All language subtitles for Crime à... - Crime à Aigues-Mortes (2015)1h30Pol

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Original subtitles

Bonsoir, c 'est ouvert M. Fouché.

Premier étage droite.

À 50 mètres, tournez à droite.

Toi, j 'aime pas le ton que tu prends avec moi.

Félicitations, vous avez atteint votre destination.

D 'accord.

Voilà, beaucoup mieux ce petit ton distingué.

Merci beaucoup.

Oui, on est sur les lieux. Je me rappelle quand il est là.

Non, non, madame, c 'est pas possible.

Si, si, c 'est possible.

Pardon. Pas ici.

Allez -y.

Quand même ! Bonjour.

Comment mangez -vous en sac ? Ravi de vous retrouver.

Oui, pardon.

Vous vous sentez bon ? Oui, j 'ai la fâcheuse habitude de prendre une douche

tous les matins. Pas vous ? Vous n 'êtes pas très romantique ? Vous me présentez

les fées que vous en mangez ? Prenez un peu de ça.

Ah, quelle odeur. Je veux bien votre truc.

Merci.

Maître Ludovic Pessac, 29 ans.

Avocat au barreau de Montpellier.

Abattu d 'une balle en plein cœur.

Il joue fort.

La boue portant avec du gros calibre.

A priori du 44 Magnum. On ne connaît pas encore le modèle.

L 'autopsie et l 'analyse balistique nous le diront.

Le légiste est passé ?

Oui, vous venez de le croiser.

D 'après la rigidité cadavérique, il serait mort il y a deux jours et demi, c

'est -à -dire vendredi soir.

Qui a retrouvé le corps ? Son associé, maître Olivier Grimaldi, il est à côté,

sous le toque.

Bonjour, maître.

Elisabeth Richard, vice -procureure au parquet de Montpellier.

Madame.

Est -ce que votre associé avait l 'habitude de rester tard au cabinet ?

Ludovic était un acharné de travail.

Il arrivait de recevoir des clients jusqu 'à 22h.

C 'était le cas vendredi ? On travaillait les dossiers séparément.

Je ne connais pas son emploi du temps.

Attendez.

Maître Pessac avait rendez -vous à 22h30 avec un monsieur Fouché qui a laissé de

fausses coordonnées. Il a noté dans son agenda électronique jeudi à 11h28 et l

'appel reçu à ce moment -là correspond à une cabine téléphonique d 'Aigues

Mortes.

Idéal pour passer un coup de fil anonyme. Reste à savoir qui se cache

M. Fouché.

Est -ce qu 'il s 'est passé quelque chose de particulier ces derniers temps

maître ? Non.

Enfin, jeudi soir, il y a un type qui est venu faire de l 'esclandre.

Qui ça ? Fabien Tossély.

Il possède un petit marais salant au piqué. Une vie de pédé pour la banque

lui réclamait des arriérés de paiement.

Mon associé était un brillant orateur.

Il faut admettre que le dossier était relativement facile.

Tous ses liens ont perdu le procès.

C 'est sans doute pour ça qu 'il y a eu cette crise de rage.

Bonjour monsieur, je cherche Fabien Tostelli s 'il vous plaît. Tostelli ?

Il travaille sur le marais d 'à côté.

Je l 'ai vu sur ses tables salantes, il récolte. Ça urge ? Pas mal.

C 'est pas facile d 'accès.

Bon, mais grimpez, je vais vous conduire.

Si.

C 'est superbe ! Et d 'un point de vue technique, ça se passe comment ?

En fait, c 'est l 'eau est pompée dans la mer.

Ensuite, elle fait un parcours de cinq bassins consécutifs jusqu 'au table

salante dans les cristalloirs. C 'est là qu 'on récolte le sel. Ça dit fait ?

Vous avez encore appris par cœur le prospectus du syndicat d 'initiative ?

immersion psychologique.

Oui, c 'est ça.

Très bien.

C 'est la gendarmerie pour toi.

S 'il vous plaît, monsieur.

Je vais bien rester à l 'écart, ce qu 'on a dû dire est confidentiel.

Bonjour.

Qu 'est -ce que vous voulez ? C 'est au sujet de l 'assassinat de maître Ludovic

Pessac. Vous m 'emmerdez longtemps comme ça, bordel.

Et comme vous ne le sauriez pas, dans cette affaire, c 'est moi qui ai tout

perdu. Je m 'en prie pour que je me fatigue encore à travailler ici. Il n 'y

plus rien qui m 'appartient.

Vous pouvez toujours faire appel, monsieur.

Contre une banque pour qu 'il me saigne encore plus à blanc, je vais me

retrouver à la rue. Putain, j 'ai deux mômes.

C 'est pas avec les ménages que c 'est ma femme qu 'on va s 'en sortir.

Je comprends bien, monsieur, mais comprenez aussi qu 'on se pose quelques

questions. Surtout que vous avez fait un sacré scandale jeudi soir chez Maître

Pessac. C 'est les nerfs.

Le lendemain du verdict, quand j 'ai réalisé que j 'avais tout perdu, je n

'avais plus rien, que j 'avais travaillé toute ma vie pour en arriver là, je

voulais qu 'il se tâche, Pessac.

Je vois le mal qu 'il avait fait.

Vous faisiez quoi vendredi soir, vers 22h ? Je dormais, si vous voulez tout

savoir.

Vous savez, on se couche tôt dans ce boulot, c 'est pas toujours tout repos.

Je ne me demande pas si vous avez des témoins.

Je vais être à vous répondre que je dors encore avec ma femme.

Bon, ce sera tout pour l 'instant.

Merci, M.

Tostelli, de nous avoir consacré un peu de votre temps.

Au revoir.

Vous venez, commandant ?

Bon, qu 'est -ce qu 'il y a, Jean -Jacques ? Vous me faites la gueule,

ne comprends pas pourquoi vous n 'avez pas pu s 'insister avec lui.

Et alors, qu 'est -ce que vous auriez fait de plus, hein ? Vous auriez

au corps ? Travailler au corps ? Et vous avez bien vu que ce type était au bout

du rouleau et il était à deux doigts de craquer. Il y a des évidences dans la

vie, Jean -Jacques.

Vous êtes trop sensible.

Oh non, pas en blague. La crise fait des ravages, ok ? Des pauvres gars dans son

genre, il y en a trop, d 'accord, mais la misère ne justifie pas les délits. Il

y a encore moins les crimes.

D 'accord.

Alors, il est coupable parce qu 'il avait des dettes.

Je n 'ai pas dit ça. Moi aussi un peu, ou alors je n 'ai pas compris.

Vu le bonhomme, si Tosselli avait tué Pessac, il n 'aurait pas pris rendez

sous un faunon, il n 'aurait pas biaisé, il l 'aurait attendu chez lui et il l

'aurait abattu, froidement, voilà.

Oui, il avait qu 'un fusil de chasse, certainement pas avec une arme de poing,

le gros calme.

Attendez, vous abondez dans mon sens, là.

Oui, mais je préfère l 'argument balistique, c 'est tout.

Vous me faites marcher ou quoi ? C 'est ça, passez devant.

D 'accord.

déposer mes bagages à l 'hôtel. On se retrouve à la gendarmerie. Merci.

Je crois que j 'ai raison.

J 'ai raison.

Elisabeth ! J 'ai craqué pour vous.

Ah ? Le code de l 'ordinateur de Ludovic Pessac.

Ah ! J 'ignorais vos talents en informatique.

Il y a beaucoup de choses que vous ignorez de moi.

Plutôt que les termites scientifiques de la gendarmerie ont des professionnels

compétents. Avec leur logiciel, c 'est un peu à la portée de tout le monde. Et

je le prouve, je crois que j 'ai découvert quelque chose.

Du genre ? 90, 60, 90.

J 'adore mon métier.

Il y en a 17.

Sacré collectionneur, le Pessac.

Ouais, moi j 'appellerais plutôt ça un gros dragueur, pour rester poli.

Maintenant, il faut les identifier, les interroger, fonder leur entourage. Je

pense à un mari ou un petit ami jaloux.

Et peut -être plausible.

Et comment vous comptez vous y prendre avec toutes ces jeunes femmes ? Je

comptais les draguer, leur offrir un verre, les séduire et travailler un peu

corps. Il paraît que ça me connaît.

Bon, je vais regarder si ces filles correspondent à des personnes présentes

les réseaux sociaux.

Amusez -vous bien, Paul.

Merci, Elisabeth.

Oui, allô ? Non, non, pas du tout, pas du tout.

Là, tout de suite ? Je descends.

D 'accord, à tout de suite.

Vous prenez quelque chose ? Oui.

Vous êtes à quoi, vous ? Le ski.

Ah oui, carrément.

Je vais prendre un thé. Bien, madame.

Alors ?

Ses investigations féminines ? Pas trop éreintantes ? Non, c 'est plutôt

agréable. Pour l 'instant, ça n 'a encore rien donné.

En revanche, j 'ai eu la balistique, l 'arme du crime est un colt, anaconda, 44

magnum. Ça confirme.

Est -ce qu 'il y a un problème ? Non.

C 'est ma fille aînée, Caroline.

On s 'est engueulé, mais c 'est rien de grave.

Ça a l 'air de me contrarier.

Elle est partie à Barcelone avec un garçon que je ne connais même pas.

Et elle a quel âge, Caroline ? 19 ans.

C 'est super Barcelone à 19 ans. Tu sais les vacances, non ? Ah ouais ? Bah non,

moi j 'étais contre.

Elle m 'a envoyé peut -être, elle m 'a dit qu 'elle reviendrait quand elle

reviendrait.

Bah, jusque -là tout va bien.

Réaction typique d 'une jeune femme qui cherche à se morciper de son papa poule.

Papa poule ? Je passe ma vie sur le terrain, je n 'étais pas vu grandir mes

filles.

Mais elle veut être tranquille, c 'est tout.

Pour quoi faire ? Mais pour vivre.

Enfin, je sens ça qu 'arrêter d 'être aussi naïve, vous en êtes presque

touchant.

Qu 'est -ce que vous croyez qu 'une fille de 19 ans fait à Barcelone avec

petit ami ? On peut parler d 'autre chose, là, parce que ça commence à me...

Votre côté, madame. Ah, merci, monsieur.

Vous pouvez me voir, quand même ? Ah, oui.

Je vais prendre ça, oui.

Oui, monsieur Philippe.

Ah, oui.

C 'est un macamarié absolument extraordinaire.

Ah, oui. Un corps de ferme magnifique à rénover.

Vous avez 15 hectares de terrain.

Pardon ? Ah, oui. 4 salles de bain.

Et 10 chambres.

Ah oui, ça suffira.

Et une magnifique piscine.

On peut se voir demain ? Oui, absolument.

Demain.

Vous étiez où ? Je vous cherchais partout.

Vous n 'étiez pas à l 'heure, alors j 'ai fait le tour des remparts. Vous

du tourisme.

Du tout.

Je m 'imprègne de la Camargue. Ce n 'est pas un crime.

Non. En revanche, un crime, on en a un autre sur les bras.

Mais non.

Bonjour, Garnier.

Vous vous souvenez de l 'adjudant chez le dernier ? Tout à fait. Bonjour, mon

adjudant. Comment allez -vous ? Mieux que lui, en tout cas.

C 'est ton habitif ? Nicolas Monfort, 30 ans.

Il a pris une balle de très gros calibre en plein cœur.

Comme Pessac.

Je ne serais pas étonné que ce soit la même arme.

Il en est chez lui, ici ? Non, il était agent immobilier. Et il était mandaté

pour vendre ce Mac à Marguet.

Il avait rendez -vous avec un client ou avec son affaire ?

D 'après la secrétaire de mon fort, c 'est un homme avec un fort accent

qui appuie le rendez -vous avec Louis.

Very good accent, Joe Peck.

Pardon ? Non, non, non.

Comme quoi n 'importe qui peut prendre l 'accent anglais.

Enfin, quand même.

Deux assassinats en cinq jours, ça fait beaucoup.

Coïncidence. Vous plaisantez, monsieur Watson.

A votre avis ? Les deux victimes ont été appelées de façon anonyme de la même

cabine. C 'est déjà presque une signature.

Et vous l 'avez mise sur écoute ? Vous me prenez vraiment pour une bille. Oui,

je l 'ai mise sur écoute. J 'ai même fait relever les empreintes.

Inexploitable. Il y en a trop.

Bon, la première chose à faire, c 'est de voir s 'il y a un lien quelconque

entre Pessac et Montfort.

Fouillez leur passé.

Qu 'est -ce que c 'est beau.

Garnier s 'en occupe.

Vous êtes allé où ? Beaucoup à l 'étranger,

notamment à Londres.

Commandant ?

M 'excusez.

Ah, tiens, commandant.

Vous me le donnez, ce dossier ? Non.

Hein ? Oui, oui.

Le collège, le lycée, la fac.

Ludovic Pessac et Nicolas Monfort étaient intimes depuis l 'enfance.

Au lycée, ils dirigeaient le foyer des élèves, avec un troisième larron qui

son apparition à ce moment -là, un certain Gilles Demaison, lui aussi

Aigues -Mortes. Ensuite, ils ne se quittent plus, le club de foot, les

nuit, la Belgique, tous les trois toujours ensemble, inséparables.

Jusqu 'à ce que deux d 'entre eux soient battus coup sur coup par la même arme.

Si Gilles Demaison est au courant, il doit avoir les jetons.

Faites -le sur écoute pour sa propre sécurité.

Vous avez l 'adresse ? Je vais aller le voir.

Et votre fille ? Vous l 'avez appelée ? Pardon ? Votre fille, vous l 'avez

appelée ? Non.

Allez Paul, faites le premier pas, soyez un peu adulte.

Madame de Maison ? Oui, bonjour.

Vous êtes ? Elisabeth Richard, vice -procureure de la République.

Je vous dérange. Vous déménagez ? Disons que je réaménage un peu ma vie.

Bonjour. Monsieur Gilles de Maison ? Oui.

Le sujet de la mort de vos deux amis, Nicolas Monfort et Ludovic Pessac.

Vos amis, c 'est vite dit.

Vous connaissez à peine.

D 'accord. Alors, on ne va pas perdre de temps. Voilà.

Vous êtes les meilleurs amis du monde.

Et ce, depuis le lycée, j 'en ai aussi au foot, à la fac, des dizaines de quoi

faire des albums.

Ouais, on a peut -être été potes à une époque, mais après on s 'est perdu de

vue.

La vie vous sépare, vous savez, c 'est des choses qui arrivent. Des choses qui

arrivent, au point de me déclarer que vous les connaissiez à peine.

Après une si longue amitié, il a dû se passer quelque chose de grave, non, pour

vous séparer ? Quand

il a monté son agence immobilière, Nicolas Monfort nous a emprunté de l

en nous proposant de nous associer à son entreprise.

Voilà, sa boîte a très vite bien marché, il nous a rendu notre fric, seulement

il a complètement zappé l 'histoire d 'association et les dividendes qu 'elle

avec.

Vous vous devinez comment ça s 'est terminé ? Vous ne pouvez plus se

a arrêté de se voir.

On s 'évitait même.

J 'ai vérifié, ça déclare un tube.

Paul, non ! La tigarette dès le matin !

Les sacs et des maisons ont effectivement prêté beaucoup d 'argent à

Tu n 'as pas menti. Je veux bien que l 'argent soit une des premières causes de

dissension, mais j 'ai un peu de mal à gommer son explication.

Et vous, du nouveau ? Mieux que ça.

Grâce au croisement effectué par le Fichier National Automatique des

Génétiques, on a découvert que les ADN des deux victimes, Montfort et Pessac,

correspondent à deux traces de sperme retrouvées sur un viol non élucidé il y

de ça deux ans. Un viol ?

Et on connaît la victime ? Clémentine Garcia.

Elle avait 21 ans au moment des faits.

Elle a été retrouvée au petit matin, les vêtements déchirés et à demi

inconsciente dans la tour de Constance. C 'est sur les remparts de la ville.

La victime a été transportée au CHU de Montpellier, où elle a aussitôt subi un

examen médico -légal.

Poursuivez. Le jour du viol de Clémentine Garcia, un homme, un dénommé

Alvarez, a été retrouvé mort, le crâne fracassé, dans les écuries de la manade

de la ville d 'Ourlangue.

Et ?

Il y a un rapport ? Diego Alvarez était gardien chez Charles de Fontbrune, le

propriétaire de la vie d 'Ourlinck. Et c 'était aussi le meilleur ami de son

fils, Louis.

Soupçonné, interrogé deux fois, puis relâché, faute de preuve.

Et pourquoi a -t -on soupçonné ce Louis de Fontbrune ? D 'abord, on a retrouvé

Diego dans la manade, et puis Louis et Diego aimaient tous les deux Clémentine.

Et elle ? Elle aimait qui ? Ça, le rapport ne le dit pas.

Et pour quelles raisons a -t -on fini par relâcher Louis de Fontbrune ? D

'abord, son ADN ne collait pas au violeur.

Ensuite, les investigations de la police scientifique ont montré que le corps de

Diego avait été déplacé. Il n 'est donc pas mort dans les écuries.

Ça prouve qu 'on a tenté de le faire accuser.

Il peut aussi s 'agir d 'une vengeance, pas forcément d 'un crime passionnel.

Ah bah dites -moi, ça nous fait une colonie de suspects tout ça, hein Jean

-Jacques ? Il va falloir procéder par ordre.

Mon adjudant, un journaliste de Montpellier.

Qu 'est -ce que je réponds, commandant ? Je suis pas là.

Deux crimes en cinq jours.

Va falloir composer avec la presse.

Oui, alors ça, c 'est le cadet de mes... Bonjour.

Bonjour, madame.

C 'est pas une commande ? Pas du tout.

C 'est au sujet du meurtre de Ludovic Pessac et Nicolas Montfort.

Vous en avez entendu parler, je suppose ? Faudrait être sourd pour ne pas être

au courant. Aigues -Mortes est une petite ville.

Est -ce que vous imprimez au juste ? Non, ce sont des étiquettes de

de vin pour un négociant.

Ah, c 'est magnifique.

Et c 'est une activité qui marche ? Ça a eu payé, oui. Avant, l 'imprimerie

était deux fois plus grosse, on était cinq.

Maintenant, si vous en venez aux fêtes.

C 'est très, très réussi.

Très camargue.

C 'est le travail de ma fille, Clémentine.

Elle ajuste la colorimétrie, retouche au scanner.

Elle doit être faite. Elle a eu d 'artistes, cette petite.

Félicitations, mademoiselle. Merci, madame. En fait, c 'est vous que je

voir, Clémentine.

Quel rapport elle a avec ces meurtres, ma fille ? Je ne sais pas encore.

Bon, c 'est bon. Soit vous nous dites ce que vous faites là, soit vous dégagez.

On a du boulot. Alors, qu 'est -ce que vous lui voulez ? Lui poser deux ou

questions. À quel propos ? Je viens de vous le dire, je crois. Le double

et également ce qui s 'est passé il y a deux ans.

Bon, allez, maintenant.

Arrêtez. Depuis cette histoire, ma fille, c 'est plus la même fois. Arrêtez

remuer le couteau dans la plaie, d 'accord ? Faut nous laisser tranquilles

vous conseille de vous calmer, monsieur.

Je dois lui parler, seule à seule.

Et ne vous inquiétez pas, je ne lui veux aucun mal.

Laisse, papa.

J 'ai aucun souvenir du viol. Oui, je sais, j 'ai lu le rapport.

Vous étiez droguée, ils vous ont fait boire du GHB, c 'est ça ? Oui.

Et vous n 'avez vraiment aucun souvenir, ni de vos agresseurs, ni de qui était

avec vous dans cette boîte de nuit ? Il y avait un monde fou et ma copine était

avec mon mec.

La boîte était pleine à craquer.

Est -ce que vous les connaissiez, Pessac et Monfort ? Je lis les journaux comme

tout le monde.

Des tests génétiques viennent de prouver qu 'ils étaient vos violeurs.

Vous ne cherchez pas à savoir qui les a tués ?

Je préfère pas.

Vous ne préférez pas envisager que votre père vous venge, par exemple ? C 'est

pas impossible.

Comment est -ce qu 'il aurait pu savoir que c 'était eux ?

Vous l 'arrêtez ? On se pose des questions.

Vous imaginez bien.

Au moment du meurtre de Montfort, vous maintenez avoir été présent à la réunion

du conseil municipal.

Ce que pourront vous confirmer monsieur le maire et tout le conseil de la ville.

Oui, Campessa qui a été tué, vous dîniez avec monsieur Charles de Fontbrune.

Une soirée très agréable qui ne s 'est pas achevée avant minuit.

Dites -moi, sincèrement, vous en pensez quoi de ces crimes, monsieur Garcia ? Si

c 'est eux qui ont violé ma fille, je ne vais pas pleurer.

Si vous avez des enfants, vous me comprenez, non ?

Toujours dans les cartons, ce que je vois.

Je vous l 'ai dit, en ce moment, je mélange un peu ma vie.

Ici.

J 'y travaille aussi.

Je suis vétérinaire.

Je m 'occupe des animaux de la manade.

J 'aimerais voir Charles de Fontbrune.

Possible ? Pas pour l 'instant, il n 'est pas là.

Il n 'y a que son fils, Louis.

Il s 'entraîne de l 'autre côté du corral.

50 minutes.

Merci.

Tu cherches quoi ? Te faire empaler ? Si je veux progresser dans le classement

des courses camarguaises, il faut pas que je m 'entraîne, papa.

Ouais, c 'est un traitement des étropiers que tu vas progresser si tu

comme ça.

Tu le connais ? Non, j 'ai pas le plaisir. Monsieur Tombril ? Elisabeth

vice -procureur de la République.

D 'abord ce gendarme qui est venu me demander si j 'avais bien dîné avec

Garcia vendredi soir.

Est -ce que vous avez confirmé qu 'il nous a permis de le relâcher ? Ouais, et

maintenant vous ? C 'est un vrai défilé ce matin.

Est -ce que vous voulez savoir ce qu 'il y avait au menu ?

Mais j 'aimerais bien que vous me parliez de Diego Alvarez.

C 'était mon ami.

Mon meilleur ami, même.

Pourquoi vous venez évoquer ça ? Vous avez du nouveau ? Ça remonte à deux ans.

Pas vraiment. Disons que les assassinats de Montfort et Pessac réactualisent les

choses.

Vous les connaissiez ? Vaguement, oui.

On n 'avait pas vraiment d 'atome crochu.

Pas d 'atome crochu, c 'est un euphémisme.

Pessac, l 'avocat des banques, qui ratissait les petites gens, s 'en fout

plein les poches, ça vaut mieux, ce type.

Vous n 'aimez pas les banques, M. Pombril ? Écoutez, j 'ai hérité de cette

malade, d 'accord ? Mais ne vous fiez pas aux apparences.

La terre ne fait pas la richesse, croyez -moi.

Et puis quel rapport entre le meurtre de Diego et celui de ces deux types ? Je

ne sais pas.

Peut -être aucun.

Mais l 'assassinat de Diego n 'a jamais été élucidé.

Vous avez été soupçonné, enfin.

Les soupes sont parfaitement dégueulasses.

Dis -lui ce que tu as enduré, Louis.

Deux gardes à vue, avec une tentative de suicide pendant la deuxième.

Parce qu 'on l 'accusait du crime de Diego, qui était comme son frère.

Et que je considérais moi -même comme mon propre fils.

D 'autres questions ? Non.

Je peux vous parler ? Vous m 'arrêtez là, moi, si ? Mais j 'ai mon cours de

danse.

Ce n 'est pas pour longtemps.

Vous pensez vraiment que Diego Alvarez a été tué par vos agresseurs cette nuit

-là ? C 'est ce que je pense, oui.

Diego devait me rejoindre dans la boîte de nuit.

Il ne m 'a pas trouvé.

Il a dû me chercher dans les parages. Il est tombé sur ces connards.

On a soupçonné Louis de Fontbrune.

Oui.

C 'est impossible, oui. Diego était les meilleurs amis du monde. Et puis, Diego

était bien plus fort que Louis. Il n 'aurait jamais pu râler dessus.

Je peux y aller maintenant ? Non, pas du tout.

Clémentine. Salut, Sophie.

Alors, en fonction de quoi ? Impeccable. Pardon.

C 'est pour Jérôme de la part de mon père. C 'est le vin préféré de Diego.

L

'identité

judiciaire a relevé des empreintes de pneus devant la villa où était abattu

Nicolas Mouffort.

Quel type de véhicule ? Impossible à déterminer pour la voiture.

Il y en a trop.

Mais il y a aussi des traces d 'un deux -rons.

Qu 'est -ce qu 'il a ? Qu 'est -ce qu 'il veut ? Allez, vas -y, tout ! C

'est Louis de Pontbrune, ça.

Vous l 'auriez vu avec les taureaux ? Il a un tantinet tête brûlée, ce garçon.

Je peux vous aider ? Oui, bonjour.

On aimerait parler avec le patron, Carlos Alvarez.

Patron, c 'est un bien grand mot.

C 'est une exploitation familiale, ici.

Vous venez pour une dégustation ? Ce que vous faites comme vin ? Le vin de

sable. De gris, de gris, de blanc, de rosé, bien sûr, un peu de rouge. On a

les premiers à faire du bio, ici.

C 'est passionnant, mais on n 'est pas là pour faire la route du vin.

C 'est délicat, Jean -Sac.

Monfort et Pessac sont les auteurs du viol de Clementine Garcia.

Il y a deux ans.

Il y a de fortes chances qu 'ils aient aussi tué votre fils Diego cette nuit

-là.

Si c 'est eux, tant mieux qu 'ils soient bons.

Christian, vous croyez que c 'est moi qui les ai tués ? Putain, si j 'avais su

qui a tué mon fils, ça fait longtemps que je me serais fait justice moi -même.

Et j 'ai pas peur de vous le dire, ça aurait été un honneur de le venger.

Quelles étaient les fréquentations de Diego ?

J 'aime du poing.

Louis de Fontbrune.

C 'est son meilleur ami.

Avec Clémentine. Tout le monde le sait.

Ils étaient tout le temps fourrés ensemble, tous les trois.

Mon Clémentine, il était intime. Ça vous va ? Le temps Louis de Fontbrune a été

soupçonné du meurtre de Diego ? C 'était parce que les gendarmes ont mal fait

leur boulot.

Je peux vous dire que si j 'avais le moindre soupçon, j 'aurais pas hésité à

tuer de mes propres mains.

Pourtant, je l 'aime bien, celui -là. Mais Diego et Louis aimaient tous les

Clémentine. Ils étaient rivaux.

Ils étaient f... Fous d 'elle ! Elle, elle les aimait tous les deux.

Vraiment.

Surtout pour ça qu 'elle a jamais choisi.

Ces trois -là, c 'était comme les doigts de la main, vous pouvez pas comprendre.

Voilà, regardez, c 'est là qu 'on pourra installer les éoliennes.

Encore faudrait -il que ton père soit d 'accord, Louis.

Ah, y a pas de souci, il est à fond, hein.

Seul problème, c 'est le fric.

Bon, j 'ai du travail.

Allez les filles, le courage est là. Mais non, mais pas déjà.

Mais non ! J 'ai vu l 'autre jour au course Camarguelle.

T 'es pas venue me caliciter dans le désastre ? Je voulais pas te déranger.

T 'es bête, tu me déranges jamais.

Alors, qu 'est -ce que t 'as pensé de mon prestation ? C 'était complètement

dingue. Tu m 'as fait super peur.

C 'est passé à quoi, le taureau ? 10 cm ? Ouais, 2 ou 3 cm plutôt.

Ce que je dis, c 'est complètement dingue.

C 'est gentil de te faire du souci pour moi.

Encore heureux que je m 'en fasse.

J 'ai essayé de mettre en œuvre les projets éco -local à Digo.

T 'en parais toujours d 'accord ? Oui, bien sûr.

Toujours le même problème, c 'est le fric.

Faut décrocher la subvention.

C 'est pour ça que papa a invité le préfet à sa fête demain.

Tu viendras ? Évidemment que je viendrai.

Dis -moi, ton père s 'est fait arrêter tout courant ? Il l 'a enlâché parce qu

'il dînait à Camille.

Ils dînaient vraiment ensemble ? C 'est ce qu 'ils disent.

Vous avez vu sur quoi elle roule, la petite Clémentine ? Je pense vraiment

que ça puisse être elle. Je la vois pas tuer quelqu 'un.

Je vais même relever les empreintes de son seul ex, Carlos Alvarez.

J 'ai tendance à penser qu 'il est sincère.

Alors là, c 'est vous qui le dites.

Je vous trouve bien naïf sur ce coup -là. Si vous tuez quelqu 'un, vous n

pas vous en vanter.

Enfin bref, vérifiez vos empreintes et demain, on ira faire une perquisition

chez Alvarez.

Ok, patronne.

Oui, allô ? Bonsoir, madame la procureure. Charles de Fontbrune à l

Je vous dérange ? Non, non, non, pas du tout.

Vous êtes occupée demain soir ? Demain soir, non. Non, pourquoi ?

J 'organise une petite réception à la manade. Quelque chose de simple, de

convivial. Vous êtes la bienvenue, si vous le souhaitez.

Ah, une réception.

Pourquoi pas ? Le commandant Jean -Sacq peut venir aussi, s 'il veut.

Il n 'est pas venu ici pour danser.

Avec plaisir.

A demain, alors. Merci.

Parfait. A demain, 20h.

Au revoir.

Au revoir.

La prochaine fois, ce n 'est pas la peine de me demander mon avis.

Arrêtez de râler, Jean -Sacq. Il y aura tout le monde à cette fête.

Et c 'est un excellent moyen d 'en savoir plus sur de Fontbrune et son

Donc du coup, chez Alvarez, on ira perquisitionner après -demain.

Ceci dit, si vous voulez pas venir, vous pouvez y aller tout seul à la fête.

J 'ai pas dit ça.

Ah !

Oh !

Vous avez été avec les gendarmes ? La réunion du conseil municipal et une

en tête -à -tête avec Charles de Fontbrune.

On va me reprocher.

Toi, je sais pas, mais moi, je me sens beaucoup plus léger depuis que ces deux

salopards sont crevés.

On vendra pas mon fils.

Tu vois, finalement, il y a une justice.

On va prendre tant qu 'il faut, mais les ordures finissent toujours par payer.

Et qui les fait payer, ça, c 'est pas...

Je vais arrêter de picoler, oui.

C 'était du bien.

Arrête tes conneries, il serait plutôt temps de dire la vérité.

Franchement, si c 'est tous les conseils que t 'as, tu peux te les garder.

Putain, mais ça sera qui le prochain, là ? Qui c 'est qui a parlé ? Je le

répète, va voir la police.

T 'as rien à craindre, t 'y es pour rien dans tout ça.

T 'y es pour rien.

Gilles, jure -moi. Eh oui, c 'est que je suis pour rien.

Je connais pas les flics, toi. Qu 'est -ce que tu veux, que je perde mon boulot

et ma réputation en plus de toi, c 'est ça ? En taisant, tu fais de moi ta

complice. T 'en es confiant de ça ? Mais complique de quoi ? J 'ai rien fait.

Attends, tu vas pas leur dire, là ? Marion, tu vas pas leur dire ?

T 'inquiète pas, je me tairai.

Bon, j 'y vais.

C 'est pas vrai.

On va retrouver ton mec.

Tu devrais me remercier de venir te voir. J 'essaie de t 'aider, moi, à te

sortir la tête de l 'eau. En baisant avec l 'autre ?

Tu me fais rire, là. Tu me l 'enfonces, la tête, là. T 'es en train de me tuer,

tu t 'en rends même pas compte.

Arrête de dire n 'importe quoi.

Essaie de dormir un peu.

Ça va ? Oui.

J 'ai invité la procureure et le commandant Jean Sack demain soir.

On peut faire ? Pourquoi pas ? J 'ai trouvé plutôt sympa, non ?

Franchement, c 'est pas le mot que j 'utiliserais.

Jouer avec le feu ? Comment ça ? Qu 'est -ce que tu veux dire, Louis ?

T 'as vraiment dîné avec Jérôme, vendredi ? C 'est sûrement cher avec

Pour ce qui est de jouer avec le feu, tu te poses un peu là, non ? Pardon ?

Louis, tu conduis comme un dingue.

Prends des risques dans l 'arène. Qu 'est -ce que tu cherches ? Me faire

prématurément mourir de chagrin ? La vie vaut rien, papa.

Rien ne vaut la vie.

T 'en as d 'autres, des comme ça ? Dis -moi ce qui te manque, Louis.

Putain.

Il est plutôt sympathique, non, ce dentiste ? Ah oui, sur les gencives ?

attends, c 'est pas un baume machin truc, c 'est un baume lénifiant.

Oui, j 'arrive !

Dis -moi, je peux te rappeler dans deux minutes ? Voilà, prends ta douche et on

te rappelle après. Oui, j 'arrive.

Ciao.

Oui ?

Je vais vous apprendre à respecter l 'intimité des gens. C 'est dingue ça !

Oui, ça va, mais enfin, ils sont rentrés jusque dans ma chambre. Je ne sais pas

qui les a laissés rentrer à la réception.

C 'est dément, je vais les appeler.

Comment vous faites, vous, pour les gérer, les journalistes à la gendarmerie

Vous avez vu, comme ça.

Autrement, je leur serais une banalité du genre, la justice fait son travail,

ils prennent ça à la télé, tout le monde est content.

Ça ne veut rien dire.

Non, mais c 'est un peu le but.

Et puis, jusqu 'à maintenant, personne ne s 'en est plaint.

Oui, je pense vraiment que ça ne va rien dire.

Jolie, votre chambre.

Oui, c 'est la même que le vôtre.

Ah, ouais.

Bon, au fait, j 'ai relevé des empreintes du solex de la petite

Oui, et alors ? J 'attends les résultats.

Comme vous avez quelque chose derrière la tête, vous.

Ouais.

Quoi ? C 'est mon fils.

Oui, mon amour, ça va ? Comment ça me saoulait, son fils, là ?

C 'est pas bon pour vous, la cigarette ? Je pensais mettre à la pipe.

Je dis ça pour votre bien. Arrêtez de faire la tête. On n 'en est plus là,

et moi. On en est où ? J 'aimerais bien le savoir.

Madame la procureure, une petite déclaration, s 'il vous plaît. Je vais

à vos questions.

S 'il vous plaît. Compte tenu de la complexité de l 'affaire, vous

que je n 'ai qu 'une brève déclaration à vous faire.

La gendarmerie fait son travail et l 'enquête suit son cours. Je vous

Madame la procureure, s 'il vous plaît.

Donc dans l 'enquête sur Ludovic Pessac et Nicolas Monfort, madame la procureure

vient de déclarer que l 'enquête suit son cours et que la gendarmerie fait son

travail. Super efficace votre truc, merci.

Rien ne vaut les phrases bateau, brasser de l 'air, il n 'y a qu 'à écouter les

politiques.

L 'enquête suit son cours, c 'est vrai, mais il faudrait qu 'on avance un peu.

Ça c 'est sûr.

Et si c 'était les principaux intéressés qui se vendaient, Clémentine qui a été

violée et Louis qui est amoureux d 'elle, l 'un ou l 'autre, ou bien l 'un

'autre. Pour Louis, je suis d 'accord, mais je ne vois pas pourquoi vous vous

acharnez comme ça sur Clémentine Garcia.

Parce que l 'empreinte de son soleil, c 'est la même que celle retrouvée devant

chez Montfort. Voilà pourquoi.

Et pourquoi vous ne m 'avez pas dit ça plus tôt ? Parce que je viens de l

'apprendre.

Ah.

Oui, évidemment, ça change tout.

Il va quand même falloir qu 'on ait une explication.

Ah oui, parce que vous, ça vous paraît possible ? Je suis une jeune fille de 22

ans, tu te bonhommes avec un flingue ? Je veux lui parler ! Je vous ai demandé

de vous calmer. Je veux pas lui parler ! Je vous ai demandé de vous calmer.

Allez, c 'est bon.

Allez.

Ça va, ma chérie ? T 'as pas fait de mal ? On cherche juste à

comprendre pourquoi votre fille se trimballe avec ça.

Un Walter PPK.

Parce qu 'elle est traumatisée et que maintenant, elle a tout le temps peur.

Elle vient d 'où, cette arme ? Je lui ai donné. Ça ne répond pas à ma question.

Mais je l 'avais, c 'est tout, point.

Ah, ben voyons.

Les armes ne poussent pas dans les salles de danse, monsieur Garcia.

Heureusement pour votre fille, les deux victimes ont été abattues avec un 44

Magnum. Pas avec un Walter PPK.

Et malheureusement pour elle, les traces de son solex ont été relevées devant la

maison où a été assassiné Nicolas Monfort. Quoi ? Qui tu foutais là -bas ?

parle, mon Dieu !

Je le guettais, j 'ai suivi.

Alors il y a également son iPad dans lequel on trouve des dizaines et des

dizaines de photos des deux victimes. Leur emploi du temps, heure par heure.

Visiblement, ça faisait un petit moment qu 'elle les suivait. Vous m 'aviez dit

ne pas savoir que Pessac et Montfort étaient vos agresseurs. Vous avez

être drogués.

J 'arrêtais pas de faire des cauchemars.

J 'avais des flashs, des images, des visages qui me revenaient.

Deux ans après...

Vous vous foutez de nous ? Vous allez lui foutre la paix, oui ou merde ? Votre

fille est notre principal suspect.

Elle n 'a pas d 'alibi. Elle était présente sur les lieux du meurtre de

et elle les épiait.

Alors lui foutre la paix, certainement pas.

Mademoiselle Garcia, avez -vous tué ces deux hommes ? Non.

Je vous jure que non.

Alors pourquoi tout ça ? Pourquoi les épier, les photographier, les suivre ? C

'est vrai, je voulais me venger.

Mais quelqu 'un m 'a devanté, c 'est pas moi. Quelqu 'un ? Qui ça ? C 'est pas

moi.

Admettons. Mais vous étiez présente quand Nicolas Monfort a été tué. Donc

avez forcément vu quelqu 'un ou quelque chose.

J 'étais garée trop à l 'écart, j 'ai juste entendu une voiture démarrer.

Quel genre de voiture ? Je sais pas, j 'ai pas vu, j 'ai juste entendu.

Juste entendu.

Rien vu, rien aperçu, même pas un détail. J 'étais trop loin, je vous dis.

C 'est ça.

Et vous voulez me faire croire que c 'est sur la base de simple réminiscence

vous étiez prête à vous venger. Alors moi, je veux bien tout entendre, mais

alors ça, c 'est un petit peu léger, mademoiselle Garcia.

Vous êtes déjà suivie à l 'oeuvre.

Bon, c 'est fini votre séance, là. On peut y aller ?

Cette

séance, cher monsieur, s 'appelle un interrogatoire. Et ce n 'est

pas le dernier.

Alors inutile de vous préciser, mademoiselle Garcia, que vous ne quittez

ville sous aucun prétexte. Vous êtes sous contrôle judiciaire. Vous viendrez

pointer ici tous les jours.

Adjudant Garnier va vous expliquer tout ça. Vous pouvez sortir.

Vous ne l 'arrêtez pas.

Ils nous baladent tous les deux.

Quand on a vécu un viol, on est capable de tout. Elle est sous pression, cette

gamine. Je sais, je sais.

Sauf que c 'est un homme qui a appelé pour donner rendez -vous à mon fort.

Souvenez -vous, l 'accent anglais.

Très bien, voir un complice.

Louis de Fontbrune.

Et que je vous disais, ils sont tous là.

Alvarez, c 'est d 'origine espagnole, non ? Absolument, monsieur Poitier.

Mon père est négé pendant les guerres d 'Espagne.

Il est arrivé ici gamin, il a travaillé tout sa vie dans le vignoble.

Moi, je me suis d 'abord intéressé à l 'onologie, et puis à la fille des

propriétaires.

Elle a fini par m 'épouser.

Vous avez presque 30 ans d 'ensemble.

Et comment s 'appelle votre domaine ? Bonjoie. Je connais, j 'en consomme

parfois. Excellent.

Merci. Je l 'enlève.

Monsieur le Préfet, si nous parlions un peu de ma subvention.

Je m 'en occupe activement, mon cher Fonbrune. Le service m 'assure que vous

finirez parmi les meilleures candidatures.

Je fais de la pire.

Bien. Bonne nouvelle.

Bon, qu 'est -ce qu 'on fait ? On danse ou on fait tapisserie ? On fait

tapisserie.

Ah, elle a raison, votre fille, vous êtes vieux.

Que tout le monde baille à la rumba de l 'amour Que tout le monde baille à la

rumba de l 'amour

Vous avez votre fille ? Oui.

Alors ? Ça va.

Ça va mieux.

Vous voyez, il suffisait de se parler.

Les questions d 'orgueil, c 'est compliqué.

J 'ai eu son copain aussi.

Ah, formidable.

Il va intégrer Polytechnique à la rentrée.

Ah, dites -moi. Elle a l 'air sympa quand même.

Elle a peut -être trouvé le genre idéal.

Attendez, le genre idéal, ne vous emballez pas, elle a 19 ans, Caroline.

Je le vive un peu avant.

Vous avez plein de contradictions, Paul.

En tout cas, je vous remercie.

De quoi ? De ce que vous êtes.

Parfois, vous m 'adressez, mais vous êtes quelqu 'un de bien.

On les reprend quand, nos balades dans la manade ? Je ne sais pas.

Demain, après -demain, quand tu veux.

Ah bon ? Ça veut dire que c 'est pour bientôt ? Des fois, tu me fais peur,

Louis.

Pourquoi ? Je prends trop de risques ? Je fais trop la fête ?

Il paraît qu 'ils t 'ont arrêté pour le meurtre des deux salopards.

Arrêter et relâcher.

T 'as rien à te reprocher ? T 'es dingue ou quoi ?

Je suis dingue de toi.

Quoi ? Tu mentis.

Je t 'aime.

Je t 'aime depuis le lycée.

Pourquoi tu ne me l 'as jamais dit ?

Il avait dit goût.

Après ce qu 'il s 'est passé, j 'avais peur de me brusquer.

Je l 'aurais fait.

Si j 'avais su que c 'était eux qui t 'avaient fait du mal, je l 'aurais fait.

Pourquoi tu les as invités ? Ils n 'avaient rien à faire ici.

Calme -toi, Marion. On verra ça plus tard.

C 'est joli, Marion de maison.

Oui. Il vient de poser ses valises chez Defont de Brune. Ah, c 'est sérieux,

alors ? En général, quand une femme mariée débarque avec ses cartons chez un

homme célibataire, ce n 'est pas pour faire du macramé.

Enfin, moi, je la comprends.

Il est beau, il a du charme, il est rassurant.

Il fait pas mal d 'atouts.

Ah bah oui, il a du charme. Vous avez vu la maison ?

Il a aussi du fric, 50 hectares, des chevaux, une manade de taureaux.

Qu 'est -ce que vous êtes mesquins, c 'est dingue ça.

Du fric, il n 'en a pas, j 'ai vérifié. En tout cas, pas tant que ça.

Histoire d 'amour, quoi.

Ben oui, ça existe.

Tu pourrais me faire une gravure d 'un taureau et d 'un raptor en action ? Pas

de problème, on fera ça avec Clémentine.

Vous connaissez depuis longtemps ? Jérôme s 'occupe de mes étiquettes

vingtaine d 'années.

Vous savez, on se comprend sans avoir besoin de trop se parler.

On va peut -être y aller, là.

Quoi, déjà ? On se lève tôt demain matin, puis l 'enquête continue.

La progresse ? Elle suit son cours.

Merci de nous avoir invités.

C 'était un plaisir.

Pas de problème.

Bonsoir, messieurs.

Bonsoir.

Bonsoir.

Je crois que c 'était une bonne idée que j 'ai conviée.

Pourquoi ? Une jolie femme agrémente toujours une soirée, non ? C 'est moyen,

quoi. Le pantoufli, il est plutôt sympa.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il y a quelque chose à te reprocher ? Moi, blanc comme

neige.

Et toi, Jérôme ? Pareil, le bon Dieu sans confession.

Pour moi, c 'est pareil.

On change tranquille.

Trinquons, mes amis, trinquons.

à la justice et à la vie.

Ma seule noblesse à moi, c 'est d 'être un paysan.

Vous me l 'avez rassuré ? Ne m 'énervez pas, Charles.

Chine au sang, ils vont s 'en rendre compte.

T 'inquiète, Marie, je rentrerai très vite.

Bien sûr, vous savez que la possession d 'armes est strictement réglementée dans

notre pays.

Ça, c 'est pour la tête ? Avec ça, il ne doit plus rester grand -chose du gilet.

Là, on comprend mieux où Clémentine s 'est procurée son pistolet.

Une chance qu 'aucune de vos armes ne soit impliquée dans les meurtres de

et de Montfort.

Mais bon, comme font Brune, Garcia et vous -même avez tous des alibis.

Tout va bien pour vous.

On voit souvent des cons ensemble.

Ils aiment bien manger des sables.

Et vous aime bien aussi.

C 'est important d 'avoir des amis fidèles, n 'est -ce pas, M. Alvarez ?

Je vous l 'ai dit déjà.

Si j 'avais vengé mon fils, j 'aurais assumé mes actes devant la justice.

Maintenant, si c 'est vraiment eux qui l 'ont assassiné, je bénis l 'homme qui

les a exécutés.

Je le bénis. Et si vous dites que c 'est un homme ? Et vous avez une idée de l

'identité de cet exécuteur tombé du ciel ? Je ne sais rien, moi.

Vous avez vu dans quel état ils ont laissé Diego ? Vous croyez que ce

avait rien d 'autre sur la conscience ? Hein ?

On fait quoi, là ? On fait quoi ? On fait rien.

Vous pouvez sortir.

Mais vos armes, elles restent -ils sans confisquer ? Avec eux, je vais chasser,

moi. Essayez, c 'est un baccalauréat. Vous vous collez.

C 'est bien.

Voilà.

Retour à la case départ.

C 'est comme si on avait affaire à une coalition, un crime collectif où tout le

monde couvre tout le monde.

Sauf Clémentine, personne ne la couvre.

Même si ça bouge la grille, elle reste une suspecte plus que solide.

Tout autant que Louis de Fontbrune, qui n 'a aucun alibi non plus.

Et puis il y a aussi Gilles de Maison qui n 'est pas très bavard. Et à mon

il n 'en sait plus ce qu 'il en dit.

Monsieur de maison ?

Vous

me voulez quoi encore ? Vous parlez. Je suis certaine que vous m 'avez menti. C

'était toi à inventer. Vous saviez que Pessac et Monfort avaient violé

Clémentine ? Comment saurais -tu ça ? Ils t 'en sont pas inventés ? Moi, je

persuadée du contraire.

Et si vous vous taisez, c 'est parce que vous avez peur. Vous êtes menacé, c

'est ça ?

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Pessac et Montfort, ça vous suffit pas ? Vous

passivement qu 'on vienne vous tuer ? Je peux vous têter si vous me parlez ? J

'ai rien à vous dire ! Écoutez -moi, je peux même vous protéger, mais il faut me

parler. Je n 'ai rien à vous dire, putain ! Je ne l 'ai pas vu depuis deux

d 'accord ? Maintenant, vous pouvez me foutre la paix.

Foutez -moi la paix ! Ok.

Comme vous voudrez.

Oui Paul, je quitte de maison là, il est à cran.

Je suis sûre qu 'il nous balade, il est pété de trouille.

Alors relâchez pas la surveillance et tenez -moi au courant des écoutes, ok ?

Oui, très bien.

D 'accord, à tout à l 'heure. Et Paul, Paul, Paul, Paul, allez voir Louis de

Fontbrune, il me préoccupe. Ok, d 'accord.

Ça va, commandant, hein ? C 'est super bien.

Vous auriez pu être gardien.

Ouais, il a du tempérament, hein ? C 'est des filles.

C 'est la star de la madame, tout le monde l 'adore.

C 'est le cheval de votre père.

Exactement.

Vous vous entendez bien avec lui ? C 'est lui qui m 'a élevé.

Il était parfait avec moi.

J 'ai beaucoup de respect et beaucoup d 'admiration pour lui.

Et votre mère ? Elle est repartie quand j 'avais trois ans.

Elle est américaine.

Dans la côte ouest, à San Diego.

S 'appelle de temps en temps.

Pourquoi vous faites semblant de vous intéresser à moi ? Vous me suspectez ?

'est -ce qui vous dit que je fais semblant ? Puisque vous en parlez,

-vous à ma place.

Vous n 'avez aucun alibi pour aucun des deux crimes.

Dis bon, c 'est le JFK.

Mais j 'étais pas né.

C 'est vrai que j 'ai pas d 'alibi.

Mais je les ai pas tués.

La pleure disparaît si on en réjouisse presque.

Pourquoi presque ?

Après faire un procès, ça aurait été mieux pour tout le monde.

Surtout pour Clémentine.

Ça leur aiderait à crever l 'abcès.

Vous l 'aimez ? Oui, vous l 'aimez ? Plus que ça.

Voilà, je vous ai tout dit.

Je ne suis pas un adepte de la justice expéditive.

Et la loyauté à Lyon, ça me débête. C 'est ce qu 'il y a ! Vous me croyez

coupable. Arrêtez -moi. Il est venu m 'arrêter, papa.

Pourquoi vous soupçonnez mon fils d 'avoir tué ces deux ordures ?

Vos collègues l 'avaient déjà cuisiné il y a deux ans pour le meurtre de Diego.

Vous êtes sanglés, commandant, complètement malades.

Prenez -le sur un autre temps, monsieur Trombrune.

La police ne l 'a déjà fait assez de mal comme ça.

Je vous interdis de le harceler, vous m 'entendez ? Vous n 'avez rien à m

'interdire, j 'enquête sur un double meurtre.

J 'étais juste venu pour parler à votre fils.

Je le ramène, merci pour la balade.

Y a pas de quoi !

Pourquoi vous n 'avez pas insisté avec Louis ? Moi, je le trouvais convaincant,

je suis si amoureux.

Une intuition.

Une intuition.

Et Clémentine, une intuition aussi ? Elle est trace de son soleil sur le lieu

crime. Elle nous a menti.

Ce qu 'il faut comprendre, c 'est pourquoi la vengeance s 'opère deux ans

le viol.

Il nous manque un élément.

Vous savez, depuis quand ils ne se voyaient plus, là, les trois loustiques

maison, Montfort et Pessac.

Depuis deux ans.

Depuis le viol de Clémentine.

Voilà le chaînon manquant.

Pourquoi vous ne me l 'avez pas dit plus tôt ? Parce que je viens de l

'apprendre.

Je suis sûre que la femme de deux maisons, Marion, elle doit savoir

choses.

Beaucoup de choses qu 'elle a pu répéter à Charles Fontbrune.

Confidence sur l 'oreiller ? Sur l 'oreiller ou ailleurs.

Charles et moi, on est amants depuis quelques mois. Voilà, on vient ensemble.

C 'est un homme formidable, un homme rassurant. C 'est ça, tout le contraire

votre mari.

Écoutez -moi, je suis persuadée que les meurtres de Pessac et Montfort sont liés

au viol de Clémentine et à la mort de Diego.

Qu 'est -ce qui s 'est passé, Marion ? Je suis sûre que votre mari est impliqué

dans tout ça.

Quel rôle il a joué, hein ? Mais qu 'est -ce que vous craignez, mon Dieu ? Les

deux principaux coupables sont morts, non ? Pourquoi vous ne parlez pas ?

Marion, il faut parler pour vous, pour lui. Lâchez -moi. Marion ! Attendez !

Bon, peut -être que ça vous arrange qu 'il se suicide, non ? Ou alors vous

attendez tranquillement qu 'il se fasse abattre ? Comme les autres ? À quoi vous

jouez ?

Gilles était rongé par l 'air mort.

Un jour, il a tout balancé.

Comme ça, tout ce qu 'il s 'est passé.

Vous voulez qu 'on te la fasse, la petite Garcia ? Mais tu es con.

Ben quoi ? Elle est bonne, non ? Tu crois qu 'elle va nous tomber dans les

? Elle a deux mecs. Le petit gardien et le petit Montbrun.

Il n 'y en a pas un qui a pu se la faire. J 'ai ma bonne secrète.

Une petite pilule magique.

T 'inquiète pas, tu vas voir. On va te faire du bien.

Vous avez pété un câble, les mecs, là !

Gilles, qu 'est -ce que tu fous ?

T 'arrives ? T 'arrives bien ? Putain, mais vous êtes tarés ! S 'il y a quelqu

'un qui débarque, putain ! Allez, viens dedans ! Je sais pas ce que tu rates,

pauvre héros.

Excusez -moi, je viens chercher Clémentine, vous l 'auriez pas vue ?

'avez pas. C 'est une jeune fille brune. Non, non.

Hé, on se connaît, toi. Tu connais Clémentine, toi. Non, non, je... Elle

? Elle est où ? Hé, qu 'est -ce que tu fais, qu 'est -ce que tu fais, qu 'est

-ce que tu fais ? Tu connais pas Clémentine ? Part -toi, là -haut ! Allez

Laissez -la.

Putain, vous l 'avez putain.

Merde.

Merde, merde.

On ne peut pas rester là, il faut qu 'on se tire.

Oh, ils sont ici.

Pourquoi pas laisser nos signatures à son pied ? Aidez -moi.

Mais tu veux faire quoi ? Je vais le ramener chez les bouseux de la vie de

Roland. Les filles croiront qu 'il s 'est battu avec Louis.

Ils sont tous les deux raides dingues de Clémentine. Non, mais ça ne va pas, non

mais... Non, moi je ne suis pas, je ne suis pas.

Sans toi ?

Mais t 'es mouillé jusqu 'au cou, pauvre con.

On dirait que c 'est toi qui l 'as buté. Ce sera notre parole contre la tienne.

On va tous finir en taule, là.

Ça va bien si on reste solidaires.

On n 'y est pour rien, on n 'a rien à voir avec ça.

On était en boîte, et puis après on a fini la soirée tous les trois chez moi.

est bien d 'accord, les gars, tous ensemble.

Oui, on est d 'accord.

Gilles ! Gilles ! Et puis après, on se connaît plus. On s 'ignore, chacun dans

son coin.

C 'est le seul moyen de s 'en sortir.

Depuis que Gilles m 'a annoncé tout ça, je me suis petit à petit détachée de

lui.

Il m 'inspirait une sorte de dégoût.

Je ne pouvais pas être la femme d 'un homme si lâche.

Comment vous avez pu garder tout ça pour vous ? Je n 'ai rien dit pour le

protéger.

Il ne l 'aurait pas supporté.

Je crois même qu 'il se serait tué.

C 'est mon mari, je l 'ai aimé.

C 'était un homme bien.

Mais pourquoi il n 'a pas parlé, lui ? Pourquoi est -ce qu 'il n 'est pas allé

se dénoncer spontanément ? Les autres l 'ont menacé de tout mettre sur son dos.

J 'imagine qu 'il a eu peur que toute sa vie s 'écroule.

Il est d 'une vieille famille d 'aigues mortes.

Il a eu peur de tout perdre.

Il a préféré que la vie de Clémentine vole en éclats.

Oui, Jean -Sac ? On a perdu De Maison.

Quoi ? Mais lui, il a trompé la surveillance de mes gars. Oh bah bravo !

oui.

Et vous, vous en êtes où avec Marion ? Elle vient de m 'avouer que De Maison

était avec les deux autres quand ils ont violé la petite.

Et que ce sont eux qui ont tué Diego Alvarez.

Attendez, attendez.

Ne l 'arrêtez pas.

Elle peut nous servir d 'appât pour nous mener à son mari.

D 'accord.

Qu 'est -ce que vous allez faire de moi ? Vous arrêtez maintenant de me servir à

rien.

Encore une chose, comment est -ce que mon fort s 'est procuré du GHB ? Je

qu 'il y a deux, trois ans, il y avait un dealer connu, le Gros du Roi.

Je vous ai dit, j 'en vends plus de GHB.

Vous voyez bien, je me suis reconverti dans les chichis, la pomme d 'amour, les

raquettes de plage.

Puis de là à me rappeler à qui j 'en ai refourgué il y a deux ans, pardon, mais

moi là -haut, j 'ai pas un disque dur.

Pourtant, il va falloir mobiliser ce qu 'il vous reste de neurones, parce qu 'il

n 'y a pas de prescription sur la conséquence de vos trafics, même après

ans. J 'ai déjà fait de la prison pour ça. Ma dette, je l 'ai payée. C 'est

-être un hors -d 'oeuvre à côté de ce qui vous attend, alors un peu de

concentration. D 'accord ? Bon, on n 'est pas à Paris ici, tout le monde se

connaît. Vous devez bien vous rappeler ce que vous avez vendu votre salope prix

de drogue à quelqu 'un du coin.

Pessac.

Ludovic Pessac.

Alors là, c 'est non, c 'est important, j 'ai jamais eu ce mec -là en face de

moi. C 'est comme ça ? Oh putain ! Qu 'est -ce qui est arrivé ? Oui, une

de poitrine.

Je vais vous citer d 'autres noms connus avec mort.

Nicolas Monfort.

Ah merde, lui aussi ? Il a eu une épidémie. Alors ? Oui, oui, Monfort,

'est sûr que je lui en ai vendu.

C 'est un bon client en plus.

Ben voilà.

Dites -moi, même si vous êtes reconverti dans les douceurs, le trafic d 'armes,

ça doit aussi vous parler ? Ah non, absolument pas. Allez ! J 'ai parcouru

casier judiciaire.

Alors j 'aimerais que vous renseigniez sur une transaction.

Un Colt Anaconda 44 Magnum, ça passe pas inaperçu. Quand je dis j 'aimerais, je

me comprends. Mais vous, vous êtes mignon. Pardon ? Mais comment je vais

une info pareille, moi ? C 'est vous le spécialiste.

Vous ne répondez pas à votre fille ? Non.

On est fâchés.

Soyez un peu adulte, Elisabeth.

C 'est vrai, mais je n 'y arrive pas, là.

Le mec va se perdre.

Il ne fait rien de ce que je lui demande.

Vous voulez des frites ? Non, non, merci.

C 'est difficile d 'élever seul des enfants.

À qui vous dites -vous ? À vous.

C 'est pour ça qu 'il y a tant de familles recomposées.

Je suppose, oui.

C 'est très tendance.

Vous parlez de quoi, là, Paul ? De vous et moi ? Enfin, pour ça,

il faudrait que... Enfin, il faudrait qu 'on... Vous savez bien, quoi.

Et alors ? Je ne suis pas votre genre, c 'est ça ? Non, non, non, je n 'ai pas

dit ça.

Donc, je suis votre genre ? Si.

Oui, enfin non, c 'est pas le sujet.

On n 'est pas... Non, on n 'est pas.

Voilà, si on peut revenir à notre affaire.

Mais vous reconsidérez la question quand même.

D 'accord.

Je résume.

Jérôme Garcia savait tout du drame de sa fille.

Et ça en fait un coupable idéal. Allez, maintenant, arrêtez.

Depuis ce soir, ma fille, c 'est plus la même fois. Arrêtez de remuer le couteau

dans la plaie, d 'accord ? Faut nous laisser tranquilles ! Comme Carlos

S 'il avait vengé mon fils, j 'aurais assumé mes aides devant la justice.

Maintenant, si c 'est vraiment eux qui l 'ont assassiné, je paie ni l 'homme qui

les a exécutés. Et Charles de Fontbrune ? Dis -lui ce que t 'as enduré, Louis.

Deux gardes à vue, avec une tentative de suicide pendant la deuxième, parce qu

'on l 'accusait du crime de Diego, qui était comme son frère.

Est -ce que je considérais moi -même comme mon propre fils ? Ces trois -là

du bloc, Paul.

Une association de pères pour venger leurs enfants, se défendre, se couvrent

uns les autres, à eux trois ils sont pratiquement invulnérables. L 'idée est

intéressante, mais comment le prouver ? Vous m 'avez bien dit qu 'ils avaient l

'habitude de se donner rendez -vous dans une bodega ? Oui, une buvette sur la

plage.

J 'ai bien compris.

Chacun de Poirat, c 'est l 'autre qui lui envoie un SMS.

Exactement.

Et quel en est le texte ? Rendez -vous à 12h, la bodega, il faut qu 'on parle.

C 'est simple, c 'est sobre. Bravo, disait -elle.

Attendez, au moins j 'ai le mérite de tenter quelque chose.

Est -ce que vous, vous avez des nouvelles de deux maisons ? Non, mais je

trouver. C 'est ça, trouvez -le.

A tout, Garcia va décoller.

Pour nous,

tout marche comme prévu.

C 'est parti, on se retrouve à la plage.

Salut les amis, ça va ? Ah mec, c 'est toi.

C 'est quoi ce que t 'as envoyé ? C 'est une urgence ça ? Je vous ai rien

envoyé. C 'est les flics.

Quoi ? Ils nous soupçonnent depuis le début.

Ils pensent qu 'on se venge en nous couvrant les uns les autres. J 'en

'envie. Sauf qu 'on les a pas butés, ces deux salopards. On en a pas eu le

temps.

Vous, non.

Moi, si.

C 'est moi qui les ai tués.

Charles.

J 'ai vengé l 'honneur de ta fille et je leur ai fait payer la mort de ton fils.

C 'est ce que vous vouliez, non ? C 'est ce qu 'on voulait tous ?

Vous avez raison pour les flics.

J 'imagine que vous avez tout enregistré.

Thor est clair.

C 'est une connerie ce qu 'il a raconté.

Il n 'a tué personne.

Il en est incapable.

C 'est moi qui les ai tués, tous les deux.

Avec ça.

Où vous êtes -vous procuré cette arme ? Qu 'est -ce que ça peut faire ?

Le principal, c 'est que j 'ai tué ces deux salopards.

Ils sont en possession de l 'arme du crime, non ? Commandant, il y a quelqu

qui aimerait vous voir. C 'est important.

Faut qu 'on disait l 'un, c 'est l 'une.

Merci.

Je vous présente Kévin Leroy. Bonjour, madame.

J 'ai de l 'info pour vous, commandant.

Alors ?

Qui a acheté le 44 Magnum ? Alors, déjà, on est d 'accord, je vous donne que le

nom du client, pas celui du vendeur.

Le client, c 'est un certain Gilles de Maison.

Commandant ! C 'était dans la chambre.

44 Magnum.

On avait l 'arme, maintenant on a les cartouches.

Je comprends pas.

Pourquoi Charles de Fontbrune s 'est dénoncé ? Bah, pour protéger Marion.

Je vous l 'avais dit que c 'était une vraie histoire d 'amour.

Les écoutes.

Allô ? Oui ? Où ça ? Eh bien, je vous remercie.

Gilles de Maison a donné rendez -vous à sa femme dans un quart d 'heure sur les

remparts. Où ça ? Sur les remparts. Oui, mais où sur les remparts ? La tour de

Constance. Là où la petite a été violée ?

Tu partiras pas avec lui.

Gilles.

Tu partiras pas avec lui.

Gilles, rends -toi à la police. Tu partiras pas avec lui.

Gilles, t 'es pas dans ton état normal. Tu partiras pas avec lui. Oh, donnez -en

! Non, non ! Non, non ! Je vous prends.

Lâchez -la.

Lâchez -la.

Fais pas de bêtises.

Laissez -moi l 'emmener !

avec moi, je vous dis ! Laissez -la ! Elle me laissera pas tout ça, je vous

! Laissez -la ! Laissez -la !

Vous aviez déjà vu cette arme ? C 'est celle de votre mari.

Vous saviez qu 'il assassinait ses complices, n 'est -ce pas ?

J 'ai d 'abord cru

que c 'était Charles à qui j 'avais tout raconté.

Et puis, Carlos ou Jérôme.

Mais quand j 'ai compris que ça ne pouvait pas être eux, il n 'y avait plus

beaucoup de possibilités.

Je ne pensais pas que je pourrais un jour cesser de l 'aimer.

C 'est ça qui a tout déclenché.

Je ne pouvais pas vivre sans moi.

Moi, je parte avec Charles.

Il s 'est dit que tout ça, c 'était de la faute de mon fort et de mes sacs.

Il a perdu la tête.

Et il les a tués.

Il a voulu me garder et il a tout perdu.

Vous êtes consciente que votre silence vous rend complice de deux meurtres ?

Elisabeth ?

Oui ? Je

peux lui parler ?

C 'est toi qui as

placé l 'âme chez moi ? Tu me demandes ça si tu ne sais pas à quel point je t

'aime, Charles.

Alors c 'est qui ? Qui veux -tu ?

Je vais te trouver le meilleur avocat.

T 'inquiète pas, je serai toujours pour toi.

Ça va, Paul ? C 'est la première fois que je tue quelqu 'un.

Mais vous avez sauvé une vie aussi.

Sauvé une vie ?

Vous

vous êtes dénoncée pour la protéger ?

Elle est sans doute ma dernière chance de bonheur.

J 'ai l 'impression qu 'il prend moins de risques, non

? Il a intérêt.

On a des projets, lui et moi.

Dans la maison où mon fort a été tué.

Vous l 'aviez vu, Gilles de Maison ? Je crois que j 'ai reconnu sa voiture.

Pourquoi ? Vous ne m 'avez rien dit ? C 'est terrible à avouer, mais je lui dis

presque reconnaissance de ce qu 'il avait fait.

Comme s 'il m 'était fait un beau cauchemar.

Si seulement vous aviez parlé.

Quoi ?

La cheval, ça vous dit ? Là, maintenant ? J 'ai pas les bonnes chaussures, moi.

C 'est beau l 'amour.

Non?

Oui.

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