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C 'est ça, c 'est ça, continue, continue, t 'arrête pas.
Ça va pas, non, non, non, relâche pas ton effort.
Ça va beaucoup moins bien, hein, allez.
Tu vois, là , tout est pris, ça y est, je suis une idiote dont je me sens idiot.
Pas si vite, pas si vite, doucement.
Prends ton temps.
Bien, bien.
De la vérité.
Toujours un peu crispée, cette bouche, Mac.
Oui, oui.
C 'est ça, fais -la travailler. Fais un travail souple et rond.
Michael, tu dorsais, c 'est ça ? Oui, c 'est ça.
Monsieur d 'Orsay, voulez -vous prendre page 23, s 'il vous plaît ? Oui, je
crois que je... Vous voulez dire scène 1... Pardon, scène 2, acte 1.
Acte 1, scène 2, c 'est ça.
Prenez votre temps, allez -y quand vous serez prĂŞts.
Oui, absolument.
Oh, ma chérie, sais -tu quel coup de poignard ce fut ce réveil à Paris ce
-là , quand je ne t 'ai pas vue à mes côtés ?
Un peu de pudeur.
Cache ta poitrine, Kevin est en bas.
Oh mon Dieu, mais qui es -tu donc ? C 'est une femme qui n 'est ni la mère de
Félicia, ni la femme de Kevin.
Merci, monsieur d 'Orsted, mais nous cherchons un peu plus âgé.
Maman, papa, tonton Peter, venez vite, il y a Pispic qui va ĂŞtre mort, il a l
'air tout drĂ´le.
Nous cherchons un peu plus jeune.
Ils ont eu Richard.
Est -ce que je voudrais, je peux la refaire, là je n 'étais pas dans le
sentiment. Non, non, c 'était bien joué, mais...
Vous n 'avez pas la taille qui convient. Mais je peux ĂŞtre plus grand.
Non, vous n 'y ĂŞtes pas.
Nous cherchons plus petit.
Oh, mais ça, vous savez, ça peut s 'arranger. Je peux être moins grand.
Regardez, je porte des semelles. Je peux ĂŞtre plus petit.
Je sais, mais je vous assure, on cherche radicalement différent.
Mais je peux être différent.
On cherche quelqu 'un d 'autre. C 'est clair ? Qu 'est -ce que tu trouves plus
motivant que le travail dans la vie ?
Pour moi, ce qui importe le plus, c 'est le théâtre. Mais l 'amour, par un
moment, ça compte. Là , vous improvisez, c 'est vous l 'auteur, vous et personne
d 'autre. Quand un type écrit une pièce, il décide de la place de ses temps
forts et de ses temps faibles, non ? Alors faites comme lui. Vous n 'avez pas
besoin de prendre un appui sur telle phrase.
Vous n 'avez pas besoin d 'ĂŞtre en dessous sur telle autre. Vous pouvez
sort Ă un mais.
Vous pouvez faire un sort Ă un et.
Bien sûr que s 'il le faisait pour le fric, il le faisait pour le fric comme n
'importe qui l 'aurait fait pour le fric. Mais la question à résoudre en
dernière analyse, c 'est...
Que faisait -il donc pour le fric ? Toi et moi, pour le fric, nous n 'avons pas
hésité à gambiller à la prussienne quand il le fallait. Après, lorsque ce fut l
'enfer et que les Allemands ont commencé à être à court de savon, et qu 'ils ont
pensé, après tout, nous n 'avons plus rien à perdre, faisons cuire Mme
Greenwald, qu 'est -ce qui s 'est dressé contre eux pour les en empêcher ?
Excusez -moi, mais si je vous gĂŞne quand je
joue ma scène, il faut le dire.
Ne jouez pas un rĂ´le qui n 'est pas quelque part en vous.
Quand tu dis lui ou elle... Tiens, je ne vois pas ce que tu m 'as fait la
semaine dernière avec Kitty.
Compris ? Je sais quand tu as passé une scène du mur du rêve. Si un rôle ne fait
pas partie de vous, vous ne faites pas une création.
Sergent.
Vite, un prĂŞtre. Non, sergent, je vous en prie.
Mais vous allez mourir, Capitaine Tolstoy. Je sais.
Au nom du Père et du Fils et du Saint -Esprit, je recommande votre âme à Dieu.
Mes amis...
C 'est super, Michou, seulement je pense qu 'il faut que tu te déplaces vers le
centre de la scène sur tes dernières répliques et que là , tu agonises.
Pourquoi ? Parce que dans la salle, sur la gauche, les gens ne verront rien.
Tu veux que je me lève et que, debout, je marche jusqu 'au milieu de la scène
alors que je suis mourant ? Bien sûr, c 'est maladroit, mais il faut en passer
par lĂ .
Pourquoi ? Parce que je te le dis, alors fais -le.
Parce que tu le décrètes.
Oui, tu y vas.
Alors, pas moi en Tolstoy.
Il faut travailler, se donner Ă fond. On n 'est rien si on ne va pas Ă fond. On
n 'est rien si on n 'y va pas Ă fond. Ce n 'est pas les chĂ´meurs qui manquent.
Le chômage sévissait déjà quand j 'étais jeune. Le chômage, tous les comédiens
connaissent et ça ne va pas changer.
Dans le métier, on a 90 à 95 % de chômeurs. Ça ne changera jamais, ça.
comédien, vous êtes à New York, il n 'y a pas de travail.
Eh bien, il faut vous débrouiller pour en trouver.
Deux porcs de porc, un gazpacho, deux salades maison, s 'il vous plaît. Ça
marche ! Deux commandes, deux escalopes viennoises, deux coquelets et un poulet
frite. Faites -moi un coquelet cuit rose, merci. Et comme garniture. Tout ça
avec des patasses.
Ok, ça marche ! J 'ai changé l 'assiette de la cravate.
C 'est comment ? Ça me plaît, c 'est pas chouette. Je crois que ça change le
sens complet de la scène. J 'espère, on la travaillera ce soir à la maison.
D 'accord.
C 'est mon filet. Non, non, non, il est Ă moi ce filet. Oh, c 'est mon filet. Je
commande. Non, non, non, il n 'y a pas de ça sur la table. Je goûte à plein
client tous les jours. Comme ça, si on me demande, garçon, vous mangez ça vous
Je dis, oui, oui, oui, et je trouve ça bon. Un café, hein ? T 'as repris la
scène de la cravate ? Oui.
Parfait, parfait, parfait.
Sans la cravate. Avec la cravate.
Avec ? Oui, avec la cravate. Avec la cravate ? Mais c 'est la cravate qui
la pièce par terre.
Retire la cravate et tout de suite elle prend de la gueule. Qu 'est -ce qu 'il
me faut dans cet état ? Je vais te dire ce qu 'il me faut dans cet état. Ce qui
me rend malade, ce qu 'il me faut au bord de la déprime, c 'est notre
Quoi ? Tu déprimes ? C 'est ton anniversaire, Michael.
Tu n 'en as pas parlé de la journée ? Non, laisse tomber les violons.
J 'ai un acteur de composition, lĂ je n 'ai pas de prise sur moi.
Attention, ça c 'est la classe. Comment ne pas être déprimé ? Si au lieu d 'être
Michael Dorsey le grand acteur ou Michael Dorsey le grand serveur, j
simplement Michael Dorsey.
Mais je suis Michael Dorsey, je suis Michael Dorsey, ça me fait une belle
Dis -le, mais sentez -le. Je suis Michael Dorsey, ça te va, tu crois ?
bien.
Allez, cours ! Allez, cours ! Non, non, non, attendez, attendez, deux secondes,
deux secondes. Silence. D 'abord, un toast Ă Michael Dorsey, lequel, qu 'il
veuille ou non, nous ramène à l 'essentiel du métier de comédien. Le
Michael, qui est mon ami depuis plus de six ans. Oh, quelle horreur tant que ça.
Qui est mon prof et qui est un type génial. C 'est un prof génial, un acteur
génial. Il est génial.
Génial. Qu 'est -ce que je déconne quand je lui mets. Allez, saoulons -nous. Et
bon anniversaire.
Salut, toi, je suis Michael.
Comédienne, t 'as une gueule qui accroche vachement.
Joli ton chemisier. T 'es venu avec qui ? Je ne veux pas faire sale comble quand
on me joie au théâtre d 'hiver.
Pour moi, vous voyez, le public, c 'est 90 personnes fuyant une pluie comme on n
'en a jamais vu.
Ça, c 'est public.
Des gens dans la vie, avec les pieds sur terre.
Ils sont venus pour sécher.
Le pied, ce serait un théâtre qui nous verrait ses portes quand il pleut.
Lise Strasberg a dit, la chance est à vous de la créer. Il a raison.
Ça, c 'est casant. Il n 'y a aucune importance. Ce qui compte, c 'est qu
Sandy, on va réunir 8 000 dollars pour jouer la nouvelle pièce de Jeff en
province. Dès qu 'on a le fric, on se met à bosser le texte. Vous n 'avez qu
faire pareil. En province, il y a de la place.
Vous êtes tous là à gémir.
Regarde, ma prochaine... Il faut aller en province. Pas hésiter às 'éloigner.
Vous avez l 'écu. Vous dites, je ne trouve rien.
C 'est à vous de la créer, votre chance.
Créez votre chance en vous agitant un peu.
Faites -le.
Trouvez le moyen d 'avoir du fric.
Je t 'ai regardé de là -bas en discutant, t 'as un physique qui
comédienne, t 'es comédienne, toi. Ça m 'arrive, oui.
T 'étais dans Mon fille à la mer.
Oh, tu as vu ça ? Superbe, franchement. T 'as une voix qu 'on n 'oublie pas. Oh,
merci. Quand j 'ai vu la pièce, j 'ai été complètement pris par ton aura.
Non, mais c 'est vrai ce que je te dis. Je te connais pas, mais je te connais.
Je te parie que je sais plus de choses sur toi que tu n 'en sais toi -mĂŞme. Je
parie que tu cours pieds nus sur la plage. Pourquoi t 'es un paquet de nerfs
Si mon anniversaire, ça fait deux ans que j 'ai pas bossé, ça me bruit. C 'est
tout ? Rien de pire ? C 'est un truc qui m 'atteint. Tu voudrais pas rester avec
moi ce soir quand tout le monde aura foutu le camp ? D 'accord, si tu veux,
reste. T 'es bien sûre ? Vraiment ? Sérieux ? T 'es chouette de me trouver
sympa. Je déteste qu 'après le spectacle, on vienne me voir pour me
un message là -dedans, elle me branche ta pièce.
Ou, le pied que j 'ai pris, mec, j 'en pleurais.
Ce que j 'aime, c 'est les personnes qui viennent me voir un autre jour.
Une semaine après, ils disent, j 'ai vu ta pièce.
J 'ai rien compris.
Écoute, j 'ai tout planifié. Je saute dans ta taxi, je donne à manger à mes
chats parce que j 'ai oublié en partant et... Non, non, je regrette, je suis
occupé. Ce soir, il y a mon copain qui panique. Il faut qu 'on bosse sur l
droit. Comment ça t 'es occupé ? Mais il veut pas que je... Enfin, il veut qu
'on bosse. Écoute, file -moi ton téléphone, je te rappelle.
Je t 'ai déjà donné mon... Mais t 'en as pas changé.
Depuis une heure, tu pousses. Non, mais qu 'est -ce que je raconte ? Non, je
pédale, moi. Écoute, laisse -moi lui remonter le moral. Je t 'appelle, hein.
Promis.
Vous ne m 'entendiez pas ? Non, pas du tout. Je suis bloquée au petit coin
depuis une demi -heure.
Vraiment super, cette soirée.
Alors, vous rigolez comme des petits fous, hein ? Oh, pardon.
En tout cas, ça me servira quand j 'aurai une scène d 'enfermement à jouer.
Ouais.
C 'est joli, Michael.
Merci.
Qui est -ce ? C 'est Mallory, elle est mariée avec John. Elle est mariée ?
J 'avais écrit une pièce sur le suicide de l 'Apache aux Etats -Unis.
Et bon, tout le monde s 'en foutait, il n 'y avait pas un chat.
J 'ai pourtant le sentiment que l 'Indien est aussi américain que, disons,
Marilyn Monroe ou, je ne sais pas, Truman, Roosevelt.
Je trouve ça vachement triste. Mais je crois qu 'à l 'heure actuelle, quand le
public rêve, il ne rêve même plus comme une entité nationale s 'obscène.
Et c 'est étouffant.
Au revoir.
Au revoir.
Allez, au revoir, Michael.
Formidable, ta petite soirée. Mon mec est parti avec une autre. Ça a été la
fiesta. T 'as pas un somnifère ? Eh bien, je t 'en ramène.
Je me suis bien marrée, tu sais. C 'est vrai, je me suis marrée. Non, pas du
tout. Mais attends, je n 'aime pas toi t 'offrir un taxi.
Tant pis, ça revient moins cher de se faire agresser. Allons à pied. D
De toute façon, les taxis, c 'est la ruine, maintenant.
Pourquoi ça a été si loupé pour toi ? Ça a été super, je te dis.
Qu 'est -ce qui va pas ? De rien, ça va.
Raconte.
Raconte. Il n 'y a rien. Il n 'y a rien.
Je fais très bien. Tout va bien. Si je pleure, c 'est rien. C 'est juste un
Sandy, dis -moi ce qui ne va pas ou je t 'étrangle, t 'entends ? Tout va bien,
Michael.
J 'ai mĂŞme vraiment la peste. Tu as une trouille bleue pour ton audition de
demain, c 'est ça ? Non, je n 'ai pas la trouille pour cette audition. Pourquoi
? Pourquoi tu as tellement la trouille ? Je ne suis pas le personnage. VoilĂ
pourquoi. Mais c 'est quoi comme personnage ? Une femme.
Il n 'y a pas d 'homme dans votre vie, donc vous prenez sa place.
Vous avez tort, Dr. Brewster. Je suis femme et fière d 'être une femme libre.
Non, écoute, tu n 'y es pas, Cindy. Cet homme te traîne dans la boue parce que
tu es une femme. C 'est un grand pont, je ne dis pas. Il ne te laisse pas
insulter, quoi. Tu dois lui rĂŞver son clou, Ă ce type -lĂ .
Montre -moi ce que tu ferais. Vous avez tort, Dr. Brewster. Comment tu l 'as
sans être vichochote ? Vous avez tort, Dr. Brewster. Je suis une femme et fière
d 'ĂŞtre une femme libre.
Mais je ne serai jamais aussi vraie que toi.
Mais si, voyant que tu n 'as qu 'Ă inverser les rĂ´les. Allez, maintenant,
-y.
Vous avez tort, docteur Brewster. Je suis femme et fière d 'être une femme
libre. C 'est mauvais.
Mais quel sentiment tu passes lĂ ? Ben, je suis folle de rage.
Folle de rage.
C 'est toi qui as dit d 'inverser les rôles. C 'est pour ça que je suis folle
rage. C 'est ça, ta rage ? La colère, moi, je fais un blocage.
Ah, c 'est rien de le dire. Mais attention, ma fille, il y a des
filles qui vont auditionner pour ça. Et elles, elles font pas de blocage. Elles
sont prĂŞtes Ă bosser. Elles sont prĂŞtes Ă s 'ouvrir les tripes pour avoir ce
rĂ´le. Alors joue, merde ! Mike, elle m 'engueule pas. T 'as qu 'Ă parler d 'une
serpillère. Je suis pas ! Une serpillette. Allez, vas -y maintenant.
Joue. Vous avez tort, docteur Brewster. Je suis femme.
Continue.
Vous avez tort, docteur Brewster.
Mais enfin, quoi ? Faut que je te matraque ? Vous avez tort, docteur
Je suis femme et fière d 'être une femme libre. Comme je suis fière de cet
hôpital. Et avant de le voir détruit par vos mesquideries et vos calculs.
Vite, la colère. Ne l 'affiche pas. Ne force rien.
Je déposerai une plainte au conseil de l 'ordre pour qu 'on vous jette à la rue.
Garde ton intensité. Adieu, docteur Brewster. Ne te mets pas à geindre. Ça
ringard. J 'ai dit adieu.
Pas mal. Bien.
T 'as senti à quel point je te détestais ? Oui.
C 'est bien vrai, t 'as senti ? Oui, j 'ai plus qu 'Ă m 'en aller. Non, mais si
tu n 'es pas lĂ , comment je vais faire, moi, demain ? Comment un illustre
inconnu va me faire flipper, hein ? Je passe te prendre vers 10h et je te fous
en rogne.
Monsieur Fortune, pour Téléciné.
Monsieur Fortune, pour Téléciné.
Benet ? Bannes ? Ne quittez pas, je vous le passe.
Faut que ce soit ça, mon look.
T 'en fais pas, c 'est ton look.
Oh, c 'est pas le malin. Allez, râle, râle, perds pas ta colère.
Et pas de paillettes, s 'il te plaît. En principe, elle enterre son mari.
Jackie, dès que Ronald sera là , hein, d 'accord ? Oui, euh... Lester.
Lester. Sandy Lester.
Oui, ici.
La peste ! Du lait Nicole au maquillage, s 'il vous plaît. Au revoir, mon chou.
Bonjour, madame.
Jackie, vas -y. Bon, prenez votre curriculum et suivez -moi, je vous prie.
Souhaite -moi un bon jour. ArrĂŞte de faire faute.
Merci. Va te faire faute. Merci.
C 'est parti.
Ici, vous reconnaissez bien sûr vos personnages préférés de Hôpital
commencer par John Van Horn, qui incarne le vénérable docteur Medford Brewster
depuis le premier épisode qui est passé à l 'antenne il y a déjà 20 ans. Si vous
voulez bien me suivre, entrons maintenant au studio B oĂą ont lieu les
enregistrements de tous les épisodes.
André Donovan, chez la billeuse, s 'il vous plaît.
C 'est un foiré.
Quoi ? J 'ai mĂŞme pas fait une lecture.
Comment t 'as mĂŞme pas fait une lecture ? J 'ai mĂŞme pas pu lire mon texte. Ils
disent que j 'ai pas le physique, il leur faut une barraquée plus dure, plus
ne sais pas, moi. Alors je rentre. Je te raccompagne chez toi.
En Californie ? Non mais qu 'est -ce qu 'il te prend ? Il me prend que je me
barre, je rentre chez moi, je quitte New York, ça craint ici.
Quel gâchis ! J 'ai 34 ans, j 'ai payé ces lunettes 24 dollars, tout ce que je
sais faire c 'est foutre de l 'argent en l 'air, je vais faire servir n 'importe
quoi, faire de famille.
Il n 'y a pas de raison que tu ne fasses pas une lecture.
Excusez -moi, est -ce que Terry Bishop travaille ici aujourd 'hui ? Non, il a
résilié son contrat. Monsieur Bishop répète, il joue la marque du poète d
'Eugène O 'Neill. Quoi ? Il répète Eugène O 'Neill, la marque du poète pour
Broadway. Non, mais c 'est moi qui le faisais. J 'étais prévu pour... Non,
j 'ai quelqu 'un Ă voir. Ne faites rien sans moi.
Et qui va revenir ?
Excusez -moi, est -ce que George Fields est lĂ ? Oui, il est lĂ . Merci.
Vous êtes fous, je ne vous ai même pas annoncé.
Michael, il ne peut pas vous recevoir, je vous en prie. Ça, c 'est déjà dans le
contrat.
Ne quitte pas une seconde. Michael, attends dehors, s 'il te plaît, j 'en
appelle le Hollywood.
Non, mais ici, c 'est New York, il se passe aussi des choses ici.
Ah, alors bon.
Sidney, tu es... Sidney, Sid... Et voilĂ , tu as vu ce que tu as fait ?
Margaret !
Rappelle -moi Sidney, je me suis coupé moi -même. Qu 'est -ce que tu veux,
Michael ? C 'est Terry Bishop qui joue la marque du poète, maintenant. C 'est
pas un rĂ´le que tu m 'avais promis Ă moi. Vrai ou pas vrai ? Et je devais
une audition.
Je devais auditionner, tu te rappelles ? Et qu 'est -ce qu 'il fout, mon agent ?
Si tu as Prattman, veux un nom, j 'y peux rien. Ah oui, et Terry Bishop, c
un nom. Non, non, c 'est Michael Dorsey, le grand nom. Mais dans sa gargote, en
soubrette, Michael Dorsey est un nom. Merci.
Excuse -moi, excuse -moi, excuse -moi.
Mais tu as l 'art de me pousser à bout. J 'ai été dégueulasse, je sais.
Reprenons au départ.
Terry Bishop a tourné un feuilleton. Des millions de spectateurs voient ce type
tous les soirs. Il est connu. Et ça l 'autorise à sa beauté, la marque du
? Je refuse d 'écrire des gosses. Je vais pas concouder au -dessus de Terry.
'ailleurs, j 'ai joué la pièce à Minneapolis.
Non, c 'est son affaire, on est d 'accord.
Je sais que ça va trévolter, mais ce métier, nous, on le fait pour le fric.
je t 'en prie, je pars à ce point -là . Genre, si je fais ce métier, c 'est bien
pour le fric, moi aussi. Vraiment ? Oui. Avec des galas pour les aveugles,
Strindberg Estival, théâtre populaire d 'avant -garde en banlieue. Fous -toi de
ma gueule, mais j 'ai joué neuf pièces en huit On
a tout de même sa fierté quand on est le roi des ratés.
Parce que moi, je suis un raté.
Pour toi, je suis un raté. Je refuse tes crises d 'égo. Je ne te suivrai pas sur
ce terrain, mon vieux. Un point, c 'est tout.
Écoute, je t 'ai envoyé une pièce qui a été écrite par un de mes amis. Et il y a
un rĂ´le magnifique pour moi lĂ -dedans. Tu l 'as lu ? Depuis quand tu crois qu
'il suffit de m 'envoyer la pièce d 'un copain pour devenir une tête d 'affiche
? Je suis ton agent, pas ta mère. Je ne suis pas là pour trouver des pièces qui
te réservent la vedette. Je m 'occupe de te faire cachelonner et c 'est ce que
je fais. Mais quel cacheton ? Qui te les donne, hein ? La fée business ?
Cette casta, c 'était un petit chef -d 'oeuvre, et moi, j 'aurais fait un
Michael, personne ne produira cette pièce. Pourquoi ? Parce qu 'elle est
ennuyeuse Ă mourir, parce que personne ne veut monter la vie d 'un couple qui a
vie dans un Céveso à l 'américaine. Mais c 'est arrivé vraiment.
Les gens s 'en balancent. Non, mais qui veut payer 20 dollars pour voir des mecs
respirer des miasmes chimiques, alors que dans la vie, c 'est gratuit ?
George, laissons tomber, tu veux ? Je vais réunir les 8 000 dollars moi -même,
et je monterai sa pièce. Je te demande seulement de me trouver des panouilles.
Je ferai n 'importe quoi. Je monterai des croquettes pour chien Ă la
je ferai des voix -off Ă la radio, je ferai... Michael, je n 'arriverai pas
Personne ne t 'engagera. Ça ne peut pas être vrai. Je me fais vraiment chier
quand je bosse à rôle. Je suis super sérieux. Je sais, mais tu fais vraiment
chier les autres aussi. Qu 'est -ce que tu veux ? Un type qui a un mois pour
monter une pièce, tu ne crois pas qu 'il a le temps de discuter pour savoir si
Tolstoy va ou ne va pas, marcher en mourant ou marcher en parlant ou en
chantant. Je t 'en prie, il y a deux ans de ça et c 'est un télo et t 'es taré.
Je ne compte pas tous des tarés, Michael.
Tu te bagarres avec tout le monde, enfin.
Tu as la plus mauvaise réputation de tout le show business.
Terminé.
Personne ne t 'engagera.
Tu essayes de me faire croire que personne Ă New York ne veut plus de moi.
Non, ça c 'est trop limité. Il n 'y a personne à Hollywood non plus qui ne
voudra de toi. Je ne te trouverai rien, pas même de publicité. Tu as fait une
tomate et pour un plan de 30 secondes, il y a eu une demi -journée de
dépassement parce que tu refusais de t 'asseoir. Oui, ce n 'était pas logique.
Mais tu faisais une tomate, non ?
Une tomate, ça n 'a pas de logique. Une tomate, ça ne bouge pas. C 'est bien ce
que j 'ai dit. Si ça ne bouge pas, il n 'y a aucune raison pour que ça s
'assaigne. J 'étais une tomate sur pied. Une tomate juteuse, sexy, calibre luxe.
Pas un comédien fait des légumes comme moi. J 'ai fait un récital de légumes,
one -man show. J 'étais une tomate sublime, un concours sublime. Je
toute la critique sur le cul quand j 'étais une endive en salade.
Michael, je m 'efforce de rester calme et je trouve que tu es un merveilleux
acteur. Merci.
Mais tu es... Tu as un sac à problèmes.
Un conseil.
Va voir un psy.
J 'ai ça, t 'as raison. Mais je trouverai les 8 000 dollars et je
pièce. Michael, tu n 'arriveras pas à avoir 25 cents.
Personne ne t 'engagera.
Tu crois ?
Dorothy Michael, c 'est George Fields, votre agent. Oui.
Allons -y, mesdames.
Prenez vos textes et suivez -moi.
Rita, tu sais, la réplique, tu as droit au bonheur. Je n 'aime pas du tout.
Ron, je te présente Dorothy Michaels, notre metteur en scène, Ronald, et notre
productrice, Rita. Dorothy n 'a pas de curriculum, mais George Fields est son
agent.
Hélas, mon chou, vous n 'êtes pas du tout le rôle. Je suis absolument désolé.
Merci d 'être venu. Pour la 285, tu veux la caméra 1 ou la 2 au départ ? La 2,
préviens Philippe surtout. Pouvez -vous me dire pourquoi je ne suis pas le rôle
? Voyez -vous, dans cette dramatique, j 'entends faire passer un discours qui m
'oblige à prendre une comédienne très typée physiquement.
Monsieur Carlyle, je suis une actrice, et mĂŞme une actrice de composition.
Je peux être tout ce que vous voudrez. Je suis persuadé que vous êtes une très
bonne actrice. Vous n 'avez qu 'Ă me dire ce que vous cherchez exactement.
Trop douce, trop BCBG. Pas assez menaçante. Pas assez menaçante, attendez
Pas l 'état de bonhomme où je t 'en monte les couilles jusque dans les
amygdales. Ça c 'est menaçant pour vous.
Il y a d 'idées ? Oh mais je vois très bien où vous voulez en venir. Vous
cherchez une grosse charge de la bonne femme pour bĂŞtement faire la preuve que
les femmes au pouvoir sont masculines, des hommes ases dépourvus de grâce.
Honte Ă la vendue qui marcherait dans une telle caricature. Honte Ă la
traîtresse. Et j 'avoue que je m 'adresse.
Mademoiselle Rita, rougissez de honte, machos de mes deux.
C 'est donc si bête que ça de montrer que les femmes au pouvoir sont
? De toute façon, je ne le pense pas.
Mademoiselle Michaels, une seconde.
Nancy Weiser au report vidéo.
Vous exprimiez vos idées ou vous auditionniez pour enlever le mortel ?
-je vous répondre pour que vous me preniez ? Bravo pour la franchise.
Venez.
Mademoiselle Michaels ? Oui ? Oh, merci.
Tu penses qu 'il faut vraiment faire un essai avec elle ? Tu sais, elle m 'a dit
qu 'aucun réalisateur ne l 'avait branché sur un personnage aussi vite que
Elle a dit ça ? J 'adore son accent.
Chochote.
Salut.
Salut.
Il faut que je remette ces pages dans l 'ordre en vitesse.
Ils ne verront pas la différence.
Je suis un peu nerveuse.
Pense que les caméras sont des amis fidèles. Quoi ? Comme un peloton d
'exécution.
Bon, Mlle Michaels, on va faire un petit essai caméra.
Oui.
Tu me fais un bon profil droit à caméra 1 et caméra 3, tu me fais le gauche.
Quel côté ? Profil gauche.
Vers oĂą ? Pour votre gauche, Ă vous.
Quoi ? Ça, c 'est ma gauche ou c 'est la vôtre ? Mais qu 'est -ce qu 'elle veut
? De quoi vous parlez ?
Ma gauche ? Votre gauche ? Mademoiselle Michaels, personne ne s 'adresse Ă vous.
Excusez -moi, j 'ai cru que vous vouliez mon profil.
Pas si serré, caméra 3.
Caméra 3, prends du champ.
Faites -moi plaisir, essayez de la flatter. On peut reculer jusqu 'au
Le pôle Nord, ça vous suffira ? Écrase -toi, tu veux ? C 'est ça, vas -y,
Herbie.
Dorothy, mon petit show, cette fois on y va. PrĂŞte ? Oui.
Refais -moi exactement ce que tu as fait tout Ă l 'heure.
Vas -y, Joe.
Je sais trop quelle femme vous ĂŞtes, Emily.
La vieillesse vous guette. Vous n 'avez jamais été mariée. Il n 'y a pas d
'homme dans votre vie aussi. Vous voulez prendre sa place.
Assez ! Je vous intime l 'ordre de vous taire. Je ne vous autorise que des
remarques professionnelles. Je refuse vos réflexions personnelles.
Elles sont totalement déplacées.
Je suis femme et fier d 'ĂŞtre une femme libre, docteur Booster.
Comme je suis fier de cet hĂ´pital, ce qui n 'est pas votre cas.
Et je vous préviens, monsieur, qu 'avant de le voir détruit par vos mesquineries
et vos calculs, par votre dureté et votre inhumanité,
Je déposerai une plainte au conseil de l 'ordre pour qu 'on vous jette à la rue.
Adieu, docteur Proustin.
J 'ai dit adieu, docteur.
Ça suffit.
Attendez une minute.
Elle en a, celle -lĂ .
C 'est parce que je l 'ai dirigée.
Tout de même, il y a plus que ça.
Moi, je me tape.
C 'est à toi de décider, mais quelque part, il y a un truc qui me gêne, pas
Je l 'avais.
J 'envoie votre contrat chez Fields aujourd 'hui, mademoiselle Michaels.
Excusez -moi, vous pourriez me donner un petit renseignement ? Je cherche le
Russian Tea Room.
C 'est ici, le Russian Tea Room. Vous ĂŞtes devant, juste devant. Je perds la
tête en courant. J 'étais devant.
C 'est vraiment très embarrassant.
Oui, vous y ĂŞtes. C 'est ici.
Merci infiniment.
Salut, mon vieux.
Bonjour, mon ange.
Bonjour, monsieur Fields. Ça fait plaisir de vous revoir.
Merci.
Je vous envoie le garçon immédiatement. Merci.
Georges, comment tu vas ? En pleine forme. Et toi, Jacques ?
Non, mais qu 'est -ce que vous venez faire là ? Je débarque à New York et je
sens très seule. Vous m 'invitez à prendre un petit quelque chose avec vous
suis désolé, vous ne pouvez pas.
Grégory, cette dame est... Bonjour, je suis Michael Dorcé, tu me remets ? Ton
petit poulain chéri.
Alors, ça va ? On a l 'air pâle que tu m 'as trouvé, c 'est une tomate. Oh non,
non, non.
J 'ai récraché.
Michael ? Oui ?
Je t 'avais pourtant dit d 'aller voir un psy. Je sais. Et tu m 'as dit aussi
que personne ne voudrait plus de moi. Mais t 'es dingue. Tu crois pas que ce
déguisement va changer les choses ? On m 'a prise dans un feuilleton.
Mais oui, mais voilĂ la nouvelle administratrice d 'un hĂ´pital Southwest.
Tu es quoi ? M 'applaudir des deux mains. Pour un peu, j 'étais écartée
'on me trouvait trop féminine. Qu 'est -ce que je veux vous dire, monsieur ? Je
prendrais... Portez -moi un double vodka bien tassé, tout de suite. Et pour
madame ? Moi, je prendrais du bonnet avec un zeste. Bien, madame. Merci.
sardouille splendide.
Merci. Je vous en prie.
Ça ne prendra pas ton truc. Oh si, ça prend déjà , t 'as qu 'à voir. Je ne
pas que ton manège... Pourquoi ? Enfin, je veux bien y croire, mais je ne crois
pas que tu trouveras d 'autres crétins pour y croire. Ne t 'assieds pas. Je
marche dans la rue. Salut vieux, ça va ? Ça va, sois bien. Bonjour.
J 'ai contacté Stuart, je lui ai parlé hier. Il passe encore une petite semaine
à Londres et ensuite il dit qu 'il veut... Oh toi, tu m 'as manqué !
Vous ĂŞtes gentil. Merci, mademoiselle Michaels.
J 'espère qu 'on se reverra. Oui, déjeunons tous les deux.
Je te téléphone. Au revoir. C 'est qu 'il est très beau gosse, ce petit -là .
devrais le prendre dans ton écurie. Tu es schizo à zéro. Non, pas du tout. J
enfin du boulot. Le monde m 'appartient. Non, non, non. Tu vas arrĂŞter de te
frotter contre moi. Je veux seulement que tu me files 1000 dollars d 'avance
mon cachet.
Pourquoi faire ? Pourquoi ? Pourquoi ? Il faut que je me sable. Je n 'ai rien Ă
mettre sur le dos.
Celle -lĂ , je ne vous laisse pas repartir tant. C 'est une merveille sur
Elle vous fait une ligne. Je trouve que je suis un peu peau Ă tabac.
C 'est parce que vous portez des chaussures abrides. Mais croyez -moi, en
la reprenant un peu Ă la taille.
Taxi ! Taxi ! Taxi ! Taxi !
C 'est bonne femme, on est sauvage. J 'ai vu un sac super en solde, mais
franchement, j 'ai reculé devant la castagne.
Des bêtes féroces, elles sont trop turées.
La fille qui l 'a eue, je serais pas étonné d 'apprendre qu 'elle a fait de
cabane.
Du coup, j 'ai pas un seul sac potable.
Tu vois ces parures, devine ce que ça coûte. Le maquillage, un vrai dilemme
la femme. C 'est séduire ou crever de faim.
Passe -moi un peu de fromage blanc.
T 'avais mis ta perruque ? Oui, oh zut, faut encore que je fasse ma mise en pli.
Assez, assez, fais gaffe quoi, je suis au régime.
Je me levais à 4h30 du matin pour avoir le temps de me raser de près.
J 'ai téléphoné au studio, ça y est, ils le savent. Je me maquille moi -même,
ils causent allergie.
Michael, j 'apprécie le mal que tu donnes, mais tu es sûr que tu le fais
fric ? Que c 'est pas pour avoir de jolis ensembles ? Je rĂ©ponds mĂŞme pas Ă
ça glisse. Dis -toi que pour un comédien, c 'est aussi un extraordinaire
que je relève.
Tu sais quel est mon vrai problème ? Les crampes.
Non, pas les crampes.
Sandy ! Sandy ! Et comment j 'ai lui annoncé qu 'un homme lui soupe son rôle
Elle se serait suicidée pour un peu.
Tu lui dis rien ? Et le fric ? Je lui dis qu 'il me tombe du ciel ? Qu 'est
que je vais inventer ? Que je viens de perdre une cousine qui me lègue son blé
Oh mon Dieu, c 'est arrivé quand ? La semaine dernière.
Et morte de quoi ? De maladie.
Ça alors, quel coin qui danse.
8000 dollars, quelle veine tu as d 'avoir une vieille cousine qui meurt et
te laisse la somme pile. C 'est fou, hein ? C 'est incroyable.
Tiens, prends ça.
Oh, c 'est pour moi.
Tu sautes sur ton texte. Je suis folle de joie. Mais c 'est bien bien.
Mike ! Allez, je t 'emmène dîner au restaurant.
Si on ne fait pas ça, on ne fera jamais rien.
C 'est des eaux à l 'américaine. Dépêche -toi.
Le temps de prendre une douche dans 5 minutes. Allez, hop, hop, hop !
C 'est Michael.
On peut rester ici si tu préférais.
Qu 'est -ce que tu fous ? Non, non, je... Michael.
Sandy, j 'ai envie de toi.
Tu as envie de moi ? Envie de toi, oui.
J 'ai envie de toi.
Est -ce que je te reverrai ensuite ? Quoi ? Mais enfin, on se connaît depuis
ans. Je sais, mais le sexe, ça change tout.
Je me souviens que j 'avais un copain très très chouette. Un jour, on a couché
ensemble.
Résultat, il prend la fuite chaque fois qu 'il me voit, comme si je lui avais
prêté du fruit. Moi, je ne suis pas comme ça. Tu verras, je te téléphone
Écoute, c 'est connu, l 'amour, c 'est un truc qui fait toujours mal. Alors
-moi mal, tout de suite, d 'accord ? C 'est mieux, sinon je vais rester à côté
de mon téléphone. Et si tu oublies de téléphoner, j 'aurai mal et j 'attendrai
pour rien. C 'est du temps perdu.
Bon, alors faisons du ponctuel. Dîner demain soir.
Sous -titrage MFP.
Qu 'est -ce que t 'en dis ? Allez, vite.
Je suis pressé.
Tourne -toi.
Souris.
Dis quelque chose.
Enchanté, Jeff. Ravi de vous avoir connu.
Très mignonne, tu sais.
Très mignonne. Mais les cheveux, ça va pas ? Non, ils font gros gâteaux. On
dirait que t 'as un Saint -Honoré sur la gueule. Arrange -moi ça, vite. Je peux
pas ĂŞtre en retard le premier jour.
Doucement, doucement.
On me dit pas que ça tire.
Alors ? Tu veux voir ?
Ça peut aller.
T 'es sûr ? On peut te lever à la rigueur.
Taxi ! Taxi ! Taxi ! Allez.
Quatrième étage. D 'accord, merci.
Dorothy Michaels, Hospital Southwest.
Ah oui, mademoiselle Michaels, c 'est la deuxième chaîne. Droit devant vous et
la première à droite. La pendule est juste. Oui, une vraie pointe. Oh, c 'est
taxi. Je vous en prie. Salut, Bobby.
Je te présente Mlle Michaels.
Lodge 4 pour vous, Mlle Michaels.
Préparez -vous et soyez sur le plateau dans un quart d 'heure.
Oh, pardon.
C 'est rien.
Je suis Amanda Page.
Bonjour, ma chère. Quelle ravissante table.
Cette matière, c 'est splendide.
Et quel sens pratique.
C 'est génial d 'avoir pensé à mettre une prise.
C 'est vrai, il y a tout ce qu 'il faut.
Oui, je vois.
Au fait, pousse tout ce qu 'il y a lĂ . Ne te gĂŞne pas, tu es chez toi.
Oui ? Excusez -moi, mademoiselle Michaels, j 'ai oublié de vous donner
merci.
C 'est le test pour aujourd 'hui ? Oui.
C 'est toujours comme ça, on vous le balance à la dernière minute.
Franchement, il y a de quoi devenir dingue. Oh, mon Dieu ! Qu 'est -ce qu
a ? Je dois embrasser le docteur Bluster.
Ah, c 'est que ça ? Dans le feuilleton, il embrasse toutes les filles. On l
'appelle la langue.
Allez, vite, vite.
Rick s 'est débattu. Il n 'a plus ce tube.
Julie,
toi, tu as été appelée pour une urgence.
Rick, on te retrouve par terre. C 'est pour ça que tes tubes ont été arrachés.
Au moment oĂą Julie veut te remettre ton goutte -Ă -goutte et ta sonde dans le
nez, tu l 'as saisi, mais alors violemment. Dans l 'état où il est ?
C 'est un démon depuis qu 'il est tombé dans le lac glacé. Oui, il faut que tu
comprennes. Tu es en plein délire. Tu la prends pour Antéa. Monsieur Carlyle...
Bordel de Dieu ! Combien de temps je vais encore supporter ces marteaux ?
Quand tu l 'as saisi, il serait peut -être bon que tu dises Antéa.
Et mon violon sera dans la chambre à côté de moi ? Non, tu peux lui dire
il est tombé au fond du lac.
Lisa, s 'il te plaît.
Le violoniste a fait une chute dans un lac glacé ? Il jouait pendant le dégel,
la glace a cédé.
Vous êtes Dorothy Michael, c 'est ça ? Oui.
John Van Horn.
C 'est à nous, après ça.
Julie Monchoux.
Quand il t 'attrape, il faut que tu débattes, que ta bouche soit déchirée.
veux voir une vraie lutte. Il faut qu 'on sente que tu sais qu 'il lui faut
tubes pour le maintenir en vie.
Mais en mĂŞme temps, tu te rends compte que tu es dans les bras d 'un homme dont
la musique fascinait Antea.
Elle était sa vie.
Et c 'est aussi cet homme -là qui t 'a pris en charge après la déprime de Ted.
Bernie, apporte -moi un sandwich fromage, tu veux ? Julie, tu veux
? Non, non, elle, ça va, rien.
Donc il s 'agit d 'une lutte, mais d 'une lutte contre toi -mĂŞme. Tu vois, tu
sens à scène ?
Je sais, bien sûr.
Allez, vite, baby. Hop, allez, baisse -toi.
Dans le découpage, Rick, lorsqu 'elle se baisse et s 'agenouille, ça enflamme
ton désir.
Sacré, toi. Dieu sait que ça m 'allume, moi.
On y va, John.
Ah, Dorothy, Ă toi. Mais, je voulais vous demander... Les enfants, je vous
présente Dorothy Michaels, qui est notre nouvelle administratrice.
Bonjour, bonjour.
Salut, on s 'est déjà vu le jour des essais. J 'ai lu Nicole, la pute de l
'hosto. Non, écoute, mon chou, je regrette, mais ça n 'est pas possible.
à la bourre, on n 'a même pas le temps de répéter. Je vais te montrer où sont
tes marques et après, on tourne. La première, c 'est la bonne, d 'accord ?
vas ĂŞtre formidable.
John, toi, tu entres par ici et tu vois tout de suite qu 'ils se battent, tous
les deux. Tu viens te mettre là et ensuite, tu cries très fort. M. Charles,
-vous perdu la tĂŞte ? Oui, d 'accord.
Vous le mettez au téléprompter très fort ? Oui. Et à qui dois -je dire ça ? M.
Charles. Ah, oui.
Écoutez, je crois que quand le bateau... Tu entreras par ici.
Ensuite, tu vas vers cette marque. Oui, j 'ai vu les marques. Mais je crois que
quand je... La scène du couloir, on va la tourner ici.
En entier. Oui, je sais. Mais je voulais juste savoir une chose en ce qui
concerne... À vos places, s 'il vous plaît. Attention, c 'est parti.
Cinq, quatre, trois.
On tient.
Je vous en prie, Eric.
Cadrage caméra 1 au 125.
En tirant, en tirant. Laissez -moi refacer votre sonde, je vous en prie.
Mademoiselle Charles, avez -vous perdu la tête ? Je suis Émilie Kimberley, la
nouvelle administratrice de cet hĂ´pital. Mademoiselle Charles, qu 'est -ce que c
'est que cette scène insensée ? Aidez -moi à la relever, Mademoiselle
On passe sur la 2.
Mademoiselle Charles, soignez votre patient et gardez -vous vapeur pour vos
loisirs, c 'est compris ? Oui, Mademoiselle. Kimberley.
Dr. Boustaf.
Je viens vous parler.
Toi, t 'as pas à me parler, Rita. On continue ? Enchaîne, enchaîne. Les
ont rattrapé le coup.
Vous n 'avez pas changé du tout, Émilie.
Oh, bien sûr que si, Medford.
Vous savez, nous n 'avons aucune raison de nous faire la guerre.
Cet hĂ´pital, pourquoi ne pas en assumer ensemble la direction ? J 'admire les
ĂŞtres de pouvoir.
Les femmes de pouvoir en particulier.
Oh, non, elle vient Ă taper sur la tĂŞte. Rita, elle vient Ă taper sur la tĂŞte.
Croyez -vous que je vous laisserai faire en toute impunité ? Docteur Booster,
sachez d 'ores et déjà que vous m 'avez sous -estimé. Si vous voulez gagner mon
amitié, vous devez compter sur mes capacités.
Non, sur mes lèvres.
Oui, c 'est fini, coupé. Je devais l 'embrasser au lieu de ça. Vous savez ce
c 'est, M. Carlyle ? J 'ai fait ça d 'instinct. Vous n 'arrêtez pas de me
que vous vouliez que le personnage soit plus menaçant. J 'ai eu un instinct très
sûr. J 'aurais fait pareil.
Dites, c 'est moi qui dirige de leur coup les instinctives.
En tout cas, bravo, ça a payé ton instinct aussi. Et si tu veux un
texte la prochaine fois, tu m 'en parles d 'abord, on est d 'accord ? Oui,
c 'est vrai, je n 'aurais pas dû faire ça.
Bonne petite, c 'est réglé. John, tu as été merveilleux.
Allez, mes enfants, on passe Ă la sept dans le couloir.
C 'est chic de m 'avoir attrapé. Oh, de rien.
Un vrai otage, Ă tout point de vue.
Dorothy ? Oui ?
Je voulais vous dire que j 'ai adoré votre autorité dans notre scène.
Bienvenue parmi nous. Vous étiez très bien, vous aussi.
C 'est vraiment
une
très très belle fille.
Et pas idiote non plus, mais franchement ce qui me tue, ce qui me dépasse
complètement, c 'est de la voir s 'accrocher à ce metteur en scène.
Il faut voir comme il la traite. Pour lui, c 'est un meuble.
Tu sais, tu as raison.
Je vais réécrire la scène de la cravate, mais sans la cravate.
J 'ai horreur de ce ton condescendant qui le prend en ras -le -bol des
des machéris. Il ne sait même pas comment je m 'appelle.
Elle, c 'est Bibiche.
Il m 'a carrément bousculé. Si je n 'avais pas été en Rome, je te jure qu
avait droit. Je lui foutais mon pied au cul.
Tu es sûr que le cours va passer avec ton réalisateur ? Écoute, il m 'a dit ce
qu 'il voulait. Je ne voyais pas les choses comme lui. Je n 'ai rien dit. J
joué la scène comme je la sentais.
Après, il m 'a engueulé. Je me suis excusé. Il n 'y a pas à épilog
Je crois que Dorothy est plus intelligente que moi. Si seulement j
jolie. Tu sais, quand je me regarde, peut -ĂŞtre qu 'avec une coiffure qui
adoucirait. Parce que tu vois, c 'est une fille qui vaut le coup.
Non, non, non, laisse sonner ! Pourquoi ? Mais c 'est peut -ĂŞtre pour Dorothy,
il faut se méfier.
Pourquoi tu leur as filé ce numéro ? J 'étais forcé, la régie doit me joindre
pour des questions de planning.
J 'avais pas le choix.
Décroche, on verra. Non, non, non, je ne veux pas qu 'on pense que Dorothy vit
avec un homme. C 'est impensable. Non, non, cette fille -lĂ vit seule. C 'est
peut -ĂŞtre pour moi, c 'est peut -ĂŞtre important. T 'as qu 'Ă prendre la voix
Dorothy. J 'aurais l 'air fin en Dorothy si jamais c 'est Sandy. Et si c 'est
Diane, comment lui expliquer qu 'il y a une femme ici ? Y 'a qu 'une solution,
demain, répondeur.
Tu sais, quand t 'as joué Cyrano, tu m 'as filé un méchant coup de sabre sous
bras à travers le divan. J 'ai été cool, j 'ai rien dit.
Quand tu as fait Quasimodo en boitillant avec ta fausse bosse et en engueulant
Notre -Dame de Paris, j 'ai été cool et j 'ai rien dit. Mais ce soir, je ne vois
pas pourquoi je devrais rester lĂ Ă faire semblant de n 'ĂŞtre pas lĂ , parce
toi, tu n 'es pas ce genre de fille.
Ça, c 'est glauque.
Où vas -tu ? Je vais chez Diane. Comme ça, au moins, si on a envie de me parler
à moi, Diane la première, ça pourrait se faire, en toute simplicité. Non, mais
pourquoi tu t 'imagines que je fais ça ? C 'est pour toi, pour la pièce, pour
Sandy !
Écoute, je t 'avais dit de me faire mal hier, je l 'avais prévu.
Sandy, je regrette, mais il faut que j 'apprĂŞche.
Je suis crevé, lessivé, j 'ai dû attraper un virus. Je voulais t
seulement tu ne te rends pas compte de la grippe que j 'ai.
Oh, pauvre tout nez, tu as de la fièvre ? Je crois, oui.
Combien ? Je ne sais pas. Ce n 'est pas vrai. Bon, fous -toi au pieu avec deux
aspirines, mets quatre couvertures, transpire, bois des litres de flotte et
'oublie pas de te taper mille unités de vitamine C toutes les heures avec
beaucoup de lait.
Vous avez surexposé Melanie White au rayon XF Express ? Ça vous savez, c 'est
pas moi qui l 'ai décrite. C 'est vachement plaisant, mais c 'est pour
Ne soyez pas si dure avec l 'adopteur de vos peurs. Il faut comprendre que c
'est un homme complexé. Il faut bien que je lui fasse la vie dure. Pour lui, je
suis une femme objet. Oh, Dorothy, est -ce que vous ĂŞtes belle ? Regardez, j
'espère que vous... T 'emmenez au restaurant. Mais c 'est vrai ça. Savez
que vous êtes très... Dorothy ! Très séduisante aussi.
Je te présente mon père, Léon. Comme c 'est gentil. Eh bien, je suis ravi de
faire... J 'ai l 'impression de vous connaître de longue date.
J 'ai un gros fait pour votre petit -fille.
Le point de priorité de vous manifester, mademoiselle Shirley, c 'est qu 'on s
'en va.
On s 'en va, on s 'en va, on s 'en va.
Résume.
Résume.
Enfin, je ne peux pas voir une écriture moins hermétique, ce n 'est pas de l
'hébreu. Attends, qu 'est -ce que tu penses de ça ? Pour Sandy ? Non, pour
pour Dorothy.
Pas forcément ça, mais en clip, cela. Qu 'est -ce que tu en dis ? Ce n 'est pas
un peu voyant ? Tu trouves ? Attends.
Oh, merde.
C 'est elle.
La fille, lĂ ?
C 'est noté. Je dis à quelle heure ? Dîner, 8h30.
Je n 'oublierai pas.
D 'accord, ciao.
Tu ne te rends pas compte, mais tout va mieux ici depuis que tu es dans le
feuilleton. On te doit tous une fière chandelle. Pourquoi ?
Parce que t 'es bon conseil. Mais c 'est parce que je vous vois... Je vous vois
toutes comme mes filles et une mère de famille. Ça donne de bons conseils au
sein. Je veux dire au sien, parce que je suis bĂŞte.
Au sien, bien sûr.
Au sien, bien sûr.
Vous voyez, je ne suis pas un homme avec qui vous devez entrer en compétition,
Émilie. C 'est vous qui avez... Regardez -moi quand je vous parle, docteur
Blouston. Je me méfie d 'un homme qui évite mon regard.
Je m 'en méfie que cet homme soit caissier, agent d 'assurance ou simple
vendeur. Et cela n 'arrange aucunement les choses si c 'est un petit chirurgien
ou râpé.
C 'est vous qui avez provoqué cet affrontement, docteur. Vous avez un cœur
pierre indigne d 'une femme, mademoiselle Kimberley. Ne voyez pas
moi la femme, Medford. Il serait grand temps pour vous de comprendre que je
un individu, que si vous travaillez avec des ĂŞtres humains.
Et envoyez -moi, mademoiselle Charles, immédiatement.
On y va pour le gros plan, la une. Pas trop serré. Hop, tu restes là , caméra 1.
Ça va, coupe.
Coupé.
Tout requis.
Fabuleux, la façon dont vous m 'avez pris le visage. J 'étais complètement
subjugué. C 'est fou, c 'est puissant. Vous êtes gentil, John, mais vous aussi,
vous avez eu de gros moments. Silence, silence.
Bonne nouvelle, les enfants. La technique, toujours aussi géniale, a une
plus effacé une bobine antenne.
On va retourner les scènes 14, 15 et 16.
Allons, allons, allons.
C 'est ça ou les refaire en direct demain.
En pexon, il faut savoir être prudent, non ? Ok, dans la boîte. A demain, près
comme des gardons, Ă 6h30.
Vous ĂŞtes gentil.
Au revoir, Dante.
Au revoir.
Melanchto, votre voiture est devant la porte A.
Quelle journée, hein ? Quoi ? Ah, parce qu 'on a dû tout refaire ? Dis -moi, ça
se produit souvent ? Ça arrive quelquefois.
Un jour, on a dû refaire toute une séquence en direct.
En direct ? Si t 'avais vu Van Horn, malade ! Personne n 'a vu la tĂŞte qu 'il
faisait parce qu 'il avait un traque -fouille et il est resté sans arrêt d
à la caméra.
Tu veux un peu de vin ? Non, merci, je vais me sauver maintenant. Il faut
que je me lave les cheveux.
Merci quand mĂŞme.
Dorothy ? Oui ? Écoute, je sais que c 'est redoutable ce que je vais te
lĂ , mais il faut qu 'on stable 26 pages pour demain.
Toi qui es toujours si sympa, t 'aurais pas le courage de venir chez moi répéter
un peu ce soir ? Ce soir ? Je pourrais mĂŞme te faire une bouffe. Pardon ?
Bonsoir, Kate.
Tu l 'as fait du surgelé ?
Non mais ça va pas la tête, t 'as rien à te mettre. Julie m 'a déjà vu dans
toutes ces frusques -lĂ .
Mais non, pas dans ce truc blanc -lĂ .
Quoi, ça ? Oui. T 'as -tu cette idée ? Non mais pas du blanc pour ce genre de
petite dînette, c 'est trop habillé.
Tu n 'as qu 'Ă mettre un pantalon.
Non, non, un pantalon, tu rigoles.
Ben mets ça. Non, j 'ai pas de chaussures qui vont avec et les rayures
horizontales, ça me fait un popotin, je te dis pas. Et une poitrine de matronne.
Mon vieux, c 'est de plus en plus glauque.
Ça, c 'est super.
Ça te plairait ? Sérieusement ? Tu fais institutrice surveillant la récré des
petits.
Ça paraît bête, je sais, mais c 'est notre premier rendez -vous.
Et je veux ĂŞtre belle pour elle.
Bonsoir.
Bonsoir. T 'es ravissante, tu sais. Ah oui, tant mieux, je suis contente.
Viens, pour toi, des fleurs. Oh, Dorothy, fallait pas faire ça. Oh, mais
rien.
Viens, je vais les mettre dans un vase.
Oh, tu as un bel appartement.
Oui. Oh, ravissant, ravissant, ton séjour. Tu trouves ? Oh oui, adorable.
C 'est un décorateur qui m 'a fait ça.
Tu sais ce que c 'est, avant le feuilleton, pas de sous, et depuis plus
temps. Et Amy s 'est endormie. C 'est pas dommage. Elle m 'a fait une de ses
peurs. Mademoiselle Nichols, cet enfant n 'aura jamais aucune éducation si vous
ne lui serrez pas. Merci, madame Crowley.
Dorothy Michaels, madame Crowley. Oh, excusez -moi, je ne savais pas. Ravie de
vous connaître. Très heureuse.
Devant cette garde, je tremble. Je vais te dire, moi, je claque des dents. Colle
ton manteau lĂ .
C 'est qui ? Eh bien, c 'est la nourrice.
Je suis sûre qu 'elle me déteste.
Mais qui est Amy ?
Ma fille ! Elle a eu 14 mois il y a une semaine.
Je ne savais pas que tu avais un enfant.
Ah non ? Et toi, tu as des gosses ? Oh non ! Tu as été marié ? Non,
disons que je n 'ai pas eu la chance. Je me suis fiancé avec un garçon très
brillant, un jeune acteur dont la carrière a malheureusement Ă©tĂ© en but Ă
cécité du monde théâtral qui a tiré sur lui à boulet rouge. Il en est mort ? En
quelque sorte, oui.
Sutton a abandonné la scène et moi du même coup.
Et maintenant, il travaille comme serveur dans une gargote malfamée des
Mais ne parlons pas de ça.
Tu veux peut -être un verre de vin ? Oh non, je ne veux pas être éméché puisqu
'on a travaillé.
Est -ce que je peux te poser une question ? Tu ne crois pas que tu vas t
'esquinter la peau si tu forces sur le maquillage Ă ce point -lĂ ? Non, j 'ai l
'habitude.
J 'ai une petite...
Moustache, pas commode Ă cacher, c 'est sensible.
Je fabrique trop d 'hormones. Mal, c 'est pas la joie, mais... Tu sais, il y
plein d 'hommes qui en sont fous. Je sais, je sais. L 'ennui, c 'est que moi,
suis pas folle de ceux qui en sont fous.
Tu es sans doute divorcée ? Ah non, non, j 'ai jamais été mariée.
Finalement, je crois que je dois bien me diffaire.
Parle -moi un peu de Ronald.
Combien de temps tu as devant toi ? Vas -y.
Chapitre. Ronald.
Ronald est de loin le meilleur réalisateur de dramatique d 'après
On t 'a bien dit de ne pas dire feuilleton, j 'espère.
Au début, quand on avait le malheur de dire le mot feuilleton devant un
Rita nous filait une amende de 25 cents. Ça lui a payé sa Mercedes.
Ça ne m 'apprend rien sur toi et Ronald.
C 'est un dramatique du soir.
Là aussi, il est très bien.
Tu veux dire qu 'il...
Tu veux dire qu 'il y a une bonne entente entre vous ? Je sais pas, c 'est
une bonne entente, Dottie ? Oh, ça t 'ennuie pas que je te dise Dottie ? Non,
pas du tout.
Ronald est intelligent, puis il est drĂ´le.
On a des points communs.
Entre nous, tu connais beaucoup de types qui pardonnent à une femme de dîner à 4
heures, d 'ĂŞtre comateuse Ă 9 et de travailler aux aurores. Mais, est -ce
comptes pour lui ? Ah, c 'est ça.
Mais tu te doutes bien que j 'ai un petit plan derrière la tête, non ?
Écoute, les mecs, il y en a.
Seulement, je suis sélective. Je choisis très minutieusement.
Et quand je trouve le macho qui va me mener Ă la baguette pour de bon, lĂ , je
commence Ă me mettre en frais.
Mes répliques ont l 'air d 'être des sous -titres d 'un film tchèque.
Écoute, il faut que tu essaies de répondre comme si la question te prenait
surprise. Comment ça ? Je vais t 'interroger et toi, tu me dis ton texte.
D 'accord.
Pourquoi tu bois tellement ? Quand on est comme moi, une orpheline, une
orpheline élevée par une grande sœur de 16 ans, son aimée, on n 'a plus d
'illusions. Et voilĂ .
C 'était mieux qu 'avant, ça ? Oui, tu y étais.
T 'es un ange de reçu.
Pourquoi est -ce que tu bois tellement ? Un, ça ne fait pas grossir, et deux, c
'est mauvais pour moi.
Il y a peu de choses qui réunissent ces deux plaisirs.
En clair, tu me dis de m 'occuper de mes affaires, c 'est ça ? Disons que je ne
veux pas que tu t 'inquiètes pour ça.
C 'est très gentil de ta part, mais... Mais tu aimerais que je m 'occupe de mes
affaires. D 'accord.
C 'est fou ce que tout est compliqué dans la vie.
Quoi ? Tout ! Franchement, tu ne trouves pas qu 'être une femme au XXe siècle, c
'est compliqué ? Extrêmement.
Tu sais ce que je voudrais une fois ? Quoi ?
qu 'il y a un mec assez honnête pour s 'approcher de moi et me dire, écoutez
Julie, je ne sais pas très bien moi -même où j 'en suis.
Oh, j 'aurais pu vous draguer et puis on se serait joué la comédie.
Mais j 'aime mieux dire la vérité.
Je vous trouve vraiment fascinant et j 'ai une envie folle de faire l 'amour
avec vous. C 'est aussi simple que ça.
Ce ne serait pas un soulagement ? Le rĂŞve.
Un vrai rĂŞve.
Ronald devait passer la soirée avec moi hier.
J 'avais même fait à dîner.
Vous ne m 'avez pas venue.
Oh ! Oh mon Dieu ! Quelle heure peut -il ĂŞtre ? 10h25.
Il faut que je file.
Écoute, ne m 'en veux pas si je pars en coup de vent. J 'ai trouvé ton dîner
délicieux.
Le dîner est brûlé.
Je m 'excuse, je suis en retard, mais écoute, j 'étais sous la douche et paf,
une coupure d 'eau. Je te jure que c 'est vrai. J 'avais du savon plein les
yeux, j 'ai glissé, je suis tombé.
J 'ai fait cinq boutiques pour te trouver ton machin préféré, ton choga
chouette. Michael, je l 'ai vu.
De qui tu me parles ? Tu as vu qui ? Comme tu étais lent, j 'ai fait une
marche. Quand ? Ce soir, je t 'attendais sur le trottoir et j 'ai vu cet espèce
de gros boudin entrer et monter chez toi.
Un gros boudin ? Avec l 'imper, tu sais.
Oh ! Oh, cette bonne femme -lĂ , c 'est une copine de Jeff.
Elle est venue lui filer un coup de main pour la pièce.
Ils se connaissent depuis des années.
Tu trouves que c 'est un boudin ? Il faisait noir dans les escaliers, mais
je l 'ai trouvé, mastoc.
Depuis quand Jeff écrit -il des pièces en collaboration ? C 'est son ami d
'enfance et elle tape comme une reine.
Écoute, Sandy, je ne couche pas avec la femme qui est montée chez moi. Tu peux
me croire, c 'est impossible.
Michael, je ne suis pas collante, mais...
Je devrais savoir qu 'il ne faut pas que j 'invite des gens, puisqu 'ils ne
viennent jamais.
C 'est ma faute. J 'ai mauvaise conscience ? Tu as mauvaise conscience ?
-moi. Oh non, trop, c 'est trop. Ne fais pas des excuses. Quand mĂŞme, c 'est moi
qui ai trois heures de retard.
Tu devrais me faire la gueule.
T 'es un copain tellement exceptionnel. T 'as été si chic avec moi quand j 'ai
passé l 'audition pour ce feuilleton de merde. Quelle déception ! Oh, quelle
déception ! Au fait, t 'as vu cette grosse vache qu 'ils ont engagée ?
vache ? C 'est pas du tout ce qu 'ils cherchaient au départ.
Elle joue comme un pied.
Ah bon ? On dit qu 'elle est pas mal du tout ? Faut le dire vite.
Pour toi, elle devait être pète sec. Tu te souviens ? Tu voulais une pète sec,
mais elle est pas pète sec.
C 'est une mauviète.
Ça vient peut -être du texte, ça. Après tout, cette fille n 'écrit pas son
texte. Ben, elle devrait.
Ce serait pas pire.
Je voudrais bien déménager, mademoiselle Kimberley.
Seulement, je sais pas oĂą j 'irai.
Je sais pas quoi faire.
Mais qu 'est -ce que c 'est que cette femme grand -type qui me dit que son
est là -bas et qu 'elle ne peut pas déménager, Mme Mallory ? Quoi ? Qu 'est
qu 'elle raconte ? Stop, passe sur la 1.
Franchement, vous savez ce que je ferais si je ne me faisais ça à moi ? Eh bien,
si mon mari revenait chez moi, je prendrais ce que je peux trouver de plus
et je te le... Fendre le crâne, moi ! Je te le referais de la bouillie de leur
cervelle et bien avant de me refaire tabasser ! J 'ai pas les moyens d 'aller
chez un analyste suivre une thérapie.
Thérapie ? Mais qu 'est -ce qu 'il vous a parlé d 'une thérapie ? Coupe, Ronald.
D 'accord, coupez.
Ça va pas du tout, son texte. Son texte, c 'était... Attendez, une seconde, une
seconde. Puis -je dire en matière de défense, mademoiselle Marshall, que
conseiller à une femme, mère de deux enfants, démunie, dont le mari est un
monstre de brutalité au point de lui casser le bras et de la défigurer, d
dans une maison de repos conventionnée, suivre une thérapie, c 'est complètement
crétin. Désolé, moi, je ne le ferai pas. Vous le feriez, vous ? Mais je refuse
de jouer avec ça. Retoie la ferme.
Ronald. Je suis heureuse de vous présenter...
J 'avoue que c 'est un peu ma faute, mademoiselle Kimberly.
Ah oui ? Je sais que je suis jolie.
Et j 'en joue.
Je crois que... que je n 'aurais pas dĂ» aller voir le docteur Brewster dans son
bureau Ă cette heure -lĂ . Attends, vous n 'y ĂŞtes pour rien. Le docteur Brewster
a déjà tenté de séduire plusieurs de vos collègues dans ce service, en
protestant chaque fois qu 'il était sous l 'emprise d 'une incontrôlable
pulsion. J 'ai une idée.
Je vais m 'arranger pour que les infirmières de ce service aient toute
un merlin, et elles auront l 'ordre formel de griller la bistouquette de cet
obsédé. Un quoi, un merlin ? Mary, bonjour, voulez -vous consulter l
téléphonique ?
Et regardez à la rubrique matériel d 'abattoir en gros.
Je suis Dorothy.
Dorothy, c 'est moi.
Personne ne l 'écrit, ce rôle, s 'il me sort des tripes. Tu es Michael et tu
joues Dorothy. C 'est la mĂŞme chose. Il y a une femme en moi. J 'exprime tout un
vécu féminin. Non, n 'oublions pas le mot que tu veux. Mais qu 'est -ce que tu
attends pour me trouver un one -man show ? Dorothy sait chanter et écrire des
monologues. Je sens que je peux parler Ă la femme. J 'ai un message Ă passer.
Tu n 'as rien à leur dire, c 'est de la prière. C 'est pas vrai ! J 'ai plein de
choses à dire aux femmes. J 'ai eu une vie de comédien sans emploi pendant 20
ans. Je sais ce que c 'est que de rester des heures près du tĂ©lĂ©phone Ă
attendre, Ă attendre qu 'il sonne. Et maintenant que j 'ai un rĂ´le super, j
ai plus le contrĂ´le. C 'est les mecs qui ont le pouvoir et moi je la ferme. Si
je pouvais transmettre cette expérience aux autres femmes comme moi... Arrête de
t 'exciter comme une puce. Il n 'y a pas d 'autres femmes comme toi. Tu es un
mec. Je te remercie, ça je le savais, mais je suis aussi une actrice.
Michael, je ne tiens pas Ă en discuter maintenant.
Je suis potentiellement une grande actrice. Je peux ĂŞtre Mayday, je peux
Ophélie, je peux être Lady Macbeth. On reviendrait au temps de Shakespeare.
Pourquoi ne pas demander à deux scénaristes ? Je sens que je serai une
Eleanor Roosevelt.
On ferait une Eleanor Roosevelt story.
Quoi ? Eleanor Roosevelt story ? Oui ! Mais pourquoi pas, hein ? Le rĂ´le de ma
vie, je te dis. Bill Weintraub fait une soirée samedi. Allons -y, tu veux bien.
Oublie tout ça, amuse -toi un peu, bois de bon coup et arrête de te prendre au
sérieux. Tu m 'as jamais invité à ces soirées avant. C 'est moi qui t 'invite,
moi.
C 'est prodigieux.
Tu t 'es fait de vrais yeux de biche. Oui, mes paupières bloquées pour une
semaine, je te jure. Pas sympa, j 'aime pas. Tiens -toi droite.
Quoi ? Cette jeune personne est analyste ? Oh, non, non, non, rien Ă part. Je
fais de la psychologie. C 'est du pareil au mĂŞme.
Qu 'est -ce que tu bois ? Un double champagne.
Qu 'est -ce que c 'est que ce truc ? Oh, c 'est genre self.
Bonsoir. Bonsoir. Qu 'est -ce que je vous sers ? Donnez -moi deux...
De quoi ? N 'importe quoi.
Donnez -moi une coupe de champagne.
Merci.
Bonsoir, qu 'est -ce que vous proposez ? Une vodka glaçon avec un zeste, s 'il
vous plaît.
Salut. Bonsoir. Vous vous souvenez de moi, non ? Oui, en arrivant, je me suis
tout de suite dit, tiens, je la connais.
Appelez -moi votre nom. Suzanne.
Suzanne.
Appelez -moi Mélagrine, c 'est mon agent.
Apparemment, ils sont très intéressés. J 'en saurai plus au début du mois. Je
lirai ça au début du mois.
En tout honnêteté, les scripts, ils m 'emballent pas.
Je vais les faire ramagner et après, j 'aimerais vous montrer les changements.
On pourrait peut -être dîner ensemble ? Appelez mon agent, elle s 'occupe de mes
dîners aussi.
Oh,
comment tu vas ? Bien.
Ça se voit. T 'as l 'air en pleine forme. Merci.
C 'est trop bête, j 'ai eu dîner avant de venir.
Si j 'avais su qu 'il y avait un buffet.
C 'est pour le chien.
Il adore les fruits.
Bonsoir.
Mike Dorsey.
La vue est superbe, hein ? Il n 'y a que Philippe qui puisse s 'offrir ça.
Vous savez, là , j 'aurais pu vous draguer, et puis on se serait joué la
comédie, mais j 'aime mieux dire la vérité, je trouve que vous êtes vraiment
fascinante. Et j 'ai une envie folle de faire l 'amour avec vous.
VoilĂ . C 'est aussi simple.
Simple que ça.
Je tiens à vous dire que j 'ai demandé au conseil de l 'ordre de vous adresser
un blâme. Vous devriez en être avisé demain.
Ça va, coupe.
Coupez, Julie, c 'est très bon.
Arte Julie, tu as été grande. Merci, John.
Beau boulot, bravo.
T 'as été formidable.
Ça, c 'est grâce à mon coach.
Non, non, c 'est grâce à toi.
Au milieu sublime.
Bon, ça suffit comme ça, la pommade des enfants.
On place tout le monde, on fait la séquence 17.
Joe, dégage le plateau. Je veux juste Alan, Tom et John.
Tout de suite Ă un quart d 'heure.
Ronald, moi, je m 'appelle Dorothy.
Et non Tootsie ou Toots ou Mignon ou Lapin ou Poupée. Oh, merde.
Non, juste Dorothy.
Alan, c 'est toujours Alan.
Tom, toujours Tom. Et John, toujours John. J 'ai un prénom, moi aussi, c 'est
Dorothy. J 'ai F -D -O -R -O -T -H -Y.
Dorothy.
Excusez -moi, docteur.
Quelqu 'un est mort ou quoi ? Le violoniste.
Oh, je ne le croyais pas si atteint.
Qu 'il a tué, c 'est de réclamer de la rallonge.
Je ne m 'en veux pas pour ce qui s 'est passé tout à l 'heure, mais... Écoute...
Sans doute l 'émotion. Qu 'est -ce que tu fais pour les vacances, toi ?
? Eh bien, Amy et moi, on va faire un tour chez mon père dans sa ferme, en
province. C 'est pas follement ille, mais c 'est sympa.
T 'as pas envie de venir lĂ -bas avec nous ? Oh.
Tu sais, depuis que mon père t 'a vue, c 'est ton fan numéro un.
Est -ce que Ronald vient aussi ? Parce que pour toi, ça changerait ? C 'est pas
que... Justement, je crois qu 'il doit rester Ă New York travailler.
Oh.
Si ça peut te décider, j 'aime pas les nanas qui prennent les femmes pour des
doublures d 'hommes, c 'est -Ă -dire faute de mieux.
Sur toi, c 'est pas ça.
J 'ai envie que tu viennes, c 'est tout.
Il faut que je sois très prudent. Je ne veux pas me lever trop tôt. Je pourrais
faire une rechute. Tu comprends, j 'espère.
Ce qui m 'inquiète, c 'est que je me demande si on arrivera un jour à répéter
sous le même toit. Mais bien sûr. Laissons passer le week -end et je t
lundi, d 'accord ? Merci, au revoir.
J 'ai pris ma chemise de nuit, la rose.
C 'est la fleur.
Écoute -moi. Quoi ? Laisse tomber ça.
Renonce à ce voyage. Pourquoi ? Tu ne devrais pas faire ça.
Mais Julie, je lui dis adieu dans 15 jours. Le seul qui risque de la revoir,
'est Michael Dorsey. Et lui balancera son verre en pleine figure.
Oui, ma trousse de maquillage. Et Ă Sandy, tu vas lui mentir encore
Mais c 'est pour ne pas la faire souffrir. Je n 'ai jamais dit Ă Sandy
verrais aucune autre femme. Tu pousses, lĂ .
Si je lui disais la vérité, je ne ferais que la blesser. Et je ne veux pas la
blesser, moi. Et puis d 'ailleurs, Julie, c 'est juste une copine.
Eh bien, moi, j 'en connais un qui va finir par rĂ´tir en enfer. Je ne crois
Ă l 'enfer. Je crois au chĂ´mage, oui, mais je ne crois pas Ă l 'enfer.
Oh, merci, c 'est gentil. De rien.
Costaud, la petite dame.
Oh, pas tant que ça.
Viens, Dorothy.
Je vais te montrer la maison.
Je suis bien content que vous soyez là . C 'est une vraie maison d 'époque, je me
trompe ? Et voilĂ .
Bon, je vais aller chercher le lit de la gamine.
Mes grandes, vous défaites vos valises et après... Mais, mais, on fait chambre
commune ? À l 'étage, les autres pièces sont sans chauffage. Et puis, je vous
connais, les filles.
Même si je vous séparais, vous vous arrangeriez pour venir vous retrouver et
pour glousser toute la nuit.
Pour lui, j 'ai toujours 12 ans.
Quel côté tu préfères, Dorothy ? Celui qui est près de la salle de bain, si tu
veux bien.
Surtout, t 'en fais pas, je me ferai toute petite.
Simple comme bonjour, vous le prenez entre le pouce et l 'index. Oui.
Ensuite, vous faites glisser vos doigts en pressant.
Comme ça ? C 'est ça, comme ça.
Mais c 'est très... On ne sait rien, vous n 'en faites pas continuer.
Sous -titrage ST' 501
C 'est pas comme partout ici, hein ? Je suis contente que tu sois venue.
Julie, j 'ai quelque chose à te confier. Chérie.
Hein ? Ronald au téléphone.
Arre, arre.
Je suis désolé.
Quoi, Dorothy ? Rien, rien.
Je crois que j 'allais aller me coucher.
Dodo, Amy.
Bonne nuit.
Vous êtes rafraîchie le soir, hein ? Oui, j 'allais justement. Je vais vous
apporter une petite laine.
Merci, vous êtes toujours si prévus, non ?
C 'est trop gentil.
Je me
demandais si nous aurions la chance d 'avoir un ciel étoilé. Moi, j 'ai mes
petites étoiles.
Vous et Julie.
C 'est très joli. Je crois que j 'aurais dû la transposer dans sa tonalité. Rien
n 'est plus merveilleux que de voir une femme jouer du piano. Maman m 'a fait la
guerre. Qui veut encore un verre ? Tu ferais bien de faire attention.
Elle s 'appelait...
Attendez, attendez.
Mary,
et plus que dans tous les autres, il y a
dans ce prénom...
Julie s 'appelait comme ça. Mary Juliette Cooper.
Bon, je vais me coucher.
Qu 'est -ce que t 'en penses ? On met la viande dans le torchon, comme on dit Ă
la campagne. Moi, je crois que je... Toi et ton père... Vous deux, je veux dire,
allez -y, moi je vais rester un peu... Bon, je reste avec vous.
Bon, je monte.
Bonne nuit. Bonne nuit, chérie.
Bonne nuit, papa.
Dors bien.
Ça y est, sage.
Elle est gentille, hein ? Délicieuse, délicieuse. Je ne suis pas mécontent que
Ronald ne soit pas venu.
J 'avoue que c 'est bon d 'ĂŞtre sans lui.
Vous trouvez ? Oui.
Je vous en prie, asseyez -vous.
Oh, merci.
Vous croyez que vous seriez plus genre, vous savez, MLF, tout ça ? Pensez donc,
vous savez, dans la vie, je ne suis pas comme dans le feuilleton.
Il faut comprendre, c 'est un rĂ´le, moi, je ne suis pas militante Ă ce point.
Ah, vous n 'allez pas croire, moi, je suis pour l 'égalité des sexes. Non, c
'est vrai, les femmes devraient tout avoir au mĂŞme titre que les hommes, etc.
Seulement... Souvent, je me dis que ce qu 'elle réclame, c 'est le droit à être
des hommes à part entière, comme si les hommes étaient égaux entre eux.
C 'est pas le cas. Non.
Je vous en sers encore un petit.
Il faut que je garde la tĂŞte froide ce soir. Ce soir.
Enfin, toujours.
Vous savez, quand on y repense bien, autrefois, il n 'y avait pas autant de
blabla sur le rôle de la femme ou sur celui de l 'homme. On était l 'un ou on
était l 'autre.
À l 'heure actuelle, ça tourne plus rond.
Il faut qu 'on ressemble aux gens de l 'autre sexe. Et tout ça pour abolir les
différences. Je regrette mais vive la différence.
Absolument. Nous, Ă la ferme, on le sait bien.
Un mâle, c 'est un mâle.
C 'est pas nos coques qui font les oeufs. Jamais.
Ma femme et moi, on a été mariés de longues années.
Je vais vous dire, les gens se trompent.
Ils disent tous pourvu qu 'on ait la santé, mais je suis solide comme un roc.
Moi, ça me sert à quoi ? Ce qu 'il faut, c 'est partager.
Vivre Ă deux ? Oui.
C 'est ça qui est bien.
Julie m 'a dit que vous n 'êtes pas mariée ? Non.
Encore un petit ? Non.
Sûr ? Oui. Oh mon Dieu, je crois bien qu 'il est l 'heure cette fois, il faut y
aller.
Merci d 'être resté bavardé.
Oh, de rien, je vous en prie.
Vous avez des yeux magnifiques.
Vous trouvez ? Merci.
Bonne nuit, Lyon.
Il doit trouver papa un peu rétro, hein ? Oh non, délicieux, délicieux.
Il voit les choses d 'une façon assez simpliste.
On est heureux ou malheureux, marié ou pas marié.
Il n 'y a pas de moyen terme.
Je lui ai dit qu 'il devrait peut -être refaire sa vie après la mort de maman,
seulement... Ça doit être une femme tout à fait exceptionnelle, ta mère, non ?
Je crois, oui.
Je ne m 'en souviens pas tellement bien.
Je me souviens qu 'elle est venue avec moi choisir ce papier peint.
J 'en avais choisi un autre, à grande fleur mauve, sur un fond très clair.
Alors elle m 'a dit gentiment, Julie, n 'oublie pas qu 'une fois... que tu l
'auras choisi, tu le verras sur les murs de ta chambre pendant très très
longtemps.
J 'ai essayé d 'imaginer ce que mes fleurs mauves allaient donner quand
seraient sur tous les murs de ma chambre.
Je me demandais les frais qu 'elles feraient le soir, quand je m
matin, quand je m 'habillerais pour l 'école.
Alors j 'ai dit, lequel tu choisirais si tu t 'es moi ?
Elle a répondu, celui avec les narcisses et les jolies roses en boutons.
Parce que les narcisses sont des fleurs toutes simples.
Et les boutons de roses, c 'est toujours prêt à éclore.
Que c 'est joli.
J 'ai fait des millions de projets en regardant ce papier peint.
Et j 'attendais toujours que les boutons s 'ouvrent.
C 'est bon.
Ma mère faisait ça aussi.
quelquefois. Bonne nuit, Julie.
Bonne nuit, Dorothy.
et d 'appeler son bureau.
Le script dit très contrôlé.
Mais je devrais fulminer dans cette scène.
Ce serait plus efficace, non ? Oui, il faut la jouer comme vous la sentez.
Tiens, on vient recevoir ça pour toi.
Envoyé par le père de Julie.
Son père ? Mais contente -toi de les regarder, chérie.
Sinon, tu peux dire adieu à tes petites ailleurs théâtres.
Mon Dieu, faut -il être mûche, l 'offrir à une femme des chocolats ? Dorothée
Michael, c 'est demandé dans le bureau de Rita Marshall.
Vous, vous êtes une compliquée, vous savez.
Je dirais mĂŞme que vous ĂŞtes la reine des emmerdeuses, Dorothy.
Je m 'offre le plus coûteux metteur en scène de feuilleton sur la place.
Zut, je me dois 25 cents.
Et vous l 'avez rendu méfiant et pire, agressif.
Inconsciemment, je vous jure. C 'est pas alors.
Nous recevons 2000 lettres par semaine.
Lundi, ça fait un bon 2 -3 points.
Et c 'est Ă vous que nous le devons.
Vous êtes la première femme qui est à l 'écran ce qu 'elle est vraiment dans la
vie, qui sait faire valoir sa personnalité sans en voler une autre.
Désormais, vous êtes notre fer de lance.
Nous misons Ă fond sur vous. Nouveau contrat d 'un an.
Félicitations.
Tu es fou, Mike. Écoute, comment veux -tu que moi, je te sors de là ? Il n 'y
pas moyen de te sortir de lĂ . C 'est impossible.
Tu es embarqué à un point, c 'est tout.
Mais enfin, ça ne tient pas debout. Qui leur a permis ? Toi. C 'est toi qui as
signé le contrat, bon sang.
Mais j 'ai signé le contrat, oui, mais je ne savais pas que ce bout de papier
ferait de moi et Ă vie une femme.
Je sais, mais il faut aller jusqu 'au bout. Débrouille -toi. En tout cas, ça
paye. T 'augmentes de 200 dollars par épisode.
Georges, tu me sors de cette galère d 'une façon ou d 'une autre où je vais de
ce pas Ă la production et je dis tout. Qu 'est -ce que tu vas dire ? Que tu
délibérément la chaîne dans une panade infernale ? Que tu te fous
de la gueule de millions de femmes qui ne jurent que par toi et vont te scier ?
Écoute, j 'ai une secrétaire qui rêve de devenir une Dorothy Michael. C 'est
bien simple, je la vire.
Michael, on t 'accusera de manœuvre frauduleuse. De manœuvre frauduleuse.
tu la fermes. Tiens, pensez Ă moi.
Personne ne pensera que je ne suis pas mouillé jusqu 'aux oreilles. Non, mais
moi
Je pars dans la charrette aussi.
Conclusion, Motus, tu fais ce que tu veux, mais tu continues.
Je ne crois pas que tu prends un peu trop de valeur. On verra bien.
Je ne sais pas, moi, il y a peut -ĂŞtre une clause de conscience dans ce
Si Dorothy faisait un truc bien dégueu, il serait sans doute forcé de te lâcher.
Mais je ne vois vraiment pas ce que tu pourrais faire de plus dégueu que tout
que tu leur as déjà fait.
C 'est pas si grave que ça, mais... Tu me rappelles, tu veux bien ? Tu es sûre
que c 'est ce que tu veux faire ? Non, mais je vais le faire.
Je me fais mener en bateau par Rhone depuis trop longtemps.
J 'avais très envie que tu viennes pour me remonter le moral.
Tu sais, j 'ai trouvé le courage de virer Mme Crowley ce soir, et je l 'ai
Tu veux un verre ? C 'est pas moi qui ai besoin de tonus pour rompre. Ça, c 'est
bien vrai.
Ce qu 'il y a, c 'est que j 'ai subi son affluence. Depuis quelque temps, je
vois Ronald par tes yeux.
Julie, je ne veux pas de cette responsabilité. Pourquoi ? Pourquoi ne
-tu pas m 'influencer ? Tu n 'aurais pas vécu de compromissions comme je l 'ai
fait, moi.
Tu n 'aurais pas encaissé le quart, vrai ou faux ? Je ne crois pas, non. Non,
bien sûr, mais... C 'est évident et tu as raison. Je trouve que... Quoi ? Je
trouve que je vaux quand mĂŞme mieux. C 'est vrai, je n 'ai aucune raison d
'accepter ça.
C 'est ridicule. J 'ai toujours été trop molle de caractère, trop trouillarde,
trop... Pourquoi tu dis que ce ne soit pas si dur envers toi ? Et puis les
dessins ont jeté.
La vie continue, non ? Ce ne sera peut -ĂŞtre pas le pied, mais je serai
Voilà que je me mets à parler comme toi. Tu as tort de m 'idéaliser comme ça.
L 'honnêteté, bien souvent, c 'est très relatif, tu sais.
Écoute, mon père doit venir.
Alors, si il téléphone, ne lui dis pas que j 'ai rompu. Tu seras gentil. Il a
pris la route ce soir. Je suis persuadée que c 'est pour te voir.
Moi ? Ça y est.
C 'est Ronald.
Oh, ma chérie, Dieu te bénisse.
Souhaite -moi bonne chance.
Toujours.
Je viens de sortir ta moustache. Tu ferais bien de poudrer ça.
Bonsoir. Comment ça va ? Qu 'est -ce qui se passe ? C 'est Dorothy qui va garder
Amy. J 'en ai pour deux minutes. D 'accord.
Bonsoir, Tootsie.
Tu permets que je dise Tootsie en dehors du travail ?
Jolie,
cette robe.
Merci beaucoup.
Tu ne m 'aimes pas, hein ? Je m 'incline, ça ne se discute pas, mais
il n 'y a pas beaucoup de femmes que je n 'arrive pas Ă tomber.
Qu 'est -ce que tu n 'aimes pas en moi ? Je n 'aime pas votre façon de traiter
Julie.
Je n 'aime pas vos airs protecteurs, je n 'aime pas votre façon de la tromper,
je n 'aime pas que vous lui mentiez.
Enfin, explique -toi.
Faut vraiment que je continue ? Non, non, je sais de quoi tu veux parler.
Franchement, j 'ai jamais promis à Julie la fidélité. J 'ai jamais promis qu 'il
n 'y aurait qu 'elle. Mais comme je sais qu 'elle supporte mal qu 'il y ait d
'autres femmes, alors je mens.
Juste de temps en temps, pour éviter les trames.
Comme c 'est commode, hein ? Faut pas être comme ça. Mets -toi à ma place,
Tu vois, quand une femme veut m 'avoir dans son lit, je... En général, je dis
oui. Mais ensuite, elle prétend que je lui ai fait les promesses et après, c
'est l 'engrenage. Moi aussi, je fais semblant d 'avoir tout promis, mais...
En fin de compte, c 'est moi qui suis exploité.
Mon cul, Ronald.
Tu veux que je te dise ? En réalité, je suis une alliée pleine de compréhension.
Vraiment ? Je suis prĂŞte.
Bon.
Julie est prĂŞte.
Oh, ça oui.
Oh, Dorothy, elle ne se réveille jamais.
Mais au cas oĂą, tu trouveras un petit pot Ă la pomme dans le frigo. Tu lui en
donnes quelques cuillères et après tu la recouches. Mais je suis sûre qu
'elle... Tu t 'en sentiras bien, tu crois ? Ne sois pas idiote, Julie.
bêtise peut bien faire un bébé ? Allez, sauve -toi.
Non, c 'est rien.
Oh, c 'est rien.
Tout va très bien. Je t 'en prie, pleure pas. Je t 'en prie, pleure pas, s 'il
te plaît. Oh, je t 'aime. Oh, je t 'adore. Non, ne pleure pas. Regarde, on
mis comme des petits fous. En douce.
Sois gentille. Allons, allons, sois gentille.
N 'aie pas peur, c 'est tonton Dorothy.
Je t 'en prie, arrĂŞte.
Amy, arrĂŞte de pleurer. T 'as vu ? Il est marrant, le clown.
Il parle, le clown rigolo.
Regarde. Calme -toi, Amy. Bonjour, Amy.
Amy, Amy.
Laisse -moi souffler, tu veux ? Pas de ça.
Tu vas tout finir, maintenant.
Amy, c 'est toi qui m 'as dit d 'ouvrir ce petit pot. C 'est bon, c 'est Ă la
pomme.
Je t 'ai eu.
Je t 'ai eu. Tu veux encore un petit peu d 'abricot ? Ne me refais pas ce coup
-là . On ne fait pas ça à Tata Dorothy.
Ah, tu vas bien dormir après.
Allez, je t 'en fonde la dernière et après... Tu sais, je ne t 'aime pas du
tout. Ce n 'est pas drĂ´le.
Amy, tu as vu ça ? Maman va être forcée de repas de la cuisine.
Regarde -toi, tu verras Ă quoi ressemble un affreux Jojo.
Dorothy ? J 'arrive, j 'arrive.
Salut. Alors, tout va bien ? Il n 'y a pas eu de problème ? Oh non, car elle a
été un ange. Ah bon.
Ça va ? Ça va.
Ça
va
pas, toi ?
Julie ? Qu 'est -ce que... Dis -moi la vérité, tu es bien sûre que ça va
? Non.
Pourquoi ? Qui m 'invitera à dîner maintenant ? C 'est affreux, si tu
que je m 'en veux, d 'être comme ça.
Tu sais pas le plus drĂ´le ? Quoi ? Je te le dis, mais surtout, il faut pas le
prendre mal.
Depuis qu 'on travaille ensemble, ça me fait plaisir d 'avoir une amie aussi
extra. Et en mĂŞme temps, je ne sais pas, je ne me suis jamais sentie aussi
seule. Pourquoi, va savoir.
C 'est comme si je voulais avoir une chose que je n 'aurais jamais.
Est -ce que tu comprends ?
Je t 'en prie, ne dis rien, je t 'assure. Mais il y a une raison.
Oh, mais je la connais, ta raison. Mais non, non, cette raison n 'est pas la
bonne. Je ne suis pas celle que tu crois. Je ne suis pas ce que tu crois,
Et ta personne, oui.
Écoute, c 'est ma faute. Non, la mienne. Non, la mienne. Non, la mienne. Non, la
mienne, c 'est moi qui suis mal adaptée à cette vie. Enfin, je vois bien qu 'en
fait j 'ai les mĂŞmes pulsions.
Visiblement, je viens d 'avoir la mĂŞme pulsion. Mais je t 'en prie, ne convainc
pas Sylvie de cette pulsion. Cette pulsion est normale, Julie.
Ah, si seulement tu me voyais sans ma robe. Non, non, non. Je suis sûre que tu
comprends pourquoi.
Oh mon Dieu, c 'est mon père, ça. Il va falloir que tu lui expliques. Que je lui
explique ? Que tu lui expliques ? Mais quoi ? Que je ne dis pas que je... Dis
-lui. Non, ça, c 'est pas ma vie.
AllĂ´ ? Ah, c 'est toi ? Bien.
Eh bien, je suis avec... Dorothy ? Ah, non, non, non, papa, ce soir, je ne peux
pas. Mais attends une seconde.
Dorothy. Quoi ? Écoute, il faut que tu acceptes de le voir. Dis -lui ce que tu
veux, mais ne le fais pas marcher. Non, je... S 'il te plaît, ne m 'oublie pas
de faire ça. S 'il te plaît, sois chic, laisse -le tomber en douceur. C 'est
ton... Tu me dois bien ça, non ?
Ça va, et vous ? Ce soir, oui. Ce soir ?
Qu 'est -ce que vous prenez ? Un peu d 'eau.
De l 'eau dans un bon whisky. En tout cas, allons -y pour un scotch sec.
Scotch et bourbon.
C 'est sympathique comme endroit.
Je voudrais... Si on en fait... Quoi ? C 'est la danse que je préfère. Au moins,
vous savez, la danse... Vous allez adorer.
Quoi ? Suivez -moi, suivez -moi. Mon Dieu, je ne veux... Non.
Très franchement, si je pouvais m 'abstenir.
Vous êtes détendu.
Vous dansez très bien.
Ma femme et moi, on a pris des cours. Ça se voit tout de suite.
Émilie, on vous adore.
Vous ĂŞtes exceptionnelle. Vous ĂŞtes une merveilleuse.
Et encore plus jolie dans la vie. Merci.
Merveilleux.
Excusez -moi, je suis désolé.
J 'avais oublié, vous êtes debout toute la journée.
Venez vous asseoir. J 'aime mieux ça, oui.
Merci. Merci Ă vous.
Ça me fait très plaisir que vous soyez venu.
C 'est que, d 'habitude, vous avez vos trucs Ă apprendre.
Léo, j 'ai quelque chose d 'important à vous dire.
Justement, moi aussi.
Ce serait marrant si vous et moi en avions la mĂŞme chose Ă se dire. Oui,
follement hilarant, mais je doute fort que moi j 'ai Ă vous dire ce que vous
avez à me dire. Moi, c 'est pas très compliqué.
Je ne suis pas quelqu 'un qui sait tourner des phrases.
Je me suis fait photographier Ă deux occasions dans ma vie.
Mon examen de fin d 'études et mon mariage.
Ma femme était à côté de moi les deux fois. Je n 'ai jamais pensé que quelqu
d 'autre prendrait sa place.
Le week -end dernier, je me suis dit... Léon ! Oui, Léon. Ne m 'interrompez pas,
il faut que j 'aille jusqu 'au bout, sinon je suis fichu.
Je sais, je fais vite en besogne, mais je suis comme ça.
J 'ai toujours pensé qu 'il fallait savoir se jeter à l 'eau.
Ne dites rien tout de suite.
Je sais, je vous bouscule, mais prenez le temps de réfléchir.
Si vous dites non, je saurai que vous m 'aurez fait l 'amitié d 'avoir tout bien
pesé. Excusez -moi, je vous en prie, j 'ai envie d 'être un peu seul.
Il faut que j 'aille réfléchir le plus vite possible.
Dorothy.
Ça, c 'est un cauchemar.
Ne m 'en veuillez pas, mais il fallait que je vous voie. Comment avez -vous eu
mon adresse ? Je vous ai suivi sans me faire voir. Je ne me sentais pas le
courage de dire certaines choses au téléphone sans vous voir.
Je peux monter prendre un verre ? Non, je ne vous inviterai pas Ă monter, j 'ai
une migraine atroce. Je vous en prie, je n 'abuserai pas, je ne resterai qu 'un
petit moment. Je regrette, non, non, nous verrons au studio demain matin,
aurons le temps de parler de ça.
Retrez chez vous, mais vous avez bu ma parole.
de crier mon amour ! Vous êtes complètement folles d
'ingres ! Montez ! J 'habite au 3e ! Allez, vite, avant qu 'un locataire
les flics ! Oh, c 'est pas vrai ! Chut !
Entrez, John, mais je vous garde pas, je vous préviens. Donnez -moi un verre.
Pourvu que ce soit de la colle, tout m 'ira.
N 'importe quoi. Je le bois et je m 'en irai tout de suite après.
D 'accord, mais il faut que je...
Jolie petite glace.
VoilĂ .
Mais qu 'est -ce qui était donc tellement urgent ? Dorothée. Quoi ? C
je ne suis qu 'un vieux crabe oublié.
Vous avez donc été si connu ? Non.
Dans ce cas, pourquoi oublier ? J 'adore la façon dont vous me rivez mon clou
tout le temps.
Dorothy, j 'ai envie de toi. Je veux te demander pardon.
Je n 'ai jamais brûlé à ce point pour une femme.
Je vous en prie, John.
Peut -ĂŞtre une autre fois. Ne me repoussez pas.
Je ne veux pas tomber Ă cause.
Dans ce cas, couchons.
Ne forcez pas Ă vous. Je vous en prie.
Enchanté. Enchanté.
Je vous laisse.
Je crois que c 'est le mieux.
J 'espère n 'avoir... Non, c 'est moi qui espère. Je tiens à ce que vous
sachiez, mon cher Jeff, que rien ne s 'est passé ici ce soir.
Merci, John.
Vraiment, je suis confus.
J 'étais à cent lieues de croire. Je ne sais plus quoi dire.
Faites -moi la grâce de ne pas révéler la chose.
Bien sûr, bouche cousée.
Au revoir.
Salope. Alors là , non, non, non, ça ne commence pas, c 'est trop facile.
Le viol, ça ne rigole pas, mon vieux.
Il avait envie de moi.
Jeff, tu n 'as pas idée de ce que j 'ai vécu ce soir.
Rien qu 'Ă te voir, j 'imagine.
Oh, t 'es très en dessous.
Quand j 'ai vu ces yeux fous, j 'ai su qu 'il fallait que j 'y passe.
Sans ton intervention, je faisais la une des journaux demain.
Pourquoi est -ce que tu l 'as fait monter ? Mais comment ça, pourquoi je l
fait monter ? Il me cherchait la sérénade.
Il a une voix si chaude que ça. Ça va pas la tête.
C 'est lui, c 'est lui. Non mais dis -le, je ne sais pas moi que je me
déshabille. Surtout qu 'il n 'entre pas.
Michael.
C 'est Sandy.
Sandy. C 'est Sandy.
C 'est Sandy. Quelle soirée. Si elle me voit comme ça, je suis...
Je vous entends très bien.
Jeff, ouvre, s 'il te plaît. C 'est moi, Sandy.
Ouvre cette porte.
Ah, Sandy, c 'est toi ? Oui, c 'est moi. À une heure pareille ? Mais quelle
heure il est ? Je me suis endormi, dis donc.
Je faisais un cauchemar et... C 'est marrant, t 'étais dedans.
Michael est sous la douche. Oui, je suis sous la douche. J 'ai du savon plein
les yeux. Je me rince et je sors. Faut que je fasse... J 'ai tout posé en vrac
dans l 'autre pièce. Je dormais, je rêvais même.
Figure -toi que dans mon rêve, t 'étais un vampire. Mais sympa dans le genre...
Un vampire, moi ? Je vais me reloquer. J 'arrive. Bouge pas. Vous faites la
brinque ou quoi ?
Je n 'ai pas une douche. Il n 'y a plus d 'eau. J 'ai coincé le robinet. J 'ai
plein de savon dans les yeux. Et je ne peux mĂŞme pas me raser.
Michael ! Attends une minute. J 'ai du savon plein les yeux.
Jeff, ouvre la porte.
Je vous entends faire des messes bas.
Ouvre la porte.
Michael ! Ouvre cette porte.
Elle est ouverte.
Il ne manquait plus que ça. Maintenant, je vais passer pour une débile. Non, je
ne te le dirai pas enfin.
Jeff, il y a plus de dix minutes que je poirette. J 'aurais juré qu 'on faisait
une fiesta derrière cette porte.
Ben non, Mike, prenez une douche.
C 'est tout.
Qu 'est -ce que... Salut, Sandy, je prenais une douche. Oui, prenez une
Je prenais une douche.
Bonne douche ? Bonne douche.
Pourquoi tu ne m 'as jamais rappelé, Michael ? Écoutez, puisque je suis
réveillé, je vais taquiner la muse. Oui. Excusez -moi.
Reste lĂ , ne bouge pas, j 'ai un cadeau pour toi.
Tous des pignoufs.
Ça tombe bien que tu sois venu, je voulais justement t 'offrir ça.
Tiens, c 'est pour toi. Je suppose que comme ça, ça roule entre nous. Ben, ça
roule, ça roule bien tous les deux, non ?
Je t 'ai appelé tous les soirs cette semaine et j 'attends encore que tu me
rappelles. Là , tu te fous carrément de ma gueule. J 'ai téléphoné tous les
et tu ne m 'as jamais répondu.
Je t 'ai appelé tous les soirs à cause de la pièce. J 'ai acheté un nouveau
répondeur et il déconne. Je n 'ai pas pu le décrocher moi -même maintenant.
J 'ai cavé dans six confiseries pour avoir tes préférés.
Des frises au chocolat.
Il y a une carte.
Non, non, non, laisse, laisse, laisse, ne lis pas. J 'étais vraiment à côté de
mes pompes quand j 'ai écrit ça.
Merci pour la charmante causerie au coin du feu. À bientôt, votre Léo.
C 'est mĂŞme pas pour moi. Ce sont les chocolats d 'une autre. Sandy, non,
jamais, jamais, je te ferai des chocolats d 'une autre, j 'aurais.
Ben alors, à qui sont -ils ? À moi.
Un dénommé Léo t 'envoie des chocolats ? Oui, c 'est un de mes amis. Ça lui est
défendu, il est diabétique.
Pourquoi te remercie -t -il pour la charmante causerie au coin du feu ?
Ah ben alors lĂ , je bloque.
Michael.
T 'as viré ta cutie ? Dans quelle direction ? Michael, je t 'en prie, sois
avec moi, dis -moi la vérité. Tu veux une fois dans ta vie, dis -moi la
Parce que t 'es salade, t 'es abject, t 'es humiliant pour moi, c 'est... Et
puis aussi moche que soit la vérité, elle déchire toujours moins le cœur que
fausseté. Oui, la fausseté.
En tout cas, on conserve son amour propre et un peu de dignité.
T 'as raison.
D 'accord.
D 'accord.
D 'accord. Terminé, je ne te mentirai plus.
Je vais te dire la vérité, Sandy.
C 'est simple, j 'aime une autre femme.
Mais calme -toi !
Je n 'ai jamais dit je t 'aime. Je n 'ai rien Ă foutre des je t 'aime.
J 'ai lu le deuxième sexe. Et le syndrome de Cendrillon, moi. Je suis une
qui assume ses orgasmes.
Rien Ă secouer. Ce que je refuse, c 'est le mensonge.
C 'est toi qui m 'as demandé la franchise.
Je le savais, ça puait l 'arnaque. Est -ce que je suis venue chialer pour
? Non, alors. Si je peux faire quelque chose pour toi, dis -le. Non, il n 'y a
rien Ă faire pour moi. Je vais ĂŞtre malheureuse jusqu 'au jour oĂą je ne le
plus. Mais toi, tu auras sur la conscience de m 'avoir fait cette
-ce que... Bon, reste amie quand mĂŞme.
Non, finis l 'amitié, ce genre de crasse venant d 'un ami, non.
Je ne l 'ai pas, c 'est qu 'un amant.
Alpa, t 'emballes pas. Et la pièce ? Oui, parlons un peu de la pièce. Je
Mais des clous ! Moi, Sandy, je ne confonds jamais chagrin d 'amour et
engagement de ma vie professionnelle. Ce n 'est pas mon style, car je suis une
professionnelle, une actrice.
Alors, c 'est des vraies cerises au chocolat, ça ? Je crois, oui.
Je te verrai à la répète.
Sandy ! Et ne m 'appelle pas !
Écoute, il est 2 heures du matin, Michael. Ça peut pas attendre demain,
m 'en fous qu 'il soit 2 heures, je te donne 10 jours pour me sortir du
feuilleton. C 'est impossible ! Alors je vais chercher un autre agent, j 'en ai
ras -le -bol de toi ! Michael, tu es fou ? Alors lĂ , tu te fais beaucoup de
peine. Mais qu 'est -ce qui s 'est passé ? Oui, oui, je te l 'ai déjà dit pour
elle, je suis pédé. Je vais parler de Julie, mais rien à faire, pédé. Julie te
croit pédé ? Non, ma copine Sandy, je te jure, à se flinguer. Couche avec elle,
c 'est la meilleure chose. Je l 'ai fait, mais y a pas, elle croit que je
pédé. Oh, ça alors, c 'est moche.
Il faut que je reprenne ma vie d 'avant. Tu as une brochette d 'avocat, ils n
'ont qu 'Ă travailler pour une fois. Ils vont bien trouver une astuce pour que
je plaque le feuilleton. On a ressenti ça un million de fois, Michael. Et si je
crevais ? Pourquoi Dorothy n 'aurait pas un accident ? Servons -nous de notre
imagination ? Inventer, c 'est quand même pas la mer à boire. Si ça a fait
pétasse, ramène -moi le cadavre. Moi, je veux bien, mais fais en sorte qu 'elle
soit en sosie, parce que je vais te dire un truc, ta petite bande, c 'est pas
des enfants de cœur. Ils sont tous adorables, la gentillesse même, Georges.
là , ça ne va plus du tout. T 'es plus toi -même, c 'est vrai. Depuis quand
le monde, il est beau, tout le monde, il est gentil ? Non,
Lesbienne ? Tu viens de dire tante.
Non, non, non, non, c 'est Sandy qui me croit pédé. Julie, elle me croit
lesbienne. Je croyais que Dorothy était hétéro.
Elle est hétéro. À dire que ce soir, Léo, le plus doux et le plus tendre des
hommes, m 'a demandé de l 'épouser. Quoi ? Alors maintenant, un mec te fait sa
demande ? Non, non, non, il veut épouser Dorothy.
Et il ne sait pas qu 'elle est lesbienne ? Mais elle n 'est pas lesbienne ! Oui,
je sais, mais est -ce qu 'il sait que... Que quoi ? Que... Je ne sais plus.
Il m 'a offert un solitaire, un beau diamant.
Qu 'est -ce que tu as dit ? Mais comment ça, ce que j 'ai dit ? J 'ai dit que j
'allais réfléchir. J 'ai couru aux toilettes des dames, j 'ai failli pisser
un lavabo.
Galère, moi, merde ! C 'est bon,
suivant. On amorce un plan serré.
Coupé. Coupé.
Une petite pause pour tout le monde.
Silence. Silence.
Léger changement de programme, les enfants.
Notre futur monteur au chômage vient de renverser une bouteille complète de
sirop bien collant sur toute la deuxième bobine antenne qui passe ce soir.
Il faut donc refaire les plans du pot d 'adieu en direct.
En direct ? Vite, vite, vite, on s 'agit, mes enfants. Vous avez 25
Allez dans vos loges et préparez -vous. Mais Rita ! Ne paniquez pas, John, vous
n 'avez que deux ou trois répliques. Mais on devrait pouvoir utiliser l
'enregistrement. Tout ça pour quelques gouttes de sirop.
C 'est très gentil, Dorothy.
Mais non, ça, je... C 'est pour Amy.
Alors là , c 'est très gentil.
Julie, c 'est difficile Ă dire, mais... J 'aimerais mieux que tu ne dises rien.
Avoir l 'attitude de mon père, tu n 'as pas osé lui expliquer hier soir. Alors
je crois qu 'il vaut mieux pour tout le monde que je prenne le taureau par les
cornes et que je lui dise. Je ne voulais pas... Écoute, Dorothy, je vais être
franche avec toi. C 'est vrai que tu tires une place importante dans ma vie
depuis quelques semaines.
Tu sais, c 'est toi qui m 'as appris à avoir de la défense, parce que toi, tu
défends toujours très bien.
Et grâce à toi, je ne joue plus à cache -cache avec moi -même, et ça parce
que... toi... toi, tu es toujours toi -mĂŞme.
Je t 'en suis reconnaissante.
Mais... tu vois... j 'ai décidé qu 'on ne se verrait plus.
Non.
J 'aurais... j 'aurais l 'impression de te faire marcher, et ça, ce serait pas
chic envers toi.
Je t 'aime très, très fort, Dorothy.
Et je n 'ai pas le droit de t 'aimer.
En place, tout le monde. En place immédiatement.
15 secondes et envoie la pub. Vous ne pouvez pas me rendre Ă cette fĂŞte au
du docteur Brewster.
Débrouillez -vous comme vous voudrez, mais soyez là .
Vous n 'ignorez pas l 'importance que revĂŞt cette fĂŞte pour Emily Kimberley.
je veux que nous soyons tous présents afin de l 'honorer.
Vous aussi, cela va de soi.
sur le plateau.
C 'est parti, caméra.
Attention, objectif pour un plan moyen.
VoilĂ , voilĂ , c 'est bon.
Cinq, quatre, trois.
Il ne nous reste qu 'à lever nos verres en l 'honneur de notre invitée,
mademoiselle Émilie Kemmerle.
Émilie, notre vœu le plus cher est que vous nous offriez la joie de votre
présence de nombreuses années encore.
Merci Gordon, mes enfants. Je ne saurais vous dire Ă quel point vous me touchez.
Jamais dans mes rêves les plus fous, je n 'aurais imaginé que je puisse devenir
l 'objet d 'une si profonde, d 'une si grande affection.
Oh là ! Il m 'est d 'autant plus difficile désormais de vous dire ce que
dois de vous dire.
Oui.
L 'heure est venue cette fois de révéler la vérité. Si je suis ici, ce n 'est
pas seulement en tant qu 'administratrice, docteur Brewster.
J 'avais un but dans cet hôpital, régler un vieux compte.
Quel compte ? Vous savez tous que mon père, cet homme brillant, a bâti cet
hĂ´pital, mais ce que vous ignorez, c 'est que pour sa famille, ce fut un
impitoyable tyran, une brute, un âne batté. Non, pas en direct. Répique au
téléprompter. Ma pauvre mère a boire.
Hélas, une fois, lors d 'une promenade à cheval, ma malheureuse fit une chute et
perd ses dents. Son fils se retira du monde et sa fille aînée, la plus belle,
fut séduite par un balourd qui engrossa cet enfant de 15 ans. Elle fut chassée
de la maison.
La jeune fille était si terrifiée à l 'idée que son bébé et que sa fille
puissent porter les stigmates de la bâtardise qu 'elle décida de changer de
Mais hélas, elle contracta une maladie défigurante.
Elle partit vivre Ă Tanger.
oĂą elle va Ă la petite, quelle qu 'elle avait toujours fait, passer pour sa
sœur. Mais son unique ambition... T 'as eu une préférence pour le cadrage du
plan, n 'est -ce pas ? ...était de devenir infirmière et d 'exercer.
Alors, elle retourna aux États -Unis, où elle fut embauchée ici, à l 'hôpital
Southwest.
Bref, en travaillant, elle sentit grandir le besoin de dénoncer les
qu 'elle côtoyait et l 'absence d 'humanité. Dieu sait que vous approuvez
attitude, n 'est -ce pas, docteur Boustain ? Je ne l 'ai jamais touchée,
savez. Oh, que si !
Et elle fut mise à l 'index par toutes ses consœurs. Alors, caméra 1, je ne
que des dos.
2 et 3, pas 7 gauche Ă droite.
Non, 2 à gauche, 3 à droite. Elle poursuivit sa tâche malgré le mépris de
le service.
Mais elle fut sincèrement, sincèrement, sincèrement, sincèrement, sincèrement
aimée par son frère.
Et c 'est ce même frère qui, le jour où elle mourut, jura devant le Seigneur
Tout -Puissant qu 'il ferait ce qu 'il faut pour reprendre le flambeau. Et c
'est juste, juste, juste, juste, Juste pour la venger, je suis entrée
dans cet hĂ´pital, mais avec ces armes. Une vengeance de mieux en mieux. En tant
que femme, et aussi fière d 'être une femme qu 'elle le fut toujours.
Car je ne suis pas Emily Kimberly, la fille de Dwayne et
Alma Kimberly.
Je ne le suis pas.
Je suis Edward Kimberley, le courageux frère de ma sœur Antea.
Nom de Dieu ! C 'est un travelo, Edward Kimberley, qui a enfin vengé sa sœur et
réhabilité son nom. Je suis Edward Kimberley.
Edward Kimberley.
Je ne suis pas un malade mental. Non, je suis fier et heureux d 'ĂŞtre
suffisamment fort pour ĂŞtre la femme qui est le meilleur de l 'homme que je
suis.
Et mĂŞme le meilleur de moi.
Ah, ça alors, c 'est d 'un glauque super.
Je sais enfin pourquoi elle ne voulait pas de moi. Fume les enfants.
Coupez.
Coupe.
Est -ce que Jeff est au courant ?
Salut Roland.
Salut Léo, ça va toi ?
Je suis venu vous rendre la bague.
Dehors.
Rendez -moi ça dehors.
Pourquoi vous avez fait ça ? J 'étais au chômage.
Si vous êtes encore en vie, c 'est grâce au baiser que je vous ai pas donné.
J 'espère que les chocolats étaient à votre goût.
Je les ai offerts Ă une fille. Moi aussi, je croyais.
Vous les aimez ? Les chocolats ? Les filles.
Surtout Julie.
Je crois que j 'aime Julie.
Avec une robe sur le dos, avouez que c 'est pas évident.
Je sais, je fais mes excuses.
Je vous trouvais plutĂ´t sympathique.
Au moins aussi.
Dire que je vous ai fait danser.
Vous ĂŞtes bon danseur.
Maintenant je sors avec une femme très chouette.
C 'est pas vrai.
Je me suis renseigné cette fois.
Je vous offre une bière ? Si vous avez de quoi la payer, oui.
On peut avoir deux bières ? Est
-ce que Julie parle de moi quelquefois ?
Taxi
! Vous voulez bien me signer un autographe, s 'il vous plaît ?
Merci.
Salut.
J 'ai vu ton père.
J 'ai fait un saut dans son bled.
J 'ai trouvé dans le bar où il traîne ses guêtres.
Il traîne jamais ses guêtres.
Ah, c 'est vrai. J 'ai oublié.
Comment va Amy ? Bien.
Tous les deux, on a bu... On a bu quelques bières et puis on s 'est fait
petit billard.
Franchement, c 'était vachement chouette.
Comment ça va ? Terry Bishop a repris le feuilleton ? Amanda
s 'est fait virer du service. Je voulais dire, toi... Je sais ce que tu voulais
dire.
C 'est la super coqueluche depuis que tu es Michael.
Maintenant, dans quoi tu vas triompher ? Je vais jouer une pièce en province
avec des amis. Bravo, je saute dans ta taxi, je suis prêtée. Julie ! Est -ce
je peux...
Je peux t 'appeler ? Je ne veux pas te retarder,
mais... C 'est ce que j 'ai fait pour le travail.
N 'avais pas l 'intention de faire de mal aux autres.
Surtout pas Ă toi.
Elle me manque, Dorothy.
Il n 'y a pas de raison.
Elle est devant toi.
Tu lui manques aussi.
Je sais que tu ne me connais pas très bien, mais j 'ai été mieux comme mec
toi en étant femme que je ne l 'ai jamais été avec une femme en étant mec.
Tu me suis ? Il faut encore...
Que je réussisse à vivre ça sans robe.
Quand mĂŞme au point oĂą sont les choses, il me semble que je ferais mieux de
porter des pantalons.
Le plus dur est passé.
On était déjà les meilleurs amis du monde, non ?
Michael, tu me prĂŞterais ton petit tailleur jaune ? Quel jaune ?
C 'est Holstein.
C 'est l 'un ? Oh non ! Tu vas l 'esquinter.
Michael ! Tu vas faire plein de tâches dessus. Non, j 'irai.
D 'accord, je te le prĂŞte, mais Ă condition que tu me le rendes, c 'est
préféré.
Que sais -tu en faire ?
Sous -titrage ST' 501
Sous -titrage ST'
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