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Original subtitles

Oh

Oui, c 'est bon mon amour.

Prends la pilule. Ce sera plus agréable, au moins.

Pourquoi ? Ce n 'était pas bon ? Bien sûr que c 'était bon.

Mais ça manque un peu de variété.

Console -toi.

J 'ai vu mon gynécologue.

À partir du prochain cycle, tu seras tranquille. Pourquoi je... Pas toi ?

oui, moi aussi, bien sûr.

Tu n 'es pas fâché ? Mais non.

Tu sais, nous avons le temps d 'avoir des enfants.

Je suis trop jeune encore pour me mettre ce fil à la pâte.

C 'est ça, attendons.

Mais nous aurons des nourrissons quand on aura l 'âge d 'être grand -père et

grand -mère. Oh, mais non.

Mais laisse -moi vivre un peu, écoute.

Tu te vois avec un môme seul à Paris, pendant que je fais des reportages au

du monde.

T 'as déjà assez de tes élèves ? Oh, ça ne me gênerait pas, j 'ai l 'habitude.

Je pourrais demander l 'allocation de père au foyer.

C 'était mon premier portage au Canada.

Je découvrais la pêche aux poissons des chenots.

Mon cher Yves, tu ne sauras pas que je ne prends plus la pellule.

Quelle bonne surprise quand je t 'annoncerai dans quelques mois, peut

je suis enceinte.

T 'es bien pressée.

On ne peut pas attendre à ce soir.

Tu sais bien que j 'ai un gros mal, exactement une heure et demie. Mais t

pas déjeuné.

Mais je dois faire mon passé de déjeuner.

Il fait froid au Canada ? T 'as manqué l 'occasion là -bas ?

Les Canadiens sont pas à la hauteur ?

Ou bien ils sont insensibles à tes charmes ? Non, non, je pense qu 'ils

la hauteur.

Et sache qu 'ils ne sont pas insensibles à mes charmes.

Mais moi je suis bête.

Je n 'en aime qu 'un.

T 'es bête en effet.

C 'est bon ce que tu me fais, bien que je t 'en fasse autant.

J 'ai jamais demandé pourquoi j 'ai choisi le métier de professeur. Oh oui,

alors ce sont de grands enfants tes élèves de terminale, hein ? C 'est bien

ça que je voudrais que tu m 'en donnes un petit.

Ils ne sont pas mignons ?

Je me demande pourquoi tu t 'obstines à refuser la maternité.

Ça ne va pas avec Yves ? Vous vous êtes disputés ?

C 'est pas lui qui va faire.

C 'est moi.

Je ne sais pas ce qui m 'arrive, je deviens irascible.

Mais qu 'est -ce que tu fais toute la journée ? Rien.

J 'ai envie de rien.

Toi qui étais si active, toujours par mons et par veau.

Ce n 'est pas bon de rester ainsi toute la journée.

Il ne te fait plus l 'amour ? On ne fait que ça.

Je le fatigue.

Je crois qu 'il finit par ne plus avoir envie de moi.

Dis -toi, Dora.

C 'est bien que Dora est toujours là.

Voyons, mon petit chat, comment pourrait -on plus avoir envie de toi ?

Oui.

Ah, voici ma femme.

Bon, je vais bien en repartir.

Et pensez bien à ce que je vous ai dit, hein.

Oh, tu sais, le plaisir.

Comment ?

Ça ne compte pas, le plaisir ? Bien sûr, ça compte.

Mais je veux dire, ce n 'est pas tout dans l 'amour.

Et que faut -il de plus ? Écoute, c 'est difficile à expliquer.

Autrefois, je ne faisais l 'amour que pour le plaisir.

Il voulait absolument un enfant et moi, je refusais.

Parce que je ne voulais pas renoncer à mes libertés.

Mon métier de journaliste, d 'une part, et l 'amour de mon mari, de l 'autre,

suffisaient à me rendre heureuse.

Et puis... Et puis ? Oh ! Puis à quoi bon ?

Allez, parle, vide ton cœur.

C 'est de cela dont tu n 'as plus besoin en ce moment.

Eh bien, lors de mon dernier séjour à Montréal, pendant le reportage de

décembre, Bernard m 'a fait des avances.

Et j 'ai senti que je n 'avais pas envie de ce genre d 'aventure.

J 'ai soudain eu un...

L 'envie de me retrouver ici, près de mon mari.

D 'avoir un foyer et de faire l 'enfant qu 'Yves désire tant.

Mais c 'est pas un problème, ça.

Il me semble que ce n 'est pas difficile.

C 'est vraiment pas un problème.

Oui, ça paraît facile.

Quand j 'ai pris la décision, j 'ai jeté mes pilules, j 'étais contente.

J 'étais tellement heureuse à l 'idée de faire la surprise à Yves.

D 'une grossesse qu 'il n 'attendait plus.

Et tu ne lui as rien dit.

Non.

Je ne lui ai pas dit non plus que ça ne marche pas. Ça ne marche pas ? Ça ne

marche pas, mais il faut continuer, il faut persévérer.

Écoute, ça fait maintenant six mois que je persévère.

Et crois -moi que ce n 'est pas faute d 'essayer.

Et Yves se demande pourquoi je veux toujours faire l 'amour.

Il ne doit pas s 'en plaindre.

Au début, il était content.

Et maintenant, j 'ai l 'impression qu 'il se lasse un peu de moi.

Tu es idiote de ne lui avoir rien dit.

Il faut le faire maintenant.

Veux -tu que je lui parle ? Non, non, non, surtout pas.

Non, je suis sûre que s 'il apprenait que... que je ne peux pas avoir d

il ne voudrait plus de moi.

Après tout, c 'est peut -être lui qui ne va pas. Il faut essayer avec un autre.

Chut, le voilà.

Surtout, ne dis rien.

Bonjour. Bonjour, mais tu n 'es pas prête ?

Bonjour, Dora.

C 'est vrai, c 'est tard.

Nous avons bavardé comme des filles.

Va vite te préparer, Madeleine.

Moi, je vais me changer ici.

Tu te dépêches de t 'habiller, ma chérie ?

Encore ? Mais nous l 'avons déjà fait ce matin.

Ma parole, tu ne vends ce qu 'à ça.

Rien qu 'un petit moment.

Juste un petit moment.

J 'ai si envie de toi.

Bon, sois raisonnable.

À quoi ça sert, puisque tu ne veux pas d 'enfant ? Évidemment, tu vas encore me

parler de maternité.

Tu seras satisfait vraiment que lorsque tu m 'auras transformée en poule

couveuse, il y ait quand même autre chose dans la vie, non ? Ah oui, et quoi

Eh bien...

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Mais je plaisantais, voyons.

Je t 'aime.

Et puis ce n 'est pas si important.

Nous aurons des enfants quand nous déciderons ensemble.

Mais il n 'y a que ça qui compte pour toi.

Même quand tu n 'en parles pas, tu ne penses qu 'à ça.

Tu es un reproche vivant.

Allons, ne te mets pas dans un état pareil, voyons.

Et tu vois bien que je n 'ai pas besoin d 'enfants, puisque j 'en ai une petite

ici.

Je t 'attends en compagnie de Dora.

Prépare -toi.

Allô, Bernard ? Oui, c 'est moi, c 'est Madeleine.

Est -ce que t 'es libre ce soir ? Mais enfin, qu 'est -ce que fait Madeleine ?

Je la trouve plutôt fatiguée en ce moment.

Ah, vous aussi ? Oui.

Je crois qu 'elle aurait besoin de changer d 'air.

Vous devriez essayer de la convaincre de vous accompagner en Roumanie pour votre

prochain reportage.

Je trouve que la vie sédentaire ne lui réussit pas.

Voilà des mois qu 'elle refuse de sortir.

Elle va finir par faire une dépression.

Mais enfin, Madeleine, qu 'est -ce que tu fais ? Tout compte fait, ce soir, je

préfère ne pas bouger.

Aller à la générale sans moi ? Non, j 'ai très mal à la tête. Je vais me

le bonheur.

Bon, ben, je reste aussi.

Non, surtout pas.

Mais tu ne vas pas abandonner Dora.

Tu vois le contraire ? Bon.

J 'avais donné.

Faites -le venir et qu 'il avoue la vérité. Il a avoué ! Quoi, Monseigneur ?

'il t 'avait eu. Quoi ? Illégitimement ? Oui ! Il ne le répétera pas ? Non, sa

bouche est close. L 'honnête Lago y a mis bon ordre.

Ma frayeur devine.

Quoi ? Il est mort ? Quand il aurait eu autant de vie que de cheveux, ma grande

vengeance aurait eu de la rancune pour elle toute.

Hélas, il est trahi et je suis perdue. Faisons, prostituée, tu pleures pour lui

devant ma face ? Bannissez -moi, Monseigneur, mais ne me tuez pas.

Ah ben, prostituée !

Tuez -moi demain.

Laissez -moi vivre cette nuit.

Non, si vous vous défendez.

Rien qu 'une demi -heure.

Une exécution, pas de sursis.

Rien que le temps de dire une prière.

Au tard.

C

'est

gentil chez toi.

Tu n 'étais jamais venu ? Tu ne m 'avais jamais invité.

Qu 'est -ce que tu bois ? Un scotch.

Un peu d 'eau ? Sans.

Alors pourquoi ce soir ? Comme ça ? Disons que j 'avais envie de parler

un peu métier.

Métier ? Tu t 'es remis volontairement au chat écrasé.

Et tu as envie de me voir ce soir pour en parler ? Raconte -moi autre chose.

Je te connais depuis plus longtemps que ton mari.

Si tu as besoin de moi ce soir, c 'est pas pour parler métier.

Pas vrai ?

Est -ce que j 'ai bien compris ?

Non,

bien là.

Non, je ne peux pas, Bernard, je t 'en prie.

Je regrette 20 ans.

Bon.

Bernard, je t 'en prie.

C 'est trop tard.

Il ne fallait pas m 'appeler.

Je te désire comme un fou depuis des années.

Bernard, sois raisonnable, je te conjure.

Ne me dis pas ce que tu penses.

Tu es folle de désir.

Non, Bernard, je t 'en prie.

Ne me dis pas ce que tu penses.

Je sens bien que tu en meurs d 'envie.

C 'est bon de crier.

Tu aimes ça, hein ? Je te désire comme un fou.

Je veux que tu m 'appelles maintenant, que tu cries que tu as envie de moi.

Viens, je suis envie de toi.

Écoutez, Dora, je suis inquiet pour Madeleine. Je préfère rentrer.

Mais non, elle doit dormir.

Elle sera fâchée si je te présente tant de vedettes.

Et puis n 'oublie pas que tu as un petit compte rendu à lui faire.

Dora ! Toujours aussi belle.

Ça fait un siècle qu 'on n 'a pas baisé ensemble.

Toi, toujours aussi paillard.

J 'ai quelque chose à te montrer tout de suite.

Attends, je suis avec un ami.

Yves Mandel.

Enchanté. Vous voulez sans doute féliciter notre Agathe ? Elle est très

entourée.

Et quand la garde sera libre, n 'oubliez pas de nous l 'amener. Sans faute, hein

? Oui, oui.

Vous attendez quelqu 'un ? Oui, vous.

Je vois que vous n 'êtes pas un admirateur ordinaire.

Je suis un ami de Dora et elle vous attend dans cette loge.

Je vois.

Oh, regarde, tu n 'es pas de trop.

Merci, vous débrouillez très bien son bois.

J 'ai mieux à faire.

Vous savez que j 'ai congédié tout le monde

ce soir de général pour avoir le plaisir de vous avoir dans ma loge en ce

moment.

Vous ne me croyez pas ? Je ne crois pas que je vous crois.

Vous préférez penser que je suis seule et abandonnée et que je suis bien

contente de vous avoir pour de mieux ? Je ne vous ferai pas la front de penser

cela, mais disons que vous avez peut -être donné rendez -vous à quelqu 'un d

'admirateur plus aîné que moi.

Vous êtes un psychologue pour un journaliste ? Je suis psychologue parce

ne suis pas journaliste.

Vous n 'êtes pas journaliste ? Et Dora ? Dora est journaliste, mais moi je suis

prof de maths.

Vous êtes un professeur de mathématiques qui ressemble à un acteur de cinéma.

Je suppose que ce sont des choses qui arrivent.

Ça ne vous gêne pas que je me change devant vous ?

Gêner est un terme impropre pour exprimer ce que je sens.

Et quel serait le sens propre s 'il y en avait un ? Je crois que je suis en

train de devenir un admirateur très ordinaire.

Vraiment ?

Eh bien, dis ce que tu as envie de dire.

Ils sont jolis, ces enfants.

Mais, j 'ai rien dit.

T 'as rien dit, tu dis rien, tu dis jamais rien.

Toutes ces journées passées à t 'attendre, toutes ces soirées où nous n

'échangeons que des banalités, c 'est vide, vide, vide.

Mais c 'est vide parce que tu le veux.

Tu t 'obstines avec un egoïsme forcené à ne pas vouloir d 'un enfant qui

remplirait tes journées à attendre.

Nos soirées, nous n 'avons même plus rien à nous dire.

Je suis méchant, je ne voudrais pas, je te sens si tendu.

Il y a un an que tu n 'as pas quitté l 'appartement.

Autrefois, je ne pouvais pas te retenir plus d 'une semaine.

Tu passais, mais tu étais toujours gaie et insouciante.

Où est -il arrivé ? Hein ? Tu ne

peux pas te le dire.

Je vais partir.

Je vais accepter un reportage pas trop loin.

C 'est R .M.

Parait -ce pas.

Ça te changera un peu les idées.

Allez, viens.

Oh, mais on peut pas être tranquille cinq minutes.

Mais qu 'est -ce que ça peut être comme emmerdeur un samedi matin ? C 'est pas

vrai, ça.

de nous voir si tôt le matin.

À vrai dire, je ne t 'attendais pas du tout.

Je t 'ai déjà dit de ne pas venir ici.

Oui, c 'est vrai.

C 'est une sacrée.

Mais je brûlais d 'envie de te surprendre.

Que faisais -tu ? Je bouquinais.

Tu ne me trompais pas au moins.

Eh bien, c 'est très sain.

Non, non, non, non, non, Agathe, c 'est interdit. Oh zut, avec tes interdits !

Tu n 'es plus professeur aujourd 'hui.

Je veux voir où tu vis.

Quel fou toi ! On voit qu 'il n 'y a pas eu de femme depuis longtemps ici.

C 'est vrai qu 'il n 'y a pas eu de femme depuis bien longtemps dans ce lit.

C 'est vrai, Yves. C 'est vraiment le nid sacré.

Mais j 'étais simplement venue faire un peu de ménage.

Hypocrite ! C 'est pas beau de mentir devant son psychologue.

Viens, mon psychologue.

J 'adore que tu me perdes à fond.

Pourquoi je suis toujours prêt ? Tu me prépares pas un peu ?

T 'es déjà toute mouillée ?

Est -ce que ce sont des leçons de mathématiques particulières que tu

célèbre Agathe Ducroux ? Mais Madeleine, laisse -moi t 'expliquer.

Voyons.

Il n 'y a rien à expliquer.

Tout est clair.

Ah, mais je comprends mieux pourquoi tu voulais tant que je m 'éloigne, que j

'aille travailler dans le pays le plus loin possible.

Mais Madeleine, ce n 'est pas grave.

Agathe peut te dire que... Oui, je ne veux pas la connaître.

Est -ce là toute la franchise que nous nous étions promises ? Nous pouvions

faire à condition de ne rien nous cacher l 'un à l 'autre.

Eh bien, moi aussi, j 'ai un amant.

Et maintenant, nous n 'avons plus rien à nous dire.

Tu parleras à mon avocat pour le divorce.

Mais ne fais pas de drame, Madeleine, c 'est fou.

Mais tout ceci est sans importance, voyons.

Mais l 'essentiel, c 'est que nous nous aimons par -dessus tout.

Garde des grands mots pour ton actrice.

Elle sait mieux que moi, te jouer la comédie.

Mais, enfin, Madeleine, mais Madeleine, chérie, voyons, mais Madeleine, écoute !

Elle a du tempérament, ta femme.

Oh, je t 'en prie, pas d 'ironie.

Yves, j 'étais venue pour te dire quelque chose d 'important.

Il n 'y a rien d 'important, maintenant.

Peut -être.

Mais pourtant, il faut que je t 'en parle.

Tu as le droit de savoir.

Crois -tu que le moment est bien choisi pour faire des mystères ? Bon.

Je sais, de mauvaises nouvelles, c 'est beaucoup dans une journée.

Mais... Je suis enceinte.

Enceinte ? Tu es sûre ? Et tu m 'annonces cela comme une mauvaise

nouvelle.

C 'est...

C 'est jamais très drôle de se faire avorter.

Se faire avorter, mais tu es folle. Non, non, non, pas question.

Mais au fait, de qui est -il ? Mais de toi, naturellement.

Je ne t 'en parlerai même pas si ce n 'était pas toi.

Je ne suis pas fidèle longtemps, mais je n 'aime qu 'un homme à la fois.

Mais voyons, comment va -t -on l 'appeler ?

Tu ne vas pas un peu vite ?

Es -tu sûr que je dois le garder ? C 'est bien d 'en comprendre un gosse.

Mais je suis là, non ? Oui.

Tu le vois courant partout, t 'appelant Maman ? C 'est un beau rôle.

Je crois que ça me plaira.

Je n 'ai pas de nez dans la maison.

Je suis frigorifié.

Bonjour, Laura.

Qu 'est -ce qu 'il fait froid.

Mettez -vous à nez.

C 'est chaud.

Alors, comment c 'était l 'abbé James ? Il était très froid.

Ah oui ? J 'espère que vous avez fait du bon travail.

Très bon. Mais alors avec moins 40, très difficile.

Et à Montréal, il ne fait qu 'à plus chaud.

Bonjour.

Bonjour.

Qui est -ce ? Sacha. Tu ne connais pas ? De répétition.

Monsieur rentre d 'un tour du monde.

Sacha, tu pourrais t 'habiller au moins.

Et vous, vous pourriez vous déjà habiller ? Je ne vous scandalise pas,

au moins.

Qui, nous ? Oh, pas du tout.

Vous êtes chez vous ? Vous rentrez en France bientôt ? On n 'est pas très

pressés, à vrai dire.

Je crois que nous sommes attendus tout de même.

Il faudra bien finir par rentrer.

Moi, je pars à Paris la semaine prochaine, accueillir la grande Agathe.

Écoute, Sacha, tu pourrais être plus discret, quand même.

Qu 'est -ce que je dis ? Ce n 'est pas ce que tu dis, c 'est ce que tu fais.

Si ça te gêne, viens le faire toi -même.

Enfin, il a raison.

Il est incorrigible.

Regardez -moi ça.

C 'est du dur.

Venez.

Bien, ça ne va pas te mancher.

Dis -donc, tu lui fais encore plus d 'effets que moi.

Je ne pourrais pas te rendre aujourd 'hui.

Eh, je ne l 'aurais pas me laissé comme ça.

Tu peux, si ça te tente ? Ah non, non.

Ça ne me gêne pas du tout, tu sais.

Non, merci, Bena, pas mon jour.

Viens, tu vois.

Tu ne peux pas avoir le petit camp de Madeleine.

Vous avez parlé d 'Agathe tout à l 'heure.

Vous la connaissez ? Oh oui ! Vous la voyez souvent

? Oh, il y a des années que je ne l 'ai pas vue.

Pendant que je faisais mon tour du monde, elle faisait une tournée de l

Dites -moi, elle s 'est mariée, je crois, non ? Oui, mais telle que je la

connais, ça ne durera pas longtemps.

Elle est aussi peu faite pour le mariage que moi.

Oh, c 'est pas fait !

Madeleine, je sais que tu ne t 'ennuies pas avec Sacha, mais il faut partir

maintenant. Bien, vas -y alors.

Tu n 'as jamais revu Yves depuis le divorce ? Non, jamais.

C 'était pas un peu idiot cette dispute ? Oh oui, j 'étais très bête.

Je me suis aperçue depuis toutes ces années que je n 'ai jamais aimé Clu.

Mais j 'ai été tellement bouleversée quand je me suis rendue compte que j

stérile. Mais comment peux -tu en être sûre ? Parce que j 'ai essayé avec

Bernard en suivant ton conseil.

Ça n 'a pas marché.

J 'ai vu un gynécologue, j 'ai suivi un traitement.

Sans succès.

J 'ai bien dû me rendre à l 'évidence.

Je ne pourrais jamais avoir d 'enfant.

Mais tu l 'as dit à ton mari ? Jamais. J 'étais trop orgueilleuse pour ça.

Et puis j 'avais tellement peur qu 'il cesse de m 'aimer.

Mais tu lui sautes.

Moi, je suis persuadée qu 'il t 'aime toujours.

Je vais le voir.

Je vais tout lui dire. S 'il m 'aime encore, il comprendra, j 'en suis sûre.

Et puis après tout, nous pouvons en adopter un, si l 'on a envie.

Évidemment.

Elle encourage.

Elle lui parlait.

Non, c 'est inutile.

Je n 'ai pas le droit de briser son bonheur.

Elle lui a donné ce qu 'il voulait, un enfant.

Il est heureux.

Saint -Papa ?

Tu veux que je te raccompagne ? Non, reste.

Je vais rentrer seule.

Ça va, tu peux ? Je t 'en prie, Bernard.

J 'ai envie d 'être seule.

Madeleine, dis -moi.

Tu n 'as jamais voulu répondre à la question que tu posais.

Veux -tu m 'épouser ? Je la repose ce soir.

Ben oui.

Je crois que c 'est un bon soir pour la poser.

On va prendre des grandes vacances au début.

Très loin.

Un vrai voyage de noces.

Oui, Bernard.

Oui.

Tu es gentil.

Tu ne fais pas de bêtises, au moins.

Mais non.

Je passe te prendre demain à deux heures. Non, je viendrai moi.

Je serai chez toi après déjeuner.

On le cherche depuis une demi -heure ? Non.

Cherche -le, je parle avec Yves.

Sacha, ce n 'est pas sérieux.

Mais non, ce n 'est pas sérieux.

Et toi, tu es sérieuse ? J 'ai un mari.

Et tu vas me dire que depuis trois ans, tu es devenue une femme sage.

J 'ai été fidèle six mois tout de même.

C 'est beaucoup, non ? Oui, c 'est beaucoup.

C 'est même beaucoup trop pour toi.

Et toi ?

Toujours le même ? Toujours le même.

Yves ! Il y a un siècle que je ne vous ai vu. Dora ! Oui, la dernière fois, c

'était ici.

C 'était votre petite fille qui était dans vos bras tout à l 'heure ? Oui.

Comme vous devez être heureuse.

Que faites -vous quand Agathe est en tournée ? Ça ne change pas grand -chose.

Agathe a très peu de temps pour se créer de la petite.

Ça ne l 'amuse pas d 'être mère ? Ça l 'amusait au début.

Quelques mois, puis elle a eu envie de changer de rôle.

Ça ne fait rien, c 'est moi qui m 'occupe de Caroline.

Yves, êtes -vous heureux ?

Vous

avez vu Madeleine récemment ? Oui, Yves.

Je me demande où est passé Agathe.

C 'est d 'abîme, mon chéri.

Agathe, tu viens à peine de rentrer de tourner et tu es déjà dans les bras d

autre homme.

Tu ne t 'occupes même pas de cette pauvre Caroline qui était pourtant si

de sa maman.

C 'est vrai, chère Ange.

Là où est -elle ? Tu l 'avais dans les bras tout à l 'heure. On nous a

photographiés tous les trois.

L 'image du bonheur.

C 'est vrai.

Je suis tellement étourdie ce soir.

C 'est un tel triomphe.

Mais vous êtes mes trésors tous les deux.

Après la réception ce soir, je ne sors plus, je te le promets.

Je ne m 'occupe plus que de toi et de Caroline.

Je ne serai pas tard.

Je te crois.

À mon commandement, les hommes à ma droite, les femmes à ma gauche.

généralement.

Oui, c 'est moi.

Qui ? Sacha ? Il s 'agit d 'Agathe.

Parlez, qu 'est -il arrivé ? Un accident de voiture.

Elle est blessée ? Morte ?

Bien, je viens tout de suite.

Elle n 'a pas de maman.

Elle n 'a plus de maman.

Si tu veux bien de nous, Madeleine.

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