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...
...
...
...
...
...
...
...
Tir de silencieux.
Tir de silencieux.
...
...
...
...
- Raphaëlle.
Raphaëlle.
L'arrivée d'un nouvel enfant risque d'entraîner
L'arrivée d'un nouvel enfant risque d'entraîner
une succession d'événements bouleversant nos habitudes.
- Astrid, on ne va pas en faire tout un plat.
- Astrid, on ne va pas en faire tout un plat.
Enfin, je veux dire, il ne faut pas dramatiser.
Et puis il n'y a pas encore d'enfant.
Et puis il n'y a pas encore d'enfant.
Et cette grossesse, ce n'est pas encore sûr.
- Il suffit d'une prise de sang. - Je n'ai pas les résultats.
- Quand aurez-vous les résultats de la prise de sang ?
- Quand aurez-vous les résultats de la prise de sang ?
- Quand je l'aurai faite. - Ah.
Raphaëlle.
Il y a deux mois, vous avez effectué un test urinaire positif.
Il y a deux mois, vous avez effectué un test urinaire positif.
Quand allez-vous faire
cette prise de sang ? - Quand j'aurai le temps !
Merde, merde. Astrid.
- Oui ? - Je sais, vous n'aimez pas mentir,
mais je n'ai rien dit à Nico. Donc on n'en parle pas.
mais je n'ai rien dit à Nico. Donc on n'en parle pas.
- Le mensonge me met mal à l'aise.
- Ce n'est pas un mensonge. Plutôt une petite omission.
- Ce n'est pas un mensonge. Plutôt une petite omission.
- C'est exactement la définition du mensonge.
- Ca va ? - Et toi ? Salut, Astrid.
- Ca va ? - Et toi ? Salut, Astrid.
- Bonjour, capitaine Perran. - Quoi de neuf ?
- Rien qui présente un caractère suffisamment exceptionnel
- Rien qui présente un caractère suffisamment exceptionnel
pour que je vous en parle.
- OK, Astrid. Pas de souci. - On y va ?
- Hmm. - Voilà.
- Hmm. - Voilà.
Flash.
- Prenez les lèvres aussi.
Voilà. Merci.
- Alors ? Qu'est-ce qu'on a ?
- Alors ? Qu'est-ce qu'on a ?
- La victime avait ses papiers sur elle.
- Astrid. - Alice Alliot. 41 ans.
- Merci, monsieur. - OK. Née...
à Montréal. Très bien.
Abonnée à la salle de sport. Fidèle à sa librairie
Abonnée à la salle de sport. Fidèle à sa librairie
du 15e.
Mme Tout-le-Monde, quoi.
- Ce n'est pas Mme Tout-le-Monde. C'est Mme Alliot.
- Ce n'est pas Mme Tout-le-Monde. C'est Mme Alliot.
- Hou là...
Fournier, vous n'avez pas l'air à l'aise.
- C'est le moins qu'on puisse dire. Elle est morte empoisonnée.
- C'est le moins qu'on puisse dire. Elle est morte empoisonnée.
On a des signes d'asphyxie
et du sang coagulé.
On a une importante cyanose sur le cou
On a une importante cyanose sur le cou
et des signes de nécrose.
Tous les signes d'une femme mordue par un serpent.
- Super.
- Super.
- Hmm. - Un serpent.
De quel genre ?
- Un serpent de type Dendroaspis de la famille du mamba.
Son venin est l'un des plus toxiques au monde.
Seulement, cela ne fonctionne pas.
- Voilà. - Voilà.
- Pourquoi ? - Il n'y a pas de morsure.
La nécrose
présente une plaie microscopique.
- Comme une trace d'injection. - Mais on n'a pas de seringue.
- Comme une trace d'injection. - Mais on n'a pas de seringue.
Sur la vidéosurveillance, on la voit s'effondrer
à 12h34.
- Hmm.
- Personne ne l'a approchée dans les minutes précédentes.
- L'homme invisible ?
- Arrêtez !
- Arrêtez !
Oh !
Elle recommence. Astrid !
Vous allez où ? - Merci.
A l'hôtel.
Il faut se rendre à l'hôtel de l'autre côté du pont.
Il faut se rendre à l'hôtel de l'autre côté du pont.
- D'accord. Allons à l'hôtel.
- En quoi cet hôtel a quelque chose à voir
avec notre affaire ?
avec notre affaire ?
- Je pense que le venin a été inoculé par un dard projeté
par une arme
de tir longue distance. - D'accord.
de tir longue distance. - D'accord.
Bonjour, madame.
On va vérifier
les caméras de surveillance.
Merci.
- Astrid, j'ai horreur de vous contredire, mais...
- Astrid, j'ai horreur de vous contredire, mais...
envoyer un aussi petit projectile d'aussi loin, ça ne colle pas.
Ca défie les lois
de la physique, de l'aérodynamique,
de la balistique.
- Là. L'homme chauve.
Il entre dans sa chambre à 12h29.
Il entre dans sa chambre à 12h29.
Il en ressort à 12h36.
Hmm hmm. - OK. Astrid,
pour vous, ce serait une aiguille empoisonnée ?
pour vous, ce serait une aiguille empoisonnée ?
- Je n'en suis pas certaine.
Mais les indices convergent. - OK. Nico, appelle la PTS.
On les attend chambre 806.
- Oui.
- Merci, madame.
- La chambre a été libérée à 11h de ses occupants.
- La chambre a été libérée à 11h de ses occupants.
Le ménage aurait dû être fait à 14h30.
C'est un timing parfait.
- On a beaucoup de traces biologiques. Mais...
- On a beaucoup de traces biologiques. Mais...
c'est une chambre d'hôtel.
On risque d'avoir du monde.
- Avez-vous trouvé autre chose ?
- Des trucs classiques : coton,
résidus de papier.
Près de la fenêtre, on a trouvé quelque chose.
Des résidus de particules
Des résidus de particules
de cellulose calcinés.
- Hmm. - Ca vous évoque quelque chose ?
- Oui.
Je sais qui a tué la victime.
Je sais qui a tué la victime.
Le Reptile. Il s'agit d'un tueur professionnel
Le Reptile. Il s'agit d'un tueur professionnel
*suspecté de très nombreux homicides.
- Combien de victimes ?
- 54 et probablement d'autres qui n'ont pas été identifiées.
- 54 et probablement d'autres qui n'ont pas été identifiées.
- 54 ? Et on n'a enquêté sur aucun des meurtres ?
- Chasse gardée du banditisme. J'ai croisé sa route à l'époque.
- Chasse gardée du banditisme. J'ai croisé sa route à l'époque.
Le Reptile a été le tueur du clan Saponetti pendant 15 ans
et a contribué à les implanter
dans la capitale. Pour leur compte, il a tué des rivaux, des dissidents
dans la capitale. Pour leur compte, il a tué des rivaux, des dissidents
et des politiques. Même la pègre le craint.
- On ne l'a jamais identifié ?
- On ne l'a jamais identifié ?
- C'est une ombre.
Personne ne connaît
son identité, pas même les Saponetti.
Vous savez d'où vient son surnom ?
Vous savez d'où vient son surnom ?
- Il inocule du venin à ses victimes
*à l'aide d'un dard tiré à très longue distance
*logé dans un projectile en cellulose.
*logé dans un projectile en cellulose.
Lors de la détonation, le cellulose se désintègre,
laissant l'aiguillon délivrer son poison.
- On a trouvé un dard empoisonné dans le cou de la victime.
- Elle serait liée
aux Saponetti ?
- Pas vraiment le profil. Elle était traductrice free-lance.
- Pas vraiment le profil. Elle était traductrice free-lance.
- Célibataire sans enfant, peu d'amis. Une vie lambda.
- On creuse.
Elle a pu être mouillée
Elle a pu être mouillée
dans une sale affaire. Vous avez eu l'ambassade du Canada ?
- On attend les coordonnées
de la famille.
de la famille.
- Et lui ?
- Je suis en train
de l'identifier.
- C'est vrai ? Vous avez une photo de son visage ?
- C'est vrai ? Vous avez une photo de son visage ?
- Commandant Legendre. BRB. - Ca fait 15 ans
que je le suis. Je vais pas lâcher l'affaire.
- On n'est pas sûrs que l'affaire soit liée au crime organisé.
- On n'est pas sûrs que l'affaire soit liée au crime organisé.
- La fille a été tuée par le Reptile.
C'est une affaire de banditisme. - Ou pas.
C'est une affaire de banditisme. - Ou pas.
Pour l'heure, cette affaire appartient à la brigade criminelle.
Mais si vous souhaitez nous aider,
je ne dis pas non, commandant.
je ne dis pas non, commandant.
- Commandant Coste.
- Enchanté.
- Ce qui est extraordinaire, c'est qu'aucun crime n'a été
attribué au Reptile depuis 6 ans. - Ca ne veut rien dire.
attribué au Reptile depuis 6 ans. - Ca ne veut rien dire.
On a dû passer à côté de certains de ses crimes.
- Je l'aurais remarqué. Il utilise toujours le même mode opératoire.
- Je l'aurais remarqué. Il utilise toujours le même mode opératoire.
Et l'an dernier, après qu'on a serré un pilier du clan Saponetti,
le Reptile a décidé de se retirer.
le Reptile a décidé de se retirer.
- Ils ont accepté ? Pas leur genre. - Ils ont dit non.
Mais il a commencé à les dessouder un par un. Alors ils ont accepté.
Mais il a commencé à les dessouder un par un. Alors ils ont accepté.
Ce mec fait peur à des gens que rien n'arrête.
- Et il serait sorti de sa retraite pour tuer une femme sans histoire ?
- Et il serait sorti de sa retraite pour tuer une femme sans histoire ?
Tu as quelque chose ?
- Non. J'ai contacté les autorités canadiennes.
- Non. J'ai contacté les autorités canadiennes.
Ils n'ont aucune ressortissante du nom d'Alice Alliot en France.
- Elle est
clandestine ?
- Le Canada n'a aucune concitoyenne du nom
- Le Canada n'a aucune concitoyenne du nom
d'Alice Alliot.
A. Alliot n'existe pas.
- Une fausse identité ?
- Une fausse identité ?
- On ne trouve sa trace nulle part.
Toutes ses démarches en France
sont officielles, mais au Canada,
impossible de trouver sa trace.
- Et si les autorités canadiennes la couvraient ?
Elle pourrait être
planquée ici, non ? - Genre
planquée ici, non ? - Genre
témoin protégé ?
- Ca expliquerait le contrat sur sa tête.
- Je fais une demande au parquet. Mais ça risque d'être très long.
- Je fais une demande au parquet. Mais ça risque d'être très long.
Mieux vaudrait trouver des réponses par nous-mêmes.
- J'ai capturé une de vos pierres. Hmm.
- Astrid.
Je n'osais pas te le dire,
mais j'ai perdu ma bourse d'études.
- D'accord.
A vous de jouer, Tetsuo.
- En perdant cette bourse,
je risque de perdre mon visa.
je risque de perdre mon visa.
- Mais ce n'est pas certain.
- Non, effectivement.
- Hmm. Alors n'en faites pas tout un plat.
- Hmm. Alors n'en faites pas tout un plat.
C'est une expression qui signifie
que tant que ce n'est pas certain,
il ne faut pas dramatiser.
il ne faut pas dramatiser.
C'est à vous de jouer.
Vibreur.
...
...
C'est Raphaëlle. Oui ?
Allô, Raphaëlle ? *-Oui.
*Norah est en train de perquisitionner
*Norah est en train de perquisitionner
*l'appartement de la victime. - D'accord.
Raphaëlle. - Oui ?
Raphaëlle. - Oui ?
- Avez-vous fait la prise de sang ? - Non. Toujours pas.
- Cela éliminerait toute incertitude quant à votre situation.
- Cela éliminerait toute incertitude quant à votre situation.
- Justement, tant qu'on n'est pas sûr,
ce n'est pas complètement réel.
Ah, Norah ! Alors ? - Rien.
Ah, Norah ! Alors ? - Rien.
La perquise de l'appart n'a rien donné.
Tout est vide : frigo, tiroirs, armoires.
On dirait qu'il n'a jamais été habité.
On dirait qu'il n'a jamais été habité.
- On est sûr qu'elle vivait là ? - A 100%.
- On a tout passé au peigne fin. Aucune empreinte.
- On a tout passé au peigne fin. Aucune empreinte.
Mais des résidus d'eau de Javel. - On est arrivés trop tard !
Le Reptile connaissait
ses habitudes.
Il l'observait.
Faites le tour des immeubles
Faites le tour des immeubles
d'en face. - Bien.
- Je retourne à la documentation criminelle. Maintenant.
- Je vais finir par m'y habituer ?
- Non, Norah. Même moi je ne m'y habitue pas.
Crois-moi.
- On y va ?
...
...
...
...
...
...
Ah ! Raphaëlle. Raphaëlle sursaute.
- Je vérifiais un truc.
- Dans la salle de tapissage ? - Oui !
Tu voulais me voir ?
Tu voulais me voir ?
- Rien à signaler en face de chez la victime.
Pas d'appartement vide ni de passage sur les toits.
- Je vérifiais un truc.
- Toi aussi ? Sonnerie.
- Message d'Astrid. J'y vais.
- Il est là.
Presque à chaque fois.
Présent dans l'environnement des crimes du Reptile.
Présent dans l'environnement des crimes du Reptile.
Ce véhicule utilitaire. Là.
Là. Là. Là. Là. Là. Là. Et là.
Là. Là. Là. Là. Là. Là. Et là.
A proximité d'une scène de crime.
Près du logement d'une victime. Et aujourd'hui, je l'ai vu.
Il était gris. Avec écrit "Jardins en fleurs" dessus.
Il était gris. Avec écrit "Jardins en fleurs" dessus.
- OK. Gris, "Jardins en fleurs"...
OK.
Norah.
On sait d'où le Reptile observait la victime.
Appelle toutes nos unités mobiles. On cherche un utilitaire gris
Appelle toutes nos unités mobiles. On cherche un utilitaire gris
estampillé "Jardins en fleurs".
Voilà. - Inutile.
Je sais déjà où il est.
Inutile.
- La fourrière, évidemment. - Hmm.
- La fourrière, évidemment. - Hmm.
- C'est Fort Knox, votre truc ! - C'est un fourgon blindé.
- Vous en avez encore
- Vous en avez encore
pour longtemps ?
- Le temps qu'il faut pour faire sauter
une porte blindée !
- Ne criez pas, on vous entend. - Ca fait 28 mn.
- Ne criez pas, on vous entend. - Ca fait 28 mn.
- Waouh.
Sifflement admiratif. Ca, c'est du QG.
Sifflement admiratif. Ca, c'est du QG.
- Hmm.
- Sacré matos pour surveiller Alice Alliot.
- Très malin,
- Très malin,
le QG mobile. Surtout avec du matos pareil.
Il piratait tout depuis son camion.
Ecoutes à distance, mouchard sur son ordi. Rien ne lui échappait.
Ecoutes à distance, mouchard sur son ordi. Rien ne lui échappait.
- Si.
- Pourquoi ça ? - Vous ne pouvez pas dire ça.
Il a commis une erreur.
Il a commis une erreur.
Il a mal garé son fourgon qui a été mis à la fourrière.
Ce qui signifie
que quelque chose lui a échappé. - Elle a raison.
que quelque chose lui a échappé. - Elle a raison.
Un tueur méticuleux n'aurait jamais fait cette bourde.
Ce contrat-là comportait un truc différent qui le perturbe.
Ce contrat-là comportait un truc différent qui le perturbe.
- La victime a un profil différent, c'est vrai.
L'affaire le concerne peut-être ? - Ou on lui a mis la pression.
L'affaire le concerne peut-être ? - Ou on lui a mis la pression.
On l'a forcé à sortir de sa retraite.
Déclics d'un appareil photo.
Notification.
Notification.
...
...
- Tu écris à ton amant ?
Soupir agacé. - A mon fils, imbécile. Théo.
Soupir agacé. - A mon fils, imbécile. Théo.
- Ce soir, on dort chez toi ou chez moi ?
- Ni l'un ni l'autre.
J'ai un truc à faire. Seule.
J'ai un truc à faire. Seule.
- Ah bon.
OK, je comprends.
De toute façon, moi aussi j'avais un truc de prévu.
De toute façon, moi aussi j'avais un truc de prévu.
Ca fait longtemps.
J'avais oublié.
- C'est juste pour ce soir. OK ? - Hmm.
De toute façon, on ne va pas rester collés...
- Hmm.
- Tout le temps.
- Je ne comprends pas. Retarder le moment
de la prise de sang ne changera pas
de la prise de sang ne changera pas
son résultat. - Le déni est fréquent,
surtout dans ce genre de cas. - Et surtout chez les neurotypiques.
surtout dans ce genre de cas. - Et surtout chez les neurotypiques.
- Ca dépend. Moi des fois, j'enfouis un problème pour ne plus y penser.
- Max. - Oui ?
- Ce n'est pas la même chose.
- Ce n'est pas la même chose.
Si Raphaëlle est enceinte, elle est enceinte. Et vice versa.
Faire ce test ne changera pas la réalité. Au contraire.
Faire ce test ne changera pas la réalité. Au contraire.
Il ne fera
que la révéler. - Je ne veux pas te contredire,
mais en physique quantique, observer ou non un phénomène
mais en physique quantique, observer ou non un phénomène
peut influencer le résultat.
- Il s'agit d'un embryon, pas de physique quantique.
Soit il y a un embryon, soit il n'y en a pas.
Soit il y a un embryon, soit il n'y en a pas.
- Astrid, pourquoi est-ce
si important pour toi de savoir si elle est enceinte ?
- J'ai lu que l'arrivée d'un nourrisson
impacte considérablement le quotidien des parents.
Si Raphaëlle a cet enfant,
Si Raphaëlle a cet enfant,
cela va inévitablement bouleverser nos habitudes.
Je ne parviens pas à savoir si notre amitié
Je ne parviens pas à savoir si notre amitié
pourra s'adapter à ces nouveaux paramètres.
- Hmm. Bah écoute... Quoi te dire là-dessus ?
Je...
Ah !
Bonjour.
Approche.
- Bonjour. - Je vous avais annoncé
- Bonjour. - Je vous avais annoncé
l'arrivée d'un nouvel adhérent.
Le voilà. Je vous présente Sami.
- Bonjour, Sami.
- Bonjour, Sami.
- BONJOUR, SAMI.
- Enchanté. - Sami.
- Astrid ?
- Ah ? Vous vous connaissez ?
- Ah ? Vous vous connaissez ?
- Nous avons fréquenté, pendant une courte période,
le même centre équestre.
- J'ignorais que tu serais là.
- J'ignorais que tu serais là.
Je ne savais pas...
- Oui ? Enfin... Sami !
Reviens !
Reviens !
Question.
Il y a un problème entre vous ?
- Je ne crois pas.
- Je ne crois pas.
Il est parti. - Oui.
Elle soupire.
...
...
...
...
*Piano, suite de Bach.
*...
*...
*...
*...
*...
Notifications.
... - Qu'est-ce que c'est, putain ?
... - Qu'est-ce que c'est, putain ?
... C'est quoi, ça ?
Tir.
Tir.
Putain !
...
- Dépêche-toi !
- Dépêche-toi !
Tirs.
- Démarre !
Tu me suivais ? - C'est le 1er truc qui te vient ?
Tu me suivais ? - C'est le 1er truc qui te vient ?
- Change pas de sujet ! Tu me suivais ? T'es jaloux ?
- Pourquoi t'es allée au labo ? - Arrête-toi !
Arrête-toi, je te dis !
- Raph.
Raph, putain !
Putain...
Putain...
On vient.
- Vous vous rendez compte ?
Nico. Nico qui me suit ! Il me suit, maintenant !
- C'est ce qui vous a sauvé la vie, Raphaëlle.
- C'est ce qui vous a sauvé la vie, Raphaëlle.
- Oui.
Enfin, en attendant,
je ne pense pas que le Reptile voulait me tuer.
Il voulait me faire peur. Sinon il ne m'aurait pas ratée.
- Vous ne pouvez pas être certaine
qu'il s'agissait de lui. Ce n'est absolument pas
son mode opératoire. - Qui d'autre ?
On a trouvé son QG. Il a peur.
Et la prochaine fois, il n'hésitera pas.
Il a l'air de vous poser
des difficultés, celui-là.
- Il ne devrait pas.
Vibreur.
Vibreur.
...
- Oui, Norah ?
Norah a identifié le suspect sur les vidéos de l'hôtel.
Norah a identifié le suspect sur les vidéos de l'hôtel.
Vous m'écoutez ?
Merci, Norah.
- Voici Nikola Gorlenko.
Je l'ai identifié grâce à un logiciel de reconnaissance faciale.
- C'est un Croate.
Il a un casier gros comme l'intégrale de V. Hugo.
Il a un casier gros comme l'intégrale de V. Hugo.
Il a trafiqué
avec les Saponetti, mais il y a un hic.
- Du genre ? - Il s'est battu dans un bar
- Du genre ? - Il s'est battu dans un bar
et était au commissariat quand le meurtre a eu lieu.
- Soit il a un jumeau maléfique...
- Soit il a le don d'ubiquité.
- Soit il a le don d'ubiquité.
- Ou la vidéo a été truquée. - Ca m'étonnerait.
Elle a été enregistrée sur un serveur externe.
- Cherchez le lien avec la victime. Nico, un retour
du parquet
sur l'éventuel programme de protection de témoin
avec le Canada ? - Non, rien.
avec le Canada ? - Non, rien.
- Bon, je vais tenter autre chose.
...
...
...
...
*Appel sortant.
*-Commandant Coste, quel plaisir. - Papa.
Je n'ai pas l'habitude de te demander de l'aide.
Mais on est sur un dossier compliqué
Mais on est sur un dossier compliqué
concernant une protection de témoin liée à un pays étranger.
Est-ce que tu pourrais appeler tes potes au Quai d'Orsay
Est-ce que tu pourrais appeler tes potes au Quai d'Orsay
pour accélérer les choses ?
On est dans le schwarz total. On perd un temps fou.
- Entendu. Mais je ne te promets rien.
- Entendu. Mais je ne te promets rien.
- Merci. *-Il y a
*autre chose ? - Non. Merci.
*-Raph,
*il y a autre chose ?
- Papa,
je suis enceinte.
Enfin, ça se pourrait bien.
*-Et tu vas faire quoi ?
*-Et tu vas faire quoi ?
*Tu veux le garder ?
- C'est pas sûr, je te dis. *-Bien. Et qu'en pense le père ?
- Il n'est pas au courant.
*-Ah. D'accord.
*Tu sais, il y a 15 ans,
*ta mère est tombée enceinte. Elle avait ton âge.
*ta mère est tombée enceinte. Elle avait ton âge.
- J'ai failli être grande soeur ? *-En fait,
*elle a fait
*une IVG sans me le dire.
*une IVG sans me le dire.
*J'étais...
- Quoi ? Tu étais furax ? *-Bah !
- Enfin, papa. "Leur corps, leur choix..."
- Enfin, papa. "Leur corps, leur choix..."
*-Je n'ai pas été triste à cause du bébé,
*mais parce qu'elle avait vécu ça seule. Ne prive pas
*Nicolas du rôle qu'il peut tenir. - Qui t'a dit que c'était Nicolas ?
*Nicolas du rôle qu'il peut tenir. - Qui t'a dit que c'était Nicolas ?
*-Je suis ton père.
*Bip. - J'ai un appel. Je te laisse.
*Bip. - J'ai un appel. Je te laisse.
*-Plein de bisous. Tiens-moi au courant.
*-Bonjour, commandant Coste.
*Arrêtez votre enquête.
*La prochaine fois, je ne vous raterai pas.
- Vous ne me faites pas peur. *-Commandant.
*Arrêtez
*votre enquête.
*votre enquête.
*Impressionnant, hein ? Deepfake.
- Mais... c'est dingue, ce truc !
*-Il a traité les vidéos en direct grâce à ça. C'est un tueur geek.
*-Il a traité les vidéos en direct grâce à ça. C'est un tueur geek.
- OK... Si ce deepfake a été intégré aux caméras de l'hôtel,
- OK... Si ce deepfake a été intégré aux caméras de l'hôtel,
tu dois être capable d'en avoir la provenance.
*-Je vais essayer. Vu le niveau du gars, ça m'étonnerait.
- Vous avez eu des opérations de maintenance ?
- Vous avez eu des opérations de maintenance ?
- Pas récemment. La dernière a eu lieu
il y a un mois. - OK.
Je vais entrer dans votre système pour voir si vous avez été piratés.
Je vais entrer dans votre système pour voir si vous avez été piratés.
- Notre réseau est très moderne.
On est connectés en WLAN... - Je vais me débrouiller.
On est connectés en WLAN... - Je vais me débrouiller.
C'est mon métier.
S'il vous plaît.
OK. Merci.
OK. Merci.
- Tu l'as mouché, le pauvre. - Encore un qui croit
que la tech, c'est un truc de mec.
que la tech, c'est un truc de mec.
Alors, où tu te caches ?
Alors, où tu te caches ?
J'ai son adresse IP. On l'a.
J'ai son adresse IP. On l'a.
- Bien joué, Norah. - Facile.
Il était presque aussi mal caché que Raph et toi à la brigade.
Photo.
Photo.
...
- Je vois pas de quoi tu parles.
- C'est ça. Tu vois très bien de quoi je parle.
- C'est ça. Tu vois très bien de quoi je parle.
Le Reptile doit être en panique pour faire des conneries pareilles.
- Je ne sais rien de Sami.
Il aurait entendu parler de nous par un ami.
- Je ne me rappelle pas la dernière fois que je l'ai vu.
- Je ne me rappelle pas la dernière fois que je l'ai vu.
- Ce sont des choses qu'on oublie. - Hmm hmm.
Pas moi.
Avant Raphaëlle,
Sami est ce qui se rapprochait le plus dans ma vie d'un ami.
Sami est ce qui se rapprochait le plus dans ma vie d'un ami.
Je devrais me rappeler notre dernière rencontre.
- Au fait,
Astrid...
Merci pour ton aide.
- Hmm hmm.
Je vous en prie.
- Vraiment, quelle plaie !
- Vraiment, quelle plaie !
Etre obligé de déménager pendant les travaux du gymnase.
Je suis désolé pour le groupe.
Vous qui avez tant besoin de repères.
Vous qui avez tant besoin de repères.
- Hmm.
William. - Hmm ?
- Notre repère,
c'est vous.
c'est vous.
J'ai trouvé ces pions au fond du carton.
- Oui ?
- Je ne sais pas
à quel jeu ils correspondent.
- Je vais trouver. - Merci.
- T'as trouvé facilement ? - Franchement ? En deux clics.
- T'as trouvé facilement ? - Franchement ? En deux clics.
- On a une adresse : Sébastien et Camille Sicard.
Ce deepfake provient forcément de cette adresse ?
Ce deepfake provient forcément de cette adresse ?
- Oui. Il n'y a pas de pare-feu, pas de VPN.
C'est de là qu'il a été envoyé. - Ca me paraît trop simple.
C'est de là qu'il a été envoyé. - Ca me paraît trop simple.
- J'ai rempli ma part du contrat. A vous de remplir la vôtre.
- J'ai rempli ma part du contrat. A vous de remplir la vôtre.
Pas d'arme, bien sûr. Mais je vous préviens.
Si vous touchez un seul de ses cheveux,
Si vous touchez un seul de ses cheveux,
je vous tue.
On sonne.
Bonjour. - Bonjour. Mme Sicard ?
- Oui.
- Brigade criminelle.
On peut entrer ? - Bien sûr.
- Bonjour.
- On voudrait parler à votre mari. - Il est arrivé quelque chose ?
- On voudrait juste lui parler. - Il ne va pas tarder.
- On voudrait juste lui parler. - Il ne va pas tarder.
Je peux l'appeler. - Non.
On va l'attendre.
- Nous allons l'attendre.
Hmm.
- Vous voulez boire quelque chose ?
- Non, merci.
- Votre enfant
a quel âge ? - Six ans.
- Commandant !
Nous faisons face à une situation...
Nous faisons face à une situation...
- N'y pensez même pas.
- ... imprévue.
- Normalement, je tue sur contrat.
Mais je peux faire
Mais je peux faire
une exception.
- Hmm hmm.
- Posez votre arme.
- Posez votre arme.
Ultrason.
... - Go, go, go !
La police enfonce la porte.
La police enfonce la porte.
- On ne bouge plus !
...
...
...
...
- 55 homicides.
Fin de la carrière du plus grand tueur à gages de ce pays.
Fin de la carrière du plus grand tueur à gages de ce pays.
- Ah... Pas toucher.
- Pardon.
- On n'avait pas pensé à une femme.
- On n'avait pas pensé à une femme.
- Il n'y a pas que les directeurs informatiques
qui sont sexistes.
- Il faut l'appeler "la Reptile" ? - Non.
- Il faut l'appeler "la Reptile" ? - Non.
"Reptile" est un nom masculin qui n'a pas de forme féminine.
- Comme tout le monde pensait
que c'était un homme, elle nous a échappé.
que c'était un homme, elle nous a échappé.
- Maintenant il nous faut le commanditaire.
- Et le mari ?
- A mon avis,
- A mon avis,
*il ne savait rien. Elle a créé deux mondes étanches.
*-OK. On y va ? *-Les bonbons.
*Il faut les remettre dans la boîte.
*Il faut les remettre dans la boîte.
- Tous ces flics et ces mafieux qui n'avaient pas imaginé
que j'étais une femme,
ça fait réfléchir. - Comme on se rapprochait de vous,
ça fait réfléchir. - Comme on se rapprochait de vous,
vous avez essayé de m'intimider. - Pardon ? Non.
- Ce n'est pas vous qui m'avez
- Ce n'est pas vous qui m'avez
tiré dessus hier soir ? - Si c'était moi,
je ne vous aurais pas loupée. - Voilà.
je ne vous aurais pas loupée. - Voilà.
Ce n'était pas son mode opératoire.
- Votre commanditaire, alors.
- Votre commanditaire, alors.
Son nom ? - Je le connais pas.
- Vous ne savez pas pour qui
vous bossez ? - Pas là.
- Bien. Donc... Hum.
Vous arrêtez votre activité pendant six ans.
Puis vous la reprenez pour tuer Alice Alliot.
Pourquoi ?
- Six ans.
C'est l'âge de votre enfant.
C'est l'âge de votre enfant.
- Il a enlevé votre fils.
C'est pour ça que vous avez accepté
ce contrat. - Quand vous êtes arrivées,
j'allais le chercher.
S'il lui arrive quoi que ce soit, vous me le paierez.
S'il lui arrive quoi que ce soit, vous me le paierez.
- N'inversez pas les rôles.
Votre fils a été enlevé parce que votre job, c'est de tuer.
- Il l'a tirée de sa retraite
en enlevant son fils ? - Oui.
Il était très bien renseigné sur elle
et connaissait même
l'existence de son enfant.
l'existence de son enfant.
- Elle n'a aucune idée de son identité ?
- Voilà. - Sinon, elle nous le livrerait
pour récupérer
son fils.
- Et... Pas toucher.
Merci. Elle sait
pourquoi il ou elle en avait après A. Alliot ?
pourquoi il ou elle en avait après A. Alliot ?
- Pas du tout. Elle n'a fait qu'exécuter un contrat.
- Rien d'autre ?
- Si. On vous a gardé
- Si. On vous a gardé
le meilleur pour la fin.
Elle nous a livré une info cruciale.
- Je me suis demandé ce qu'on lui reprochait.
Mais il y a un truc qui m'a interpellée.
Mais il y a un truc qui m'a interpellée.
- De quoi s'agit-il ?
- Elle faisait du jogging et vivait près du bois de Vincennes.
L'endroit idéal pour courir. - Hmm.
- Sauf qu'elle allait courir à la campagne.
- Comme
de nombreuses personnes. L'air est plus pur.
de nombreuses personnes. L'air est plus pur.
- Pas à 30 km de chez elle.
- Si.
- Son téléphone n'a jamais borné aussi loin.
- Son téléphone n'a jamais borné aussi loin.
- Hmm. Elle ne le prenait pas pour courir.
- Et à part courir, qu'est-ce qu'elle faisait ?
- Elle s'arrêtait devant une maison isolée
et regardait la femme qui y vivait.
Et croyez-moi, je sais de quoi je parle :
Et croyez-moi, je sais de quoi je parle :
Alice Alliot observait cette femme.
...
...
...
...
Elle sonne.
...
...
...
...
...
- Bonjour.
Bonjour. - Bonjour.
Bonjour. - Bonjour.
- Brigade criminelle.
- Je peux vous aider ? - Votre nom ?
- Emily Bradway.
- Américaine ? - Oui.
J'ai mon passeport avec moi et je suis en règle.
J'ai mon passeport avec moi et je suis en règle.
J'ai mon visa. - On n'est pas l'immigration.
Vous habitez ici
depuis quand ? - Quelques mois.
depuis quand ? - Quelques mois.
J'écris
un roman. Ici, personne ne me dérange.
- Vous la connaissez ?
- Vous la connaissez ?
- Non.
Désolée.
- Vous allez rester ici longtemps ?
- Le temps de finir mon roman.
- Le temps de finir mon roman.
Ca peut prendre encore plusieurs mois.
- Restez à la disposition
de la police. - Bien sûr.
Si je peux aider la police française...
- Merci. Bonne journée. - Bonne journée.
- Merci. Bonne journée. - Bonne journée.
Au revoir. - Au revoir.
- Encore une femme a priori lambda,
- Encore une femme a priori lambda,
une Américaine à Paris
qui écrit un roman. Voilà.
Bon. Et toi, qu'est-ce que tu as ?
- On va faire une battue. Peut-être qu'Alice Alliot
n'avait rien à voir avec cette jeune femme.
n'avait rien à voir avec cette jeune femme.
- Pourtant la Reptile nous a dit qu'elle s'arrêtait pour l'observer.
- Norah se renseigne sur Emily Bradway.
- Norah se renseigne sur Emily Bradway.
- Il faudrait comprendre
pourquoi Alice Alliot traînait du côté de chez l'Américaine.
pourquoi Alice Alliot traînait du côté de chez l'Américaine.
Nico... - Quoi ?
- Je dois te parler.
- Pas le temps. - Si.
- Je t'écoute.
- Je t'écoute.
- Ah !
- Ton père.
- Capitaine. - Papa ?
- Bonjour. - Qu'y a-t-il ?
- D'après le Quai d'Orsay, il n'y avait
- D'après le Quai d'Orsay, il n'y avait
aucun programme de protection de témoin.
Et Alice Alliot est née dans le Wisconsin,
pas au Canada, et s'appelait Ashley Omaha.
pas au Canada, et s'appelait Ashley Omaha.
- Elle a fait une école militaire à Washington.
- Elle ne traînait pas autour de cette Américaine sans raison.
- Elle ne traînait pas autour de cette Américaine sans raison.
J'appelle l'équipe sur place pour interpeller Emily Bradway.
Fracas.
- Police !
- Police !
- Commandant.
- Alors ? *-La maison est vide.
- Mon titre
de séjour...
Il n'est pas renouvelé.
- C'est logique.
- C'est logique.
Votre bourse a été révoquée.
Or elle constituait l'une des exigences
de votre visa, conformément au code du séjour
et de l'entrée des étrangers. - Oui, c'est ça. Mais...
et de l'entrée des étrangers. - Oui, c'est ça. Mais...
cela signifie que... je vais devoir repartir à Tokyo.
Nous allons être séparés.
Tu comprends ? - Oui.
Entre Paris et Tokyo, il y a 9 713 kilomètres exactement.
- Oui, exactement.
Cela signifie que...
nous ne pourrons plus nous voir, Astrid.
- C'est trop difficile. - Pour moi aussi.
- C'est trop difficile. - Pour moi aussi.
Comment être séparé de toi ?
- Ca ne devrait pas être si difficile.
- Ca ne devrait pas être si difficile.
Je maîtrisais parfaitement ce puzzle.
Il s'agit d'un simple puzzle algorithmique.
...
...
...
- Bonsoir.
- Ca va ? - Ca va.
Et vous ?
Il toque.
- On est passés à côté.
- Tu ne pouvais pas savoir.
- Tu ne pouvais pas savoir.
- Nico...
- Je t'ai vue sortir du labo.
Tu es malade ?
- Tu fais exprès ou quoi ?
Nico.
- Putain, c'est l'autre truc ?
- Oui. C'est l'autre truc.
Mais attends, il n'y a rien de sûr.
La réponse est là, en tout cas.
- Tu l'ouvres ? - Depuis ce matin, j'y arrive pas.
- Tu l'ouvres ? - Depuis ce matin, j'y arrive pas.
Tu peux peut-être l'ouvrir ?
- Moi ? - Oui, toi.
Vas-y, ouvre-la.
Vas-y, ouvre-la.
- Bah, OK. Je l'ouvre.
- Alors ? C'est pas compliqué !
- Alors ? C'est pas compliqué !
- Ils peuvent pas écrire "enceinte" ou "pas enceinte" ?
- Je suis enceinte.
- Ca va trop vite. - Oui. On n'est pas du tout prêts.
On n'a pas encore trouvé nos marques. C'est fou.
- Je ne sais pas si je suis capable d'assumer ça.
- Les nuits sans sommeil, les bibs à 3h du mat',
- Les nuits sans sommeil, les bibs à 3h du mat',
les couches pleines, les montées de lait...
- Eduquer un enfant, lui fournir les armes...
Déjà, moi je les ai pas ! - Attends, attends.
On n'est pas obligés de le garder. - Attends ! On peut réfléchir.
On n'est pas obligés de le garder. - Attends ! On peut réfléchir.
- C'est oui ? Non ? - J'en sais rien, Raph !
- Il faut savoir. Voilà. - Peut-être que...
- "Peut-être" ? - Je t'aime. Ca, c'est sûr.
- "Peut-être" ? - Je t'aime. Ca, c'est sûr.
Je t'aime. Mais là, on ne serait pas deux.
On serait trois, quoi. Oh putain...
On serait trois, quoi. Oh putain...
...
...
...
...
...
- Ca y est.
J'ai fait ma prise de sang. - Hmm hmm.
Vous avez osé. - Oui.
Vous avez osé. - Oui.
Je suis enceinte.
- Ah.
Donc c'est certain ? - Voilà, c'est certain.
Donc c'est certain ? - Voilà, c'est certain.
- Je dois vous confier quelque chose.
- Oui ? - Je ne parviens plus à résoudre
- Oui ? - Je ne parviens plus à résoudre
les tours de Hanoï, un puzzle mécanique extrêmement classique.
- Ce n'est pas grave. - Si.
Car je le maîtrisais parfaitement.
Car je le maîtrisais parfaitement.
Je le résolvais en moins de 57s. Et maintenant, je n'y arrive plus.
Ma concentration
et mes processus cognitifs sont altérés par une anxiété inédite.
et mes processus cognitifs sont altérés par une anxiété inédite.
Et je pense que cette anxiété est liée à l'arrivée de ce 2e enfant.
Raphaëlle soupire. - Je suis désolée, Astrid.
J'ai été prise par mon angoisse, sans voir la vôtre.
J'ai été prise par mon angoisse, sans voir la vôtre.
- Raphaëlle.
La naissance de cet enfant va bouleverser votre quotidien,
ce qui par extension pourrait engendrer
une instabilité de nos habitudes aboutissant immanquablement
à une altération de nos rituels,
à une altération de nos rituels,
et ce faisant, à la mise en péril
de notre amitié. - Non.
- Si. - Non.
- Si. - Non.
Je vous promets que rien, absolument rien,
ne pourra abîmer notre amitié. Même pas un bébé.
Je serai toujours votre dé à coudre.
Quoi qu'il arrive. Et puis... - Bonjour. Vous auriez du feu ?
- Je ne fume plus depuis peu. Moteur.
- Je ne fume plus depuis peu. Moteur.
Crissement de pneus.
- Montez. - Pardon ?
- Lieutenant Nielsen,
commandant Coste, ne m'obligez pas
commandant Coste, ne m'obligez pas
à vous forcer la main. Montez.
- Je ne monte pas avec des inconnus. - Astrid.
- Je ne monte pas avec des inconnus. - Astrid.
On va monter.
- Hmm hmm. - On n'a pas le choix.
Et je n'ai pas mon arme. Donc on va...
- Après vous.
- Après vous.
- On va gentiment monter dans ce véhicule.
Tout va bien se passer. Astrid, venez avec moi.
- Montez.
- Hmm hmm. Pas toucher.
france. tv access
france. tv access
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