des habitués.
Vous avez des caméras de surveillance ? Oui, il y en a une dans le couloir,
juste après les chambres. Ok, est -ce que c 'est possible de voir les images d
'hier soir ? Oui, oui, bien sûr. Merci.
Bonjour. Bonjour, bonjour.
On va parler de 5 à 7, je ne vois pas trop ce qu 'on va trouver ici.
Tiens, il y a eu un 5 à 7 agité là.
Faire mon léger, carrément.
Magnifique.
Ça donne quoi ? Des 5
à 7.
On peut pas accélérer un peu ? Ah,
d 'accord.
C 'est Olivier.
Olivia, qui ? Olivia Rousseau, elle tient la boutique de produits artisanaux
200 mètres.
Elle est gonflée quand même, elle aurait pu me dire qu 'elle qui avait pété le
cadre. Elle est gonflée, mais elle est surtout très énervée. Il s 'est passé
quelque chose pendant le dîner ? Je sais pas, je vous l 'ai dit, moi, il y a
trois quarts du temps, j 'étais en cuisine.
Mais c 'était quoi les rapports entre elle et Marie ? Bah, pas très bon, vu
circonstances. C 'était quoi les circonstances ? Bon, Olivia était en
avec François le maire, il l 'a quittée pour Marie, alors forcément, non, c
'était pas les meilleures amies du monde.
Ah.
Pardon, Olivia, comment ? Rousseau. On y va ?
Madame
la procureure ? Oui ? Bonjour.
Bonjour. Je suis journaliste au courrier niçois.
Joannick ? C 'est pas l 'État.
Qu 'est -ce que tu fais là ? Je fais mon boulot.
Et toi, t 'es dans la police, alors ? Jean Vermeury.
Capitaine, tout de même.
Capitaine ? Voyons.
Ça, alors.
Mais on est tous lissés ensemble.
Et vous êtes sur l 'affaire Marie -Lemaire, là, c 'est ça ? Oui, mais tu t
'emballes pas, mon canard, parce qu 'on démarre à peine, donc pour l 'instant,
on n 'a rien à dire.
OK. OK ? OK, OK, OK.
Je te connais.
Bon, ben, je vous laisse. De toute façon, on se reverra, on va se
Oui, oui.
Attends.
Appelle -moi, quand même.
Parce qu 'ici, on est chez moi.
Je connais tout le monde.
OK ? Tu m 'appelles ? Oui.
Allez, t 'es un ami.
Sous -titrage Société Radio -Canada Sous -titrage Société Radio -Canada
Sous -titrage Société Radio -Canada Sous -titrage
Société Radio -Canada
C 'est beau, toutes ces créations.
Oui.
Biote est une ville d 'art. On essaye d 'aider les artistes et les artisans
locaux. Si quelque chose vous tente... Elisabeth Richard, vice -procureure de
Capitaine Joannick.
Nous aimerions vous poser quelques questions.
Il paraît qu 'elle est morte, empoisonnée.
Elle fait partie des hypothèses, en effet, oui.
Madame Rousseau, pardonnez -moi, je ne vais pas y aller par quatre chemins.
Votre époux, François Lemaire, vous a quitté pour épouser Marie.
J 'imagine que vos relations avec elle devaient être compliquées.
Les gens bavassent.
Non, nos relations étaient très simples, cordiales.
Mon histoire avec François battait de l 'aile, on s 'est quittés en bon terme.
J 'en ai jamais voulu à Marie.
Et qu 'est -ce qui vous a énervé à ce point, hier soir ? Un cadre qui tombe
un couloir, ça vous dit rien ? Non,
non, c 'est...
C 'est rien.
Hier soir, Marie nous imposait de nouvelles dépenses.
De nouvelles dépenses pour ? Oui, Marie est la présidente de notre association
de commerçants. Elle peut être très autoritaire. Elle m 'a gassée.
J 'avais un peu bu.
Je me suis défoulée.
Bien, merci.
Je repasserai à l 'occasion pour faire quelques achats.
Au revoir.
Au revoir.
Curieux, comme elle continue de parler de Marie au présent.
Non ? Ça vous a pas choqué ? Non.
Mais je sais pas, j 'attends Florus quand même.
Mais il est quelle heure, là ? Elisabeth, capitaine.
Bon, je sors de chez son médecin, à part son épilepsie, RAS.
Antalgique, antibio, vitamine C en hiver.
Ok, super. Bon, mesdames, je file, j 'ai au bureau. D 'accord. Et la succession
? Le notaire vous attend dans 5 minutes.
Mais bravo, Caroline.
Rapide, efficace, précise.
Et l 'adresse ?
De ? Bah, Caroline, l 'adresse ? Ah, bah oui, l 'adresse.
Bah oui.
Voilà. Rapide, efficace, précis. Rapide. Merci.
Merci.
Eh ouais, j 'avais complètement zappé que t 'étais du convoi.
Ah oui ? J 'ai grandi ici, même.
J 'en ai déménagé, puis je suis revenu après mes études. Ouais.
Mais ça va, t 'es bien au courrier niçois ?
Je pense éveillé.
Je pille la droite à gauche.
J 'adore ça.
Je suis libre. Je rencontre des gens. Ils me parlent. Je les raconte.
C 'est bon.
Ok.
Et les gens, ils en pensent quoi de la mort de Marie Le Maire ? Parce que là,
pour le coup, ça leur a raconté, j 'imagine.
Ah, parce que c 'est toi qui me demandes des infos.
À charge de revanche.
Bon, ben, Colville.
Il s 'est boulangé, ça ? Oui.
Mais qu 'est -ce qu 'il a trouvé ? Je cherche.
Vas -y, balance tes comptes.
Parle -lui de son fils.
Son fils.
Bonjour, maître.
Bonjour.
Vous avez une sacrée collection de verres.
Je suis né à Biote.
J 'aime cette ville et la verrerie en est l 'âme.
J 'imagine qu 'en tant que notaire, vous devez connaître tout le monde ici.
Il doit y avoir des sacrés secrets de famille.
Mais bouche cousue, je suis un notaire à l 'ancienne.
Évidemment, évidemment.
Mais vous pouvez peut -être me parler de Marie Lemaire.
Elle a hérité de tous les biens de son mari, c 'est ça, François Lemaire ? Tout
à fait.
Et vous pouvez me donner un ordre d 'idée, une fourchette ? Plusieurs
'euros. Ah oui, quand même.
Ça faisait longtemps qu 'il était marié ? Cinq ans.
Marie était avocate.
Elle a défendu François dans un litige qui l 'opposait à Stéphane Caron. C 'est
comme ça qu 'ils sont connus.
Un vrai coup de foudre.
Et Stéphane Caron, c 'est le maître verrier. C 'était quoi le litige entre
et le maire ? Le maire a racheté la verrie de Caron qui était en dépôt de
Tout était signé dans les règles.
Mais Caron a eu des états d 'âme. Il a crié au scandale, il s 'était fait
Enfin bref, grâce à Marie, tout est rentré dans l 'ordre.
Mais qui va hériter ? Sans testament, tout devrait revenir au neveu de
Hugo Fontaine ? Lui -même.
Ah, vous ne l 'aimez pas lui, hein ? Non mais Hugo est un, pardonnez -moi l
'expression, un petit con bardé de diplôme qui passe son temps depuis la
François à donner des leçons à tout le monde.
Marie la première.
Ah oui ? Parce qu 'il avait l 'air sincèrement ému par le décès de Marie.
L 'habit, c 'est pas toujours le moine, madame la procureure.
C 'est bien, mais t 'es pas assez pulmonaire là, il faut que tu souffles
fort.
Voilà, ça c 'est bien.
Bon boulot les gars. Qu 'est -ce que vous a appris votre copain journaliste ?
Justement, ça va être un journaliste. Je vais vérifier, on va en dire plus.
Bonjour, je peux vous aider ? Bonjour monsieur, est -ce que vous avez 5
pour qu 'on puisse se parler un petit peu ? Marie a été empoisonnée.
Les nouvelles vont vite ? Viottes, c 'était un petit vidage.
Ça a pas dû être facile de perdre tout ça. Il y a des années d 'efforts là.
Ah mais j 'ai rien perdu moi.
Le propriétaire a changé.
Mais l 'âme de cette verrerie, c 'est toujours moi.
Ce qui est le plus important, au fond, c 'est l 'artistique.
Moi, ce qui me plaît, c 'est créer, dessiner, voir la matière prendre forme.
L 'administratif, la paperasse.
C 'est quand même grâce à Marie que François Lemaire a pu racheter votre
verrerie. Ça n 'a pas créé de préjudice entre vous ? C 'est moi qui ai décidé d
'accepter son offre.
Vous avez dénoncé le rachat.
Comprenez bien une chose.
Cette vérité, c 'est toute ma vie.
Julie a quasiment grandi ici.
Alors c 'est vrai, j 'ai eu peur.
Mais Marie a convaincu François de me laisser la créa.
On s 'entendait bien.
Elle s 'occupait des comptes. Elle a même embauché Julie comme assistante.
C 'est pas ici que vous trouverez l 'assassin de Marie.
Si vous avez une petite idée où on peut le trouver, ça m 'arrange, moi.
Où est -ce que vous étiez passé au dîner, M. Caron ? À la gauche de Marie.
Et votre fille, elle était assise où ?
En face de moi.
Évidemment, rien vu d 'anormal pendant le dîner.
Non.
Et Marie, elle vous semblait comment ? Nerveuse, normale ? Maintenant que vous
le dites, en effet, Marie et Clémentine se sont isolées au cours du repas.
Clémentine Roux ? La paysagiste ? Oui.
La conversation entre elles paraissait tendue, ça m 'a surpris. Pourquoi ?
Parce qu 'elles étaient très proches.
Proches ? Enfin, soudées et complices.
Il ne fallait pas dire du mal de Marie, sinon Clémentine sortait des griffes.
Et qui aurait pu en dire du mal ? Colville, par exemple ? Non, pas plus,
moins que les autres commerçants.
Mais pourquoi
Colville ? Vous avez des infos ?
Arrêtez d 'être si vilain, capitaine. Je suis pas la pitié, moi.
Tu sais la pitié, moi.
Allô ? Ok, super, j 'arrive.
Très bien.
Merci.
J 'ai tellement d 'informations à vérifier dans Colville.
Donc bientôt, je vous dirai tout, c 'est promis. J 'espère bien, Nido.
Madame la procureure.
Bonjour.
Quelle maîtrise.
Vous vous calmez aussi vite que vous vous énervez.
Belle prestation.
De quoi je me mêle ? En tant que vice -procureur, c 'est une question que je
me pose jamais.
En revanche, des questions sur l 'assassinat de Marie, je m 'en pose
Si Marie a été empoisonnée pendant le repas, vous pouvez m 'oublier.
Je ne suis pas commerçant. Je ne t 'ai pas invité.
On ne sait pas encore quand elle a été intoxiquée.
Vous habitez chez elle ? Quant au dîner, vous auriez très bien pu avoir
une complice.
Pardon ? Vous êtes complètement folle. Folle ? Ah non.
Je ne suis pas folle.
J 'aimerais bien de temps en temps, mais non.
Non, je suis pute. Je réfléchis. Et surtout, je n 'accuse personne.
Mais au premier abord, si quelqu 'un avait tout à gagner de la mort de Marie,
'est Hugo.
Elle me l 'accompagne ? On voyait vraiment un chasseur d 'héritage.
L 'argent n 'est pas toujours le seul mobile, vous savez. En tout cas, quand
vous l 'aurez trouvé, le seul mobile, on se raffine. D 'accord ? J 'ai affaire.
Je n 'y manquerai pas.
Au revoir.
Qu 'on parle.
Ça, c 'est un vrai cas d 'école.
Ah, merci, c 'est gentil.
Ah, mais c 'est pas trop tôt. Il y avait ça, que du pain blanc ? Oui.
Je peux ? Oui.
Bon, alors, revenons à notre collection de mobiles. Commençons par le plus
évident, l 'argent.
avec Hugo Fontaine, l 'héritier aux dents longues, et sa petite amie Julie
Caron. Bon, même si elle travaille avec Marie, vous ne faites pas un dessin.
Et le père de cette jeune femme, Stéphane Caron, qui a refusé le rachat
verrerie par François Lemaire.
Alors là, pour moi, on a affaire au trio parfait de la vengeance.
Donc, versant sentimental maintenant, on a Olivia Rousseau, qui est quand même
très à fleur de peau, on l 'a vu.
ex de François Le Maire, que lui avait piqué Marie.
Donc forcément, ça n 'aide pas à la sérénité tout ça. Oui, forcément.
Et trois autres ? J 'y viens, j 'y viens.
Virgile Colville, boulanger, Clémentine Roux, paysager, et Aurélien Ferreiro,
qui tient un fou de truc.
Sans oublier Serge Pellegrino, le patron des arcades, à qui on a presque donné
le bon Dieu sans confession.
Pellegrino, je l 'ai dans les appels de Marine.
Il se parlait quasiment tous les jours.
Ah ouais ? C 'est bien ça.
Attention, ils étaient très amis.
Il y a peut -être Anguille Souros.
Anguille ? Anguille, capitaine, je ne vais pas vous faire un dessin.
Dites -moi, Caroline, vous appelleriez le docteur Leclerc pour voir un peu où
en est ? Oui, bien sûr.
Pardon, excusez -moi, j 'ai oublié.
Moi, je vais m 'acheter un autre sandwich parce que ça, ce n 'est pas
Quelqu 'un veut quelque chose ? Non, merci.
Bon, je vais l 'appeler, du coup.
Mais non, je vais m 'en occuper.
Non, je vais le faire.
Je ne vais pas laisser mes soucis personnels perturber mon travail.
Mais qu 'est -ce qui vous fait si peur, Caroline ? Je n 'ai pas peur.
Alors, pourquoi vous êtes partie en courant quand il vous a demandé en
Mais non, ce n 'est pas ça.
D 'accord, je flippe. Voilà.
C 'est que vous êtes tentée.
Sinon, vous auriez dit non.
Carrément.
Peut -être.
Elle a tué mon fils ? Oui, c 'est vrai que j 'ai peut -être dit.
Il y a une petite chose que je comprends pas bien, monsieur.
D 'après les éléments recueillis à l 'époque, on apprend que votre fils était
ivre et s 'est jeté sur la voiture de Marie. Donc pourquoi lui en vouloir à
? Parce que c 'est à cause d 'elle qu 'il buvait.
Il était tombé amoureux.
Très bien.
Quand elle lui a fait comprendre qu 'il avait aucune chance, il a pété un câble
et il s 'est foutu en l 'air.
Je suis désolé.
Mais j 'ai beaucoup appris au procès.
Que Jules s 'était monté la tête, que... que Marie l 'avait jamais allumée.
Elle était souriante, c 'est tout.
Il s 'est fait un film.
Mais c 'est pas par hasard qu 'il est rentré dans la voiture de Marie.
Sans doute qu 'il a suivi.
Comme si c 'était difficile.
Comme pour lui dire...
Toi, tu m 'aimes pas ? Moi, je suis fou de toi.
Et voilà.
Je m 'en suis jamais remis.
Mais j 'ai arrêté d 'en vouloir à Marie.
On n 'est pas toujours responsable des sentiments qu 'on suscite.
Et Marie, elle était comment ces derniers temps ? Égale à elle -même.
Elle a eu une période difficile après la mort de son mari, mais... Je pense que
ta relation externe... Elle permet de reprendre le dessus.
Serge, le...
Serge Pellegrino, le patron des arcades ? Oui.
Je croyais discret, mais tout le monde était au courant.
Pourquoi est -ce qu 'il aurait attendu deux ans pour se venger ? Aujourd 'hui,
il prétend ne plus la juger responsable, mais c 'est clair qu 'il n 'a pas
digéré la mort de son fils.
Il ne se digère pas de toute façon.
J 'ai la vidéo surveillance de la rue de Marie -Lemaire.
Qu 'est -ce qu 'il a fabriqué chez elle pendant 10 minutes ? On a saboté les
freins de sa voiture. Quoi ? Gamer d 'empoisonnement et on sabote les freins
sa bagnole.
Heureusement qu 'elle avait beaucoup d 'amis parce que sinon... C 'est peut
-être qu 'on a voulu absolument la tuer mon capitaine.
Alors pour deux raisons différentes.
Le saboteur n 'est pas l 'empoisonneur.
Vous avez pu lire la plaque d 'immatriculation du scooter ? C 'est
Les miracles de la technologie.
Le véhicule sort volé à Nice le 24 février.
Il nous envoie les bandes ? Oui.
Ah, très bien.
Le docteur Leclerc nous attend.
Docteur ? J 'ai reçu le résultat des analyses toxicologiques.
Marie Lemaire a bien été empoisonnée.
Au fentanyl.
Au quoi ? Le fentanyl, à la base, c 'est un analgésique opioïde.
Mais détourné en drogue, c 'est 100 fois plus puissant que la morphine, 50 fois
plus que l 'héroïne. Et comment ça se présente, le fontanil ? C 'est une
blanche. Mélangé à n 'importe quoi, ça n 'a pas de goût, pas d 'odeur.
Ça passe totalement inaperçu, même à dose létale.
Et je vais aussi analyser les gélules qu 'on a retrouvées dans le flacon. Voilà
le résultat.
C 'est 22H28N20.
C 'est du froid ? Presque.
C 'est la formule du fontanil.
Et la posologie de son traitement, c 'était quoi ? De comprimer par jour, c
ça ? Un matin, un soir.
Donc ça laisse environ 12 heures pour remplacer les antiépileptiques par le
fentanyl.
Et ce qui est étrange aussi, c 'est qu 'on n 'a relevé que 4 empreintes de
-Lemaire sur le flacon de gélules.
Alors que c 'est un objet qui est censé être manipulé quotidiennement. Et donc,
il devrait en être couvert.
Ok.
Ok, ok. Bon, donc, si on se fait un petit opo, Marie -Lemaire prend son
le matin, tout se passe bien pendant la journée, elle prend celui du soir, boum,
elle meurt.
Bon, ben, le tout est de savoir maintenant qui a trafiqué ces gélules et
-ce que ça se procure, le fentanyl ? Ah ben, l 'hôpital.
Ou chez tout bon dealer.
Merci, docteur.
Bonne soirée. Salut, Jérôme. C 'est Charles.
Caroline ! J 'ai pas ça ! Pourquoi ? Non, non ! Non, non, quoi ?
C 'est vraiment un chouette métier, ça, de dessiner des jardins.
Surtout dans des endroits pareils.
Elle est belle, hein ? Magnifique.
La maison a été rachetée par un couple de Russes.
Je les ai convaincus de conserver les veilles d 'essence, tout en modernisant
les lignes autour du couloir de nage, ici.
Ce sont des orchidées, non ? Oui, alors vous avez des orchidées exotiques, avec
des gros pots sur la terrasse, et puis des orchidées de Provence, ici, le long
de l 'allée -là.
Et là, vous envisagez quoi ? Des éléantèmes ? Joli coup d 'œil.
Fleurs de soleil en grec ? Vous parlez grec aussi ? Ah non, non, non.
Non, non.
À part deux, trois trucs comme ça pour faire la maline, mais non.
Mais moi, je tenterais des crocus ou des bacopas.
Vous lisez dans mes pensées ? Et Marie, elle...
Vous partagez votre amour des plantes ? Disons qu 'elle aimait en recevoir,
moins t 'en occuper.
Vous étiez proches ? C 'était ma meilleure amie.
Tous les témoignages s 'accordent à dire que c 'était une femme pleine de vie,
malgré ses problèmes d 'épilepsie.
Oui, elle a toujours pu rester très positive.
Vous savez si elle a pris son traitement pendant le dîner ?
Ben oui, elle s 'en cachait pas.
Tout le monde le savait.
Ça vous semble possible qu 'on ait changé son flacon de pilule contre un
C 'est comme ça qu 'elle a été empoisonnée ? C 'est une hypothèse.
Écoutez, je sais pas. Le dîner a été assez mouvementé. On s 'est tous levés à
tour de rôle pour aller chercher du pain, du vin.
Donc j 'imagine que oui.
Vous avez une conversation un peu tendue avec
elle, non ? Qui vous a dit ça ? Non,
j 'essayais juste de la mettre en garde.
Contre qui ? Contre quoi ? Disons que Marie était très généreuse
avec tout le monde.
Elle était très à l 'aise avec l 'argent qu 'elle avait arrêté de François et...
J 'essayais de lui faire comprendre que certains en profitaient.
Et qui aurait pu en profiter dernièrement ? Aurélien Ferreiro.
Je vais devoir vous laisser.
Vous reviendrez parler botanique ? Pourquoi pas.
Au revoir. Au revoir.
Oui, ça va.
C 'est juste que j 'ai pas emménagé ici.
Maintenant, ça me... Je sais pas.
Je pensais que ça te ferait plaisir.
C 'est chez moi ici, maintenant.
C 'est chez nous.
Tu veux un café ? Oui, je veux bien, s 'il te plaît.
Hugo ? Ça te dit quelque chose, ça ?
Tu
crois vraiment qu 'ils te soupçonnent ? Je crois surtout qu 'ils ont aucune
piste.
J 'ai une sensation bizarre.
Je n 'arrive pas à mettre le doigt dessus.
C 'est pas trop tôt.
On a enfin les relevés de compte de Marie -Lemaire. Vous voulez jeter un
Elisabeth ? Oui, quoi ? Vous voulez jeter un oeil ? Ah, dis donc, joli
C 'est bien, ça.
Qu 'est -ce que vous avez ? Caroline, vous êtes tyrannique. Mais il a le droit
de prendre du bon temps, quand même.
J 'appelle ça du harcèlement.
Mais enfin, Caroline, c 'est... Non.
Si on me demande, j 'ai du travail.
On ne m 'avait pas vu.
D 'accord ? Merde ! C
'est où,
Caroline ? Enfin, le lieu de Martinez ? Je ne sais pas, mais si vous marchez un
peu vite, vous allez peut -être la rattraper.
Ah ben non ! Tu vas où, là ? Le boulot, le boulot ! Les chiants ! Donc, vous
jouez aux cartes, carrément.
Vous téléphonez.
Oui, oui, oui, ton SMS t 'a répondu.
Mais il faut que je remonte dans ma chambre d 'hôtel pour te rappeler.
J 'arrive, j 'arrive. Oui, oui, je te rappelle tout de suite.
Mais Joannick, ça va pas, non ? Vous voulez pas répondre à ma place aussi ? J
'ai peut -être une vie intime.
Oui, mais vous me répondrez tout ça après. Ah ben non.
Juste pour vous dire que Pellicrino, rapport à Languille, c 'est le moment.
Faut lui appeler sur le nez, il y a toutes les infos qui tombent. Ah ben
formidable. Oui.
On y va. Oui, on y va.
Une petite partie de belote, madame la vice -procureur. Mais avec plaisir.
Bonjour. Elisabeth Richard, vice -procureur. Rico, musicien de terrasse.
Enchantée. Rico anime toutes nos soirées. C 'est une figure locale. C
simple. A Biot, vous venez pour faire l 'allégé au Rico Martinelli. Ah, n 'est
-ce pas ? Oh ! C 'est un peu l 'italien, non pas mal.
Alors, cœur, cœur, je prends cœur.
C 'est parti.
Je prends, Charles, je prends.
Ok, Rico.
Chaque fois que je ferme les yeux, je vois cette grosse robe blanche de mariée
avec tous ces gros froufrous et cette dragée qui dégouille.
Ça me fait la chair. Ça me donne envie de dégoubiller.
Tu crois que je serai consultée ? Prends ton
temps.
On est pas au piège.
Mais s 'il te plaît.
Arrête de me fuir comme si j 'étais l 'antéchrist !
Et moi, je veux bien un petit vin blanc, Charles. Bien sûr. Merci.
Un porto, Rico ? J 'ai pas trop ça.
Oui, mais t 'avais qu 'à pas taper, Rico.
Bon, je vois bien, ça fait plaisir. Ah, j 'adore ça.
Et Marie, elle aimait bien la belote ? Un peu.
Vous savez, les avocats et la belote.
C 'est vous qui lui avez appris ? Non, c 'est Rico, surtout.
Vous, vous lui avez appris autre chose ? Oui.
Surmonter la mort de son mari.
En lui téléphonant tous les jours.
D 'accord.
Ouais. On sortait ensemble depuis un mois et demi. Je vous ai rien dit parce
que... Parce que Marie préférait rester discrète vis -à -vis des autres par
rapport à la mort de François.
Et vous, vous en pensez quoi ? Je
pense qu 'on était en train de démarrer une belle histoire.
Vous avez l 'air de tenir le coup.
Pourquoi ? Parce que je vais tourner la boutique ? Je suis au fond du
trou, en fait.
Alors, anguille ou pas anguille ? Anguille, anguille, définitivement.
Bravo, bravo pour la belote. Bien joué.
C 'est gentil, ça. Non, non, vraiment.
Et comment vous le sentez ? Honnêtement, sincère et dévastée.
Ouais, je vais quand même aller fouiller dans leur coupe histoire de savoir si
ça se passait bien entre eux.
Alors, moi aussi, j 'ai une info. Parce qu 'il n 'y a pas de goût. C 'est pas du
mal. Caroline a sorti les comptes de Ferrero. Et lui aussi, pour avoir un
vieux comme le monde.
Ferrero, c 'est le gars du food truck, ça ? Absolument.
Ok, bon, on y va, là. Non, parce que je voulais d 'abord aller voir Julie Caron.
Je pense qu 'elle en fait un rayon sur les rapports Marie -Ferrero.
Ok, bon, on y va après, alors. Non, parce que j 'ai un coup de fil intime à
passer, que j 'ai pas pu passer.
Un gros sanglier, là.
Bonjour.
Bonjour. Merci de me recevoir. Je vous en prie.
Asseyez -vous.
Merci.
Il n 'est pas là, votre fiancé ? Non.
Il est parti voir un collectionneur.
Il envisage de céder une toile de son oncle.
Céder ou vendre ? Qu 'est -ce que ça change ? Ça voudrait dire qu 'il a pas
à fait perdu le nord.
Il en espère combien ? J 'en sais rien.
Arrêtez avec Hugo. Il avait déjà entamé les négociations bien avant la mort de
Marie. Et elle en pensait quoi, Marie ? Elle était plutôt contre.
Elle pensait que François n 'aurait pas voulu.
Et vous ? Moi, ça m 'en regarde pas.
La collection d 'art, c 'est entre Marie et Hugo.
Je ne comprends pas vos questions. Vous ne vouliez pas me parler de Ferrero ?
Oui.
On a constaté que Marie lui a fait un virement de 70 000 euros il y a environ
mois. Et comme il n 'y a aucune trace de remboursement, je me demandais quel
était le deal.
En tant qu 'assistante de Marie, je suppose que vous êtes au courant.
Non.
Non, ça a dû passer par son compte perso et pas par celui de la société.
Mais de toute façon, ça ne m 'étonne pas.
Qu 'est -ce qui ne vous étonne pas ? Ferreiro.
Je ne l 'ai jamais senti.
Bon appétit.
Bonjour.
Monsieur, bonjour.
Bonjour. Un renseignement ? Oui, est -ce que vous faites du bio ? Oui, 100 %
bio, plus une 100 % maison et locale.
Je vous sers un assortiment de petits farcis ? Ah oui, je ne dis pas non.
Bon, et si on se présentait, M. Ferreiro, Elisabeth Richard, vice
Joannick, gendarme.
Vous venez pour Marie ? Oui.
C 'est incroyable ce qui lui est arrivé.
C 'est dégueulasse, c 'était une fille super.
Vous la connaissiez bien ? C 'était une grande amie.
C 'est fou ce que Marie avait comme amie.
Tenez. Ah, merci.
Et d 'après ce qu 'on a pu comprendre, vous lui deviez de l 'argent.
Et alors ? Ça vous regarde ?
Dites -moi, monsieur, ma question, je vous l 'ai posée gentiment.
Oui ? Donc vous me répondez gentiment.
Je vous parle d 'une somme que vous lui avez pas rendue.
Donc nous, on peut tous imaginer, et puis vous aussi, d 'ailleurs, que sa
aurait pu effacer votre dette, par exemple.
C 'était mon amie.
Oui. Elle comprenait ma situation. Elle savait que je mettrais du temps à
rembourser.
Vous allez quand même pas mettre sa mort sur le dos, non ? Mais vous êtes
cinglés ou quoi, là ? Non, non, non, mais vous devriez baisser le denton.
vous avez affaire à un capitaine de gendarmerie, tout de même. Il a du mal
Écoutez.
Je n 'ai rien à voir avec son empoisonnement.
Alors, si vous permettez, j 'ai des clients à servir.
On vous permet, mais ils nous seront amenés à nous revoir, M. Ferreiro.
Vraiment d 'avis, mon cul.
Je sais pas si c 'était tes copains, mais ces petits farcis sont à tomber.
Ils m 'ont même pas filé de fumier. C 'est dommage.
Tu peux goûter ? C 'est pas sympa.
Je suis désolée.
Capitaine, le type au scooter, celui qui est entré chez Marie juste avant sa
mort, il est fiché. Il s 'appelle comment ? Kevin Estrade, il travaille
fête foraine.
C 'est reparti pour un tour ! Allez, roulez jeunesse !
Messieurs, bonjour. Bonjour. On cherche un certain Kevin Lettrade.
Ah bah, oh.
Ah, ok.
Merci.
Alors, qu 'est -ce qu 'on a de beau là -dedans ? Oh, globalement, ça n 'est pas
du d 'entretien.
Salut,
dis -moi, tu n 'aurais pas la bonne idée de descendre un petit peu, là ? Ouais,
attendez -moi en bas, là.
Bon, je monte.
Ah,
le fumier !
Caroline ! Chope -le, il est parti par là !
Bougez pas, vous.
Eh bien, parce que, Germaine, qu 'est -ce que ça fait que t 'es ficelle ? Ça
Caroline ? C 'est ça, ça.
Kevin Lestrade, pour vous servir, madame la vice -procureure.
Mais je ne vous dis pas enchantée, monsieur.
Racontez -moi plutôt ce que vous faisiez chez Marie -Lemaire avant de faire soir
à 22h30.
De quoi elle me parle, celle -là ? Alors, celle -là...
s 'appelle Madame la vice -procureure.
Et celle -là, tu sais comment elle s 'appelle, celle -là ? Ne te fatigue pas,
a les images, t 'as été filmée. Alors maintenant, réponds.
Je vous écoute, monsieur Lestrade.
Je veux voir un avocat. Oui. J 'ai le droit. Oui, oui, oui, absolument.
Mais avant l 'avocat, racontez -nous.
Ça t 'amusait de saboter les freins de sa bagnole ? Et surtout, qu 'est -ce qu
'elle vous avait fait pour ça ? Non mais attendez, ça va pas. Je la connaissais
pas, moi, cette meuf.
Non, mais madame, moi, je la connaissais pas, cette meuf.
Je vais vous aider, monsieur Lestrade.
Marie Lemaire n 'est pas morte d 'un accident de voiture.
Elle est morte empoisonnée. Vous avez de la chance.
Enfin, si on peut dire.
Parce qu 'il reste quand même votre délit de fuite.
Vous avez menacé une gendarme avec un couteau.
C 'est pas bon, ça, hein ? Pas bon ? Non, c 'est pas bon, ça. Non, ça peut
chercher loin.
Surtout si les gendarmes sont attirants.
Mais bon, peut -être que le capitaine Joannick peut se montrer compréhensif.
J 'en doute.
Non.
J 'ai pas envie de me montrer compréhensif.
Tu veux aller au con ? J 'adore ce jeu, moi.
Je crois que je suis assez doué en plus.
Remarque, t 'as pas l 'air mal non plus, toi.
Bon, ben, ça va, c 'est bon.
C 'est bon quoi ?
Non mais je lui dois rien à ce mec.
C 'est Ferreiro.
Il m 'a passé un coup de fil l 'autre soir.
Il m 'a dit qu 'il était grave en embrouille avec elle et que si je m
de sa bagnole... Enfin, vous tournez les freins.
Eh oui. Ouais.
Monsieur Ferreiro, on laisse tomber les farcies pour aujourd 'hui, vous nous
suivez.
On va vous expliquer. Allez -y, messieurs.
Vous voyez, monsieur Ferreiro, je vous avais dit que nous serions appelés à
revoir.
Alors, d 'après votre dossier, Marie Lemaire n 'était pas un coup d 'essai ?
'est -ce que c 'est que ces conneries -là ? Il y a ton complice, Kevin
qui s 'est mis à table.
Kevin.
Kevin.
Il y a une semaine, Marie m 'a posé un ultimatum.
Elle a voulu que je lui rembourse le fric que je lui devais.
J 'ai essayé de parlementer, mais elle ne voulait rien savoir.
Je lui ai promis de lui en donner une partie, 20 000 euros.
Évidemment, je ne les avais pas.
Alors j 'ai paniqué.
Bon, à la suite, on les connaît. Je ne voulais pas lui faire de mal, je vous
jure. Je pensais qu 'elle pouvait attendre encore un peu.
Vous avez essayé de saboter sa voiture pour la faire patienter ? Oui.
Celle -là, on ne me l 'avait jamais sorti. Je ne sais pas qui m 'a pris.
Je n 'ai pas niqué, je vous ai dit.
Moi, je vous dis direction le juge des libertés et de la détention. Allez,
Caroline.
Je ne vous dis pas au revoir, monsieur.
Ce n 'est pas lui.
Ce n 'est pas lui qui a empoisonné Marie.
Oui, mais d 'accord. On communique comment, nous ?
Parce que tout le monde l 'a vu se faire embarquer, Ferreiro. Alors quoi, on
joue à transparent ? Mais on dit rien.
L 'enquête progresse. Voilà, voilà, excellente formule. L 'enquête
'est bien, ça.
Il est bien, il est sec.
C 'est bon, hein ? C 'est long.
Mademoiselle Roux. Mademoiselle Procureur.
Pendant le Capitaine Joannick.
Avec qui je travaille.
Enchanté, mademoiselle Roux. Demaine.
Écoutez, je suis contente de vous revoir parce que j 'ai repensé à ce que je
vous ai dit ce matin sur Marie.
La vérité, c 'est qu 'elle a traversé des moments très difficiles.
Très difficiles ? Disons qu 'elle a eu une adolescence compliquée avec des
tendances autodestructrices, enfin... Mais ça veut dire quoi, ça ? Des
tentatives de suicide ? Alors, ce soir...
On a une double de joues de bœuf avec de la polenta, vous allez m 'en dire des
nouvelles. Parfait, avec plaisir.
Très bien, Charles, vous aussi, je mets une assiette ? Non, moi je file, j 'ai
le dossier Ferrero à finir.
Bonne soirée, monsieur Lam.
Bonsoir.
Clem, je vous mange ensemble ? Non, je ne vais pas vous embêter.
Ça serait l 'occasion de poursuivre nos conversations botaniques. Allez, je vous
fais deux assiettes, deux doubles polenta. Je vous place ici, venez vous
asseoir.
Tu vois, elle est jolie comme tout.
Ah ouais, pour une fois.
Mais t 'es sérieux ? Bah, plus que la dernière.
Ouais, moins que la prochaine. Voilà.
Et toi, t 'en es où ? Ah, pas grand -chose.
Il y a 3 -4 ans, j 'ai pris un bon coup derrière la tête.
Je vivais avec une nana super, on était bien.
On était même tout proches d 'adopter un petit gamin.
Et puis, du jour au lendemain, elle s 'est barrée.
Donc moi, du coup, j 'ai perdu le monde.
Ma nana, puis 15 kilos.
Eh ben, il est en forme, mon Joannick. Allez, hein ? Est -ce que tu te souviens
qu 'au lycée, on regardait énormément de polars ? T 'es déjà branché un peu
ambiance enquête de police, tout ça, là. Tu vois, ça n 'a pas changé.
Dis -moi, à propos d 'enquête.
Ferreiro, là.
C 'est lui qui a fait le coup, pas ? Ferreiro, c 'est une encure.
Et le poison, c 'est pas lui.
Ah bon ?
Vous êtes célibataire ? Oui.
Et vous ? Mince.
Un peu moins en ce moment.
Sinon, j 'ai un fils de 20 ans qui me prend bien le chou.
Mais vous savez, je suis comme tout le monde.
Je cherche le grand amour qui résisterait à l 'érosion du temps.
Je vois.
Et vous ? Moi, je l 'ai connu le grand amour.
Avec une femme.
Ça vous choque ? Petite.
C 'était Marie.
Non.
Non, Marie, c 'était une amie.
Rien à voir.
Vous vous êtes rencontrée à la fac de droit ? Avec Marie ? Ouais.
Elle était à fond dans les études, moi pas du tout.
On était complémentaires.
Ça a tout de suite collé entre nous.
Ça date de cette époque, sa tentative de suicide ? Oui.
C 'est moi qui l 'ai découverte et emmenée à l 'hôpital.
Elle a été internée quelques mois.
J 'allais la voir tous les jours.
Mais bon, ça s 'arrête entre elle et moi.
Je suis contente si aujourd 'hui les gens gardent l 'image lumineuse de
C 'est affreux de perdre quelqu 'un qu 'on aime.
Marie, c 'était... Elle a représenté beaucoup, elle.
J 'imagine.
Moi, j 'ai jamais accepté la disparition de mon mari.
Je crois que s 'ils étaient nus le coup, c 'est parce que c 'était un petit
garçon.
Alors on s 'est accrochés tous les deux.
Je ne vous ai pas tout dit, Elisabeth.
En fait, la dispute que j 'ai eue avec Marie, ce n 'était pas à cause d
'Aurélien Ferrero.
Enfin, ce n 'était pas que ça.
Depuis la fac, on avait ce projet un peu fou d 'ouvrir une maison d 'hôtes.
Dans une vieille bastide, vous voyez ? On aurait tout retapé ensemble.
J 'aurais aménagé le jardin, les terrains.
Sauf que là, récemment, Marie m 'a dit que ça ne l 'intéressait plus du tout.
Qu 'il fallait peut -être arrêter avec ce projet de... Avec ce projet de
Ce sera la dernière discussion qu 'on a eu ensemble.
Sous -titrage Société
Radio -Canada
Le rapport est fini.
Tu pars, ça va.
... ... ...
Bonjour. C 'est votre technique de pousser la confidence puis de tout dire
journalistes ? Pardon ? Dire que j 'avais l 'impression qu 'on se
Attendez, j 'ai lu le journal, je ne comprends rien à ce que vous me dites.
Et c 'est vers cet internet.
Elisabeth.
Bonjour.
Cluedo à Biote.
Je cours le titre.
Et la récession d 'Aurélien Ferreiro et son lien avec l 'empoisonnement de Marie
le maire.
La fringante, chef d 'entreprise, souffrait apparemment de dépression
toujours. Elle aurait fait une tentative de suicide à l 'âge de 20 ans. Mais c
'est pas vrai, c 'est pas vrai.
Vous pensez que c 'est moi qui ai balancé tout ça ? Mais qu 'est -ce que c
que ces histoires ? Hier, j 'ai pris un verre... J 'ai dîné avec
Clémentine Roux.
Oui, bon, je sais.
J 'étais toute seule.
Mais vous étiez où, vous, d 'abord ? Pas bref.
Voilà, on a eu une conversation assez intime, mais elle doit penser que c 'est
moi qui... Ah bah ! Enfin, si c 'est pas vous, c 'est qui ? Non, parce que
comment il aurait su, ce Grégoire Spalletta, là ? Quoi, Spalletta ?
Mais évidemment, Spalletta ! Mais Spalletta et Joanie, qu 'ils ont passé
soirée ensemble, tiens ! Oui, et oh, oh, oh, vous étiez où, vous ? Spalletta et
Joanie, qu 'ils sont copains comme cochons ! Non, mais qu 'est -ce qu 'il
pris, hein ? Qu 'est -ce qu 'il lui a pris ? Qu 'est -ce qu 'il lui a pris, à
qui ? Ah bah tiens, vous tombez à pic, vous ! Venez par là, venez voir.
Qu 'est -ce qui vous arrive là ? Voilà ce qui m 'arrive.
Bah ouais, puis alors ? Bah comment ça et alors ? C 'est tous les faits que ça
vous fait ? Bah c 'est stratégique, c 'est intentionnel. Voilà, je lui ai
balancé quelques infos histoire de faire bouger les choses quoi.
Mais alors pardon, mais je vois pas du tout ce que ça fait bouger.
Tout ce que je vois c 'est que vous avez passé la nuit à picoler et que vous
vous êtes fait soutirer des infos comme un bleu. Voilà ce que je vois.
Mais j 'ai pas passé la nuit à picoler.
Je vous ai vu.
Bah fallait venir avec nous, ça vous aurait détendu. Oh ça va.
Et là, vous n 'avez que ça à faire, que de m 'espionner ? Vous étiez bourré
comme un coin. On aurait dit les Gypsy Kings, là.
Là,
il y a une reconversion intéressante qui se prépare.
Faites pas le malin, pas le moment.
Arrêtez de prendre vos gros airs, OK ? On peut passer à autre chose, maintenant
? Oui, on va passer à autre chose. Caroline et moi, on va essayer de sauver
meubles. Et puis vous, vous allez aller cuver votre vin.
Arrêtez de répéter que j 'étais bourré. Je n 'étais pas bourré, bordel de merde
! Je suis juste but de pastis ! Et si tu lui parlais, c 'est juste histoire
de... de sucrer le cocotier, c 'est tout.
Voilà, c 'est bon, vous m 'avez énervé, maintenant. Merci, au revoir.
Au revoir.
Vous trouvez que je suis allée trop loin ? Vous l 'avez quand même traité d
'ivrogne et d 'incompétente. Non, Caroline, non. Vous interprétez, là.
En tout cas, il l 'a interprété comme moi.
Allez prendre un verre en pleine enquête avec un journaliste. À quoi il pensait
aussi ? Et vous ? Vous avez dîné avec... Ça n 'a rien à voir.
Capitaine, vous êtes là.
Sinon, pour info, on a un problème avec Olivia Rousseau. Sa boutique est fermée
depuis hier, elle ne répond pas au téléphone, elle n 'ouvre pas sa porte,
il y a toujours sa voiture qui est garée en bas de chez elle.
Donc, qu 'est -ce que je fais ? Vous y allez, bien sûr.
Je peux continuer à cuver mon vin tranquille aussi.
Joannick, on ne va pas en faire un fromage, allez -y.
Soyez prudents, mon capitaine.
Formidable, mon capitaine.
Je suis trop vieux pour ces bonneries.
Empoisonnement elle aussi.
Fontanil à coup sûr.
Elisabeth, venez voir, elle a laissé un petit mot d 'adieu sur son ordinateur
là.
J 'ai tué Marie Lemaire, je savais qu 'elle souffrait d 'épilepsie. J 'ai
profité de l 'agitation du dîner pour échanger ses pilules contre du fontanil.
J 'ai vengé François Lemaire qui a été empoisonné par Marie afin d 'hériter de
ses biens, mais je ne veux plus vivre avec ça sur la conscience.
Un sacré sens du détail, hein, madame Bouchot ? Oui.
Beaucoup trop.
Elle serait morte à quelle heure, docteur ? A première vue, direct, ça
entre 36 et 48 heures.
Capitaine, vous voulez boire ?
Elle en était folle.
Je comprends qu 'elle ait pu vouloir se débarrasser de Marie.
Surtout si elle pensait qu 'elle avait tué son grand amour.
Dis donc, vous avez vu ce qu 'elle lisait ? Elle méritait sur les attentats
11 septembre Kennedy la mafia qui a tué la princesse Diana.
La conspiration du Christ.
Un grand adepte des théories du complot, Olivia Rousseau.
Ça m 'étonnera toujours, moi.
Ces gens intelligents, disons raisonnablement.
Continue de gober ce genre de salade.
Elisabeth ! Oui ? Ah, c 'est bien
ça.
On n 'était pas amants.
Je connaissais Olivia depuis 20 ans.
A cette époque, elle était avec François.
Alors je l 'ai aimée, c 'est vrai.
Elle le savait d 'ailleurs, je m 'en cachais pas.
Et ça n 'a jamais rien passé entre nous.
Et puis quand François l 'a quittée, je l 'ai ramassée à la petite cuillère.
Là on est devenus très amis.
Je vois ça.
Elle devait en vouloir à Marie, non ? Elle la détestait, oui.
Ah oui ? C 'est pas du tout ce qu 'elle m 'a dit.
Et à votre avis, pourquoi est -ce qu 'elle s 'accuse sur sa lettre d 'aveu ?
Olivia était persuadée que François, grand sportif, n 'avait pas eu son AVC
hasard et que Marie l 'avait empoisonné.
Et alors ? Avant -hier, elle est venue me voir, juste après votre visite.
Elle était persuadée que Marie s 'était suicidée pour ne pas avoir affaire à la
justice et à répondre du meurtre de François.
C 'était complètement délirant.
Vous saviez que Marie avait déjà fait une tentative de suicide ? Non, non,
Je l 'ai appris par la presse.
Franchement, j 'y crois pas.
Je connaissais pas Marie il y a 15 ans, mais la femme avec qui je travaillais se
serait jamais suicidée.
Olivia non plus, d 'ailleurs.
Elle n 'était pas suicidaire.
Vous voulez mon avis ? Oui.
Je crois qu 'il y a quelqu 'un de maquiavétique derrière tout ça.
Papa, ça va aller.
Mais non.
Oui, Hugo est là.
Ok.
Je te promets que je fais attention.
Moi aussi, je t 'aime.
Quelle bande de journalistes de merde.
T 'as lu ça ? T 'as lu l 'article ? Marie dépressive et suicidaire ? T 'as
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Olivia s 'est suicidée.
Elle a avoué le mordre de Marie.
Je sais tout ce que vous faites faire.
Hugo, parle -moi. Mais tu veux que je dise quoi ? Les fleuves nous
enfument.
Depuis le début, ils sont sûrs que c 'est moi.
Ça me rorange mes affaires vu que je vais au crochet de mon oncle.
Que tu racontes.
La vérité.
Alors, Joannick, ça a donné quoi, mon petit article ? À part une grosse
souffrance de la propre, pas grand -chose.
Tu lui as dit que c 'était stratégique ? C 'était pour secouer le cocotier ?
Évidemment que je lui ai dit, mais... Le problème, c 'est que j 'ai pas ramassé
beaucoup de notre coco, tu vois. Mais ça peut encore arriver.
Des fois, il y a un petit effet retard, c 'est tout. Ouais, c 'est ça. T 'as
envie de prévenir.
Et sinon, j 'ai cru comprendre que... Olivia Rousseau s 'était accusée du
meurtre de Marie, c 'est ça ? Je sais pas où tu pèches tes infos, mais ouais,
'est ça, ouais. C 'est un métier.
Mais t 'arrêtes tes conneries, t 'écris pas un nouvel article, hein ? Non, non.
Pas tout de suite.
Bon, je vais te présenter quelqu 'un qui va t 'intéresser. Yvette, ça va ? Je
vous présente mon ami, le capitaine Joannick. Bonjour.
Racontez -lui ce que vous avez vu l 'autre soir.
Eh bien, c 'est vous, Olivia.
Olivia dans le salon, mais pas dans son fauteuil habituel. Attention.
Puis alors, quelqu 'un qui tirait le rideau.
Et dans la cuisine aussi, tiens. Et ce visiteur, Yvette ? Vous n 'avez pas une
petite idée de qui ça pourrait être ? J 'en ai une, j 'en ai une.
Ça pourrait être le boulanger.
Sauf que les rideaux, ça m 'a fait tiquer. Parce que d 'habitude, ils ne se
cachent pas.
Le boulanger Colville ? Il venait souvent ? Il venait tous les deux jours.
plus, le soir.
Si ce témoignage est fiable, la théorie du suicide s 'effondre.
Et Colville redevient un suspect très sérieux.
Vous pensez vraiment qu 'ils auraient pu être amants ? Je ne sais pas. C 'est ce
que votre copine Yvette a l 'air de suggérer.
Justement.
Capitaine, je... Je me suis emportée. Les mots ont dépassé ma pensée.
Je n 'ai jamais douté de votre professionnalisme.
Moi non plus.
Enfin, je veux dire, du vôtre.
Qu 'est -ce qu 'on fait ? On va cuisiner le boulanger ? Non.
On attend demain l 'enterrement de Marie. Ça va peut -être faire tomber des
masques.
Qu 'est -ce que tu fais ? T 'as vu l 'heure ? Je n 'arrive pas à dormir.
Je n 'arrête pas de converger.
Marie, Olivia... Il y a un truc qui ne va pas.
Quoi ? Je ne sais pas.
Je suis appelé à la clinique Sainte -Étienne.
C 'est quoi ?
La psychiatrique au mari est censée avoir été soignée, d 'après le journal.
Je m 'excuse.
Le papa, pour l 'instant, la petite garde n 'a pas pu me répondre.
Il faut qu 'elle rappelle demain.
Toutes nos condoléances, Serge. Merci.
Après le cimetière, on se retrouve tous aux arcanes. Enfin, tous ceux qui
connaissaient Marie et qui l 'aimaient.
Pour le verre du souvenir, si vous voulez vous joindre à nous.
Ok, on vous y rejoint.
Merci pour l 'invitation.
Bon courage. Merci.
J 'étais en train de vous appeler. Je ne comprends pas, ce n 'était pas à 10h30
? Non, 9h30.
Je me suis trompée. En même temps, je suis vraiment en retard.
Excusez -moi.
Bonjour,
je pourrais vous parler deux minutes ? Oui, bien sûr.
Bonjour, Clémentine.
Bonjour. Je voulais m 'excuser, Elisabeth.
Je n 'avais pas à vous agresser comme ça.
Je me fais un petit peu à fleur de peau depuis la mort de Marie.
Moi aussi, je suis désolée.
Sincèrement.
Merci.
En tout cas, j 'ai vraiment apprécié notre dîner.
J 'aimerais beaucoup vous revoir.
Pas vous ? Euh, si. Si, si, si.
À tout à l 'heure.
Hugo, calme -toi, je comprends pas ce que tu dis.
Je te demande quelle est la putain !
Tu comprends ce que je te dis, la brocque ? Mais ils sont sur moi depuis
début, bordel ! Mais ne sois pas... Ne sois pas naïve ! Julie !
Arrête, arrête de crier, j 'en sais rien ! J 'en sais rien, moi !
Ça
va, Julie ? Oui, ça va, ouais.
Je ne sais pas, c 'est Hugo.
Il m 'appelle en me hurlant pour savoir si la procureure est là parce qu 'il
veut lui parler.
En fait, il est persuadé que les flics le soupçonnent.
Écoute, c 'est normal, on est tous un petit peu à cran là. On a peut -être
besoin de se reposer un petit peu, de prendre du temps pour lui.
Excuse -moi.
Allô ? Clémentine ? Merci.
Comment vous sentez -vous, M. Colville ? Comme tout le monde, j 'imagine.
Marie, Olivia... On se demande tous pourquoi.
Peut -être aussi qu 'elle est le prochain sur la liste, non ? Peut -être
oui.
Ça serait quoi, le lien entre vous tous ? Entre nous ?
s 'il ferait d 'un meurtre ? Franchement, je ne le vois pas.
Pourquoi vous rendiez visite à Olivia tous les deux jours ? Vous aviez une
relation avec elle ? Je fais des livraisons à une voisine handicapée d
En général, je m 'arrête chez elle pour prendre un café.
Enfin, je m 'arrêtais.
Et vous étiez où avant -hier soir ?
À la boulangerie, comme tous les jours.
Eh oui, j 'ai bu un café chez elle, comme tous les jours depuis cinq ans.
Eh, très bien.
J 'ai une fournée qui m 'attend, moi. Bonne journée.
État critique.
Commence stade 2.
Date 102 des lésions cérébrales.
L 'hélico est en route.
Ok, merci. On a trouvé ça à côté de lui.
Merci.
Excusez -moi.
On a retrouvé son portable.
Est -ce que vous avez le code ? Ça date de mai.
30 -08 -85.
Classique.
Ça marche. Merci.
Je vais faire analyser ça. Ok.
Il n 'y a pas de traces d 'effraction ni de lutte. Et concernant les empreintes,
on attend les résultats.
Oui. Comme chez Olivia, quoi.
La même.
Merci, Charles.
Je suis désolée, Julie.
J 'étais sûre que vous le soupçonniez.
Au point de se suicider ? Je ne sais pas.
Je ne sais pas, je n 'en sais rien.
Essayez de vous concentrer, Julie, c 'est important.
Vous vous êtes parlé à 11h30. Qu 'est -ce que vous vous êtes dit précisément ?
Je ne sais plus.
Ce n 'était pas cohérent. Il était énervé. Il parlait vite, il parlait
criait.
Mais est -ce qu 'il voulait vous voir ? Me voir ?
Je sais pas pourquoi il m 'appelle.
Et cette nuit, je l 'ai retrouvé dans le salon.
Il m 'a dit qu 'il avait appelé la clinique psychiatrique Saint -Didier.
Saint -Didier ? Ouais.
C 'est la clinique où Marie s 'est fait soigner.
Ah.
Euh... Je veux... Est -ce que je peux aller le voir ? Non, non, c 'est trop
c 'est trop tôt.
L 'hôpital va me donner des nouvelles vite et je vous préviendrai.
On est nuls, nuls, nuls, nuls.
Trois victimes en cinq jours et tout ça sous nos yeux.
Formidable. Remarquez -nous à ce mari, le meurtrier.
Car on disait qu 'il y avait quelqu 'un de machiavélique dans ce village, mais
finir par le croire.
Bon, et Colville, on a bien, bien vérifié son emploi du temps.
Son employé prétend que... Enfin bon, il a pu le sous -doyer ou le convaincre.
En tout cas, il prétend que Colville était bien à la boulangerie au moment où
a suicidé Olivia, quoi.
Bon, et Pellegrino, sa rencontre avec Julie en pleine nuit, là. C 'est quand
même bizarre, on n 'en fait rien. Bon, ben moi, je les coupe de l 'année. Un
derniers appels passés par Hugo est la clinique psychiatrique Saint -Didier.
Ah bon ? Mais il l 'avait déjà appelée hier, selon Julie.
Je viens d 'avoir le secrétariat. Il a appelé pour avoir des renseignements sur
une de leurs anciennes patientes.
Marie. Non, Clémentine.
Quoi ? Clémentine, une ancienne patiente ? Mais comment il l 'a su ? Si Marie
-Lemaire était la meilleure amie de Clémentine, elle le savait forcément,
elle a dû en toucher deux mois à Hugo.
Attendez, je comprends rien. Qui a été hospitalisé ? Clémentine ou Marie ?
Clémentine.
Clémentine a été hospitalisée plusieurs fois et elle y est toujours suivie.
Attendez, on comprend tous la même chose ou il n 'y a que moi qui... Il y a un
médecin. qui a fourni des éléments confidentiels à Hugo sur l 'état de
psychiatrique de Clémentine.
Et ce médecin, se rendant compte de sa bourde, a immédiatement contacté
Clémentine pour la prévenir.
Le coup de fil d 'Hugo, c 'était à quelle heure ? 11h32.
Donc quelques minutes après, il tombe de la terrasse. Faut qu 'il aille voir
Clémentine, là.
C 'est un mandat de perquise ? Il est là, le mandat de perquise.
Elisabeth ? Elisabeth ? Oui, oui, je vais le signer.
Qu 'est -ce que tu fais là ? Elle était complètement obsédée par Marie. C 'est
pas possible. Il y a des dizaines et des dizaines de photos d 'elle là -dessus.
Elle a pété un câble.
Est -ce que j 'ai prévu, capitaine ? Oui.
Un tas de lettres adressées à Marie.
Écoutez ça.
Je n 'existe pas sans toi et tu n 'es rien sans moi.
C 'est pas de l 'amitié, ça.
C 'est de l 'amour.
Elle ne supportait pas que Marie lui échappe.
Moi, je l 'ai vécu, le grand amour.
Avec une femme.
Ça vous choque ?
Ah, pas du tout.
Marie, c 'était... Elle représentait beaucoup, ouais.
C 'est moi qui l 'ai découverte et emmenée à l 'hôpital.
Elle a été internée quelques mois.
J 'allais la voir tous les jours.
Son journal intime, côté l 'état s 'indudiait.
C 'est pas Marie qui voulait se décider.
C 'est elle.
Elle raconte l 'enfer qu 'elle vivait.
Son seul rayon de soleil, c 'était le visite de Marie. Putain.
Putain, mais j 'ai rien vu.
J 'ai rien vu.
Ça m 'a complètement échappée, mais c 'est clair.
C 'est clair, elle a inversé les rôles.
Depuis le début, elle a inversé les rôles.
À la clinique, ils m 'ont dit qu 'elle souffrait de psychose paranoïaque.
Psychose paranoïaque.
Moi, j 'ai traité l 'affaire de Jean il y a quelques années, et les psychoses
paranoïaques sont les maladies mentales qui entraînent le plus de passages à l
'acte. Et là, Hugo venait de découvrir son passé psychiatrique.
Toi et moi, on n 'est pas un couple.
Et on passera pas notre vie ensemble.
Ni dans cette ruine, ni ailleurs.
Les rêves s 'effondrent.
Son amour lui échappe.
Sa maladie la rattrape.
Sa vie s 'écroule.
Elle perd le contrôle.
Marie, Olivia et Hugo, c 'est l 'engrenage d 'une folie meurtrière.
Ce café qu 'elle empoisonne chez Olivia.
Ce texte qu 'elle lui fait taper.
Puis c 'est le tour d 'Hugo, qui avait tout compris.
Il n 'y a qu 'une personne qui savait que Hugo voulait me parler.
Julie, appelez -la.
J 'envoie une patrouille chez Marine.
Julie a disparu de chez Marie, elle répond plus au téléphone et on a
une lettre dans laquelle elle s 'accuse de tous les meurtres. Oh merde.
Toutes les patrouilles sont prévenues.
Localisez la bâtide en une, je suis sûre qu 'elle est là -bas avec Julie.
Elle va en finir avec son histoire.
Ne vous inquiétez pas, on va la retrouver.
C 'est fini, Clémentine, c 'est fini ! Personne ne bouge ! Personne ne bouge !
Parlez -moi,
Clémentine.
Tout est de sa faute.
Et de vous échapper.
Alors vous avez préféré la détruire plutôt que de la perdre.
Elisabeth.
Elisabeth, je vous jure, je suis pas folle.
Je vous jure, je suis pas folle.
Il faut pas m 'enfermer, Elisabeth, je vous jure.
C 'est normal.
Je veux pas qu 'on m 'enferme, Elisabeth, je vous jure. Je vous jure,
jure, je suis pas folle.
Vous croyez ? Je suis pas folle, Elisabeth.
J 'ai jamais dû sortir.
Je vais lui dire, merci.
Julie, j 'ai une bonne nouvelle.
Hugo est sorti du coma.
Il est vivant ?
C 'est comme ça.
Vous
partez
ensemble, finalement.
On va récupérer Sidonie chez la mère de Jérôme. L 'aventure continue, alors. Ouh
là, tout de bijoux.
Vous prenez bien soin d 'elle, Jérôme.
T 'entends la dame ? Tu prends bien soin de moi.
Je vais déjà arrêter de la traumatiser en parlant mariage.
Ou de fiançailles.
Bonne route.
Merci Elisabeth. Au revoir Caroline.
Je
vous
ai pris des petites...
Eh ben, ça commence tôt.
Je voulais vous dire au revoir.
Ah non, non, non, vous n 'allez pas partir sans boire un dernier verre avec
nous. Ah non, non, non, j 'ai pas envie, non.
Il dit que vous n 'avez pas le temps pour une petite belote.
Il en manque un quatrième.
Allez, Elisabeth, soyez chic, une petite belote, pour vous faire pardonner,
tiens. Mais pour me faire pardonner de quoi exactement ? De rien, évidemment.
Faites attention parce que des fois, on pourrait oublier que vous êtes parfaite.
Non, non, mais vous voyez, sur ce coup -là, je trouve que c 'est vous qui avez
été parfait.
Comment ? Autant pour moi, c 'est l 'article de votre copain Spalletta qui a
tout dénoué.
Donc... Ok, pour une belote.
Je vous préviens, je vais vous battre.
Faites très attention.
J 'ai hâte de boire ça.
Dites -moi, Serge, maintenant qu 'il y a prescription et qu 'il n 'y a pas trop
un décret, j 'aimerais bien savoir ce qu 'elle vous a apporté, Julie, l 'autre
soir.
Non,
mais ça va vous paraître idiot.
Un flacon de parfum et un foulard de mari.
Ça me rassure.
Pas idiot, non ? Non, non, non, c 'est pas idiot.
C 'est amoureux.
Allez,
à pic.
À pic, je prends, moi, à pic.
Sous -titrage MFP.
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