All language subtitles for Meurtres à ... Meurtres à Toulouse

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Original subtitles

Putain de câble ! Oh ! Il m 'a fait peur. Oui, mais ça va.

Ok,

j 'arrive tout de suite.

Commandant Keller ? La procureure Barutel est arrivée. Elle vous attend.

est avec au petit. Merci, Kiryu.

Merci, Brigadier.

T 'en veux un ? Non,

merci. J 'essaie d 'arrêter.

Alors, c 'est quoi le topo ? On a retrouvé le cadavre à l 'intérieur de l

'église.

Il y a un truc qui m 'échappe.

Pourquoi le meurtrier a pris le temps de forcer la porte et tout éliminer ?

En tout cas, j 'ai besoin de quelqu 'un de confiance. C 'est toi qui prends l

'enquête. Attends, attends, Simon.

J 'ai pas fini.

Tu vas intégrer une nouvelle dans ton groupe, la capitaine Jimé. Elle vient de

sortir de l 'école de police.

C 'est son premier jour.

Tu peux pas la filer à quelqu 'un d 'autre.

Et elle est sortie majeure de sa promotion.

Tu vas voir, elle va te surprendre. Non, non, mais je suis pas pédagogue.

Eh ben, tu vas faire un effort.

Bon, j 'imagine que c 'est pas négociable.

Négociable. À ton avis.

Excuse -moi deux minutes.

Oui, monsieur le juge.

Attendez, s 'il vous plaît.

Tu veux la version longue ou je simplifie ? Non, simplifie.

Une balle en plein cœur, donc ça pardonne pas.

D 'après la température du corps, il est mort entre 3 et 5 heures du matin.

Par contre, il n 'y a presque pas de sang à part sur ses vêtements.

Ça veut dire qu 'il a été tué ailleurs.

Tu veux l 'examiner ? Non, non, ça va.

Vous êtes le commandant Keller.

Enchantée. Je suis super contente de travailler avec vous, vraiment.

Pardon, je ne me suis pas présentée, je suis le capitaine Jimet.

Mais vous pouvez m 'appeler Cécile.

Non, non, mais le capitaine Jimet, c 'est très bien.

Bon alors, vous avez quoi ? Vous pouvez me tenir.

Attention, c 'est chaud.

Alors, la victime, c 'est Sébastien Barrel. Il a 47 ans, il est marié, il n

pas d 'enfant.

Il est gérant d 'une entreprise, enfin, il était gérant d 'une entreprise de

transport. Il avait un rapport avec l 'église ? Ah non, a priori non.

J 'ai demandé au curé de la paroisse, il m 'a dit qu 'il ne l 'avait jamais vu.

Mais par contre, on a retrouvé ça dans la poche de la victime.

C 'est la note d 'un bar.

C 'est la note du bar du Black Jack.

Ça date d 'hier soir.

C 'est le bar du casino.

Il a payé sa consommation à 1h45 du matin.

J 'ai peur de dire une bêtise.

Oui, je l 'ai dit quand même.

L 'église Saint -Sernin, la place Saint -Sernin, toute cette mise en scène, ça

ne vous fait pas penser à l 'histoire de Saint -Sernin ? Bon, je vous le lis.

En 257 après Jésus -Christ, Saint -Sernin, donc Saint -Saturnin de son

était le premier évêque de Toulouse.

Des païens l 'ont fait attacher à un taureau et son corps a été traîné dans

toute la ville.

J 'y ai pensé parce que j 'ai passé mon bac au lycée Saint -Fernand, juste en

face.

Vous en pensez quoi ? Rien.

On va se concentrer sur les fondamentaux pour l 'instant.

Preuve, suspect et mobile.

On y va ? Qu 'est -ce qui vous arrive ? J 'ai jamais fait ça.

C 'est quoi ? Mais j 'ai jamais annoncé un dessin à quelqu 'un.

À l 'école de police, on nous apprend pas ça, alors... Ouais, je me flippais

peu, c 'est tout. Ouais, ben, ça fait partie du boulot, hein. On peut alors

y faire.

Et le plus tôt sera le mieux.

Bien sûr.

Vous avez raison.

Il faut un début à tout.

Autant vous le dire tout de suite.

La mort de mon mari, c 'est vraiment pas la fin du monde pour moi.

J 'avais même engagé une procédure de divorce.

Et votre mari était d 'accord ? Non.

Et pourtant, ça faisait pas mal d 'années que ça marchait plus du tout

nous.

Il sortait sans arrêt.

Il me trompait.

Il se vantait même de se taper les plus belles putes de Toulouse.

Et que ce soit moi qui veuille le quitter, ça, il acceptait pas.

Vous étiez où cette nuit ? Chez moi.

J 'ai pas bougé.

Ça vous a pas étonné qu 'il rentre pas ?

Non, ce n 'était pas la première fois.

Et puis, pour être vraiment honnête, ça fait déjà plusieurs mois qu 'on ne se

voit plus beaucoup.

Vous connaissez quelqu 'un qui pourrait lui en vouloir ? Au point de le tuer ?

Non, franchement, je ne vois pas.

Et en même temps, je ne connais pas toutes ses fréquentations.

Merci, madame Harrell. On ne va pas vous déranger plus longtemps.

Ah si, il y a quelqu 'un.

José Villanova, un de nos chauffeurs.

Mon mari l 'a licencié la semaine dernière.

Et pour quelle raison ? Il piquait dans les chargements.

José a pas supporté de se faire virer. Il a menacé Sébastien en disant qu 'il

allait le crever.

Mais bon, José, il a le sang chaud. C 'est un Espagnol. Je veux dire, c 'est

des mots.

Commandant ? Commandant, je peux vous poser une question ? Allez -y.

Vous pensez pas que Sophie Barrel pourrait être la coupable ?

Si c 'était elle, elle nous aurait joué la comédie de la veuve et pleuré, puis

franchement, c 'était pas le cas.

Où ? Elle nous a enfumés.

C 'est pas mal tuer son mari pour une affaire de divorce.

Même si je les ai sentis gênés quand on lui a demandé son alibi.

Quand je lui ai demandé son alibi.

Ah, on a un problème avec l 'adresse de Villanova.

En fait, c 'était un ancien HLM et il a été démoli.

Donc... Je pense que je vais l 'appeler directement pour le convoquer au

commissariat. Surtout pas.

Si c 'est lui qui a tué Barrel, il va disparaître dans la nature.

On fait quoi alors ? Vous trouvez sa nouvelle adresse et puis on y rend une

visite.

Ok.

Mais avant, ça ne vous embête pas, j 'aimerais bien me prendre un petit café.

Encore ? Vous en avez pris un tout à l 'heure.

Oui, mais vous l 'avez mis à la poubelle.

Bon, le bureau c 'est là, la machine à café c 'est par là.

Merci.

Voilà pour Villanova.

Bon, et vous, de votre côté, vous avez avancé ? Les deux jeunes qui ont trouvé

le cours ont signalé une camionnette blanche, mais on n 'a pas pu l

Et l 'enquête de voisinage, ça n 'a rien donné non plus.

Bon, et toi, à Casino ? Barrel y a bien passé la soirée, oui.

C 'était un habitué de la salle des jeux.

D 'après le barman, c 'était un gros joueur, mais bon, il ne gagnait pas

souvent. Il était seul hier soir ? Oui, quand il est parti, il a pris un taxi

pour rentrer.

Chauffeur confirme ? J 'ai interrogé, oui. Il a déposé Barrel devant sa

Il n 'a rien trouvé d 'anormal dans la rue.

Bon, on continue à chercher sur la victime, sur la société de transport,

relevés d 'appels, les comptes bancaires, enfin tout le bazar.

En fait, comment la nouvelle ? Nouvelle. D 'accord.

Alors, Villanova, cette nouvelle adresse ? Eh bien, j 'ai appelé le pôle emploi,

mais ils n 'avaient rien.

Alors j 'ai appelé la sécu, mais ils n 'avaient rien non plus.

Donc vous n 'avez rien ? Si, j 'ai une idée.

Allô, monsieur Villanova ? Jennifer, animatrice chez Occitan FM.

Oui, bonjour. Eh bien, je vous appelle car il se trouve que votre numéro a été

tiré au hasard pour notre grand jeu « Vacances, évasion ». Et j 'ai le plaisir

de vous annoncer que vous avez gagné un week -end pour deux à Ibiza, au Balea.

Non, monsieur, non, non. Ce n 'est pas une plaisanterie.

Non, non, je ne veux pas vous vendre une cuisine intégrée. Je veux juste votre

adresse pour vous envoyer le bon cadeau.

Très bien. Eh bien, allez -y, je vous écoute.

Merci beaucoup, monsieur Villanova.

Occitan FM vous souhaite une agréable journée.

Au revoir.

Voilà.

C 'est l 'adresse. C 'est dans le quartier Jolimont.

Alors là, chapeau.

Nouvelle, hein, mais maline.

Vous êtes le capitaine Blondin ? Oui. J 'y mets.

Enchantée. Enchantée. Vous pouvez m 'appeler Cécile.

Ah. Et je m 'installe où ? Par là. D 'accord. Non, non, non.

On repart avec Jennifer.

S 'il te plaît. Oui.

Commandant, vous n 'avez rien dit depuis qu 'on est parti du commissariat.

Il y a un problème ? Oui, il y a un problème.

Si vous voulez que ça se passe bien entre nous, quand je vous donne un

vous avez ici, ok ? Ok.

Vous avez raison.

D 'un autre côté, l 'ordre, c 'était de retrouver l 'adresse.

Oui, je l 'ai retrouvée.

Non, mais posez cette tablette. Vous pouvez pas la lâcher deux secondes ?

mais c 'est juste que ça me fait gagner du temps pour l 'enquête. Oui, mais moi,

ça m 'agace.

Et oui.

Et la camionnette est blanche.

José Villanueva, police.

On a des questions à vous poser.

Allez, je t 'ai un coup d 'œil dans la camionnette. Oh, j 'ai rien fait, moi.

Vous faites quoi, là ? Non, t 'as rien fait. C 'est pour ça que tu étais blanc

dans le courant quand tu nous as vus.

Hein ? Allez.

Et tu boucles pas, OK ? Je vois pas où tu pourrais aller. Oui, c 'est ça.

Vous avez trouvé quelque chose ? Non.

Rien de spécial.

Il n 'y a que des caisses de vin du Minervois.

Bon.

On va quand même faire une petite vérif.

Ok.

Pardon.

Ça, c 'est des traces de sens.

C 'est lui de Sébastien Barrel ? Ça expliquerait pourquoi Villanova s 'est

barrée, en tout cas.

Vous êtes malade ? C 'est vrai que je ne pouvais pas le couper, Barrel.

Mais je l 'aurais de suite, toi.

Tu l 'as quand même menacé de mort.

Attendez, ce gars -là, il claquait tout son fric au blackjack pour taper des

putes. Par contre, pour payer les heures suives, il n 'en avait plus du pognon.

Tu ne vas quand même pas nous faire croire que tu as l 'âme syndicale, si ?

je piquais dans le camion, c 'est seulement pour récupérer la thune qui me

devait.

Et les sangs, retrouvés dans votre camionnette ?

Vous l 'expliquez comment ? C 'est quoi ce délire ? On en a retrouvé à l

'arrière sur le plancher, t 'as une explication ? Je fais n 'importe quoi, y

jamais eu de fond dans ma camionnette. Continue à me prendre pour un con.

Cette nuit vous étiez où ? J 'étais chez ma soeur.

C 'est elle qui me loge en ce moment.

Je dormais.

Tu dormais ? On va vérifier.

En attendant je te mets en garde à vue.

Ne déconnez pas, vous vous trompez de client là.

Faudrait mieux aller voir chez son pote, le sort de baloche.

Quel pote ? Franck Letellier.

Je l 'ai vu l 'autre fois, place Wilson, avec la femme à barail, ils

fricotaient. C 'était dans un bar, ils se tenaient la main.

À tous les coups, il y a un truc entre eux.

Les débarrasser d 'un mari gênant, c 'est pas un bon mobile, ça ? Hein ?

Oui,

qu 'est -ce qu 'il y a ? Franck, le télé, oui.

Police.

Attendez.

Un colorant très puissant et de... Ah ouais, c 'est pourquoi ? C 'est à propos

de la mort de Sébastien Barrel. On a quelques questions à vous poser.

J 'ai appris la mort de Sébastien tout à l 'heure à la radio.

C 'est fou ce qui lui est arrivé.

C 'est quoi vos rapports avec lui ? On se connaissait depuis le lycée.

Vous voyez, de temps en temps, pour une bouffe au resto ou pour aller voir jouer

le stade toulousain.

Et sa femme ? Ouais, sa femme.

Vous entendez bien ? Qu 'est -ce que vous voulez dire ? Vous êtes amants ?

Alors ça c 'est n 'importe quoi.

C 'est vrai que j 'aime bien les femmes et d 'ailleurs elles me le rendent bien.

Mais Sophie c 'est une amie, c 'est tout.

Et la femme d 'un pote c 'est sacré.

Je peux utiliser vos toilettes ? Eh ben c 'est à l 'étage, la porte du fond.

Merci.

Bon, je vous propose rien ? Je chante ce soir, va falloir que je me prépare.

Vous étiez où cette nuit ?

C 'était un spectacle à Muray. Je suis rentré vers les minuit et demi et comme

je n 'arrivais pas à dormir, j 'ai travaillé sur un arrangement.

Seul ? Seul.

Madame Barrel, je crois que ça mérite une explication.

On s 'aime vraiment.

C 'est pour ça que je voulais divorcer.

On voulait vivre ensemble, plus caché.

Et votre mari ? Il se doutait de rien ? Non.

Il l 'aurait pas trop apprécié.

Surtout que la femme d 'un pote, c 'est sacré.

Madame Barrel, pourquoi vous avez pas dit tout ça ce matin ? On aurait gagné

temps.

Écoutez, mon mari venait de mourir.

Et même si je ne l 'aimais plus, je trouvais ça un petit peu délicat de vous

avouer que je voyais quelqu 'un d 'autre.

Donc cette nuit, vous n 'étiez pas chez vous ? Non, non. Elle était avec moi.

Elle m 'a rejoint après le concert.

Très bien.

Je vous demanderai de ne pas quitter Toulouse tant que l 'enquête n 'est pas

terminée.

Pourquoi vous ne les mettez pas en garde à vue ? Si on commence à arrêter tous

les suspects, on va vite afficher complet au commissariat.

Mais peut -être bien qu 'ils nous manipulent.

Et qu 'ils sont complices tous les deux dans la mort du mari. Peut -être, mais

pour l 'instant, on n 'aurait plus une preuve.

Vous voulez savoir comment j 'ai deviné pour Sophie Barrel ? Allez -y.

C 'est le parfum.

Quand je suis rentrée dans la maison, j 'ai tout de suite senti une odeur de

parfum pour femme. Et c 'est pour ça que je suis allée dans la salle de bain.

Et effectivement, j 'avais raison, il y avait un parfum pour femme.

Donc le teignier, il n 'était pas seul.

J 'ai un rendez -vous, je vous dépose.

Votre portable.

Vous répondez ou vous répondez pas ? Je réponds pas.

C 'était le chanteur préféré de mon père.

Qui ça ? Claude Nougaro.

Il était fan.

Et ça, je le sais parce qu 'on me l 'a raconté.

En fait, mon père, il est décédé juste avant ma naissance.

Et en fait, c 'est pour ça que je m 'appelle Cécile, vous voyez ? Comme dans

chanson.

Cécile, ma fille... Non, mais merci, je connais.

Et vous ? Vous avez des enfants ?

Non, bon, écoutez, on n 'est pas là pour se raconter nos vies, on est là pour

mener une enquête, ok ? Auquel ? Je peux savoir pourquoi vous êtes aussi

désagréable avec moi depuis ce matin ? Je ne suis pas désagréable.

Ah si, vous êtes désagréable. Et en plus, vous êtes ingrat.

Parce que je vous signale que c 'est moi qui ai commencé Villanova.

Et c 'est moi qui ai découvert Sophie Barrel chez l 'hôtelier.

Et rien, j 'ai rien, j 'ai aucune réaction de votre part.

Vous voulez quoi, une médaille ? Non, pas une médaille, mais je ne sais pas,

juste un mot, genre... Bon boulot, j 'y mets.

Comptez pas sur moi pour vous passer de la pommade. Pour moi, vous avez juste

fait votre boulot, c 'est tout.

Ok, c 'est bon, je me tais.

Tu aimerais pas être à la place de votre ferme ? Bon, ça suffit ! Moi, j 'ai pas

demandé à former une bleunie à vous avoir dans mon équipe. Alors maintenant,

stop ! Justement, stop ! Vous savez quoi ? Je vais me débrouiller pour rentrer

toute seule. Parce que là, j 'ai besoin de respirer, là. C 'est bon. Avec

plaisir !

Quoi encore ? Ma tablette.

Tablette ? Non,

par là, par là.

Ah,

mon cœur.

Ça part aujourd 'hui pour Hong Kong, il faut tout emballer, il y a un boulot de

dingue.

Et toi ?

Ton premier jour, c 'était comment ? Franchement, maman, pas très bien.

Eh ben, pourquoi ? Je me suis disputée avec mon chef.

Je m 'étais même pas présentée, il me faisait déjà la gueule, je comprends pas

pourquoi. Ah, ça, c 'est le coup du chef qui veut marquer son territoire. T

'inquiète pas, c 'est un classique, ça va s 'arranger, hein.

Ou pas. Ah, Nathalie, il fallait que je te voie.

Alors, j 'ai fait quoi pour le musée du Louvre ? Euh, je sais pas.

Je sais pas, j 'ai pas encore pris ma décision, mais je pense pas que je vais

accepter. Mais attends, c 'est dommage.

Ce genre de poste, on te le proposera pas tous les jours.

Mathieu...

Tu fais comme tu veux.

Essaye de la convaincre.

J 'ai pas envie d 'en parler maintenant.

Comme tu veux.

On y va ? Plus ton oncle a fait des pâtes, alors pas de retard.

Je peux savoir à quoi vous jouez ? Je croyais vous avoir interdit tout effort

violent. Oui, je sais, mais là j 'ai pas pu éviter d 'intervenir sur une

arrestation.

Mais bon, c 'était juste un petit malaise. Ah non, c 'était pas un petit

malaise, non.

Vous avez frôlé l 'infarctus.

Vous souffrez d 'une grave insuffisance cardiaque.

N 'hésitez pas en malfaitant votre cœur que vous allez arranger la situation.

Je sais bien.

Non, mais je vais me ménager.

Tout promet.

On en est plus au stade des promesses.

Ça ne va pas suffire.

Ce petit malaise, comme vous dites, ne fait que confirmer ce que j 'essaye de

vous dire depuis plusieurs semaines et que vous ne voulez pas entendre.

Il faut vous opérer.

On ne peut plus attendre.

Je sais bien, mais il va falloir parce que j 'ai une enquête à terminer. J 'ai

'impression que vous ne voulez pas comprendre, M. Callaire.

Si vous continuez comme ça, vous signez votre arène mort.

Merci.

S 'il vous plaît.

Tu peux avoir la même chose ? Merci.

T 'es tout blanc, ça va ? Oui, ça va, je suis un peu fatigué.

Bon, pour l 'enquête tournée, ce José Villanova, ça donne quoi ? Il dit qu 'il

est innocent, comme tout le monde, mais il n 'est pas clair.

On a trouvé du sang à l 'arrière de sa camionnette.

Mais là, je ne peux rien dire parce que j 'attends les analyses.

Et du côté de la veuve Barrel ?

Merci. Ah ben, elle, déjà, elle nous avait caché qu 'elle avait un amant. Et

je viens d 'apprendre que son mari piquait tellement dans la caisse que la

société était à deux doigts du dépôt de bilan.

Se débarrasser de son mari pour sauver l 'entreprise, c 'est un bon mobile.

D 'autant que Barrel refusait le divorce, comme ça, il pourrait continuer

faire vivre.

Et son amant pourrait être son complice.

Ça se tient.

Simon, qu 'est -ce qui se passe ? Tu me rappelles pas, tu réponds plus à mes

SMS.

Y 'a un problème.

Ouais, mais c 'est moi le problème.

Je pense qu 'on a fait une erreur tous les deux.

C 'est pas une bonne idée.

Et je... Et ? Je préfère qu 'on arrête Isabelle.

Je vois pas où ça peut nous mener.

Écoute, jamais, jamais je ne chercherai à remplacer ta femme.

Mais aujourd 'hui, on peut vivre quelque chose de beau tous les deux.

On est bien ensemble, non ? Non, mais j 'ai cru que je pouvais tout recommencer

avec toi.

Sincèrement, sincèrement. J 'ai essayé, je n 'y arrive pas.

Mais c 'est moi, ça n 'a rien à voir avec toi.

Tu fais vraiment ce que tu veux ? Oui, c 'est vraiment ce que je veux.

Tu dois chercher mes affaires et je laisserai les clés.

Nat, tu veux bien me passer le fromage, s 'il te plaît ? Ouais.

Merci.

Est -ce que ma nièce préférée se sent à l 'aise dans mon petit studio, là -haut

? Grave, grave. Et vraiment, merci beaucoup de me le prêter. Je ferai tout

la fille de mon petit frère.

Toi, frette, on n 'a pas marre de...

Je vais camper dans le magasin au milieu de tout ce bordel, là.

Il va très bien, ici, le tonton Fredo. Le tonton Fredo, il ne faut pas que j

'étonne de rester célibataire.

Franchement, chérie, tu débarques ici, tu te sauves en courant.

Ouais, ben, après, c 'est la vie d 'artiste, hein. Voilà, c 'est ça, les

artistes. On a ça dans les gènes.

Sauf toi, qui es passé à la maison de Poulaga.

Arrête.

Quoi ? Je suis sûr que son père aura tant aimé chose que moi.

Non, pas du tout.

Je suis sûre que Joachim serait très heureux de l 'avoir fait ce qu 'elle a

envie de faire.

Merci maman.

Je t 'en prie chérie.

Tiens. C 'est quoi ? C 'est la guitare de ton père.

Comme il était gaucher, j 'ai remonté les cordes en droitier.

Il reste à changer le chevalet.

Puis redresser le manche et puis ça ira bien.

C 'est vraiment super.

Bon, allez, revenons aux choses sérieuses. Qui c 'est qui met des

pépère ? Moi, je le veux bien.

Très bien, vous aurez double dose pour dire en même temps.

Maman, c 'est quoi cette histoire du Louvre ? Il y a un poste de

qui s 'est libéré là -bas.

Si je veux, il est pour moi.

Mais ce serait génial ! Qu 'est -ce qu 'il y a ? Pourquoi t 'hésites ?

J 'ai construit ma vie à Toulouse, c 'est là que j 'ai mes repères, mes amis.

Oui, mais maman, t 'es libre.

Y 'a plus rien qui te retire ici.

Bon, on y va.

Je me posais une question.

Pourquoi t 'as jamais refait ta vie ?

J 'ai essayé, mais après ton père, je n 'ai jamais trouvé quelqu 'un qui m 'a

fait ressentir ce que je ressentais pour lui.

Ce n 'est pas évident de passer après le grand amour.

Ça fait quand même 25 ans.

Oui, je sais, c 'est comme ça.

Arrête avec tes questions.

Je te demande pourquoi Benjamin a appelé trois fois ce soir et que tu n 'as pas

décroché ? Non ? Bon alors c 'est bon.

Pardon, je suis désolée, je ne voulais pas te vexer. Non, pardon, c 'est moi.

Je suis un peu tendue et à chaque fois que je vais au magasin, c 'est pareil,

y a trop de souvenirs.

En plus, ce soir, il a fait fort avec la guitare de ton père, pour ton nom.

Ouais.

Ouais, je t 'aime, chérie.

Oui.

Bonne nuit.

Merci.

Ça fait en la voiture volée, ça, non ? Ouais.

Tiens, regarde le mec là -bas.

Un bon fêtard.

On va aller l 'interroger.

Bonjour, monsieur.

Police.

Monsieur ?

Allez, on se réveille là.

Monsieur, c 'est le matin.

Monsieur,

ça va ?

D 'après le légiste, on l 'aurait tout fait avec un sac plastique.

D 'abord Barrel, maintenant l 'hôtelier.

Tu crois qu 'il pourrait s 'agir d 'un réglement de compte ? Non, si c 'était

cas, on aurait retrouvé les cordes dans un terrain vague pour remplacer entre

villes comme ça.

Ah, Cario, qu 'est -ce que ça donne, les vidéos de surveillance ? Y 'a rien à en

tirer. Celle de la mairie balaie pas suffisamment la zone.

Et pour la banque en face, la caméra était trop loin. C 'est trop flou, on

distingue à peine une seconde.

Non, excusez -moi.

Oui, j 'y vais, mais qu 'est -ce que vous foutez, bon sang ? Oui, je suis

désolée, mon téléphone s 'est déchargé, mais j 'ai eu votre message, j 'arrive

tout de suite.

C 'est trop tard, voilà. Et c 'est pas la peine d 'arriver après la bataille,

alors ce que vous faites, vous allez au commissariat et vous bougez pas tant que

je suis pas là, ok ? Ok.

Pas vrai ? Dis -moi, Simon, tu trouves pas que t 'es un peu dur, là ?

Je t 'avais dit que j 'étais pas pédagogue, fallait pas me forcer à

elle. Qui t 'a passé pour un gros macho ? Isabelle, je sais bien que c 'est pas

ça. Moi, peut -être.

Elle, elle sait pas.

Elle débute.

Alors, s 'il te plaît, laisse -lui trouver sa place.

Merci.

C

'est

la camionnette de Villanova ? Oui, on vient de recevoir le rapport d

Et ça donne quoi ? Alors...

Les taches, c 'est bien du sang, mais de lapins. C 'est une trace de sang

humain. Il y avait aussi d 'autres taches sur le plancher. Alors, la

scientifique les a analysées, mais c 'est juste du vin. C 'est là -dedans.

Je peux voir ? Oui.

La camionnette est ouverte ? Oui.

Tu peux me tenir ça ? Tourne, la bouteille.

Ah.

Du Minerva.

C 'est bien foutu de notre gueule.

Tu m 'expliques ça ? Je vais aller interroger Villanova.

Ouais. Il faudrait mieux attendre qu 'il ait l 'air.

Il risque de pas apprécier, là.

Pour t 'en gagner du temps.

En plus, je sais très bien comment le faire craquer. Ok, ok.

Eh, je reste avec toi.

Ça va durer encore longtemps, ce petit jeu ? Qu 'est -ce que je vous dis que j

'ai rien à voir avec la mort de Barrel ? Oh, oh, oh, oh, bah c 'est d 'un ton,

là.

Vous devez avoir faim.

C 'est pas trop tôt.

J 'ai le droit d 'y un café pourri toute matin.

C 'est quoi cette vigneuse ?

Votre vin, que vous vendez comme du Minervois AOC, alors que c 'est du vin

trafiqué que vous allez chercher en Espagne. Qu 'est -ce que c 'est que

connerie ? C 'est n 'importe quoi.

C 'est n 'importe quoi ? On a analysé les résidus de vin trouvés dans votre

camionnette.

Le cépage identifié, c 'est du Grafano.

Il n 'y en a pas dans le Minervois.

Je ne comprends pas ce que vous dites.

Vous vendez du vin sous l 'appellation Minervois ?

Alors que c 'est du vin pratiqué que vous allez chercher en contrebande à

Barcelone. Ah, t 'as bien coincé là.

Ok, d 'accord, d 'accord, d 'accord.

Je vais tout vous expliquer.

Vous étiez où hier soir ? À Cahors, chez ma belle -mère, pour l 'enterrement de

Sébastien.

Madame Baril, je pense que le meurtre de votre mari et celui de Franck Lattelier

sont liés.

Alors est -ce que vous savez si à part vous, ils avaient d 'autres points

communs ? Le stade Toulousain, ils allaient au match de rugby ensemble.

Il n 'y a rien d 'autre ? Il y avait les concerts de rock aussi, mais c 'était

plus rare.

Ça leur rappelait Jupiter.

C 'est quoi Jupiter ? Quand ils étaient plus jeunes, ils avaient un groupe de

musique qui s 'appelait Jupiter.

Ils ont même fait un CD.

Commandant, j 'ai fait avouer Villanova.

La nuit du meurtre, il était en Espagne pour son trafic de vin.

Donc il n 'a pas pu tuer Barrel.

Avec moi.

Soit vous obéissez aux ordres et vous jouez avec mes règles, soit vous prenez

vos affaires de la joie ailleurs. Vous savez quoi ? Je crois que c 'est ce que

je vais faire. C 'est à vous de voir. En tout cas, moi, je ne vous retiens pas.

Bon, d 'accord, elle aurait dû t 'attendre, mais bon, elle est jeune,

bien faire.

Je peux te dire que pendant l 'interrogatoire, elle a assuré pour une

Attends, tu ne vas pas t 'y mettre toi aussi ?

Tiens, un peu de douceur.

Non.

Ben oui, je sais.

Tu m 'avais prévenu.

Mais là, il dépasse les bornes.

Il est tellement... Chiant.

Voilà. Je ne sais pas le dire.

Moi, je ne comprends pas.

Qu 'est -ce que je lui ai fait ? C 'est vrai que tu en fais un petit peu

patatette.

Mais bon.

C 'est pas uniquement ça le problème.

Bah, c 'est quoi alors ? Ton prénom.

Mon prénom ? Et qu 'est -ce qu 'il a mon prénom ? Cécile, c 'est le prénom de sa

femme. Enfin, c 'était.

Elle s 'est tuée en voiture il y a 8 ans.

J 'ai pas vu pas.

Il en parle jamais.

C 'est le secret des forces.

Mais bon, depuis l 'accident, il s 'est renfermé sur lui -même.

Il est mouillé dans le boulot.

Je fais quoi, alors ? Accroche -toi.

C 'est vrai qu 'il a un sacré caractère, mais c 'est le meilleur flic que j 'ai

jamais connu.

Je vais réfléchir.

Ah ben, c 'est ça, réfléchir.

En tout cas, moi, ça me ferait franchement de la peine de devoir

Bon, je te laisse.

Je dois filer au tribunal.

Bon alors, Villanova hors du coup.

S 'il était à Barcelone la nuit du premier meurtre, il était en garde à vue

nuit du deuxième.

Et Sophie Barrel ? Sophie Barrel, non, j 'y crois pas.

Elle avait des raisons de tuer son mari, mais pas l 'hôtelier.

Je crois que l 'hôtelier, elle l 'aimait vraiment.

Oui ? C 'est bon, j 'ai réfléchi.

Et j 'accepte de jouer avec vos règles.

Donc si je comprends bien, on n 'a plus de suspect. Non.

Mais par contre, on a une nouvelle piste.

c 'est que Barrel et Le Tellier ont fait partie du même groupe de musique quand

ils étaient jeunes.

Ça s 'appelait Jupiter.

Ça vaudrait le coup de retrouver les autres membres du groupe, non ?

renseignez -vous.

Ça me dit quelque chose.

Lui, là, je le connais.

Comment ça ? C 'est mon oncle.

Donc le bassiste à droite, c 'est vous ? Oui, c 'est moi.

Évidemment, à l 'époque, je n 'avais pas encore de cheveux blancs.

Et à côté, la guitare, c 'est Barrel. Oui, Barrel.

Le chanteur, le tellier.

Voilà, ici.

Et le batteur, c 'est qui ? Ah ben, c 'est Fournier.

C 'est sympa, Fournier.

J 'aimais bien.

C 'est le seul que j 'ai continué à avoir.

Il avait un petit magasin de bouquins d 'occasion dans la rue derrière.

Vous savez, on peut le trouver maintenant.

Ouais. Le cimetière.

Il a eu un cancer foudroyant.

Je suis allé le voir le matin, dans l 'après -midi, il est passé.

C 'était il y a un mois.

Et d 'ailleurs, c 'est à ce moment clairement qu 'on s 'est tous revus avec

membres du groupe.

Vous n 'étiez pas restés en contact ? En ce qui me concerne, non. Enfin, à part

avec Fournier, bien sûr.

Le disque a été un tel échec que le groupe a explosé derrière.

Et après, on a chacun fait nos vies de notre côté.

Et le dernier au clavier, c 'est qui ? Là ? C 'est Dotin.

Jérôme, d 'autant.

Elle n 'a pas l 'air de l 'apprécier.

C 'est un cinglé.

Il a quand même trouvé le moyen de se faire virer de l 'école de police.

C 'est vous dire, hein ? T 'es du genre à se balader avec un flingue en

permanence dans son blouson.

Complètement barge.

Il vit toujours à Toulouse ? Ouais. Et il fait quoi ? Ben, l 'enterrement de

Fournier nous a dit qu 'il était gardien au bassin du Radoub.

Je peux poser une petite question ? C 'est quoi le rapport entre les meurtres

le groupe ? Ben, justement, c 'est ce qu 'on cherche à savoir.

D 'ailleurs, par précaution, je vous mets sous protection policière.

Non, non, j 'ai rien fait de mal, pourquoi il m 'arriverait quelque chose

puis en plus, la petite tête d 'or au -dessus.

Pour une fois qu 'on a un flic dans la famille, autant que ça sert, non ?

S 'il vous plaît ! Oh oh !

Police

! On aimerait parler à Jérôme Dautin, le gardien. Vous savez où on peut le

trouver ? Aucune idée, non. Ça fait plusieurs jours qu 'on ne l 'a pas vu.

Il habite où ? La dernière maison à gauche, là. Mais il n 'y a personne.

Sinon, il aurait sa camionnette.

Elle est de quelle couleur, sa camionnette ? Blanche.

Merci.

On fait quoi ? On appelle un serrurier ? Non, ça prendrait trop de temps.

Vous savez que c 'est pas très réglementaire, ce que vous faites.

Non, mais c 'est un restaurant entre nous.

Vous voulez essayer ? Oui.

Allez. Celui -là, vous le tenez toujours levé ? Oui. Parce qu 'il maintient le

cylindre. Et avec celui -là, vous cherchez.

Doucement. Non, non, non, non, non. Mais délicatement quand même. C 'est une

histoire de doigté.

Délicatement.

Puis de temps en temps, on vérifie qu 'on ne voit pas. Parce que ce n 'est pas

réglementaire. Ah oui.

Voilà. Vous entendez ? Et écoutez ce que vous faites.

Voilà. Ah ! Ah oui. Ah c 'est bon ? Bravo.

Ah c 'est bon ? Bravo, bravo. Très bien.

Rendez -moi les verres.

Non mais là, je l 'avais déjà ouvert avant.

Non, mais c 'est très bien.

Vous avez appris ça où ? À l 'école de police.

Et les gants ? On n 'apprend pas ça à l 'école de police.

Des cartouches.

Il ne reste plus qu 'à trouver le plein qui va avec.

Commandant, venez voir.

Regardez.

Cette fois -ci, je suis sûre que ce n 'est pas du temps de lapin.

Donc, Dautin fait venir Barrel ici, il le tue, et il dépose son corps à Saint

-Sernin. Et le lendemain, il élimine Franck Lautelier.

J 'appelle la balistique pour savoir si ce calibre correspond à l 'arme qui a

tué Barrel.

C 'est du 1143.

Comment ça ? La balistique, elle partage ses fichiers sur l 'intranet. Regardez,

donc, il suffit de mettre un code, ensuite... Donc, c 'est le même calibre,

'est ce que je dis.

Oui.

Allô, Blandin ? Oui.

Est -ce que tu peux me préparer un mandat d 'arrêt contre un certain Jérôme

Dautin ? Je sais pas.

Avec deux T ? Oui, deux T. Oui, deux T. Ce serait lui notre assassin.

Oui ? Commandant, j 'ai consulté le tâche et Jérôme Dautin, il n 'a pas de

cadier.

On fait quoi maintenant ? On attend.

La qualité première d 'un flic, savoir attendre.

Entrez chez vous, on en a assez fait pour aujourd 'hui.

Bonne soirée.

Dites, capitaine, juste une question.

Qu 'est -ce qui est arrivé à votre père exactement ?

Il avait 20 ans et il allait fumer de l 'herbe sur le bord de la Garonne à

Blagnac. Et il devait vraiment être défoncé parce qu 'il est tombé à l 'eau.

Sa tête, elle s 'est cognée contre une pierre et il s 'est noyé.

C 'est l 'accident con.

En fait, c 'est qu 'après que ma mère, elle s 'est rendue compte qu 'elle était

enceinte.

Elle a quand même décidé de me garder.

Moi aussi, j 'ai une question.

Vous êtes devenu flic par vocation ? Pas vraiment, non.

J 'ai fait une fac de droit.

À Lyon, où je reconnais que j 'étais plus souvent dans les bars que dans les

amphithéâtres. Mais enfin, j 'ai quand même réussi deux concours, la police et

les PTT.

J 'aurais pu être acteur.

Et comment vous vous êtes retrouvé à Toulouse ? Par

amour.

Parce que ma femme était de la région.

Alors c 'est à toi, vous répondez, vous répondez pas ? Je réponds pas.

Il me paraît.

Mon cartable est pourré de coups de poing.

Ici, si tu cognes...

Oui, c 'est -il ? Oui, c 'est Tonton.

Dis -moi, tu finis à quelle heure ce soir ? Parce que je suis en train de te

préparer un super risotto.

D 'accord.

Oui, mais pas plus tard, parce que le risotto, c 'est le meilleur chaud.

Donc, 19h30.

Je compte sur toi.

Voilà. Oui.

Oui, je sais que tu es maigre. Oui, ma fille.

A tout.

On te dit.

Bah... Bah, tonton Fred !

Pourquoi tu m 'as rien dit ? Pourquoi tu parles ?

De ton cœur.

Je suis tombée sur ton dossier médical en passant chez toi.

Mais tu n 'aurais pas dû le lire. Mais heureusement, je l 'ai lu.

Alors ? Qu 'est -ce que tu veux que je te dise ? Tout.

Je veux que tu me dises tout.

On ne peut pas aller plus loin.

Il va s 'en sortir ? On s 'en décide.

Laissez -nous faire.

Tu comptes te faire opérer quand ? Je ne sais

pas.

Je me suis renseignée sur ta maladie. Ça va aller en s 'aggravant.

Plus t 'attends pour l 'opération, plus tu réduis les chances de t 'en sortir.

Je vais d 'abord terminer l 'enquête et après je verrai.

Mais tu verras quoi.

Arrête de te mentir, c 'est complètement suicidaire ce que tu fais.

Et puis c 'est pas uniquement ça le problème, tu le sais.

Que tu parles ? De la mort de ta femme.

T 'es en rien responsable, alors pourquoi tu continues à te faire du mal

ça ? Non, c 'est pas... C 'est pas ça.

C 'est... Simon... J 'ai pas du tout envie de te

perdre.

Excuse -moi.

Mais capitaine... Comment ça ?

J 'arrive tout de suite.

Qu 'est -ce qui se passe ? C 'est l 'oncle de Jimé. Il est à l 'hôpital. Il

failli mourir.

Comment ? Comment il va ? Je ne sais pas encore.

Ne vous inquiétez pas. Il est costaud. Il va s 'en sortir.

Je ne sais pas.

Parce que vous savez... C 'est mon oncle et...

Il a toujours été là pour moi quand j 'étais petite et tout, alors... Ça va

aller, ça va aller.

Oui.

Alors ? Il a repris connaissance, mais il est encore très faible.

On va le garder en observation.

Mais, qu 'est -ce qu 'il s 'est passé ? On ne sait pas encore.

Ça ressemble beaucoup à une intoxication aiguë.

On lui a fait un lavage d 'estomac.

En tout cas, vous êtes arrivé à temps, une demi -heure plus tard, il était

Mais il pourrait s 'agir d 'un empoisonnement ? Il en a tous les

On va devoir prévenir la police.

Non, mais c 'est fait. C 'est nous, la police.

On peut aller le voir ? Oui, cinq minutes, pas plus.

Il faut absolument qu 'il se repose.

Merci.

Tu te souviens vraiment de rien ? Je suis en train de faire un petit risotto,

puis... J 'ai bu un verre de vin, et après... Plus rien.

On a tenté de vous tuer, M. Gomez.

Et c 'est sûrement Jérôme Dautin.

Dautin ? Encore lui ? Pourquoi Dautin ? Parce qu 'il a disparu.

Depuis plusieurs jours.

On pense que c 'est lui qui a tué Barrel et l 'hôtelier.

Un enterrement de Jean -Pierre Fournier.

Il s 'est rien passé de spécial entre vous ? On s 'est à peine croisés.

Il n 'y aurait pas un vieux contentieux qui serait monté à la surface ?

Je sais pas, une histoire d 'argent ? Ou de femme ?

Enfin, si Jérôme Dautin s 'en est pris à vous tous,

c 'est qu 'il avait forcément une bonne raison de vous en vouloir.

En tout cas, ce coup -ci, je vous mets sous protection policière.

Je vais rester ici cette nuit pour surveiller mon oncle.

Non, vous appelez au petit, vous attendez qu 'il arrête et vous rentrez

reposer, d 'accord ? Et vous ?

Moi, je repasse au commissariat. Je voudrais vérifier deux, trois trucs.

On se retrouve demain matin ? À demain.

Ah, au fait, j 'ai oublié de vous dire, bon boulot, j 'y mets.

Excusez -moi, je...

Je cherchais pas à écouter, mais j 'ai entendu.

C 'est votre petit ami ? Ouais.

Non, en fait, non.

Enfin, je sais plus.

On a rompu. J 'ai rompu, moi, avec lui, il y a un mois.

Il a fait un truc qu 'il aurait pas dû faire.

Vous avez trompé ? Non.

Pire que ça.

Il m 'a demandé en mariage.

J 'avoue que j 'ai un peu de mal à vous suivre.

On était en soirée avec des copains.

Et là, d 'un coup, il s 'est levé et il a dit à tout le monde qu 'on allait se

marier.

Sauf qu 'il m 'en avait pas parlé. J 'étais même pas au courant.

Il voulait peut -être vous faire la surprise.

Oui, peut -être, mais alors, ça m 'a pas plu du tout.

En tout cas, c 'est pas une raison pour le quitter.

Ah si ? Je déteste qu 'on décide à ma place.

Vous avez de la monnaie ?

Putain,

ça, ça va trop vite, hein ? Non, non, non.

Il dit que je suis la femme de ta vie.

Il veut quitter son âge à Bordeaux où il est interne pour venir me rejoindre.

Bon écoutez, moi je ne suis pas votre père et je n 'ai pas de conseil à vous

donner. Mais quoi ? Vous, vous l 'aimez ou vous ne l 'aimez pas

? Je ne sais pas.

C 'est pourtant simple à savoir.

Quand vous pensez à lui, ça palpite ou ça ne palpite pas ?

Mais c 'est compliqué, c 'est compliqué.

En plus, c 'est pas le moment, c 'est pas le moment, voilà.

Donc ça palpite.

J 'ai passé une bonne partie de la nuit à rechercher un lien entre les meurtres

et le groupe Jupiter.

Et ? Et en octobre 1995, une plainte contre les musiciens a été déposée sur

fichier de main courante.

Pour quelle raison ? Ça concerne une certaine Fiona Fuhrman.

Après un concert de Jupiter, elle s 'est retrouvée en coma éthylique.

Elle a failli y passer.

Et comme elle était mineure, ses parents ont accusé les musiciens de l 'avoir

fait boire.

Et même de l 'avoir droguée.

Ce qui est étonnant, c 'est que la plante a été retirée trois jours plus

Exactement. Donc ça serait bien de savoir pourquoi.

Pour être sincère, c 'est pas ma période préférée de numéro.

Moi, c 'est juste que c 'est ma mère qui mettait des tambours dans la voiture

quand j 'étais petite.

Elle était très forte.

Une préférence pour la période jazzy, avec un petit faible quand même pour les

danseurs brésiliens.

Tu verras, tu verras, le capitaine Jimé, tu verras, tu verras, ça va venir s

'arrêter, tu verras, tu verras, et tu te la joueras pas.

Et Toulouse ? Ah, Toulouse ! Mon pays, hors catégorie.

C 'est pas une chanson, c 'est carrément un hymne.

Bonjour. Commandant Keller, capitaine Jimet, police judiciaire.

C 'est à quel sujet ? Nous aimerions parler à Fiona Fuhrman.

Et je peux savoir pourquoi ? À propos d 'une enquête pour meurtre.

Elle a peut -être des informations qui pourraient nous aider.

Elle est là dans le jardin.

Merci.

Fiona Fuhrman ? Oui ?

C 'est mon nom de jeune fille.

Je m 'appelle Lacoste, maintenant.

Oui, c 'est vrai, j 'étais une fan des Jupiters.

Mais j 'étais surtout une ado, mal dans ma peau et carrément destroy.

Mais destroy, c 'est -à -dire ? Disons qu 'à l 'époque, je me cherchais et je

faisais beaucoup de conneries.

Pourquoi vous apportez plantes, alors ? Ah, mais c 'était mes parents.

Ils étaient persuadés que c 'était les musiciens qui m 'avaient poussé à boire.

Et ce n 'était pas le cas.

Non, c 'était moi la fautive.

C 'est pour ça que la plante a été retirée trois jours plus tard ? Ben oui.

Et à l 'époque, il ne s 'est rien passé d 'autre ? Non.

Bon.

Merci.

Allez, pardonnez -moi de vous demander ça, mais comment vous vous êtes

en fauteuil roulant ? La fatalité.

Je suis passée à côté de l 'usine AZF. Le jour où elle a explosé, j 'ai été

fauchée par une poutrelle métallique.

Désolé. J 'ai mis beaucoup de temps à m 'en remettre.

Je dois une fière chandelle à mon kiné qui m 'a redonné espoir.

D 'ailleurs, j 'ai fini par l 'épouser.

J 'ai juste une dernière question.

Frédéric Gomez, c 'était le baffi du groupe.

Et lui, il était là ce soir -là ? Non.

J 'aurais bien aimé parce qu 'il me faisait bien craquer.

Mais c 'était une époque où il allait pas bien dans sa vie.

Et pourquoi ? À cause du suicide de son frère.

Et euh... Comment ça, du suicide ? Ouais.

Ça s 'était passé quelques semaines plus tôt et il arrivait pas à s 'en

remettre.

Bon.

Merci.

On y va.

Au revoir. Au revoir.

Ça va, capitaine ? Euh... Non, attends.

Tu peux éclairer un petit peu plus le visage, là ? Ouais, voilà. Non, non,

bouge pas.

Ouais.

Top. Non, là, c 'est top.

Parfait.

Pourquoi tu m 'as pas dit que mon père s 'était suicidé ?

Quand on venait à Blagnac pour se baigner avec ton père, après on s

là.

L 'aéroport est pas loin, on regardait passer les avions.

Souvent il me disait, tu vois, celui -là un jour on sera à bord.

C 'est là que c 'est passé.

La vérité, tu comptais me la dire quand ? Je sais pas.

Quand t 'étais petite, c 'était trop tôt et... Après, je savais plus comment t

'en parler.

J 'avais le droit de savoir. Oui.

Je suis désolée.

J 'ai pas eu le courage.

Il est mort comment ? Il s 'est tiré une balle dans la tête.

Mais pourquoi ? Je n 'ai jamais compris.

Ton père pouvait avoir des côtés très sombres. D 'ailleurs, il avait déjà fait

une tentative de suicide quand il était plus jeune. Mais depuis qu 'on était

ensemble, il allait bien.

Il allait très bien même.

On était sur le point de partir à Paris. Il avait même rencontré Claude Nougaro.

Claude Nougaro ? Oui.

Je n 'étais pas au courant, vous ne me l 'avez même pas dit.

Il avait réussi à décrocher un rendez -vous pour lui montrer ses textes.

Nogaro a trouvé qu 'il avait beaucoup de talent et lui avait conseillé de tenter

sa chance à Paris.

Ça fait 25 ans que ça s 'est passé et je n 'avais jamais réussi à revenir ici.

Je suis désolée.

Pardon, chère.

Il y a un truc que je comprends pas.

Comment il a pu se procurer l 'arme ? Je sais pas.

Je me suis posé beaucoup de questions aussi à l 'époque. J 'arrivais pas à

croire au suicide.

Et les textes qu 'il a montrés à Nougaro, ils sont où ? Ils sont dans une

chez ton oncle.

Je pouvais pas les garder, je passais mes nuits à lire.

Ça y est, je m 'occupe de toi.

Tu m 'expliques.

Bonjour, tonton.

Ça, c 'est nous.

Concert de fin d 'année au lycée Saint -Sernan, 95.

Je te parle de mon père. Qu 'est -ce qu 'il fait dans le groupe ? Il chante avec

nous. C 'est pas la peine de s 'énerver. Mais si, c 'est la peine de s 'énerver

! Vous m 'avez menti sur la mort de mon père. Vous m 'avez cassé la rencontre

avec Nougaro.

Il y a tous les musiciens du groupe qui sont en train de se faire buter les uns

après les autres. Toi aussi, t 'as failli mourir.

Alors, excuse -moi de flipper.

Pour le suicide, c 'est ta mère qui a voulu garder le secret.

Elle avait peur que ça te fasse du chagrin.

Tu peux l 'entendre, ça, non ? Ton père n 'est pas resté

longtemps dans le groupe.

Pourquoi ? Ce n 'était pas son style de musique.

Ce soir -là, c 'était son dernier concert avec nous.

Donc, si je comprends bien, c 'était juste avant sa mort ? Quelques jours

oui.

En plus, quand c 'est arrivé... Je n 'étais même

pas là.

Tu étais où ? En Espagne, avec un groupe.

Dis -moi sincèrement.

Je ne me cache rien d 'autre ? Au revoir.

On dirait d 'autant.

Bon, je vous simplifie comme d 'habitude.

La victime a été violemment frappée à la tête.

Fracture de l 'os pariétal droit, hématome soudural.

Ça, c 'est la cause du décès.

En revanche, vu l 'état du cadavre, faute d 'autant, il a été tué il y a

quelques jours, voire même une semaine.

Donc il n 'a pas pu commettre les autres meurtres ? Puisqu 'il était déjà mort ?

Non, ça change tout.

Ça veut dire qu 'il y a d 'abord Dautin qu 'on a frappé à la tête, ensuite

Barrel qui prend une balle, le tellier qu 'on a étouffé, et en dernier, votre

oncle qu 'on a tenté d 'empoisonner.

Il n 'y a pas de logique.

Et le mode opératoire, il change tout le temps ? C 'est Jupiter le seul lien.

Merci. Bonne journée.

Commandant, je vais peut -être dire n 'importe quoi. Je ne suis pas sûre à

Mais je pense qu 'il y a un autre lien.

Lequel ? Mon père.

Attention, ça reste une hypothèse.

Mais cette histoire de suicide, il y a un truc bizarre.

Après, bon, c 'est peut -être juste parce que c 'est mon père, je sais pas.

Primo n 'a rien négligé, Dezio toujours faire confiance à son instinct de flic.

Encore votre ex ? Oui.

Il dit qu 'il veut venir me voir.

Et que je lui manquais trop de monde. Oh non, non, franchement, il va fort.

Et à la fois, il lâche pas l 'affaire.

Mais là, il devient vraiment lourd.

Ou alors, il est vraiment amoureux.

Pénile. Non, c 'est pas ça du tout. Excusez -moi, ça fait seulement une

que j 'ai été muté aux archives, je m 'y perds un peu. Moi, je préfère aller au

terrain, mais c 'est ma femme, elle est enceinte, et on attend un enfant.

Remarquez, c 'est quelque chose de devenir père. La dernière fois, on a

'échographie. On est un petit peu pressé.

Premier sous -sol, on y est.

Aller B, oui, c 'est ça.

Troisième travée, dossier numéro 23 077.

Je crois que c 'est là.

Super, merci.

Gomez, oui.

Rapport de police concernant la mort de Joachim Gomez.

C 'est ça.

Tenez.

Vous voulez que je reste ? On se met là ?

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée que vous regardiez ces photos.

Il y a un truc qui cloche.

Regardez.

Je ne vois rien, c 'est quoi ? La guitare de mon père.

Les cordelles étaient inversées.

Il était gaucher.

Continuez.

Là.

Il tient le pistolet de la main droite.

Ça voudrait dire qu 'il aurait été tué ?

J 'en ai bien l 'impression.

D 'accord.

Mais là, il y a autre chose qui ne colle pas. C 'est comment le policier chargé

de l 'enquête a pu laisser passer un truc pareil ? Et alors, c 'est qui ?

Mais il manque les dernières pages du rapport.

Ah, ça y est, j 'ai trouvé.

Dossier 23 077.

Ah oui, vous avez raison. Quelqu 'un est bien venu consulter le dossier il y a

trois jours.

Par contre, il a dû oublier de signer le registre parce qu 'il n 'y a pas son

nom.

Votre caméra de surveillance, elle fonctionne ? Aucune idée.

Vous pouvez demander ? Oui, bien sûr.

Gordain, tu vas tout nous raconter sur la main de Joachim Noves.

Attends, de quoi tu parles là ? Tu me portes du meurtre, que t 'as maquillé en

suicide ! Bordel, je comprends pas ! Arrête de mentir ! On t 'a vu sur la

surveillance ! Ok.

Allez.

À l 'époque, je sortais pas mal.

Et j 'aimais bien faire la fête avec un copain qui était avec moi à l 'école de

police.

Lui, il s 'est fait virer.

Jérôme Dautin ? Oui.

Et puis un jour, je me suis laissé embarquer dans une partie de poker.

Et j 'avais pas mal bu.

Et Dautin m 'a complètement lessivé.

Alors je lui devais un gros paquet de thunes.

Tu étais incapable de rembourser. Mais c 'est quoi le rapport avec Gomez ? Un

soir, Dautin m 'a appelé.

Il était super nerveux. Lui et ses potes venaient de s 'engueuler avec Joachim

Gomez. Et ça avait dégénéré.

Donc si je rendais service, il est facilement l 'ardoise.

Comment ça, dégénéré ? C 'était une embrouille entre musicos.

Je crois qu 'un producteur voulait leur proposer un contrat, mais Sanjou Hakim,

il voulait pas signer.

Évidemment. Il voulait quitter le groupe et monter à Paris.

Voilà, mais ses potes voulaient pas le laisser partir.

Bref.

Ils l 'ont menacé.

Et Dota a sorti une arme, mais pour la pressionner, quoi. Il lui a mis la

flingue sur la tempe.

Le coup est parti, mais bon, c 'était un accident.

Un accident !

Bordel, mais comment t 'as pu croire une histoire pareille ? Total m 'a pas

laissé le choix.

Tu connais pas, mais ça a toujours été un fou furieux, complètement ingérable.

Je suis allé rencontrer ma femme.

Il a menacé de s 'en prendre à elle.

J 'étais vraiment, j 'étais coincé.

Alors, j 'ai démerdé pour récupérer l 'enquête. Et même s 'il y a un meurtre,

sans tuer...

Donc,

si je comprends bien...

D 'autant, reviens à la charge 25 ans plus tard et tu l 'as tuée. Et après, t

'as liquidé tous les autres pour pas qu 'on monte jusqu 'à toi, c 'est ça ? Non,

mais pas du tout. Mais j 'ai pas pété.

Enfin, je dis pas à l 'assassin.

Tu sais bien, ça fait des années qu 'on se connaît, non ? C 'est vrai, c 'est

vrai, ça fait des années.

Là, je te regarde et puis je me dis que je te connais pas.

On a vérifié son emploi du temps pour les meurtres, ça peut pas être lui.

En tout cas, avec tout ce qu 'il a fait.

Complicité de meurtre, falsification de preuve, entraînement à la justice.

Je te jure, je ne vais pas le rater.

Bon, si ce n 'est pas lui le coupable, alors c 'est qui ? Pour moi, c 'est

forcément quelqu 'un qui veut venger la mort de Gomez.

Toi, tu as une idée ? Oui.

Mais elle ne me plaît pas du tout.

Cario. Tu peux te renseigner sur l 'emploi du temps de Nathalie Jimet

les meurtres ? Jimet, il y a un rapport avec Cécile ? Bah oui, c 'est sa mère.

Tu demandes juste d 'un bornage de son portable pour l 'instant. Tu vas pas l

'interroger, moi je passerai la voir après.

Et surtout, tu dirais rien à Cécile. Bien sûr, je m 'en occupe tout de suite.

T 'avais pas arrêté, toi ? Ouais.

Je t 'avoue que l 'histoire avec Blandin, ça m 'a fait tout drôle.

Ouais, moi aussi.

Ouais, enfin drôle, c 'est pas vraiment bon.

Je m 'en dors, il s 'est libéré.

Je suis désolé, c 'est la procédure. C 'est parce que c 'est votre pote, c 'est

ça ? Mais non, mais j 'y suis pour rien. Bien sûr.

C 'est ça, votre conception de la justice ? Mais moi, j 'avais confiance

vous, moi.

Moi, j 'avais confiance en vous. Je peux parler, oui.

La procureure n 'a pas jugé bon de le garder en détention. J 'y suis pour

enfin.

Bon, puis je connais Isabelle. Elle va charger Blondin au maximum.

Mais ça, j 'espère, j 'espère.

Parce que c 'est hors de question qu 'il s 'en sorte, ce connard.

Je vais vous emmener à l 'hôpital, je vais vous emmener à l 'hôpital. Non,

non, ça va pas, c 'est normal.

Oui, maman, j 'en suis sûre, c 'est pas un suicide.

C 'est le musicien du groupe, il est coupable.

Mais parce que le policier chargé de l 'enquête, il avait trafiqué le rapport.

Blondin.

Oui, il était complice, il va être poursuivi.

Mais là, ils l 'ont libéré parce que c 'est la procédure.

Oui, maman, je suis d 'accord avec toi.

Mais ça te sert à rien de t 'énerver.

Maman, faut que je te laisse. D 'accord, bisous.

Alors, il va comment ? Mieux.

Mais encore une fois, on a frôlé la catastrophe.

Mais comment ça ? L 'infarctus en soi est bénin. Par contre, l 'insuffisance

mitrale s 'est encore aggravée.

Euh... L 'insuffisance mitrale ? Mais c 'est quel air ? Un grave problème de

valve cardiaque. Si on n 'opère pas très vite, il est condamné.

Mais je comprends pas pourquoi vous l 'opérez pas, alors ?

Qu 'est -ce que vous faites ?

Bah, vous voyez bien, c 'est ma vie.

Mais c 'est pas possible.

Il faut vous reposer.

Non, mais ça va. C 'est juste un malaise.

Non, c 'était pas juste un malaise. Et ça, vous le savez très bien.

Allez, venez, on sort d 'ici.

Comment, non ? Je viens de parler au médecin. Pourquoi vous refusez de vous

faire opérer ? Votre cœur est malade.

Écoutez, enfin... Oui, vous avez raison, mon cœur est malade. Mais ça fait déjà

longtemps. Depuis la mort de ma femme, en fait.

Elle s 'appelait Cécile, comme vous.

Et qu 'est -ce qui s 'est passé ? Elle racontait moins.

Elle racontait quoi ? Il s 'est passé... Il s 'est passé qu 'à l 'époque, j

'avais beaucoup de boulot.

Il y avait une affaire qui me prenait la tête.

Je dormais pas.

J 'étais sur les nerfs.

Et ensuite, on s 'est engueulés.

Bêtement.

Le temps est monté.

Moi, j 'ai eu des mots blessants.

Des mots...

Ils sont encore là.

C 'est que je regrette.

Et si j 'étais furieuse ? Elle est partie en claquant la porte.

Et après ? Après, c 'était une heure plus tard,

quand les pompiers m 'ont appelé pour me dire qu 'elle avait eu un accident.

Qu 'elle était morte.

Vous vous sentez coupable ? Tout ce que je sais, c 'est que

depuis ce soir -là, il y a quelque chose qui s 'est cassé.

Je n 'arrive pas.

Je n 'arrive pas à avoir envie de réparer ça.

Vous ne pouvez pas faire fin.

Il faut vous battre.

Vous savez, il y a des gens qui vous aiment et...

Qui veulent pas vous perdre.

Comment ? Moi, c 'est la première enquête que j 'ai avec vous.

Et moi, j 'ai pas du tout envie que ce soit la dernière.

Moi aussi, je vous aime bien.

Cécile.

C 'est vous qui aimez avec cette voiture ? Oui.

Non.

Vous êtes en état de conduire.

Je vous ramène chez vous.

Ouais, Kiryu, tu as mes renseignements ? Ouais, pour le bonheur de la mère de

Susie, il n 'y a rien de suspect.

Elle était chez elle au moment des crimes.

Merci.

C 'était pour quoi ? Rien d 'important.

Sous -titrage MFP.

Ça y est, je crois que j 'ai compris.

Canal du Midi.

Ici.

C 'est là qu 'on a repêché le corps de Jérôme d 'Autun.

D 'accord.

L 'église Saint -Sernin.

On a retrouvé le corps de Sébastien Barrel.

J 'ai compris.

La

place

du Capitole.

Là. C 'est là qu 'on a découvert le corps de Franck Letellier.

Chaque lieu correspond à la chanson de nos garous.

Comme si l 'assassin avait signé ses crimes.

Mais sauf qu 'il n 'y a pas trois victimes. Il y en a quatre.

Il y a mon oncle.

Et ton adresse, elle ne correspond pas à la chanson.

Vous avez raison, c 'est s 'il y a un problème.

Votre oncle n 'est pas une victime.

C 'est le coupable.

Ah non, mais ce n 'est pas possible.

On a essayé de le tuer.

C 'était une mise en scène. Ils savaient que vous alliez arriver.

Non.

Opeti ne répond pas.

J 'y vais.

Attendez, attendez.

Fred ! Fred !

Regarde.

Au petit.

Au petit.

Au petit.

Ça va ? Ça va,

ça va.

J 'ai la tête comme une enculure.

Qu 'est -ce qui s 'est passé ? J 'ai rien compris.

Je surveillais l 'entrée du magasin.

Gomez m 'a rejoint.

Comme si de rien n 'était, il m 'a foutu un violent coup sur le crâne.

Cariou, qu 'est -ce qu 'il se passe ? Merci.

Cariou, envoie une ambulance au magasin de musique chez Gomez.

On est assommé au petit.

On a enlevé Blondin il y a 10 minutes devant chez lui. Un voisin a tout vu. La

description correspond à votre oncle.

Où est -ce qu 'il a pu l 'amener ? Je ne sais pas, mais ça a forcément un lien

avec la chanson de Nougaro.

Il y a quoi comme lieu ?

Il y a l 'église Saint -Sernin, le canal du Midi, la place du Capiteur... Il y a

quoi d 'autre ? La brique rouge des Minimes ? Non, c 'est pas ça.

Il y a la Garonne, les buildings sont plus hauts, à Blagnac... Blagnac ?

C 'est là que mon père a été tué ? Ça colle.

On y va.

L 'ambulance arrive.

Coupe le moteur.

Sors.

Sors ! Comment il a su pour Blandin ? C 'est ma pote.

J 'ai tout raconté à ma mère, elle a dû lui dire.

Arrête -toi, arrête -toi ! Avance ! Calme -toi, calme -toi ! Calme -toi !

de décoller ! Avance ! Arrête de décoller ! Explique -moi, explique -moi

Allez, Blandin ! Allez, avance, hein ! Tu m 'emmènes où, la très gueule ?

Allez, arrête ! Allez !

Arrête de déconner, qu 'est -ce que je t 'ai fait ? Je m 'appelle Frédéric

Gomez.

Joachim Gomez était mon frère, il est mort ici assassiné il y a 25 ans.

Attendez, je voulais pas ça en vrai, j 'ai tué personne. T 'as couvert les

salauds qui l 'ont fait, et pour moi c 'est pareil.

Mets -toi à genoux.

À genoux ! Non, me tue pas, je te jure, c 'est un accident.

Un accident ? Déconne pas, déconne pas.

Écoute ce que c 'est un accident, écoute dire, hein ! Simon ! Fred ! Arrête !

Simon, il va me tuer, il va me tuer !

Prends ton arme ! Laisse -moi passer à mon père.

Moi, je n 'en ai pas besoin de cette vengeance.

Ce n 'est pas ça qui va me rendre mon père.

Écoutez -la, ne m 'obligez pas à tirer. N 'approche pas.

N 'approche pas ! Je ne veux pas le perdre.

Mais il ne va pas s 'en sortir comme ça. Il va payer, il va aller en ton, le

savier foutu ! Fais -moi confiance.

Tonton, s 'il te plaît.

Donne -moi ton arme.

Comment t 'as compris ?

C 'est Fournier qui m 'a tout balancé.

Quand je suis allé voir à l 'hôpital sur son lit de mort, il voulait sans doute

partir plus léger.

C 'est là que t 'as décidé de te venger ? Non, à l 'enterrement. Quand ils sont

tous venus me serrer la main les uns après les autres avec leur bonne tête de

faux cul.

Alors que c 'était tous des assassins.

Mais pourquoi t 'es pas venu me le dire ? Mais je vois qu 'il m 'est mort il y a

25 ans.

Il y a prescription.

Tu t 'aurais fait quoi ? Tu vois ?

T 'oublieras pas d 'aller récupérer la guitare de ton père au magasin ? Hein ?

Tu promets, hein ? Fais attention à toi.

Ça va aller ? Ça va aller.

Vous savez, j 'ai réfléchi.

Et moi non plus, j 'ai pas envie que ce soit notre dernière enquête ensemble.

Tu sais, chérie, savoir que ton père s 'est pas suicidé, ça m 'a libérée.

Comme mon père ? Parce que pendant toutes ces années, je croyais que c

ma faute.

Pourquoi tu dis ça ? C 'était surtout moi qui voulais qu 'on quitte Toulouse.

Je croyais tellement en lui, je me disais que j 'en avais peut -être trop

demandé.

C 'est mon vol.

Ah ouais ? Je te cache pas que ça me fout un peu la trouille d 'aller m

'installer à Paris. Mais moi ? Je te cache pas que je suis hyper fière d

eu le moment qu 'il va devenir conservatrice au musée du Louvre.

Tu vas me manquer.

Bon, tu fais attention à toi.

Oui. Tu viens me voir dès que tu peux. Oui, promis.

Oui, commandant.

Bon, alors, tu vois que la tablette que tu m 'as offerte, je commence à

maîtriser. Ah oui, oui, je constate. Bon, je ne suis pas encore complètement

'aise. Vu que je suis coincé ici, je pense que je vais très vite devenir un

crack. Moi, je n 'en doute pas une seconde.

Et vous m 'appelez juste pour ça ? Non, pas vraiment.

C 'est au sujet de ton petit ami.

Je voulais m 'assurer que tu n 'oubliais pas les fondamentaux.

Ça palpite ou ça ne palpite pas, c 'est le plus important.

Ah ben, je te laisse, j 'ai de la visite.

Mais ça te regarde pas. Voilà, prends soin de toi.

Attends, attends.

T 'es vraiment très belle.

Merci.

Et toi, je te trouve plutôt pas mal avec le cœur tout retapé.

Appelez Benjamin.

Allô Benjamin ? Ouais, c 'est moi.

Tu vas bien ? Je voulais savoir... Qu 'est -ce que tu fais ce week -end ?

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