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Autrefois...
la forĂȘt couvrait le pays...
oĂč, depuis la nuit des temps...
habitaient les esprits des dieux.
Les hommes et les bĂȘtes vivaient en harmonie.
Mais au fil des siĂšcles...
les grandes forĂȘts ont presque toutes Ă©tĂ© dĂ©truites.
Les derniĂšres Ă©taient gardĂ©es par de gigantesques bĂȘtes...
vassales du grand esprit de la forĂȘt...
car c'était l'ùge des dieux...
et des démons.
PRINCESSE MONONOKE
Yakul ! Viens.
- Les filles ! - Ashitaka !
Il se passe quelque chose d'étrange. Vous devez faire vite.
La chamane veut que tout le monde rentre tout de suite au village.
- Nous arrivons de chez Ji-san. - A-t-il vu quelque chose ?
Dans la forĂȘt. Il se passe quelque chose.
- Les oiseaux ont fui. - Et les animaux aussi.
Je vais Ă la tour de guet et je demanderai Ă Ji-san.
- DĂ©pĂȘchez-vous de rentrer. - D'accord. Sois prudent !
Il y a quelque chose lĂ .
Ji-san, l'as-tu vu aussi ?
Oui. Ce n'est pas humain.
La chamane rappelle tout le monde au village.
LĂ . Regarde.
- C'est une sorte de démon ! - Un démon ?
Fuis, Yakul ! Fuis !
Il va vers le village. Je dois l'arrĂȘter.
Prince Ashitaka, attends !
Sois prudent ! Cette bĂȘte est maudite ! Ne la laisse pas te toucher !
Par ici, Yakul !
Calme ta fureur, puissant seigneur !
Qui que tu sois, dieu ou démon...
laisse-nous en paix !
- Le monstre ! - Viens !
Va-t'en ! Je t'en prie, laisse notre village tranquille !
ArrĂȘte, je t'en prie ! ArrĂȘte !
RelĂšve-toi !
Kaya !
- Courez ! - Venez ! Vite !
- Il l'a tué ! - Ashitaka !
- Allez chercher la chamane ! - N'éteignez pas encore le feu.
- Aidez-le. - Ăa va ?
Kaya, ne touche pas.
- Cette plaie est maléfique. - Le prince est blessé.
- OĂč est la chamane ? - Elle arrive !
Ăloignez-vous de lui. ArriĂšre, tout le monde.
- Qu'allons-nous faire ? - Verse ceci lentement sur sa plaie.
Ă dieu sans nom de rage et de haine...
je m'incline devant toi.
Nous t'élÚverons un tertre et t'y ensevelirons...
sur le lieu oĂč tu es tombĂ©.
Repose en paix et ne nous tiens pas rancune.
Répugnantes petites créatures...
bientĂŽt vous ressentirez tous ma haine...
et souffrirez comme j'ai souffert.
J'ai peur que ce soit terrible.
Les pierres me disent que le dieu sanglier vient de l'Occident.
Il a en lui une sorte de poison qui le rend fou...
une haine vĂ©nĂ©neuse qui a consumĂ© son cĆur et sa chair...
et l'a transformé en un monstre démoniaque.
Prince Ashitaka ?
Oui.
Montre-leur ton bras droit.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Mon prince, es-tu prĂȘt...
Ă ĂȘtre informĂ© du destin que les pierres te prĂ©disent ?
Oui. J'y Ă©tais prĂȘt du moment que j'ai dĂ©cochĂ© ma flĂšche.
L'infection envahira tout ton corps...
tes os comme ta chair.
Elle te causera de grandes douleurs, puis t'emportera.
N'y a-t-il pas moyen de l'arrĂȘter ?
Le prince a subi cette blessure pour nous sauver la vie.
Resterons-nous assis Ă le regarder mourir ?
Tu ne peux pas changer ton destin, mon prince.
Mais tu peux y faire face si tu veux.
Regarde ceci.
Cette boule de fer a été trouvée dans le corps du sanglier.
C'est ce qui lui faisait si mal.
Elle lui a brisé les os et a labouré ses tripes.
C'est ce qui l'a transformé en démon.
Il se passe des choses funestes en Occident, prince Ashitaka.
Ton destin te commande d'aller voir sans haine ce qui s'y passe.
Tu trouveras peut-ĂȘtre une façon de te libĂ©rer de ton sort.
- Tu comprends ? - Oui.
Nous sommes les derniers des Emishis.
Il y a 500 ans que l'empereur a détruit notre tribu...
et chassé ce qui restait de notre peuple vers l'Orient.
Quelques-uns ont réussi à survivre ici pendant toutes ces années...
mais le sang de notre tribu s'est éclairci et affaibli...
avec chaque génération.
Notre dernier prince doit maintenant couper ses cheveux...
et nous quitter pour ne plus revenir ?
Des fois je pense que les dieux se moquent de nous.
Nos lois nous interdisent de te voir partir, Ashitaka.
Quoi qu'il arrive maintenant...
tu es mort Ă jamais pour nous.
Adieu !
Kaya, que fais-tu ici ? Tu sais que c'est interdit.
Tu crois que je m'en soucie ? Je suis venue te donner ceci...
pour que tu n'oublies pas ta petite sĆur.
Ta dague de cristal. Je ne peux pas l'accepter.
Je t'en prie, garde-la pour te protéger.
Tu dois la prendre.
Je veux que tu l'aies pour que tu ne m'oublies pas.
Kaya, tu sais que je ne pourrais jamais t'oublier.
Une bataille ?
Non, un massacre.
OĂč allez-vous ? Revenez, bande de lĂąches !
Ils ne sont pas armés ! Avancez !
Regardez ! LĂ -haut, sur la colline !
C'est un guerrier !
Bien ! Sa tĂȘte est Ă moi !
Toi ! ArrĂȘte !
ArrĂȘte !
- Mon bras ! Que m'arrive-t-il ? - ArrĂȘtez-le !
Vite ! ArrĂȘtez-le avant qu'il s'Ă©chappe !
Laissez-moi passer ! Je vous préviens !
Un démon.
La plaie s'agrandit.
- Regardez lĂ -bas. - Qui est-ce ?
- Je ne l'ai jamais vu. - Tu vends de la soupe ou de la pisse ?
Maman, regarde !
Le voilĂ .
Ăa suffit ?
A quel jeu joues-tu ? C'est pas de l'argent.
Rends-moi mon riz, voleur.
Excuse-moi, fais voir ?
Allez.
Mon Dieu !
C'est une pépite d'or, idiote.
Si c'est de l'argent que tu veux, je paye le riz et je garde la pépite.
Qu'en dis-tu ?
Bonnes gens...
y a-t-il un cambiste qui peut nous dire ce que ça vaut ?
D'accord.
Je ne suis qu'un moine, mais je dirais au moins trois sacs de riz.
Tu as raison, peut-ĂȘtre plus.
- OĂč vas-tu ? - OĂč vas-tu ? Rends-moi mon or !
Qu'est-ce qui te presse ? Ne pars pas tout de suite.
Nous venons de faire connaissance.
Nous avons ton riz et tout est bien.
Tu es un homme de peu de mots. Je comprends.
Ne me remercie mĂȘme pas. Je t'en prie.
C'est moi qui devrais te remercier en fait.
J'étais dans la bataille. J'ai vu ce que tu as fait à ces samouraïs.
Tu te bats comme un dĂ©mon. OĂč as-tu appris Ă te battre ainsi ?
Tu as vu que nous sommes suivis.
C'est le prix à payer pour avoir brandi cette pépite d'or.
Ils attendront qu'on dorme et nous couperont la gorge.
Que dis-tu de leur montrer comme on peut courir ?
Le monstre démon était donc un sanglier géant.
J'ai suivi sa trace vers l'ouest au-delĂ des montagnes...
oĂč les samouraĂŻs s'en prenaient Ă ces villageois, mais aprĂšs...
Tu l'as perdue. C'est la vie. Tu vois cet endroit ?
Quand j'y suis venu la derniÚre fois, c'était un joli petit village.
Il a dĂ» y avoir un glissement de terrain...
une inondation ou un incendie.
Ce qui est sûr, c'est que tout le monde est mort.
Maintenant, il y a des fantĂŽmes en colĂšre tout autour de nous...
morts de la guerre, de la maladie, de la faim...
et personne ne s'en préoccupe.
On t'a jeté un sort, dis-tu ? Et aprÚs ? Tout le monde est maudit.
J'ai eu tort de me battre lĂ -bas. Deux hommes sont morts Ă cause de moi.
Des voyous de samouraĂŻs ! On en gagne et on en perd.
Tiens, donne-moi ton bol.
Tout le monde meurt, mon garçon. TÎt ou tard.
La fille de bordel comme l'empereur.
J'ai entendu dire que l'empereur a promis...
une montagne d'or Ă quiconque le rendrait immortel.
Joli bol. Je n'en ai vu qu'un autre semblable.
As-tu entendu parler des Emishis ? Ils montent des élans rouges, dit-on.
Ils utilisent aussi des pointes de flĂšches en pierre, comme toi.
Bien sûr, ils ont été décimés il y a 500 ans.
Ne t'en fais pas ! Je ne dirai Ă personne d'oĂč tu viens.
De toute façon, j'ai mieux à faire.
As-tu jamais vu rien de tel ?
Jamais.
Ăa vient du sanglier gĂ©ant. C'Ă©tait dans son corps.
Je suis sûr que c'est cette boule de fer qui l'a tué.
Il y a un endroit en haute montagne loin Ă l'ouest d'ici.
C'est lĂ oĂč habite l'esprit de la forĂȘt.
C'est un lieu trĂšs dangereux pour les humains.
- Y entrer, c'est la mort assurĂ©e. - L'esprit de la forĂȘt ?
On me dit que les bĂȘtes qui sont lĂ sont toutes gĂ©antes...
comme elles l'étaient dans la nuit des temps.
Je t'y verrai, mon ami.
Allez ! Avancez !
Hue ! Avancez !
- Allez ! - Attention Ă la charge !
Pousse-le !
Plus vite nous engrangerons ce riz, plus vite nous mangerons. En avant !
Ils viennent de ce cÎté... des loups !
Ne laissez pas les bĆufs s'Ă©nerver ! Restez calmes ! Prenez vos positions !
Gardez la poudre sĂšche.
Attendez qu'ils soient à portée de tir.
PrĂȘts !
- Feu ! - Feu !
Rechargez. Feu !
Feu !
C'est tout ? Ils n'étaient pas si gros.
Ce ne sont que des louveteaux. Attends de voir leur mĂšre.
OĂč sont-ils ?
C'est Moro !
Viens !
Nous l'avons tuée !
Tu oublies que c'est une déesse. Il en faudra plus que ça.
- Elle a sûrement fait des dégùts. - Partons !
Et les hommes qu'elle a poussés dans le précipice ?
Ils sont morts. Ramenons les vivants au village.
Il respire encore.
Tiens bon !
Je m'appelle Ashitaka !
Je viens des terres lointaines de l'est !
Ătes-vous d'anciens dieux ?
Suis-je enfin au royaume de l'esprit de la forĂȘt ?
Va-t'en !
Au secours !
Un kodama. Je n'ai jamais cru que j'en verrais un ici.
Doucement. Tu ne veux pas aggraver tes blessures.
C'est l'esprit d'un arbre. Il apporte la chance.
- C'est signe que la forĂȘt est saine. - Ils conduiront leur maĂźtre Ă nous.
Ces gros loups que je viens de voir ?
Non, un vrai monstre, un cerf énorme...
sauf qu'il a parfois un visage humain, dit-on, et la nuit...
OĂč est-il passĂ© ?
Regarde ! Des renforts ! Nous sommes fichus !
- Oh, non ! - Si Yakul n'a pas peur...
nous n'avons pas de quoi nous inquiéter.
Aurais-tu l'amabilitĂ© de nous laisser traverser la forĂȘt, petit ?
Je crois vraiment que nous devrions faire demi-tour.
Ai-je dit qu'aucun humain n'est jamais sorti vivant de ces bois ?
Il y a une jolie piste de l'autre cÎté de la riviÚre.
Le courant est trop fort et ton ami est gravement blessé.
Si on ne le ramĂšne pas bientĂŽt, il ne s'en tirera pas.
Petit, tu nous indiques le chemin ou tu cherches à nous égarer ?
Je suis pas mal sûr qu'ils nous entraßnent sur une fausse piste.
Mon Dieu ! Ils sont des milliers.
Regarde. Ce doit ĂȘtre leur mĂšre.
Un vieil arbre magnifique.
Ce lieu est magique.
Les traces de ces loups et de la fille qui les accompagne.
Ce doit ĂȘtre ici qu'ils habitent.
Je pense que nous avons pris un mauvais tournant quelque part.
C'est un antre de dieux et de démons.
Je pense que nous sommes en sûreté. Reposons-nous un peu.
D'autres traces ?
Celui qui les a faites...
les a faites récemment.
Ăa va ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu étais blanc comme un drap.
- Je t'ai prévenu au sujet de ce lieu. - Tiens !
- As-tu vu quelque chose ? - Comme quoi ?
Laisse tomber.
Tiens bon encore un peu. Tu es presque rendu.
Je l'ai déçue.
C'est parti...
peu importe ce que c'était.
C'est étrange. Il semble soudain trÚs léger.
Mon bras ne fait plus mal.
Il est guéri ! Non, il est encore cassé.
Tu avais raison ! Nous sommes revenus, comme tu as dit.
- C'est une forteresse. - La ville de fer de dame Eboshi.
On fait du fer ici Ă partir du minerai dans le sable.
HĂ©, lĂ -bas ! Bonjour ! C'est moi !
- Regarde, lĂ -bas ! - Bonjour !
- Quelqu'un est sorti du bois. - Est-ce la fille-loup ?
Regardez, c'est moi !
Kohroku, le charretier !
C'est Kohroku ! Il est vivant !
Kohroku est vivant !
C'est vrai. Kohroku est encore vivant.
Allons voir.
Chut ! Taisez-vous !
J'essaie d'additionner ces comptes, taisez-vous !
Tu n'as pas entendu ? Kohroku est revenu des morts.
Quoi ?
Les voilĂ ! Le voici !
Viens. Doucement.
C'est ça.
C'est incroyable.
- OĂč sont les autres ? - Oui. Mon fils est-il avec toi ?
Nous sommes les seuls Ă ĂȘtre revenus.
Les gardes ne meurent jamais.
Ăcartez-vous !
Cet homme en costume bizarre, qui c'est, penses-tu ?
C'est évidemment un étranger.
Sois prudent avec lui.
Ăcoutez-moi, tout le monde ! Cet Ă©tranger nous a sauvĂ© la vie.
Il a porté le fusilier sur son dos jusqu'ici.
Vous lui devez reconnaissance.
HĂ©, attention au bras !
Ne bougez pas !
Je te suis reconnaissant de nous avoir ramené ces hommes...
mais ça ne sent pas bon.
Vous ĂȘtes revenus aussi vite que nous et Ă travers la forĂȘt interdite.
En plus, c'était avec deux hommes griÚvement blessés...
et tu veux me faire croire que toi...
- Tu es vivant ! - Toki, mon amour !
GĂ©nial ! Comment vas-tu mener les bĆufs estropiĂ© de la sorte ?
Ma petite fleur...
Tu m'as fait peur Ă mort !
Ne me traite pas de "petite fleur". Autant te faire dévorer par les loups !
Peut-ĂȘtre aurais-je pu trouver un vrai mari !
Pouvons-nous en parler plus tard ?
Toki, réserve tes gentillesses pour un autre moment.
Toi, Gonza, tu fais un joli capitaine de la garde...
toujours à plastronner et à faire la loi une fois le danger passé.
- Tu ne fais jamais rien ici. - C'est injuste et faux.
Merci, étranger.
Mon mari est idiot, mais je suis contente de le voir sauf.
Quel soulagement !
Je commençais à penser que j'avais fait une erreur en les ramenant.
Dis, pourquoi tu n'enlĂšves pas ton masque ?
Je parie que tu es mignon.
Gonza ?
AmÚne-moi l'étranger plus tard.
Je voudrais le remercier personnellement.
Kohroku.
Oui ?
Je suis contente de te revoir et je m'excuse.
Tu ne devrais pas lui dire de telles choses.
Si tu es trop gentille avec lui, il profitera de toi.
Pardonne-moi aussi, Toki.
Je suis responsable. Je n'aurais jamais dĂ» le permettre.
Ăa va. Milady, si tu n'avais pas Ă©tĂ© lĂ ...
les loups les auraient dévorés et il faudrait trouver d'autres maris.
Repose-toi, voyageur.
Je te verrai ce soir.
HolĂ !
Tu n'es pas mignon, tu es Ă croquer !
Tirez !
Ils ont dĂ» combattre les loups pour apporter ce riz.
Contente-toi de le distribuer !
- Est-il lĂ ? - Le voilĂ .
- OĂč est-il ? - LĂ -bas.
Toki avait raison. Il est splendide.
- Oui, pas mal. - Mais il est si jeune.
Ăa ne t'a jamais arrĂȘtĂ©e.
Silence lĂ -bas ! Nous avons perdu de bons hommes aujourd'hui.
Il y a plein de beaux hommes ici, ma chérie !
J'ai vu des bestiaux qui paraissaient mieux.
Ăcoute, Ă©tranger. Pourquoi ne viens-tu pas chez nous ?
Ne reste pas dans cette écurie dégueulasse.
Nous avons risqué notre vie...
pour vous apporter le riz que vous mangez, un peu de respect !
Et qui a fait le fer pour payer le riz ?
Nous pompons les soufflets tandis que vous dormez, fainéants !
Si vous permettez, mesdames, j'aimerais voir oĂč vous travaillez.
- Vraiment ? - Nous devrons nous maquiller ce soir.
Et nous laver les cheveux.
- Ne sois pas timide ! - N'oublie pas. Nous t'attendrons.
Vaut mieux ne pas faire attention Ă elles.
Dame Eboshi les gùte. C'est pourquoi elles sont comme ça.
On dit que les femmes heureuses font un village heureux.
Heureux ? Ah ! Le genre de femmes qui travaillent ici ?
Ces femmes sont une disgrĂące. Elles profanent le fer.
Dame Eboshi achĂšte les contrats...
de toutes les filles de bordel qu'elle peut trouver.
Milady a bon coeur, c'est tout.
- Et tu as du riz au menton, le vieux. - C'est vrai.
Tout est sens dessus dessous ici depuis son arrivée.
C'est vrai. Elle ne craint mĂȘme pas les dieux.
Tu aurais dû voir comme elle a traité Nago. N'est-ce pas ?
Qui est Nago ?
Le gigantesque dieu de la guerre. Il dominait autrefois la forĂȘt.
On ne pouvait mĂȘme pas approcher de la montagne quand il Ă©tait lĂ .
Rien d'autre Ă faire que de regarder des sangliers en colĂšre pour des mois.
Le fer dans le sable sous la ville avait été entiÚrement miné.
Nous avons tenté d'extraire le fer sous la montagne...
mais Nago ne voulait rien entendre.
Le problĂšme, c'est qu'avant d'extraire le fer...
il fallait dĂ©gager la forĂȘt et c'est ce qui a mis les sangliers en colĂšre.
Il ne souffre pas trop.
Un jour, dame Eboshi est venue avec ses guerriers et ses fusils.
Jeune homme, qu'y a-t-il ?
Ton bras te fait mal ?
Non. Je pensais au dieu sanglier.
Je me disais qu'il a dû mourir chargé de haine.
Pardonne-moi de te faire attendre, étranger.
C'est du bon fer.
Nous avions du retard pour l'expédition de demain.
Reposons-nous.
- Tu peux le dire aux autres. - Oui, madame.
On te croit espion de la fille-loup ou du seigneur Asano et de ses samouraĂŻs
Beaucoup de gens convoitent ce fer.
Pourquoi es-tu ici, si je peux me permettre ?
Je crois que vous reconnaĂźtrez ceci.
Ăa a brisĂ© les os d'un sanglier gĂ©ant...
ça a pourri sa chair et ça l'a transformé en monstre.
Pour l'avoir combattu, j'ai été affligé de cette marque au bras...
et j'en mourrai bientĂŽt.
D'oĂč viens-tu ?
Je n'ai jamais vu d'élan rouge auparavant.
J'arrive de trĂšs loin.
Je ne peux vous dire rien de plus.
Réponds à la question de milady ou je te coupe en deux !
Que comptes-tu faire ? Pourquoi es-tu ici ?
Pour voir sans haine.
"Voir sans haine" ?
Ăa explique tout. Viens. Je vais te faire voir mes secrets.
- Est-ce sage, milady ? - Gonza, remplace-moi.
C'est mon jardin. Aucun villageois n'ose venir ici.
Suis-moi si tu veux connaĂźtre mon secret.
Bonsoir.
Nous venons de le finir, milady.
Il est encore trop lourd.
Peut-ĂȘtre que si vous le teniez un peu plus fermement ?
Si nous les faisons plus légers, ils vont se désagréger.
Je vous fais confiance.
Ce n'est pas pour moi, mais pour les autres femmes.
J'ai bien hùte de voir ça.
C'est le dernier modÚle de fusil que j'ai commandé à ces gens.
Les fusils que nous avons apportés sont trop lourds.
Ils tueront les monstres de la forĂȘt et perceront l'armure la plus Ă©paisse.
Attention, jeune homme. Dame Eboshi veut dominer le monde.
Je suis désolée de vous faire travailler si fort.
- Je vous ferai porter du vin. - C'est gentil.
Vous volez la forĂȘt du sanglier, puis vous le transformez en dĂ©mon.
Maintenant vous fabriquez des armes encore plus mortelles.
Combien de haine et de souffrances nous faut-il, croyez-vous ?
Oui, c'est moi qui ai blessé le sanglier et votre mal me désole.
Vraiment.
C'est Ă moi que cette sale bĂȘte aurait dĂ» jeter un sort, pas Ă toi.
Est-ce que ta main droite veut me tuer maintenant ?
Si elle se libérait de son sort, je la laisserais vous tuer.
Mais mĂȘme cela n'arrĂȘterait pas la tuerie.
Non. Il lui faudrait nous tuer tous pour trouver la paix.
Milady, Osa veut dire quelque chose.
Pardonnez-moi, milady...
mais vous ne devez pas prendre la force du garçon à la légÚre.
Jeune homme, comme toi, je sais ce que sont la rage...
le chagrin et l'impuissance.
Mais ce n'est pas Ă dame Eboshi que tu dois le faire payer.
Elle est la seule Ă nous avoir...
considĂ©rĂ©s comme des ĂȘtres humains.
Nous sommes lépreux.
Le monde nous hait et nous craint...
mais elle nous a accueillis...
a lavé nos plaies et les a pansées.
Osa ?
La vie est souffrance.
C'est difficile. Le monde est maudit.
On trouve quand mĂȘme des raisons de continuer Ă vivre.
Je suis désolé. Ce que je dis est insensé.
Ils ne cessent de revenir.
Tous les soirs, ils sont lĂ Ă planter des arbres...
essayant de transformer de nouveau la montagne en forĂȘt.
Reste ici. Aide-moi Ă tuer l'esprit de la forĂȘt, Ashitaka.
Vous le feriez, tuer le coeur mĂȘme de la forĂȘt ?
Sans ce dieu ancien...
les animaux ne seraient de nouveau rien de plus que de sottes bĂȘtes.
Une fois la forĂȘt dĂ©gagĂ©e et les loups exterminĂ©s...
cet endroit désolé sera la terre la plus riche du monde...
et la princesse Mononoke deviendra humaine.
La princesse Mononoke ?
La princesse des esprits goules, des bĂȘtes et des anciens dieux.
Les loups ont ravi son Ăąme et elle ne vit plus que pour me tuer.
La lĂ©gende dit que le sang du grand esprit de la forĂȘt peut tout guĂ©rir.
Peut-ĂȘtre pourrait-il guĂ©rir mes pauvres lĂ©preux.
Il pourrait peut-ĂȘtre mĂȘme te libĂ©rer de ton malĂ©fice, Ashitaka.
Milady ?
Comment vous semble-t-il ? Mieux ?
Aussi doux que la soie. L'arme idéale pour dominer le monde.
Elle pĂšse encore trop pour les filles.
D'accord.
Nous sommes les femmes du minerai
- Eh bien ! Voyez qui est ici. - Je peux pomper les soufflets ?
Je suppose.
Excusez-moi. Puis-je essayer ?
Ăa va. Tu peux le laisser essayer.
Mais...
Quand tu seras fatigué, je te remplacerai.
Ăa ne devrait pas tarder.
Tu as intĂ©rĂȘt Ă bien fermer ton kimono, fille.
Je suis impressionnée, mais tu ne pourras jamais tenir ce rythme.
Dur labeur, n'est-ce pas ?
Tu parles, et nos quarts durent quatre jours.
La vie doit ĂȘtre dure ici.
Oui, je suppose. Ouais.
Mais ça vaut mieux que travailler au bordel en ville, n'est-ce pas ?
Ici on mange autant qu'on veut et les hommes ne nous embĂȘtent pas.
A moins qu'on le veuille.
Quoi ? Tu ne peux pas partir demain.
- Ne peux-tu rester plus longtemps ? - Tu peux rester et travailler ici.
Merci, mais il faut que je trouve quelqu'un dans la forĂȘt.
Elle est ici.
Les loups arrivent ! C'est la princesse louve !
ArrĂȘte !
Attends ! Je ne veux pas me battre contre toi. Je suis un ami.
Elle est ici.
Vite ! Elle veut attaquer dame Eboshi !
Barrez-lui la route !
Elle se dirige vers la forge !
Continuez Ă alimenter les feux !
Fusiliers, sur la palissade. Nous la tenons.
Une arme pour chaque homme ! Tout le monde défend la ville de fer !
Toki, elle est sur le toit.
Ne vous Ă©nervez pas. N'arrĂȘtez pas les soufflets.
Quoi qu'il arrive, il ne faut pas laisser les feux s'éteindre.
- Est-elle seule ? - Oui.
Elle ne peut s'échapper. Elle est piégée.
Vous savez qu'elle entend vous tuer cette fois.
Nous verrons bien. Venez.
Laissez passer milady !
Tu m'entends, princesse des bĂȘtes ?
Si c'est moi que tu veux, me voici.
Si tu cherches à venger les animaux que nous avons tués...
il y a ici deux femmes que je voudrais te présenter.
Elles veulent aussi venger leurs maris tués par tes loups.
Montre-toi, petite sorciĂšre ! Mon mari est mort Ă cause de toi !
La voilĂ !
Dégagez, tout le monde !
Fusiliers, préparez-vous à faire feu !
C'est un piĂšge. Non ! Attends !
Princesse des dieux loups, n'y va pas ! Retourne dans la forĂȘt !
Ăcoute-moi, je t'en prie ! Ne risque pas ta vie !
Dois-je l'arrĂȘter ?
Laisse-le. Laisse-le faire ce qu'il veut.
Elle est tombée ! Nous la tenons !
ArriĂšre !
Coupe la tĂȘte d'un loup et il peut quand mĂȘme mordre.
Quoi ?
- Visez l'endroit oĂč elle tombera. - D'accord.
Feu !
Non ! ArriĂšre !
Que diable était-ce ?
Réveille-toi !
- Ăcorchez-la ! - Tuez-la, milady ! Tuez-la !
- Ăa va ? Je peux vous aider ? - Ăa va.
Allez ! Fichez le camp !
Oui, monsieur !
TraĂźtre ! T'es un espion des loups, n'est-ce pas ?
N'approche pas !
- Halte ! - Hors de mon chemin !
Que crois-tu faire, petit ?
Pas un geste ! La vie de la fille m'appartient.
Je suis sûre qu'elle te fera une bonne femme.
Il y a un démon en vous. Il est en vous deux.
Regardez, tout le monde ! Voici ce dont a l'air la haine.
C'est ce qu'elle fait quand elle s'empare de vous.
Elle me dévore tout vif et bientÎt elle me tuera !
La peur et la colĂšre ne font que l'aiguiser.
Tu commences à me casser les pieds avec ton maléfice, Ashitaka.
Laisse-moi couper cette saloperie !
Dame Eboshi !
Venez m'en libérer.
Milady !
Vous en faites pas ! Elle n'est qu'assommée. Elle s'en remettra.
Moi, je pars avec la louve !
Oh, non ! Personne ne traite dame Eboshi comme ça !
Si tu fais un pas, je tire !
Kiyo, qu'est-ce que tu fais ?
Comment peut-il encore marcher ?
- Est-elle sauve ? - Oui, milady est sauve.
Donnez-moi mon fusil ! Fusiliers sur la place, et que ça saute !
Ils ne sortiront pas d'ici vivants !
Toki, viens ici.
Quoi ? Qu'est-il arrivé ?
Je ne peux vous laisser passer.
La porte est fermée. On ne peut pas l'ouvrir.
Fais demi-tour, je t'en prie.
Nous te sommes redevables de nous avoir ramené ces hommes.
- Nous ne te voulons pas de mal. - De grĂące !
Je suis entré par cette porte ce matin.
Je sortirai par la mĂȘme porte.
Ne sois pas bĂȘte ! Il faut dix hommes pour ouvrir la porte.
ArrĂȘte ! Tu vas te tuer.
Ăcartez-vous !
Les loups attaquent !
Ăa va ! Votre princesse est en sĂ»retĂ© avec moi !
Ne bougez pas, je vous l'emmĂšne ! Viens, Yakul.
Je vous remercie.
Bonne chance, étranger.
ArrĂȘtez !
LĂąchez-le ! Il est Ă moi !
Ses propres gens ont tiré sur lui.
Il meurt.
Pourquoi m'as-tu empĂȘchĂ©e de la tuer ? Dis-moi tandis que tu respires encore.
Je ne voulais pas qu'ils te tuent. C'est tout.
La mort ne m'effraie pas. Je ferais tout pour vous chasser de ma forĂȘt.
Je le savais du moment que je t'ai vue.
Et je n'ai pas peur de toi ! Tu mérites que je te tue !
Cette femme est mĂ©chante et personne ne m'empĂȘchera de la tuer.
Non. Vis.
Ăa suffit ! Je ne t'Ă©coute plus !
Tu es belle.
Qu'y a-t-il, San ? Tu veux que je lui arrache le visage ?
La tribu des singes.
D'accord ! Qu'est-ce que vous voulez ?
Singes, comment osez-vous manquer de respect au clan des loups ?
C'est notre forĂȘt.
L'humain... Donnez-le-nous.
Donnez-nous l'humain et partez.
Vous, partez avant que mes crocs vous trouvent.
Nous ne partirons pas.
Nous dévorerons l'humain.
Oui, laissez-nous dévorer la créature humaine.
Ătes-vous fous ? Qu'est-il arrivĂ© pour changer la tribu des singes ?
Depuis quand les singes mangent-ils de la chair humaine ?
Si nous mangeons l'humain, nous aurons sa force...
et nous chasserons les autres humains d'ici.
Donnez-nous la créature humaine.
ArrĂȘtez. Vous n'aurez pas la force des humains en les dĂ©vorant.
Vous serez transformés en autre chose...
autre chose pire qu'humain.
Nous plantons des arbres. Les humains les font tomber.
La forĂȘt ne revient pas.
Si nous tuons les humains, nous sauverons la forĂȘt.
Nous trouverons un moyen. L'esprit de la forĂȘt est avec nous.
Continuez de planter vos arbres et un jour nous les aurons.
L'esprit de la forĂȘt refuse de se battre. Nous mourrons tous.
La louve s'en fiche. Elle est humaine.
Suffit ! Je vais t'arracher la tĂȘte, bavard de singe.
ArrĂȘtez ! Attendez ! Revenez !
Laissez-les en paix !
Ne vous inquiĂ©tez pas d'eux. Ăa ira.
Continuez tous les deux. Je vais m'occuper de l'humain.
- Et l'élan ? - Oui.
On peut le manger ?
Non, vous ne pouvez pas. Rentrez !
Viens ici. N'aie pas peur ! Je suis une amie.
Je ne te ferai pas de mal. Je veux que tu m'aides Ă le porter.
Je t'en prie ?
Tu es sage. Tu sais qu'il ne faut pas venir sur l'Ăźle, n'est-ce pas ?
Je sens l'humain.
Tu peux aller oĂč tu veux. Tu es libre maintenant.
Enfin.
Le voici. Venez voir. Vite.
Vite, idiots. C'est le rĂŽdeur nocturne.
C'est Ă cause de lui qu'on se terre ici dans ces foutues peaux d'animal.
Mais on ne peut pas. C'est péché de le regarder.
Et vous prĂ©tendez ĂȘtre les plus grands chasseurs de l'ouest.
Ăcoutez ! Nous avons une lettre de l'empereur...
nous pardonnant de couper la tĂȘte du grand esprit de la forĂȘt.
La légende raconte qu'à la tombée de la nuit...
l'esprit de la forĂȘt devient rĂŽdeur nocturne...
et au lever du soleil, il redevient ce qu'il était.
Regardez ! Vous voyez ? Ăa arrive.
- Regardez, maĂźtre Jigo. - Qu'y a-t-il ?
LĂ -bas.
Regardez. Il doit y en avoir des centaines.
Ces sangliers ne sont pas de cette région.
Ils ont dĂ» marcher des mois pour venir jusqu'ici.
Celui-lĂ , c'est Okkoto !
C'est impossible. On dit qu'il est mort il y a cent ans.
C'est bien lui. Je reconnais ces défenses.
Et il semble avoir amené toute sa tribu.
Il nous a vus ! Déguerpissons !
Venez, bande de lĂąches ! Bougez ! Vite !
La blessure de balle est disparue.
Yakul.
La marque est toujours lĂ .
Tu es enfin réveillé.
Tu devrais remercier Yakul. Il n'a pas quitté ton chevet.
Comment sais-tu qu'il s'appelle Yakul ?
Il me l'a dit. Et il m'a parlé de toi...
de ton village, de ton peuple et de ta forĂȘt.
L'esprit de la forĂȘt t'a ramenĂ© Ă la vie. Il veut que tu vives.
J'ai fait un rĂȘve Ă©trange. Il y avait une crĂ©ature d'or.
Mange ceci.
MĂąche.
Nous sommes venus tuer les humains et sauver la forĂȘt.
Pourquoi y a-t-il des humains ici ?
Ils sont partout de ce temps-ci.
Retournez Ă votre montagne. Tuez-les chez vous.
La fille est San, ma fille.
Nous les tuerons ici. Nous sauverons cette forĂȘt.
Que fait ici l'autre humain ?
Il a été blessé d'une balle et le grand esprit l'a guéri.
Cet homme n'est pas notre ennemi !
L'esprit de la forĂȘt l'a sauvĂ© ?
Il a sauvé la vie de ce minable avorton ?
Pourquoi n'a-t-il pas sauvé Nago ?
N'est-il pas le gardien de la forĂȘt ? Pourquoi ?
L'esprit de la forĂȘt donne la vie et la reprend.
La vie et la mort lui appartiennent, l'avez-vous oublié ?
Tu mens ! Tu dois avoir suppliĂ© l'esprit de la forĂȘt de le sauver !
Mais tu ne l'as pas supplié de sauver Nago, n'est-ce pas ?
Nago avait peur de mourir.
C'est à mon tour d'avoir en mon sein une balle humaine empoisonnée.
Nago a fui et les ténÚbres l'ont pris.
Je reste et contemple ma mort.
MĂšre, je t'en prie, demande Ă l'esprit de la forĂȘt de te sauver !
J'ai assez vécu, San.
BientĂŽt l'esprit de la forĂȘt me laissera reposer Ă jamais.
Tu as dĂ©fendu l'esprit de la forĂȘt toutes ces annĂ©es ! Il doit te sauver !
Nous ne sommes pas dupes. Nago était beau et fort.
Il n'aurait jamais fui devant rien. Vous devez l'avoir dévoré, les loups !
Du calme ! Gare Ă ce que tu dis, sale cochon !
Dieux de la montagne, écoutez-moi, je vous prie.
Nago est mort loin d'ici. C'est moi qui l'ai tué.
Il était devenu une sorte de démon.
Il a un jour attaqué notre village.
Si vous en voulez la preuve, regardez oĂč il m'a touchĂ©.
Je viens prier l'esprit de la forĂȘt de me libĂ©rer du malĂ©fice de Nago.
Il a guéri ma blessure au flanc, mais la marque du démon reste là .
D'abord elle me déchirera l'ùme, puis elle me tuera.
Okkoto, enfin, un sanglier qui entendra raison.
Non, seigneur Okkoto, attendez ! Je vous en prie, ne le dévorez pas.
Tu es l'enfant humaine de Moro, non ? J'ai entendu parler de toi.
Vous ĂȘtes aveugle.
Ăloigne-toi. Je ne le mangerai pas.
Ăa va, San.
Seigneur Okkoto, je n'ai pas menti Ă propos de la mort de Nago.
Je te crois et je t'en remercie, petit.
Je suis simplement peiné...
et honteux qu'un tel démon ait été issu de notre tribu.
Puissant seigneur, y a-t-il une façon de me libérer du maléfice de Nago ?
Quitte cette forĂȘt, sinon...
la prochaine fois que je te verrai, je devrai te tuer.
Vous ne pouvez vaincre les humains. Leurs fusils vous détruiront.
Regarde ma tribu, Moro.
Nous sommes de plus en plus petits et de plus en plus stupides.
Nous ne serons bientĂŽt plus que du vulgaire gibier...
que les humains chasseront pour manger.
Tu risquerais tout dans un dernier combat ?
C'est ce que veulent les humains.
Je ne demande pas d'aide de la tribu des loups.
MĂȘme si nous pĂ©rissons tous...
ce sera une bataille que les humains n'oublieront jamais.
L'esprit de la forĂȘt.
Allez ! Gardez vos bĆufs ensemble ! DĂ©pĂȘchez-vous !
Tenez-vous prĂȘts. Laissez-les approcher.
Feu !
Mon bras !
Rechargez ! Feu !
A l'attaque !
PrĂȘts...
Je vois que quelqu'un devra aller faire la paix.
Prends nos fusiliers et cachez-vous derriĂšre l'escarpement.
Oui, monsieur.
Allons.
Restez lĂ jusqu'Ă mon signal.
Allez ! Poussez les bĆufs Il faut rentrer dans la ville !
Les voilĂ ! Ils franchissent le col.
- Les chasseurs sont prĂȘts. - Excellent ! Bien fait, mon garçon.
Passe le mot. Nous avancerons bientĂŽt.
Oui, monsieur.
Salut, Jigo.
J'ai l'empereur sur le dos...
et tu t'amuses Ă faire la guerre au seigneur Asano.
Et tu n'as rien à voir à la présence d'Asano chez nous, n'est-ce pas ?
Bien sûr que non. Qu'est-ce qui te fait croire ça ?
Il dĂ©clarera une trĂȘve si je lui donne la moitiĂ© de mon fer.
Vraiment ? Ce qu'il est avide !
Néanmoins, tu ferais aussi bien de lui donner son fer.
Les sangliers se rassemblent pour se battre. Tu sais ce que ça signifie.
Tu me l'as promis. Donne-moi la tĂȘte de l'esprit de la forĂȘt...
et nous reviendrons t'aider à détruire le seigneur Asano.
Attention, milady ! Il y a des chevaliers derriĂšre ! Entrez !
Eh bien ! En parlant du diable, un messager du seigneur Asano.
Nous avons des visiteurs. Gare Ă vos maniĂšres, mesdames !
Oui, madame.
Bienvenue, milady !
HolĂ ! Attends ! Tu ne veux mĂȘme pas lui parler ?
Dame Eboshi, maĂźtresse de la ville de fer !
J'ai un message pour vous de monseigneur Asano.
Vous vous ĂȘtes battue vaillamment et bien.
Maintenant ouvrez votre porte que nous puissions vous parler.
Nous vous entendons trĂšs bien d'ici.
Milady a arrachĂ© cette montagne aux dieux, aux sangliers et aux bĂȘtes !
Maintenant qu'elle vaut quelque chose, vous la voulez !
- Eh bien ! Vous ne l'aurez pas ! - Quelle impudence !
Nous devons vous enseigner un peu de respect, mesdames !
Du respect ? Qu'est-ce donc ?
On ne nous en a jamais montré depuis notre naissance !
Vous voulez notre fer ? En voici !
Elles n'ont pas froid aux yeux.
Dieux de la forĂȘt ou samouraĂŻs, elles sont prĂȘtes Ă les affronter.
Ătonnantes, tes filles ! Elles Ă©taient perdues dans les bordels.
Impressionnant pour un bout de papier.
Eh bien, tu sais, il m'a rallié les meilleurs chasseurs et trappeurs.
Rappelle-toi, nous sommes Ă l'affĂ»t d'un dieu, pas juste d'une bĂȘte.
Les filles, venez.
Oui, milady, qu'y a-t-il ?
Avez-vous idĂ©e de qui vient ce bout de papier ? De l'empereur lui-mĂȘme.
- C'est charmant. Qui est-il ? - Est-il censĂ© ĂȘtre important ?
- Sérieusement. Qui est-ce ? - Oui. Elles sont quelque chose.
- Merci. - Oui, milady.
Plus nous coupons d'arbres et extrayons de fer...
plus la forĂȘt et ses crĂ©atures s'affaiblissent.
De ma façon, il n'y a pas de perte de vie, Jigo.
Ăcoute, tu m'en dois et je viens percevoir.
Quand tu avais besoin de fusiliers, je t'en ai envoyé.
Sans ces fusiliers, tu perds la ville de fer.
Je suis désolé. Est-ce que ça t'a semblé une menace ?
Ne me dis pas que l'empereur croit ce conte de bonne femme...
voulant que la tĂȘte du grand esprit procure l'immortalitĂ©.
Je ne sais pas ce que croit l'empereur.
Je ne suis qu'un humble moine. Je ne cherche qu'Ă survivre.
Je tiens mes promesses. Nous avons déjà combattu les sangliers, du reste.
Ils sont bien plus faciles Ă tuer que Moro et ses louveteaux.
Tu peux faire sortir ta bande de voyous de sa cachette, Jigo.
Je suis donc démasqué. Une chose encore, milady.
Est-ce qu'un étranger est passé par ici, par hasard ?
C'est un jeune homme qui monte un gros élan rouge.
Il est venu et reparti.
Ils m'ont l'air d'une sale bande, je vous dirai.
Ces hommes ne sont pas de simples chasseurs.
- Ce sont des tueurs. - Des tueurs ?
Milady, laissez quelques-unes d'entre nous vous accompagner.
Vous ne pouvez pas vous fier à eux. Ce sont des étrangers.
Si ça tourne mal et que nous sommes coincées ? Nous ne pourrons vous aider.
Vous avez dit vous-mĂȘme que nous tirons mieux que les hommes.
C'est pourquoi je vous veux ici dans la ville de fer.
Je ne crains pas les bĂȘtes. Ce sont les humains qui m'inquiĂštent.
Une fois l'esprit de la forĂȘt mort, nous ne savons pas ce qui arrivera.
Jigo se satisfera-t-il de la tĂȘte de la crĂ©ature...
ou voudra-t-il aussi mes forges ?
Les fusiliers de Jigo peuvent se retourner contre nous.
Dans ce cas, j'aurai besoin de vous pour les combattre.
On ne peut se fier aux hommes.
Ne craignez rien pour madame.
Je serai à ses cÎtés pour la protéger.
- C'est ce qui nous inquiĂšte. - Quoi ?
MĂȘme si tu Ă©tais femme, tu ne serais pas moins idiot.
Tu sais, tu peux toujours sauter, petit.
En finir.
DÚs que ta force reviendra, la marque s'étendra et te détruira.
Il me semble avoir dormi pendant des semaines.
J'ai rĂȘvĂ© que San Ă©tait Ă mon chevet, prenant soin de moi.
J'espérais que tu cries dans ton sommeil.
Je t'aurais arrachĂ© la tĂȘte pour te faire taire.
C'est une belle forĂȘt. Okkoto et les sangliers sont-ils en marche ?
Oui, les sangliers sont en marche.
Les arbres geignent en mourant, mais tu ne peux pas les entendre.
Je m'Ă©tends ici. J'Ă©coute la souffrance de la forĂȘt...
je ressens la douleur de la balle dans ma poitrine...
et je rĂȘve au jour oĂč je croquerai la tĂȘte de cette femme au fusil.
Moro, pourquoi les humains et la forĂȘt ne peuvent-ils s'entendre ?
Pourquoi ne pouvons-nous mettre fin Ă cette lutte maintenant ?
Les humains se rassemblent pour le combat final.
Les flammes de leurs fusils nous brûleront tous.
Et qu'arrivera-t-il Ă San ? La laisseras-tu mourir avec toi ?
Typique. EgoĂŻste. Tu penses en humain.
San est ma fille. Elle est de la tribu des loups.
Quand la forĂȘt mourra, elle mourra aussi.
Tu dois la libérer ! Elle n'est pas louve ! Elle est humaine !
Tais-toi, petit !
Comment oses-tu parler ainsi Ă un dieu.
J'ai surpris ses parents humains en train de profaner ma forĂȘt.
Ils ont jeté leur bébé à mes pieds et se sont enfuis.
Au lieu de la dévorer, je l'ai élevée comme mon enfant.
Maintenant, ma pauvre, laide, belle petite fille...
n'est ni humaine ni louve.
Comment peux-tu l'aider ?
Je ne sais pas, mais nous pourrions trouver au moins une façon de vivre.
Comment ? Te joindras-tu Ă San pour combattre les humains ?
Non. Cela ne ferait qu'engendrer plus de haine.
Il n'y a rien que tu peux faire, petit.
BientÎt la marque du démon s'étendra et te tuera.
Quitte ce lieu au lever du soleil.
Si tu reviens, je te tuerai.
Tu te sens mieux ?
Je suis bien, grĂące Ă toi et Ă l'esprit de la forĂȘt.
D'accord.
Yakul, désolé de t'avoir inquiété.
Je suppose que mes jambes sont encore faibles, hein ?
C'est tranquille. Je me demande oĂč sont passĂ©s nos amis kodamas ?
Je sens l'odeur des forges.
Merci de nous avoir indiqué la voie ! J'ai encore une faveur à demander !
Veux-tu donner ceci Ă San pour moi ?
Allons.
Ăa pue et ça me brĂ»le les yeux.
C'est ce qu'ils veulent, tuer notre sens de l'odorat.
C'est cette fichue femme encore.
Elle sait que nous sommes ici.
- C'est un piÚge et stupide avec ça. - Quoi ?
Ils essaient de faire sortir les sangliers de la forĂȘt.
Les humains ont un plan en tĂȘte.
Il faut trouver Okkoto et l'arrĂȘter, sinon ils seront tous tuĂ©s !
Okkoto est tĂȘtu. Il ne voudra rien entendre. Personne n'Ă©coutera.
Ils soupçonnent peut-ĂȘtre le piĂšge. Mais les sangliers sont fiers.
Le dernier survivant foncera encore aveuglément.
Pourquoi abattre les arbres ?
Pour les mettre en colĂšre, ce qui les rend stupides.
MĂšre, je dois partir. Okkoto est aveugle.
Je dois ĂȘtre ses yeux. Tu comprends ?
Fais ce que dois.
Tu sais, ce garçon voulait partager sa vie avec toi.
Je le hais ! Je hais tous les humains.
D'Ashitaka pour moi ?
Joli.
Vous deux, restez avec San.
- Je vais voir l'esprit de la forĂȘt. - D'accord. Allons.
La tribu de Moro vient combattre avec vous. OĂč est le seigneur Okkoto ?
Bonne chance, mon ami.
Ăa vient de la ville de fer.
Allons-y !
Halte ! Qui va lĂ ?
Les samouraĂŻs encore.
- Halte, j'ai dit ! - Hors de mon chemin !
Que diable était-ce ?
Ăpargnez vos flĂšches. Il les pare toutes.
- Il est fini de toute façon. - Cessez le feu ! Cessez le feu !
- Toki, viens voir. - C'est impossible.
- C'est Ashitaka. - Ce n'est donc pas un fantĂŽme.
- Ăa va ? - Oui, ça va.
Les samouraĂŻs d'Asano pensaient nous tendre une embuscade.
- Ils ont cru qu'on se rendrait. - Mais on leur a montré !
- Et comment ! - OĂč est dame Eboshi ?
Elle est allĂ©e avec les hommes tuer l'esprit de la forĂȘt.
Nous sommes isolées. Impossible d'envoyer un message à dame Eboshi.
L'esprit de la forĂȘt. Cela explique les explosions.
HĂ©, j'ai encore ton arc et tes flĂšches !
Tu ne lui dis pas que tu as aussi sa cape et sa selle ?
- Oh ! Je les ai ? - Vaurien, va !
Merci, Kohroku !
Je reviendrai avec de l'aide ! Pouvez-vous tenir le coup ?
T'inquiÚte ! On peut toujours verser du fer brûlant sur eux.
- RamĂšne dame Eboshi ! - Et ne tarde pas trop !
J'ai raté. Ils traversent la riviÚre en bateau !
Va chercher dame Eboshi. Nous leur tiendrons tĂȘte !
Je reviens ! Je le promets !
- Nous t'attendrons ! - Sois prudent !
Attrapez-le ! ArrĂȘtez cet homme !
Il semble qu'ils vont tenter de nous intercepter. File, Yakul !
Vous deux, prenez par lĂ !
De la chair animale qui brûle.
ArrĂȘtez !
Fais voir ta blessure.
Tu devras rester ici. Attends-moi ! Je reviendrai te chercher.
J'ai dit, reste !
Nous y sommes presque, mon ami.
Qui va lĂ ?
J'ai ordre de ne laisser passer aucun étranger.
D'accord, mais j'arrive de la ville de fer.
J'ai un message pour dame Eboshi. Dis-moi oĂč je peux la trouver.
La femme Eboshi n'est pas ici. Donne. Je le lui remettrai.
Je dois lui parler. OĂč est-elle ?
Est-ce vraiment toi ? Tu es toujours en vie, petit !
Il semble que vous avez eu plus de mal que moi.
- Nous avons enterré nos amis. - C'était horrible, horrible.
- La ville de fer est assiégée. - Quoi ?
Les femmes et les lépreux se sont repliés à l'intérieur.
- Nous avons peu de temps. - Ces fichus samouraĂŻs !
Asano devait attendre le moment oĂč nous quitterions la ville.
Je dois trouver dame Eboshi.
Elle traque l'esprit de la forĂȘt.
Quelqu'un doit l'arrĂȘter alors, rappelez-la.
Suffit, je veux que tu partes ! Les autres, continuez Ă creuser !
- Attends ! Et la ville de fer ? - Oui ! C'est chez nous !
Qu'est-ce qu'ils pensent, que nous abandonnerons la ville ?
Vous avez entendu le garçon ! Nous n'avons pas de temps à perdre.
Envoie un message Ă dame Eboshi !
La forĂȘt est trop grande. Aucun messager ne pourra la trouver !
Envoie un chasseur alors ! A quoi d'autre servent-ils ?
Dame Eboshi est manipulée par Jigo.
Dis-moi. Y avait-il des loups avec les sangliers ?
As-tu vu San, la fille louve ?
Je n'ai pas idĂ©e. Il faisait noir quand les bĂȘtes ont foncĂ© sur nous.
Elle y était. Je l'ai vue.
J'étais en premiÚre ligne. J'ai tout vu, tout.
- Qu'est-il arrivé ? - Je ne sais trop !
Tout est arrivé si vite. C'était un vrai cauchemar.
Les troupes de Jigo nous ont placés en avant pour attirer les sangliers.
On ne nous a pas dit que le sol était miné...
ni que des grenades voleraient au-dessus de nos tĂȘtes.
OĂč est-elle ? OĂč est San ?
Doucement. J'essaie de te dégager.
Il y a un loup ici ! DĂ©pĂȘchez-vous ! Jeune maĂźtre, qu'est-ce que tu fais ?
- Que se passe-t-il ? - Ecartez-vous ! Que fais-tu ?
Je dois trouver dame Eboshi. Ce loup m'aidera Ă la trouver.
Tu es dans leur camp, n'est-ce pas, petit ?
Ăcartez-vous !
Qu'est-ce qui vous importe le plus ?
La tĂȘte de l'esprit de la forĂȘt ou sauver votre ville ?
Ces dards sont empoisonnés.
Ăa suffit !
Je ne serai plus esclave !
Allons ! Dégageons-le ! Tous ensemble !
Ho ! Hisse !
Attention !
AprÚs avoir traversé le marais, cachez-vous au lac jusqu'à mon retour.
- D'accord. - Sois prudent.
Ces fusiliers avec milady sont sous les ordres de Jigo.
Tenez ! Prenez-les. OĂč je vais, je n'en aurai pas besoin.
Va avec eux, Yakul. Prenez soin de lui !
Trouve San ! C'est lĂ oĂč nous trouverons Eboshi !
Allez. Avancez. Tout droit. Nous en finirons aujourd'hui.
- Monsieur. - Oui ? Tu les as repérés ?
Okkoto est gravement blessé.
Lui et la louve se dirigent vers le royaume de l'esprit de la forĂȘt.
Ils vont le prier de les aider. Reste sur leurs traces...
mais ne te montre pas pour ne pas effrayer l'esprit de la forĂȘt.
Oui, monsieur. Je comprends.
C'est du sang de sanglier qu'il avait sur le visage, non ?
Un petit truc du métier pour masquer l'odeur humaine.
Nous arrivons Ă l'Ă©tang de l'esprit de la forĂȘt.
C'est juste un peu plus loin. Encore un petit effort.
Qu'était-ce ?
Seigneur Okkoto, c'est louche. Il faut continuer de marcher.
Il y a quelque chose lĂ .
Quoi ? Il y a tant de sang dans l'air que je ne sens rien.
- J'aurais dĂ» m'en douter ! - C'est ton oeuvre.
A cause de toi, la forĂȘt mourra !
Tu as tort ! Nous luttons tous pour la sauver !
C'est ainsi que tu nous remercies ?
Tu amÚnes des fléaux !
Des fléaux se préparent, ni humains ni animaux.
Qu'est-ce que tu veux dire, "ni humains ni animaux" ?
- Ils arrivent ! - C'est la fin pour nous !
Ce sont des guerriers.
Ils sont revenus.
Mes guerriers !
Ils me sont revenus de la terre des morts.
- En avant, mes guerriers ! - Seigneur Okkoto, écoutez.
Allons Ă l'Ă©tang de l'esprit de la forĂȘt !
Non, attendez !
Non, seigneur Okkoto ! Vos guerriers ne sont pas revenus.
Ce sont des humains revĂȘtus de peaux de guerriers pour masquer leur odeur !
C'est un piĂšge !
Vous ne comprenez pas ? C'est une ruse humaine...
pour qu'on les conduise Ă l'esprit de la forĂȘt !
Montre-toi, esprit de la forĂȘt !
Si tu es vraiment le maĂźtre ici...
donne Ă mes guerriers le pouvoir de tuer les humains et de vaincre !
ArrĂȘtez, seigneur Okkoto ! Je vous en prie, Ă©coutez-moi !
San, nous sommes encerclés. Okkoto est fichu. Laisse-le !
Non ! Je ne le laisserai pas se transformer en démon comme Nago !
Dis Ă mĂšre que les humains tendent un piĂšge Ă l'esprit de la forĂȘt.
Elle saura quoi faire.
Tu dois faire vite ou ce sera notre fin Ă tous !
Va.
N'avancez pas ou vous mourrez !
Et toute la forĂȘt verra qui vous ĂȘtes !
ArriĂšre !
Je brûle !
Les flammes se font plus ardentes dans mon sein.
Vous devez résister ! Ne vous transformez pas en démon !
Seigneur Okkoto !
Qu'y a-t-il ?
- Est-ce San ? - Elle est en danger.
Allons-y.
Je suis en feu.
Non ! Je ne veux pas devenir démone !
ArrĂȘtez, Okkoto !
Tu es trop lent ! Monte !
Un loup !
Continue !
Eboshi ! J'ai quelque chose Ă dire !
- Cessez le feu ! - Qu'est-ce que tu veux ?
Les samouraïs du seigneur Asano ont attaqué la ville de fer !
Les femmes sont trop peu nombreuses ! Elles ne résisteront pas longtemps !
Oublie l'esprit de la forĂȘt !
Tes hommes y retournent, mais ils ont besoin de toi pour les mener !
Comment sais-je que ce n'est pas un mensonge ?
Un mensonge ? Ne sois pas ridicule ! Quelle raison aurais-je de mentir ?
Tu veux que je tue les samouraĂŻs au lieu des dieux de la forĂȘt.
Non ! Je veux que les humains et la forĂȘt vivent en paix !
- De quel camp est-il donc ? - Ne devrions-nous pas retourner ?
Les femmes doivent faire face. J'ai fait ce que j'ai pu pour elles.
Elles peuvent prendre soin d'elles.
VoilĂ l'Ă©tang dont Kohroku a parlĂ©. La crĂ©ature doit ĂȘtre tout prĂšs.
C'est l'heure de vĂ©ritĂ©, gardez l'Ćil ouvert.
Qu'avons-nous besoin d'elle ?
Si vous devez tuer un dieu, laissez un autre s'en charger.
Moro, que t'est-il arrivé ?
San ! C'est moi, Ashitaka !
Okkoto ? Transformé en démon.
Va-t'en, petit.
Si vous vous en prenez Ă moi, l'esprit de la forĂȘt ne viendra jamais.
Seigneur Okkoto, calmez votre fureur !
Ă tout-puissant, rendez-moi la fille ! Je vous en prie ! Laissez-la aller !
San ! Es-tu lĂ ? C'est moi... Ashitaka !
Tuez-le !
ArrĂȘtez-le ! Il va tout gĂącher !
Quand je pense que j'épargnais mes forces...
pour arracher la tĂȘte de cette femme.
Je dois sauver San.
Serrez les rangs ! Servez-vous de vos grenades !
Ne le touchez pas. Il n'est plus dieu.
Tu ne peux mĂȘme pas parler, non ?
Bien fait. Repliez-vous maintenant et évacuez les blessés.
Allez.
Quel spectacle révoltant !
C'est lui.
Rends-moi ma fille, démon.
Ashitaka, peux-tu sauver la fille que tu aimes ?
L'esprit de la forĂȘt.
Eboshi ! Retiens ton feu !
Eboshi ! Ton ennemi n'est pas l'esprit de la forĂȘt.
- Ăa aurait dĂ» le tuer. - Il est dieu. Il faut plus que ça.
Ne meurs pas !
Je ne pige pas. Le grand esprit de la forĂȘt a pris leur vie.
- Vite ! Il commence Ă changer. - Regardez bien, tout le monde.
Je vais vous montrer comment on tue un dieu...
un dieu de vie et de mort.
Le secret, c'est de ne pas avoir peur.
Non ! ArrĂȘte !
Tu vas mourir !
Elle a rĂ©ussi ! Vite ! Allez chercher la tĂȘte !
Vite, Jigo ! Apporte-moi ta boite !
Les porteurs sont tous morts ! Vite ! Vite !
Ne touchez pas au corps de l'esprit ! Il aspirera votre vie !
La voici ! Une tĂȘte, comme promise !
Attention !
Milady !
Je t'ai dit. Une tĂȘte de loup peut encore mordre.
Allez ! Il faut fiche le camp.
- DĂ©pĂȘchez-vous ! - Ăa s'en vient, monsieur !
Courez !
Gonza, nous devons atteindre l'Ăźle !
- L'Ăźle ? Je ne sais pas nager ! - Marche au fond de l'eau alors.
Donne-la-moi ! Je vais lui couper la gorge !
Tu es vengée. Ta mÚre y a déjà vu. Tiens.
- Dame Eboshi. - Aide-moi.
Ne gaspille pas ta sympathie.
J'ai promis Ă Toki de te ramener dans la ville de fer.
Il cherche sa tĂȘte. Nous ne pouvons rester ici.
San, tu dois nous aider.
Non ! Tu es dans leur camp ! Tu l'as toujours été !
Emporte cette mégÚre et va-t'en !
Jamais ! Je hais tous les humains !
Oui, je suis humain, San, et toi aussi.
ArrĂȘte ! Je suis louve, tu m'entends ?
ArriĂšre !
DĂ©solĂ©. J'ai essayĂ© de l'empĂȘcher.
C'est fini. Tout est fini. La forĂȘt est morte.
Rien n'est fini. Nous sommes vivants tous les deux. Tu veux m'aider, San ?
HĂ©, attendez ! Revenez ! Aidez-nous !
Une petite crise et ils s'affolent. HolĂ !
HolĂ ! Que faites-vous ? Par ici !
Regardez ! La tĂȘte bouge !
Elle l'appelle Ă nous !
VoilĂ , Toki. Il ne devrait plus se coincer.
Merci.
- C'est affreusement tranquille. - Asano attend le lever du soleil.
Je me demande si ce garçon a finalement trouvé dame Eboshi.
Ne t'inquiÚte pas. Il l'a sûrement trouvée.
Ils apparaĂźtront sur la colline d'un instant Ă l'autre.
Grosse andouille ! Ne me demande pas pourquoi je l'aime.
Laisse-le dormir, Toki, tandis qu'il peut.
- Qu'est-ce que c'est que ça ? - Je ne sais pas, mais ça m'énerve.
C'est le rĂŽdeur nocturne !
Tenez vos positions !
- Toki, il se dirige vers nous. - Fuyez ! Il faut partir !
Non ! Nous avons promis à dame Eboshi de défendre la ville de fer !
Regardez ! LĂ -bas ! Il est revenu !
Sortez tous !
Le grand esprit s'est fait couper la tĂȘte et il veut la ravoir !
Si cette marée noire vous touche, vous en mourrez !
Fuyez vers le lac ! L'eau va la ralentir !
Dame Eboshi et les hommes sont en route de l'autre cÎté.
Je vais tenter de lui rendre sa tĂȘte avant qu'il nous tue tous. Vite !
- Qu'allons-nous faire ? - Il nous tuera tous !
- Nous n'arriverons pas Ă sortir ! - Ăa suffit !
Allez au lac et restez calmes. Nous transporterons les malades.
Pas par lĂ ! ArrĂȘtez !
Le voilĂ !
Nous sommes fichus !
Une fois la forge en feu, ça y est. Ce sera la fin de la ville de fer.
Nous sommes toujours vivants. Nous nous débrouillerons. Allons.
Les voilĂ !
Allez !
Pas un pas de plus !
Super ! Vous ĂȘtes tous deux vivants. C'est charmant !
Je rends sa tĂȘte Ă la crĂ©ature. Pose la boite et dĂ©gage.
Lui rendre sa tĂȘte ? Allez, petit. Sois sĂ©rieux.
Au moment oĂč le soleil s'apprĂȘte Ă se lever ? Regarde.
C'est un dieu de la mort gonflé et sans cervelle.
Au lever du soleil il se dissipera comme un mauvais rĂȘve.
Monsieur, il arrive ! Il faut fiche le camp !
Ăcoutez, tout le monde veut tout.
C'est ainsi que le monde est fait. Mais il se peut que j'y arrive.
Ne me force pas Ă te tuer.
Oh, mon cher ! Tu laisses croire que ce serait si facile.
Détends-toi un peu !
Continuez !
Je l'ai ! HolĂ !
Tout est... sous contrĂŽle !
Ăa sent mauvais.
Maßtre, nous sommes entourés !
- Allez, soleil ! LĂšve-toi ! - Ouvre la boite !
Ne voyez-vous pas ? Il est trop tard pour ça déjà !
Pourquoi perdre ton temps Ă lui parler ?
Des mains humaines doivent la rendre !
Vous aurez été prévenus.
Esprit de la forĂȘt !
Nous te rendons ta tĂȘte !
Prends-la et va en paix !
Ăa a vraiment attirĂ© son attention.
- Je pense que c'est fini. - Regardez, ce sont les hommes.
Les hommes sont de retour !
Je ne peux pas croire. Je pensais ne plus jamais revoir la maison.
- Milady ! Vous ĂȘtes lĂ ! - Elle est blessĂ©e.
Regardez ! Ăa tombe sur la ville !
Accrochez-vous, tout le monde ! Ne lĂąchez pas prise !
J'ignorais que l'esprit de la forĂȘt faisait pousser les fleurs.
San, regarde.
MĂȘme si tous les arbres reviennent, ce ne sera plus sa forĂȘt.
Le grand esprit de la forĂȘt est mort maintenant.
Jamais. Il est la vie mĂȘme. Il n'est pas mort, San.
Il est ici Ă l'instant et essaie de nous dire quelque chose...
qu'il est temps pour nous de vivre.
Ashitaka, tu signifies tant pour moi, mais...
je ne peux pardonner aux humains ce qu'ils ont fait.
Je comprends. Tu vivras en forĂȘt et je les aiderai Ă rebĂątir la ville.
Je serai toujours prĂšs.
Yakul et moi te rendrons visite chaque fois que nous pourrons.
Incroyable ! Les loups et cette petite louve nous ont sauvés.
Ashitaka. Peut-on le trouver ? Je dois le remercier.
Nous recommencerons Ă neuf. Nous bĂątirons une meilleure ville.
Eh bien ! J'abandonne. Les nigauds gagneront toujours.
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