All language subtitles for Crime à... - Crime en Lozère - French HDTV H264

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Original subtitles

Mesdames et messieurs, je vous laisse admirer une dernière fois notre grande

salle.

Monumentale, elle pourrait contenir Notre -Dame de Paris dans sa totalité.

400 stalagmites, dont la plus grande connue au monde, qui mesure 30 mètres.

La veine Armand fut découverte en 1897 par un forgeron de notre région, Louis

Armand. Et moi je dis merci, monsieur Armand.

Maintenant, vous allez pouvoir regagner le funiculaire. Mon collègue va vous

raccompagner. Les bonnes choses ont une fin, la visite aussi.

N 'oubliez pas le but.

Il y a quelqu 'un ? Il y a quelqu 'un

?

Montrez -vous

! Il y

a

quelqu 'un ?

Moi, j 'ai essayé de blague, ça ne me fait pas rire du tout.

Allez, montrez -vous.

Bonjour. Bonjour.

Attends, il sort la tête en me sortant.

Merci.

Attendez une seconde.

Voilà.

Il n 'est pas là, Jean -François ? Si, il est là.

Ça ne passe pas ici, il n 'y a pas de réseau.

Bonjour. Bonjour, madame la vice -procureure, et bravo pour votre

Moi aussi, commandant, je vous félicite pour votre avancement.

Merci. Mais bon, on n 'est peut -être pas là pour se congratuler, ça ne se

pas tout.

Madame, permettez.

Tenez, mettez ça, il fait froid.

Vous pouvez m 'aider ?

Un

couteau du lardin ? Oui, et ? Ce sont des modèles quasiment unis.

Ils sont signés ? La plupart du temps, c 'est le nom de l 'artisan.

L 'heure de la mort ? Le temps après la dernière visite. La dernière visite de

quoi ?

La dernière visite de la grocque.

Ah.

Et qu 'est -ce que vous avez de la victime ? Jérôme Fénac, 59 ans,

exploitant agricole, pas loin d 'ici.

C 'est à peu près tout.

Et là, il faisait quoi ? Il visitait la grocque ? Il était guide, bénévole, une

fois par semaine.

D 'après ses collègues, c 'était son hobby.

C 'est un endroit connu dans le monde entier.

Oui, oui, je sais, je sais.

Marié ?

Moi, non. Lui, oui.

Ma femme a fait un malaise quand on lui a pris le meurtre. Elle a été

hospitalisée à Millau. Vous devez m 'appeler quand on pourra la voir.

Pas de vidéosurveillance.

C 'est ballot, ça.

Merci.

À part le personnel, qui a accès à la grotte ? Pas mal de monde. Le site

fonctionne sur le bénévolat.

Oui, mais pour descendre tout seul sans avoir les clés, tous les bénévoles en

possèdent.

Je me renseignais.

Oui, renseignez -vous.

C 'est quand même beau ce viaduc, non ? 343 mètres, vous imaginez ? Plus haut

que la tour Eiffel.

Les parisiens peuvent toujours s 'accrocher.

Je vois le garçon.

Attendez, madame.

Laissez -moi faire.

Donnez -moi vos bagages.

Merci. Bonjour.

Bonjour.

Ça va, ce voyage ? Ça s 'est bien passé ? Très bien. Quelle horreur, ce

crime. On est tous dégoûtés.

Raymond, ça va ? En forme ? Ça va.

C 'est Raymond.

Raymond Benhamou.

Il se parle de son rapatrier d 'Algérie.

Il se soit installé ici à l 'âge de 62.

Oui, enfin, bon.

C 'est le premier. Vous verrez, vous serez bien. Et puis, c 'est central,

Tout le monde se retrouve sur la place.

C 'est sympa. Vous connaissez la région ? Moi, je suis de l 'Aveyron, mais

madame le vice -procureur ne fait qu 'y travailler. La vice -procureur ? C 'est

beau, hein ? Moi, j 'ai vécu tous les 25 ans à Paris. Alors, depuis que je suis

ici, je travaille.

Mes ailes, tranquilles, pas de stress, vous voyez ? Oui, oui, oui, c 'est bon,

'est bon.

Et alors, votre enquête, ça se présente bien ? Vous avez déjà les suspects ? Si

on vous le demande.

Ah, très bien, très bien, très bien.

Moi, c 'est ce que j 'ai dit.

Voilà.

Voilà votre chambre.

Fleur d 'écharpe. Ah, c 'est joli.

Salle de bain, métropole.

Voilà, si vous avez besoin de quelque chose, n 'hésitez pas. La réception, c

'est le 10.

Très bien, merci.

Bonne installation.

Merci, monsieur.

Vous, monsieur, c 'est la chambre Chardon des Montagnes. Chardon des

Au fond du couloir.

Bonne installation.

Quel couloir !

Merci mon frère.

Entrez, entrez, Jean -Jacques, je vous en prie.

Profitez -en, c 'est journée porte ouverte.

Et votre porte aussi, elle est toute seule. Oui, je sais, elle est cassée.

Ça va ? Vous êtes bien installés ? Ouais, cagibier avec une vue imprenable

les poubelles.

Le parquet traite bien ses fonctionnaires et la gendarmerie

Pardon de vous le dire, mais je trouve un tantinet irascible aujourd 'hui.

Vous avez oublié l 'aïeul ? Notre première affaire ? Ah ben non, comment j

'aurais pu l 'oublier ?

Il me semblait qu 'on avait rendez -vous tous les deux à Rodez.

J 'ai attendu trois heures, sous la pluie en plus.

Je suis désolée. Je suis désolée, mais je pouvais pas faire autrement, c 'était

un cas de force majeure. J 'avais pas vu mon fils depuis des semaines et...

Voilà, il a voulu passer un moment avec moi, il m 'a demandé de l 'emmener au

parc Vulcania.

Ah, le parc Vulcania, c 'est sûr, c 'est urgent.

Oui, oui, pour mon fils, toujours, oui. Et me laisser poireauter trois heures

sous la pluie sans me prévenir, c 'était aussi un cas de force majeure ? Pardon,

pardon, vraiment pardon.

On dîne quand même ensemble ou vous faites table à part ? Oui ou non ? D 'un

côté, je dirais bien non.

D 'un autre, je sais pas. Bon, on dîne ensemble.

En attendant, j 'ai convoqué un certain Valadier, le métayer de Sénac, à la

gendarmerie. Ah, très bien.

Et surtout, prévenez -moi quand la voie de Sénac sera en état d 'être

interrogée.

Merci.

Commandant Paul Jansac, section de recherche de Rodel.

Respect, mon commandant. Liette en marche.

Est -ce que M.

Baladier... Vous me donnez l 'immatriculat.

Bon fait.

Merci.

Bon, Baladier ? J 'imagine que c 'est à cause de M. Senac que je suis là. À

cause de... Je ne dirais pas ça, M. Baladier.

Vous lui connaissez des ennemis, à votre patron ? Ça.

Il n 'en manquait pas. Pas grand monde qui l 'aimait dans le coin. Pourquoi ?

jalousie.

M. Sénac allait vite.

C 'était un homme pressé. Résultat, il gagnait bien sa vie, mais ça ne plaisait

pas. Qui lui en voulait ? Je viens de vous le dire, tout le monde ou presque.

Demandez -moi plutôt qui ne lui en voulait pas.

Qui ne lui en voulait pas ? Sa femme, ses enfants, moi et ses employés.

C 'était pas toujours bien commode, M. Sénac.

Mais c 'était un homme bien.

Un type droit.

Vous le soupçonnez, Valadier, que vous l 'avez déjà convoqué à la gendarmerie ?

Ah bah, dites -moi, les nouvelles vont vite.

C 'est une petite ville ici.

On sait tout sur les étrangers.

Surtout quand ce sont des officiers de gendarmerie ou des magistrates du Parc

Edelhauser. Monsieur, à qui ai -je l 'honneur ? Jean -Yves Lagaric, directeur

Parc National du Cévennes. Je peux vous offrir un verre ? Bonjour.

Je prendrai la même chose que vous. Bonjour.

Commandant Paul Jansac. Enchanté. Moi, en ce qui me concerne, je prendrai un de

ces.

Et j 'imagine que vous connaissiez bien M.

Senac. Ah oui, on pouvait compter sur lui.

Très généreux.

Très actif au niveau de la mairie, un type plutôt bien.

Pas exactement l 'avis de tout le monde.

Jérôme avait son caractère, il pouvait s 'emporter, mais pas au point de

susciter une telle violence.

Bonjour Olivier.

Bonjour.

Nos enquêteurs de Florac.

Enchantée.

Non, madame.

Béatrice est mon épouse.

Elle travaille avec moi au parc régional.

Chérie, Violaine m 'emmène voir les rapaces sur le magent. Tu viens ? Les

rapaces ? Si je pouvais, je vous accompagnerais volontiers.

Je suis pas sûr qu 'on ait vraiment le temps de faire du tourisme.

En attendant, vous pouvez visiter le village, il est superbe.

Madame le procureur ? Là, procureur.

Ah, Violaine Vallière.

Je tiens le magasin, là, de randonnée, juste à côté. C 'est vraiment une toute

petite ville ici.

Bon, on y va, donc ? Allez, on y va. Au revoir. Au plaisir.

Partagé.

Je pense pas qu 'on ait le temps pour ça, non plus.

Une belle voiture pour un fonctionnaire territorial.

Ouais, belle femme pour un homme aussi mûr. Ça vous choque pas ? Quoi ? La

différence d 'âge. Bon, pas du tout.

Moi j 'aime bien les hommes plus vieux que moi. Comme ça je suis tranquille.

Pardon ? On a à peu près le même âge tous les deux.

Bah, vous rigolez, je suis beaucoup plus jeune que vous.

Ouais.

Ouais.

Très bien, je vous remercie.

La veuve de Fénac est sortie de l 'hôpital, elle nous attend chez son

D 'accord.

Sortez de mon côté.

De mon côté, c 'est de son temple.

Ça va ?

Bonjour, monsieur.

Elisabeth Rissard, vice -procureur d 'arrêt public.

Le commandant Jean -François. Bonjour, enchanté. Docteur Montaigne, je suis le

médecin traitant de madame Sénat.

Les examens de mio n 'ont rien décelé, mais comme elle a de sérieuses

antécédents cardiaques, j 'ai préféré être prudent.

Alors vous pouvez lui parler, et soyez bref. Elle est sous le choc.

Pardon, c 'est par là, suivez -moi.

Madame Sénac, c 'est la police.

Toutes nos condoléances, Madame Sénac, monsieur.

Bonjour. Vous ferez mieux de retrouver la fontaine de mon père, sinon c 'est

qui vais m 'en occuper.

Une décharge de double zéro.

Ça peut régler les comptes pour un moment, croyez -moi.

Ouais, battant de réclusion.

Nous nous employons à retrouver l 'assassin de votre père, monsieur. Mais

-être avez -vous une petite idée d 'un suspect ? Un peu qu 'on en a un, maman.

Mon mari s 'est battu avec Julien Cazagne, le nouveau berger, pour des

de pâture.

Jérôme était le meilleur des hommes.

Mais il ne se laissait pas marcher sur les pieds.

Surtout quand il était question de ses terres. Vous avez bien raison.

Tu donnes la main, on te prend le bras. Ça s 'est passé où exactement, cette

bagarre ? Sur la terrasse de l 'hôtel.

On se battait souvent ? Il se laissait pas faire, on vous dit.

Fallait pas lui marcher sur les pieds.

De toute manière, là, dans ce village, tout le monde était jaloux, tout c 'est

minable, là.

Et quand tu réussis dans ce pays de merde, tout le monde t 'en veut.

Précisément ce qu 'on cherche, monsieur Fénac.

Ceux qui ont voulu à votre père.

Avant que vous me le demandiez, ça s 'est très très bien passé. Ah ! Mais

-moi, vous qui savez tout, vous êtes forcément au courant d 'une bagarre qui

eu lieu ici entre Sénac et un jeune berger qui a mis un casagne ? Vaguement,

oui.

Ah ouais, pas plus ? Vous savez, ici, ça cause beaucoup.

Pas de cinéma, pas de théâtre.

Faut bien s 'occuper.

Ce que je sais, c 'est que Julien Casagne est du genre à ta citurne. Il ne

à personne.

Enfin, on m 'a quand même dit que ça s 'était passé sur votre terrasse. Alors

vous étiez là ou pas ? Oui, mais en fait, j 'étais pas tout seul.

Il y avait du monde, ce jour -là.

Doucement, Jérôme, calme -toi. Voilà, Grenoble, tu t 'en mêles pas.

Dégage.

Je te préviens, merdeux. Si je vois encore ces putains de moutons traverser

terres, je les tue un à un pour nourrir les vautours.

Le troupeau n 'a fait que passer, M. Tenac.

La servitude est obligatoire dans les causes. Vous l 'entendez, ce peintu ?

qu 'est -ce que tu crois que ça se passe comme ça ? On le demande le droit de

passage et c 'est pas gratuit.

Alors si tu tiens à rester chez nous, t 'as intérêt à suivre nos règles.

Compris, merdeux ? Voilà.

Et je peux le trouver où, Julien Caval ?

C

'est vraiment bien, ces GPS.

Et sinon, pour trouver, il faut être né ici.

En même temps, là, il n 'y a qu 'une route.

Ouais.

Ouais.

Bien. Merci, marchand.

Il y a des empreintes en pagaille sur le couteau. Après consultation du Stig,

aucune ne correspond à quelqu 'un de connu d 'un service.

Ça aurait été trop bon.

Je vais mettre toutes les chaussures qu 'il me faut, je vais me tordre les

pieds.

J 'aurais dû remettre mes bottes.

Qu 'est

-ce qui vous arrive ? Vous avez peur des chiens maintenant ? J 'ai été mordu

quand j 'avais 5 ans.

C 'était quoi ? Un pitbull ? Un caniche, non.

Un quoi ? Un caniche, non.

Ah bah ouais, je comprends le traumatisme.

Comment il est dressé pour chasser le loup ? Je crois bien qu 'il en a ferré

deux.

Mais ça suffit ! Fox ! Fox, au pied ! Touché ! Monsieur, n 'est pas

Bonjour, messieurs. J 'imagine que vous savez qui nous sommes ? C 'est l

'emmerdeur, à vue de nez.

Commandant.

Je sais qui vous êtes.

Qu 'est -ce que vous voulez ? Vous posez quelques questions.

Ben, posez -les.

Ah, Julie Couteau. Pas vrai, commandant ? Ah oui.

Même que celui qui a tué notre homme, mais celui -ci est neuf.

Et alors ? Moi aussi j 'en ai un.

Tous les bergers en ont.

Ça fait partie de la fonction.

C 'est l 'équipement basique.

Comme un flingue pour un flic. Monsieur ? Vallière.

Mathieu Vallière.

Vallière ? Vous avez un lien avec Violaine Vallière ? C 'est ma fille.

Moi, tous les bergers déco sont peut -être des couteaux de ce genre, mais

ne se sont pas battus avec Jérôme Sénac.

Je me suis pas battu ! Il m 'a agressé ! Oui, oui, oui, oui, oui. Hé, nuance de

taille. Il vous a agressé, humilié en public ? Il vous a même frappé, est -ce

que je vois ?

À ma place, vous en penseriez quoi ?

Lieutenant

? Oui ? Envoyez ça à Ligier, dites -leur que c 'est urgent.

À vos ordres, commandant.

En attendant, monsieur Cazagne, où étiez -vous hier entre 15 et 19 heures ? J

'étais pas en train d 'assassiner Sénac.

Et là où j 'étais, ça vous regarde pas. C 'est assez clair comme ça ?

Oui, oui, c 'est très très clair.

C 'est votre droit de ne pas répondre.

Je ne sais pas vous, mais moi j 'ai l 'impression que tant qu 'on n 'aura pas

preuves tangibles contre lui, on n 'en tirera rien.

Vous voulez qu 'on le mette en garde à vue ? Oui, voilà. Vous en occupez ? S

vous plaît, ce n 'est pas plus cher.

C 'est vrai, pardon.

S 'il vous plaît.

Puis après, j 'irai bien dîner parce que j 'ai une date d 'enfer, moi.

Enfin, ça vous plaît, Paul ?

Tiens,

regarde, là.

C 'est un vautour fauve.

Il est gigantesque !

Ils font 2 mètres 50 d 'envergure.

Belle bête, hein ? Ouais.

Regarde là aussi.

Celui -là, celui qui est plus grand et plus foncé.

Un retour moine.

Hé, mais arrête, tu peins un rapin.

Non, non, toi t 'es la plus belle.

N 'importe quoi, arrête.

Merci, merci.

Si ce sont vraiment les empreintes de Kazan sur le couteau, ce serait une

enquête express.

Il n 'aurait pas à me supporter très longtemps.

Vous avez lu ton pédigré à ce garçon ? Complètement atypique.

Natif de la région, à Chaussée -Paris quand même. Et alors après, virage à 180

degrés, école de berger, retour au Larzac.

C 'est rare, non ? La terre, les vraies valeurs, je peux comprendre.

C 'est vrai que je vous verrais bien berger.

Regardez vos moutons.

Oui, ça me conviendrait parfaitement. J 'aime bien la lecture, particulièrement

la poésie.

C 'est pour ça qu 'on a divorcé avec ma femme.

Je pensais que ça s 'amusait tout le temps à faire à la fête.

Une vie superficielle.

Moi, c 'est plutôt un solitaire.

Vous avez une pantouflette ? Je ne mets pas les pantouflards, quoi.

Vous aimez les haricots verts ? Non, pas trop, non.

S 'il vous plaît.

Oui. Vous avez des haricots verts ? Bien sûr, oui.

Je pourrais avoir une grosse assiette ? Oui, bien sûr. Vous la mettrez là ?

Je peux finir alors ? Elle

est vraiment belle,

Béatrice Lagarigue, non ? Les mystérieuses, ça devrait vous plaire ?

adorent les femmes mystérieuses.

On a quand même passé une bonne journée, non ? Oui, à part que Violaine est un

petit peu trop collante à mon goût.

Elle est toujours accrochée à nos battes.

Comme toutes les tiennes, d 'ailleurs.

Mais moi, j 'aime être avec elle.

Elle me fait du bien.

Tu as vraiment du talent, mais arrête de peindre toujours la même chose.

Il devrait être renouvelé.

Je pensais qu 'avec le temps, tu finirais par oublier.

C 'est incroyable, hein ? Ils ont arrêté le coup de casagne.

Tu me diras, à force de fréquenter le père de Violaine, ce petit con ne

que mal finir.

C 'est pas Julien.

Ah bon ? Et qu 'est -ce que tu en fais, toi ? Tu sais pas Julien, c 'est qui,

alors ?

Pourquoi t 'as racheté ça ?

Tu l 'as pas

tué ? Mais non, je l 'ai pas tué, non.

J 'ai tenté.

C 'est bon, madame la procureure. Mon PC n 'est pas loqué par un mot de passe.

Ah, très bien.

On peut voir ? Alors...

Les mails...

Béatrice... Béatrice... Encore Béatrice...

Vraie romance, celle -là.

Je me demande si son mari est au courant.

Qu 'est -ce qu 'il fait, là ? Vous me cherchez ? Ah oui, oui, oui.

Vous tombez bien.

Le jeune homme, là, sur la photo, à côté de Julien, vous connaissez ? Jamais vu.

Pas jamais vu.

Et là ? C 'est un effort, je pense que vous avez autant de mémoire que cet

ordinateur.

C 'est José.

José Lebrun, c 'est un ami de Julien.

Je crois qu 'ils étaient en fac ensemble.

Et il est où, aujourd 'hui, José Lebrun ?

C 'est un jour sérieux.

On ne l 'a plus vu en voler.

En voler ? Comme ça ? Écoutez, Julien n 'a pas commis ce meurtre. Il en est

incapable.

Alors arrêtez de faire les poubelles dans la mémoire des honnêtes jours.

Vous seriez surpris de ce qu 'on trouve dans les poubelles, cher monsieur.

T 'en as pas marre de faire la gueule ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il a été

arrêté. Quoi, tu me demandes ? Entre nous, ils n 'ont peut -être pas

complètement tort.

T 'as vu comment Cédac l 'a traité ? Il m 'en aurait fait la moitié, je le

tuerais, je lui arracherais les yeux.

Ça peut pas être lui.

Tu l 'aimes, je sais.

Mais non, mais je le connais aussi.

Je m 'en fous, je dirais que j 'étais avec lui quand ça s 'est passé.

Non mais t 'es folle ou quoi ?

Tout le monde saura que tu trompes Jean -Yves. Tu veux l 'humilier, c 'est ça ?

Mais je veux juste qu 'on relâche Julien.

Si tu passes à l 'épreuve, ils conquèteront sur toi.

Mais réfléchis.

Tu veux qu 'ils sachent qu 'il est devenu José, c 'est ça que tu veux ?

Personne ne doit savoir, Péa.

C 'est trop grave, personne.

Qu 'est -ce que je dois faire, alors ? Te taire et attendre que ça passe.

Non, je ne peux pas. Si. Non, je ne tiendrai jamais.

Si, tu tiendras.

Si c 'est pas Julien, ils vont finir par s 'en apercevoir. Ils vont le relâcher.

La police trouvera qui a tué Sénac et le reste sera enterré à jamais.

Et cet après -midi, je fais une marche avec le club à deux.

Tu viens avec nous ? Je sais pas.

Allez, viens.

Ça te changera les idées.

Monsieur Cazagne, on a relevé vos empreintes sur le couteau qui a tué

Sénac. C 'est bien le vôtre ? Oui, mais c 'est n 'importe quoi. Pourquoi je l

'aurais tué ?

Ça n 'a aucun sens.

Vous n 'avez aucune raison de faire ça. Si.

Une bagarre, une humiliation publique. Sinon, expliquez -moi.

Pourquoi retrouve -t -on vos empreintes sur votre couteau dans le ventre de M.

Sénac ? Quelqu 'un me l 'a volé. Ça fait 20 fois que je vous le dis.

Oui, mais je trouve ça trop facile.

Tu aurais pu monter chez vous, vous habitez au bout du monde.

Vous recevez qui, là -haut ? Personne.

Madame Laguerrigue ?

Madame Laguerrie ? Qu 'est

-ce

que vous faites là ? La porte était ouverte.

J 'ai appelé, je voudrais vous parler.

C 'est -à -dire depuis longtemps, Julien Cazan, et vous ?

Ça remonte à quand ? Avant votre mariage ?

Libre à vous de ne pas me

répondre.

Mais enfin, si vous voulez mon avis, Julien est très très mal parti.

Je viens d 'innocent.

Il était avec moi quand Sénac a été tué.

Oui.

Et alors votre silence, c 'est quoi ? Une pudeur de femme mariée ou un faux

témoignage ? Vous savez ce que vous risquez ?

Rien d 'autre à me dire ?

Vous

avez un certain talent.

Bonne journée.

Vous en avez bien, M. Casagne m 'expliquait avec talent qu 'on lui

l 'arme du crime.

Parlez -moi de José Lebrun.

C 'est qui, José Lebrun ? Tout le monde, commandant.

C 'est qui, José Lebrun ? Un ami.

Un ami.

Un ami un peu encombrant, non ? Bien connu des services de police, un

de la cause paysanne.

Je me suis fait envoyer un PV qui date de 2008 relatant comment José Lebrun a

tiré la chevrotine sur un escadron de gendarmes.

Vous savez ça depuis quand ?

C 'est pas maintenant, commandant. Enfin, j 'ai quand même le droit de pas

Alors, heureusement pour lui, il n 'y a pas eu mort d 'homme.

Seulement depuis, José Lebrun a disparu dans la nature.

Vous savez où il est ? Non.

Il a été le petit ami de Béatrice ? Sûrement pas.

Elle n 'a jamais été sa maîtresse.

Ah ouais ? Et comment vous pouvez en être si sûr ? Ah, d 'accord,

je vois.

Une femme entre deux hommes, c 'est ça ?

Berthe vous a choisi et depuis, le bras a disparu, c 'est ça ? C 'est pas

grave, c 'est pas grave, monsieur Kazan, je le saurais.

Je saurais qui a tué Sénac. Vous pouvez le libérer.

Attendez, attendez, là. Vous êtes libre. Je vous demanderai juste de ne pas

quitter la région.

Vous êtes sous contrôle judiciaire.

Vous viendrez pointer ici une fois par jour, sans faute.

Sinon, là, je vous fais coffrer, c 'est clair ?

Vous pouvez m 'expliquer, là ? Oui, oui, oui, oui, oui, oui. J 'allais vous

expliquer. J 'allais le faire, j 'allais le faire, mais j 'allais pas le faire

devant lui, enfin, un peu du jotte.

Voilà.

Je suis tombée sur des mails en pagaille chez Julien, quasiment tous adressés à

Béatrice. Julien et Béatrice sont amants.

Et ouais.

Et ils étaient ensemble au moment du meurtre.

Et je suis allée suivre Béatrice, et elle me l 'a confirmé. Mais qu 'est -ce

vous fait penser qu 'elle dit la vérité ? Oh ben rien, rien, rien. À part sa

bonne foi, rien.

Mais allez -y.

Allez donc vérifier mes informations, K.

Vous en mourrez d 'envie.

Pourquoi ils t 'ont lâché ? Tu sais pas trop.

La procureure m 'a parlé de José et puis après elle m 'a dit que j 'étais libre.

Je ne comprends rien.

José ? Pourquoi ? À cause des photos chez moi.

Tu m 'as manqué.

Je dérange.

Non, non, non, pas du tout, non.

Docteur Gilles Monteyer, un ami.

Oui, oui, on se connaît. Bonjour, docteur. Bonjour.

Oh, elles sont de vous, les photos ? Ah, oui, elles sont superbes.

Merci.

Yolaine est une artiste de grand talent.

On apprécie tous.

Oui, oui, je vois ça.

Bon, bonne journée. Excusez -moi, j 'ai une consultation.

Je vous en prie.

Vous t 'aidez à quelque chose ?

Oui, je voulais vous demander, vous avez connu un certain José Lebrun ? Oui,

comme ça, vaguement.

Vaguement ? Une autre DRG indique que vous formiez une fine équipe avec lui,

Julien et quelques autres des mouvements écolo. Là, vous oubliez mon père.

Mon père a toujours été en guerre contre tout.

José était radical, rien ne l 'arrêtait. Il aurait déclaré la guerre à l 'État.

Un vrai disciple de papa.

Et vous avez gardé des bons rapports avec votre père ? Non.

J 'adore, t 'es un personnage.

J 'ai aucun.

Mais bien sûr, t 'arrives où ? En fait, il traînait plus à ses manifs qu 'à me

faire sauter sur ses genoux.

Et ce José, depuis sa soudaine... Oh ! Trop mignon.

Depuis sa soudaine disparition, aucune nouvelle.

Mais personne n 'en a eu.

Non, tout le monde l 'a cherché.

Les parents, les amis, les gendarmes.

Ils ont même fait une battue.

Un mystère.

Quel est le rapport entre la disparition de José et la mort de Jérôme Sénac ? Je

sais pas encore.

C 'est les fameux couteaux du Larzac.

Ça se voit bien.

Ah ouais ? Deux, trois par jour.

Je vous dois combien ? Cadeau.

Vous avez vu ? C 'est adorable, hein ? Production du coin.

Comment vous la trouvez, la photographe locale ? Mais c 'est pas vrai, mais il

vous les faut toutes.

Pas du tout. Donc, pour un amateur de poésie, je vous trouve un tantinet

trivial. Mais non, mais... Je vous demande comment vous la trouvez par

l 'enquête. Ouais, ouais, c 'est ça, c 'est ça, c 'est ça.

Raccrochez -vous aux branches.

Vous êtes pitoyables.

Peut -être que c 'est la meilleure.

Je vais vous dire un truc.

Violaine, elle est comme Béatrice. Elle n 'est pas libre. Elle est même très

proche du docteur Montaillé. C 'est pas de bol, hein ? Yo, bah, pas l 'air de

vous calmer, hein ? Euh, j 'en sais que c 'est... C 'est vous qui vous énervez,

là, c 'est pas moi ? Excusez -moi.

C 'est pas Julien Cazanne qui a tué Sénac.

Qui ? C 'est lui qui lui a volé son couteau. Qui avait accès à son couteau ?

Pour l 'instant, j 'en vois que deux. Mathieu Vallière et Béatrice.

Un tuteur qui le protège comme un père et une femme avec qui il a une liaison.

Bon, écoutez Jean -Sac, je forge des hypothèses. Dans le domaine des

Ouais.

Tenez.

C 'est quoi ça ? La liste des bénévoles qui ont accès aux clés de la veine

Armand.

Ah bah.

C 'est le bottin de la Lozère.

Les noms qu 'on connaît ?

Une palanquée.

C 'est bien.

On va aller loin avec ça.

Le grand dévoyage commence toujours par un premier pas.

L 'autobus est venu soigner le membre d 'un client hollandais avec leurs normes

européennes et il ne mange plus que des mastiques pasteurisés.

Il ne supporte plus le fromage de chèvre.

Ah, docteur, comment il va le fitchoun ? Ne vous inquiétez pas. 24 heures d

'orpeau, un petit antalgique et tout ira bien.

Bonne journée.

Bonjour. Bonjour. Vous ne saluez pas le frère de Béatrice, monsieur Lagarin ? Ce

petit con prétentieux, non ? Sûrement pas.

Qu 'il aille se faire foutre.

Il n 'a jamais supporté que j 'épouse sa soeur. Voilà ce que c 'est, mon vieux

Joseph, que d 'avoir pris la plus jolie.

C 'est Georges Moutaki.

Le commandant Jean Sac et poète à ses heures.

Je vois, oui.

Vous venez, Paul ? Vous n 'êtes pas obligé de m 'excuser à chaque fois que

'épreuve d 'un peu d 'esprit. Je ne vous excuse pas. Je souligne vos qualités.

Que j 'apprécie, d 'ailleurs.

Oui, oui.

Mais on ne traîne pas trop.

On est sur la marche.

Et on ne traîne pas la situation.

Madame, c 'est quoi là ? C 'est une orchidée sauvage. Elle est trop belle.

Il faut que je fasse le point pour la chuter ? Oui,

on va le faire à Noël.

Et on ne traîne pas là. On continue dans la joie et la bonne humeur.

On chante, on s 'effoumane. La meilleure façon de marcher.

Non, pas ce truc -là, madame.

Vous n 'avez pas du rap. Oh, petit con.

Allez, ouvrez.

Béa ! Béa ! Qu 'est -ce que tu fous encore là ?

Vous me posez un tas de questions à Julien sur José.

Mais il ne fait rien, Julien !

Si tu t 'aies, ils ne sauront jamais rien non plus.

Allez, viens, on nous attend.

Vous avez un tuyau pour la nocturne de Vincennes, monsieur Genesté ? Moi, je ne

m 'en mette pas. Je fais confiance à la chance.

Je joue des spots.

Vite ! Vous avez vu ça ?

Il paraît qu 'ils ont relâché le petit berger.

Oui, oui, j 'ai entendu.

Ça pourrait bien être, c 'était pas lui.

Un paquet de gens.

Ils n 'étaient pas très aimés, c 'est un acte.

Ça, tout pour moi, rien pour les autres.

Même si l 'on peut pas dire du mal des morts.

Il l 'a bien cherché, celui -là.

Madame Vidal, en fait.

Regardez ça ! Les comptes bancaires du couple Lagarise.

Béatrice fait un virement mensuel à son mari de 5000 euros, voire plus.

Il en fait quoi ? Il améliore l 'ordinaire, j 'imagine.

Mais Béatrice, d 'où lui vient cet argent ? De famille.

Elle est l 'héritière d 'une des plus grosses fabriques de cuir et de gants

de Lyo.

Ah, il profite d 'elle.

Remarquez, si elle se venge en trompant son mari, il y a quand même une justice.

C 'est marrant, on dirait que ça vous fait plaisir.

Vous n 'allez pas recommencer, hein ? Ah oui, c 'est vrai. Pardon, pardon,

pardon.

Alors, autre chose.

J 'ai un peu papoté avec Ginesté, le patron de ce palace.

Et voilà.

Merci. Dites -moi, vous connaissez Mathieu Vallière ? Il y a 1852 âmes ici.

connais tout le monde.

Depuis combien de temps il est tuteur pastoral ? Il enseigne le métier de

aux plus jeunes, depuis qu 'il a plus ses terres.

Jérôme Sénac lui louait des terres, et pour cause d 'impayé, il l 'a fait

expulser son ménagement.

Et c 'est maintenant que vous me dites ça ? C 'est bien, hein ? Vous faites

votre petite enquête toute seule de votre côté sans me tenir au courant.

Vous me traitez comme un subalterne.

C 'est ça, votre conception du travail d 'équipe ? Enfin, Jean -Jacques...

Excusez -moi, je vois pas où est le mal, puisque je vous le dis maintenant.

Alors, si je peux continuer sans que vous montiez sur vos grands faux, j

'ajoute... qu 'en creusant le passé de Mathieu Vallière, j 'ai appris qu 'il

avait débarqué ici dans les années 70, en pleine lutte contre l 'extension du

camp militaire du Larzac, qu 'il en était devenu un des leaders, et pas un

tendre, et débordé par ses activités politiques, il avait bralé ses terres.

vous savez à qui ? Je vous le donne en mille.

Jérôme Sénac.

Super. Ça vous fait un nouveau suspect ? Moi, je sers à quoi là -dedans ? Vous m

'êtes indispensable ? Ouais.

Mais enfin, Paul, vous n 'allez pas me faire la gueule quand même ?

Est -ce que vous avez une tête à faire la gueule ?

Mais quelle buse ! Bécale !

C 'était mon coin préféré quand j 'étais petite.

Je passais des heures à venir dessiner la montagne.

Tu devais être accroclée quand tu étais petite.

Ah, parce que je ne suis plus.

Petite, non, attention.

Elle est belle.

Ah ouais.

Il faut que tu parles à ton mari, Béatrice.

Ça peut pas durer comme ça.

Il faut que tu bénisses la vérité, qu 'on en finisse.

Il y arrive pas.

C 'est pas si simple.

Il m 'a aidée. Sans lui, je serais sûrement plus là.

T 'en es vraiment certaine ? Moi, je crois qu 'il ne veut pas que du bien, ce

type. Il est malsain.

Arrête de parler de lui.

Hein ? D 'accord ? Arrête.

Viens, on va chez toi.

J 'ai pas encore les bonnes chaussures, c 'est pas vrai.

Monsieur Vallière ! Monsieur Vallière, je peux vous parler ? La parole est d

'argent, le silence est d 'or. Oui, quand on cherche la vérité, c 'est

mieux de parler.

La vérité est belle, mais elle est mal vêtue.

Bon, vous commencez à m 'énerver avec vos maximes à deux balles.

Vous m 'aviez pas dit que vous aviez eu un problème avec Fénac ? Pardon ? Il

vous a racheté vos terres pour trois fois rien.

Et il vous a fait exproprier pour cause de loyens payés.

C 'est des conneries. Je les payais mes loyers, mais en espèces. C 'est là que

ce vieux fumier voulait récupérer ses terres. C 'est pour ça qu 'il a traîné

justice. Et pour les loyers, il ne vous donnait pas de reçu ? Ici, ça ne se

passe pas comme ça. On donne sa parole et on la tient.

Sinon ? En tout cas, ça vous fait un joli mobile.

La vengeance étant une des causes principales des crimes de sang.

Vous pouviez disposer à loisir du couteau de Julien.

Si vous ne croyez pas, arrêtez -moi.

Je tenais simplement à vous notifier que vous considérez comme un des principaux

suspects.

Bonne journée.

J 'en ai marre. Tu ne me réponds pas. Tu me laisses en plan une fois sur deux.

Qu 'est -ce que tu veux à la fin ? Je ne sais pas trop, Gilles.

C 'est justement ça que je te reproche. Je ne peux pas te donner plus. Tu

comprends ça ? Je ne peux pas.

Écoutez. Il faut être clair.

Il faut dire les choses et il faut peut -être commencer par te les dire à toi

-même. Alors soit on continue, soit on arrête.

J 'ai besoin de toi.

J 'ai besoin de toi, tu vois.

J 'ai besoin de savoir aussi que je compte un peu pour toi.

Oui ? Non ?

Je comprends, il n 'y a rien qui a changé.

Je ne comprends pas.

Pourquoi t 'as menti à la procureure ? Pourquoi t 'as dit qu 'on était ensemble

quand Sénac a été tué ? Parce que je t 'aime.

Et de savoir en prison, c 'est insupportable.

Ça s 'appelle un faux témoignage, ça.

Pour tout te dire, je me suis demandé si c 'était pas toi.

Sénac était un sale type, ça peut être n 'importe qui.

Et Mathieu, tu y as pensé ? Ouais, j 'y ai pensé.

Et qu 'il m 'ait volé mon couteau pour me faire endosser le meurtre.

Tu n 'y crois pas une seule seconde.

Alors qui ? Je ne sais pas.

Je me suis demandé si tu n 'avais pas un lien avec la disparition de José.

Qu 'est -ce que tu racontes ? Tu n 'as jamais recontacté ? Jamais écrit

? Non, jamais.

Quand il a disparu, j 'ai décidé que c 'était toi que j 'aimerais.

Pas lui.

Et Jean -Yves ? Quoi, Jean -Yves ? Tu comptes le quitter quand ? Mais arrête,

en a déjà parlé.

On était bien, là, non ? Tu gâches tout.

Alors, ma fille ? Ça va, papa ? Qu 'est -ce qui me vaut le plaisir ? Tu ne

détends jamais au village.

Un vrai ours.

Alors, je monte.

Faut croire que je préfère les bêtises.

Merci pour moi.

Mais je parle pas de toi.

Annie de Julien, toujours avec vous.

Ah quoi, c 'est un bon garçon, non ? Ouais.

Merci.

Tu dois être bien content que c 'est Naxomore.

Parle.

Le flic et la proc le pensent aussi.

T 'as qu 'à leur dire que t 'étais en balade quelque part avec moi et Gilles.

Ne me dis pas que t 'es venu jusqu 'ici pour savoir si je suis l 'assassin.

Toi, même ta bonne mine, tu caches quoi à ton père ? Je suis amoureuse.

On ne sait pas que vous alliez vous marier si vite avec ton médecin.

Tu parles de mariage.

Je suis désolé pour... Hier, j 'ai... Voilà,

je m 'en excuse.

Moi aussi, je m 'excuse, j 'ai pas été très... Mais bon, en même temps... On

arrête, on arrête.

J 'ai les balous.

Vous avez trouvé quelque chose ? Oui.

Ah, dans mon gis des mariages ? J 'ai consulté celui de Jean -Yves Lagarigue.

Et alors ? Sa première femme, Véronique Verne, est décédée il y a 7 ans. C

'était la fille d 'un industriel de Clermont.

C 'est suicidé au barbiturique. Et c 'est pas tout.

Pardon.

La première femme aussi a mal fini. Mise sous tutelle, internée en HP,

psychotique. Et accrochez -vous bien, elle aussi, riche et richière. Alors, qu

'est -ce que vous dites de ça ? C 'est barbe bleue, ce type, non ? C 'est pas

lui un assassin, non plus.

Qu 'est -ce qu 'il vous faut ? Alors, moi, de mon côté, j 'ai pas la

Vous ne vous escapez pas d 'un solitaire ? C 'est vrai, vous êtes bien là pour

tester vos registres tout seul.

Ouais, bon, alors, Mathieu Vallière ? Alors, autre candidat sérieux. Un mobile

en or massif.

hostile à l 'autorité, aguerri, bien connu des services de police, et à mon

avis, difficile à déstabiliser.

Alors, qu 'est -ce qui vous arrive ? Rien, rien, je suis en pleine forme.

Ah, c 'est professionnel alors.

Oui, voilà.

C 'est professionnel.

Il y a un problème entre vous et Jean -Yves Lagarrigue, non ? Désolé, mais ce

sont des histoires de famille, ça vous regarde pas.

Ah bah si.

Si, si, tout me regarde sur monsieur, j 'enquête sur un meurtre.

Alors c 'est quoi ? C 'est la différence d 'âge avec votre sœur qui vous déplaît

? Pas du tout, non.

Alors toi ? Je crois que Jean -Yves profite de Béatrice, voilà.

Maintenant, excusez -moi, mais je pars en consultation.

D 'accord, je viens avec vous.

Ça veut dire quoi, Jean -Yves ? Profite de Béatrice ? Ma mère était une femme d

'affaires, toujours par mons et par veau.

Assez indifférente à ses enfants et avec un égo écrasant. Moi, ça va, je m 'en

suis pas trop mal sorti, mais Béatrice en a beaucoup souffert.

Ma mère lui a fait payer sa beauté.

Oui, alors, et donc, d 'après vous, aujourd 'hui, Jean -Yves dépouille

? C 'est pas avec sa paye de fonctionnaire qu 'il peut s 'offrir une

pareille, conduire une voiture de luxe et partir à l 'autre bout du monde tous

les deux mois.

Oui, enfin, en même temps, ça n 'a rien de choquant qu 'une femme fasse profiter

de sa fortune, son mari.

Ils se sont rencontrés comment ? Il y a six ans, Béatrice a décroché péniblement

une licence de biologie.

Elle ne savait pas trop quoi faire de sa vie. Elle était un peu paumée.

Et Jean -Yves avait été son prof à la fac. Il l 'avait sympathisé.

Alors il l 'a pris sous son aile.

Ça a commencé comme ça, classique, quoi.

Elle est tombée amoureuse de lui.

Il a tout fait pour, il faut dire.

Et elle est toujours amoureuse aujourd 'hui ?

J 'en sais rien.

Mais je préférerais ça à une liaison malsaine avec un peu de substitution qui

profite d 'elle.

Mais il y a quelqu 'un d 'autre dans sa vie.

Julien. Il est au courant, son mari ? Ah, s 'il s 'y opposait, il la perdrait.

Et José Lebrun, vous l 'avez connu ? José Lebrun ? Ah oui, lui aussi, il en

était tombé raide dingue, il y a sept ou huit ans.

Comme beaucoup d 'hommes.

Moi, elle a une vie amoureuse compliquée, votre sœur. C 'est elle qui

compliquée, toujours attirée par des rebelles.

Oui, enfin, Jean -Yves Laguerre, c 'est pas précisément ce que j 'appellerais un

rebelle. Non.

Non, lui, il la rature.

Il aime les femmes fragiles et vulnérables.

Il se donne l 'impression de leur faire du bien, alors qu 'en réalité, il les

écrase. C 'est un médecin qui empoisonne.

Il a une autre préférence pour les femmes riches, quand même. Il a épousé

héritières.

Jamais pris au dépourvu.

Toujours en chasse.

C 'est un prédateur.

Pardon.

Excusez -moi.

Oui ? Quoi ? Vous aviez très facilement accès au couteau de Julien, M. Vallière.

Oui.

D 'ailleurs, je lui ai pris, je suis allé tout éternac. C 'est ça que vous

voulez entendre ? Ben non, désolé.

Si j 'avais voulu le supprimer, je l 'aurais fait avec mon couteau. Ou mieux,

je l 'aurais étranglé de mes propres mains.

C 'est ailleurs que vous devriez chercher, commandant.

Ah oui ? Oui.

Je me suis laissé dire que notre directeur du parc naturel des causes

poste important au conseil général.

Et ça, ça ne plaisait pas du tout à Sénac.

Il a tout fait pour lui mettre des bâtons dans les roues.

Tiens donc, Sénac en voulait à la garrigue.

Un arriviste prétentieux, vous imaginez ce qu 'il pouvait en penser ? C 'est d

'ailleurs le seul sujet sur lequel on était d 'accord, lui et moi.

Commandant, s 'il vous plaît.

Qu 'est -ce qui vous a pris de l 'arrêter ? J 'essayais de le

oui, c 'est ça, c 'est ça. Un coup de botin. Prenez donc celui de l 'aveyron,

est plus épais. C 'est pas le genre de la maison.

Je n 'aime pas la culture des aveux, je lui préfère la psychologie. Oh, la

psychologie.

Mais laissez -moi rire. Vous n 'avez rien, rien, rien contre lui.

Rien de tangible, que des soupçons. Alors maintenant, c 'était lui.

Bonjour pour le coincer.

C 'est vrai, regardez -le, regardez -le.

Il a l 'air vachement déstabilisé, là.

On verra ça. Non, non, non, on va rien voir du tout. Vous le libérez

immédiatement. C 'est tort de question.

C 'est un homme, Jean -Jacques !

Vous voyez qu 'ils vont finir par le retrouver, celui qui a tué Sénac ? Celui

celle, Madame Vidal.

Une femme ? Je n 'y crois pas.

Une femme, c 'est délicat.

Ça empoisonne, oui.

Mais ça ne poignarde jamais.

C 'est sûr, c 'est plus perfide.

Moi, je dirais moins sanguinaire et moins.

Et vous mettrez aussi deux salades.

Une batavia et une feuille de chêne.

Je voulais savoir si j 'avais tué Sénac.

C 'est -à -dire que je l 'aurais bien buté.

Tu ne lui as pas répondu ça ? Avec les flics, la meilleure stratégie, c 'est le

silence.

En 1976, on a envahi le camp militaire pour brûler leurs archives.

J 'ai pris six mois, j 'ai fait trois semaines faute de preuves.

Et ça va recommencer avec le gaz de chiffre.

Ils ne peuvent pas saccager tout ça.

Les hommes sont des sales bêtes, Julien.

L 'écologie est devenue un sport de luxe pour Bobo Rantong. Crois -moi, faut

rien lâcher.

Je vous avais bien lâché, lui.

Qu 'est -ce que t 'en sais ? Si j 'ai trouvé qu 'il était à l 'étranger, j

'avais des convictions, lui.

Le grand soir, tu sais, c 'est des vieilles lunes, Mathieu.

Le monde n 'y changera jamais.

Je sais juste qu 'ils deviennent meilleurs.

T 'as défait les bras, Julien.

Non, j 'ai décidé d 'être heureux sans perdre mon âme.

Toi, t 'as tout sacrifié, tout risqué et tout perdu.

T 'as plus rien et c 'est là que t 'as ruiné.

J 'ai pas envie de cette vie -là, moi.

S 'il vous plaît.

Oui ? Désolé, je... Oui ? Dites -moi...

Vous pourriez les dire au commandant Jean -Jacques qu 'on pourrait peut -être

faire la paix ? Ah ! Merci.

Madame me dit de vous dire que vous pourriez faire la paix.

Allez, sans blague.

Pour faire la paix, prépare la guerre.

Sun Tzu, général chinois d 'époque Ming.

Qu 'est -ce qu 'il veut dire, Sun Tzu ?

Très bien, très bien, très bien, j 'ai

compris.

Au passage, dites au commandant Jean -Sa qu 'on ne coupe pas sa salade avec son

couteau. Ça ne se fait pas.

Nadine de Rothschild, baronne du XXe siècle.

Sérieux ? Vous voulez que je lui dise ça ? Oui, oui, oui. Allez -y, allez -y.

Oui, j 'ai un message de la

part de madame Richard.

Elle incite, hein ? Oui, oui, elle dit que la salade, ça ne se coupe pas avec

couteau. Que ça ne se fait pas chez Rothschild.

Eh bien, allez dire à madame la baronne que je fais ce que je vous dis.

Vous lui imposez ça ? Oui, et puis vous pouvez ajouter qu 'elle aille se faire

voir ailleurs.

J 'étais marrant de vous. Allons, mon collègue. Allons, mon vieux.

Un peu de courage.

Si ça se gâte qu 'on pose des 17, j 'arrive.

Allez.

Alors, qu 'a dit le mari chaussé ? Il a dit... Allez -y, allez -y, mon vieux. De

la part d 'un aussi gros de ce personnage, je m 'attends à tout.

Il a dit que vous alliez vous faire voir.

Il a dit que j 'allais me faire voir ? Il a dit ça ? Que j 'allais me faire

? Il a dit ça ? Oui, il a dit ça. Eh bien, pas par lui. Oui, j 'y vais. Oui,

voilà.

Elle a dit pas par vous, en tout cas. Désolé.

Non, mais pourquoi tu me prends la petite pain bêche ? En plus, j 'en ai

tirer d 'elle. Ah non, non, moi je ne lui dis plus rien. Vous comprenez ? Moi

ne lui dis plus rien. Allez lui dire au moins à cette petite pain bêche que vous

n 'avez rien à tirer d 'elle. Moi, moi, moi, moi, j 'en ai marre. Vous comprenez

? J 'en ai marre.

Désolé. Excusez -moi, messieurs -dames.

Je peux ? Je vous ai pas dit d 'entrer ? Je vous avais demandé, je serai encore

derrière la porte.

Bon, on arrête de faire la gueule ? C 'est vous qui avez commencé, hein.

C 'est ce que vous voulez.

C 'est pour vos excuses, je suis pas sûr d 'accepter.

Non, ben ça tombe bien, parce que j 'avais aucune intention de vous les

présenter.

Je vous explique, hein.

Cette affaire commence à me crisper, j 'ai... J 'ai l 'impression qu 'on

pourrait en finir, et voilà. Et au lieu de ça, on...

Pas tôt, on n 'arrive à rien, ça m 'exagère.

Je vois ça.

C 'est vraiment petit chez vous.

Je ne vous ai pas menti.

Allez, asseyez -vous.

Asseyez -vous.

D 'accord, mais pour réfléchir.

Dante.

Moi, de Dante...

Je ne connais que la divine comédie.

C 'est bien ? Oui, c 'est assez beau, un peu mystique.

C 'est le début de l 'amour courtois, dans un style difficile d 'accès pour

certains.

Et ça parle de quoi ? De l 'amour du jeune Dante pour une certaine Béatrice.

Décidément, c 'est une fixette.

Ce n 'est pas moi, c 'est Dante.

Vous êtes jalouse ? Jalouse, moi ? Ah non !

Bon, revenons à nos moutons.

C 'est un drôle d 'endroit pour camberger sur un assassinat.

Ben si, un peu quand même.

J 'ai croisé Violaine Vallière ce matin.

Alors ça vous fait à la région ? Ah oui, oui, oui. Le parc naturel est superbe.

Si vous voulez, les lundis, Beatrice organise des excursions de 15h à 19h.

Maman, on a tué Sénac. Beatrice nous a fourni un faux alibi.

Il serait peut -être temps d 'aller lui demander des explications.

Vous ne croyez pas ? Qu

'est

-ce qu 'il y a ? Rien, rien.

Vous n 'êtes pas le seul homme dans ma vie, figurez -vous.

Ça va Jean -Jacques, détendez -vous, ce n 'est pas un caniche nain.

Est

-ce

que vous voulez ? Jean -Yves n 'est pas là.

Il est sorti.

Vous avez menti sur Julien Cazagne.

Et alors, ça change quoi ? C 'est lui après.

Mais pas pendant.

Donc il a plus d 'alibi, il a très bien pu tuer Sénac.

Je suis certaine que c 'est pas lui.

Je dirais le contraire d 'un tueur.

Il est doux, il est gentil.

C 'est un cri du cœur, ça, mademoiselle, madame. Pas une preuve.

Et José Lebrun, vous avez de ses nouvelles ? À l 'époque, votre cœur

entre lui et Julien, non ? José, ça fait des années que je l

'ai pas vu.

Des années.

Alors laissez -moi tranquille, maintenant.

Allez -vous -en.

Allez -vous -en !

On va vous laisser tranquille.

Mais je me demandais juste, pourquoi est -ce qu 'il y a six ans, un homme qui

vous aimait disparaissait mystérieusement ? Et pourquoi aujourd

qui vous aime est prospecté de meurtre ? C 'est dangereux de vous

aimer, non ?

C 'est une bonne idée de venir ici.

Je me demande si son mari n 'est pas en train de lui jouer un tour à sa façon,

comme avec ses ex.

C 'est moi qui conduis ? Ouais, je vais prendre l 'air. J 'arrive pas à joindre

mon fils, ça m 'exaspère.

Bonne nuit.

Je vaux te chercher ! Violenne ! Pas un docteur ? Qu 'est -ce qui se passe ?

Tiens.

Violenne.

Violenne.

Vous êtes un peu trop bu, non ? Et alors ? Il y a une loi qui interdit aux

médecins de se bourrer la gueule ? Lâche -moi, bordel !

T 'as eu mes messages ? Non, non, non. Écoute -moi, écoute -moi, David. C 'est

'importe quoi. Je ne veux pas que tu rentres tout tard tout seul.

Je ne peux pas savoir qu 'il n 'y avait plus de bus. Il fallait prévoir. Tu

appelles les parents de Jérémy pour qu 'ils te raccompagnent.

Ok, d 'accord. Tu vas te coucher, on en repart demain.

Mais je suis furieuse, David.

Je t 'embrasse.

Pourquoi vous êtes allé voir ma femme ? Qu 'est -ce que vous lui voulez ? J

'avais des questions à lui poser.

Quelles questions ? Vous débarquez chez nous à minuit.

C 'est de l 'abus de pouvoir, ça, alors je vous préviens, vous me lâchez ou je

porte plainte, vous entendez ? Je porte plainte !

Tout va bien ? Ça va, ça

va, merci.

Bonne nuit, madame la vice -procureur.

Vous m 'avez sauvé la vie.

Pas presque.

À ce point -là ? Ah oui, j 'ai bien cru qu 'il allait demain.

Je vais peut -être faire un film.

Merci, Paul.

De quoi ? D 'être toujours là au bon moment.

Bonjour Jacques.

Qu 'est -ce qui se passe ?

Il n 'y a plus de carte mémoire.

Donc ce n 'est pas un accident.

Vous pouvez lui enlever, ce n 'est pas la peine.

On peut parler ? Vous vous rendez bien compte que le ramdam que vous avez fait

cette nuit sous les fenêtres de Violaine peut vous attirer de sérieux ennuis ?

On tue pas une personne qu 'on aime.

Ah si ? La plupart des crimes sont passionnels.

Après la première constatation du légit, elle serait morte en milieu d 'après

-midi.

J 'ai un peu de mal à imaginer qu 'après avoir tué Violaine, vous alliez vous

sifférer sous ses fenêtres en pleine nuit.

Disons que pour l 'instant, j 'ai rien contre vous, vous êtes libre.

Ah, mais quel ennui, ces trucs ! Alors...

Ok...

Réapparition

de Béatrice après l 'université, 17 mars 2008.

2008, ben... Ça fait six ans, ça vous rappelle rien ? La disparition de José

Lebrun.

C 'est Lebrun.

Et l 'endroit où a été prise la photo, c 'est exactement comme sur les peintures

de Béatrice.

La montagne, le gouffre, regardez.

Tout y est.

Là, je sais où ça se trouve.

Allez, maintenant.

Et j 'envoie.

Laissez -moi un petit.

Commandant, c 'est le sac de José Lebrun. D 'accord, je continue d

Ça va, j 'en sais, vous en êtes où, là ? Ça va, ça va.

Ah ! Ah, quelle horreur !

Ah, merci.

Eh bien...

Pardon.

Envoyez ça d 'urgence au labo pour analyse ADN. Ça va ? Oui.

Et vous ? Bouf.

On peut voir votre femme, monsieur Lagaring ? Encore ? Décidément, c 'est

obsession. Elle se repose.

Elle dort.

J 'invite.

Très bien.

Béatrice ? Béatrice ? Merde ! Béatrice ? Béatrice ?

Béatrice, ça va ? Ça va ?

Moi, si vous la soignez avec ça, je comprends qu 'elle soit pas en forme.

Y a de quoi assommer un cheval.

Qu 'est -ce que vous assiduez ? Que vous pourriez vouloir vous débarrasser de

Béatrice, comme de vos deux premières femmes, et aussi que vous pourriez avoir

tué José Lebrun, dont on vient de retrouver le corps.

Qu 'est -ce que vous dites de ça ? C 'est moi qui l 'ai tué, oui.

Il tournait autour de Béat, il la harcelait, elle n 'en pouvait plus.

Alors j 'ai essayé de m 'expliquer avec lui, seulement il est devenu violent et

dans la bagarre, il est tombé dans le ravin.

Voilà.

Vous en faites une tête ! Zacharie, vous ne me parlez que de José Lebrun.

Il s 'est charnanié le crime de Sénac, alors qu 'il est immobile et pas d

'alibi. Peut -être qu 'il est innocent.

Moi, je commence à croire que les crimes de Sénac et de Lebrac sont faillis. Or,

pour l 'instant, on enquête sur Sénac.

Donc, hypothèse de travail.

Jean -Yves aime Béatrice.

Julien aime Béatrice.

Violaine est très proche de Béatrice, d 'accord ? Vous vous souvenez de ça ? C

'est ce que je lui ai dit.

Oui,

la liste des bénévoles.

Dans la liste, il y a le nom de Violaine Vallière.

Enfin, celui de Julien.

Docteur. Docteur, s 'il vous plaît, qu 'est -ce que vous lui prescrivez

exactement à votre sœur ? Quand est -ce que vous arrêterez de poser des

questions ? Quand je prendrai ma retraite. C 'est mon métier, docteur.

Béatrice est fragile, je vous l 'ai déjà dit. Alors, je lui donne des

anxiolytiques. Pour se l 'abuser un peu, d 'ailleurs.

Elle vous aimait, Violaine ? Je crois qu 'elle m 'aimait.

Bien.

C 'est tout ? Et Violaine et Béatrice ? Quoi, Violaine et Béatrice ? Vous étiez

amies, proches ? Pourquoi ? Pour rien.

Béatrice a pris beaucoup de sédatifs, elle va avoir besoin de votre aide.

Excusez -moi.

Excusez -moi, ma...

mais arrêtez de rentrer dans ma chambre pour un oui, pour un non.

Pardonnez -moi, mais j 'ai frappé. Bon, qu 'est -ce que vous voulez ? La

garrigue nous a menti. C 'est de la peau humaine qu 'on a trouvée sous les

ongles de José Lebrun. L 'ADN d 'une femme.

Une femme ? Oui.

Oh, mais alors...

La première sur qui faire passer un test, c 'est Béatrice.

Permettez -moi. Quoi, quoi ? Ça me semble évident. Qu 'est -ce qu 'il y a ?

vous embête qu 'elles soient en tête des suspectes ? Pas du tout. Oui, c 'est

ça, pas du tout, pas du tout.

Je vous rappelle que c 'était elle dont José Lebrun était fou amoureux. Elle qui

est en photo avec lui, près du gouffre, là où on l 'a retrouvée. Puis alors, je

vous parle même pas de ses peintures.

Alors, mon petit Jean -Jacques, vous allez me faire plaisir d 'oser vos

et de regarder la réalité en face.

Parce que depuis le début, vous êtes complètement aveuglée par cette fille.

Je ne suis pas aveuglée par cette fille. Tu parles. Je la trouve fragile,

toussante peut -être, mais je ne suis pas aveuglée.

On me dit tout de suite que c 'est un pauvre type influençable et incompétent.

Ce n 'est pas moi qui l 'ai dit. Vous vous croyez génial avec votre petit ton

pète sec et vos airs hautains ? Mais pauvre mec.

Pauvre fille.

Non, non, non, pas du tout, pas du tout.

Ça va, mon chéri ? Mais non, t 'as bien fait de m 'appeler.

Oui.

Oui.

C 'est une femme qui a plongé le bras.

Nous pensons que c 'est la vôtre. Alors pourquoi vous vous êtes dénoncée ? Vous

avez voulu la protéger ? C 'est ça ?

Je

vais devoir l 'interroger, vous savez.

Elle résistera pas que longtemps.

Un jour, Béatrice est arrivée à la maison. Elle était terrorisée.

Elle hurlait, je l 'ai tuée, je l 'ai tuée.

J 'ai essayé de la calmer.

Là, elle m 'a raconté ce qui s 'était passé avec elle.

Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez

!

Elle m 'a dit que c 'était un accident.

Elle l 'avait poussé en se battant avec lui.

Et ensuite ? Qu 'est -ce que vous allez faire ensuite ?

Il est mort.

Il est mort.

Oui.

Si on mange une crevasse avec les vautours dans un mois, il n 'y aura

Allez.

Allez, je te ramène chez moi.

Ne t 'inquiète pas, il t 'arrivera rien.

Fais -moi confiance.

Je suis là. C 'est une non -dénonciation de crime, monsieur Lagaring.

Pourquoi ? C 'était tellement puissant d 'aller à la gendarmerie et de dire que

c 'était un accident.

Je vais vous dire pourquoi.

Vous n 'étiez pas sûr de ses sentiments. Avec ça, vous l 'atteignez.

Vous l 'avez maintenu dans sa culpabilité pour son fric.

Remenez -le.

Allez, venez.

Oui, Béatrice. J 'ai son frère, je lui ai demandé de s 'en occuper.

Il y

a

quelqu 'un ?

Je vous ai passé.

Oh, Béatrice.

Quoi, Béatrice, t 'allais où ? Je veux se tuer. Où, chez Julien ? Non, là où je

t 'ai mort.

Attendez, bougez pas, bougez pas, bougez pas. Je vais appeler du secours. Bougez

pas.

Je vais m 'approcher de vous lentement.

D 'accord ? Vous allez me donner la main.

Ne regardez pas le vide, ça me donne le vertige.

Patrick.

C 'est pas vous qui l 'avez tué.

Laissez -moi tranquille.

Ecoutez -moi.

Regardez -moi.

De tout ce qui s 'est passé, rien n 'est de votre faute.

Ce n 'est pas de votre faute.

Je ne l 'ai pas tué.

Je n 'ai pas voulu.

Julien, c 'est un beau parleur, mais il n 'a rien dans le ventre.

Ça va faire un putain de feu d 'artifice.

Tu plaisantes ? Peut -être pas de quoi faire péter tout le lien du demi -haut,

mais une bonne charge bien placée, ça va tout fragiliser.

Le vent fera le reste.

Il ne restera qu 'un tas de ruines.

Tu es complètement malade, José. C 'est n 'importe quoi. C 'est une vraie

connerie ce que tu fais. Et après, qu 'est -ce que ça peut foutre ? Quoi, je

suis malade ? Mais c 'est complètement monstrueux. C 'est n 'importe quoi. C

'est ça qui est en train de me dire que je suis une grosse merde. C 'est ça que

tu es en train de me dire.

Quoi, j 'en reste, là ? Je te fais peur.

Je te fais peur ! Le viaduc ? Rien que ça.

Pourquoi ne pas l 'avoir dit plus tôt, puisque c 'était un accident ? On s 'est

battus.

Tu m 'aurais cru.

C 'est votre mari qui vous a persuadé de vous taire ? Il m 'a dit que les

apparences étaient contre moi.

Dis -le près de toi.

Et Violaine ? Qu 'est -ce qui t 'est passé avec Violaine ?

C 'est beau, les rapes sont en rendez -vous et puis on

est ensemble.

Robert, un petit effort, s 'il te plaît.

Un tout rire.

Un tout petit.

Mais ça va durer encore combien de temps ? Ils ont déjà arrêté Julien.

Maintenant, c 'est Jean -Yves.

Les flics se trompent.

Jean -Yves et Julien sont innocents.

Bon, tu sais.

C 'est moi qui l 'ai tué, Fénac.

Non, je ne crois pas. C 'est moi.

Il a ruiné mon père.

Il l 'a brisé, il ne l 'a réduit à rien.

Et puis Julien, il est enlevé à moi, je pourrais pas le supporter, je pourrais

pas le supporter ! Mais pourquoi t 'as fait ça ? Il est enlevé à moi, Béa ! Je

vais me dire à la procureure que t 'avais menti que t 'étais pas avec

Je voulais que tu sois compagne, je voulais pas d 'obstacles entre nous, j

besoin de toi, j 'ai besoin de toi !

Il avait des photos de moi.

Elle s 'est suicidée par amour, monsieur Vallière.

Personne ne l 'a poussée, personne ne l 'a retenue non plus.

Pour la mort.

C 'était l 'endroit préféré de Violaine.

Elle pouvait passer des heures ici à regarder.

Vous saviez, docteur ? Tout.

Ou presque.

Sauf qu 'elle avait tué Sénac, évidemment.

Vous l 'auriez dit ? Je ne suis pas sûr.

Je soigne les corps.

Pour les femmes, j 'ai plus de mal.

Ça aurait été un plaisir.

Au revoir. Au revoir.

Peut -être à bientôt, en tourisme, pour parler de vos tours.

Au revoir, monsieur.

Au revoir.

Au

revoir,

Julien.

Je vais partir.

Je vais tout bavarder, retourner en ville et travailler dans une boîte.

Je crois que j 'ai pas ma place ici.

Et bientôt ?

Pardonne -moi.

Je t 'aime.

Elle devrait bientôt avoir besoin de vous.

Les jurés auront toutes les raisons de se montrer clément.

Merci.

Vous mériterez d 'être heureux.

Comme tout le monde.

Non ? Si.

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