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J'ai envoyé un mail à cette école qui m'intéresse hier soir.

- Tu peux m'amener ? - Quelle école ?

C'est une école d'art.

Retourne dans les bois, par lĂ  !

On a tué ce gars, et je…

et je t'ai aidé. J'étais sur son épaule.

Chérie, cours ! Cache-toi !

- Pourquoi veulent-ils m'emmener ? - Je sais pas.

Ă€ l'aide !

- Où suis-je ? - Ne crie pas, il déteste vraiment ça.

Je vois que tu perçois le monde différemment.

Tout comme moi.

CHAPITRE DEUX

Joli travail.

Pas mal, Alex.

Ce n'est pas encore fini.

Il y a beaucoup d'obscurité dedans.

Et c'est une bonne chose ?

Ça paraît sincère, et c'est toujours une bonne chose.

Continue. Tu t'en sors très bien.

Ça paraît sincère ?

Qu'est-ce que ça veut dire ?

Je sais pas, mais je prends.

Tu as parlé à ton père du semestre d'été à l'étranger ?

Oui, mais… je ne sais pas. Je pense pas qu'il acceptera.

C'est horrible. Je vais chercher plus de peinture et recommencer.

C'est vraiment incroyable. Ça semble si… menaçant.

- Où… d'où ça vient ? - De ma tête. Je sais pas.

C'est juste un paysage auquel j'ai pensé.

Ça me rappelle un peu une peinture de Hollander.

- J'aimerais avoir son niveau. - Tu l'as.

Merci, Justin.

J'avais l'intention d'aller voir son expo avant qu'elle ne se termine.

J'irais bien la revoir si tu veux quelqu'un pour t'accompagner.

Oh, ouais. Peut-ĂŞtre.

Ouais.

Tu vas Ă  la fĂŞte de Tyler ?

Je sais pas, je rentre pour le long week-end

et mes parents m'ont pris un vol Ă  6 h du matin.

Et alors ? Va directement à l'aéroport après la fête.

- Tu dormiras dans l'avion. - Je sais pas.

Tu penses que Justin sera lĂ  ?

Alex, Justin m'a demandé si tu venais.

OK, on se retrouve Ă  21 h, et on y va ensemble.

Ouais.

Trois appels en une matinée, c'est un nouveau record.

J'appellerais pas autant si tu répondais plus souvent.

Tu sais que j'ai des cours ?

- C'est pour ça que je suis ici. - Je sais.

Je m'assure que tu t'enregistres avant ton vol.

Oui, quand je serai rentrée.

- Tu dis bonjour ? - On a parlé hier.

On a parlé hier soir.

Mais je t'aime toujours chérie. Hâte de te voir demain.

- Café. - Désolé, voilà.

Je dois y aller.

D'accord, ça marche.

Appelle avant le décollage.

Oui, je le ferai, c'est promis.

OK, je t'aime.

Je t'aime aussi.

Quelque chose ne va pas ?

Ou bien est-ce que tu la harcelais juste Ă  propos de son vol de demain ?

Harceler ?

Lui rappeler de s'enregistrer et lui suggérer quoi prendre.

En insistant pour qu'elle arrive à l'aéroport trois heures à l'avance.

Je ne lui ai pas dit à quelle heure arriver à l'aéroport.

Je sais que tu es impatient d'avoir Alex ici, Ă  la maison,

mais je ne pense pas que tu la verras beaucoup ce week-end.

Elle fera sûrement la sieste

ou ira voir des amis du lycée.

C'est pas grave.

Tant qu'on peut faire un dîner en famille.

Ou une soirée télé.

Dîner, oui. Soirée télé, c'est un peu trop demandé.

Mais tu sais, si tu veux négocier pour passer plus de temps avec elle,

tu pourrais arrêter de traîner des pieds

et finalement accepter qu'elle fasse ce programme d'été.

Je sais pas si c'est une bonne idée.

Elle partira avec une douzaine d'autres élèves,

et trois professeurs.

Elle sera en sécurité.

Tu vois toujours Curtis aujourd'hui ?

Oui. J'ai hâte de le voir.

Tu penses qu'il va te proposer un travail ?

S'il le fait, j'écouterai ce qu'il a à dire.

Je sais ce qu'il veut.

Te voir sur le terrain, en danger, tandis que lui reste derrière un bureau.

Ce n'est peut-ĂŞtre pas si extrĂŞme.

Oui, je…

J'ai vraiment apprécié que tu sois là ces derniers mois, Danny.

Je pense qu'on a enfin trouvé comment être ensemble.

Je sais.

Et je ne referai jamais rien qui puisse compromettre ça.

C'est juste un café avec un vieil ami.

Promets‑moi simplement que tu n'accepteras rien aujourd'hui.

Bien sûr que non.

OK. Je dois me préparer pour aller travailler.

- À ce soir ? - Oui.

Mince. T'es sérieux ?

- Ouais. - Ça fait beaucoup de zéros.

Tu les vaux.

C'est tentant. Je vais pas mentir, mais…

Je retrouve juste le rythme de la vie de famille.

Ta fille ne vient pas de partir à l'université ?

Tu as un nid vide, Danny.

Tu touches une pension et tu n'as que du temps libre ?

J'ai donné plus de 20 ans, Curtis.

Oui, mais tu as encore tellement Ă  offrir.

Vois ça comme une autre manière de servir dans l'armée.

Je ne suis pas sûr que le privé soit au même niveau.

Tu te souviens de ce que l'on pensait de ces types

qui empiétaient sur nos missions ?

Ouais.

On aurait aimé avoir leurs salaires et leur liberté d'agir.

Mais écoute,

ça pourrait être une opportunité en or.

Je viens juste d'engager Terez et Erickson.

- Ah bon ? - Ouais.

Tu reformes la bande ?

Ouais.

Tu pourrais diriger des gars que tu connais et en qui tu as confiance.

Allez, ça ne rend pas le tout plus intéressant ?

Écoute, j'ai pas besoin d'une réponse aujourd'hui.

Prends le week-end. Prends la semaine si tu veux.

Sache juste que tu es mon choix numéro un.

Ouah !

- C'est cool. - Ouais.

Ils ont dit oĂą ils seront ?

- Ouais, je les vois. - Oh, cool.

- Salut. - Salut !

- Un peu d'amour pour mon anniversaire ! - Ouh lĂ  !

Calme-toi, la star du jour. Bon sang !

Viens lĂ , Carrie.

Quelqu'un est déjà bourré.

- OK. - Il est toujours sexy.

Zoe et lui ont rompu, il y a deux jours.

Ouais. "Rompu".

D'accord, je vois. Vas-y, alors.

Je dois trouver Justin.

Trop tard. Je pense qu'il t'a trouvée.

- Salut, Alex. - Salut, Justin.

On dirait que Tyler a un peu trop forcé sur l'apéro.

Crois-moi, il ne va pas se limiter Ă  aujourd'hui.

- Il sera bourré tout le week-end. - C'est drôle.

Sois honnĂŞte. Je lui plais ou non ?

Alex ?

Ouais.

- Ouais ? - Ouais.

C'est juste…

Quoi ?

Je sens qu'elle m'envoie des signaux contradictoires.

Elle est juste un peu méfiante. C'est tout.

Elle a traversé beaucoup d'épreuves.

Comment ça ?

Pas de pression, mais…

- Ça va, ça va. - Ouais.

La prochaine sera la bonne.

Ouais. On verra.

- Regarde et apprends. - OK.

- Salut ? - Salut.

HĂ©.

Quelle journée…

Encore en sous-effectif. Un énorme accident sur l'autoroute.

Des dizaines de brancards dans le couloir.

Tu dois être épuisée.

Je peux faire un truc pour toi ?

Oui, tu pourrais me trouver trois infirmières en plus.

Tu viens avec moi demain pour récupérer Alex ?

J'aimerais. Je commence Ă  9 h.

- À quelle heure tu pars ? - 5h15 précise.

Elle atterrit pas avant 8 h.

Je sais, mais je veux lui faire la surprise avec ses donuts préférés.

C'est très gentil de ta part.

Je sens que j'ai encore beaucoup à réparer.

Elle sait que tu l'aimes.

Tu l'as prouvé sans aucun doute.

Comment s'est passée ta conversation avec Curtis ?

C'est une offre tentante.

La paye est le double de ce que j'avais à l'armée,

et je travaillerais avec quelques gars de mon ancienne équipe.

Mais… tu sembles hésiter.

Je dois travailler. Je ne peux pas rester sur le canapé toute la journée.

Mais je vous ai promis de ne plus vous quitter.

Le souci, c'est que je suis bon qu'Ă  une seule chose.

Oh, allez.

Et pourquoi pas…

officier de police ?

Je… je peux pas.

- Je peux pas. - Le bleu te va bien pourtant.

Alors tu rentres chez toi pour le week-end ?

Oui. Mon vol est dans quelques heures,

et je n'ai pas préparé mes affaires encore…

Je m'en occupe.

Merci. La voiture arrive.

Écoute…

Je sais que tu as traversé des choses difficiles.

- Tu veux dire quoi ? - Je sais pas.

Carrie a juste dit que quelque chose s'était passé. Rien de plus.

- Oh. D'accord. - Si c'est un gars qui t'a fait du mal,

j'adorerais lui casser la figure.

C'est très gentil.

Tu veux… ?

- Ouais. - OK.

Je… je…

Je t'aime vraiment bien.

Et si jamais

tu veux en parler ou autre, je suis lĂ .

Ouais.

Yo, Justin. Tu as vu mon téléphone ?

Quoi ? Non, mec.

Je te l'ai donné pour prendre une photo.

Ouais et je te l'ai rendu direct.

- Je le trouve pas, mec. - Mec, demande Ă  Megan.

Je l'ai déjà fait. Elle ne l'a pas.

Demande-lui encore une fois.

Reviens sur tes pas, mec. Tu vas trouver.

- OK. - Tu… es bourré.

On dirait que tu vas devoir te joindre aux recherches.

Ça peut attendre.

Sérieusement, ça me gêne pas.

- Mon taxi va arriver. - Je t'accompagne dehors.

OK.

J'ai vraiment aimé être avec toi ce soir.

Oui. Moi aussi. C'était top.

Alex ?

- OK. - Ouais.

Passe un bon moment en famille.

Ouais, et ne sors pas avec ces chaussures.

- Ça ne leur plaît pas. - Ouais. OK.

- T'as passé une bonne soirée ? - Ça a été.

Tu n'as pas appelé avant de partir.

Alex a raté son vol.

Elle est avec moi.

Tu veux lui parler ?

Qui est-ce ?

- Alex. - Quoi ?

Dis bonjour Ă  ton papa.

Papa ?

- Elle est fatiguée. - C'est qui, putain ?

Tu sais, je suis un peu déçu que tu reconnaisses pas ma voix.

Non…

Mais tu es mort.

Oh, je suis mort, c'est clair.

Tu m'as tué quand tu as assassiné mon fils unique.

Écoute-moi, Stanley.

Laisse-la partir, et je te laisserai vivre en paix.

En paix ?

C'est un peu tard, non ?

Si tu la blesses, je te jure, je tuerai tous ceux que tu aimes.

Tu l'as déjà fait.

Maintenant, écoute-moi.

Et écoute bien.

Non, non, non. Attends. Comment sais-tu que c'est vrai ?

J'ai entendu sa voix, Janine.

Stanley Dixon l'a retient. Il a appelé de son téléphone.

Il a dit que si la police s'en mêlait, il tuerait Alex sur‑le‑champ.

D'accord, alors on leur demande d'agir discrètement. C'est le FBI.

Sur l'île, ils les verraient arriver.

- Danny… - Janine.

Je l'ai regardé droit dans les yeux.

Je sais de quoi il est capable.

On parle aux flics, ou au FBI, Alex meurt.

Tu ne peux pas y aller et obéir comme ça.

C'est du suicide !

Il n'y a pas d'autre solution.

Tu vas droit dans un piège, Danny.

Il va te tuer.

Et rien ne dit qu'il va vraiment relâcher Alex !

As-tu au moins un plan ?

J'ai déjà fait des évacuations en solo.

Une fois que je sais oĂą est Alex, et ce que je dois affronter,

j'y vais, je tue ce connard, et je la récupère.

Et moi, je fais quoi ? J'attends et je prie pour que ça marche ?

Regarde-moi.

Je ne laisserai rien arriver Ă  notre fille.

Danny, je t'en supplie.

Ramène-la à la maison.

Je le ferai, chérie.

Il y a quelques terrains de camping à environ deux kilomètres.

On va s'en sortir.

Retourne dans les bois. Par lĂ  !

Ce n'est pas de ta faute.

Papa. Papa !

Je savais pas comment être ce gars et puis t'appeler et être un père.

J'aurais dĂ» trouver un moyen.

Je suis désolé.

Stanley Dixon, tu me reçois ?

Tout ce pour quoi tu as travaillé,

ce que tu as construit. Tout t'est lentement arraché.

Si tu lui fais du mal, je te jure, je tuerai tous ceux que tu aimes.

OĂą est ma fille ?

- Quelle île ? - L'île où on vit.

Des temps désespérés appellent des mesures désespérées.

Papa, il y a des gars qui attendent dehors, faut y aller.

- Papa ! - Alex, baisse-toi !

- Tu dois me faire confiance. - OK.

- Tu peux ? - Oui.

Papa ! Papa ! Papa ! T'es en vie ! À l'aide !

Je ne laisserai jamais rien arriver Ă  notre fille.

C'est toi.

Mon père vient me chercher.

Je mangerais quelque chose si j'étais toi.

Il va me sortir d'ici.

Je ne compterais pas lĂ -dessus.

Tu le connais pas.

Je connais Stanley.

Ce sera plus simple pour chacun,

si tu acceptes la situation.

Mon père…

il peut te faire sortir aussi.

Je peux pas partir.

Mon fils est ici.

C'est ma maison.

J'ai une maison aussi. Et ce n'est pas ici.

Tu as été enlevée aussi.

Il doit y avoir des gens dehors qui te manquent.

Une famille. Des parents. Quelqu'un que tu veux revoir.

Mon père peut nous aider.

Je suis sérieuse.

Attends. Non !

Attends !

PROPRIÉTÉ PRIVÉE INTERDICTION D'ENTRER

Ne t'approche pas.

Je suis lĂ  pour me rendre.

Fouille-le.

- Un pistolet Ă  ma hanche gauche. - Ferme-la !

J'essaie juste de faire avancer les choses.

Allez, mec. C'est pas le bal de promo.

Stanley, on le tient.

Très bien. Bien joué.

Soyez vigilants et malins.

On se retrouve au point convenu.

S'il décide de se battre,

c'est sa famille qui va en payer le prix.

On a attendu longtemps pour ça, les garçons.

Allons-y, finissons-en.

Alors, c'est quoi l'histoire entre vous ?

Vous êtes tous frères ? Cousins ? Les deux ?

C'est cool. Bizarre, mais… cool.

Continue Ă  tirer. C'est vide, idiot.

C'est si silencieux.

Stanley a mis tout l'endroit en état d'alerte maximale.

Le message n'est pas passé pour tout le monde.

LĂ . Viens.

Hé…

Tu es toujours si gentil avec lui.

Tout va bien.

Wouhou !

- Oh… - Je peux vous aider ?

Merde !

- Non ! - Brandon !

- Lily ! - Brandon !

Comment…

Comment va la fille ?

Elle est énervée d'être ici.

Ça va ?

Oui.

Oui, je…

je pense juste…

qu'elle a tout fait remonter en moi.

Elle pense que son père va venir la sauver.

Stanley ne laisserait jamais ça arriver.

Il a tué son fils unique.

Il ne sortira pas d'ici vivant.

Et s'il y arrive ?

Et s'il arrivait Ă  nous faire sortir d'ici toi, moi et Brandon ?

Lily…

T'es pas heureux non plus, et tu l'as dit toi‑même.

C'est pas facile pour moi.

J'ai grandi ici. J'ai jamais quitté l'île.

C'est tout ce que je connais.

Et toi…

plus que les autres…

devrais savoir ce qui arrive quand on essaie de partir.

Tous aux aguets ! Ça commence.

On se retrouve en bas, au quai.

Je… je ferais mieux d'y aller.

Tiens.

Ouais.

OK.

S'il vous plaît !

Ă€ l'aide ! J'ai mal, je vous en prie.

- Tout va bien lĂ -dedans ? - Non !

Je suis malade. J'ai besoin d'aide.

- Qu'est-ce qui va pas ? - Je suis malade, aidez-moi !

Amenez-le directement sur la plage.

Juste ici, devant moi. D'accord ? On l'amarrera plus tard.

Qu'est-ce que tu fais ?

C'est quoi ton problème ?

Juste devant moi !

Bon sang.

Merde.

Très bien, vous deux, détachez-les.

Vous autres, ramenez vos fesses au camp maintenant.

Maintenant ! Allez !

Dépêchez-vous.

Merde.

Par ici, les mecs !

On vient te chercher !

Stanley. La fille s'est échappée.

Comment c'est arrivé, bon sang ?

Elle a poignardé Bart.

Elle est s'est enfuie dans les bois.

Elle a pas pu aller loin.

On est sur une putain d'île.

Bon sang.

- Qu'est-il arrivé ? - Elle s'est enfuie.

Enfuie ? C'est une petite fille.

Elle m'a poignardé !

Dix centimètres de plus et il serait castré.

Castré.

Il faut avoir des couilles pour se faire castrer.

Elle se dirige vers la crique. Allez l'attraper.

Elle va vers le nord.

Mike, tu as quelque chose de ce côté ?

Tout le monde au camp maintenant !

Reçu.

Allez, les gars.

Rien sur le quai ou la plage.

Vous devez vous demandez pourquoi je vous ai fait venir ici.

Vous reconnaissez ?

Lily ?

Non ?

Eh bien…

Je devrais le lire… Ça te dira peut-être quelque chose.

"Ton père est là."

"Il est Ă  la crique."

Court et efficace.

Ça va droit au but.

- Je peux expliquer. - Je l'espère.

Elle avait l'air effrayée.

Alors tu as pensé écrire un mot pour lui remonter le moral ?

C'était une erreur, Stanley…

Non !

On a pas le temps pour les erreurs, Wayne.

Désolée, ça se reproduira plus, promis.

- Je la surveillerai. - C'est un peu tard pour ça.

Tu comprends ? Je pense qu'un peu de discipline s'impose.

De la discipline ? Qu'est‑ce que tu racontes ?

Si tu n'es pas capable de la gérer, je le ferai pour toi !

Je t'ai dit d'avancer !

Maintenant…

il y a d'autres secrets que je dois connaître ?

Ah, la voilĂ .

Notre petite reine de l'évasion.

Tu nous as tous inquiétés.

J'ai essayé la patience avec toi, Alex.

Mais ça commence à devenir pénible.

Mets‑la en salle de confinement, comme ça je pourrai la surveiller.

Abby.

Emmène Lily dans l'arrière‑salle, je déciderai quoi faire après.

Ça va aller…

Allez. On y va.

Avance.

Pas si vite, Wayne.

- On va avoir un problème ? - Non, monsieur.

Tout va bien.

Tu sais, ton père…

était comme un frère pour moi.

Et j'ai promis de prendre soin de toi après sa mort.

Et j'apprécie tout ce que tu as fait pour moi.

Tu sais…

ces gens auront besoin d'un leader quand je serai plus lĂ .

Et ça pourrait être toi, si tu joues bien tes cartes.

Ne me déçois pas.

Tu entends ?

Ne me déçois pas.

Tu voulais me voir ?

Allez, sors d'ici.

Ferme la porte.

J'ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi.

Assure‑toi que le générateur carbure ce soir.

Je veux cet endroit illuminé comme un sapin de Noël.

Reçu.

Il est en train de nous observer quelque part.

Faisons un spectacle.

Stanley m'a dit que tu devais te changer, maintenant.

Tu fais toujours ce que dit Stanley ?

Dis-moi quand tu as fini. Je récupérerai tes anciens vêtements.

Attention, tout le monde.

Veuillez vous rendre à la scène dans dix minutes.

Stanley veut nous parler.

- On doit y aller. - Je vais le faire.

Comme moi, certains sont ici

depuis plusieurs générations.

Un monde sans avarice ou souffrance.

Et cette vision est devenue réalité.

On l'a vécue.

Jusqu'Ă  ce que les maux de ce monde nous contaminent.

Les déchets toxiques provenant de leurs usines chimiques

se déversant dans notre réseau d'eau,

nous empoisonnant au point que nos femmes ne puissent plus enfanter.

Mais il y a trois mois…

un bébé est né.

Ainsi que l'espoir.

Et il y en aura plus.

Aujourd'hui…

était une journée difficile.

On a perdu Nathan.

Et on ne l'oubliera pas.

Ni ceux

tués par les mains de ce…

Danny Beckett.

Il a brutalement assassiné…

onze de nos meilleurs hommes, ainsi que mon fils, Ray.

Et il est de retour.

Il est sur l'île actuellement, et il a promis de nous détruire.

Mais croyez-moi…

nous l'arrĂŞterons.

Je sais que certains sont inquiets.

Certains d'entre vous pensent que…

les mesures que nous avons prises sont un peu extrĂŞmes.

ExtrĂŞmes ?

Comment survivrions‑nous autrement ?

Nous avons plus que jamais besoin les uns des autres.

J'ai besoin de vous…

plus que jamais…

Que vous combattiez avec moi…

jusqu'Ă  ce qu'on batte cet homme.

Notre futur est étincelant.

Et nous pouvons vivre la vie que nous avons imaginée.

Si on travaille ensemble.

Maintenant, ouvrez l'œil.

On descend aux docks.

- HĂ©, Brady. - Ouais ?

Vérifions les cabanes là-bas.

OK, compris.

Oh, bon sang.

Rien sur les quais Ă  l'est.

Rien !

Allez.

Le périmètre est sûr.

J'ai cru entendre quelque chose près du poulailler.

Maintiens ta position tant que Stanley ne t'a pas contacté.

Connard.

Je veux qu'on sécurise la zone

entre les deux postes de contrĂ´le Ă  l'ouest.

Qu'as-tu en tĂŞte ?

Je pense que sa fille lui manque.

Il doit pas ĂŞtre loin.

Stanley.

Réponds, Stanley.

Il était temps.

Laisse-la partir, et je te laisse tranquille.

Pourquoi ferais-je ça ?

Je suis sérieux, Stanley.

Personne d'autre n'a besoin de mourir.

Juste toi, Beckett. Juste toi.

Tu as l'air bien déterminé.

Pourquoi es-tu si long ?

J'allais dire la mĂŞme chose.

T'as pas l'air très convaincant, Stanley.

J'espère qu'aucun de tes hommes n'écoute en ce moment.

Ne dis pas que je t'ai pas laissé de chance.

Salut, les gars.

- HĂ© ! - Il est lĂ  !

HĂ© !

- Allez ! - LĂ  !

Frank ! Les gars ! Il vient vers vous.

Vérifie l'autre côté.

- Allez. - Je le vois pas.

Attends…

Ça vient de la salle des machines.

Bon sang.

Non !

Vous, allez de l'autre côté.

Le voilĂ .

Merde.

Il est forcément au frigo. On y va !

Je t'attendais.

Alex, chérie ?

- OĂą est-elle ? - Je peux vous aider.

Vous devez me faire sortir d'ici.

- OK. Tu peux courir ? - Oui.

Allons-y.

C'est quoi ce bordel ?

Tu t'es fait assommer, voilà ce qui s'est passé.

- Stanley ? - Oui, j'écoute.

On est Ă  cinq minutes de la crique.

D'accord, bien. J'arrive dès que je peux.

Écoutez-moi.

Je veux des hommes tout autour de cet endroit.

Beckett va revenir pour sa fille,

et cette fois, on sait exactement oĂą il va.

- Bien reçu. - Et…

je te fais confiance avec ça.

Quoi que tu fasses, ne le tue pas.

Aucun signe de lui.

Où est Alex ? Quand l'as-tu vue pour la dernière fois ?

Hier.

Elle est dans la pièce du fond de la maison de Stanley.

C'est la maison en face de là où je t'ai trouvée ?

Il faut une trousse de premiers secours au moulin.

La dernière est dans le camion de Stanley, mais il n'est pas là.

D'accord. Je retourne la chercher. Tiens ça.

Sois prudente.

Mais vous pouvez pas débarquer chez Stanley comme ça.

Je peux si je suis invité.

Zone résidentielle dégagée.

Pas si vite, Beckett.

Bien, rentre lĂ -dedans.

Avance !

Mets-toi Ă  genoux.

J'ai dit Ă  genoux !

OĂą est Lily ?

Elle s'est enfuie avec ce type, et personne peut la retrouver.

Et… Et Stanley ?

Il est occupé.

Je veux voir ma fille.

- La ferme. - Papa ?

- Alex ! Je suis lĂ . - La ferme !

Papa !

- Tais-toi. - Ça va, chérie ?

Je vais bien.

- J'ai dit ferme-la ! - Laisse-le la voir.

Qu’est-ce que ça peut te foutre ?

Tu t'es vraiment adouci, Wayne ?

De toute façon, il ne peut aller nulle part.

D'accord, peu importe. Faites ce que vous voulez.

C'est peut-ĂŞtre mieux si on l'enferme.

Très bien, debout.

Très doucement.

Recule.

Alex.

Profitez de vos derniers moments ensemble.

Chérie, je suis désolé.

Je n'arrive pas à croire ce que tu as traversé.

Je savais que tu viendrais.

Mais, papa…

Ce gars est fou. Il va nous tuer.

Il a un coffre, lĂ , plein d'armes.

Et des gens circulent dehors avec des arbalètes et…

- Tout ira bien. - Non. Papa, je…

Il faut que tu saches une chose.

- Papa, il est… - Alex. Je suis sérieux.

Il faut que tu saches que je suis fier de toi.

Et combien je t'aime.

Je t'aime aussi.

Maintenant, partons d'ici.

On doit trouver un point faible dans la structure.

- Papa… - Ou un truc qui ressemble à un levier.

Papa.

Papa. Regarde.

- HĂ©. - HĂ©.

- Ça va ? - Oui. Tenez.

Merci pour ce que tu as fait, même si…

- C'était risqué. - De rien.

Bien, on doit partir d'ici. Tu viens avec nous ?

Tu sais où Stanley range les clés du bateau ?

- Je pense… - OK. Où ?

- Attends, qu'est-ce qui va pas ? - Elle a un bébé.

On peut pas partir sans lui.

OĂą est-il ?

Probablement dans la cabane avec Wayne.

- C'est qui ? - Un des hommes de Stanley.

Mais il est pas comme les autres, promis.

Il peut nous aider. Il est pas d'accord avec ce que fait Stanley.

Comment tu le sais ?

Quand ils m'ont capturée, ils voulaient que je tombe enceinte.

Mais ils ne savaient pas que j'étais déjà enceinte.

Wayne a gardé mon secret.

Il a prétendu être le père juste pour me protéger.

C'est un homme bon. Je le promets.

Très bien. On doit se dépêcher.

Je sais pas ce que Stanley manigance ici,

mais on va pas rester pour le découvrir.

Pas de bruit.

- Merde. Allons-y. - HĂ© !

Stop !

Beckett s'est échappé. Côté Nord du camp.

Allons, allons.

LĂ .

Merci. Oui, tu peux y aller.

Très bien.

- Oh, mon Dieu. - Wayne.

Je t'ai cherchée partout.

- Salut. - Que se passe-t-il ?

- Lily… - Comment va Brandon ?

Il… il va bien. Qu'est-ce…

Lily, on a pas beaucoup de temps.

- Pourquoi ? - On a besoin d'aide.

- Mon aide ? Non, je peux pas. - Écoute.

Alex et son père vont quitter l'île,

et Brandon et moi partons avec eux.

Quoi ?

- Lily, si… - Je veux que tu viennes.

Je sais que c'est ta maison. Mais cet endroit a changé.

Ce n'est pas sûr pour toi, pour moi, pour personne.

Tu sais que j'ai raison.

MĂŞme si c'est le cas,

je n'aurais plus de famille, plus de travail…

Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour Brandon.

Tu veux vraiment qu'il grandisse comme tu l'as fait ?

Que veux-tu que je fasse ?

Tu peux trouver les clés du bateau ?

OK.

- OK. - OK.

Oui.

- Bien. On prend Brandon. - OK.

Juste les clés. Retrouve-nous à la crique. OK ?

- Ouais. - OK.

- On se voit lĂ -bas. - Ouais.

- À plus tard. OK. - OK. À plus tard.

Qui est le génie qui a décidé de les enfermer ensemble là-dedans ?

- C'était l'idée de Wayne. - Wayne. Ouais.

Et tu l'as juste… laissé faire ?

Va chercher Wayne et dis-lui qu'il faut que je lui parle.

Wayne n'avait aucune mauvaise intention.

Merde alors.

Il voulait quoi alors ?

Il avait peur.

C'est le cas de beaucoup, Stanley, et ils commencent Ă  se demander

si toute cette violence est nécessaire.

Et toi, Abby ? Tu te poses des questions ?

Non.

Bien.

Parce que ça n'a vraiment aucune importance.

Tout ce bordel touche Ă  sa fin.

- Tu as le bébé ? - Oui.

- Et les clés ? - Oui.

Wayne récupère les clés et nous rejoint à la crique.

- Super. - Bien joué. On y va.

Ouais.

Je t'avais dit que mon père nous sortirait d'ici.

Crois-moi, je suis contente de t'avoir cru.

Danny, je sais pas comment vous remercier.

Dis juste au revoir à cette satanée île.

HĂ©, Beckett.

Je sais que tu peux m'entendre.

Tu vas adorer ça.

J'ai quelqu'un qui veut dire bonjour.

Ne sois pas timide.

- Da… Danny. - Maman ?

Janine ?

Danny. Je vais bien, Danny.

Que penses-tu d'une petite réunion de famille ?

Janine !

Quel est le souci, Danny ?

Tu l'as pas vu venir celle-lĂ  ?

Échec et mat, enfoiré.

Oh, mon Dieu. Oh, mon Dieu.

Wayne, ta position ? Stanley te cherche.

Wayne. Tu me reçois ?

HĂ©.

Je te cherchais.

Tu vas quelque part ?

Ce mec est un putain de monstre.

Papa.

- On doit retourner la chercher. - Je sais, chérie.

Je retourne la chercher.

Donne-moi une minute pour réfléchir.

- Il vous tuera si vous y retournez. - J'ai pas le choix.

Alex, tu dois…

- Quoi ? - Non, ça marchera pas.

Non, dis-moi.

- C'est dangereux. - Papa, tout est dangereux ici.

Dis-moi.

Je peux le faire.

T'inquiète pas.

Il ne sera pas long.

Dans la maladie comme dans la santé, et tout le reste…

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Je propose qu'on la fasse sortir et qu'on la présente aux autres.

Beckett !

Je sais que tu m'entends !

OK.

- Reste ici avec Brandon. - Sois prudente.

Beckett !

Beckett !

Tu peux sortir.

C'est ta dernière chance de dire au revoir.

Beckett !

Mets-toi Ă  l'aise.

Où t'étais, bon sang ?

Tu arrives Ă  l'heure pour le final.

J'ai un ticket au premier rang pour ma nouvelle amie Janine.

Il essayait de voler les clés du bateau.

- Tu voulais faire quoi avec ça ? - Je pars.

Tu pars ?

Je peux plus continuer.

Ça suffit, Stanley.

C'est décevant.

Après toute la confiance que j'ai mise en toi,

je ne pensais pas que tu me trahirais.

Non. Non, non, non. Tu t'es trahi tout seul.

Vraiment ? Comment ça ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Mon père et toi étiez des héros quand j'étais petit.

Allez.

Merde.

Tu crois qu'il aurait voulu ça ?

HĂ© ? Regarde-les.

Ces gens ont mis leur vie entre tes mains.

Comment ça va se terminer ?

Pose ça.

Tu vaux mieux que ça.

On vaut mieux.

Et ce n'est pas trop tard pour faire ce qui est juste.

Ce qui est juste ?

Oui.

Attends.

Stanley !

Ah, le voilĂ .

L'homme du moment.

Danny.

Assieds-toi maintenant.

- Assieds-toi. - OK, OK.

Je commençais à penser que tu ne viendrais pas.

Oh, je suis lĂ .

Tu m'as eu.

Personne d'autre n'a à être blessé.

On dirait qu'il manque quelque chose.

OĂą est Alex ?

Tu gagnes.

C'est assez loin.

On la trouvera plus tard. C'est pas grave.

Je suis désolé, Janine.

Stanley, elle n'a rien à voir avec ça.

Oh, je sais.

Et si tu n'étais pas allé foutre le bordel,

elle ne serait pas ici.

Mais puisqu'elle est ici…

je n'ai pas l'intention de la laisser partir.

Elle fait partie de la famille. Comme ta fille.

Bon sang…

elles vont nous aider Ă  survivre.

Tiens, ça, c'est pour mon fils, connard.

Non. Je t'en prie, non.

Si tu as quelque chose Ă  dire, tu devrais le dire maintenant.

Oui, je vais le faire.

Et puis tu pourras faire ce que tu veux.

Je suis un homme juste.

- Chérie. - Quoi ?

Quand j'étais enfant, ma vie de famille était plutôt compliquée.

J'ai essayé d'imaginer…

ce que serait ma vie en grandissant.

Et je rêvais de cette femme que j'allais épouser.

De la famille qu'on aurait.

Quand je t'ai rencontrée, c'était fou.

J'avais l'impression de te connaître depuis toujours.

Parce que tu étais exactement la femme que j'imaginais dans mes rêves.

Et puis on a eu Alex.

Et je ne pouvais pas croire que j'avais la chance d'une famille aussi parfaite.

Oh, pour l'amour de Dieu.

Je ne pensais pas le mériter.

Alors, j'ai surcompensé je pense.

Pour protéger ça. Pour subvenir à vos besoins…

J'ai trop travaillé. Je suis parti trop souvent.

Je t'en prie…

Ces derniers mois, ensemble en famille…

Je t'en prie.

… ont été les plus heureux de ma vie.

Non. Danny, je t'en prie. Arrête, s'il te plaît.

Ce n'est rien, Janine.

Je suis en paix.

Non… Attends.

Et, Stanley.

Peut-ĂŞtre que tu as tout compris.

Peut-être que la manière dont tu veux vivre ici…

a vraiment du sens.

Garder ceux que tu aimes près de toi.

Ouah.

C'était magnifique.

Sincère… Merde.

Je suis ému.

Danny.

À genoux maintenant, espèce d'enfoiré.

Non, non, non.

Juste une… une dernière chose.

Janine.

Sache combien je vous aime, toi…

- Danny. - … et Alex.

Quoi ? Quoi ?

Oh, mon Dieu.

Alex !

- Je m'inquiétais un peu. - Désolée, j'avais de la compagnie.

C'était son petit-fils.

Content que vous alliez bien tous les deux.

Je suis désolée.

On a encore quelques jours

avant la date butoir pour le programme d'été à l'étranger.

- Hors de question. - Oublie ça.

Oh, allez.

Enfin, bon sang.

Après tout ça, je crois que je mérite des vacances ou un truc.

J'ai été en Europe.

C'est surfait.

Pourquoi tu aurais besoin d'aller en Europe avec tous tes amis

quand tu pourrais rester avec tes parents Ă  la maison ?

- C'est vrai. - Ouais.

Ouais. On pourrait aller camper.

Oh, non.

- Trop tĂ´t. - Trop tĂ´t, trop tĂ´t.

Sous-titres : Aurelie Gilles

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