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Franck Péry est amoureux de Béatrice Fourcault. Mais la jeune fille lui ôte
toute espérance en lui avouant qu 'elle était prise de son instructeur d
'équitation, Walter Picard.
Au terme d 'un court voyage en Bretagne, les deux jeunes gens regagnent le
centre -équestre des Brouillères, propriété de Béatrice et de sa sœur
Oui, oui, moi aussi, je suis content de te voir, oui.
On va aller faire un tour tous les deux.
Tu l 'as fait travailler ? Monsieur Walter s 'en est chargé.
Je t 'avais pourtant demandé de le monter toi -même.
Eh bien, expliquez -vous avec lui.
Ah, Franck ! Je me suis permis de monter Cyrus en votre absence.
C 'est ce qu 'on m 'a dit.
C 'est qu 'il a des qualités de sauteur, hein ?
Si vous voulez me le prêter, je courrai avec lui le cross du 25.
C 'est intéressant, il y a un prix de 400 000 francs.
Et si je gagne, je vous l 'abandonne.
Je ne comprends pas, vous ne voulez pas retourner en Amérique ? Vous auriez d
'un coup le prix du billet.
Il faut vous répondre tout de suite.
Non, non, vous avez 48 heures.
Très bien, nous en reparlerons dans 48 heures.
OK.
Alors, vous avez fini par trouver la panne ? Oui, c 'était une simple
'allumage.
Mais c 'est vrai, ça c 'est énervant à la fin.
Je ne peux pas faire un pas, un geste, sans que tu sois là derrière moi à jouer
les anges gardiens.
Et puis zut !
Je
m 'assais quand elle est en colère.
En attendant, la journée est gâchée.
Maintenant, restez ici.
T 'as l 'habitude des pouliches nerveuses.
Dans cinq minutes, je vous la ramène.
C 'est en Bretagne qu 'elle s 'est fait ça.
Oui.
Justement, je voulais vous en parler.
Il s 'est passé quelque chose de très bizarre.
Nous étions sur un rocher, très haut, au -dessus de la mer.
Et d 'un seul coup, sans prévenir, Béa s 'est levée et s 'est jetée dans le
vide.
Vous vous étiez disputés ? Non, au contraire.
Je crois même que nous étions en train de flirter.
Un coup de tête, alors.
Je la reconnais bien, là.
Quand elle était petite, combien de fois n 'ai -je pas tremblé pour elle ? Un
jour, je l 'ai surprise en train de jouer au samouraï.
Au samouraï ? Oui.
Ça consiste à se jeter à bicyclette sur un autre vélo qui fonce vers vous à
toute vitesse.
Plus on lui défendait quelque chose et plus elle avait envie de le faire.
Mais vous n 'avez pas essayé de la raisonner ? Impossible.
Un moment, j 'avais pensé que vous, vous pourriez m 'aider.
Je suis désolé, ça n 'a pas marché.
Il n 'est peut -être pas trop tard.
Vous savez, il n 'y a rien de plus difficile que de faire changer d 'idée
fille entêtée.
Ce n 'est pas une raison pour lâcher.
Vous avez le même âge tous les deux.
Vous seul pouvez lui parler, l 'influencer.
Rassurez -vous, je ne lâche pas.
D 'ailleurs, je vais vous dire quelque chose qui ne va peut -être pas vous
plaisir.
Je pense que je l 'aime.
Ça, ce sont les préparatifs.
Qu 'est -ce qu 'il y a dans le sac ? Dans le sac, des crottes de renards.
C 'est pour faire la piste.
Vous ne vous ménagez pas votre traceur.
Ah ah, non, c 'est de son rôle.
Ah oui, qu 'on suit comme ça la chasse et l 'histoire.
Eh oui, c 'est la méthode anglaise.
Facile départ.
C 'est un style.
Et cette boîte, qu 'est -ce que c 'est ? C 'est le renard. Il est dedans.
On le lâche à la fin.
Pourquoi ? Le leurre ne suffit pas ? Non, il ne faut pas tromper les chiens
jusqu 'au bout.
Ils marchent une fois, mais la fois suivante, ils ne marchent pas, ils ne
pas idiots.
Cette meute est magnifique.
Et là, qu 'est -ce qui se passe ? En quelque part, on a des difficultés.
Forcément, les renards qu 'on utilise sont des renards d 'élevage.
Celui -ci, par exemple, il n 'y a pas moyen de le faire démarrer. Il s
à rester dans les jambes des chevaux.
Assez ! Comment osez -vous montrer un film pareil, cet
ignoble ? Le bonheur d 'un meilleur ami de la nature.
Et des bêtes. Bien sûr. Comme on peut le constater.
En tout cas, il ne faut pas gronder, Walter.
C 'est moi qui ai insisté pour qu 'il nous montre son film.
Inutile de me défendre, mon cher maître, je peux très bien le faire moi -même.
Je crois avoir autant de sensibilité qu 'un autre, mais je me refuse à la
confondre avec la sottise.
Qu 'appelez -vous sottise ?
La satise, ma chère Christine, c 'est d 'avoir pitié d 'un renard.
Un renard apprivoisé.
Mais simple déguisement et déguisement, maître Goupil en a 50.
Relisez la fontaine.
Sous sa défroque de bons toutous, c 'est toujours le croqueur de poules que nous
connaissons, votre renard. Et de poules bien vivantes.
Ne vous attendez pas à ce que je perce un pleur sur cette horrible bête. Je ne
vous reproche pas de tuer des renards.
C 'est encore heureux. Ce que je vous reproche, c 'est d 'y prendre plaisir.
Je prends plaisir à sa poursuite, pas à sa mort.
Mais vous la regardez ?
J 'espère bien garder la mienne comme j 'ai regardé celle des autres. Ceci dit,
ma chère Christine, si mon caractère vous déplaît, je suis prêt à vous offrir
démission.
Car des éclats comme celui que vous permettez ce soir, je ne suis pas
en supporter beaucoup.
Mes amis, mes amis, je ne pourrais pas être la cause d 'un conflit entre vous.
Comme d 'habitude, Walter mélange tous les plans.
Justement.
Votre père tenait beaucoup à ce que Walter s 'occupe du domaine.
Si je vous en prie, ne me rendez pas responsable de son départ, j 'en serais
navré.
Surtout maintenant que vous allez vous agrandir.
Pour cela, rien n 'est fait.
Comment ? Vous ne voulez plus acheter des fanzines ? Au prix que le père
en demande.
Bon, alors on renonce à faire les cours de tennis et on renonce à faire le
terrain de polo.
Le ministère a pourtant expliqué que les tennis s 'amenaient du monde.
Ce serait très bien pour le club hippique. Mais notre club marche très
cela. La mesquine est féminine. On ne peut vraiment rien faire avec les
Mais moi aussi j 'ai mon mot à dire. Béat, tais -toi. Et pourquoi ? Mais c
incroyable ton despotisme.
Mais cette propriété est à moi aussi bien qu 'à toi. Mais tu n 'as aucune
des questions financières.
C 'est certainement avec les comités d 'entreprise et les usines qu 'on
assassine nos finances.
L 'équitation populaire, l 'équitation pour tous.
Voilà la grande idée de Christine.
Quelle absurdité ! Voyons, mes amis, mes amis.
Il y a de l 'eau dans le gaz.
Tant qu 'ils ne se marieront pas, ces deux -là.
Oui, ça ira mal. Ils s 'accrochent sur tout.
À ton avis, quel est celui des deux qui hésite ? À lui.
Son jeu est clair.
Bientôt, j 'en ai peur, on ne pourra plus mettre les pieds dans cette maison.
Pour moi aussi, là, je suis avec les westerns.
Les prairies, les cactus, les broncos sauvages.
Et good night.
Elle me
donnait
un peu de sa lumière.
Sous -titrage Société Radio
-Canada
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