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- C'est quoi, ces questions ?
Tu me fais pas confiance ? - Je devrais ?
- Arrête ! - Nico, je sais
que t'es un putain de flic !
- Arrêtons tout,
on peut éviter tellement de morts...
on peut éviter tellement de morts...
Je te couvrirai, promis.
Déconne pas,
mon amour.
mon amour.
- M'appelle pas comme ça ! Détonation.
Nico !
Nico ?
Nico ! Nico ! ! !
Elle pleure.
...
- Coupez !
- Coupez !
...
Propos mêlés indistincts.
- Ah, merci ! - Ca va ?
- T'étais super.
- Là, vous m'avez cueilli ! Bravo, c'était top !
- On devrait la doubler, non ?
- Non, parfait. On reprend après la pause !
- Non, parfait. On reprend après la pause !
Bon appétit ! - Lâche-moi !
- Tu viens ? - Oui, j'arrive.
- Paul ! Viens voir. - Quoi, encore ?
- Paul ! Viens voir. - Quoi, encore ?
- Me contredis pas devant l'équipe.
- Mathieu, pas besoin de prise supplémentaire.
T'étais pas bon, t'étais excellent.
T'étais pas bon, t'étais excellent.
- Tu te crois malin ? Ce film s'est monté sur mon nom, je peux
te faire virer quand je veux. - OK... On la fera après la pause,
te faire virer quand je veux. - OK... On la fera après la pause,
ça te va ?
Fermeture du cadenas.
Fermeture du cadenas.
- Tu veux ton infusion ? - Je veux bien.
- La scène était géniale.
"Ne m'appelle pas comme ça !", t'étais intense !
"Ne m'appelle pas comme ça !", t'étais intense !
- On tourne quoi, cet "apr'" ?
- Après, c'est les retrouvailles. Vérifie.
- Ouais, c'est ça.
- Ouais, c'est ça.
- Oui, ça va être génial.
- J'adore. - Voilà !
Madame est servie.
- Merci. - Tiens.
Ouf ! Oh là là ! Crevé !
- Je vais faire ma petite sieste. - Je vais t'accompagner,
cette fois. - Réveille-moi
si je l'entends pas.
- Bien sûr. Hop !
(Mélodie ?)
Il soupire.
...
...
...
...
...
Ouverture.
Il soupire.
...
...
...
...
...
Alarme de réveil. - Mm...
Elle soupire.
Elle soupire.
Oh...
- Hou...
Ca me réussit de moins en moins. ces siestes. T'as dormi, toi ?
Ca me réussit de moins en moins. ces siestes. T'as dormi, toi ?
- Légèrement assoupi, oui. Mais ça m'a fait du bien.
- Merci.
- Arme chargée, prête à tirer !
- Allez, silence ! Moteur demandé !
- Allez, silence ! Moteur demandé !
- Ca tourne au son.
- 131 sur 4. Première... 2 caméras. Clap.
- Et action !
- C'est quoi, ces questions ? Tu me fais pas
confiance ? - Je devrais ?
confiance ? - Je devrais ?
- De quoi tu parles ?
Arrête !
- Nico, je sais
que t'es un putain de flic !
que t'es un putain de flic !
- Arrêtons tout, on peut éviter
tellement de morts. Je te couvrirai, promis.
Déconne pas,
Déconne pas,
mon amour !
- M'appelle pas comme ça ! Détonation.
- Mathieu !
- Mathieu !
Mathieu ! Appelez les secours,
bordel !
- Mais qu'est-ce qui se passe ? - Mathieu !
- Mais qu'est-ce qui se passe ? - Mathieu !
- Il est mort.
- Il est mort.
...
...
...
...
- Tu as ajouté un élément sur ton tableau.
Tu t'es souvenue de quelque chose ? - Oui.
Ce moniteur du centre équestre semble être lié
à toutes mes lacunes mnésiques.
à toutes mes lacunes mnésiques.
- Denis Chartreux.
- Une procédure le concernant pour disparition inquiétante
a été initiée le 23 juillet 2004. Il est resté introuvable.
a été initiée le 23 juillet 2004. Il est resté introuvable.
Que cet homme soit lié aux moments
que j'ai oubliés s'apparente à une coïncidence.
que j'ai oubliés s'apparente à une coïncidence.
Selon Raphaëlle, les coïncidences n'existent pas.
C'est Raphaëlle...
Vibreur.
...
Oui ? Allô ? *-Astrid ?
- Raphaëlle. *-Mathieu Marnier,
- Raphaëlle. *-Mathieu Marnier,
*ça vous parle ? - Je n'ai pas lu ce nom
dans un dossier. *-Non, au cinéma.
- Je n'y vais jamais.
- Je n'y vais jamais.
*-M. Marnier, l'acteur.
*Bref, il est mort. A priori, c'est un accident.
*Mais vu l'ampleur médiatique,
*Mais vu l'ampleur médiatique,
*on nous demande de démêler le faux du vrai.
- Le faux du vrai. D'accord.
- Astrid, vous avez vu
les costumes ?
Oh ! Incroyable, ça !
Bonjour, messieurs. Commandant Coste.
Le capitaine Perran est-il sur place,
s'il vous plaît ?
- Pardon, mais on est des figurants,
en fait. - Ah, vous êtes pas de la police ?
en fait. - Ah, vous êtes pas de la police ?
Oh ! C'est vachement
bien fait ! Où est
le plateau de tournage ?
Bonjour. Est-ce qu'on pourrait voir Paul Gérard ?
- Paul !
- Paul !
- Bonjour.
- Je suis le réalisateur, Paul Gérard.
- Vous avez deux prénoms.
- Non. Gérard est mon nom de famille.
- Non. Gérard est mon nom de famille.
- Je n'aime pas ça, ce n'est pas pratique.
Bonjour, M. Gérard.
- Enchanté. - Commandant Coste.
- Enchanté. - Commandant Coste.
Lieutenant Nielsen. - Vous voulez voir,
j'imagine ? - Oh oui !
Il soupire. - C'est vraiment
un accident tragique. - Ah !
- Mathieu était pour moi plus qu'un simple comédien :
mon meilleur ami. - Que s'est-il
passé, précisément ? - Dans la scène, Mélodie Duplessy
devait abattre le personnage de Mathieu.
devait abattre le personnage de Mathieu.
Elle était là...
Et quand elle a tiré, ben... Ce n'était plus du cinéma.
Mathieu s'est effondré... Mort.
Mathieu s'est effondré... Mort.
- Vous travaillez avec de vraies armes ?
- Oui, mais de fausses munitions. Tout est en règle.
- Oui, mais de fausses munitions. Tout est en règle.
Notre accessoiriste est réputé
et expérimenté. On a tiré
un paquet de balles à blanc sans problème.
un paquet de balles à blanc sans problème.
- Bonjour, Dr Fournier.
- Bonjour, Lt Nielsen.
- Je comprends pas... - Y a forcément
une explication.
une explication.
Une vraie balle parmi vos cartouches à blanc ?
- Avec les précautions
qu'on prend, impossible.
qu'on prend, impossible.
- Y a eu deux coups de portés ? - Non, un seul.
- Une poche de faux sang. - Au temps pour moi.
Ce sera coton de démêler le vrai du faux.
Ce sera coton de démêler le vrai du faux.
- Si je comprends bien, le crime a été filmé ?
- L'accident, plutôt.
- Oui... Si vous voulez. - Vous voulez voir les images ?
- Avec plaisir !
- Sur cet écran, je mets les images de ce matin.
- Sur cet écran, je mets les images de ce matin.
On y va.
*-Mon amour...
*-M'appelle pas comme ça !
*Nico ! ! ! - Et ici,
*Nico ! ! ! - Et ici,
les images de l'incident.
*-Déconne pas, mon amour.
*-M'appelle pas comme ça !
*-M'appelle pas comme ça !
*Nico ! Nico ! ! !
*-Mathieu ! Appelez les secours, bordel !
*-Mais qu'est-ce qui se passe ?
*-Mais qu'est-ce qui se passe ?
- C'est dur... - J'ai pas su faire la différence
entre la prise où il meurt pour de faux
entre la prise où il meurt pour de faux
et la seconde.
Comment vous avez fait
pour comprendre aussi vite qu'il jouait pas la comédie ?
pour comprendre aussi vite qu'il jouait pas la comédie ?
- Mm... L'expérience, commandant.
A force de travailler avec des comédiens,
distinguer le vrai du faux est devenu mon métier.
distinguer le vrai du faux est devenu mon métier.
- C'est le mien aussi.
- M. Gérard...
- Oui ?
- Serait-il possible de visionner simultanément
- Serait-il possible de visionner simultanément
les deux prises ? - Bonne idée !
- S'il vous plaît. - Oui, bien sûr.
- S'il vous plaît. - Oui, bien sûr.
*Détonations.
*-Nico ! ! ! *Nico ! ! !
*-Mathieu !
- Ca ne va pas. La chemise de M. Marnier
est déboutonnée
d'un bouton à droite, de deux à gauche.
Les zips sont inversés : ouvert,
Les zips sont inversés : ouvert,
fermé. Fermé, ouvert.
La lampe sur le bureau est orientée différemment, là et là.
La lampe sur le bureau est orientée différemment, là et là.
- Eh ben, si jamais vous changez de métier,
je vous engage comme scripte !
- Non merci... Je n'ai pas terminé.
- Non merci... Je n'ai pas terminé.
L'arme n'est pas la même là et là.
- Pardon ? - L'arme n'est pas la même là et là.
- Excusez-moi. Vous pouvez faire pause, sur cet écran ?
- Excusez-moi. Vous pouvez faire pause, sur cet écran ?
- Oui... Voilà.
- Revenez en arrière.
Stop !
- C'est la même arme !
- Il s'agit de deux Beretta 92, mais de deux modèles différents.
- Il s'agit de deux Beretta 92, mais de deux modèles différents.
Sur la scène de crime,
à droite, l'arme
est un Beretta 92A1.
L'arme sur l'écran de gauche, un Beretta 92FS.
L'arme sur l'écran de gauche, un Beretta 92FS.
- A quoi vous voyez ça ?
- La rainure sur le canon du 92A1 est destinée à l'installation
- La rainure sur le canon du 92A1 est destinée à l'installation
d'une visée laser. Le Beretta 92FS
n'en dispose pas.
- Donc, nous avons
deux armes différentes entre le matin et l'après-midi.
Comment expliquez-vous ça ? - Ben, je... Je sais pas.
Comment expliquez-vous ça ? - Ben, je... Je sais pas.
Allons voir l'accessoiriste, il va nous expliquer.
Photos. - Voilà.
...
- Comment ça, deux Beretta 92 ?
- Un Beretta 92FS et un Beretta 92A1.
- M. Gérard dit que vous disposez
de toute une armurerie. - Oui,
mais d'un seul Beretta 92. - Regardez.
Le lieutenant Nielsen
nous a fait remarquer
que cette arme avait une rainure
sous le canon.
sous le canon.
On la voit en se rapprochant.
Mm ? - Oui, effectivement.
- C'est vous qui avez chargé l'arme ?
- C'est vous qui avez chargé l'arme ?
- Oui, ça fait partie de ma mission.
Je l'ai chargée avant le déjeuner et j'ai vérifié
le contenu du chargeur.
le contenu du chargeur.
Mais... L'arme qui a tué Mathieu n'étant pas la mienne,
c'est forcément que quelqu'un a fait l'échange durant la coupure.
c'est forcément que quelqu'un a fait l'échange durant la coupure.
- Cette arme n'est pas
dans un endroit sécurisé ? - Si,
dans une boîte cadenassée,
dans une boîte cadenassée,
mais je suis pas parano au point de m'attacher la clé
autour du cou.
- Merci, monsieur...
- Merci, monsieur...
L'accessoiriste. - Je vous en prie.
- Alors ? Vous en pensez quoi ?
- Croyez-moi, M. Gérard, j'ai le flair pour ces trucs-là.
La mort de votre comédien n'est pas accidentelle : il a été
La mort de votre comédien n'est pas accidentelle : il a été
assassiné.
A bientôt, M. Gérard.
- A bientôt.
- Au revoir. - Au revoir...
- Ce mec suinte
la culpabilité. - Vous êtes sûre de vous ?
- Y a un faisceau d'indices concordants.
- Y a un faisceau d'indices concordants.
- Absolument pas, commandant Coste.
A ce stade de l'enquête,
aucun indice concret ne permet de conclure à sa culpabilité.
aucun indice concret ne permet de conclure à sa culpabilité.
- Non, je parle d'un faisceau d'indices concordants à moi.
Ca vient du ventre, là ! - Vous bougez beaucoup.
Ca vient du ventre, là ! - Vous bougez beaucoup.
- Il va nous falloir des éléments
plus tangibles que votre intime conviction.
- Il s'est levé trop vite après le tir :
il savait ce qui allait arriver.
- Vous ne comprenez pas le sens de "tangible" ?
- Vous ne comprenez pas le sens de "tangible" ?
- Quand Astrid a compris qu'il y avait deux armes,
il s'est braqué : il avait pas envisagé la différence
de modèles et ça pourrait le perdre.
- Votre avis, Astrid ?
- Je ne comprends pas toujours la manière dont le Cdt Coste
- Je ne comprends pas toujours la manière dont le Cdt Coste
réfléchit. Mais l'expérience m'a appris à ne pas dénigrer
ses raisonnements fantaisistes.
- Je vais prendre ça comme un compliment.
- Je vais prendre ça comme un compliment.
- D'accord. - OK. Trouvez du solide et j'appelle
le proc. Notification.
le proc. Notification.
- Composez le numéro, boss : c'est Fournier, on a du solide.
Rire bref.
- Ce sont des fragments de métal retrouvés
dans le corps et censés venir de la douille.
Avec la cartouche à blanc, ça accrédite
Avec la cartouche à blanc, ça accrédite
la thèse de l'accident.
- Sauf que ? - Sauf que...
J'ai trouvé ça
dans la plaie.
- Un fragment d'os.
Probablement un éclat détaché
Probablement un éclat détaché
du squelette de la victime lors de l'impact,
phénomène couramment consigné dans les rapports médicolégaux.
- Rappelez-vous mes mots : "le vrai, le faux"...
- Je n'ai rien
compris. - Ca... C'est un fragment de fémur.
compris. - Ca... C'est un fragment de fémur.
- Qu'est-ce qu'un bout de guibolle faisait dans son torse ?
- C'est pas un fragment du squelette de la victime,
- C'est pas un fragment du squelette de la victime,
ça, c'est le projectile
qui l'a tuée.
Et c'est ingénieux.
On s'est servi d'un morceau d'os pour en faire une balle.
On s'est servi d'un morceau d'os pour en faire une balle.
Une simple vérification de surface aurait conclu à un banal bout d'os.
Une simple vérification de surface aurait conclu à un banal bout d'os.
- Donc, c'était pas un accident ?
- Impossible. C'est un meurtre.
- Mélodie ? Tenez.
Hum...
- Vous allez m'arrêter ? - Pourquoi donc ?
- J'ai tué Mathieu Marnier.
- Vous avez appuyé sur la détente,
mais c'est la balle qui l'a tué.
Pour l'instant, vous êtes un témoin.
Pour l'instant, vous êtes un témoin.
Pour le déjeuner, vous n'étiez pas à la cantine avec l'équipe,
mais dans votre loge.
mais dans votre loge.
C'est habituel ou exceptionnel ?
- C'est toujours comme ça, je mange peu, le midi.
Je fais une sieste durant la pause,
Je fais une sieste durant la pause,
ça m'aide à aller mieux.
D'habitude, ça me fait un bien fou. - Pas cette fois ?
- Je me sentais
pas bien, au réveil.
J'étais un peu groggy,
comme si je couvais un truc. - Et votre mari vous rejoint
comme si je couvais un truc. - Et votre mari vous rejoint
dans votre loge souvent ?
- Ca arrive parfois,
mais c'est aussi important qu'il mange avec l'équipe.
mais c'est aussi important qu'il mange avec l'équipe.
Alors, le plus souvent,
il prend ses repas à la cantine.
*Musique classique, piano.
...
- Un fragment de fémur comme projectile létal,
- Un fragment de fémur comme projectile létal,
je suis certaine d'avoir déjà lu cela
dans un dossier.
...
...
...
...
...
...
- Astrid !
Eh ben, qu'est-ce que tu fais là ?
Eh ben, qu'est-ce que tu fais là ?
Tout le monde te cherche. Hennissement.
Me force pas
à t'en remettre une...
Qu'est-ce que tu comptes faire avec ça ?
Tu crois que ça va te protéger ?
Allez, vas-y !
Vas-y, plante-moi !
On fait quoi, maintenant ?
Vas-y, n'aie pas peur. Plante-moi.
Allez ! Vas-y, fais le spectacle, là !
Allez ! Vas-y, fais le spectacle, là !
Allez ! Vas-y, là !
Vas-y ! Il renâcle.
Allez ! ! ! Vas-y !
Il hennit.
Il hennit.
Allez, là !
...
...
...
...
...
- Merci, monsieur.
- Pour la 37 et la 42, on peut se passer du personnage.
- Pour la 37 et la 42, on peut se passer du personnage.
Je peux essayer de réécrire les scènes.
Pour la 78, impossible.
- Et avec une doublure ? - On n'a pas
- Et avec une doublure ? - On n'a pas
le choix. - Pardon...
Je dérange ?
- Non, non, on passe en revue
le plan de travail.
le plan de travail.
Si ça ne tenait qu'à moi, j'arrêterais le tournage,
mais l'investissement est
trop lourd... - Ah oui, j'imagine...
trop lourd... - Ah oui, j'imagine...
Euh, j'aurais une
ou deux questions à vous poser. Vous auriez une minute ?
ou deux questions à vous poser. Vous auriez une minute ?
- Pour vous, commandant,
bien sûr ! Un café ? - Avec plaisir.
Machine en marche.
...
...
- Et voilà !
Je vous écoute.
- Euh... J'ai entendu votre femme.
Et ce qui m'embête un peu, c'est que...
Et ce qui m'embête un peu, c'est que...
Sa déposition ne valide pas vraiment votre alibi,
puisqu'elle dormait. - Ah, je vois ! Mais,
puisqu'elle dormait. - Ah, je vois ! Mais,
dans ce cas, ça marche dans les deux sens.
Je dormais aussi et ne peux donc confirmer
son alibi.
Et même M. Marnier : il était seul
dans sa loge, personne ne peut donc
confirmer ses faits et gestes. - La piste du suicide.
confirmer ses faits et gestes. - La piste du suicide.
Il aurait lui-même interchangé les deux pistolets ?
Intelligent, ça ! J'y avais pas pensé.
Vous avez raison. Mm...
Ah ! - Que font-ils là, eux ?
- Une perquisition pour trouver l'autre arme,
- Une perquisition pour trouver l'autre arme,
celle de la prise du matin.
Les loges des comédiens, par là ? - Oui.
- Allez-y, messieurs. - Ca vous dérange
- Allez-y, messieurs. - Ca vous dérange
si j'y assiste ?
Par curiosité professionnelle. J'en ai filmé tellement...
Par curiosité professionnelle. J'en ai filmé tellement...
Ca peut être instructif de voir
comment ça se passe... en vrai.
- Allons-y.
Alors ? Vous êtes pas trop déçu ?
Ca a moins de gueule qu'au cinéma. - Non, pas du tout.
C'est... très instructif.
C'est... très instructif.
- Alors ?
Vous avez raison...
C'est très instructif.
- Les gens utilisent des messageries sécurisées
- Les gens utilisent des messageries sécurisées
en pensant être protégés, mais c'est à peine plus difficile
à cracker. - Et t'as trouvé ?
- Un mobile.
- Un mobile.
- Oh !
Oh... Oh ! Oh, Norah, merci !
Appel.
M. Gérard,
commandant Coste.
Je pensais à un truc...
Je pensais à un truc...
Est-ce que ça vous dirait
de découvrir les coulisses d'une brigade criminelle ?
Pour satisfaire votre curiosité professionnelle...
Pour satisfaire votre curiosité professionnelle...
- J'ai réussi à résoudre les tours de Hanoï.
Merci d'être venu, Sami. - Je t'en prie.
Merci d'être venu, Sami. - Je t'en prie.
- J'ai une question importante.
Vous souvenez-vous
si Denis Chartreux s'était rendu coupable
si Denis Chartreux s'était rendu coupable
de maltraitances
envers certains élèves du centre équestre ?
- Je... Je ne sais pas...
- Je... Je ne sais pas...
Je ne sais rien à ce sujet.
- Ah ?
- Je dois partir.
Il s'éloigne.
Il s'éloigne.
- Votre livre... Sami,
vous oubliez votre livre.
- M. Gérard ! Bienvenue !
Je vous propose pas de café, il est dégueulasse.
Je vous propose pas de café, il est dégueulasse.
- Avez-vous déjà pensé à être comédienne ?
Parce que vous avez du potentiel,
croyez-moi, j'ai l'oeil. - Oh ! Qu'il est flatteur !
croyez-moi, j'ai l'oeil. - Oh ! Qu'il est flatteur !
- Alors, c'est ici ?
- Oui, c'est ici.
Là, le bureau du commissaire.
Là, le bureau du commissaire.
Ici, l'open space où on bosse les dossiers.
Là, mon bureau, le plus bordélique.
La salle de réunion. Et, cerise sur le gâteau...
La salle de réunion. Et, cerise sur le gâteau...
La salle d'audition.
- Avec le fameux miroir sans tain ! Génial !
- Avec le fameux miroir sans tain ! Génial !
Y a quelqu'un ? Ha ha ! - Cette pièce rend les gens bavards.
- Je le crois !
- Asseyez-vous. - OK.
- Asseyez-vous. - OK.
- Le tout,
c'est de poser les bonnes questions.
- Oui... - Par exemple,
- Oui... - Par exemple,
si je devais vous interroger,
la première question que je vous poserais, c'est :
"Comment expliquez-vous que votre compagne Mélodie
"se soit réveillée particulièrement exténuée
"après sa sieste de la coupure déjeuner ?"
"après sa sieste de la coupure déjeuner ?"
- Je comprends pas. - Si je vous disais
que j'ai demandé au médecin de la brigade
que j'ai demandé au médecin de la brigade
de lui faire
une prise de sang
et que les analyses ont révélé
des traces de sédatif ?
des traces de sédatif ?
- Eh bien, je dirais que vous avez bien fait
et que je ne suis pas surpris :
elle prend des somnifères pour dormir.
elle prend des somnifères pour dormir.
- Vous semblez si bien la connaître
que vous devez être au courant,
pour sa liaison. - Quelle liaison ?
pour sa liaison. - Quelle liaison ?
- Sa liaison avec Mathieu Marnier, depuis
au moins six mois.
On a des kilomètres d'échanges torrides !
On a des kilomètres d'échanges torrides !
- Assez plaisanté... - Faire tuer l'amant de sa femme
par sa femme
et lui faire porter la culpabilité du meurtre,
et lui faire porter la culpabilité du meurtre,
ça, c'est bien un meurtre de metteur en scène.
- J'aurais risqué de foutre en l'air le plus grand film de ma vie
- J'aurais risqué de foutre en l'air le plus grand film de ma vie
parce qu'un connard se tapait
ma femme ? - Ce n'est plus votre meilleur ami ?
ma femme ? - Ce n'est plus votre meilleur ami ?
- Bon, j'ai un film à finir,
avec une histoire bien plus crédible que la vôtre.
Vous comptez me mettre
Vous comptez me mettre
en garde à vue ? Non ?
Alors, bonne soirée, commandant !
...
...
...
...
...
Elle coupe le contact.
Votre scénario du meurtre
m'a coûté une fortune !
Ca devait être le crime parfait ! - Et à qui la faute ?
Ca devait être le crime parfait ! - Et à qui la faute ?
Cette manie de changer le script, de tout réécrire,
c'est plus fort que vous.
- Le mode opératoire
du meurtrier,
le fragment de fémur dans une balle à blanc,
le fragment de fémur dans une balle à blanc,
je l'avais déjà lu quelque part.
- Vous avez trouvé le dossier ?
- Je l'avais lu dans un livre,
- Je l'avais lu dans un livre,
"Balle à blanc pour homme en noir",
roman à énigme signé Eric Ernest.
- Alias Alain Lamarck. - Oui.
Il s'est évadé de prison il y a deux ans.
- Pourquoi
- Pourquoi
vous jeter si vite sur la victime ? - Ca m'a paru
plus juste, voilà.
Il rit.
- Plus juste ?
Heureusement que je suis là
pour réparer vos âneries.
- Merci, monsieur.
- Quel sens de l'observation,
- Quel sens de l'observation,
en tout cas ! Pour un réalisateur,
c'est un vrai plus. - Je fais quoi, maintenant,
monsieur le génie du crime ? Avec la blonde lunaire
monsieur le génie du crime ? Avec la blonde lunaire
et la brune bornée qui me traquent...
- Une blonde...
Une blonde lunaire et une brune bornée ?
Une blonde lunaire et une brune bornée ?
Ah ! Ca, c'est intéressant ! - Oui, très !
Lt Nielsen et Cdt Coste...
- Il est entré dans un immeuble il y a dix minutes.
*-Il a dû sentir qu'on le suivait et t'a semée.
*-Il a dû sentir qu'on le suivait et t'a semée.
- J'ai demandé au gardien.
Il n'y a pas d'autre issue,
ni à l'arrière, ni dans les caves.
ni à l'arrière, ni dans les caves.
- Alors, qu'est-ce que je fais ?
- Quand ça tourne au vinaigre,
il faut éliminer au plus vite ce qui peut poser problème.
il faut éliminer au plus vite ce qui peut poser problème.
Et il est clair que,
dans notre histoire, le maillon faible, je suis navré
dans notre histoire, le maillon faible, je suis navré
de manquer de tact à ce point...
C'est vous.
- Et alors ?
- Et alors ?
- (Surprise !)
*-Attends-le, il va pas s'envoler.
Fracas. - Oh !
*-Norah ?
*Allô ?
*Allô, Norah ?
*Allô, Norah ?
- Fait chier...
*-Qu'est-ce qui se passe ?
Avertisseur de train.
- Dis donc, deux jours de suite sur la même affaire !
On ne se quitte plus... - Oui ! La loi des séries, Fournier.
On ne se quitte plus... - Oui ! La loi des séries, Fournier.
- Cette fois, c'est bien une chute d'un immeuble
de 6 étages. - Aucune trace là-haut
de 6 étages. - Aucune trace là-haut
d'une autre personne sur le toit.
- Je garantis
que personne d'autre n'est entré ou sorti.
- Astrid, venez voir...
- Astrid, venez voir...
Je me trompe ou c'est un...
Beretta
92FS ?
- Mm.
- Mm.
Exactement.
Bravo ! Il n'y a pas la rainure.
- On dirait une preuve
de culpabilité, ça. - Et même un aveu,
de culpabilité, ça. - Et même un aveu,
comme on en fait avant un suicide.
- Cdt Coste,
là, dans la poche...
là, dans la poche...
- Oui...
Oui. Un ticket de métro.
Ticket oblitéré au moment exact de la mort de M. Marnier.
Ticket oblitéré au moment exact de la mort de M. Marnier.
Il s'agit de la station
répondant au code "2012". Je cherche...
Oh...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
Astrid, qu'est-ce qu'il y a ?
Astrid, qu'est-ce qu'il y a ?
- Le code 2012...
Il s'agit de la station Lamarck.
- Alain Lamarck serait lié à cette histoire ?
- Ce ticket est pas là par hasard. C'est son genre de charade.
- Ce ticket est pas là par hasard. C'est son genre de charade.
- Pourquoi attirer l'attention sur lui ?
- Par jeu ! On sait que c'est pas un criminel ordinaire.
- Par jeu ! On sait que c'est pas un criminel ordinaire.
On a déjà eu affaire à lui. - Le proc va quand même
clore le dossier.
- Qu'est-ce qui vous contrarie, Astrid ?
Les préparatifs du mariage ?
C'est normal de flipper.
C'est normal de flipper.
Mais, au final, on y arrive toujours.
- A propos de cette tradition d'avant-mariage
qui vous tient tant à coeur... - L'enterrement
qui vous tient tant à coeur... - L'enterrement
de vie de jeune fille ! - Voilà.
"Enterrement de vie de jeune fille",
"Enterrement de vie de jeune fille",
nom singulièrement funèbre.
- C'est pas grave, on va changer...
Disons... "Protocole
"de clôture de vie de jeune fille", ça vous va ?
"de clôture de vie de jeune fille", ça vous va ?
- Je me suis renseignée sur cette tradition.
Des vidéos montrent
Des vidéos montrent
des jeunes femmes buvant bien trop d'alcool
et adoptant des comportements inappropriés
dans des tenues s... Sommaires.
Si l'exercice semble adapté à votre personnalité,
pour moi... - Astrid,
pour moi... - Astrid,
demain, ce protocole de clôture de vie de jeune fille
sera parfait.
Personne sera à poil, promis.
Personne sera à poil, promis.
- En fait, ce n'est pas cela qui me contrarie.
- C'est l'affaire Alain Lamarck ?
- Il s'agit de l'affaire Paul Gérard.
- Il s'agit de l'affaire Paul Gérard.
Je ne parviens pas à comprendre
comment Alain Lamarck a pu quitter l'immeuble
alors qu'il était sécurisé. - Astrid...
Le procureur peut avoir raison, Lamarck était peut-être pas là.
Paul Gérard a assassiné Marnier
Paul Gérard a assassiné Marnier
en s'inspirant du bouquin de Lamarck,
puis il s'est suicidé. Affaire
classée. - Rien ne prouve
classée. - Rien ne prouve
que Lamarck soit lié à l'affaire.
- Voilà.
- Mais rien ne prouve non plus qu'il ne le soit pas. Voilà.
- Mais rien ne prouve non plus qu'il ne le soit pas. Voilà.
Elle soupire.
Mm.
- Bonjour, Astrid.
Oh,
je vous ai fait peur ?
- Vous ne me faites pas peur. - Bien. Jamais je ne ferai de mal
- Vous ne me faites pas peur. - Bien. Jamais je ne ferai de mal
à la seule adversaire à ma mesure, mon modèle.
Sans vous, la... La vie a été d'un ennui mortel.
- Quelle a été
- Quelle a été
votre implication dans le meurtre de M. Marnier ?
- Comme vous, je suis devenu consultant
criminel, mais...
criminel, mais...
Du côté des criminels.
Vous comprenez ?
- Absolument.
- Spécialiste en meurtre, expert en assassinat...
- Spécialiste en meurtre, expert en assassinat...
Ce serait dommage
de ne pas transmettre ce savoir-faire.
Gérard voulait tuer l'amant de sa femme, mais il était novice,
Gérard voulait tuer l'amant de sa femme, mais il était novice,
alors, je lui ai fourni un scénario valable.
Il l'a mal exécuté
Il l'a mal exécuté
mais, grâce à lui, nos chemins se recroisent.
J'ai trouvé l'expérience fascinante.
A quoi bon écrire de la fiction
A quoi bon écrire de la fiction
si on peut écrire
pour la vie, Astrid ? - Comment avez-vous fait
pour échapper à la police depuis deux ans ?
pour échapper à la police depuis deux ans ?
- J'ai beaucoup d'argent, ça aide vraiment.
- Criminel évadé de prison,
vous allez y retourner.
- La case prison, très peu pour moi, j'ai déjà donné.
Mais je vous ai apporté un petit cadeau.
Mais je vous ai apporté un petit cadeau.
- Je n'aime pas les cadeaux.
- Vous allez adorer celui-ci,
croyez-moi.
Vous ne résistez pas à une bonne énigme.
Vous ne résistez pas à une bonne énigme.
J'ai appris que c'était votre mariage, félicitations !
Tous mes voeux.
Tous mes voeux.
Quelle nouvelle !
- Ah !
Commandant Coste ! Ravi
de ces retrouvailles,
de ces retrouvailles,
vraiment !
Vous ne changez pas. Ravissante.
Il s'éloigne.
Il s'éloigne.
- Raphaëlle...
*-Astrid, j'ai envoyé une équipe !
*-Astrid, j'ai envoyé une équipe !
*Ca va aller, d'accord ? - Ils arriveront trop tard.
- Non.
Non.
Astrid, ouvrir cette enveloppe, c'est entrer dans son jeu.
Astrid, ouvrir cette enveloppe, c'est entrer dans son jeu.
Si on fait ça, c'est lui qui fixe les règles.
- Mais l'ouvrir permettrait peut-être aussi
- Mais l'ouvrir permettrait peut-être aussi
d'éviter un autre crime.
- Pas faux.
Mais, pour ça, il faut tenter de résoudre son énigme, hein ?
Mais, pour ça, il faut tenter de résoudre son énigme, hein ?
Bon, d'accord.
- Mm !
- Mm !
Je dois retourner à la documentation criminelle.
Je dois retourner à la documentation criminelle.
- Bon, d'accord. Mais oubliez pas : ce soir, 20h, à l'atelier
d'aptitudes sociales. - Dans 10h.
- Cette petite pause vous fera du bien.
- Je dois résoudre l'énigme. - Mais 20h !
- Je dois résoudre l'énigme. - Mais 20h !
Tout le monde est venu. - Oui, tout le monde.
A part Sami.
A part Sami.
Un empêchement, peut-être.
- Peu importe, maintenant : Astrid viendra pas.
Je comprends pas, William. J'ai tout fait comme il faut.
- Il y a quelques années,
Astrid était tétanisée à l'idée de vous offrir
Astrid était tétanisée à l'idée de vous offrir
un cadeau d'anniversaire. - Je me souviens.
On venait de se rencontrer
et elle m'a offert un dé à coudre. - Je lui avais dit
et elle m'a offert un dé à coudre. - Je lui avais dit
que, parfois, pour faire plaisir à quelqu'un,
il faut choisir le cadeau
il faut choisir le cadeau
qui lui ressemble le plus.
C'est peut-être pareil avec
une fête.
Quelqu'un entre.
Une personne en chaussures à talons approche.
- Il est 21h34.
Je devais vous rejoindre à 20h à l'atelier d'aptitudes sociales.
J'ai 1 heure et 34 minutes de retard.
J'ai 1 heure et 34 minutes de retard.
94mn... Il ne faut pas être en retard.
J'ai omis de mettre une alarme...
J'ai omis de mettre une alarme...
- Astrid, c'est pas vous.
C'est moi. Je vous demande pardon.
Cette fête me faisait
plus plaisir à moi qu'à vous, finalement.
plus plaisir à moi qu'à vous, finalement.
- C'est parfaitement exact.
- Mais je vous propose
autre chose.
Et si on étudiait
l'énigme de Lamarck tous ensemble ?
- Coucou !
- D'accord.
La première énigme est cryptographique,
La première énigme est cryptographique,
un texte incompréhensible de chiffres
et de lettres.
Il faut trouver la clé de chiffrage.
Vos compétences scientifiques seront un avantage.
Vos compétences scientifiques seront un avantage.
La deuxième énigme est d'ordre pictural.
Il faut trouver le lien entre ces images représentées.
Il faut trouver le lien entre ces images représentées.
Cne Perran, Max, Angèle, Vincent,
votre large culture générale vous favorisera grandement.
votre large culture générale vous favorisera grandement.
La 3e énigme est
une image abstraite.
Une fois les pièces découpées, il s'agit d'un puzzle.
Une fois les pièces découpées, il s'agit d'un puzzle.
Mon expérience m'aidera à trouver la solution.
Avec Raphaëlle, nous allons prendre en charge sa résolution.
Avec Raphaëlle, nous allons prendre en charge sa résolution.
La solution de l'énigme doit se trouver
dans la jonction des trois solutions.
dans la jonction des trois solutions.
Le temps nous est compté. Au travail !
...
...
...
...
...
...
Ce protocole de clôture de vie de jeune fille
Ce protocole de clôture de vie de jeune fille
me convient parfaitement.
Rires, cris de joie. - C'est ça !
- Ca y est !
- Ca y est !
Pardon. - T'as crié.
La solution : Johannes Vermeer.
Les objets sont
tous représentés dans ses tableaux.
tous représentés dans ses tableaux.
Les perles dans "La Jeune Fille à la perle",
La vue
du port de Delft a inspiré une de ses plus célèbres toiles.
du port de Delft a inspiré une de ses plus célèbres toiles.
Le drap a
les mêmes motifs que dans "L'Astronome".
- Un peintre, des coordonnées géographiques...
- Un peintre, des coordonnées géographiques...
- Et mon portrait.
- Lamarck est un putain de manipulateur.
- Si les cordonnées étaient
- Si les cordonnées étaient
celles d'un meurtre ? - On y va.
Appelle la brigade et demande une équipe sur place.
Astrid, restez ici. - Non.
Je dois venir avec vous.
Je suis une partie de l'énigme.
- Restez derrière nous.
- Restez derrière nous.
- Tu me suis ?
...
...
...
...
- Je crois être déjà venue dans cette maison.
- Hé !
- Hé !
Venez voir.
- "La Jeune Fille à la perle."
Sons creux.
- Ca ressemble à une invitation. - Oui.
- Astrid, reculez-vous.
Mettez votre casque.
- OK ?
Il frappe.
...
...
Y a un truc derrière.
Coups.
...
...
...
...
...
...
- C'est presque une momie ! - Le corps
aurait pu rester là des décennies : on est à mi-chemin
entre un aéroport
entre un aéroport
et une église classée monument historique,
donc, on ne peut ni démolir
cette maison,
cette maison,
ni la vendre ou l'habiter.
- Alors, Fournier ? - A l'arrière de l'épaule,
une lésion a provoqué une fracture des côtes.
Mais la cause de la mort doit plutôt être ça, là...
Ces déchirures localisées correspondent
à des lésions sur le sternum et les côtes.
Sauf s'il a reçu
4 coups de pic à glace
4 coups de pic à glace
équidistants,
on verra à l'autopsie,
mais, pour moi, cet homme a été transpercé
mais, pour moi, cet homme a été transpercé
par une fourche.
Inspiration.
...
- Vous avez fait un malaise. - Un homme a disparu.
Un moniteur du centre équestre.
Un moniteur du centre équestre.
Cet homme est lié à chacune de mes lacunes mnésiques.
- Ce serait lui, dans le mur ? - La date de sa disparition
- Ce serait lui, dans le mur ? - La date de sa disparition
correspond à la période
où mes crises d'épilepsie ont commencé,
crises qui peuvent être provoquées par un choc.
crises qui peuvent être provoquées par un choc.
D'autres souvenirs me sont revenus,
dont je n'ai jamais parlé à personne.
dont je n'ai jamais parlé à personne.
Cet homme a fait preuve
de maltraitances à mon égard.
Des violences physiques,
des violences verbales...
des violences verbales...
Je me suis revue très distinctement
avec une fourche à la main face à lui.
avec une fourche à la main face à lui.
Fourche qui,
selon les premières constatations du Dr Fournier,
est l'arme potentielle du crime.
est l'arme potentielle du crime.
Raphaëlle... Je crois
que je suis coupable de ce meurtre.
- Non... - C'est pour cela que j'ai subi
- Non... - C'est pour cela que j'ai subi
un choc qui a provoqué mon épilepsie et mon amnésie...
- Mais non. - Et qu'une
des pièces de l'énigme d'A. Lamarck est mon visage.
- Vous laissez pas manipuler par Lamarck !
Y a aucune preuve
Y a aucune preuve
que vous soyez coupable ! - Mais y a aucune preuve
que je ne le sois pas.
- Ca vous ressemble pas de suivre une piste si peu solide.
- Ca vous ressemble pas de suivre une piste si peu solide.
- Je crois que j'ai tué un homme. - Arrêtez ça.
La première chose à faire est d'aller voir Sami.
La première chose à faire est d'aller voir Sami.
Il vous a forcément caché quelque chose.
Sonnette.
- M. Gourmet, bonjour.
Voici le Cdt Coste.
Nous voulons parler à Sami.
- La police ? Je suis mort d'inquiétude !
- La police ? Je suis mort d'inquiétude !
Sami n'a donné aucune nouvelle depuis deux jours.
Ouverture de porte.
- Envoie son signalement à toutes les équipes,
- Envoie son signalement à toutes les équipes,
et celui de Lamarck.
Oui, je suis avec elle. On se rappelle.
On va prouver que vous avez rien à voir dans cette histoire.
On va prouver que vous avez rien à voir dans cette histoire.
- Que ferez-vous si je suis coupable
de ce meurtre ? - Je sais pas.
de ce meurtre ? - Je sais pas.
Vibreur.
...
Vous répondez pas ?
- Ah...
- Ah...
...
Ce numéro m'est inconnu, je refuse de répondre.
- Répondez. - Uh-uh.
- Répondez. - Uh-uh.
Elle décroche sur haut-parleur.
*-Mlle Nielsen...
- Allô ? *Cliquetis continu.
*-Cette histoire est mon chef-d'oeuvre :
*-Cette histoire est mon chef-d'oeuvre :
*"Astrid Nielsen coupable
*"de meurtre" ! - De quelles preuves disposez-vous
*"de meurtre" ! - De quelles preuves disposez-vous
pour l'affirmer ? *-Sami me confie tout.
*Il n'osait pas vous révéler que vous étiez une criminelle.
*Il vous a menti par délicatesse, ce charmant
*bon garçon ! - Vous savez où se trouve Sami ?
*-Ca, c'est la prochaine énigme.
*-Ca, c'est la prochaine énigme.
*Rappelez à ce numéro quand vous aurez la solution
*de ma charade. Inutile d'essayer de me tracer. Bonne chance !
*de ma charade. Inutile d'essayer de me tracer. Bonne chance !
Il raccroche. Notification.
- Non, hors de question ! On répond pas à son truc, là !
- Non, hors de question ! On répond pas à son truc, là !
Hors de question d'entrer encore dans son jeu.
Je vous avais dit de pas ouvrir
cette enveloppe. - Vous avez dit oui pour l'ouvrir.
Elle soupire.
- Il joue avec nous,
on est les personnages de son histoire.
on est les personnages de son histoire.
On va
inverser les choses,
reprendre la main. - La main de qui ?
reprendre la main. - La main de qui ?
- Seulement, il faudrait savoir où ils sont.
- Je sais où ils sont.
Raphaëlle, je sais où ils se trouvent.
Raphaëlle, je sais où ils se trouvent.
- Vous êtes sûre de vous ? - Je ne sais pas.
Mais depuis la mort de Paul Gérard,
je cherche à comprendre comment Alain Lamarck a fait
pour quitter l'immeuble.
pour quitter l'immeuble.
- Et vous avez trouvé quoi ?
- Rien, précisément.
J'en ai conclu que si je ne parviens pas à savoir
J'en ai conclu que si je ne parviens pas à savoir
comment A. Lamarck a quitté l'immeuble ce jour-là,
c'est qu'il ne l'a pas quitté.
L'immeuble compte 235 appartements.
Il a pu en acheter un sous un faux nom.
- Oui. On continue de quadriller l'immeuble,
- Oui. On continue de quadriller l'immeuble,
mais il reste des appartements dont les proprios sont pas là.
Mais ça reste très hypothétique. - Uh-uh.
Mais ça reste très hypothétique. - Uh-uh.
Absolument pas.
Cliquetis. Raphaëlle, écoutez...
...
Là.
...
...
- C'est le cliquetis
qu'on entendait durant l'appel.
- Donc, il est pas loin. On fait fouiller l'immeuble ?
- Donc, il est pas loin. On fait fouiller l'immeuble ?
- Non. Je l'ai dit : on reprend la main.
Astrid, je vais appeler Lamarck.
Votre téléphone, s'il vous plaît. - Sûre ?
Votre téléphone, s'il vous plaît. - Sûre ?
- Oui.
Elle appuie sur la touche d'appel.
Lamarck !
Eh non, c'est pas Astrid.
On n'a plus envie de jouer, Lamarck. Regardez
par la fenêtre,
y a plein de voitures de flics.
On est sur le toit. Alors, on fait quoi ?
On est sur le toit. Alors, on fait quoi ?
On vient vous chercher ou vous nous rejoignez ?
- Je suis là, commandant Coste !
- Je suis là, commandant Coste !
- Sami...
- Vous m'avez déçu, Astrid. Au lieu de résoudre
- Vous m'avez déçu, Astrid. Au lieu de résoudre
mon énigme, vous avez triché.
- Je n'ai pas triché. - Grave erreur,
- Je n'ai pas triché. - Grave erreur,
Mlle Nielsen.
Vous êtes comme les autres, sans foi ni loi.
- C'est fini, Lamarck. L'immeuble est bouclé, pas d'issue.
- C'est fini, Lamarck. L'immeuble est bouclé, pas d'issue.
- Si, y a une issue.
Un final flamboyant.
Le bouquet de mon dernier feu d'artifice.
Le bouquet de mon dernier feu d'artifice.
Vous vous souvenez des chutes du Reichenbach ?
Tir.
Vous gâchez toujours tout, Cdt Coste.
Quelle fin
vulgaire !
Nous nous retrouverons bientôt, Mlle Nielsen.
Nous nous retrouverons bientôt, Mlle Nielsen.
Tous mes voeux...
Ouverture de portail.
- Sami !
- Ce n'est pas Astrid qui a fait du mal à D. Chartreux...
- Ce n'est pas Astrid qui a fait du mal à D. Chartreux...
C'est moi.
- Sami, inutile
de chercher à me protéger.
de chercher à me protéger.
Je me suis revue très distinctement avec une fourche à la main.
- Il dit la vérité. Mais c'était un accident.
- Il dit la vérité. Mais c'était un accident.
- Que s'est-il passé
exactement ?
- Il allait faire du mal à Astrid.
- Il allait faire du mal à Astrid.
Alors, j'ai pris la fourche des mains d'Astrid.
Je voulais l'effrayer pour qu'il arrête.
J'ai pas pu...
- Il s'est passé quelque chose d'incroyable :
le cheval a rué comme s'il voulait protéger les deux enfants.
le cheval a rué comme s'il voulait protéger les deux enfants.
- Le coup de sabots
l'a projeté en avant,
et il s'est empalé sur la fourche.
et il s'est empalé sur la fourche.
Il avait les yeux grand ouverts, comme s'il se souvenait
de quelque chose.
Et puis...
Et puis...
Il est tombé.
- Il était mort.
Sami m'a appelé...
Sami m'a appelé...
Qu'est-ce que je pouvais faire ?
Sami avait le profil du coupable idéal.
Quant à Astrid, j'ai vite compris qu'elle était en état de choc,
incapable de dire quoi que ce soit.
- Et ensuite ? - Je connaissais la maison,
ayant travaillé sur le projet d'implantation de l'aéroport.
Personne n'irait fouiller là-bas.
Personne n'irait fouiller là-bas.
- J'avais raison. Je suis
déjà venue dans cette maison. - Oui.
Nous y avons été, avant.
C'est moi qui t'avais emmenée là-bas.
- Même si c'est pas
un meurtre, je peux pas fermer les yeux.
un meurtre, je peux pas fermer les yeux.
Je témoignerai en votre faveur.
- Jusqu'où iriez-vous pour protéger ceux que vous aimez ?
- Jusqu'où iriez-vous pour protéger ceux que vous aimez ?
- Je n'ai pas tué Denis Chartreux.
Une cloche sonne.
...
- Vous avez mis mes chaussettes. - Oui. Elles sont tissées
- Vous avez mis mes chaussettes. - Oui. Elles sont tissées
dans la même matière que mes chaussettes
habituelles. - Oui, je fais attention.
habituelles. - Oui, je fais attention.
Le chouchou serre pas trop ?
- Cela ne me dérange pas.
Raphaëlle... - Oui ?
- Avant de mourir, A. Lamarck a dit : "Tous mes voeux,
- Avant de mourir, A. Lamarck a dit : "Tous mes voeux,
"Mlle Nielsen. On se revoit très vite."
Je ne comprends pas...
Je ne comprends pas...
- Lamarck, on s'en fout. C'est fini.
Il va pas venir gâcher votre plus beau jour.
- Il ne peut pas venir, il est mort. - C'est votre mariage,
- Il ne peut pas venir, il est mort. - C'est votre mariage,
je suis tellement émue.
Vous êtes prête ?
Moi, oui. On y va !
- Je parle au nom de vos familles et de tous vos proches
- Je parle au nom de vos familles et de tous vos proches
en vous souhaitant
beaucoup de bonheur. Elle pleure.
Mais c'est dans les jours d'épreuve que l'amour, la présence,
Mais c'est dans les jours d'épreuve que l'amour, la présence,
la communication
et l'implication de chacun auront
toute leur valeur et leur importance...
toute leur valeur et leur importance...
Je suis heureuse de vous unir et vous félicite.
Je vous souhaite une longue vie et beaucoup de bonheur.
Je vous souhaite une longue vie et beaucoup de bonheur.
Conformément à la loi, je vais vous lire les articles 212,
213, 214, 215 et 371-1 du Code civil...
213, 214, 215 et 371-1 du Code civil...
- (T'as les alliances ?) - (Ben, oui !)
Elle renifle.
- "Article 371-1. L'autorité parentale
- "Article 371-1. L'autorité parentale
"est un ensemble de droits et de devoirs
"ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
"ayant pour finalité l'intérêt de l'enfant.
"Elle appartient au père et à la mère
"jusqu'à la majorité de l'enfant, pour le protéger dans sa sécurité,
"sa santé et sa moralité..."
- (Raph !) - (Oh, chut !)
Ah ! Ah...
- "Le respect dû..."
Elle respire de plus en plus faiblement.
Lamarck... Oh, putain...
Lamarck... Oh, putain...
- Quoi ? Raph, qu'est-ce qu'il y a ?
- L'enfoiré, putain.
Du poison...
Tintements.
- Raph ! - Oh !
- Raph ! Appelez les secours !
Raph...
Reste avec moi ! Réponds-moi !
Elle a été empoisonnée.
Raph ?
france. tv access
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