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Tu es sûre qu'on n'a pas raté la sortie ?
Non, je pense pas.
Elle a dit que ça devrait être par ici.
Oh, attends !
Je pense que tu viens de la passer.
Lily, ça ne peut pas amener à un terrain de camping.
S'il te plaît.
OK.
C'est toi la cheffe.
C'est super sympa.
Je vois le lac.
Oh, oui. Regarde.
CAMPING FERMÉ
Oh, mon Dieu !
C'est magnifique.
Allons-y.
Wouhou !
Oh, c'est parfait.
Ouah, oui.
Et comme cette femme l'a dit, il n'y a personne ici.
Viens.
Où veux-tu t'installer ?
Je ne veux pas encore m'installer.
Comment ça ? L'endroit est génial.
Je sais.
Je n'ai pas dit que je ne voulais pas rester ici.
Je voulais juste dire, je ne veux pas encore tout installer.
À quoi penses-tu ?
Je ne sais pas…
- Oh ! Mon Dieu. - Quoi ? Qu'y a-t-il ?
Je crois qu'il y a des gens.
Merde.
Bonjour.
- Bordel ? Attends. - Pourquoi il vient ?
Bonjour, je peux vous aider ?
Brandon. Ignore-les.
On peut s'installer et revenir à ça plus tard.
Non, c'est n'importe quoi. On peut avoir un peu d'intimité, ici ?
Whoa, whoa, whoa. Putain, mec ?
Non ! Brandon !
Non !
- Non ! - Lily !
Brandon !
CHAPITRE UN
Oui ! Jolie passe, Alex.
C'était cool !
Toujours le héros.
Contente que t'aies pu venir, Danny.
T'as l'air surprise.
Non, je suis juste contente qu'aucune mission ne soit tombée
t'empêchant d'être ici.
Qu'est-ce qui pourrait être plus important que d'emmener ma fille
visiter des universités ?
J'apprécie que tu aies accepté de l'amener
à si brève échéance.
Content de le faire.
Je suis juste surpris que tu veuilles pas l'amener.
Je veux. Mais…
L'hôpital a changé mon planning
et je ne peux pas prendre autant de congés.
Et comme nous sommes en conflit sur certains trucs ces derniers temps,
j'ai pensé que ce serait mieux si c'était toi qui l'amenais.
Tu as été beaucoup absent ces dernières années.
Tu as pas beaucoup de temps pour te reconnecter avec elle
avant qu'elle n'aille à l'université.
Comment elle se sent par rapport à ça ?
Ouais.
Beau tir, Alex !
C'est pourquoi je suis content que tu aies appelé.
Je suis surprise que tu aies autant de congés.
En fait, je suis à la retraite.
Quoi ?
Je pensais que t'allais faire 30 ans.
Moi aussi.
Puis ils ont essayé de me mettre derrière un bureau,
et je ne suis pas fait pour ça.
C'est pour ça ?
Oui.
Enfin, ça a probablement duré plus longtemps que ça n'aurait dû.
J'ai raté beaucoup de choses.
Tu vas faire quoi maintenant ?
À long terme ? Aucune idée.
Mais là, je suis concentré sur les visites d'universités
et j'essaye de ne pas rendre les choses plus difficiles pour elle.
- Hé. - Hé.
- Alex ! - J'arrive.
Voilà notre star du football.
Salut, Daniel.
Salut.
D'accord, je pense
que je devrais faire une photo de vous deux.
Je m'en occupe.
Alex, juste une photo.
- Maman. - Allez, ce sera rapide.
Approche-toi.
Oh, allez, plus près. Allez. Souris !
- Pas mal. OK. - Ouais.
- Appelle-moi tous les jours. - Oui.
- Je t'aime. - Je t'aime aussi. Ciao.
Assure-toi qu'elle appelle tous les jours.
Je répondrai, même si je travaille.
Bien sûr.
On ne dirait pas pour l'instant, mais un jour,
elle en sera reconnaissante.
- On devrait y aller. - Ouais. OK.
Profitez bien, vous deux. Soyez prudents. Danny.
- Prends soin d'elle. - Oui.
- OK. Bye. Je t'aime. - Ciao. Je t'aime.
Alors, on y va.
- C'est sympa. - Ouais. Carrément.
BIENVENUE À LARKSBURG FOYER DE L'UNIVERSITÉ BENSON
Yo.
Tu veux aller aux toilettes ?
Non, ça va.
Qu'est-ce que tu regardes ?
Rien. Des trucs stupides.
Comme quoi ? Des chats qui font du patin à glace ?
Des chats qui font du patin à glace ? Ça existe ?
Là-dessus, tout existe, non ?
Quand j'étais à l'étranger, si on avait Internet,
je passais des heures à regarder ces trucs.
Oh, tu avais Internet.
Il y avait sûrement une autre raison pour laquelle j'ai pas eu de nouvelles.
Laisse-moi deviner. Sécurité opérationnelle.
On prend ce truc assez au sérieux en zone de combat.
Bien. Bien.
Car je commençais à penser que tu t'en fichais, mais…
Alex, allez, tu sais que j'avais pas le choix.
Techniquement, c'était un choix de rentrer dans l'armée.
Donc, ouais, tu l'as fait.
- Alex, j'étais un soldat. - Oui, je sais.
Ce n'était pas seulement ce que je faisais, mais qui j'étais.
C'était mon devoir.
Et je suis désolé que ça m'ait éloigné de ta mère et toi.
Mais tu adorais ça, et tu le referais, non ?
Non ?
Ouais. OK.
Tu sais quoi ? Je vais aux toilettes.
- Tu es armé, non ? - Bien sûr.
D'accord. Eh bien, range-la.
- Quoi ? - Enferme-la.
Alex, je suis un soldat très entraîné…
Et si quelqu'un te voit avec ce truc-là
et qu'on me prenne pour une plouc ?
Ne te préoccupe pas du regard des autres.
Si tu ne peux même pas faire ça pour moi…
c'est bon. Maman peut me récupérer.
Ce n'est pas loin.
Ferme ta portière.
Voilà.
C'est bon ?
Merci, Daniel.
Si tu ne veux pas m'appeler papa,
tu pourrais au moins…
Tu pourrais au moins m'appeler Danny.
Ma mère m'appelait Daniel.
- Merci. - Merci.
- On dirait qu'il y a un dress code. - Si tu es gêné
d'être vu, tu peux attendre dans la voiture ?
Non, je veux aller au truc des parents.
Découvrir ce que cet endroit a à offrir.
OK.
Pour info, tout ce que tu as à faire,
c'est ramener les formulaires qu'ils te donnent
et dire que c'est mon premier choix.
C'est vrai ?
J'ai juste besoin que tu dises que c'est le cas.
OK.
- Merci. - On se voit après. OK ?
Reçu.
Bonjour, tout le monde.
Merci beaucoup d'être venus cet après-midi.
Merci de nous informer au fur et à mesure
de la matière préférée de votre enfant,
le diplôme qu'il souhaite entreprendre,
et les activités ou loisirs qui les intéressent.
On commence avec vous, monsieur. Avec la chemise en flanelle.
Oui.
Ma fille est Alex Beckett.
Elle joue au football.
Et je pense qu'elle…
est bonne en math, en lecture,
en science… Toutes les matières, en fait.
Vous savez si elle a un diplôme en tête ?
Elle aime beaucoup de choses.
Mais je sais que cette université
est son premier choix.
Je vois, pour être claire,
c'est une faculté, pas une université.
Il y a une différence.
Et vous, madame ?
- Comment c'était ? - C'était OK.
- On peut y aller ? - Oui.
Hé.
Alors quel est ton cours préféré à l'école ?
Pourquoi ?
Apparemment, je suis censé connaître ton parcours scolaire.
Et ce que tu vas étudier.
Je peux te transférer mes notes.
Ou on pourrait en discuter.
Je te les ai envoyées.
J'ai hâte de voir ça.
Vraiment ?
Alors, je vais bien me comporter.
Ouais. Oui, elle est là.
Tu veux parler à ta mère ?
Salut, maman. Ça va super. Je t'aime. Bye.
Bon…
OK. On t'appelle demain après la visite.
À plus.
Elle voulait quoi ?
Elle voulait me dire
que l'école qu'on visite demain
a fait une offre de bourse.
Elle veut s'assurer que tu rencontres le coach de foot.
Ouais.
- Qu'est-ce qui va pas ? - Rien. Non.
C'est juste bizarre qu'elle pense que j'oublierais
de rencontrer le coach de foot.
On dirait juste un rappel maternel normal pour moi.
Non, c'est vrai.
C'est juste, tout ce dont elle veut parler dernièrement c'est de foot.
- Tu n'aimes pas le foot ? - Si, bien sûr.
Je suis contente de l'offre de bourse qu'on nous propose.
Je sais que ça aidera financièrement, mais…
Honnêtement, je ne sais pas si le foot me plaît autant.
Et puis jouer à l'université prendra
beaucoup de mon temps, et il y a d'autres choses que je…
Je sais pas, j'aime beaucoup d'autres choses.
Vraiment ?
Comme quoi ?
L'art ?
Pourquoi tu dis ça ?
J'ai regardé tes notes,
et j'ai vu que tu prends une option art chaque semestre.
C'est beaucoup plus que requis, donc…
ça doit vouloir dire que tu aimes vraiment ça.
Oui, c'est vrai.
Tu veux m'en dire plus ?
Non, pas vraiment.
J'ai pas forcément envie de faire semblant
d'avoir une conversation profonde avec toi là.
Alex, on n'a pas besoin de faire semblant.
Si l'art est ce que tu aimes, je veux que tu m'en parles.
Non, en fait, je suis vraiment crevée. Je devrais aller dormir, et…
demain sera une longue journée.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Une fois de plus ! Pousse encore une fois !
- Allez. Oui ! Pousse ! - Respire. On pousse fort.
Pousse fort, tu peux le faire.
Je suis désolée. Je suis désolée.
Mon bébé ! Mon bébé !
C'est le cinquième. Quelque chose ne va pas avec nos filles.
- Ciao. - Ciao, Alex.
- Comment ça s'est passé ? - Bien. Je sais pas.
Ça a l'air d'être une grande école de fêtards.
Ouais, j'ai vu qu'ils avaient un truc
qui s'appelle la course en sous-vêtements.
Ouais, je sais pas. Ça me plaît pas trop.
Encore deux à voir, c'est ça ?
Ouais.
Qu'est-ce qui va pas ?
Je sais pas si je veux vraiment voir
les deux autres écoles.
OK.
- Je peux te demander un truc ? - Ouais.
J'ai envoyé un mail à cette école
qui m'intéresse hier soir, et ils m'ont répondu,
ils ont dit qu'ils pouvaient me caser pour une visite demain.
Tu peux m'amener ?
C'est quelle école ?
C'est une école d'art.
Je veux vraiment essayer de voir
s'il y a de l'avenir pour moi dans ce domaine.
Mais si tu ne veux pas…
Si, je veux.
C'est neuf heures de route dans l'autre sens.
Je suis à la retraite. J'ai tout mon temps.
Attends. Non.
T'es sérieux ?
- Ouais. - D'accord.
Il y a juste une chose.
Ne dis rien à maman.
Promis, je lui dirai tout en rentrant…
Je dirai que je t'ai forcé. C'est ma faute.
Écoute, elle a cette idée de mon avenir dans sa tête,
et ce n'est pas moi.
Où va-t-on ?
OK. Merci.
Pas de place dans celui-là non plus.
Je suis sûr qu'on va trouver quelque chose.
Ce sera peut-être un peu plus loin de l'université.
C'est pas grave.
Tu sais, au pire…
j'ai une tente dans le coffre.
Pourquoi ?
J'ai beaucoup de choses là-dedans.
Je dis juste, si nécessaire…
on pourrait faire une nuit de camping.
- De camping ? - Oui, comme avant.
Je vais continuer à chercher un hôtel.
Bon sang. Je n'ai plus de réseau, donc voilà.
Allez.
Pas de réseau n'est pas la fin du monde.
On pourrait peut-être même avoir une conversation.
OK.
De quoi veux-tu parler ?
Parlons de…
pourquoi chercher une école d'art
doit être un secret pour ta mère.
Parce que selon elle, il n'y a pas d'avenir ni d'argent
dans le dessin ou la peinture.
Elle souhaite juste ton bonheur.
Peut-être…
essaye d'être honnête avec elle.
Comme tu es honnête au sujet de ta retraite ?
Que veux-tu dire ?
Tout ce dont tu as toujours parlé, c'est combien tu aimais l'armée,
et que tu porterais l'uniforme
jusqu'à ce qu'on te l'arrache du dos, et tu t'attends à ce que je crois
que tu as décidé de prendre ta retraite ?
OK. Super conversation.
APPÂT VIVANT GLACE
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STATION-SERVICE ET GALERIE
Je vais aux toilettes.
Tu aimes l'art ?
Ouais. C'est cool.
Tu veux en acheter une ?
Non, merci. Vous avez des toilettes ?
Oui. Par cette porte. C'est très facile à trouver.
Merci.
Hé. Attends !
Tu as quoi, 16 ans ?
Dix-sept ?
- C'est tout, et l'essence ? - Oui.
Vous allez où ?
On va jusqu'à Port Winston,
mais on espérait trouver un lieu où dormir dans le coin.
Une idée ?
Non, il n'y a pas d'hôtels entre Port Winston et ici.
Rien ?
Oh, il y a quelques terrains de camping
entre ici et là-bas.
En fait, j'en ai un pas mal. Pas loin d'ici.
Loin comment ?
À quelques kilomètres.
Mais c'est très facile à rater.
C'est mieux si je vous dessine une carte.
Merci. Je vais prendre autre chose.
Il y a un petit panneau à l'embranchement.
Mais il faut ralentir ou vous le manquerez.
Il suffit de le prendre, et puis c'est à à peine deux kilomètres
de là.
- J'ai le chemin pour un camping. - OK.
Vous allez adorer l'endroit.
C'est magnifique, et vous ne devriez l'avoir que pour vous.
Hot dogs, chips, eau.
- Autre chose ? - Non, ça va. On peut y aller ?
- Ça va ? - Oui.
Je veux juste y aller.
Soixante-dix-huit.
Merci encore et gardez la monnaie.
Oh, je vous remercie. Profitez du calme.
Prenez soin de vous.
Appelle Stanley.
Je pense qu'on se rapproche.
Ça dit qu'on devrait voir un panneau juste là à droite.
C'est ça ?
- Le voilà. - Nous y voici.
Il y aura un terrain de camping ?
Enfin…
ce n'est pas une vraie carte.
Qu'en penses-tu ?
Ouais, c'est vraiment joli.
Ouais.
Je suis juste inquiète qu'on puisse pas se doucher
avant la visite demain.
Je parie que le lac n'est pas si froid.
Très drôle.
C'est une école d'art.
Tu ne seras pas la seule à ne pas être douchée.
Beurk. C'est dégueulasse.
Non, ça me stresse en vrai.
Je comprends.
Cette partie du voyage n'était pas prévue,
mais nous y voilà.
Ouais.
Essayons d'en profiter.
C'est magnifique.
Ouais. Tu veux monter la tente ?
- Oui. Allez. - OK.
Je suis impressionné que tu saches encore le faire.
Bien sûr que je sais.
Je l'ai fait 10 000 fois quand j'étais petite.
Mais maintenant, je suis plus rapide.
Oui, parce qu'à l'époque,
tu insistais pour le faire seule
et tu ne me laissais pas aider.
Ces premières fois, ça m'a pris plus d'une heure
et tu disais juste…
"Tu t'en sors bien, chérie."
Et pendant ce temps, il faisait complètement nuit dehors.
Je respectais ta détermination.
- Ouais. - Oh, sauf une fois.
Tu te souviens ? Il pleuvait tellement,
on était trempés,
et tu ne me laissais toujours pas aider.
Au moins, je peux parler de résilience
dans mes candidatures pour l'université.
- Oui, c'était de la résilience. - Ouais.
En parlant de candidatures à l'université…
J'imagine que cette école voudra voir tes œuvres.
Oui. Bien sûr.
Je peux en voir ?
Je t'amène là-bas, je peux au moins avoir une idée de ton travail ?
Si on me pose des questions ?
Ouais.
Ouais, je sais. Tu dois avoir raison.
Quelques croquis que j'ai faits récemment, ne les juge pas trop, OK ?
C'est super.
Ce sont juste des croquis.
Ouais, mais le style et les détails
sont vraiment impressionnants.
Alex, tu dois te lancer.
- T'es sérieux ? - Ouais.
Ouais.
Tu me montres autre chose ?
Je peux te montrer quelques peintures que j'ai faites.
Il suffit de balayer l'écran.
Quoi ? Ouah.
Elles sont incroyables.
J'ai un portfolio complet en ligne.
Je pourrai te montrer quand on aura du réseau.
J'ai hâte de tout voir.
- T'as froid ? - Ouais.
Voyons si on trouve du bois sec.
- Pour faire un feu. - Ouais.
Il en faut encore combien ?
Espérons que ça brûle.
Ouais, c'est assez mouillé.
C'était quoi ça ?
Je sais pas. Un animal peut-être ?
Ouais.
Ouais, j'ai entendu.
- Là-bas derrière. - Ouais.
Il est temps de passer à l'épreuve du feu.
C'était quoi ça ?
Probablement un raton laveur ou un opossum.
J'adore ce dessin avec tous les visages.
Oh, oui j'ai fait des portraits des cartes d'identité de mes amis.
- Vraiment ? - Ouais.
C'est trop bien.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Il y a quelqu'un.
Hé !
Il y a quelqu'un ?
On vous voit.
Je vous vois aussi.
C'est votre fils ?
On ne voulait pas gâcher votre chasse. On va retourner au camping.
On ne veut pas d'ennuis.
Bouge. Ne regarde pas en arrière.
- Hé ! Revenez ! - Cours. Cours !
Retourne à la voiture.
Ils viennent droit sur toi.
Ils prennent la voiture !
Hé !
Attendez !
Papa, non !
Retourne dans les bois, par là !
Stop ! On veut pas blesser la fille.
Jim, Cy.
Deux hommes à terre, et il se dirige vers le nord, vers toi.
Ce connard sait se battre.
On peut se cacher là. Cours.
Jim, Cyrus, vous êtes là ?
Jim ? Tu les tiens ?
Non.
Jim, tu me reçois ?
Dis-lui.
Ferme-la.
Tu les tiens ou pas ?
C'est Jim, Stanley. Non.
On les a perdus.
Comment ça tu les as perdus ?
Vous êtes six, non ?
Ils se sont enfuis,
mais ils ne peuvent aller nulle part.
On les aura bientôt, c'est juré.
T'as plutôt intérêt.
On a trop à perdre.
La prochaine chose que je veux entendre de toi…
c'est que tu les tiens, et que tu rentres.
On est foutus.
Qui sont ces types ?
Aucune idée.
Tu penses qu'ils ont tué ce gars ?
Je sais pas.
Faut qu'on se tire d'ici.
- Ouais. - Attends.
Attends. Respire. Respire.
Je savais que quelque chose n'allait pas avec ce gars
à la station essence.
Je le savais et je ne te l'ai pas dit.
J'aurais dû dire quelque chose.
- J'aurais dû te le dire. - Alex.
Encore et encore, encore et encore.
Ne fais pas de bruit, chérie. Pas de bruit.
Chut.
Tu saignes. Tu saignes.
- Tu saignes. Ils vont… - C'est rien.
Je vais bien. C'est rien. D'accord ?
Alex. Alex, concentre-toi. Regarde-moi.
Regarde-moi. Je sais que tu as peur.
Je sais que tu as peur, mais tu dois te concentrer
si on veut s'en sortir, d'accord ?
- OK. OK. - Tu dois me faire confiance.
- OK. - Tu peux faire ça ?
- Ouais. Ouais. - Ouais ?
Tu sais où on est ?
Je vais trouver.
Allons par ici.
Allez. Reste baissée.
Ces comprimés éliminent les microbes.
Bois.
Je comprends pas comment tu n'es pas énervé contre moi.
Je t'ai obligé à laisser le pistolet dans le pick-up.
Où avais-je la tête ?
C'est ma faute si on est dans cette situation.
Alex, arrête. Rien de tout ça n'est ta faute.
Écoute-moi.
J'ai été dans des situations bien pires,
au fil des années.
Et je m'en suis toujours sorti. Toujours.
Et je n'avais pas à protéger la personne que j'aime le plus au monde.
On va s'en sortir.
C'est promis. Ces gars le savent pas encore,
mais ils s'en sont pris au mauvais père.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Tu vois ce trou dans les arbres ?
Il n'y a pas de lignes droites dans la nature.
Non, c'est vrai.
Les chemins de fer mènent toujours quelque part.
- Quelle direction ? - Par là.
- Comment tu sais ? - Je sais pas, je prends une décision.
Baisse-toi.
Viens là.
- Je pense qu'on devrait aller voir ça. - Non. Non, non.
Non, on doit continuer à bouger. Je veux pas aller là.
Chérie, il pourrait y avoir un truc qu'on peut utiliser.
Je vois une antenne. Il pourrait y avoir une radio, des armes.
Qu'est-ce que tu vas faire, approcher et frapper ?
Ils se cachent sûrement là, et t'attendent.
On peut pas s'approcher.
Ça pourrait être vide.
Quoi qu'il en soit, on s'assurera qu'ils nous voient pas arriver.
Comment ?
Par là.
J'entends rien. OK.
Garde une main sur mon sac et surveille derrière nous.
- OK. - Prête ?
Ouais.
Papa !
Alex, cours !
Viens là, petite merde !
Où penses-tu aller ?
- Non ! - Alex, cours !
Lâchez-moi !
Viens là !
Bon sang…
Arrête de bouger ! Bon sang !
- Arrête de bouger, putain ! - Papa !
Non !
Non !
Je vais vous arracher la tête !
Papa ! Non !
Papa ! Non !
Papa !
- Allons-y ! - OK.
Alex !
- Alex, ça va, chérie ? - Ma cheville.
Je t'ai aidé à tuer ce type. Son couteau était juste là.
Il y avait tellement de sang.
- J'étais sur son épaule. - Alex, Alex, chérie.
Tu as fait ce que tu avais à faire. C'est eux ou nous. OK ?
- Pourquoi essayent-ils de m'emmener ? - Je sais pas.
- Je comprends pas. Je sais pas. - Bébé, viens là.
Je sais, mais je suis là.
OK ? Tu penses pouvoir marcher ?
Je pense.
OK, parce qu'on doit bouger.
Très bien, laisse-moi t'aider.
Très bien, allez, allez, allez.
- Merde. - On a besoin d'aide.
Il faut chercher de l'aide.
On ne va nulle part sans la fille.
Ressaisissez-vous.
Nicky est mort, Angus.
Je le vois, putain, Gar.
Tu veux être celui qui retourne dire à Stanley
que Nicky est mort ?
Et qu'on a pas la fille ?
Comment penses-tu qu'il va réagir ?
Allons-y les gars. On n'a pas toute la nuit.
Et Nicky ?
On reviendra plus tard.
Merde.
Comment va ta cheville ?
Ouais, ça va.
Laisse reposer ta jambe.
Je peux continuer.
Si on se repose pas, on sera plus vulnérables.
Regardons cet endroit. Ça a l'air bien.
- Très bien, laisse-moi voir. - OK.
Bien.
C'est parfait.
On peut voir et entendre si quelqu'un arrive.
Ils ne pourront pas nous voir quand il fera nuit.
OK.
Tu as amené tout ça pour des visites d'université ?
C'est une habitude. Ça fait jamais de mal d'être préparé.
Regarde. J'ai ta galette de saucisse de porc à l'érable préférée.
Miam.
Je pensais pas manger
une autre de ces galettes de si tôt.
Quelle est la vraie raison pour laquelle tu as quitté l'armée soudainement ?
À l'évidence, tu adorais ça.
Maman et moi pensions que tu allais faire encore dix ans.
En réalité…
je me suis battu avec mon commandant.
Il s'est passé quoi ?
Ma dernière mission a un peu mal tourné.
On venait d'arriver pour évacuer du personnel local
avec qui on travaillait.
Mais les civils l'ont découvert. Et ça a été le chaos.
Tellement de gens essayant de s'échapper.
Des familles. Des enfants.
Un gars a essayé de me donner son bébé
par-dessus le barbelé avant qu'on parte.
Il me suppliait de la prendre.
Et j'ai essayé. Mon commandant s'est énervé.
Il m'a ordonné de la laisser.
Il a dit qu'on était pas là pour ça.
Quand j'ai refusé, il m'a foncé dessus.
Et j'ai pété les plombs.
Donc…
Ma retraite n'était pas vraiment volontaire.
Et le bébé ?
Elle ne s'en est pas sortie.
Je suis désolée, papa.
Je peux te demander autre chose ?
Oui.
Tu as gagné contre ton commandant ?
Oh, je lui ai botté le cul.
Comme il faut.
Bien.
Je pense que j'ai fini.
Alex.
Quand j'étais là-bas,
ça m'a mis dans une certaine mentalité.
Je ne savais pas comment être ce gars…
et t'appeler et être un père.
Mais j'aurais dû trouver un moyen.
Et je suis désolé.
Ouais. Merci.
Et je sais. Je sais.
Bon sang, je suis fatiguée.
- Ouais ? - Oui. Il commence à faire froid.
Tiens.
- Prends ça. - Merci.
Je vais venir te tenir chaud.
Là. Viens là.
Je vais fermer les yeux juste quelques minutes.
Oui, vas-y.
Je fais le guet.
Je dois aller aux toilettes.
- Oui ? - Ouais.
Ma cheville va mieux.
- C'est super. - Ouais.
Je reviens.
- Ne va pas loin. - Ouais.
Restez proches, vous deux. Je monte
et je vous retrouve à l'embranchement nord.
Et pour l'amour de Dieu, fermez vos gueules.
Je vous entends à un kilomètre. Allez, allez, allez.
Suis-moi. Je t'ai dit de la fermer !
Ferme-la.
Fais une pause.
La ferme.
Papa, je l'ai trouvée.
Merde. Vas-y. Allez.
Elle est par là !
- Papa, cours ! Ils arrivent ! - Pars ! Traverse la rivière.
- Mon Dieu ! - Allez !
On l'a !
Allez. Allez. Pousse !
Allez, allez !
Ne touche pas la fille.
Ils traversent la rivière, droit vers toi.
Par là.
- Par là. - OK. OK.
- Allez ! - Toi, va par là.
Oh.
- On doit sauter. - Non, non, non.
Si. Tu dois me faire confiance. Ça a l'air assez profond.
Allez. Les gars, par là !
On a pas le choix, Alex.
- Allez ! - OK. OK.
Alex ! Ça va ? Ça va ?
Là ! Là !
Va sous l'eau !
- Je les vois ! Je vais les avoir ! - Tu vas la toucher !
Jusqu'où ?
- Tout va bien. Tout va bien. - D'accord.
- Ça va ? - Oui, ça va ?
- Oh, papa ! Papa ! - Hé !
Papa ! Papa !
Papa ! Papa ! Papa !
Ça suffit.
Non !
Non ! Papa !
Papa ! Non !
Non ! Papa !
Papa !
Tu ne veux pas regarder, ma jolie.
Non ! Papa !
Amène-la.
Papa !
Danny, occupe-toi d'elle.
- Papa ! - Oui.
Papa !
Alex.
Ça suffit.
Il y a quelqu'un ?
Il y a quelqu'un ?
Au secours !
Au secours !
Au secours !
Il y a quelqu'un ?
Tiens, tu devrais boire ça.
- Où suis-je ? - Ne crie pas.
Il déteste vraiment ça.
J'ai été amenée ici comme toi.
J'avais peur et j'ai essayé de me battre.
Et ça n'a pas marché. OK ?
Ça a juste compliqué les choses, et tu veux pas ça.
Mon conseil…
est de faire ce qu'ils disent, d'accord ?
Non !
S'il te plaît, ne crie pas.
C'est quoi tous ces cris ?
Laissez-moi partir.
Tu as peur.
Et je le comprends.
Je suis désolé mais ça passera.
Lily avait peur quand elle est arrivée.
Maintenant elle est reconnaissante d'être accueillie dans la famille.
- C'est pas vrai, Lily ? - Oui, Stanley.
Tu vois ?
On essaye de créer un truc spécial ici.
Et toi, en particulier,
je pensais que tu comprendrais.
Va te faire foutre.
C'est à toi ?
C'est du beau travail. Vraiment.
Quand je tourne les pages…
Je vois que tu perçois le monde différemment.
Comme moi.
Fatigués ?
Ouais. Dormir fera du bien.
Ouais.
La plus coriace jusqu'ici.
Ouais, merde alors.
Ton vieux n'aurait pas pu choisir une fille avec un père informaticien ?
Les gars. J'ai une bière.
Je peux en prendre une ?
Je pensais que t'avais arrêté.
Tu vois comme c'est beau, Lily ?
Magnifique.
On a besoin de plus de beauté ici.
Ça prendra juste du temps.
Crois-moi.
Il faut laisser un peu de temps.
- Merde. - Alex. Reviens !
Hé ! Ouah !
- Reviens ! - Laisse-la partir.
Je veux que tu la ramènes dans le droit chemin.
Suivez-moi.
C'est quoi ce bordel ?
Tu me fais des œufs aussi ?
Tu les veux comment ?
- Brouillés, ça ira. - OK.
Bon sang. Quoi maintenant ?
Non. Non. Non.
Non, non.
Merde.
Si tu gardes l'esprit ouvert, tu apprendras à aimer cet endroit.
Tu as du caractère, et j'aime ça.
Mais j'ai besoin que tu rentres avec moi
sans faire d'histoires.
OK, les gars.
Qui va me dire…
comment je récupère ma fille ?
Va te faire foutre, connard.
Elle est partie.
OK ? Elle est partie, putain.
Ouais.
Attends, attends, attends.
Mes putains de doigts, espèce d'enfoiré !
Merde ! Bordel !
Allez.
Je ne plaisante pas. Dis‑moi où est ma fille.
Tu arrives trop tard.
Elle se fait sûrement baiser par un des gars en ce moment.
Et elle kiffe chaque instant.
Ah, je…
Non. Stop, stop !
Arrête !
Pour l'instant, votre ami là essaye de respirer.
Ça ne va pas marcher.
À chaque souffle, il remplit juste ses poumons
avec de plus en plus de sang.
Il se noie.
Mais ça va prendre du temps. Clairement pas une façon sympa de mourir.
Chacun d'entre vous a un choix à faire.
En commençant par toi.
Merde.
Où est ma fille ?
- Ne dis rien, Cy. - Je dirai rien.
Ne lui dis pas.
D'accord. Ne dis rien.
Ne lui dis rien.
Je dirai rien, putain.
Où est-elle ?
- Je te le demanderai pas une autre fois. - Ne dis rien.
Elle est sur l'île.
Cy ! Cy ! Tais-toi.
Quelle île ?
Non ?
Non, non, non ! Tu fais quoi ?
- Non ! Stop ! - Merde !
Merde ! Merde !
Quelle île ?
L'île où on vit. Arrête.
Non. Je ne vais pas arrêter.
Merde ! Oh, merde. Arrête, s'il te plaît.
- Pourquoi l'avoir enlevée ? - Fais que ça s'arrête.
Pourquoi l'ont-ils enlevée ?
Dis-moi ou je te tranche la gorge.
Arrête ! Ne lui fais pas de mal.
Je vais te le dire.
Ils l'ont enlevée pour la faire se reproduire.
D'accord ? Arrête.
Qu'est-ce que t'as dit, putain ?
- Peu importe. - Mon oreille.
Il te l'a dit.
Ta fille n'est plus là. Laisse-le tranquille.
Il te reste deux secondes pour me dire ce qu'il se passe.
- Cy… - Non, non, s'il te plaît !
- Bordel, Ray ! - Appelle ton père.
- Pitié. - Son père ?
- C'est complètement dingue. - Putain d'idiot !
Qui est son père ?
Stanley Dixon. C'est lui qui décide.
Bon sang, Cy. Si tu dis un mot de plus,
un mot de plus, et c'est moi qui…
Ferme-la.
Je ne t'ai pas parlé encore.
Il dit la vérité ?
Oui.
Et ce Stanley vous a dit de prendre ma fille ?
Merde ! Oui !
On a besoin de femmes car les nôtres peuvent plus avoir de bébés.
Enfin aucun qui survive.
Ça fait quelques années maintenant.
Il y a des toxines dans l'eau.
Merde !
Comment je trouve ce connard ?
Stanley Dixon, tu reçois ?
Stanley.
Tu ferais mieux de répondre. J'ai ton fils.
Où est ma fille ?
Regarde qui reviens d'entre les morts.
J'ai ton fils, Ray. Et certains de tes hommes.
Enfin, il y a un homme de moins maintenant.
Où est ma fille ?
Comment tu t'appelles ?
Tu connais mon nom, ça semble juste.
Danny.
Eh bien, Danny, je peux t'assurer,
il n'y a pas besoin que le bain de sang continue.
Ta fille va bien.
Je n'ai jamais eu l'intention de la blesser.
Je connais tes intentions,
connard dégénéré.
Je dirais qu'elles sont mauvaises.
C'est parce que tu me connais pas.
Tu sais pas ce que j'ai construit ici.
Je veux parler à Alex.
Après avoir entendu la voix de mon fils.
- Dis bonjour, Ray. - Merde !
Va te faire, sale connard !
Fous-moi la paix !
Content ?
On dirait pas qu'il a été bien traité.
Oh, non, c'est vrai.
C'est décevant.
Où est ma fille ?
Elle est juste là. Alex, dis bonjour à ton papa.
Papa ! Papa !
Papa, t'es en vie ! Au secours, papa !
Alex, tu vas bien ?
Satisfait ?
Si tu veux revoir ton fils en vie…
amène ma fille ici et viens seul.
C'est compris ?
Tu sais, autant me tuer maintenant.
Parce que ni toi ni ta fille
ne sortirez vivants d'ici.
Restez ici. À partir de là, c'est moi et la fille.
Compris, Stanley.
Vic. Ne foire pas ça.
Non, monsieur.
Allons voir ton papa.
Pas un mot.
Ça va, chérie. Ce sera bientôt fini.
J'ai ouvert le gaz ici depuis une demi-heure.
Alors, tu ferais mieux de ranger ce flingue avant de nous faire exploser.
Eh ben, dis donc, M. Débrouillard.
Mais j'en ai rien à foutre. Ça va, fiston ?
Pas vraiment, putain. Il m'a coupé un doigt.
Tu vois, ce genre de merde, ça passe pas avec moi.
J'ai pris soin de ta fille comme si c'était la mienne.
Regarde-la, elle est en un morceau.
Tu aurais fait pareil à ma place.
- Non. - Tu n'aimes pas ta famille.
Il semble qu'on a des définitions différentes de l'amour.
Sûrement parce que tu n'as jamais été
dans une position où tu risquais de tout perdre.
Tout ce pour quoi tu as travaillé, ce que tu as construit
et a chéri pendant des années.
Tout t'est lentement arraché.
- On n'a pas commencé ça. - Bien sûr que si, putain !
Tu es comme eux.
On vit dans un paradis tranquille. Entièrement autosuffisant.
Loin des conneries de la société.
Puis ils viennent ici avec leurs usines chimiques,
qui empoisonnent les eaux et ruinent nos vies.
Tu crois qu'ils en ont quelque chose à foutre ?
T'en as quelque chose à foutre ?
Non.
Les temps désespérés appellent des mesures désespérées.
Alors, on en finit ?
Et ton fils et toi pourrez retourner dans votre petit paradis.
- Oui. - Laisse ma fille et moi tranquilles.
Qu'en dis-tu ?
Envoie-le par là.
Il y a des gars dehors, faut y aller.
- Quoi ? - Je t'aurai, connard.
Merde !
Papa !
- Attrape-le ! - Rentre !
Alex, baisse-toi !
Que s'est-il passé ? C'était quoi ?
- On est en sécurité. - Vraiment ?
Oui, chérie. C'est fini.
OK. OK.
Oh, mon Dieu.
Tu m'as manqué.
Toi aussi. Je suis content que tu sois de retour.
Je suis tellement soulagé que tu sois en sécurité.
Ça va aller.
Ça va aller.
Allez. Partons d'ici.
Ça va ?
Ne regarde pas.
INSTITUT PACIFIQUE D'ART ET DE DESIGN
Tu es nerveuse ?
Oui, un peu.
Ce lieu est plus grand en vrai.
Tu vas très bien t'en sortir ici.
Ce n'est pas trop tard pour faire l'année de césure.
Papa.
Ton père et moi ne pourrions être plus fiers de toi.
Si ça te plaît pas, on n'est qu'à une heure de vol.
- Papa ! - Je dis ça comme ça.
C'est très bien.
Ça doit être ma chambre.
- Alex ! - Carrie.
C'est super de te voir en personne.
Ravie de te rencontrer aussi. Voici mes parents.
- Salut. - Salut. Je suis Janine, voici Danny.
- Salut, Carrie. - Salut.
Alex nous a beaucoup parlé de toi.
De vous aussi.
Écoute, tu peux laisser tes affaires.
Et tu rangeras après.
Les RE organisent une rencontre dans cinq minutes à la salle 111.
Tu pourras rencontrer tout le monde de cet étage.
Super. Ça marche.
Tu nous donnes une minute ?
- Oui, quand tu veux. - Top. Merci.
Alors, on se dit à bientôt.
OK.
Maman, je ne vais pas étudier à l'étranger.
Je serai ici, et vous pouvez venir quand vous voulez,
et je serai à la maison pour Noël et Thanksgiving.
- Je sais. - Bien.
Oh, ne pleure pas.
Sache qu'on t'aime. On est ravis pour toi.
Je vous aime aussi.
Et si tu as besoin de quelque chose…
Je sais. Vraiment.
Bon sang, c'est encore un peu bizarre de vous voir ensemble.
Oui, mais c'est bien aussi, non ?
Oui, carrément.
Bien. On va y aller.
- OK. - Mais si t'as besoin de quoi que ce soit.
- Quoi que ce soit. - Appelle.
- Je le ferai. - OK.
Promis.
Je vous aime.
- Je t'aime aussi. - Moi aussi.
- Bon retour. - OK.
- Sois sage. - Oui.
Et si tu ne l'es pas, fais attention.
OK.
Je vous aime.
Tout va bien ?
Elle me manque déjà.
À moi aussi.
Mais elle est là où elle doit être.
- Oui. - Non ?
Attendez, maman ! Maman ! Papa !
Tu as mon ordinateur.
- Oh, oui. - Tu en as besoin.
- Voilà. - Merci. À plus.
Je vous aime.
- On t'aime aussi. - Je t'aime.
Allez, salut.
Sous-titres : Aurelie Gilles
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