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-Je vous en prie, allez plus vite !
-Faudrait pouvoir !
-Plus vite ! Plus vite, plus vite !
-Si vous croyez que c'est facile !
-Je vous en supplie, roulez plus vite !
-Ils sont lĂ . Dans 5min, nous aurons les 600 000$.
-Pas encore. Ce n'est pas le moment de s'attendrir.
Allez.
*-Quartier général du FBI, j'écoute.
-C'est vous, Sterley ? Ici Olivia. K23ON section U.
Passez-moi le colonel Willis. C'est urgent.
Colonel Willis ? Ici Olivia.
Il faut que je vous voie. Il s'agit de Whittaker.
Non ! Non, je vous en supplie ! Non !!
-Vous l'avez tuée ! Assassin !
Assassin ! LĂąchez-moi ! LĂąchez-moi !
Au secours !
-Alors, Hartmann ? -C'est fait, mon colonel. On l'a trouvé.
Quel travail !
Il était en train d'écluser des whiskys au bar.
Il avait autour de lui autant de souris qu'un morceau de gruyĂšre.
-Vous l'avez ramené ? -Il ne va pas tarder.
Il n'a pas l'air content. -Et moi, j'ai l'air content ?
-Oui, oui. Non, mon colonel.
-Allez me le chercher !
Pas de gymnastique !
-Doucement ! HĂ© ! Doucement.
-VoilĂ tout de mĂȘme ce cher M. Caution.
-Je proteste, mon colonel !
Ces 2 gorilles ont essayé de m'assommer pour m'amener plus vite.
Crétins, va !
-Ah !
-Et en plus, il est 4h du matin.
-Pour moi aussi, figurez-vous.
-D'accord, mais savez-vous Ă qui vous parlez ?
Au président du jury pour l'élection de miss Whisky.
-Bouclez-la ! Je ne vous ai pas fait venir pour dire des stupidités.
-C'est peut-ĂȘtre pour balayer ?
-Ăa suffit ! Assez !
Votre collÚgue, Olivia Brent, la secrétaire du professeur Whittaker,..
..le savant chimiste, a été, cette nuit,..
..dans ce laboratoire, assassinée par balles.
-C'est vous qui l'aviez mise lĂ ?
-Oui !
-Bravo.
-Le gouvernement subventionne les recherches de Whittaker.
L'Oncle Sam aime bien savoir ce qu'on fait de ses dollars.
-Normal. Mesquin, mais normal.
-Qu'est-ce que vous cherchez exactement ?
-Ăa vous mettrait en colĂšre.
Votre Whittaker, que cherche-t-il ?
Une pilule carrée qui ne roule pas par terre ?
L'allumette qui peut servir 2 fois ?
-Les recherches de Whittaker sont consacrées au carburant solide.
-Moi, j'en suis encore au carburant liquide.
Faut que ça fasse glouglou.
-Vous travaillez pour le FBI ou les distilleries écossaises ?
-Mon copain Confucius dit... -Foutez-moi la paix avec lui !
Ce n'est pas lui, le patron du FBI.
Alors trouvez qui a tué Olivia et kidnappé Whittaker.
-Ils l'ont kidnappé ?
-C'était le but.
Son dernier rapport expose la découverte d'un carburant solide ultraléger.
-Mais je connais ça !
-Vous ?
-Oui. La glace.
Dans le whisky, elle remonte Ă la surface.
-Assez, avec votre whisky !
-Dites-moi, le carburant, c'est lui ?
Il a pas l'air tellement solide.
-Whittaker, Elmer, 43 ans, alsacien naturalisé américain,..
..licencié en chimie, signe particulier : astigmate...
-Vous savez tout, sauf une seule chose.
-Quoi ? -OĂč il cache son whisky.
-Caution, foutez-vous de moi..
..et vous vous retrouverez flic de 2e classe, Ă la circulation !
-Il n'y a pas assez d'encombrement comme ça ?
Oh !
Tout à fait Antinéa dans ses meilleurs jours.
Qu'y a-t-il de commun entre cette beauté et ce Whittaker ?
-Qu'ils sont fiancés.
-Vous plaisantez, comme toujours.
-Je ne plaisante jamais.
C'est Géraldine Montevecchio, modéliste chez Harper's,..
..fille du célÚbre peintre Ettore Montevecchio.
Ils se sont fiancés il y a 2 mois, et elle est trÚs amoureuse.
''Amoureuse'' !
Vous seriez amoureux de ce Whittaker, vous ?
-Moi ? -Si vous étiez aussi belle qu'elle ?
-Caution, vous allez me...
-Ah !
Ăa y est, je tiens quelque chose. -Un indice ?
-Et de taille. Tenez.
Sous une pile de caleçons. Il a bon goût.
-Ăa suffit !
Assez !
-N'aie pas peur, chérie.
Je suis lĂ .
-Caution !
En voilà assez comme ça !
Un savant amĂ©ricain vient d'ĂȘtre kidnappĂ©.
Une des nĂŽtres vient d'ĂȘtre tuĂ©e.
Pourtant, c'était difficile d'avoir Olivia,..
..comme toutes les filles de la section U.
-A qui le dites-vous ?
La derniÚre à qui j'ai offert un verre a essayé de m'arracher les oreilles.
-Elle vous a raté ! Qui c'est ? Que je la vire !
-Colonel, Washington au téléphone. -Déjà !
A 5h du matin, les voilà déjà pendus à leur foutu appareil.
Les emmerdements commencent. Il faut retrouver ce savant.
-Confucius dit : ''Commençons par le commencement.''
Nous avons déjà le commencement.
-Vraiment ?
-Oui.
-Caution ! -Colonel !
Washington.
-Ils s'impatientent, probablement.
Le commencement, c'est toi, mignonne.
Un bien joli commencement.
-Miss Montevecchio est partie. -Partie ou sortie pour l'aprĂšs-midi ?
-Cette nuit, un monsieur est venu la chercher. Elle a emporté ses bagages.
C'est pourquoi je dis ''partie''.
-Le gars qui est venu, vous l'avez vu ?
-C'était un monsieur.
Quelqu'un de bien élevé, pas du tout le genre..
..Ă garder son chapeau sur la tĂȘte Ă l'intĂ©rieur.
-Excusez-moi.
-Je vous en prie.
-Et ce gentleman qui enlÚve son chapeau à l'intérieur..
..a-t-il poussé la politesse jusqu'à vous dire son nom ?
-Il était trÚs poli. Bonjour, mademoiselle.
M. Caution est extrĂȘmement poli.
-M. Caution ?
-Lemmy Caution, l'as du FBI.
Vous n'avez jamais entendu parler de lui ?
-Non. J'arrive de la campagne.
-Je m'en serais doutée.
-Ce n'est pas moi qui vous empĂȘcherai d'admirer Caution.
OĂč a-t-il emmenĂ© Miss Montevecchio ?
-Il l'a emmenĂ©e Ă Paris, oĂč elle doit retrouver son fiancĂ©,..
..un grand savant.
-Whittaker.
-Vous le connaissez ?
-Non, mais ça ne va pas tarder. Merci, madame.
-Oh ! -Pardon, mademoiselle.
Si je mets la main sur ce Lemmy Caution,..
..je vous en rapporterai une tranche en souvenir.
-Oh !
-Ils se sont servis du nom de Caution pour enlever Géraldine !
Le célÚbre Lemmy Caution !
-Ne jamais dire du mal de son prochain.
-Si vous étiez un peu moins habitué au whisky,..
..vous seriez arrivé plus tÎt et auriez sauvé Géraldine.
-Je ne saurais pas qu'elle est Ă Paris.
-N'allez pas me dire que vous avez raison.
-''Tu dois espérer seulement ce que tu es en droit d'attendre.''
-Assez, avec votre Confucius ! Ecoutez-moi plutĂŽt.
Vous partez pour Paris dans une heure. Amenez miss Puna.
-Miss Puna ? Avec plaisir, colonel.
Miss Puna.
-Voilà votre ordre de mission auprÚs du chef du SR français.
Il fera tout pour vous aider.
Son nom est Walker.
-Johnny Walker ?
-Non, pas Johnny Walker ! Charles Walker !
Caution, cessez de faire l'idiot.
Entrez.
Laissez. Elle sait ce qu'il faut faire. Miss Puna...
Je vous remercie.
-Pourquoi les Indes figurent dans les contrées sous-développées ?
-Caution !
Ecoutez cette bande et vous ne poserez plus de questions idiotes.
L'enregistrement de la conversation que j'ai eue avec Olivia.
*-C'est vous, Sterley ?
*Ici Olivia. K23ON section U.
*Passez-moi le colonel Willis. C'est urgent.
*Colonel Willis ? Ici Olivia.
*Il faut que je vous voie. Il s'agit de Whittaker.
*Non ! Non, je vous en supplie !
*Non !!
*-Vous l'avez tuée !
*Assassin ! Assassin !
-La voix de Whittaker a été authentifiée.
-Je n'ai rien d'autre Ă vous offrir.
-C'est déjà beaucoup, mon colonel.
Dans 8 jours, je vous ramĂšne Whittaker par l'oreille.
-Caution,..
..ne me faites pas croire que vous avez déjà une idée sur cette affaire !
-Pourquoi pas ?
C'est vous, le patron du FBI, mais la tĂȘte, c'est moi.
Bye, bye.
Au revoir, chérie. Je reviens bientÎt.
-M. Thaxby, il ne faut pas fumer. C'est défendu.
-Pardon.
Vous connaissez mon nom, mais je ne connais pas le vĂŽtre.
-Qu'Ă cela ne tienne, M. Thaxby. Je m'appelle France.
Air France.
-AĂŻe.
Enfin, vous voilĂ !
Je me fais vieux. Comment allez-vous ?
-Nous nous connaissons ?
-Je commence Ă vous connaĂźtre.
Blonde, 24 ans environ,..
..1,67m et 56cm de tour de taille.
-Tout de mĂȘme pas. 58.
-William Thaxby, de Denver, Colorado.
-Bonjour, M. Thaxby. Je m'appelle Valérie Pontiac.
-Cigarette ?
-Non, merci. J'ai les miennes.
-Vous allez Ă Paris ?
-Pour affaires.
-Quel genre d'affaires ?
Suicides masculins en gros ?
-Lingerie féminine. J'ai un magasin à Québec, mais je me fournis à Paris.
-Evidemment !
Une jolie fille en culotte est encore plus jolie si la culotte vient de Paris.
-Vous ĂȘtes dans les affaires ?
-Hélas !
Pas dans les petites culottes.
Thaxby & Co, fabriquant de graisse.
-Intéressant.
-Incroyable.
C'est fou ce qu'on graisse, en ce moment.
Les voitures, les avions,..
..la douane, les inspecteurs du fisc !
-Vous ĂȘtes amusant.
-Et encore, vous ne m'avez pas vu au banquet des fabricants de graisse !
Ăa, alors !
-Nous avons reçu un radiogramme pour vous, M. Thaxby.
-Merci, miss France.
-Rien d'ennuyeux ?
-Au contraire. On m'offre 3 jours de vacances avant le boulot.
-Heureux homme.
-Si on en profitait pour se voir de temps en temps ?
-De temps en temps ?
-Le matin, le midi, le soir... Alors, c'est oui ?
-Il faut que je réfléchisse. Je ne réfléchis bien qu'en dormant.
Vous permettez ?
-Le beau gosse dont vous allez rĂȘver dans quelques instants,..
..c'est William Thaxby, le guide rĂȘvĂ© pour voir Paris,..
..tout en muscles et en dollars.
-Eh bien, Ă tout de suite, M. Thaxby.
-Monsieur ? -Scotch.
Une bouteille.
J'attends quelqu'un.
Un nommé Grant. Vous ne l'avez pas vu ?
-Non, monsieur. -Mon nom est Thaxby.
-Il se trouve que je m'appelle Grant.
-Grant comment ?
-Henri Grant. -Que vendez-vous ?
-Je suis directeur adjoint Ă la maison Charles Walker.
-Et moi, je suis quoi ?
-Sauf erreur, vous ĂȘtes M. Thaxby, de Denver, Colorado.
-Au poil ! Comment ça va ?
-TrĂšs bien. Vous avez fait bon voyage ?
-Formidable. On a atterri à l'endroit prévu.
Le général Walker s'excuse. Il sera absent 2 ou 3 jours maximum.
Je suis Ă votre disposition. Quels projets ?
-Gagner rapidement le Royal Hotel et me fourrer au pieu.
-Je vous accompagne.
-On va pas laisser cette orpheline.
-Merci, merci !
-Vous réglerez à mon collÚgue.
-Elle me paraĂźt coton, votre affaire Whittaker.
Les gars d'en face s'y connaissent.
-Je pense bien. Ils ont réussi à enlever Géraldine.
-Oui, j'ai lu ça. Un des truands s'est fait passer pour Lemmy Caution.
Elle l'a suivi les yeux fermés. C'est rigolo.
-Je me relĂšve la nuit pour en rire.
-On vous appelle.
-M. Thaxby. -Excusez-moi.
Ne vous gĂȘnez pas.
-Merci.
-Une dame m'a chargé d'un message pour vous.
-Je suis preneur, surtout si elle s'appelle Valérie Pontiac.
-Tout juste.
Elle aimerait vous dire un mot. Elle attend au pied de l'escalier 4.
-Merci, Cupidon.
-A votre service, M. Thaxby.
-Prenez soin de l'orpheline.
-D'accord.
-M. Thaxby !
Allez-y.
-AĂŻe !
-Je peux décommander le corbillard.
Votre crùne en acier possÚde des capacités antichoc exceptionnelles.
Comment vous sentez-vous ?
-Je me sens pas.
Merci, toubib. Car je suppose que...
-Dr George Mercier. Je suis le médecin du Royal Hotel.
-Je suis au Royal ?
La derniÚre fois que j'étais éveillé, c'était à Orly.
-M. Grant vous a amené. Il va revenir avec un médicament.
-Un médicament ?
-Une potion, plutÎt. Recommandée dans votre cas.
-Chapeau, docteur. Vous ĂȘtes un champion.
Vous serez désormais mon médecin traitant.
C'est vous qui me tuerez, personne d'autre !
-Evitez les coups de matraque sur la tĂȘte, maintenant.
-Je suis l'inspecteur Grant. Soyez discret.
-Je ne pose plus de questions.
La majorité de mes clients sont des dames d'un excellent milieu.
Bonsoir. -Bonsoir, docteur, et merci.
Bonne nuit.
-AĂŻe ! Ma tĂȘte. Combien de temps vous avez mis pour me rĂ©cupĂ©rer ?
-Un quart d'heure. Je vous croyais avec une blonde.
-La blonde n'était pas seule.
Trois types m'ont fauché mes papiers.
-Ceux de William Thaxby ? -Ceux de Lemmy Caution.
Agent spécial du FBI.
-Il y a un rapport avec l'affaire Whittaker !
-Il faut croire.
-Impossible.
Officiellement, vous ĂȘtes M. Thaxby. Votre couverture est parfaite.
-Elle a l'air bouffée aux mites. Que j'ai mal au crùne !
-Et le général n'est pas là !
-Rappelez-moi demain à midi. On reparlera de tout ça.
Dites en bas qu'on me foute la paix.
-Je suis terriblement ennuyé.
-Salut, Grant.
-Salut.
-Et moi, je ne suis pas ennuyé ?
On se fait passer pour moi, on m'assomme, on me fauche mes papiers.
Décidément, l'affaire commence mal.
Salut, Toto. Tu reconnais ce brave M. Thaxby ?
-M. Thaxby... Mais comment vous avez eu mon adresse ?
-Par ton collĂšgue, le barman de nuit.
-Quoi ?
-Je lui ai dit que je voulais te remercier..
..de m'avoir arrangé le coup avec Valérie Pontiac.
Il a voulu te rendre service.
C'est marrant, non ?
-Que voulez-vous ?
-L'adresse de Valérie Pontiac. Tu dois la connaßtre.
-Je la connais pas, cette dame-lĂ .
J'ai fait la commission, c'est tout.
-La main gauche.
-Quoi ?
-Le coup de matraque,..
..c'est un gaucher qui me l'a donné. Tu encaisses avec la main gauche.
C'est pas poli, en plus.
-Et alors ?
-Et ta matraque, lĂ ?
T'es pris !
-T'es flic, hein ?
Lùche ça et avance !
-OĂč on va ?
-A la cave.
-Y aura du bon vin ?
-ArrĂȘte de faire le clown !
-Par lĂ , la cave ?
Alors, l'adresse de cette mignonne, ça vient ?
-Tu peux crever !
-Alors ?
-Attendez.
145, avenue de Saint-Mandé.
Dernier étage.
-Merci.
-Non !
-Désolé, Toto, mais merci.
Excusez-moi, je suis désolé.
-Caution !
-Henri !
-Une surprise !
-Fallait prévenir.
-Que faites-vous lĂ ?
-Pourquoi ? Vous y ĂȘtes bien.
-Je vous croyais au Royal.
- Je suis somnambule. Et vous ?
-Moi aussi. C'est le métier.
En vous quittant, j'ai pensé à ce barman d'Orly.
-Moi aussi, mais un poil plus tĂŽt.
-Eh ben voilĂ ! -Eh ben voilĂ !
-Il a réussi à s'enfuir. -Pas loin.
-Il est mort.
-Heureusement. C'était lui ou moi.
-Il a parlé ?
-Pas un mot. Il a tiré dÚs qu'il a atteint son pétard.
-Dommage. C'était la seule piste que vous teniez.
-Et maintenant, on ne peut plus rien faire.
Quelle drÎle d'idée j'ai eue de me relever !
Ramenez-moi au Royal. Je ne tiens plus et j'accumule les conneries.
-Escamotez le corps. En route, et ne vous tracassez pas.
-Non. Ăa fera toujours un appartement de libre.
-SacrĂ© Lemmy ! DĂ©pĂȘchez-vous.
-C'est comme si j'avais pas fermĂ© l'Ćil depuis la guerre de SĂ©cession.
Vous voulez me rendre un service ?
-Naturellement.
-Renseignez-vous sur Valérie Pontiac.
-Valérie Pontiac ?
-La fille de l'avion.
-Vous la soupçonnez ?
-Pourquoi pas ? ''Toutes les filles qui ont la conscience pure..
..''portent un merle blanc sur l'épaule gauche'',..
..comme dit Confucius, et elle n'en portait pas.
A ce soir.
-Ciao !
-Taxi ! Vous ĂȘtes libre ?
Tant mieux. C'est pour une surprise.
-Qu'est-ce que c'est ? -Des fleurs pour Mlle Pontiac.
Mlle Valérie Pontiac ? -C'est moi.
-J'ai grandi, hein ?
Avec les dames, je me fais toujours précédé par des fleurs.
C'est une vieille coutume du Colorado.
Allez, pousse-toi, mignonne.
Pousse-toi !
Pour me séduire, c'est déjà fait.
-Vous passez les bornes de la muflerie.
Sortez ou j'appelle !
-Qui ? Ta mĂšre ? Elle est encore en taule pour un an.
-Que dites-vous ?
-Que tu es Valérie Pontiac comme je suis William Thaxby.
Ton vrai nom, c'est Carletta Strasser.
J'ai déposé contre toi en 58 dans le Missouri, pour kidnapping.
Tu croyais qu'en faisant couper ton nez, t'allais rouler tonton Lemmy ?
T'es vraiment zinzin.
-A bas tes sales pattes !
Flicard ! Tu m'avais reconnue tout de suite ?
Dans l'avion ?
-T'as des jambes qu'on n'oublie jamais.
-Pourquoi ĂȘtre venu Ă mon rendez-vous ? Pour te faire assommer ?
-Pour vous garder sous la main, toi et ton chéri.
-Quel chéri ?
-Le corniaud qui écoute derriÚre la porte.
M. Henri Pranzetti.
AmĂšne-toi ou je tire !
-Sors, Henri ! C'est un dingue !
-Alors tu savais ça aussi, pieds plats ?
-Oui, mon gros.
Bouge pas !
Mets-toi à cÎté d'elle et sois sage.
-T'es moins bĂȘte que t'en as l'air.
Comment t'as su ?
-Je t'ai vu entrer. Je surveille l'immeuble depuis 6h ce matin.
-Toi, tu le croyais en train de ronfler au Royal Hotel.
-Il s'imagine toujours que je suis en train de ronfler au Royal.
-Je reconnais que tu m'as eu.
-Tu croyais vraiment me posséder avec ton cùble signé Charles Walker ?
-Il s'appelle pas Charles Walker, celui qui dirige le SR français ?
-Pour sa concierge.
Pour le FBI, il s'appelle Henriette. Tu comprends ?
-Toi et tes renseignements !
-Boucle-la !
Tu peux faire le malin, mais je tiens le bon bout.
-C'est-Ă -dire ?
-Whittaker, sa formule et la petite Montevecchio.
-Si nous ne sommes pas ce soir..
..Ă une certaine heure Ă un certain endroit,..
..le gouvernement américain pourra les oublier.
-Sauf si vous me dites oĂč ils sont.
-Tu peux crever.
-Tu parles sans savoir, mignonne.
On t'a jamais promené un briquet sous le nez ?
-Enrico ! Enrico !
-Attention Ă la censure, mignonne !
-Ah, ah !
-T'as pris ton temps ! -T'attendais quoi ?
-J'ai attendu le bon moment. Il faut se méfier.
Si on le rate, il vous rate pas. T'as vu, Max, ce matin ?
Alors, on le finit ?
-Pas question ! -Pourquoi ?
-Sûrement pas ! Je tiens pas à avoir tout le FBI aux trousses.
Et puis... Caution nous sera utile..
..le jour oĂč les huiles de Washington accepteront de nĂ©gocier.
-Quand ça ? -TrÚs bientÎt.
-On le finit pas ?
-Non. -Il nous filera une trempe !
-Mais non !
On va l'évacuer.
Et je te jure qu'il s'en souviendra longtemps.
Il paraĂźt qu'en France, le ridicule tue encore pas mal.
Caution... Ă toi de t'en apercevoir.
Chris, va chercher la malle.
-Bouge pas, tu es trop beau.
Des photos de famille comme celle-là , ça se met dans un album.
Et voilĂ !
J'enverrai ces photos aux journaux français et américains.
Ils vont sauter dessus.
L'invincible Lemmy Caution..
..ficelé comme une dinde de Noël dans une malle.
Ăa ne se refuse pas. Ils vont bien rigoler, tes copains du FBI.
Ce n'est pas tout, Lemmy chéri.
DÚs qu'Henri et Chris seront de retour, on te fera une piqûre.
On bouclera le couvercle et on t'enverra au général Walker.
-Avec du persil autour ?
-Alors, comment trouves-tu notre petite idée, flicard ?
-Comme toi, plutĂŽt tarte.
-Ne me cherche pas, tu me trouverais.
J'ai tellement envie de te descendre.
C'est grùce à toi que j'ai écopé 3 ans de pénitencier !
Montana en a profité pour me chiper Henri !
-C'est ça, la vie, ma mignonne.
Elle est plutÎt bien roulée, cette Montana.
Et puis, elle a la jeunesse pour elle.
-M'énerve pas !
J'ai repris Henri. Montana et lui, c'est fini.
-Que tu crois. -Si !
-Tu sais qu'elle est Ă Paris ?
-J'ai permis à Henri de la faire venir. Il me l'a demandé.
Il a besoin d'elle pour un tas de trucs.
-Des trucs que tu ne sais pas faire.
-Dis-le encore.
Dis-moi encore qu'ils couchent ensemble et je te descends.
-Ăa arrangerait quoi ? Tu ferais mieux de descendre Montana.
-C'est pas bĂȘte, ce que tu dis lĂ .
Elle ferait un bien joli cadavre, cette petite.
Merci du conseil, chéri.
Et maintenant, au dodo.
-Si c'est pour moi, une goutte, ça ira.
-Au bras ou Ă la cuisse ?
-A la cuisse, c'est pour un poulet.
-Sois sage ou je te la plante dans l'Ćil.
-Dommage que tu partes déjà , Enrico.
-J'ai rendez-vous chez Carletta avec Chris et Pierrot..
..pour faire transporter Caution au QG du général Walker !
Ăa me fera rigoler jusqu'Ă mon lit de mort !
-Tu ne fais pas un mĂ©tier oĂč les gens meurent souvent dans un lit.
Et je ne sais pas si elle me fait rire tellement, ton histoire.
-Moi, je la trouve marrante et utile.
Ăa prouvera au FBI et au SR français que nous nous posons lĂ .
-A quoi sert d'avoir l'estime des flics ?
-Ils comprendront que nous ne sommes pas des minables.
S'ils veulent leur Whittaker, il faudra qu'ils aillent au refile !
J'ai quelque chose lĂ -dedans, moi !
-On sait que t'es pas seulement un beau mec.
Mais mĂ©fie-toi quand mĂȘme de Caution.
Si j'avais 1$ par gars qu'il a pigeonné, je serais millionnaire.
-Dis, Montana, je ressemble Ă un pigeon ?
-Non !
-Reste pas ici. Habille-toi et file.
Si Carletta te trouvait en chemise ici !
-Celle-lĂ , il va falloir que je m'en occupe un jour.
Attends ! Attends.
Je te ferme la porte.
A demain. -A demain. Ciao.
Bon Dieu !
La malle.
C'est la malle.
-Qu'est-ce qu'elle fiche ici ? Tu leur as dit de la déposer ?
-Moi ? Non ! -Alors ?
-Alors quoi ?
On peut pas la laisser sur le palier.
Ouvre le battant. Ouvre le battant !
-Ăa, c'est une vacherie..
..signée Carletta. -Ferme la porte !
-Elle a appris que je viens ici tous les matins.
Elle a bousillé Caution !
-Elle est bien trop gourde pour supposer qu'on se voie encore.
-Mais alors regarde !
-T'as raison.
-''Avec le souvenir amical de Lemmy Caution.''
-Qu'est-ce que ça veut dire ? ''Avec...''
Carletta !
Mais...
-Eh ben...
Ăa va ĂȘtre une bonne journĂ©e.
-Qu'est-ce que tu fais lĂ -dedans ? OĂč est Caution ?
Tu vas répondre, oui ou non ?
-LĂąche-moi !
Il a filé, Caution.
Il m'a flanqué un grand coup dans l'estomac..
..et m'a enfermée. -Crétine !
-Tu n'avais qu'Ă ĂȘtre lĂ . Louer une camionnette..
..devait te prendre 1h. -J'ai été retardé.
-Par un croc-en-jambe ?
-Je t'en prie !
-Au lieu d'essayer d'ĂȘtre drĂŽle,..
..dis-nous comment Caution a deviné l'adresse de Riton.
-C'est toi !
-Oui. Il allait utiliser son briquet.
Je ne regrette rien. Il t'en fera voir de toutes les couleurs !
A toi aussi, espĂšce de garce !
-AĂŻe !
-Sale garce !
-Carletta !
Montana ! Mais...
Mais...
AĂŻe ! Faites pas les idiotes !
AĂŻe !
Ecoutez-moi, je vous en prie ! Montana !
Carletta ! AĂŻe !
Police ! Mais...
Carletta ! Mais soyons sérieux ! Police !
ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez !
ArrĂȘtez, je vous en supplie. Je compte jusqu'Ă 3. AĂŻe !
Je suis patient, mais je vais m'énerver.
AĂŻe !!
C'est pas possible !
Ah !
-Ăa suffit, ou je vais en chercher un autre.
-Je t'aurai, Montana. Je te jure.
-Ah oui ?
En attendant, tu vas avoir autre chose. La raclée que tu mérites.
-Si tu me bats devant elle, tu le paieras cher.
-Moi ? J'ai pas une tĂȘte Ă payer.
-Que tu dis.
-Attends, Riton.
Je vais mettre la radio.
-Bravo, M. Caution. Amusant, le coup de la malle.
Le plus drĂŽle...
...c'est que ça va mettre la pagaille... ...
...dans le clan Pranzetti.
Qu'est-ce que c'est ? -Du whisky, mon général.
-Dites donc, c'est excellent ! Pour la toux.
-Vous ĂȘtes le gĂ©nĂ©ral le plus intelligent que je connaisse.
-Reste à savoir combien vous en avez rencontrés.
-Vous avez encore envie de tousser ?
-Non, merci, M. Caution.
Quand vous aurez fini de tousser,..
..donnez-moi votre avis sur le comportement des Pranzetti.
Ils cherchent Ă se faire remarquer.
-Ils ont le sens de la publicité.
-Etrange, pour des gangsters.
-C'est qu'ils veulent faire briller quelque chose.
-Vous avez une idée ?
-Vague. J'aimerais la laisser mûrir avant de vous la raconter,..
..si vous me permettez.
-Je crois que je n'ai pas le choix.
Le colonel Willis m'a prévenu à votre sujet.
-Ah oui ? -Oui, oui.
Il m'a dit que c'Ă©tait dur de digĂ©rer la tĂȘte de cochon.
-Et vous la digérez, mon général ?
-Quand vous m'aurez mis au courant de vos projets.
-Je veux retrouver une fille épatante dont j'ai vu la photo en Amérique.
-Caution, cessez de plaisanter !
-Géraldine Montevecchio, la fiancée de Whittaker.
-Sans intĂ©rĂȘt. -Ăa dĂ©pend pour qui.
Touchez, mon général.
Mais touchez !
Vous sentez pas une bosse ?
-Ah oui. Oui.
-Je la dois à Géraldine, et je me demande pourquoi.
-Expliquez-vous.
-Pourquoi Pranzetti a enlevé Géraldine..
..en se faisant passer pour moi ? Pourquoi me faucher mes papiers ?
Pourquoi s'intéresse-t-il tant à Géraldine ?
-Un ratissage nous permettra de la retrouver,..
..mais ça va faire du bruit. Vous n'aimez pas ça.
-Non.
-Ben faudra trouver autre chose.
-C'est fait.
Géraldine Montevecchio est la petite-fille du peintre italien..
..Ettore Montevecchio.
-Oui, mais je ne vois pas...
-Eh bien, vous allez voir.
-DerriĂšre vous, prĂšs du tableau 39.
-Elle est seule ?
-On dirait. Je l'embarque ?
-Surtout pas.
C'est bien ça. Je dirais mĂȘme que c'est trĂšs bien.
Des détails ?
-Un taxi l'a prise au 103, boulevard de Gravelle, à Saint-Mandé.
C'est admirable !
VoilĂ .
-Immeuble ?
-Villa. Je fais quoi ?
-Rien.
-Je dis quoi au général ?
-Que je l'embrasse.
Attendez.
VoilĂ Lemmy Caution.
Il va offrir un verre à Géraldine, tout comme Caution !
-On fait quoi ?
-Du calme. Allez demander un autographe Ă la petite. Bien fort.
(Il parle fort) -Mlle Montevecchio !
Mlle Montevecchio ! Incroyable ! Le portrait de votre grand-mĂšre !
-Mais monsieur... -Je suis un grand admirateur.
Mlle Montevecchio,..
..je suis avant tout un amateur d'art !
Un homme de mon Ăąge, voyons... -C'est malin !
J'ai horreur de cette publicité !
-Mlle Montevecchio, vous ĂȘtes comme votre grand-pĂšre...
-C'est le moment de voler au secours de la petite, Lemmy Caution !
-Non ! Il te faut un 6.
-4 et 2, ça fait 6.
-Ăa fait 4 et 2, pas 6 !
-Pourquoi ?
-C'est comme ça, merde !
-Vos gueules, tous les deux !
AllĂŽ ? D'oĂč est-ce que tu tĂ©lĂ©phones ?
-Ăa importe peu. Ce qui importe,..
..c'est que Caution doit suivre Géraldine.
Elle va l'emmener Ă la villa.
-T'as l'air essoufflé.
-J'ai fumĂ© des anglaises. Ăa me fait tousser.
Bon Dieu !
-T'énerve pas !
*Y a pas de quoi.
C'est embĂȘtant de liquider un gars du FBI,..
..mais c'est trop dangereux.
*T'en penses quoi ? -Merde !
Je dis merde pour Caution. Tu as raison.
Dis Ă Chris et Ă Pierrot de faire le boulot au plus vite,..
..parce que moi, en ce moment, j'en ai aussi, du boulot.
-Te voilĂ raisonnable.
Vaut mieux pas jouer avec lui, il est trop malin. Et t'en fais pas.
-Je m'en fais pas. Ăa, je ne m'en fais pas du tout !
-On a toujours Whittaker et sa formule.
A tout à l'heure, mon chéri.
-A tout Ă l'heure. Mais fais vite !
-Caution et Montevecchio seront Ă la villa dans 5 minutes.
Ils ne doivent pas en sortir vivants. Au travail.
Trouvez quelque chose de bien.
-Comment on se les farcie, truffés ou sautés ?
-Sautés si c'est pile.
-Ah !
-Bonsoir, mignonne.
-Je vous en supplie, ne me touchez pas.
-Allons, Mlle Montevecchio. Ne vous affolez pas, je suis venu en ami.
-Je sais que vous allez me tuer. Je ne veux pas !
-Moi non plus, je ne veux pas. Je ne casse pas les objets d'art.
Allons, calmez-vous.
Vous n'ĂȘtes pas du tout raisonnable.
Si je voulais vous tuer, ce serait fait depuis un moment.
-C'est vrai ? Vous les tuez tout de suite, d'habitude ?
-Si ça peut vous rassurer, oui.
-Vous n'allez pas me battre Ă coups de poing ?
Ni Ă coups de pied ?
-Moi ? J'ai une tĂȘte Ă battre les femmes ?
-Oui.
Rassurez-vous. Ăa m'a passĂ© Ă l'Ăąge de 12 ans..
..aprÚs un long séjour à la clinique de mon quartier.
-Excusez-moi, mais vous m'avez fait tellement peur.
Mon mouchoir est resté dans mon sac.
Donnez-le-moi, vous serez gentil. DerriĂšre vous.
Et maintenant, reculez. Vite.
Vous pensez que je plaisante ?
-Doucement, mignonne !
-Je vous ai déjà dit de reculer.
-Ben vous voyez, je recule.
Je recule.
-Le divan est derriĂšre vous.
Asseyez-vous.
Posez vos mains Ă plat sur vos genoux.
Ne bougez plus.
-C'est pour une pose ou un instantané ?
-Ne vous y trompez pas. Je tire vite et bien.
Je chasse 5 mois par an le coq de bruyĂšre en Ecosse.
C'est beaucoup moins gros que vous et ça vole beaucoup plus vite.
-Je n'ai jamais prĂ©tendu ĂȘtre un coq de bruyĂšre.
Je suis un agent spécial du FBI américain.
-Alors vous connaissez Lemmy Caution ?
-Depuis sa naissance.
Et ne comptez pas sur moi pour vous en dire du mal.
Je suis Lemmy Caution.
-Alors là , vous tombez plutÎt mal, mon garçon.
-C'est vous qui ĂȘtes mal tombĂ©e.
On vous a refilé du chat crevé pour de la zibeline.
-C'est-Ă -dire ?
-Le corniaud qui est venu vous chercher Ă New York, c'est un gadget.
Le vrai, le seul, l'unique Lemmy Caution, vous l'avez devant vous.
-Qu'est-ce que vous espérez..
..avec des Ăąneries de cet ordre ?
Lemmy m'a fait voir sa carte du FBI.
-Il vous a fait voir la mienne.
Je vous répÚte : je suis Lemmy Caution.
-Assez !
-Bon.
D'accord. Disons que je suis le Dr Schweitzer et n'en parlons plus.
-Parlons-en, au contraire.
Je vais vous dire qui vous ĂȘtes.
Un des truands qui a enlevé Elmer.
-Qui ça ?
-Elmer Whittaker, mon fiancé.
-Je n'ai jamais vu cette cloche.
-Elmer est un savant d'une intelligence supérieure !
EspĂšce de rien du tout, de pauvre type ! EspĂšce de minable.
-Et encore, vous me voyez dans un bon jour.
-Et maintenant, vous allez parler.
Dites-moi oĂč vous l'avez enfermĂ©.
-Qui ?
-Elmer ! Dites-le-moi ou je vous tue.
-Je vous en supplie.
-Relevez-vous et dites-moi oĂč est Elmer.
-D'accord.
-Ah !
Sale brute !
-Ăa, ma mignonne, c'est la loi de la pesanteur.
Faut s'en prendre Ă Newton.
AĂŻe !
Vous avez fait vos classes dans les marines ?
-T'énerve pas, Pierrot. C'est moi.
Dis donc, ça renifle. Ăa pue.
-C'est de l'essence.
-T'aurais pu prendre du super, au moins.
-Tu les as vus ?
-Pas de mouron. Ils sont lĂ -haut.
Ils se roulent sur le tapis.
-Sans blague ?
-On va leur faire une farce. Ils vont partir en plein boum !
-Ăa ne va pas tarder. Il est 7h18. Je vais la mettre sur 35.
-Hé ! Elle a pas l'air trÚs musclée, ta bombache.
T'es sûr qu'elle fait le poids ?
-Y a de quoi faire sauter Chenonceau.
-Chenonceau ? Qui c'est, ce mec-lĂ ?
-C'est pas un mec, c'est un chĂąteau.
-Un chĂą... -Oui. T'as vraiment pas de culture.
-Quand on me parle de la terre, ça me coupe les bras.
-Ah ! LĂąchez-moi !
J'Ă©touffe. Mon cĆur... LĂąchez-moi.
-On chahute et on se fait mal.
Chameau !
AĂŻe !
Ah ! Mais ça suffit, maintenant !
Excuse-moi, mignonne. -Ah !
-Et il y a des dingues qui vous conseillent de visiter l'Italie.
-Fignole pas. -Faut ce qu'il faut.
-''Faut ce qu'il faut''...
-T'es complĂštement dingue !
-A tout de suite, mignonne.
Le temps de mettre mon nez dans vos tiroirs et je reviens.
-Oh...
-Stop !
-Sale flic !
Tu m'as cassé la rotule. Tiens !
-Fallait rester Ă la maison.
Que faisiez-vous ici ?
-Ici ? Ici ?
Bon Dieu, on est dans cette putain de villa ?
-OĂč tu veux qu'on soit ?
-Alors faut se tirer tout de suite ! La bombe !
-Salopards ! OĂč est-elle ?
-LĂ -dessous.
-Le garage ?
-Non, dans la cave. Elle est réglée pour 35 !
-9 minutes encore, ça va. Je reviens.
-Non, non ! Caution ! Me laisse pas lĂ !
-Géraldine !
Géraldine !
Géraldine !
7h31.
Zut ! Je retarde.
-Caution, vous ĂȘtes vivant !
-Oui, mais ce fut difficile.
-Rien de cassé ?
-Non, mais la baraque, c'est autre chose.
Que faites-vous lĂ ?
-Le général tient à vous éviter toute tribulation.
-Alors vous me filez le train.
Occupez-vous plutÎt de Géraldine. Elle a filé..
..en me fauchant ma voiture. Je deviens doucement misogyne.
-Le général tient à ce que votre séjour soit agréable.
-Ah ? Cachottier...
Chapeau.
Tiens !
Comme on se retrouve.
-Heureux de vous connaĂźtre. Je suis le commissaire.
-Bravo, commissaire.
Vous avez rĂ©ussi Ă harponner le monstre du Loch Ness lui-mĂȘme.
-Je ne l'ai qu'en dépÎt.
-On l'a arrĂȘtĂ©e. Elle faisait du 100km/h..
..sans lumiĂšres, avec une voiture sans capot.
Deux motards l'ont prise en chasse.
-Comment vont-ils ? -Pas trop mal.
3 jours de congé et ça ne se verra plus.
-Vous voilĂ dans de vilains draps, mignonne.
-Mettez-la au frais. Je sens que d'ici peu,..
..je vais en faire une grosse consommation.
-Je n'ai aucun motif sĂ©rieux de l'arrĂȘter.
-Elle a esquinté 2 motards.
-Oui et non. Mlle Montevecchio affirme..
..que c'étaient 2 faux motards payés par vous.
-Elle s'est payĂ© votre tĂȘte.
Le jour oĂč cette mĂŽme dira la vĂ©ritĂ©,..
..on trouvera des montres en or dans des pochettes-surprises.
Vous n'allez pas la remettre en circulation ?
-Elle a téléphoné à l'ambassade d'Angleterre..
..qui doit lui envoyer une voiture.
-Angleterre ?
-Elle a un passeport britannique.
-Les British la lĂącheront pas. Je dois l'interroger sur l'affaire..
..Whittaker.
Au fait, j'en ai un, moi, de motif d'inculpation.
Et qui se pose un peu là . Elle a volé ma voiture.
Je porte plainte.
-Pour tout vous dire, c'est elle qui porte plainte contre vous.
-Pourquoi ?
-C'est pas les motifs qui manquent !
Hum...
''Violation de domicile avec effraction,..
..''dégùts matériels divers, sévices corporels,..
..''coups et blessures, tentative de kidnapping.''
-Et on me fusille quand ?
-Miss Géraldine Montevecchio ?
-C'est moi.
-Sergent Shelton. La voiture vous attend.
-Bonsoir, monsieur. Merci pour tout.
Ravie de vous connaĂźtre.
Pardonnez-moi d'avoir hĂ©sitĂ© Ă croire que vous ĂȘtes Lemmy Caution,..
..M. Caution, mais l'autre était tellement mieux !
-File Ă la planque, Pierrot. On te fera signe.
Caution a descendu Chris. -Bien fait.
Pas foutus de faire exploser une bombe !
-Elle a éclaté, mais trop tard.
Il faut tenter autre chose.
-Les chars d'assaut ?
-Non. La négociation. C'était notre idée.
-Pas avec Caution.
Si j'avais su qu'il serait chargé de l'affaire, je serais resté chez moi !
-Ah ça ! T'es pas le seul.
Ăa peut ĂȘtre que Carletta.
-Ou les flics. Caution nous a peut-ĂȘtre balancĂ©s.
-Pour perdre la formule et Whittaker ? Il est pas idiot.
Donne-moi ton feu et va ouvrir la porte.
Va !
-Coucou !
-Lemmy Caution ! On voulait te voir.
-Oui, mais avec un télescope.
Salut, beauté fatale.
-Mais c'est mon Lemmy chéri !
Ăa fait un bout de temps qu'on s'est pas vus.
Depuis l'affaire Schwartz Ă Chicago. Tu te souviens ?
LĂ , je t'ai eu !
-Chante pas trop fort, tu vas casser ton Ćuf.
-Riton, offre-nous un verre.
C'est quoi, ton whisky préféré ?
-Si tu me l'offres,..
..n'importe lequel, mais dans une bouteille non entamée.
-Ce que tu peux ĂȘtre drĂŽle, parfois !
Excuse-le.
Il boude.
-Y a de quoi. Il s'est fait enfermer dans les cabinets.
-Quels cabinets ?
-C'est pour se venger qu'il m'a fait le coup de la villa.
-On t'a donné une leçon. -De saut en hauteur.
-Mais on voulait pas te tuer,..
..parce qu'on a un marché à te proposer.
-Hum... Vous ĂȘtes de drĂŽles de commerçants.
Pour la publicité, vous avez l'oscar de l'originalité.
-Si tu veux la formule du carburant de Whittaker,..
..et Whittaker mĂȘme, ils sont Ă toi.
-Et ça coûte combien ?
-600 000 dollars.
-Rien que ça ?
-Si ça t'intéresse pas, j'ai des amateurs.
Les Chinois, par exemple. Ils demandent que ça.
-Mais ils paient moins bien que l'Oncle Sam.
-On ne peut rien te cacher.
-Jamais.
Tu le sais bien.
-Vous gĂȘnez pas ! Alors, c'est oui ou c'est non ?
-Minute ! C'est pas toi qui paies.
-On te donne 24h pour en référer à Washington. A prendre ou à laisser.
Si entre temps, tu essaies de nous faire arrĂȘter,..
..la formule sera remise aux Chinois..
..et Whittaker découpé en petites rondelles.
Je ne plaisante pas. Tu me connais.
-Je ne plaisante pas non plus.
Je vais transmettre Ă Washington.
Pour te prouver ma bonne foi,..
..je vais te rendre ton feu.
Salut, les duettistes !
-Minute, Lemmy !
Nous voulons le total en billets usagers de 10 et 20 dollars.
-Tu te méfies de moi ?
-Tu parles ! MĂȘme si t'Ă©tais mort depuis 100 ans,..
..j'essaierais de pas passer trop prĂšs du cimetiĂšre.
-Ne te tracasse pas trop, poulette,..
..c'est moi qui t'enterrerai.
-Bravo, Montana. On a gagné !
-Bref, vous abandonnez !
-Je négocie.
-Mais je sais ce que je dis !
-En français, pas en anglais.
-Je n'aime pas les gens qui capitulent.
Je viens de l'infanterie. -Ăa se voit.
-Votre cùble est parti. Attendons la réponse du colonel Willis.
Pardon.
Ici Walker. J'écoute.
Ah oui ?
Bon. TrÚs bien. Terminé.
Mlle Montevecchio a consenti Ă retirer sa plainte contre vous.
-Quel amour !
-Je vous en prie, Caution ! Soyez sérieux !
Profitez-en pour reprendre contact avec elle.
Si elle a fréquenté Whittaker pendant des mois,..
..il se peut qu'elle sache des choses intéressantes..
..qui vous aideraient.
-C'est possible, mais c'est trop tard.
-Alors c'est définitif ?
Vous, Lemmy Caution,..
..vous renoncez à résoudre l'affaire Whittaker.
-L'affaire Whittaker !
Elle est déjà résolue.
-Hein ?
-La conversation entre Willis et Olivia, vous l'avez écoutée ?
-Bien entendu.
-Ecoutez-la encore. Tout y est.
-Quoi ?!
TĂȘte de cochon !
-Hi, Mr Caution !
-Ma Carletta adorée ! La mÎme à la seringue.
-Monte, j'ai Ă te parler. Je suis peut-ĂȘtre repĂ©rĂ©e.
Je te jure que c'est pas un piĂšge.
Allez, monte.
-Allons-y, mignonne.
-Regarde si y a pas une Cadillac noire derriĂšre.
Va voir s'il n'y a personne. Prends ton automatique.
-Ăa t'embĂȘterait tellement que je me fasse amocher ?
-Maintenant, oui.
Pourtant, j'ai vraiment eu envie de te tuer.
Cherche pas Ă comprendre.
-Ăa changerait quoi ?
Sois tranquille.
Y a personne.
-Un cadeau pour toi, Lemmy.
C'est la premiĂšre fois que j'offre quelque chose Ă un flic.
Quelque chose ou...
..quelqu'un.
C'est le calibre qui a tué Olivia Brent.
N'importe quel labo le prouvera en 5 sec.
Vous y trouverez les empreintes de celui qui a tiré.
Ăa te plaĂźt, flicard ?
-Qu'est-ce qui se passe ?
-Il se passe que Pranzetti est une ordure vivante.
Je l'ai adoré.
J'ai fait 3 ans de pénitencier à sa place.
Il en a profité pour coucher avec Montana.
Je lui ai pardonné.
Il a recommencé en douce.
Le jour oĂč je m'en suis aperçue grĂące Ă toi,..
..il m'a fouettée jusqu'à ce que je demande pardon à Montana !
Et elle riait !
-Quelle andouille !
Préférer ce glaçon de Montana à une fille du tonnerre.
-Merci, Lemmy.
C'est un homme comme toi qu'il m'aurait fallu.
Dommage que tu aies mal tourné.
-Faut pas m'en vouloir.
La clinique oĂč Ă©tait maman Caution s'est mise Ă flamber.
Je suis né dans un car de police secours.
Ăa m'a marquĂ©.
-Eh bien tant mieux.
Je vais te balancer l'affaire Whittaker et Pranzetti du mĂȘme coup.
Je vais te raconter la fin.
Tu vas en tomber sur ton derriĂšre.
-T'inquiÚte pas. Il est là pour ça.
-Ăa a commencĂ© il y a 6 mois,..
..Ă New York, le jour oĂč...
Whittaker...
Whit... Whittaker...
..est cou...
Flicard...
-Merci. Grùce à ton petit cadeau, ils paieront trÚs cher pour ça..
..et les 600 000 dollars.
Si je les ai.
-Nous n'avons pas 600 000$ en petites coupures.
Demandez Ă la Banque de France.
-600 000$, mais avec l'accord du ministĂšre des Finances.
-Non ! Demandez au ministÚre de l'Intérieur.
-Adressez-vous à la présidence du conseil.
-C'est que je ne sais pas si qui vous savez...
-Donnez-lui ses dollars, à cet Américain !
Et qu'il arrĂȘte son tracassin !
-Ăa n'a pas Ă©tĂ© sans mal, mais j'y suis arrivĂ©.
Voici votre reçu. Signez ici.
-On vous a donné l'accord en haut lieu ?
-Vous ne croyez pas si bien dire.
-Eh bien, ça s'arrose.
-Vous avez encore le courage de plaisanter.
Je vous admire.
Quand je dis ''je vous admire''...
-J'avais dĂ©jĂ rectifiĂ© de moi-mĂȘme.
-Merci. Je bois à la victoire, pas à la défaite.
Je viens de l'infanterie. Je ne recule pas.
-Moi si, pour mieux sauter.
-Comme dans la villa de Géraldine. -Castel !
Venez, Castel. Nous n'avons plus rien Ă faire ici.
L'idée que je me faisais de l'esprit combatif américain en a pris un coup.
Eh bien, Castel !
-J'aimerais reprendre la valise,..
..car je l'ai empruntée à la générale Walker...
-Reprenez votre valise. J'en ai une qui fera l'affaire.
-Elle ne sait pas ce que vous comptiez en faire ?
-Oh non, non.
-Elle est si terrible que ça ?
-MĂȘlez-vous de vos affaires !
Je crois que je vais revenir Ă l'infanterie.
-A bientÎt, mon général.
-Je vous ai assez vu et je n'ai plus de raison de vous revoir.
Cette affaire lamentable étant terminée, adieu !
Castel !
-Elle commence, mon général.
AllĂŽ ?
Oui. Une femme ?
Vous l'avez fait monter ? Elle est jolie, au moins ?
Oui ? Alors vous avez trĂšs bien fait. Merci.
Entrez, Mlle Géraldine Montevecchio.
Heureux de vous revoir.
-Je n'ai pas donné mon nom. Comment saviez-vous que c'était moi ?
-Ăa ne pouvait ĂȘtre que vous.
Y avait que 4 femmes dans cette histoire, dont 2 sont mortes.
L'autre ne viendrait pas ici.
Alors trois Îté de quatre, reste une.
La plus belle, d'ailleurs.
-Hum...
-Mes économies.
-Ainsi vous avez préféré vous entendre à l'amiable.
Ce tas d'argent représente la rançon, je me trompe ?
-Pas d'un centime.
-C'est un grand réconfort pour moi, M. Caution.
Et combien y a-t-il dans cette valise ?
-600 000$, le plus grand prix jamais atteint par un cornichon.
Ne me touchez pas ou je crie.
-Je vous interdis d'insulter Elmer.
Il a plus de mérite dans son petit doigt que vous dans votre carcasse.
Vous cherchez Ă me faire enrager et je marche.
Ce n'est pas gentil. J'étais venue pour vous aider.
-Si vous voulez ajouter 10$, mettez-les sur les autres.
-Il ne s'agit pas de ça, espÚce de mufle !
-De quoi alors ? Si vous vouliez m'aider,..
..il ne fallait pas vous réfugier à l'ambassade d'Angleterre.
-J'avais peur.
-Peur, vous ? Vous me faites rire.
L'affaire Whittaker est finie. Je n'ai plus besoin d'ĂȘtre aidĂ©.
-Permettez-moi au moins de rester auprĂšs de vous..
..jusqu'au moment oĂč vous aurez retrouvĂ© Elmer.
Si vous saviez comme je languis de le revoir, mon chéri.
Il me manque tellement !
-Noyez votre chagrin.
Pardon.
AllĂŽ ?
Oui, c'est Lemmy Caution. C'est toi, poulette ?
Tu veux le résultat des courses ? Sois heureuse.
J'ai les 600 000$ ici, sur mon lit, dans une valise.
-Il a le fric.
C'est une trÚs bonne idée, chéri.
Justement, on commençait à bouillir.
On se préparait à couper une oreille à Whittaker.
-Ne plaisante pas avec ça !
Quelqu'un ici s'intéresse beaucoup à ses oreilles.
Mlle Montevecchio en personne.
Oui, elle est lĂ .
Ils voulaient lui en couper une.
-Mon Dieu !
-Ce n'était qu'un projet.
Elle dit qu'elle le veut au complet, avec tous les accessoires.
OĂč je dois t'apporter l'oseille ?
-Il l'apporte pas lui-mĂȘme. Il nous ferait une vacherie.
Qu'il trouve un autre porteur.
Quelqu'un qui puisse nous servir d'otage.
-Il ne veut pas que ce soit moi le porteur.
Vous voulez le faire ?
-Mon Dieu ! M. Caution...
Je n'aime pas du tout l'idée de revoir ces gens,..
..mais si par cela je contribue à la délivrance..
..de mon pauvre Elmer,..
..alors j'accepte.
J'irais n'importe oĂč, mĂȘme dans le cosmos.
-Bravo, Gagarine.
-Elle est d'accord.
-Y a pas mieux que cette pauvre paumée !
-Ecoute-moi bien, Lemmy,..
..Géraldine se fera conduire ce soir à 18h précises, en taxi,..
..au bois de Marly. -Avenue de l'Impératrice.
-Avenue de l'Impératrice, à 1km environ de la mairie de Marne.
Elle attendra qu'une bagnole s'arrĂȘte et elle montera.
Si un flic ou une voiture essaie de nous prendre en chasse,..
..tu pourras faire ton deuil de la petite,..
..de Whittaker et de sa formule. C'est noté, chéri ?
-Oui. Et de votre cÎté, pas de blague, hein ?
Ou le fantĂŽme de Lemmy Caution viendra vous tirer les pieds.
Salut.
Et maintenant, Ă toi de faire, mignonne.
-C'est vraiment lĂ ?
-Pourquoi ?
-C'est pas une adresse.
-J'attends que ce soit construit. Merci beaucoup.
-On peut vous tenir compagnie ?
-Volontiers. Mon mari fait une ronde avec ses collĂšgues de la brigade.
Il ne va pas tarder. -Merde alors !
-Vas-y, Pierrot. Et les 600 000$ sont Ă nous !
-Salut, général !
-3min de retard. Vous n'ĂȘtes pas de l'infanterie.
-L'avion qui amenait la petite sĆur de la valise aux dollars non plus.
Il avait 5 minutes de retard. En route !
-C'est votre derniĂšre chance. J'ai obtenu cet instrument.
Puis-je avoir une vague idée de ce dont il s'agit ?
-Confucius qui n'était pas non plus de l'infanterie...
-Laissez Confucius et dites-moi ce qu'il y a lĂ -dedans.
-Vous allez vous fĂącher.
-Vous vous foutez de moi, ou quoi ?
-Personne derriĂšre. Ăa marche.
-Quand je me mĂȘle de goupiller quelque chose, c'est bien goupillĂ©.
Caution peut aller se rhabiller.
-C'est pas son genre de se mettre si vite Ă genoux.
Serait-il en train de nous faire avaler un hameçon de 600 000$ ?
-Et si ça ne marche pas ?
-Ecoutez, mon général. Il existe 4500 mégacycles.
Des ultrasons. Vous savez qui les envoie ?
L'émetteur que j'ai placé dans le fond de la valise.
-Vous avez du génie, M. Caution !
-Merci, c'est ce que je me tue à répéter aux gens.
-Avec ça, dans un rayon de 9km,..
..on les suit comme avec un chien de chasse.
-Et si malgré le chien de chasse, les ultrasons et les mégacycles,..
..on les perdait quand mĂȘme, on aurait l'air malin !
-Tu fais quoi ?
-Je suis sûre que Caution nous a fait une vacherie.
Elle doit bien ĂȘtre quelque part.
-Votre bidule s'est détraqué ?
-Non. Quelqu'un a ouvert la valise.
Ce sont les bords qui assurent le contact. Attendons.
-Savez-vous ce qui va se passer s'ils remarquent quelque chose ?
Ils vont abattre Mlle Montevecchio.
-Pranzetti n'est pas un spécialiste en électronique.
Il a étudié à Pigalle.
-Il ne ferait qu'une bouchée d'elle.
-Ăa, c'est une autre paire de manches.
Vous avez dĂ©jĂ mangĂ© un brochet avec les arĂȘtes ?
-Je vous en prie !
-Rien que des dollars.
-Tu vois des fantĂŽmes partout ! -Je n'ai jamais cru au paradis.
-Je les ai de nouveau.
Ăa s'arrose.
-Ăa va, la direction ?
-Un peu plus Ă gauche.
-Doucement, c'est nous !
Ăa va ?
-Tout est prĂȘt. J'ai fait sortir l'hĂ©licoptĂšre du hangar.
-TrĂšs bien. VoilĂ le fric !
-Par ici la bonne soupe !
-Salut, Bob !
-On va se tailler ? Ma sauterelle attend depuis 1h.
-On vous préviendra.
Vous avez touché 5000$ pour piloter l'hélico et la boucler.
Alors bouclez-la.
-Faut d'abord qu'on jette un regard sur nos dollars.
-Ăa doit ĂȘtre beau !
-Poupée, montre-leur le gùteau.
Ăa les mettra en appĂ©tit.
-Vous les avez perdus ? -Non, ils sont arrivés à destination.
Ils comptent le fric.
Ils sont pas loin. Posez-vous et attendons.
-Et s'ils la referment pas ?
-Confucius dit qu'on referme toujours une valise.
-Et si malgré ça, ils ne la referment pas ?
Ils partiront avec. Qui aura bonne mine ?
-Nous trois, car vous oubliez le principal.
La conversation téléphonique entre Olivia et le colonel.
-C'est le passé. -Olivia a dit :..
..''Il faut que je vous voie au sujet de Whittaker.''
-Et alors ? -Olivia..
..était stylée. Pourquoi n'a-t-elle pas dit ''M. Whittaker'' ?
Pourquoi a-t-elle appelé monsieur le type qui l'a descendue ?
Pourquoi a-t-elle crié : ''Non, monsieur !''
-Vous allez tout de mĂȘme pas nous dire que...
-Les signaux recommencent. Pilote, on décolle.
Ăa s'arrose.
-600 000$ ! Le plus beau coup qu'on ait réussi depuis 30 ans.
-C'est pas des confettis que vous avez sous le couvercle.
-Maintenant, je veux voir Elmer immédiatement.
Allez le chercher !
-Elle y tient, Ă son Elmer, la cocotte !
-Faites bien attention.
Si vous vous imaginez que Caution vous laissera filer..
..sans rien donner en échange, vous vous trompez.
-Dites-vous bien que Caution ne peut plus empĂȘcher quoi que ce soit.
Nous avons l'argent, maintenant.
Et derriÚre la maison, nous avons un hélicoptÚre.
-Caution, l'hélicoptÚre, il n'y a pas pensé.
C'est trop moderne.
-Mais nous n'allons pas vous séparer plus longtemps de votre bien-aimé.
-Je vais vous le chercher tout de suite, Mlle Montevecchio.
-Cramponne-toi, cocotte.
-C'est la grande ferme, lĂ -bas.
Ecoutez.
-Y a pas de doute.
-Avertissez les brigades de gendarmerie locales.
-Et ils découperont Whittaker en rondelles.
-Qu'est-ce que ça peut faire ?
-Je dois ramener Whittaker aux States..
..et je le ramĂšnerai. -Vous n'irez pas seul !
-Je vous aime beaucoup, mais de lĂ Ă m'interdire quelque chose...
Pour l'hélicoptÚre.
Stop ! C'est lĂ que je descends.
-Caution !
-Remontez !
-Taxi ! A la grande ferme qui est lĂ -bas.
Je paie le retour.
-Bien, monsieur.
Mais...
-M. Elmer Whittaker.
-Elmer, mon chéri !
-Enfin, je vous retrouve ! Quel bonheur !
-Doucement, ma chĂšre !
Ne vous jetez pas sur moi comme un chien sur sa pùté.
Vous avez examiné les billets ? Tout est en ordre ?
On part dans 5min.
-On devrait dĂ©jĂ ĂȘtre en Chine.
-Elmer, que signifie tout ceci ? Que se passe-t-il ?
-Il se passe que vous ĂȘtes une pomme.
La reine des pommes.
Si vous n'Ă©tiez pas aussi bien roulĂ©e, vous tenir dans un lit m'Ă©cĆurerait.
Mais j'y arriverai.
Pour votre gouverne, ce que les journaux appellent l'affaire Whittaker..
..est la meilleure fumisterie de tous les temps.
-Quoi ?
-Mais oui.
Il s'agissait de piquer 600 000$ au gouvernement américain..
..en faisant croire que j'avais trouvé un truc génial.
La seule formule que j'aie jamais trouvée,..
..c'est celle d'un dentifrice.
J'ai envoyé des faux rapports au colonel Willis,..
..lui annonçant une découverte.
Et j'ai simulé mon enlÚvement avec l'aide de mes amis.
-Une idée à moi, l'enlÚvement.
-Je le reconnais. Tout a marché comme sur des roulettes.
Mais au dernier moment, ma secrĂ©taire a fourrĂ© son nez lĂ oĂč fallait pas.
J'ai dĂ» lui clouer le bec.
On ne fait pas une omelette de 600 000$ sans casser quelques Ćufs.
-Misérable voyou !
-Langage déplorable dans la bouche d'une fiancée.
Je vais vous corriger.
Nom de Dieu...
Ainsi, vous étiez..
..de mĂšche avec Caution !
-Salope !
-Changement de cap.
On part en Afrique.
Rajoute en carburant le poids de Géraldine.
Elle part pas. -Attention !
Caution doit savoir oĂč nous sommes. On est peut-ĂȘtre cernĂ©s.
-C'est fou ce que tu peux gamberger !
-Je t'en prie !
-Juste un pedzouille avec une charrette.
-Allez, Bob ! Les autres aussi. Sortez l'hélicoptÚre.
On peut encore le semer.
-Beau temps !
Y en avait besoin !
-Depuis quand tu me doubles ?
Depuis quand ?
OĂč est Caution ? Quelle est votre combine ?
Riton !
Tu vas parler ?
-Non !
-Vous pensiez pas que j'allais rater mon entrée ?
Haut les mains !
Et maintenant, avancez. Allez !
Avancez et jetez vos pistolets.
Toi aussi, Montana. Dans ton manteau.
Touchez pas à ça, Géraldine.
Ils seraient capables de les reprendre.
On est plus tranquilles pour causer.
Tu veux me faire ça à moi, Lemmy Caution ?
Tu manques pas de culot !
Par ici, le gros lot !
Tirage ce soir.
AĂŻe ! La censure.
A qui le gros lot ?
Y en aura pas pour tout le monde.
-La valise !
Vite !
-Ooooh !
-La valise !
La valise !
-Prends la valise !
C'est raté !
C'est pas possible !
Les dollars !
-Les dollars !
-Les dollars !
-Les dollars !
OĂč sont-ils ?
Les dollars !
-Les dollars !
Les dollars ! C'est pas possible !
-Mais c'était pourtant bien goupillé !
-En avant, tout le monde !
-C'était pourtant bien goupillé.
Bien goupillé !
-LĂąchez-la,..
..Géraldine. C'est fini.
-C'était pourtant bien goupillé.
-Si vous le battez, ça va faire du beurre.
C'est l'heure oĂč les lions vont boire. On prend un verre ?
-OK, mais tout sauf du lait. -Comptez sur moi.
-OĂč est Whittaker ?
-Vous le trouverez dans le garde-manger.
-Et les dollars ? -Au mĂȘme endroit.
Vous avez un fer Ă repasser ?
-Pourquoi ?
-Avant de les rendre Ă la Banque de France.
-Vous l'avez bien mérité, M. Caution.
-Ăa tombe bien, j'allais boire un verre avec mademoiselle.
-Le fameux esprit combatif américain !
Comptez ça. C'est dégoûtant ! Répugnant. J'y arriverai jamais.
Ah non ! Moi, je retourne Ă l'infanterie. Allez, comptez !
-...60, 70, 80...
-Dire que je l'aimais Ă la folie.
-Vous en faites trop.
-Pardon ?
-Votre amour immodéré pour Whittaker.
-M. Caution, je vous en prie.
-Et votre obstination Ă ne pas me croire.
-Comment l'aurais-je su ? Vous n'ĂȘtes pas une marque dĂ©posĂ©e.
-Et le close-combat ? Les jeunes filles apprennent ça au collÚge ?
-Les jeunes filles ?
Vous commencez Ă m'ennuyer. Adieu.
-Et l'ambassade d'Angleterre ?
C'Ă©tait pour Ă©viter mes questions gĂȘnantes ?
-Je ne comprends pas. LĂąchez-moi !
-Vous n'avez qu'une seule idĂ©e dans votre petite tĂȘte,..
..celle de rafler la fameuse formule de Whittaker..
..pour la ramener Ă vos patrons de l'Intelligence Service.
Cette fois, vous me comprenez, ma chĂšre collĂšgue ?
-Vous avez mis du temps Ă vous en apercevoir.
Et encore, je débute. C'était ma premiÚre mission.
-Ăa se voyait.
-La prochaine fois, cela ne se verra pas.
En fait, est-ce que cela vous déplaßt tellement ?
-Quoi ?
-Que j'appartienne Ă l'Intelligence Service ?
-C'est dommage. Comme disait mon vieux copain Confucius :..
..''Les vraies mignonnes, c'est celles que tu peux prendre dans tes bras..
..''sans tomber entre leurs mains.''
-Et comme ça, grand lùche ?
-Mettez-vous Ă ma place. Que dois-je faire ?
Je crois que ça pourra aller.
Sous-titrage : C.M.C.
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