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Original subtitles

Sous -titrage

FR ?

Vous descendez oĂą ? Une gorge.

Et vous ? C 'est gour.

Ça me lève la minute.

Qu 'est -ce que vous faites

dans la vie ? Quel métier ? Oui.

Ça va, je gagne ma vie.

Et vous ? Moi quoi ? Vous ĂŞtes quoi ?

Je ne sais pas si je veux dire la vérité ou inventer au prochain.

Pourquoi pas la vérité ? Pourquoi pas la vérité ? Je suis

marchand de tapis.

Dans la rue, sur le bras ? Non, encore une fois.

Intéressant ? Pas du tout.

PlutĂ´t sordide la plupart du temps.

Je veux un café.

Il n 'est pas bavardant.

Vous êtes mariée ? Tout comme.

Et vous ? Alors qu 'il est, j 'ai tout foutu en l 'air.

La femme, la vie, plus rien.

Vous avez des enfants ? Non.

Et vous ? Non, je suis acheteur.

Acheteur de tigres.

Ah bon.

Et beaucoup de pauvres ? Pas grand -chose, non. Ce sont les proies qui

Il y a beaucoup de biches, mais pas beaucoup de tigres, non ? Je ne sais

On ne doit pas s 'ennuyer avec vous.

Merde, je n 'ai pas de billet.

C 'est moi.

Julienne Maillère, c 'est votre nom ? Oui.

Vous pouvez sortir.

Attendez.

Il y a peu de chance qu 'on se revoie dans cette vie.

Encore moins dans une autre.

C 'est l 'homme du train.

Qu 'est -ce que vous faites en ce moment ? En ce moment précisément, je dors.

Je suis pas seule.

C 'est dans vos habitudes de débarquer comme ça sans laisser le choix ? Oui.

Quand j 'ai envie de faire quelque chose, je le fais.

J 'ai mes règles.

Et alors ? J 'ai pas de dégoût pour le son.

J 'aime la vie.

Oh !

Tends -toi.

Prends tes croissants.

On mangera plus tard.

Baisse ferrure. Tu n 'as pas peur de rencontrer ton mec dans l 'escalier ?

Qu 'est -ce qu 'on

se dit alors ? Qu 'on s 'appelle ? Donne -moi ton nom et ton téléphone.

Je n 'en ai pas.

Tant pis.

Quand on sort les trains ?

Ça meurt.

Au revoir.

Fabienne.

Et merci.

Oui ? C 'est Philippe, c 'est bon ? Oui.

Ça m 'a parlé à... Si.

J 'arrive pas à écrire.

J 'arrive pas Ă  me concentrer.

Je sais pas.

Non.

J 'ai du mal Ă  vivre sans toi.

Écoute, souviens -toi de ce qu 'on s 'est dit.

Et pense à moi comme un frère.

Je peux plus supporter la vie Ă  Paris.

Je peux plus supporter ça.

Et moi ? Comment toi ? Toi, tu es jeune. Pas toi.

Fais ton travail.

Tu sais te battre.

Tu es forte.

Ça t 'arrange bien de le croire.

Mais je sais que tu es forte.

En tout cas, je ne reviendrai pas sur ce que j 'ai décidé, tu entends ? Ne

pleure pas.

Quand tu auras mon âge, tu comprendras pourquoi je fais ça.

Tu es libre, complètement libre.

Sois bonne avec moi.

Rends -moi ma liberté.

Et toi, va ton chemin.

Dis -moi que tu me rends ma liberté.

Oui, tu es libre.

Oui.

Oui,

tu peux compter sur moi.

Alors oui ? Oui ? Je suis occupée.

Pierre ? Je peux entrer ?

Qu 'est -ce qui ne va pas ? Quand je te dis que je suis occupée, c 'est que je

suis occupée.

Vous n 'allez pas mourir ? Tu as dîné ? Pas encore.

On pourrait le faire.

Il n 'y a rien. Il n 'y a rien. Il n 'y a qu 'Ă  descendre. Il n 'y a pas de

chinois à côté.

Je n 'ai pas de plus.

Ça ne fait rien. Je viens vite.

Je te vois plus si tu te mets lĂ .

On est d 'une force, c 'est mieux.

À quoi t 'as -tu occupé ? C 'est bien curieux comme mec.

Je veux tout savoir de toi.

J 'aime pas les types curieux.

Tu m 'as tombé quand une femme m 'intéresse, je vous lâche pas.

Ah oui ? Tu m 'excuses un instant ?

Je sais

que

t 'es chez toi.

Tu pourrais aller sonner, mais je le ferais pas.

D 'ailleurs, tu me regrettes déjà.

Pour ce soir, t 'as gagné la partie.

Demain, tu te rendras compte de ça.

Qui perd, gagne.

Tant que c 'est lourd, je préfère ce qu 'on a.

Alors ? Alors,

un mec plus hôtel, il a la classe, il va et vient, il voyage à l 'étranger pour

son boulot.

La plupart du temps, il vit dans une villa à la campagne, à côté de Mulhouse.

Enfin, c 'est ce que m 'a dit le type du bistrot.

T 'as sa née chez elle ? Chez son née ? T 'as l 'air vraiment mordu, mon pauvre

Samir.

Attends qu 'elle rappelle, laisse -la mariner.

Elle n 'a pas mon numéro.

Alors là, erreur signée.

Vous êtes refait, mon frère.

C 'est un répondeur.

Regarde.

T 'as vu comme c 'est beau la lumière à cette heure -là ? Vas -y, t 'ouvrir à ta

grand -mère.

Salut, Pam.

Oui ? Je te rappellerai plus tard, je suis occupée.

Au revoir.

Je viens pour la seconde main.

Excusez -moi.

Si j 'avais su que vous aviez de la visite, je serais venue le chercher plus

tĂ´t. Prenez votre temps, madame. Rien ne nous presse.

Vous n 'avez besoin de rien ? Non, merci, Kedja.

Demain, je ferai du repassage. Mais tĂ´t, si possible.

Je le ferai.

Au revoir.

Je n 'aime pas qu 'on se foute de ma gueule.

Ni moi qu 'on débarque chez moi sans prévenir.

J 'ai acheté à manger.

J 'allais sortir.

Ne te gĂŞne pas.

Salut.

Ça va ? Dis donc, il y a Nicolas qui te cherchait partout cet après -midi.

Oui, j 'avais mis la pandore.

Tu viens dîner avec nous ou on va à l 'Indien ? Non, non, je bois juste un

pour vous entendre bosser.

Hier soir, on sort de la salle de montage.

Nicolas me dit, on touche pas à cette séquence, c 'est parfait.

Je m 'attends Ă  6h, il m 'appelle.

Il me dit avec une boîte fiote, la séquence d 'hier, c 'est nul. On s 'est

complètement tentés.

Comment va Philippe ? Très bien.

Il est chez lui Ă  la campagne, il travaille.

Ah bah, on y va déjà. Oui, à bientôt.

T 'as pas vu mes clés ? Je suis partie sans. Elles sont là.

Où ça, là ? Laissez.

Je descends chercher mon courrier.

C 'est fait, il est lĂ .

Bonne nouvelle ? Non.

Ne quitte pas.

Rien.

Un titre pour qui j 'ai travaillé, qui me donne de l 'argent et qui ne me paie

pas, ça m 'énerve.

OĂą il habite ? Pourquoi ? Je vais chez lui, je commence par tout casser, puis s

'il paye pas, je reviens et je lui casse la gueule.

Tu fais ça souvent ? Pas la peine, on me connaît, on me doit rien.

J 'ai froid aux pieds, t 'as pas des pantoufles ?

Merci,

Muriel.

Pile poil pour moi.

Faut pas que j 'ai l 'air d 'un macro de pigarde.

Viens, arrĂŞte tes trucs un moment.

Assez -toi.

Viens.

Je te trouve collant.

Comme le riz ? Et gluant aussi.

Non, pas gluant.

Vraiment collant.

Viens me sucer.

Tiens, mon plume.

T 'as pas de clope ? Non.

J 'en ai plus.

T 'as du feu qu 'ils ont cherché.

Prends -en dans mon porte -monnaie, il est lĂ .

AllĂ´ ? Oui.

Muriel, bon.

Muriel, Salomon dit Edouard.

Tu as mis ta ceinture ? France Edouard.

Je n 'étais pas sûr que tu viendrais.

Je vous ai déjà vu quelque part, je crois.

Je vais, je viens.

OĂą est -ce qu 'on va ? T 'en souviendras.

De quoi ? De cube.

Edouard, appelle -le.

AllĂ´ ? Oui.

Les tapis.

Alors ? C 'est OK pour le petit voyage ? Niveau 500 balles de plus.

D 'accord.

Oui, ça marche.

Tu dois voir que t 'as pas intérêt à te débattre. Mais lâche -moi !

Si madame veut

bien descendre, va lui filer son fric qu 'il ouvre la porte.

Dis -moi que ça fait plaisir.

C 'est que c 'est beau.

J 'ai fait une affaire cet après -midi.

C 'est pour ça que je te fais ça.

Je ne rentre plus jamais.

C 'est quoi ton nom, Samuel ? Je n 'en ai pas, je ne suis pas né.

Qu 'est -ce que tu attends pour naître ? Que tu me le demandes.

Allez vivre au monde, Samuel.

J 'ai eu peur.

Ça fait une heure que j 'attends.

C 'est vrai qu 'elle était partie pour du jour.

Elle ne m 'abandonne pas. Elle ne m 'abandonne pas.

On va manger, j 'ai faim.

Il n 'y a rien chez moi. On sort ? Je n 'ai pas d 'argent.

Tu me regardes ? Oui.

Tu aimes jouer ? Précis.

Poker, par exemple ?

À une époque, je gagnais ma vie comme ça.

Gagné ? Perdu, si tu préfères.

Pourquoi tu me dis ça, là, maintenant ? Comme ça, tu sais qu 'il tape.

VoilĂ .

Bonsoir.

Madame, je dis bonsoir.

Gertrand, s 'il vous plaît.

Oui, monsieur.

Je voudrais du citron, s 'il vous plaît.

Avec du navarin, du citron ? Je mets du citron partout.

Du sud, ça se voit, non ? Très bien, monsieur.

VoilĂ , monsieur.

Gertrand ? Oui, monsieur.

Découvrez vos citrons.

Excusez -moi.

Comment ils peuvent faire des choses si dégueulasses. Ma mère est deux fois rien

de plus sublime.

Les maîtres.

Garçon.

Oui, monsieur.

Vous pouvez débarrasser.

J 'attends que madame ait fini, monsieur.

S 'il vous plaît.

Et les miettes ?

La carte, s 'il vous plaît.

On se tient ? Je n 'ai pas fini.

Non, merci, j 'ai bu.

Un café, s 'il vous plaît.

Deux cafés.

Et l 'addition aussi.

L 'addition, s 'il vous plaît.

Gareton ! Gareton !

L 'addition pour le malade.

Il y a de la patience.

On met sa place et on se renvoie des assiettes dans la gueule.

Tu me fais pas rĂŞver, tu me fais chier, Samuel.

T 'es né pauvre, moi aussi.

Tu vas pas me la faire dans le genre nature, dans le genre pittoresque, dans

genre gigolo, macro, enco.

Tu baisses bien, bravo, t 'es cuté, bravo.

Tu me demandes de te sucer, je te suce, bravo.

Mais ça s 'arrête là.

Dans la vie courante, tu me fais chier.

Et toi ? Non.

Parce que si papa prend de l 'habitude de m 'emmerder comme ça, ça serait

dommage.

Alors, voilà l 'écart du jeu.

T 'as pas en face de toi une bourgeoise Ă  la con qui veut bien raquer pour que

tu l 'attires.

T 'as pas une midinette qui va craquer pour tes beaux yeux.

T 'as pas une hétéro folle de son cul, t 'as quelqu 'un d 'autre.

Qui c 'est l 'autre ? On est une qui en a vu de toutes les couleurs, de toutes

les grosseurs, de toutes les longueurs. C 'est pas ça qui m 'a impressionnée.

Et me crois pas, je sais ce que c 'est qu 'aimer et ce que c 'est d 'ĂŞtre

J 'ai pas tout le cirque que tu me fais.

Donc côté queue, c 'est vrai, ça va, t 'as sûr.

Côté tête, on va faire de la gymnastique.

Je te les casse ? Non, tu casses rien.

Pas mal.

Alors ? Alors ? Ben alors, si tu veux jouer,

on joue.

Mais tu vas voir qu 'une femme, c 'est pas ce que tu penses.

C 'est pas une pute.

C 'est pas ta mère.

Je sentais qu 'on pouvait pas s 'ennuyer avec toi.

Je savais que tu étais de taille.

Quand je t 'ai vue, ça m 'a tout aux yeux.

Même de dos, c 'est évident.

Quelqu 'un qui dort de dos, c 'est une tueuse.

Qu 'est -ce qu 'on fait ? Je rentre.

Un séjour ?

Je vais les mettre dans l 'eau.

Hier soir, t 'as bien dormi, malgré tout ? Oui, toi ? Oui, hier.

Elles viennent d 'Angleterre.

Elles sont Ă  toi ? C 'est du 43.

Du 43 ? C 'est à qui ? À Philippe.

Qui c 'est, Philippe ?

Mon ami ? Si tu l 'aimes et s 'il t 'aime, pourquoi il n 'est pas lĂ  ? Bonne

question. Et la réponse ? Il n 'y a pas de réponse à une question posée sur ce

fond -lĂ .

Quand

il

rentre chez toi, Philippe,

Est -ce que t 'as envie de te déshabiller comme ça ? Tout de suite ?

'as rendez -vous avec lui ? T 'as pas la trouille qu 'il mienne pas ton rendez

-vous ? Y 'a pas que la bĂŞte dans la vie.

Il te baisse plus, c 'est ça ? Tu

crois que tu vas me faire débonder avec ta gueule de sorbette et mal barré ?

C 'est tout ce que j 'ai Ă  donner.

Prends.

Laisse.

Tu voyais ta gueule.

Tu vas l 'avoir ta gueule, je vais te montrer.

Qu 'est -ce que

tu vois ? Moi.

Moi qui mouille pour toi.

On n 'aurait jamais dĂ» se rencontrer dans ce train.

Mais c 'est fait, on s 'est rencontrés.

Je t 'aime comme un fou.

Je n 'ai pas de maison.

Pas d 'argent.

Pas de métier.

Je suis un minable, mais pas un amour.

Tu me fais mal.

Je ne te lâcherai pas.

Je te donnerai la seule chose que je possède au monde.

Moi.

Demande -moi tout, tout de suite.

Je te demande quelque chose.

Je te demande de me lâcher.

Pardon.

Oui, mon amour.

Je ne te demanderai jamais rien, jamais rien de ce que tu crois.

Je ne te demanderai pas de gagner de l 'argent pour moi, je sais faire.

Je ne te demanderai pas de réparer les joints des robinets.

Continue. Je te demanderai beaucoup plus.

D 'être fidèle.

C 'est ton affaire.

Un petit, un petit enfant. Non.

Un tout petit.

Tout fin, tout beau ? Non.

Qu 'est -ce que tu veux me demander, alors ? Rien de tout ça.

Quoi ? Écoute bien ça.

Ce que je te demande, c 'est du respect et de la confiance.

Rien d 'autre.

C 'est des paroles, tout ça ! Où tu veux en venir, hein ? Où tu veux en venir ?

Ne me regarde pas comme ça.

Ne te fous pas de ma gueule, je te préviens.

Je sais ce que tu veux.

Me baiser, me jeter.

Comme les titres du magasin avec leur nana.

Comme de la viande.

Tu dis rien ? Je n 'ai plus rien Ă  dire.

Tu es avare et médiocre. Si je ne me retourne pas, je te casserai la gueule.

Si tu ne me demandes rien, c 'est toi qui vas payer.

Cher, très cher.

Tant que tu feras comme tu fais, il n 'y aura rien de vraiment possible entre

toi et moi, Ă  part baisser.

Si ça te suffit, ça va.

Si ça ne te suffit pas, tu bouges. Tu es forte.

Mais je serai plus fort que toi.

On est rentrés dans le grand jeu.

C 'est une partie qu 'on ne quitte pas.

Je vais me demander quelque chose, tu m 'appelles lĂ .

Merci.

Et pour demander de mes nouvelles, c 'est pas la peine.

Dans ce que tu dis, il y a quelque chose qui sonne faux.

Je sais pas ce que c 'est, mais ça sonne faux. C 'est du toc.

Quel qu 'est du toc ? On te doit.

AllĂ´, Philippe ? Oui.

Je t 'appelle pour te dire que ça va.

Je vais mieux.

Ah, ça me fait plaisir.

Je faisais du souci pour toi.

Ça va, tout va bien.

Je travaille beaucoup, j 'écris.

Je suis contente que je vais pouvoir finir le texte pour Nicolas dans les

délais. Ça va.

Tu me dis rien ? Je t 'écoute.

Ben, moi je te dis ça va.

Et toi ?

Écoute, je te rappellerai bientôt.

Dis -moi, si tu as quelque chose Ă  me dire.

J 'ai rencontré quelqu 'un, voilà.

Déjà ? Comment déjà ? Qu 'est -ce que tu dis ? Rien.

Et tu es heureuse ? Oui.

Oui, c 'est quelqu 'un de très bien, très passionnant.

C 'est bon, je te ferme.

Ça ne va pas ? Pas très bien, non.

Je peux quelque chose pour vous ? Non, merci, ça va aller.

Je vais prendre une chambre et je dormirai. Il y a un hĂ´tel Ă  10 km d

je vais m 'y arrĂŞter.

Vous me suivez, s 'il ne va pas vous me faites un appel de phare.

Je peux vous poser une question ? Bien sûr.

Ça vous est déjà arrivé à vous d 'être attiré par quelqu 'un qui vous faisait

peur ? Quelqu 'un comme un iceberg ? Vous voyez un morceau en surface, mais

savez que l 'essentiel est en dessous.

Vous savez, je suis... Comme tous les hommes, je suis

lâche.

J 'aime ma tranquillité.

C 'est sympa, votre façon de parler, comme ça, direct, à un homme que vous ne

connaissez pas.

Vous reprenez quelque chose ? Non.

Je vais aller dormir.

On couche ensemble ? Oui, je veux bien.

On te boit un petit alcool ? Oui.

Et je n 'ai pas besoin de me donner du courage pour coucher avec vous.

Vous faites quoi dans la ville ? Je vends des tapis.

Ça rend bien ? Plus très bien, non.

Avec des paires marché.

C 'est pareil dans la bureautique.

Il faut acheter des trucs bon marché en Chine ou en Corée.

Après, il faut louer des entrepôts pour les stocker, trouver des types qui

connaissent le matériel, qui savent le monter, qui assurent le suivi.

Le bénéfice qu 'on fait d 'un côté, on le perd de l 'autre.

On sait plus trop quoi faire pour s 'en sortir.

C 'est triste pour tout le monde, je trouve.

Excusez -moi, je... Vous êtes très gentil, Vandre.

C 'est moi qui suis folle.

J 'ai voulu vous laisser dormir tranquille.

Si c 'est à cause des précaratifs, j 'en ai.

Non, non.

C 'est que... Je peux avec vous.

Dommage.

C 'était une vraiment bonne idée.

J 'ai commencé à m 'y faire.

Bon, c 'est maintenant que je boirai bien un petit alcool.

Vous laissez mon téléphone ? Si on cherche à vous tuer, vous pouvez essayer

'appeler.

Je laisserai pas faire.

Je suis dans le coin.

Où t 'étais hier et avant -hier ? Je n 'ai pas arrêté la queue.

Prends le volant.

On va toujours ĂŞtre avec toi.

Toujours.

Mange, t 'es maigre.

Oh, dis -le moi.

Mange.

J 'avais le biais Ă  ma chute lĂ .

T 'as rien qu 'Ă  te faire, hein.

J 'ai chaud de barbe.

Oscar.

Je t 'aime tant que je vais en mourir.

On va chez toi ? Non.

On va pas chez moi, on va chez toi.

J 'ai pas de chez moi.

Pas de nom, pas de maison ? Non.

Moi non plus.

Ça fait rien, on va aller à l 'hôtel.

Tu paies l 'hĂ´tel ? Je comprends pas.

Tu comprends très bien.

C 'est bête, on va dépenser de l 'argent pour rien.

Bah oui.

On va perdre de l 'argent pour rien.

Oui, j 'ai tout flambé au poker ! C 'est ça que tu voulais me faire dire ? Bah t

'as gagné, t 'es contente ? Ça

dépend

combien ?

Viens pour la passe, ceux qui n 'ont pas la chambre.

Tu me fais d 'avance ? Ok, j 'avance, tu montes.

Je voulais une petite maison de toutes choses avec toi dedans.

HĂ´tel ou rien, qu 'est -ce que tu veux ? Te baiser.

Te sucer.

Te bouffer le cul et t 'aimer jusqu 'Ă  en crever.

ce que je dis.

C 'est trop bizarre, toi.

T 'as peur de moi ? Je devrais avoir peur ?

Peut -ĂŞtre.

Christian ? J 'ai rien fini à ce que j 'ai commencé.

Tu m 'abandonneras un jour, tu auras raison.

Avant, je voudrais qu 'on aille ensemble Ă  Isthmia.

C 'est là que je finis la première fois.

Pourquoi on n 'irait pas ? Je n 'ai plus de carte d 'identité.

Qu 'est -ce que tu fabriques, Samy, avec ta vie ? Pourquoi tu me demandes ça ?

Il y a un moment de ma vie que j 'ai gagné plein de fric.

J 'ai déconné.

Maintenant, je veux de l 'argent.

Elle est bien, cette chambre.

C 'est un grand truc que je voudrais.

J 'ai besoin d 'espace.

Sers -moi.

Tu es prête ? Je vais le dégrasser.

Fasse ta jambe au -dessus de moi. Comme ça ? Oui.

Tu dormais ? Oui.

Ça va pas ? Si, pourquoi ? T 'as parlé ? Ah.

On dort tout le temps.

Mais qu 'est -ce que t 'as ? T 'es trompé ? Ah, merde.

T 'as de la fièvre ? Non, j 'ai ça de temps en temps.

Non,

mĂŞme si, arrĂŞte.

Non.

Sois gentille avec moi.

On ne va pas dormir quand on aime.

Qu 'est -ce que j 'ai dit ? Tu voulais vivre encore tellement longtemps.

Tu me dis ça ? Moi aussi.

Quoi ? Je crois qu 'on vit encore tellement longtemps.

Et pourquoi on ne vivrait pas encore très longtemps ?

On est cons, tous les deux.

On a toute la vie, nous.

Ah, putain, c 'est bon, non ? Préviens -moi quand ils vendent plus que je peux

faire quelque chose pour toi. Je me sens utile.

Cherche -toi une chambre.

Je te l 'ai dit, j 'ai pas de fric.

J 'ai d 'euros.

Je me démerde.

J 'ai plus de 10 000 balles pour entrer.

Ensuite, je paierai la moitié jusqu 'à ce que ça aille mieux pour toi.

C 'est le prix de ma queue, c 'est déjà les fautes. Non, t 'es vraiment trop

con.

Je vais habiter chez toi.

Avec toi.

Tu vas habiter chez moi ?

Viens habiter chez moi.

Vraiment ? Je te fais vraiment pitié.

Je te le demande.

Viens, vive.

Oui, bon, j 'ai du retard, j 'ai du retard.

C 'est pas la peine de t 'énerver.

Écoute, j'suis pas une machine, on écrit pas comme on ouvre un robinet.

Tu me les casses, Nicolas ! Ouais, moi aussi.

Bonjour, je voulais parler à Samuel, s 'il vous plaît.

Ah non, il est pas lĂ , Samuel. On l 'a pas vu aujourd 'hui.

Ah bon.

Si vous le voyez, vous pouvez lui dire que Muriel a téléphoné ?

Bon, merci, au revoir.

AllĂ´ ? AllĂ´, Muriel, c 'est Nicolas.

Écoute, Nicolas, tu vas pas recommencer à m 'énerver comme ce matin.

J 'ai bossé toute la journée, je compte faire pareil toute la nuit.

Mais ce que je viens de faire est nul et je jette tout. Ne t 'énerve pas, on va

en parler.

T 'es libre au dîner ? J 'ai pas envie de sortir.

Et si j 'apporte tout ce qu 'il faut ? Apporte du café, surtout.

Qu 'est -ce que c 'est ?

Ça y est, j 'ai terminé.

Alors,

on joue finalement au champagne ? Oui.

Samuel,

Nicolas. Excusez -moi, j 'ai la main mouillée. Mais regardez -là, je n 'aime

les mains mouillées. Vous avez raison, c 'est désagréable.

T 'as dîné ? Pourquoi j 'aurais dîné ?

Pourquoi t 'aurais pas dîné ? Parce que je vais dîner avec toi.

Vous voulez des gypsophiles ? Oui, c 'est moi.

Les roses aussi, d 'ailleurs. Vous n 'aimez pas ça ? Il y a pire.

Quoi, par exemple ? Les roses rouges.

Je trouve ça magnifique, moi, les roses rouges. Moi aussi.

C 'est pour ça que vous avez bien fait de ne pas en acheter.

Je n 'aime pas qu 'on cueille les fleurs que j 'aime.

Je vois que vous avez de l 'humour.

Vous l 'avez lu ? Quoi ?

Le dernier livre de Muriel.

Elle ne me l 'a pas proposé.

Je suis détrait.

C 'est ça que tu fais, t 'es écrivaine ? Oui.

C 'est ce qu 'on fait de ce soir.

Un texte que j 'ai terminé. Elle est incroyable.

Je ne pensais pas qu 'elle finirait aussi vite.

Ah.

Vous lisez ? Je ne sais pas lire.

Muriel Meyer, Nicolas Valberg, elle écrit, il filme.

Leur prochain film sera au printemps. Un autre est en préparation.

Je suis claqué, je vais rentrer.

Méfie -toi, il est dangereux ce type -là.

Qu 'est -ce qu 'il t 'a dit ?

Qu 'est -ce qu 'il t 'a dit ? Tout va bien, tu te sens pas gêné ? Qu 'est -ce

que tu crois que je suis venu faire de la figuration dans ton film ? T 'es venu

pour quoi exactement ? Devine.

Je m 'en doute, Samuel, puisque je t 'ai demandé de vivre avec moi. Mais je t

'ai demandé autre chose aussi.

Puisque tu veux que je te demande des choses.

Je t 'ai demandé du respect et de la confiance.

Tu te souviens ? Tu viens pas sans prévenir, t 'envoies pas des verres à la

gueule de mes copains, si c 'est possible.

Confiance, confiance de quoi ? T 'es une pute ! Une pute qui va dire que des

mecs ont mĂŞme pas de couilles !

Tu serais pas un peu givré sur les bords du chapeau, tant par hasard ? File -moi

les 10 000 balles.

Quelles 10 000 balles ? Ce que tu m 'as promis la nuit dernière.

Tu t 'es trouvé une chambre ? Je les ai promis.

Tu veux plus vivre avec moi ? Je te les ai promis pour une chambre.

Je t 'ai rien demandé.

Si tu voulais pas me le donner, t 'allais pas me le promettre.

Excuse -moi, avec tout ça, j 'ai oublié ton texte.

Il a oublié le texte.

Attends -moi, Nicolas ! Descends avec toi, je vais chercher de l 'argent au

distributeur.

Bonjour Ă  Philippe de ma part.

Attention Ă  toi ma belle.

Comme pour le reste, il fallait prévenir, il n 'y a pas de compte.

Maximile.

Tu m 'es pris.

C 'est pas le problème.

C 'est quoi le problème ? Je ne sais pas où tu veux en venir.

De quoi je vise ton fric ? Que c 'est ça qui m 'intéresse, le fric ? Je m 'en

fous du fric.

Quand j 'en ai eu, je l 'ai perdu ou je l 'ai donné.

C 'est du vent, le fric.

D 'ailleurs, c 'est toi qui es en fric.

Parce que tu n 'es pas sûr de toi, pas sûr que je t 'aime.

Et tu cherches lĂ  -dedans de sales petites raisons, mon amour. C 'est toi

merdique.

Écoute, c 'est pas grave cette histoire de fric, t 'as raison, excuse -moi. T

'es doublement merdique.

Muriel, cet argent, je vais le jouer, je vais le perdre.

Viens, abruti.

Je t 'aime.

Je peux faire l 'auto ? T 'es vraiment un abruti.

Achète -moi un paquet de clopes.

Vous ferez n 'importe quoi pour... On te vient sentir comme on s 'aime.

C 'est un immense travail.

Le seul vrai chantier de mon adoré.

Elle est jolie, cette genre.

Tout très jolie, comme toi.

Tu bois quelque chose ? J 'ai soif.

J 'ai bien un peu du champagne qui reste.

Oui, j 'ai lu tes lettres.

Tu me laisses tranquille ce soir. Tu me laisses toute seule.

Je suis ignote, tu penses ça ? Tu t 'en étais jamais rendu compte ? Non, mais

maintenant, ça y est.

Quand tu te casses, je veux plus entendre parler de toi, jamais.

Je vais partir demain, je suis fatigué.

Tu t 'en vas, tu me fous la paix.

Arrête ta comédie, je te connais.

Fais tes portes pour supporter ça.

Tu vas en supporter d 'autres si ça continue.

Va te coucher.

C 'est pas la tĂŞte que t 'attends que je me casse, je me casserai pas.

T 'es complètement cinglé, mon pauvre Samuel.

Redis -le.

Bon, écoute, arrête.

On n 'est pas Ă  Pigalle, ici.

Sœur de Dieu, je t 'aime tant.

Viens dormir.

Bonjour, qui nous tient ?

Bonjour, Marielle. Je vous dois combien ? Six heures, mais je peux attendre un

samedi, si ça vous arrange. Ça va, j 'ai senti du liquide hier.

J 'ai oublié que j 'avais tout dépensé. Tout irait mercredi. Ça fait rien.

Bonjour, messieurs.

Fais -moi te déranger dans ton travail.

Je voudrais te parler.

Je vous écoute.

Tu veux prendre un café ? J 'aurais fini ma partie.

Surtout, prends ton temps.

Je t 'attends au cercle, à côté.

C 'est pour ça que tu venais, pour récupérer ton pignon.

Ouvre.

Ça, c 'est quand même belle.

Mais ça, quoi ça sert ?

Tu me prends pour un con ? À quoi ça sert ? À quoi ça sert ? Au compte à

jusqu 'aux quatre petites planches.

Et passer la légère.

Faut pas que je la casse, parce que moi, les montres, je les casse ou je les

perds.

Mais la casse pas.

La perds pas.

Exceptionnellement.

Je promets rien.

C 'est comme ta vie, cette montre.

Peut -ĂŞtre pas.

Tu me fais peur, toi.

Elle m 'appartient plus ? Prends -la, la garde -lĂ .

J 'ai confiance.

T 'as tort.

Je crois que je vais la donner Ă  un autre mec.

Non, tu ferais pas ça, je te connais.

Ça veut dire la vie.

Tu me donnes ma montre ? C

'est pas ma montre.

Si. Non, c 'est pas ma montre.

Il y avait un défaut sur le verre.

Une petite bulle minuscule au -dessus du fait.

Elle est tombée.

Le verre s 'est cassé, je l 'ai fait changer.

C 'est mauvais signe.

T 'as mis le morceau ? Il y

a quelque chose de cassé maintenant au moins. Quelque chose de transparent qui

protège.

Quoi ? Je l 'ai cassé.

Tu l 'écroches ? Oui, je l 'écroche.

Salut Nicolas.

Non, écoute, là je ne vais pas te parler longtemps, je suis occupée.

Très bien, oui, j 'ai passé la journée sur mon roman.

La semaine prochaine, il va être très chargé, mais je passerai le voir demain,

'accord ? Salut.

Samuel ? Samuel, tu viens manger, ça va être quoi ? Samuel ?

Samuel ? Qu 'est -ce que tu as ? T 'es pas un gros singlet, mon pauvre

Samuel.

Samuel ! Quoi, Samuel ? C 'est pour ça que tu voulais pas répondre au

Parce que tu savais que c 'était l 'autre encul, Zipzapil.

Mais tu te racontes des connons, il n 'y a jamais rien eu entre Nicolas et moi.

Je pars, je te fous pour de bon.

Tu crois que t 'as à t 'enlever la durée ?

on vient rajouter des cerfs à ce putain d 'enfer ? Comme crétin, tu te poses là.

On est sublimes, lĂ , non ?

Viens,

mon chéri.

J 'ai plus faim.

Je te fais mal ?

Qu 'est -ce que tu crois que je vais te dire ? Non ? T 'es plus forte que moi.

Je t 'aime et je t 'admire. C 'est portable.

Viens manger.

Dans les lettres que j 'ai lues, dans Philippe, les avis t 'as vus.

Oui. Et alors ? Il t 'aime pas.

Si, mĂŞme.

C 'est pas ça, aimer.

Si, c 'est ça, aimer, justement.

Alors, pourquoi tu l 'aimes plus ? Dis -moi la vérité, sois gentil.

Tu réponds pas.

Parce que la réponse, c 'est que tu l 'aimes toujours, c 'est ça.

Dis -moi la vérité.

Bien sûr que je l 'aime toujours.

Il ne m 'a jamais fait de mal.

On s 'entendait très bien.

Alors pourquoi vous vous quittez ? C 'est la vie qui se sépare.

C 'est tout.

Et puis je dis que c 'est Ă  la rencontre.

VoilĂ .

Voilà. T 'as quitté un homme que tu aimais d 'amour et de tendresse.

Et lui pareil.

Pour un mec comme moi, un babouin qui te baise, c 'est ça.

C 'est beau l 'amour.

Et moi, qu 'est -ce que tu crois que je veuille de toi ? Tu crois qu 'on va

continuer à faire des sauts de carnes ? À gigoter en sueur au fond d 'un plumard

? Quoi, Samuel ? Tu crois pas que je sais ce qui va se passer quand les piles

seront usées ? Que tu me regarderas plus avec tes yeux de merlenfris ? Adieu,

Samy. Au suivant.

Tu sors pas d 'ici.

Tu sors, je sais que tu reviendras pas. Oh, recommence pas tes bĂŞtises, je vais

travailler.

J 'ai des rendez -vous.

Si tu m 'aimes, bousille pas mon travail, fais pas tard.

Au combien répond -on ?

Un quart de ta fille.

En casse -quatre, tu me dois un gage -garille.

Ça, c 'est la clé de la figure du haut.

Quand tu pars, tu l 'as glissée sur un boîte aux lettres.

Si t 'as besoin de me joindre, tu m 'appelles lĂ .

Gros bĂŞta.

T

'as

pas vu Nicolas ? Ils viennent partir.

Téléphone pour toi, c 'est le taxi ? Ouais.

Allô ? C 'est moi. J 'ai réparé ton répondeur. J 'ai remis les livres à leur

place. Les clés sont dans la boîte à lettres. Merci, Samuel.

Je t 'embrasse. On s 'appelle demain. Et puis non. Je vois les courses et le

dîner. Travaille bien.

J 'attendrai comme une vraie petite femme demain.

J 'attendrai toujours.

Tu vas pas au magasin ?

J 'ai débranché les lampes.

Viens.

Qu 'est -ce que tu as fait ? N 'aie pas peur. C 'est pour te montrer que je

reste au bout de mon amour.

Viens, on va aux urgences Ă  l 'hĂ´pital.

Tu m 'embrasses.

Tends ici, j 'appelle un médecin.

Pose le téléphone.

Ça suffit maintenant.

C 'est quoi ce cinéma ? Qu 'est -ce que ça dit ? J 'ai dit, c 'est quoi ce

cinéma ?

Puisque tu sais pas reconnaître l 'amour, puisque tu vois du cinéma

tout ça, c 'est le mal dans lequel tu es, toi.

Tu sauteras plus d 'ici.

Mais tu vas pas recommencer, ça tourne en rond, tu sais.

Bonne soirée.

Tu saignes encore ? Non.

Je voulais que Catherine nous aille proposer de passer.

Décroche et dis non.

Je vois le monstre qui est lĂ  -dedans.

La bête qui va se réveiller un jour pour me mordre.

Me mordre, moi !

Moi, je t 'aurais bien ficelé.

Dans ton amour, dans ta caresse, dans tes tendresses de femme, dans tes trucs

bonne femme.

Tu sens que ton histoire pourrait déraper ?

Pauvre

con ! Oui, je suis un con ! Et alors ? C 'est pour ça que je me connais comme

une ordure.

Maintenant que tu sais tout ça, toi aussi, maintenant que t 'as plus d

'illusions, Je sais que notre histoire est terminée.

Alors, arrête cette comédie ! Arrête cette comédie ! Tu crois que ça va m

'arrêter ? Ça me plaît que t 'aies peur.

Tu es moche.

Tu bulles Ă  ma voix.

Comme la seule chose.

La petite sœur.

Mon fils.

La petite sœur, mon amour.

Qu 'est -ce qui te rend fou ? On vous fout de famille.

On vous prend.

Tu vois pas que c 'est l 'enfer pour moi en ce moment ? J 'ai plus que...

Merci de la fruite et de toi.

Je ne veux pas te perdre, tonton.

Oui, j 'entends.

Je ne te perdrai pas.

Si tu veux, tu ne me perdras pas.

Si je veux.

Si je fais comme tu veux.

Ça va pas ? Je me suis endormie.

Vous voulez un café ? En sucre.

Bon, reprends. On tourne au début de la séquence.

Ok.

Merde.

On n 'entre pas quand c 'est rouge.

Pourquoi ? Ça abandonne ? C 'est pour le petit café.

C 'était pour Nicolas, mais prends -le.

Viens, on va en chercher un autre.

Tu voulais pas que je rentre dans le studio, c 'est ça ? Comment t 'as fait

trouver ici ?

Comme

ça, c 'est toi qui vas chercher le café du Gips, ce film.

Vas -y, vas -y, je t 'attends dehors.

Ça va pas, à chaque fois qu 'on fait ce mouvement, à chaque fois, tu fais

quelque chose de... C 'est plus piqué que ça.

Je l 'ai piqué. Mais non, tu fais toujours... Qui

est -ce qui a écrit ça ? Notre Muriel.

Notre Muriel ? Elle a de l 'imagination, notre Muriel.

Je l 'attends en barre, votre Muriel.

C 'est qui cet ange noir ? Samuel, mon ami.

J 'aurai un moment ? Si vous allez terminer avant que je revienne, tu m

sur les parkings. Je n 'ai pas ma voiture, je partirai avec toi.

Tu

connais

les films de Rossi ? L 'or de vérité.

Oui, pourquoi ? Tu veux un café ?

Un café.

Parce que c 'est l 'heure de vérité.

Ce qui veut dire ? Que je t 'aime, que je suis jaloux.

Que j 'arriverai pas à supporter cette vie à côté de toi.

Tu écris des belles histoires, mais que moi, à différence de toi, je vis. Je

fais pas de cinéma.

Je vis ! J 'écris dans la vie ! Avec mon cœur, avec mon sang ! Est -ce que toi,

tu serais à la hauteur de ce que tu écris ? Et ton histoire se termine

dans ton film ? Tu réponds pas ?

C 'est la guerre dans ton histoire.

Les gens s 'engagent dans ton histoire.

L 'engagement, tu veux bien l 'écrire.

Ça te coûte rien.

Tu écris sans doute des amours à mort.

Mais est -ce que tu es capable de les vivre à mort ? Coupé ! C 'est bien comme

ça qu 'on dit au chinoche.

Tu veux peut -être encore un petit café ? La même chose.

Alors, qu 'est -ce que vous en dites de tout ça ? Que j 'ai choisi.

Ce qui veut dire ? Ce

qui veut dire que notre histoire est terminée.

Terminée, notre histoire ? Tu voudrais démolir notre amour comme ça, mais pour

qui tu le prends ?

Tu écris grand et tu vis petit.

Tu écrivais, tu écrivais, mais tu vis faux.

Terminez notre histoire, jamais. Tu entends ? Jamais, tu entends ? Jamais !

Terminez

notre histoire.

Maintenant.

Et moi, lĂ  -dedans ? Priez, jetez.

Tu crois que ça va se passer comme ça ? Bien.

On réglera ça ce soir à la maison.

C 'est une affaire qui va se régler ce soir.

Kilijar ? Bonjour, Kilijar, c 'est Muriel.

Est -ce que vous pourriez passer tout de suite chez moi pour fermer les serrures

? Les trois. Tu crois que ça va se passer comme ça ? Vous oubliez pas celle

bas. On fermerait les serrures et le cœur se fermerait avec ? Je pars en

Vous le faites tout de suite ? Je m 'en vais, mais je reviendrai. Je compte sur

vous.

Merci, Kilijar.

Muriel, je vais tout capter.

Ton travail, ta vie, tout ! Et enfin, j 'aurai ta peau.

Je vais mourir si tu ne m 'abandonnes pas.

Ouvre, je sais que t 'es lĂ .

Ouvre ! Je suis lĂ , oui, mais je ne te dirai pas.

Ouvre -moi !

Je t 'aime, je veux juste te voir, après je partirai. Laisse -moi ! Muriel !

Muriel ! Je te promets, je t 'attirerai. Muriel, ouvre -moi ! Va -t 'en, Samuel,

c 'est fini.

Ouvre cette porte ou je la défonce !

Il faut seulement qu 'ils comprennent qu 'ils ne doivent plus venir chez moi.

Que ça s 'arrête.

tu n 'auras pas.

Ouvrez madame, c 'est la police.

Bonsoir, mettez votre nom et vous signez s 'il vous plaît.

Si, vous portez plainte ? Non.

Mettez son nom et son adresse.

Je ne le connais pas.

Nous ne pouvons pas le garder, il reviendra.

S 'il y a rien, je ne serai plus lĂ .

Comme vous voudrez.

Bonsoir madame.

Je souffrais comme si on m 'avait arraché le cœur.

Samuel m 'appellerait.

Je ne répondrais pas.

Il le savait.

On devient bĂŞte quand on souffre.

Je ne pouvais pas m 'empĂŞcher de voir Samuel mort, ou revenant pour me tuer.

Je nous voyais aussi nous retrouvant dans quelques années, moins sereines,

triomphale.

ayant réussi sa vie et ses amours.

Tout irait bien.

Un jour nous fĂŞterions notre rupture comme une renaissance.

Mais ses rêves de paix restent émulés d 'incertitude.

Ce défait tombe sa violence.

J 'avais écrit beaucoup de scénarios.

Celui -ci m 'échappait.

J 'ai quitté Paris.

Je ne savais pas oĂą j 'allais, mais je savais ce que je fuyais.

Toutes les passions ont une fin, mais cette fin, malgré la douleur, n 'est

jamais que la promesse d 'un avenir.

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