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Original subtitles

Dans le cul, mec. Tu piges ?

- Dans le cul, c'est ça ? - C'est ça. Si t'es sérieux, dans le cul.

Tu veux dire qu'on n'a pas inventé le base-ball ?

Les Blacks ont inventé les tripes, mec.

- Le base-ball, c'est les Portoricains ! - Dans le cul !

- Je t'emmerde. - Dans le cul, je t'emmerde !

- On est en train de dominer le jeu ! - Mon cul !

Encore deux ans, et vous les crépus,

vous pourrez retourner Ă  vos claquettes et Ă  vos Cadillac roses !

- Tu te fous de moi ? - Pas du tout.

- Tu te fous de moi ! - Ça vaut le coup.

On vous fait juste une fleur, les latinos !

- Tu veux savoir ce que je pense de vous ? - Non.

Y a mĂȘme des Blancs que j’aimerais mieux avoir dans mon Ă©quipe que vous !

- LĂ , tu me fais marcher ! - Dans le cul !

Tu pousses, lĂ  !

Rien que Castro, il te monterait une équipe qui raflerait tout d'un coup !

- Là, tu débloques ! - Oh non !

C'est pas con, comme idée.

- Quelle idée ? - Tu sais.

Planquer de la C dans des battes en alu.

Faut penser au public. Un coup pareil !

Ça nuirait à l'image du base-ball.

J'ai pas que ça à faire, mec, alors si on parlait un peu business ?

Et tu parles de quel genre de business ?

Coke.

La coke, amigo.

OK, les enfants, c'est parti !

Je te parle d'un gros coup, mec. On vise l'étranger.

- Qu'est-ce que t'en dis ? - Abe ?

C'est plus...

- C'est qui ? - Un type à vélo.

Qu'est-ce que tu fabriques ? Vous ĂȘtes en planque ou quoi ?

On fonce, allez !

Joe Gower.

Hector. Hector Partido.

C'est un plaisir, vieux.

Pas vrai, capitan Abe ?

Alors, c'est qui cette fois ?

D'accord, me dites rien.

Si ça tire, faites gaffe à mon vélo.

- A plus. - Salut, Hector.

Tout le plaisir était pour moi.

- Bossez pas trop. - T'en fais pas.

- Vous n'avez rien contre moi. - Emmenez-moi ça !

Il a tout fait foirer !

C'était qui, ce type ?

Ce type, il va m'entendre.

Comment ça va, ce matin ?

Mes hémorroïdes me font jongler.

Plus de fibres. Il faut absorber plus de fibres !

- Norm, comment ça va ? - Comment ça va ? T'as vu les journaux ?

Mais je vais pas rester sans rien faire, ça non !

Il y a deux choses dans ce monde que j'aime, Joey.

Le systÚme décimal et la pyrotechnie de démolition.

Et je vais les utiliser ensemble.

Je vais envoyer des livres aux chaßnes télé.

Mais des bons ! Ken Kesey, Dr Seuss, Norman Mailer.

Et quand ils ouvriront le bouquin à la page du titre, ça fera boum !

AprÚs quelques expériences littéraires du genre, ils apprendront.

- Quoi ? - A ne pas supprimer ''Une famille en or'' !

T'as apporté ton déjeuner ? Moi, j'ai de la soupe.

Avec de la viande dedans.

- Bonjour, Joseph. - Bonjour, Alvin.

On dirait que vous vous ĂȘtes mouchĂ© dans votre cravate, Alvin.

C'est une cravate de créateur.

Ça, ce sont ses initiales.

J'ai appelé tes vieux tard, hier soir.

J'ai sorti la tĂȘte, pointĂ©e vers le New Jersey et j'ai hurlĂ© :

May Ellen Gruenwald, oĂč es-tu passĂ©e ?

Je suis rentrée tard.

Faut que je te parle.

On ouvre...

Mesdames et messieurs.

Quoi ?

Gower, je peux vous voir ?

- On se voit à déjeuner. - Pour la promotion.

Dr Hock m'a dit que c'était non. Il a choisi Kershaw à ta place.

Tu lui as dit ?

A propos, Gower.

May Ellen vient habiter chez moi.

T'as une dette envers moi.

Comment je pouvais savoir que le type n'était pas flic ?

Ajoute-le Ă  ma note.

Elle commence Ă  ĂȘtre longue, ta note !

La promotion m'est passée sous le nez aujourd'hui.

Encore ?

Et ensuite, May Ellen m'a largué.

Pourquoi est-ce que je merde tout le temps ?

- Tu sais quel est ton problĂšme ? - Quoi ?

- Tu sais pas lancer Ă  gauche. - Quoi ?

Chéri.

- J'ai la dalle. - Dans une minute.

- Mange ça en attendant. - Je sais lancer à gauche.

S'il avait su, on aurait gagné le championnat au lycée.

On jouerait avec les Knicks aujourd'hui.

Il faut que tu la ressortes, celle-lĂ .

Je n'y repense jamais.

- Croyez-moi, je sais lancer Ă  gauche. - Non, c'est faux !

Huit secondes de la fin.

La balle va Ă  Sam qui la passe Ă  Washington.

Schultz, l'entraĂźneur, hurle.

Washington la lance Ă  Gower.

Ils savent qu'il ne peut pas passer Ă  gauche. Il essaie Ă  droite.

- Deux secondes. Une. - Pour vous, M. Schultz.

La balle siffle dans l'air.

Tout le monde savait que tu tenterais à droite quand t'as reçu la balle.

- Je peux lancer à gauche. - Dans ce cas, t'aurais réussi ce soir-là.

Mon chou ?

J'ai froid.

Je te rejoins tout de suite, ma cocotte.

Quand est-ce que tu vas faire quelque chose de ta vie ?

Faisons un pacte.

Tu vas feindre la droite, pour aller Ă  gauche.

Tu vas intercepter le plus rapide du match et tu commences demain !

Tu vas leur montrer !

Fais-moi une passe.

Comme ça !

Tape lĂ  !

Et lĂ  !

Et une derniĂšre !

Des conneries !

J'ai encore jamais entendu des conneries pareilles.

Mais entrez, De Luca.

Ça me touche que vous ayez pu venir ce matin.

Je vous en prie, prenez toute votre place.

L'annĂ©e derniĂšre, messieurs dames, c'Ă©tait le patinathon de la fĂȘte du travail.

Cette année, d'aprÚs la note de service, ce sera... La soirée pain au lait.

VoilĂ  un truc qui t'irait bien, De Luca.

Et le service de police va faire un numéro de danse

préparé par un célÚbre danseur.

- Quoi ? - Un pain au lait va danser.

...qui aurait sauvé à New York des jeunes de la rue

en leur enseignant la discipline et la joie de la danse moderne.

Ce qu'il te faut, De Luca.

La conseillĂšre municipale, Scaffiddi, estime que, et je cite,

''C'est l'occasion idéale de montrer aux New-Yorkais et aux enfants

''que nos agents de police sont des gens normaux.''

Et pas une bande de sadiques qui tirent sur tout le monde.

On a demandé de fournir un homme par commissariat de notre chÚre ville, De Luca,

pour faire un essai ce soir mĂȘme en vue de ce spectacle fascinant.

Il me faut un volontaire.

Et qui il va prendre pour faire ça ?

Oh, Washington.

Et juste pour rire, on va voir si vous y arriverez, ce coup-ci.

Etes-vous prĂȘt Ă  apprendre le japonais ?

Enrichissez votre vie, élargissez votre horizon.

En dix leçons faciles, vous penserez et parlerez japonais.

Ecoutez attentivement et répétez.

Salut, Joe.

- Qu'est-ce que tu fous ici ? - J'ai besoin de toi.

Ne me dis rien.

Katson ne peut pas jouer ce soir pour le grand match

et tu veux que je t'aide Ă  devenir le roi du YMCA.

A cause de toi hier,

on m'a porté volontaire pour un spectacle de danse de la police.

OĂč et quand ?

Lincoln Center, dans huit semaines.

OĂč je veux en venir, c'est que j'ai pariĂ© gros sur ce match

et donc j’ai dĂ©cidĂ© que tu allais me remplacer pour l'audition de ce soir.

Je n'ai pas bien entendu.

Tu me dois bien ça.

Non, pas question que j’auditionne pour un spectacle de danse de la police.

Pas question !

Pourquoi je ne peux pas porter mes habits.

T'as pas l'air d'un flic en civil.

En uniforme non plus, regarde, ça ne me va pas.

J'ai pas trouvé mieux.

Si on te demande qui tu es, tu dis quoi ?

Agent de police Abraham Washington, du 22e commissariat.

Pas le 22e. On ne dit jamais ça. C'est le deux-deux.

- Tu es du deux-deux. - Le deux-deux.

Ça marchera pas. Abraham Washington, c'est pas vraiment un nom de Blanc, ça.

Sur ta chemise, ça dit A. Washington.

Alors, t'as qu'Ă  dire que tu t'appelles... Alvin Washington.

Si on se fait coincer, on est dans la merde.

Dis rien et tu tombes souvent.

Dans deux heures, c'est fini et moi je suis tiré d'affaire.

Et si quelqu'un soulÚve mon étui et voit que je n'ai pas de flingue ?

Pour que je te file une arme chargée ?

Regarde-moi ces petits rats bleus !

Bonne soirée, Joey.

Vous descendez ici ?

Non, euh... Patrouille d'ascenseur.

Il me reste un quart d'heure.

- Tu fais quoi aprĂšs les cours ? - J'ai mon psy.

Je suis toute courbaturée, depuis hier.

Tu as vu le copain de Kate ?

Une vraie ordure. Et les cheveux qu'il a...

Je crois qu'il y avait quelque chose entre nous.

Quelque chose de spécial, de durable. Deux personnes...

Il n'y a eu qu'une nuit. C'était une erreur.

Et je devrais accepter ça ?

Non, continue comme ca et je finirai par te mépriser.

Mais ça n'arrivera pas, Rachel,

parce que je te tuerai avant que tu en arrives lĂ .

J'emmerde la conseillĂšre municipale.

- En plus, elle a la moustache. - Tu veux te détendre un peu ?

On va tellement foirer qu'ils seront obligés d'annuler avant d'avoir commencé.

Qui est d'accord pour faire foirer ?

Faisons foirer !

Earl Pelham, quatre-neuf.

Hary Worthheim, neuf-neuf, Pete Peterson, un-un-six.

Salut.

A. Washington, deux-deux.

Tu nous fais quoi, Washington, une embrouille ?

Une embrouille ? C'est encore pire que la commission anti-corruption.

Tu dis ça pour moi, Washington ?

Du calme, du calme !

- Saleté de commission. - Bravo !

Ça va, mec ?

DeuxiÚme brigade. Elle est spécialisée dans la prise d'otages.

Demande Ă  ton pote Peterson.

Cinq, quatre, trois, deux, un.

Silence, tout le monde !

Silence, s'il vous plaĂźt !

Le chef a dit de se taire.

- Je suis pas pressé de me taire. - Personne, je crois.

- Pardon, vous avez un problĂšme ? - Un problĂšme ?

Ça vous embĂȘte tout ça ?

Non, c'est super. J'adore !

J'ai l'impression que vous pensez

que la danse, c'est pour les femmes et les pédés.

Et pourquoi j’irais penser une chose pareille ?

Les danseurs sont tous des homos, et les flics tous des sadiques.

J'espÚre que cette remarque désobligeante n'est pas pour moi.

Regardez, vous avez tous ces muscles.

Vous ĂȘtes fort. Est-ce que vous sauriez faire ça ?

- Qui voudrait faire ça ? - Je ne sais pas, vous peut-ĂȘtre ?

Ou bien vous ? N'importe lequel d'entre vous.

Vous ne saurez pas ce que c'est avant d'essayer.

Je ne force personne, si vous ne voulez pas, retournez Ă  votre commissariat

et dites à votre supérieur que je ne vous ai pas pris.

Je suggĂšre simplement que vous essayiez.

Vous vous apercevrez peut-ĂȘtre que vous avez changĂ©.

C'est super !

Ceux qui veulent partir, allez-y.

Je me tire, alors.

Mauviette !

Finalement, je vais peut-ĂȘtre rester un peu.

- Allez, tirons-nous. - Non, restons. On va bien rigoler.

Un, deux...

trois, quatre, cinq !

Six, sept, huit et sautez !

Maintenant, Ă  droite !

ArrĂȘtez !

Vous ne connaissez pas votre droite de votre gauche.

Servez-vous de vos pieds !

Plus vite !

Allez plus vite.

Bougez-moi ces pieds ! Allez, allez !

Deux fois plus vite !

Génial ! Mais je ne peux pas tous vous prendre, alors on va faire un test.

Pouvez-vous vous avancer ?

Sautez, faites un tour complet en l'air et retombez au mĂȘme endroit. Regardez.

C'était excellent.

Le record est de 61 sauts Ă  la suite.

Ceux qui sont encore debout Ă  la fin feront partie du spectacle.

61 !

60 !

59 !

58 !

Mais qu'est-ce que je fous ?

Tu me parles, Washington ?

Six !

Cinq !

Quatre !

Trois !

Deux !

Un !

Comment t'as pu réussir ?

Comment je vais faire, moi maintenant ? Pas question que j'aille danser !

- Toi non, mais moi si. - Ça va pas, non ?

Tu vas me donner un sacré mal de crùne.

Tu as raison, je n'ai jamais su prendre la gauche.

Mais ce soir, je suis allé à gauche.

Je suis allé à gauche.

Allez, laisse-moi garder l'uniforme et faire le spectacle.

- Tu me prends pour un fou. - Non, vraiment ?

Allez, Abe !

- Oh, bon sang. - Tu vas ĂȘtre si fier d'ĂȘtre moi.

- On va prendre une biĂšre ? - Je ne peux pas.

- Un ciné sur la 42e alors ? - Je ne peux pas ce soir, Norman.

OĂč est-ce que tu cours comme ca tous les soirs ?

Tu prépares quelque chose ?

Tu peux me dire. C'est quoi ?

De la magie, Norman.

De la magie.

Encore.

Bien.

On va le faire lentement. Suivez-moi.

Levez la jambe Ă  deux, posez-la Ă  trois.

Changez Ă  quatre.

Levez la jambe sur cinq et posez-la sur six.

Le voilĂ , sautez sur sept.

Comment vous vous appelez ?

Pete Peterson.

Il faut le faire en sept temps.

Tu ne bouges plus Ă  sept.

Sept, c'est juste aprĂšs six.

Tu fais le malin avec moi ?

Je n'ai rien dit, moi.

- Tu veux faire le malin ? - Pete, c'était moi.

Ça, c'est excitant !

- Comment vous appelez-vous ? - A. Washington.

A ? C'est comme ça qu'on t'appelle ?

Non, on m'appelle... Zeke.

- Allez-y. - Pete, regardez.

- Une minute, je n'ai... - Vas-y !

PrĂȘt !

Bravo, Zeke.

Pigé ?

Tout le monde ?

De justesse.

D'abord, il insulte sa virilité. Et Washington qui lui ramÚne son passé.

S'il n'aime pas ça, il n'avait qu'à rester net.

C'est vieux. Pete est un bon flic.

Ça n'a rien à voir. Il est juste jaloux.

- De Zeke. - De Washington ?

Un peu de concurrence, ça ne fait pas peur à Zeke.

- Qui a commandé le kasha varnishka ? - C'est pour moi.

Quand on a peur de la concurrence,

on se trouve un boulot oĂč on peut rester anonyme, pas vrai, Zeke ?

J'ai été policier en civil pendant quatre ans.

L'anonymat, c'est la clé.

Les stup ?

Je crois que...

moins j'en dirai, mieux ça vaudra.

Et cette mission en civil, ça n'était pas de surveiller ses collÚgues, non ?

Fiche-lui la paix !

Fais-toi engrosser et reste chez toi Ă  t'occuper de tes biberons !

Tiens, prends ça.

Je dois y aller.

Rachel, ça va ?

J'ai comme l'impression que vous me protégez.

Je suis sûre que vous vous débrouillez trÚs bien tout seul.

Vous voulez un autre thé glacé ?

Non, faut que j'y aille.

Je vous dépose ?

Vous ĂȘtes dans la nĂ©gociation de prises d'otages ?

Pete et moi avons suivi la formation ensemble.

Qu'est-ce que tu fous ici ?

- Bonsoir, Washington. - Je le dépose.

Mais non.

Je peux prendre le métro.

- Monte, Zeke. - Non, Zeke.

- Si. - Non.

D'accord, je ne me suis pas trÚs bien comporté.

Mais on a passé six semaines ensemble en formation. On discute.

J'ai copié sur toi aux épreuves. On formait une équipe.

- Lance un appel par radio. - Non, on va parler en adultes.

Zeke, fais-le.

AllĂŽ ?

Je suis désolé.

- Dis-moi. J'ai raté quelque chose ? - L'amour.

- Ce serait mieux si l'un de vous appelait. - Tu dis que je ne sais pas t'aimer ?

- Je suis en pleine poursuite, Pete. - Dis-moi !

Ce n'est pas le moment de discuter de ça.

Prends le trottoir, merde !

- Je t'aime ! - Me dis pas ce que je dois faire !

Il y a un autre homme ?

- S'il y a un autre homme, dis-le-moi. - Une voiture !

C'est qui ?

Tant pis. Ça ne me regarde pas.

Si tu veux me le dire, dis-le. Je te promets de ne pas lui faire du mal.

Je le tuerai !

Rachel ?

Je ne veux pas te perdre.

Salut, sergent ?

- Charley, vieux, serre-moi la patte ! - Faut toujours que t'en rajoutes !

La police de New York, comment ça va ?

- FERME TA GUEULE ! - Ma quoi ?

Washington ?

J'ai une nouvelle affectation pour toi.

- Fred Astaire ! Tu te prends pour qui ? - Quoi ?

Je t'ai observé. Les flics ne dansent pas dans le métro.

Tu sais ce que j'ai au cul ?

Des poils ?

Des hémorroïdes.

J'ai ma répétition. Qu'est-ce qu'il y a ?

Le bruit court qu'un A. Washington du deux-deux

parle partout de flics qui balancent d'autres flics. Tu me suis ?

Un petit malentendu, t'en fais pas.

Un malentendu ? Ça pourrait me coĂ»ter mon boulot, ma retraite.

On pourrait finir en taule tous les deux !

J'ai la situation en mains, t'en fais pas !

J'ai la situation en mains.

Un, sautez, deux. Tenez, posez-la.

On ne fait pas de la muscu.

- Tu sais trĂšs bien de quoi je parle. - Vous avez un problĂšme ?

Montrez-moi un peu.

On a peut-ĂȘtre un petit problĂšme, c'est vrai.

Je faisais comme il nous a dit.

Merci, Pete.

On ne formera pas une équipe ainsi.

Ne viens pas me parler d'esprit d'équipe, toi.

- L'esprit d'équipe ? - L'esprit d'équipe.

Je disais Ă  un pote qu'on a lĂ  un flic qui balance ses collĂšgues.

Et un vieux pote à lui trouve ça cool.

- J'ai pas besoin de ça. - Une minute.

Zeke, fais le porter avec moi.

La main droite Ă  son partenaire, c'est trĂšs simple.

Il faut deviner ce qu'il faut Ă  sa partenaire.

Et le lui donner. Il faut une certaine sensibilité.

Donnez-lui exactement ce qu'il lui faut. Et ça donne ça, messieurs dames.

Tu fais des progrĂšs, mon ami.

- Petit merdeux ! - T'es l'autorité en la matiÚre.

ArrĂȘtez !

Si vous essayez de me montrer que vous ĂȘtes des durs, c'est bon, j'ai saisi.

Celestine, avec Pete.

Rachel, avec Zeke. Assez parlé, dansons.

La main droite Ă  son partenaire.

Pliez les genoux.

PrĂȘtes, les filles. C'est parti. Avec la musique, cette fois.

Cinq, six, sept, huit et un sautez ! Deux, par-dessus la poitrine ! Pause !

C'est ça.

Souriez ! Parfait.

Tu étais sur le 6-92 avec le deux-deux ce matin ?

- Moi ? - Oui.

A mon avis, la moitié des 6-92 sur le coup au deux-deux,

ils doivent dire, on n'y va pas si Zeke Washington n'est pas lĂ .

Tu voulais te faire des nanas flics.

- Me faire des nanas flics ? - C'est pour ça que vous ĂȘtes lĂ , non ?

Je t'en prie, Washington. Parlons franc un petit peu.

Ce n'est pas du tout pour ça.

Mais maintenant, je dois admettre

qu'il y a une nana flic que j'aimerais bien ''me faire''.

J'ai peur d'elle.

La laisse pas te faire peur.

Elle accepterait de dĂźner avec moi ?

- Demande-lui. - Tu veux bien dĂźner avec moi ?

Femme ou pas, c'est un flic. Et elle veut un flic.

Alors, moi aussi, je dois ĂȘtre flic. Je dois me sentir flic.

MĂȘme si je n'en suis pas un.

Pourquoi j’ai toujours l'impression d'ĂȘtre Ă  cĂŽtĂ© de la plaque.

- Faut que tu m'apprennes Ă  parler flic. - Non.

On va prendre un café hier soir, tu sais ce qu'elle me dit ?

T'as l'air d'un employé de bibliothÚque.

Elle me demande si j’étais sur le 6-92 au deux-deux hier.

- C'est quoi le 6-92 ? - Alerte Ă  la bombe !

Excellent !

N'entre pas. Je veux te faire une surprise.

Il faut que tu me fasses parler flic. Donne-moi des codes de flics.

- 3-65. - Super ! C'est quoi ?

Usurpation de l'identité de flic. 3 à 5 ans de prison.

Alors, comment tu me trouves ?

Tu vas me rendre cet uniforme !

Je sais que tu es inquiet...

- Mais crois-moi... - Inquiet ?

Tu vois ça ?

Tu sais ce que c'est ? De l'eczéma.

Ça me vient quand j’ai dĂ©passĂ© le stade d'inquiet.

Je veux récupérer cet uniforme.

- Tu n'as qu'à t'en louer un. - Ça va là-dedans ?

Et pour vous, M. l'agent ?

Je ne danse pas.

3-1 6...

Vol qualifié.

4-35. Tentative de corruption d'un officier de police.

2-23, sollicitation.

3-1 3, vol qualifié de véhicule.

Salut !

Je peux voir votre permis et votre carte grise ?

Les mains en l'air !

J'Al ESSAYE DE VOLER CETTE VOITURE

Tu es trĂšs belle.

- Merci. - Entre.

- Un verre de vin ? - Oui.

Ça ne ressemble pas à l'appart d'un flic.

- Tu as lu tous ces livres ? - Moi ? Non.

Je sous-loue Ă  un rigolo qui bosse Ă  la bibliothĂšque.

- Et les gadgets aussi sont Ă  lui ? - Non, Ă  moi.

Mon pĂšre voulait que je devienne comptable.

Mais ma mÚre et son second mari voulaient que je devienne ingénieur.

Et la seconde femme de mon pĂšre

voulait que je reprenne l'entreprise de pompes funÚbres de son défunt mari.

Moi, je voulais écrire des livres pour enfants.

Avec des tas de conseils utiles

pour ne pas devenir comme les adultes que je connaissais.

Ça ne s'est jamais fait.

Alors... j'ai erré de boulot en boulot.

et j’ai donnĂ© raison Ă  mon entraĂźneur au lycĂ©e

qui me répétait que je ne ferais jamais rien de ma vie.

Et je suis devenu flic, bien sûr.

Et tout le monde est content ?

J'en sais rien.

Tu veux danser ?

- Bonjour ! - Bonjour.

Quelque chose de frais ?

- Vous avez des cĂŽnes Ă  la vanille ? - Est-ce que le pape est catholique ?

- Non, vous rigolez ? - Merci.

A l'aide ! A l'aide !

- Qu'y a-t-il ? - Donne-moi ça. A l'aide, à l'aide.

Attrapez-le ! Il m'a volé mon sac !

- Il se dirige vers la fontaine ! - Qu'est-ce que vous attendez ?

Police ! ArrĂȘtez !

Ceci, c'est le LW-70.

Votre lance-roquettes de base.

- Lance-roquettes. Pour quoi faire ? - Protection de son domicile.

- Non, je vis dans un appartement. - Aucun permis nécessaire.

PlutĂŽt quelque chose du genre que porte un policier.

Jetons un oeil à votre 38. standard spécial police.

Ce pistolet...

Revolver.

Si je tirais sur quelqu'un avec,

je pourrais faire de sacrés dégùts.

Si vous voulez vaporiser quelqu'un, c'est le LW-70 qu'il vous faut.

Mais si vous voulez juste exploser quelqu'un, cet article est parfait.

C'est le principal quand on possĂšde une arme.

Quoi ?

Le bonheur.

- Tu es en retard. C'est trop tard. - Pardon.

Tu as pris un engagement.

- Je travaillais et... pardon. - Attends.

J'ai décidé...

de monter tout le numéro de danse autour de Rachel et de toi.

Rachel et moi ?

Quoi ? Tu ne veux pas ĂȘtre une star ?

Je vais te mettre Ă  l'affiche !

- Il y en a d'autres meilleurs danseurs. - Mais pas aussi persévérants que toi.

N'arrive pas en retard demain.

On n'est peut-ĂȘtre pas aussi mauvais qu'on le croit.

Qu'y a-t-il ?

- Oh, tu sais... - Non, je ne sais pas, dis-moi.

Vas-y, parle-moi.

Ne fais pas ça.

Tu n'es pas obligé de faire le flic avec moi.

- Tu ne veux pas que je fasse le flic ? - Que tu ne te sentes pas obligé avec moi.

Et peut-ĂȘtre qu'alors, je ne serai pas toujours obligĂ©e d'ĂȘtre flic avec toi.

Et tu refuserais sans doute de venir chez moi

et de ne pas faire le flic ensemble.

Je dois aller travailler.

Je suis en retard.

Tu ferais mieux d'y aller, alors.

- Ça va ? - Non.

Vaut mieux que j'y aille.

- Ça va ? - Oui.

Appelle-moi.

Donne-moi ça, crétin.

- Tu vois bien, tu regardes ? - Oui, Norman.

D'accord. Redis-le.

Main dominante dessous,

l'autre main dessus.

Viser avec l'oeil dominant mais en gardant les deux yeux ouverts.

Appuyer sur la détente comme sur un téton durci.

Alors, exécution, soldat. On n'a plus de munitions.

Je l'ai touché !

Y a intĂ©rĂȘt que ce salaud soit pas trop loin, Joey.

Qu'est-ce que tu veux, Abe ?

- J'espĂšre que tu visais le poteau. - Elle est venue au commissariat.

Tu sais ce qu'on risque si mon sergent se rend compte de quelque chose ?

- C'était ton idée... - Plus bas qu'ici, c'est la porte.

Qu'est-ce que je vais faire des 40 ans qui me restent Ă  vivre ?

Bosser Ă  la bibliothĂšque ?

Tais-toi. Je te donne Ă  manger dans une minute !

C'est de la danse ou de la caracole ?

Encore 10 jours. Juste 10 jours. Ça va ĂȘtre gĂ©nial. Je suis tĂȘte d'affiche.

TĂȘte d'affiche ?

Tout ce que j’espùre, c'est que tu vivras jusque-là.

Fais-moi confiance.

J'ai la situation bien en mains, c'est ça.

Que se passe-t-il ici ?

Je t'ai neutralisé, Neil.

- Qu'est-ce que c'est que cette arme ? - Du calme. Elle n'est pas chargée.

J'espĂšre que tu as un permis pour cette arme.

Je l'apporterai demain et on le montrera Ă  tout le monde.

Ça te dĂ©rangerait de reprendre le travail. On ne te paie pas pour t'amuser.

Tout Ă  fait.

Bonsoir, Pud.

Raisin Bran ! Il y a beaucoup de fibres dans Raisin Bran ?

Excellent. Raisin Bran est plein de fibres.

J'en prends depuis quelque temps. Je me sens bien.

Super. Tiens-moi au courant.

Je voulais que tu le saches.

May Ellen Gruenwald. Comment ça va ?

- Oh, tu sais... - Norm ?

Tu as l'air en forme, Joey. Vraiment.

Merci. C'est trÚs gentil de dire ça. Tiens, prends ça.

- C'est quoi, du poisson ? - N'ouvre pas avant d'ĂȘtre chez toi.

Ça te dirait d'aller faire un tour Ă  vĂ©lo dimanche ?

J'aimerais te parler.

J'aimerais beaucoup, May Ellen,

j'ai quelque chose de prévu dimanche.

Il faut vraiment que je te parle.

C'est le plus beau cadeau qu'on m'ait jamais fait.

Détective Lou Wareham.

Zeke Washington.

Je vous connais.

- Vous ĂȘtes lĂ . Bonjour. - Bonjour.

Bienvenue au 200e et dernier commissariat.

Entrez, entrez.

Je n'oublie jamais un visage.

Ça me reviendra.

Dieu peut-ĂȘtre aurait pu faire ses 30 ans

sans ĂȘtre passible d'un quelconque acte de corruption.

Vous savez ce que j’ai rĂ©coltĂ© en 30 ans de service ?

- Non, monsieur. - Des meubles par correspondance.

Et pire que ça, tous mes enfants ont suivi ma voie.

Aucun respect pour toi, papa.

Ils croient me faire plaisir en perpétuant la tradition...

Tout le monde se fiche des traditions aujourd'hui.

- Passe-moi la viande, Junior. - D'accord, papa.

Alors Zeke... ?

- C'est quoi votre secret ? - J'ignorais que j'en avais un.

La bibliothĂšque municipale !

- Pardon ? - Cette descente de drogue !

Descente de drogue ?

Vous étiez celui...

déguisé en rabbin.

C'est vrai.

- J'ai raison, non ? - C'est vrai.

Il n'oublie jamais un visage.

Ta mĂšre lui fait passer le test de la vaisselle.

- Tu as soif. On a de la biĂšre et... - Et encore de la biĂšre.

Tu l'aimes beaucoup, ce type, pas vrai ?

C'est un flic.

Je ne monte pas, ce soir.

Pourquoi ?

- Je suis en train de tomber amoureuse. - Bien.

Non, ce n'est pas bien. C'est mal.

Je me suis fait la promesse, il y a longtemps,

que je ne sortirais jamais avec un flic.

Je m'en suis fait la promesse.

Et si je n'étais pas flic.

Je veux dire... Et si j'arrĂȘtais ?

Tu veux me faire croire ça ? Un flic reste toujours un flic.

Faut que j'y aille, OK ?

Attends un peu.

Et si je ne suis pas d'accord ?

Dans ce cas, j'imagine que je resterais.

Si tu veux vraiment y aller, vas-y.

Je reste.

Je reste.

La réponse est simple.

Ne dis jamais toute la vérité à une femme.

Elle a juste peur, si je suis flic,

- qu'un jour je ne rentre pas. - Mens. Fais-moi confiance.

- On peut accélérer un peu ? - On tourne en rond, pourquoi se presser ?

En plus, si tu lui dis la vérité, elle me fichera en taule. Mais c'est un détail.

Je sais que tu as la situation en mains.

- Tu peux ralentir ? - Et toi, accélÚre !

Je te dis, continue Ă  mentir. Tu en auras vite marre d'elle.

Ne parle pas de Rachel comme ça.

Je ne parlerai pas de toi, mais je vais lui dire la vérité.

Allez, Celestine !

Vous aussi !

Zeke et Rachel.

Encore.

- Tu sais ce que je faisais avant ? - Quoi ?

Je travaillais dans un magasin de jouets.

Et si on ouvrait un magasin ensemble ?

Zeke et Rachel ? C'est quoi ça ?

Rien, on danse.

Tu veux démissionner pour vendre des jouets !

Je n'ai pas dit que je voulais démissionner.

Je parlais plutÎt de faire ça au noir.

Au noir !

Allez Washington, qu'est-ce que tu essaies de me dire ?

Viens, je veux te montrer quelque chose.

Joey, c'est toi ?

C'est irresponsable. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Suis-moi !

Joey, attends ! OĂč tu vas comme ça ?

Qu'est-ce que tu fais dans cet uniforme ?

Ce type est fou. Il m'a pris pour un certain Joey.

Tout ça, c'est lié à tes missions en civil, pas vrai ?

Oui, c'est lié à mes missions en civil.

Pas besoin de m'en dire davantage.

Si, il le faut.

Je vais le dire d'un coup.

Ce sera inutile, on dirait.

J'ai ouvert avec mon ancienne clé.

DĂ©solĂ©e, j’ignorais que tu inviterais un policier Ă  monter.

Je suis revenue, Joey. Pour de bon.

Elle est revenue, Joey, pour de bon.

- Elle est toute nue. - Je suis toute nue.

Oui, j'avais remarqué, moi aussi.

Attends, attends un peu.

Reviens, s'il te plaĂźt !

Oh, mon Dieu !

Je peux entrer ?

Excuse-moi, May Allen mais que fais-tu ici ?

Neil a raté l'examen du barreau.

Il est devenu si méchant... Et tu me manques.

Déjeuner, discuter, écouter de la musique,

coucher ensemble et faire du vélo.

Joey, c'est quoi cet uniforme ?

May Ellen...

il y a trois semaines,

si je t'avais trouvée nue dans mon appartement...

j’aurais pensĂ© tout le contraire de ce que je pense en ce moment.

Et qu'est-ce que tu penses ?

Eh bien, May Ellen...

je ne suis pas trĂšs content.

Je me sens mĂȘme un tout petit peu mĂ©prisant.

Doucement.

En douceur.

C'est assez puĂ©ril de faire semblant de n'ĂȘtre pas lĂ 

quand un pauvre idiot se ridiculise devant la porte.

Je ne veux pas en parler, Joey.

Tu ne veux pas parler de quoi ?

Tu ne sais mĂȘme pas ce que je voulais te dire.

- On pourrait faire ça en privé ? - Non.

TrĂšs bien.

Tu sais quoi ? Ton problĂšme, ce n'est pas May Ellen.

Tu cherches n'importe quelle excuse pour ne plus sortir avec moi.

- Quoi ? - Ça t'a dĂ©jĂ  effleurĂ© ?

Si tu préfÚres fuir, vas-y, mais ne dis pas que c'est moi.

- J'en ai marre qu'on me dise quoi faire ! - EspĂšce de lĂąche ! De mauviette !

M. Di Martino, nos deux stars se disputent !

Te mĂȘle pas de ça !

Je n'ai pas besoin qu'on m'explique qui je suis.

Ça suffit ! Reprenons la rĂ©pĂ©tition.

- Bonne soirée, Joseph ? - Non et vous ?

- Non, pas particuliĂšrement. - C'est bien.

C'est encore l'officier Zeke Washington.

Je vois.

- Dites-lui que je veux tout lui dire. - Joey, que se passe-t-il ici ?

Viens pas m'embĂȘter !

Non, oubliez ça.

Dites-lui qu'aprÚs avoir réglé quelques trucs,

je viendrai lui dire moi-mĂȘme.

Tu vas bouger ton cul, Gower !

Dommage pour l'examen du barreau. J'imagine ce que ça doit faire.

Quoi ?

Elle te l'a dit ?

Comment a-t-elle pu faire ça ?

Je devrais vous envoyer au bureau du Dr Hock.

Te fatigue pas. Je démissionne.

Tu quoi ?

Je démissionne.

Gower, pourquoi vous vous déshabillez ?

Allez chercher mon chùque, j’arrive.

- En caleçon ? - Tu vas ĂȘtre gentil avec May Ellen.

Ou je reviendrai t'exploser l'engin devant tout le monde.

Pourquoi c'est si long ?

J'attends ce livre depuis ce matin.

C'est quoi cet uniforme ?

Je me recycle, Alvin.

Je suis désolé, monsieur. Votre livre sera là dans un moment.

Mon chĂšque.

Merci !

Ça veut dire quoi ? Ecoutez-moi...

Joseph !

Et qu'est-ce que j’en fais ?

Mets-les ! Et Alvin... A 20h, le Lincoln Center...

Sois lĂ .

Je lui dis juste la vérité.

Si ça ne lui plaßt pas, tant pis pour elle !

Je lui dis tout...

Puis, je lui tourne le dos et je m'éloigne.

J'attends qu'elle me rattrape.

Et si elle ne le fait pas ?

- M. Gower, comment allez-vous ? - J'y travaille justement.

C'est bien.

Tous ces mois oĂč j'ai encaissĂ© vos chĂšques,

j’ignorais que vous Ă©tiez policier.

Quoi ?

Sauf que le nom sur votre chemise est différent.

Dans 20 minutes, je récupÚre mon nom. Pour de bon.

- Un coup de main ? - Non.

Que personne ne bouge !

Les caissiers, éloignez-vous des boutons d'alarme !

Recule, ‘le pelé’ !

Vous, de ce cÎté !

Vous, bougez !

Debout, ma chérie. Allez, le chaperon rouge !

Un seul flic dĂ©barque, et vous ĂȘtes morts !

Remplis ça !

Bien sûr, un flic, ça nous donne de quoi marchander.

- Prends-lui son arme, Léon. - Vas-y, toi.

Pose ton arme !

C'est quoi ton nom ?

- Moi ? - Approche. Fais glisser ton ceinturon.

Officier Washington.

J'ai de mauvaises nouvelles. Je ne suis pas flic.

- Tu te fais passer pour ? - C'est ça.

Je me préparais à tout raconter.

Mais j’avais besoin d'argent, donc je suis venu encaisser un chùque,

- et j’étais sur le point... - De tout raconter !

Je travaille Ă  la bibliothĂšque.

- Je travaillais. J'ai démissionné. - Démissionner de la biblio ?

- C'est un rigolo, ce type ! - Abattons le salaud !

Il pourrait nous servir. Réfléchis un peu.

Recule !

Tu te magnes, oui ?

Vous ĂȘtes quoi, une mauviette ? Aidez-nous, bon sang !

On ne parle pas.

0-5.

- Donne-moi les clés, Léon ? - Pour quoi faire ?

- Approche. - Tu vas oĂč, Mickey ?

Je vais chercher une glace. Je reviens.

Officier Wareham ! On n'arrĂȘte pas de se rencontrer.

- Négociateurs de prise d'otage ? - Oui.

- Donnez-nous deux minutes. - Je m'en occupe.

Tu peux rĂȘver ! On est arrivĂ©s en mĂȘme temps.

J'ai plus de service que toi et de plus, je suis un homme.

Je rigole, d'accord ?

- Qui est en charge ? - Moi.

- On sort ! - C'est l'un des nĂŽtres !

Reculez, ou je le bute !

Vous deux, les boucliers, et dégagez !

J'ai l'une des perles de la police de New York.

Reculez ou il va rater le bal de la police.

Je veux un interlocuteur.

HĂ©, ce ne serait pas... ?

Votre interlocuteur !

Allez, tous de ce cÎté.

Comment ça va, aujourd'hui ?

- Bien. Super. - Il y a des blessés, là-dedans ?

- Une fille ? - Léon, ferme-la, bon sang !

Pas de blessés. Pas encore !

Bien.

- Officier Washington, c'est ça ? - En fait, non.

Il veut nous faire croire qu'il est bibliothécaire, pas flic.

Jolie tactique, Washington. Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

- Vous ĂȘtes libre, samedi soir ? - Qu'est-ce que je peux faire ?

Je veux pouvoir sortir d'ici avec notre argent pour rejoindre...

L'aéroport le plus proche, c'est JFK ou La Guardia ?

- La Guardia. - La Guardia, alors.

Et je veux un pilote diplÎmé, pas un kamikaze.

- Je vais voir ce que je peux faire. - C'est ça, ma jolie.

Ils ne nous laisseront pas tuer un flic, pas vrai, Washington ?

Ils vont ĂȘtre obligĂ©s de nĂ©gocier, hein ?

Les mains en l'air. Je veux les voir en l'air.

C'est bon, vous pouvez les baisser.

- Je peux aller aux toilettes ? - Moi aussi ?

Qui d'autres veut aller aux toilettes ? Baissez les mains.

EspĂšce de petits rigolos !

Assis !

Avec les mains en l'air.

Debout !

Tout le monde !

Sauf les personnes ùgées, elles peuvent rester assises.

Patientez juste une minute.

J'ai quelqu'un Ă  l'appareil en train de me dire

que tu es pris en otage, par deux méchants à Long Island.

Ça alors !

Washington Ă  l'appareil ?

Officier A. Washington ?

Y a-t-il un autre Washington dans votre commissariat ?

C'est une nana que j’ai frĂ©quentĂ©e. C'Ă©tait pour rire !

Un autre Washington ?

Oui, son prénom, c'est Alvin.

Un Blanc ?

C'est bien notre Alvy. Il va bien ?

Veillez Ă  ce qu'il ne lui arrive rien, je vais venir le tuer moi-mĂȘme !

J'ai besoin d'une voiture.

J'aurais vraiment aimé pouvoir t'aider, Washington.

Le divisionnaire veut qu'on les fasse attendre jusqu'à son arrivée.

Rachel, un problĂšme ?

Vous connaissez ''Earth Angel'' ?

Vous connaissez ''ln the Still of the Night'' ?

Vous connaissez ''Pleasure My Love'' ?

Vous connaissez ''A quoi bon se marier'' ?

Et ''Raindrops Keep Fallin' On My Head'' ?

Tu veux... Tu veux un bonbon ?

Ce n'est pas Ă  celle-lĂ  que je pensais.

Washington, tu pourrais dire quelque chose ! On est tout seuls ici !

Vous voulez les billets de dix ?

Non ! Laisse les billets de 10. Que les billets de 50 et de 100.

Oui ? Je vous écoute.

Laissez tout le monde partir, et ensuite, le divisionnaire négociera.

Pas question.

Dans ce cas, allez vous faire foutre, il a dit.

Dites-lui qu'il a cinq minutes, ou bien ce flic est mort.

- Je le bute dans quatre minutes ! - Léon, ferme-la !

C'est moi qui décide dans combien de minutes !

L'horloge tourne, ma poule.

Alvin, j'ai appelé le deux-deux.

Ils ont un autre A. Washington qui peut te remplacer.

C'est ce que j'essayais de te dire.

- Comment ça, un autre Washington ? - Demande-lui, Mickey !

- Qu'elle sait que je ne suis pas flic. - ArrĂȘte tes bobards !

Mais pourquoi pas ? Surtout, ne regardez pas dans mon étui.

Regarde, Léon.

Il est juste lĂ , regarde.

Qu'est-ce que c'est, Mickey ?

Un foulard.

S'ils te doivent quelque chose, c'est le moment.

Les dettes, c'est pas mon fort en ce moment.

TrĂšs bien. On lance le compte Ă  rebours.

Vous savez quoi ?

Je refuse de mourir sans avoir exécuté mon numéro devant un public.

Regardez, tout le monde !

Excuse-moi.

- Mais qu'est-ce que tu fous ? - Qu'est-ce qu'il fout ?

TrÚs bien, ça suffit.

Surveille la porte !

Oblige-le Ă  arrĂȘter de danser. Je dĂ©teste ça !

- Tu vas arrĂȘter ? - On m'accompagne ?

- ArrĂȘte ! - Attendez le final.

- ArrĂȘte ! - Attends, j'adore cette chanson.

On dévalise une banque ou pas ? Surveille la porte !

Essaie un peu, Léon !

Je vais trĂšs bien.

Par ici.

Bravo. Beau boulot. Suivez-moi.

Faites place aux policiers qu'ils évacuent les otages.

- Que va penser ma mĂšre ? - Elle t'aurait dit de surveiller.

Superbe travail, fiston !

J'aimerais que vous sachiez que vous ĂȘtes un hĂ©ros.

Merci. J'ai toujours voulu ĂȘtre un hĂ©ros.

- Il y a juste un petit problĂšme. - Quoi donc ?

Washington, vous ĂȘtes fini.

- Ce ne serait pas une bonne idée. - Qui vous a demandé votre avis ?

Mr. je-ne-sais-pas-qui.

Vous n'aimeriez pas que cette histoire soit rendue publique.

J'espĂšre que vous ne me faites pas du chantage.

Savez-vous ce que représente ce spectacle pour le conseil municipal ?

Et pour mon image ?

Non, monsieur. Pas vraiment.

- Je sais ce qu'il reprĂ©sente pour moi. - Ça, on s'en fout !

Vous avez un petit rĂŽle ?

Pas si petit que ça. En fait, je suis tĂȘte d'affiche.

- Pourquoi ? - Parce que je suis le meilleur.

Je suis le premier danseur.

Mesdames et messieurs,

l'homme du jour, l'officier Alvin...

Zeke Washington.

Je ne veux pas qu'on pense que je suis un héros.

Je n'ai fait que mon devoir.

Je me devais de protéger ces gens, dans cet uniforme.

J'ai fait ce que je devais faire.

On pourrait dire...

que j’ai pris la gauche... et que j'ai doublĂ© l'adversaire au coin.

Tir direct !

- Zeke, tu es lĂ . Tu n'as rien ? - Pardon d'ĂȘtre en retard.

On était tous inquiets.

Allons-y, allons-y !

J'ai essayé de te dire que je ne suis qu'un type de 28 ans

qui n'a jamais rien fait de sa vie jusqu'Ă  aujourd'hui.

J'ai essayé de te le dire.

Tout Ă  l'heure, je te raconterai tout, si tu veux.

Mais là, j’ai juste envie de te dire que je t'aime.

Et si tu m'aimes...

alors...

quand on aura attendu assez longtemps, nous nous marierons.

Et nous aurons des enfants.

Et nous ferons de notre mieux pour ĂȘtre heureux.

Car que peut-on faire d'autre de sa vie ?

Alors, réfléchis-y et fais-moi savoir.

Au fait, je m'appelle Joe. Joe Gower.

Je t'aime.

- Il est bien. - Chut.

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