All language subtitles for Meurtres à ... Meurtres à Chateau-Thierry (Fables mortelles)

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Original subtitles

Un mâle qui répand la terreur, mâle que le ciel en sa fureur inventa pour punir

les crimes de la terre.

La peste, il faut l 'appeler par ton nom, capable d 'enrichir en un jour l

'acquéreau, se fait aux animaux la guerre.

Tu as une touche ? Oui.

Oula ! Non, merci monsieur, ça ne va pas être possible.

En fait, tu ne m 'as pas dit ? Comment ça s 'est terminé avec ton champion de

bowling ? Vite et bien.

Je ne trouvais qu 'un avec pour mon fils.

Il n 'a pas complètement tort.

Il a quel âge, Stan, maintenant ? 16 ans, c 'est ça ? Dans 3 ans, il est

C 'est le moment de repenser à toi.

Tu comptes te recycler comme coach de vie ?

Tu le surprotèges. Je sais qu 'au fond de toi, ça te rend malheureuse.

Appel à témoins. Votre coéquipier s 'est mis à écrire des chansons fleurs

bleues. Venez nous faire part de votre expérience.

Combien de jours sans clope ? Trois jours, huit heures, 47 minutes et 21

secondes.

Tu restes pour une tarde.

Franchement, tu ne peux pas continuer à vivre comme ça, enfermé dans ta

carapace.

Le bonheur t 'attend quelque part, il suffit que tu lui ouvres les bras.

On va s 'arrêter au tabac, payer une paire de touches.

Laisse -moi te présenter un pote.

J 'ai essayé, tes potes, il y a deux ans, t 'as oublié.

Au contraire, je me souviens.

C 'était même hyper bien parti.

Jusqu 'au moment où tu t 'es refermé comme une huître.

Alors, t 'as les bons mots, mais pas dans le bonheur, non. C 'était hyper

quand je suis partie.

Capitaine Alfondi, on prend ? Comment ça on prend ? Vous donnez le nom de la

victime ? Monsieur, Patrice, mesdames.

On arrive.

Mais tu fais quoi là ? On a fini d 'automne, on met ça aux collègues ? Pour

fichas ? Il ne

mourrait... Il ne mourrait... Il ne mourrait pas.

Tous, mais tous étaient frappés.

Allez, concentre -toi, Diane.

Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés. On envoyait... On

envoyait point... On envoyait point... On envoyait... On envoyait

point... Bon, encore lui ! Diane, oui, je te rappelle !

Encore vous ? Complètement dingue. Vous me faites peur en plus.

Ah ouais ? Moi je suis pas peur. J 'appelle la police.

Eh oh ! Vous allez où là ? Encore escalader l 'imam de mon cabinet.

Je vais venir l 'arrêter tout de suite.

Ah pardon maman, qu 'est -ce qu 'il y a ?

Quoi ?

Oui

maman, j 'arrive tout de

suite.

Alors, marque de violence ? Nope.

Je pense que la mort est vraiment fraîche.

Je dirais moins d 'une heure.

S 'il n 'y avait pas toute cette mise en scène, j 'aurais dit malaise cardiaque.

On n 'a pas de peau, Marc. Ça a vraiment la gueule d 'un meurtre.

Tu n 'arrives pas à l 'enlever ? Non, il doit y avoir une sorte de colle.

Mais je ne vais pas forcer, on va attendre d 'être à l 'institut.

Tu dirais un loup ?

Merci Marc, t 'as pas autre chose ? Si, ça me rappelle le guisement des mômes au

jour des gens de La Fontaine. Ah, bienvenue.

J 'ai appelé le tribunal.

La victime devait présider un procès ce matin.

Pas ici évidemment, puisque le palais est fermé, mais il était attendu au

tribunal de Lens.

Maman.

Son premier procès d 'assise.

Il était si fier.

Pardon.

Il va falloir qu 'on soit très courageux.

C 'est ce qu 'il aurait souhaité.

Il faut qu 'on retrouve son assassin.

Le procureur t 'a dit à qui ils ont confié l 'enquête ? À la police

judiciaire, je crois.

Oui, bien sûr.

Maman, je dois repasser au cabinet.

Je reviens.

Vite.

Ça va aller ?

Bon, j 'ai trois hypothèses.

Poison, oiseau ou poison.

On va envoyer les prélèvements, mais vous savez comment ils sont, les gars de

toxicologie. Si on insiste vraiment fort, ils auront peut -être répondu dans

an. Moi, j 'ai un pote toxicologue.

Ça fait hyper longtemps qu 'il veut me voir. En plus, je crois qu 'il est en

vacances en ce moment.

Ça te dérange si on demande à Julien de donner un coup de main ? Quoi ?

Ça va, Lucia ? T 'es toute pâle.

Fais au mieux, Marc.

Bonjour,

monsieur.

Ça va rentrer.

Il y a un truc écrit à l 'intérieur.

Quoi ? Regarde.

Un loup quelque peu clair.

Bonjour Messire.

C 'est un truc ancien, c 'est un genre poésie nous. Ouais.

A mon avis l 'assassin nous l 'a joué aux couleurs locales.

Le masque du loup, la Tatian, Château Thierry, la ville natale de Jean de La

Fontaine, blablabla.

T 'as raison, faut qu 'on vérifie d 'où vient la citation.

Tu crois pas ? Betty ?

Qu 'est -ce que t 'as là ? T 'es complètement ailleurs.

T 'as besoin d 'une bonne cure de vitamines, toi.

L 'habitation, je m 'en occupe.

Tu vas où ? Faire la recherche.

On a Internet, tiens.

Capitaine Alfonsi.

Maître Ménard, avocat à la cour.

Je peux vous poser une question ? Vous trouvez ça normal de vous occuper de l

'enquête sur mon père ? C 'est -à -dire ? C 'est -à -dire que je sais très bien

qui vous êtes.

Ce que vous faites est illégal.

Les proches d 'un défunt ne peuvent pas faire partie des professionnels chargés

d 'éclaircir les circonstances de sa mort.

Déjà, tu peux me dire tu, Thibault.

Vous connaissez mon prénom ? Je connais toutes les pierres de cette ville, c

'est pas pour passer à côté de toi.

Eh bien, je ne sais pas ce que vous, enfin, ce que tu crois faire ici.

Mais si je révèle ce que je sais, vous pouvez dire adieu à votre carrière.

T 'es venu m 'empêcher de faire mon travail ? Fais -moi virer, t 'es pas

'apprendre ce qui est arrivé à notre père.

Et si c 'est comme ça, moi aussi je veux participer.

De quoi tu parles ? Je veux être présent pendant toutes les investigations.

Je suis sûr que je vous serai très utile.

J 'ai loupé un truc ? Tu viens d 'être muté à l 'APJ ? Selon le blogueur de

Laine Judicière, je suis le troisième meilleur avocat pénal du département. Un

puits de science en matière criminologique.

Et puis j 'ajoute que je connaissais très bien papa.

Attends, je comprends pas là.

On va faire comme d 'habitude.

On va prendre ta déposition et basta.

Très bien.

Alors moi aussi je ferai comme d 'habitude.

Je signalerai au procureur que l 'enquêtrice principale sur le meurtre de

père est aussi sa fille naturelle.

Fille naturelle ? Qu 'est -ce que tu veux, en fait ? Je veux être présent à

titre d 'observateur.

Je veux rendre ce dernier hommage à papa.

Je veux aussi m 'assurer que vous ferez le maximum.

Et puis, je ne trouve pas ça juste que tu sois favorisé par rapport à moi.

Ça ferait bien la première fois que je serais favorisée par rapport à toi.

C 'est horrible ce qui lui est arrivé, non ?

Bon,

tu t 'y connais en citation ? J 'ai la culture solide d 'un

honnête homme.

Un loup quelque peu clair, ça te parle ?

Ah oui, c 'est les animaux malades de la peste, de la fontaine.

T 'es sérieux ? Ma fille est en train de l 'apprendre à l 'école.

Ok, merci du tuyau.

Écoute, Laetitia.

Je peux être un atout.

Une carte maîtresse.

Bon, c 'est une très mauvaise idée.

Mais je n 'ai pas besoin de publicité négative auprès du procureur.

Tu m 'avais fait sur l 'enquête ? Je te préviens, tu me gênes ne serait -ce qu

'une fois et je te vire.

C 'est bien compris ? Je peux le voir.

Tu veux me dire ce que tu fais, ce mec ? Qu 'est -ce que t 'as depuis ce matin,

là ? T 'es fait croquer par un zombie ? T 'as pris des médocs ou quoi ? D

'ailleurs, on va où ? À la mairie. Je vais vérifier les images de vidéos

surveillance.

Tu m 'expliques ce qui se passe.

Ce mec, c 'est mon demi -frère.

On se connaît pas.

Le corps qu 'on a retrouvé ce matin, c 'est celui de notre père.

J 'étais une casier étrangère pour lui. On se voyait une ou deux fois par an.

Et voilà.

C 'était mon père.

Je ne sais pas trop quoi te dire.

Ne t 'inquiète pas.

Je suis son erreur de jeunesse.

Et ce demi -frère, donc, avocat, menace de me dénoncer si je ne lui laisse pas

citer l 'enquête.

Mais pourquoi ? Tu n 'as pas le droit d 'enquêter sur ta famille.

Tu fais ce que tu veux, moi je continue.

Laetitia !

Mais qu 'est -ce qu 'on risque ? Mais rien.

Mon père ne m 'a pas reconnu au regard de la loi, je ne suis pas certaine.

Très bien qu 'avec les proches, on n 'a pas les mêmes réflexes. On n 'était pas

sûrs.

Écoute, on est besoin.

Je ne te laisserai jamais tomber.

Merci, Marco.

Et pour ton père, je suis vraiment désolé.

Voilà, ce sont les images de l 'ancien palais de justice ce matin.

Merci madame.

Je vous en prie. Merci madame.

Ok, l 'endroit où le corps a été déposé est hors champ.

Il n 'y a rien à tirer les caméras de surveillance.

En même temps, je ne suis pas surprise.

En conclusion, il connaît très bien la ville et il sait y faire.

Ok, mais on commence par quoi, du coup ? Il faut faire le profil

psychosémantique de l 'assassin.

Je peux appliquer une degrée de lecture ? Pardon, mais on n 'a pas été présenté.

Lieutenant Balestra ? Maître Thibault Ménard, avocat à la cour. Le lésis

confirme que la victime n 'a pas été tuée, là on l 'a retrouvée. Donc la

première chose à comprendre, c 'est où est la vraie scène de crime.

On a récupéré son téléphone ? Non, non, on n 'en a pas trouvé sur lui.

C 'est intéressant, ça.

Il y a peut -être un truc à l 'intérieur qui pourrait accuser le tueur.

Donc on fait la recherche classique de téléphonie.

Dans 90 % des cas, si on sait où le portable a borné la dernière fois, on

où la victime est morte.

Ok, je m 'en occupe, mais il y a toujours un délai.

Sinon, en attendant ? Comme d 'habitude, on interroge les proches, les voisins.

On passe la maison, on paie une fin pour voir tout ce qu 'on peut trouver.

Excusez -moi, il est impossible de passer à côté du propos du tueur.

Il faut que nous découvrions ce que Jean de La Fontaine vient faire dans cette

histoire. Le vrai travail de flic, d 'abord.

Je me permets d 'insister.

La classe de ma fille a une visite au musée Jean de La Fontaine cet après

C 'est l 'occasion rêvée de poser des questions à des spécialistes.

Non, allez, venez avec moi.

Vous connaissez bien La Fontaine ? Oui.

Oh,

regardez ça.

C 'est une édition originale de Gustave Doré. On parle de quel niveau à peu près

? Si je vous dis la cigale et la fourmi, ça vous dit quelque chose ? Oui, bien

sûr.

Le lièvre et la tortue.

Oui, oui.

Les deux pigeons, on est toujours bon.

Deux pigeons ? Moyen, non ? Et la chauve -souris, le buisson et le canard ? Vous

êtes sûr de ne pas les inventer au fur et à mesure ? Suivez -moi.

On s 'installe au silence, s 'il vous plaît. Vous avez été très sages dans

la visite.

On va donc parler de cette fable de La Fontaine que vous connaissez maintenant

bien, les animaux malades de la peste. Voilà, ça me paraît parfaitement adapté.

Alors, les enfants, qui est -ce qui peut me rappeler ce que dit La Fontaine à

propos de la peste ? Diane.

Ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés.

Exactement. Est -ce que tu peux m 'expliquer ce que ça veut dire ? Non ?

autres ?

Non plus ? Bon, alors, je vous raconte, OK ? Excusez -moi, est -ce que vous

pourriez fermer les portes, s 'il vous plaît ? Simon, tu m 'aides avec les

loulous ? S 'il vous plaît, restez concentrés.

C 'est bon, Simon ? C 'est bon, oui. Alors, c 'est parti.

Il était une fois, dans le royaume des animaux, une épidémie qui fait de tels

ravages que leur roi, le lion, convoque tout son peuple.

Il leur explique.

que si le ciel leur a envoyé une épreuve si horrible, c 'est pour punir un crime

que l 'un d 'entre eux doit avoir commis.

Alors les animaux organisent un grand procès pour comprendre d 'abord lequel d

'entre eux est le plus coupable et qui, par conséquent, doit être puni pour

mettre fin à cette maladie.

C 'est le roi, le lion, qui passe le premier aux aveux. Et je peux vous dire

ces crimes sont sérieux. Ils sont même terribles.

Mais le renard déploie alors toute son éloquence pour expliquer pourquoi

le roi n 'est en fait pas du tout coupable. Non. Et il en est ainsi de

autres animaux qui sont dangereux.

Arrive alors l 'âne.

L 'âne qui est le plus doux, mais aussi le plus naïf des animaux.

Il avoue avoir mangé un peu de gazon là où il n 'avait pas le droit.

Beaucoup peuvent se faire pardonner.

En profitent pour faire tomber la tentance sur le malheureux. C 'est l

doit être punie pour faire cesser la peste.

La fontaine et la sable nous apprennent que ce ne sont pas toujours les plus

méchants qui sont punis, non.

Mais ceux qui peuvent le moins se défendre.

Vous comprenez ? Voilà.

Allez, il est l 'heure de rentrer à l 'école.

Vous allez récupérer vos manteaux dans le silence, s 'il vous plaît.

Simon, tu peux les accompagner ? Oui.

Pardon, madame.

Est -ce qu 'un procès comparable a eu lieu à l 'ancien palais de justice de

Château -Thierry ? Pas à ma connaissance, non.

Mais l 'ancien palais de justice est devenu célèbre dans toute la France au

siècle, grâce à Paul Magnot. C 'était un magistrat qui justement a fait mentir

la morale de cette fable. Il refusait, contrairement à tous les autres juges de

son temps, de condamner ceux qui volaient du pain pour vivre.

Voilà. Je ne sais pas si ça peut vous être utile.

Ça l 'est.

Merci beaucoup.

Je vous en prie.

Bonjour Delange. Bonjour Madame Alfonsi. Vous allez bien ? Très bien et vous ? J

'ai hâte de vous voir. Pareil. Comment va Stan ? Ça va.

Vous le saluerez pour moi. Je me souviens que ce n 'était pas un

de La Fontaine.

Non, on ne peut pas dire ça.

Sinon, je voulais vous demander, depuis ce matin, on a des raisons de s

'intéresser aux masques d 'animaux en papier mâché que les enfants fabriquent

pour les journées La Fontaine. Oui.

Est -ce que vous auriez remarqué, je ne sais pas, un collègue ou un ancien élève

particulièrement fasciné par ces masques ?

Vous savez, on doit être une centaine d 'instituteurs dans tout Château -Thierry

et chacun de nous enseigne ses techniques à nos élèves, donc ça fait un

monde. Oui, je comprends.

Voilà. Bonne journée. Merci.

Au revoir.

On a les relevés téléphoniques de la victime.

Bon,

ben que des numéros pro et famille, rien qui nous intéresse.

Quant à la dernière fois que son portable a borné, c 'était à son

trois quarts d 'heure avant qu 'on trouve le corps.

45 minutes. Oui, trois fois 15.

C 'est pas bon, c 'est 45 minutes que le crime a dû avoir lieu.

Comme dit le grand criminologue finlandais Anders Knut, le crime est d

code sous forme de puzzle.

Ne négligez pas les faits.

Notre travail consiste à comprendre ce qui s 'est passé pendant ces 45 minutes.

Alors, récapitulons les éléments à notre disposition.

Petit 1, un président de cour d 'assises assassiné.

Petit 2, son corps retrouvé.

Devant l 'ancien palais de justice, à plus de 75 km du tribunal où il devait

officier, petit roi, un masque de loup à l 'intérieur duquel on a trouvé une

citation extraite d 'une fable de Jean de La Fontaine qui évoque un procès.

Le tout nous dit quoi ? Que le thème travaillé par l 'assassin est le thème

de... de l 'injustice ! Alors...

Voilà ce que je vous propose.

C 'est peut -être pas la peine. Suivons la méthodologie du profiler du FBI,

Robert Ressler, et dressons son profil socio -psychologique.

Quelle est sa signature ? Une fascination morbido -stylone artistique

'enfant, lisible à travers une évocation criminello -fétichiste de Jean de La

Fontaine. Voilà.

Ce mec devrait être ivré avec une boîte d 'aspirine.

Bon, on commence par aller chez la victime.

Il faut qu 'on comprenne comment son corps a pu se transporter jusqu 'au

de l 'ancien palais de justice.

Une idée ? Je monte dans ta voiture. J 'ai un ou deux trucs à me dire.

D 'accord.

Très bien, faisons comme ça.

Je me permets juste de te faire remarquer que c 'est toujours pareil.

L 'intelligence est opprimée avant qu 'on s 'aperçoive qu 'elle aurait été

utile. Quand je dis ça, je ne dis rien. Eh ben dis rien alors.

Si je puis me permettre, tu m 'as dit que tu connaissais tout dans cette

Qu 'est -ce que tu sais sur moi ? Eh ben je sais que ta fille est née à 10 ans,

qu 'elle porte le très joli prénom de Diane, qu 'elle a un petit frère,

qui a 5 ans, et ta femme s 'appelle Delphine et elle est médecin pompier.

Tu sais, à ma majorité, mon père a tenu à me révéler ton existence.

Moi aussi, j 'ai fait ma petite recherche.

D 'ailleurs, ton fils, Sam, il va bien ? Et ton père, toujours éducateur sportif

? Bien tenté.

Mais mon fils ne s 'appelle pas Sam, mais Stan.

Et pour le reste, je ne peux pas te dire, j 'ai voulu l 'élever seule.

Les pères, ce n 'est pas trop mon truc.

C 'est parti ? Oui.

Ah, juste une chose.

Voilà, papa m 'a fait promettre de garder le secret.

Alors ça serait bien de ne pas faire de gaffe avec ma mère.

Tu veux que j 'essaie de simuler ma non -existence ? Maman n 'a aucunement

besoin de savoir qu 'en plus de dirige l 'enquête, tu es la fille de son défunt

mari.

Attends, elle ne sait rien de rien ? C 'est plus compliqué que ça.

Je ne suis pas certain qu 'elle soit prête à reconnaître ouvertement que tu

existes, que tu trouves l 'amour propre.

Franchement, si elle ne s 'en est toujours pas remise depuis le temps.

Elle vient de perdre son mari, c 'est juste une question de décence. Bien sûr,

oui.

Il n 'y avait rien d 'étrange depuis le dernier temps ? Non, rien.

Mon mari avait une vie très bonne.

Il se disait qu 'il se passait autrement.

Il était comme ça. Et ce matin, il était comme d 'habitude ? Oui, je crois.

Racontez -moi ce qu 'il a fait.

Je sais qu 'il était attendu aux attises tôt ce matin.

Mais je ne sais pas à quelle heure il est parti, ni ce qu 'il a fait avant.

Je n 'ai pas dormi ici.

Ma soeur a la sclérose en plaques et elle a souvent besoin de moi.

Je dors chez elle au moins deux fois par semaine.

Vous n 'avez rien remarqué d 'inhabitant pendant les temps ? Votre mari n 'était

ni inquiet, ni invité ? Non, je ne vois pas.

Je vais... Oh ! Vous

vouliez faire attention tout de même ! Ce sont des souvenirs de famille très

précieux.

Faut te respecter, c 'est pas tout petit.

Quel journal ? Ils veulent savoir qui mentionnait pour la vie de décès.

Juste nous deux, évidemment.

Ils demandent si on annonce une cérémonie. Non, ils voulaient que les

soient dispersées à la boule. On fera tout là -bas.

Capitaine, j 'ai fait le tour des voisins, rien d 'intéressant.

Merci Maurice.

Papa était un de ces héros de la robe qui sont l 'honneur de la magistrature

française.

Caton, Achille de Harley, je ne peux le comparer qu 'à des hommes de cette

trempe. Alors, certes, un être semblable ne peut pas se faire beaucoup d 'amis.

Mais, pour répondre à votre question, Je ne crois pas qu 'il ait eu à proprement

parler d 'ennemis.

Ok.

J 'ai besoin d 'une clope.

Hé, ton gars, là.

Ça va pas être possible.

J 'ai trouvé ça dans les affaires de mon père.

T 'es mignonne, non ? C 'est craquant, toi.

Aux malétilles.

Oh, allez.

Ça va aller, courage.

Attends, il y a quelqu 'un, là.

S 'il vous plaît, je peux vous aider ? Qu 'est -ce qu 'ils font ? Oh, attends

-là, toi ! Viens ici !

J 'avoue, je tire !

Viens, je me laitille.

J 'ai bien fait d 'arrêter la clope.

Je consacre ma vie à défendre la présomption d 'innocence, mais là, je n

le moindre doute.

Ce type est un assassin.

Oui, enfin, tu ne te mouilles pas trop, il devait comparaître aux assises ce

matin.

Je ne parle pas de ça, je suis... sûr et certain que c 'est cet individu qui a

tué papa.

Je ne sais pas comment l 'expliquer. Je le sens dans toutes les fibres de mon

corps. Oula, tranquille.

Je suis sûre que tu es hyper fort pour résoudre les crimes dans les bouquins,

mais là, on est dans la vraie vie.

Regarde -le.

C 'est mimique, là, ce regard.

N 'importe quelle analyse comportementale me donnerait raison.

Bah tiens, vous en avez dans la police, non ? Il n 'y en a pas un qui peut venir

là tout de suite ? Non, Thibault, pas tout de suite.

Ok, voilà le topo.

Le mec s 'appelle Luc Leray, il va être jugé ce matin en cours d 'assises à l

'an. Il est hyper nerveux à cause de son procès, mais quand il a su que ça

devait être ajourné, il a décidé d 'aller directement s 'adresser à son

D 'homme à homme.

Qui va avaler ça ? D 'après ce qu 'il m 'a dit, il n 'était pas au courant de sa

mort. Il ne voulait aucun mal.

En fait, il a paniqué quand il nous a vus, quoi.

Bref, je m 'en voudrais de tirer des conclusions trop hâtives, mais j 'ai l

'impression qu 'on n 'a pas affaire au couteau le plus aiguisé du tiroir.

C 'est pas notre assassin.

Je ne suis pas d 'accord.

Cet homme ment, ça se voit.

Ah bon, tu serais pas malin de te pointer chez la victime juste après l

tuée.

Erreur. Il savait que nous résonnerions ainsi.

C 'est une manœuvre particulièrement perverse pour se disculper.

Il prétend avoir un alibi. Il aurait été interviewé ce matin devant le palais de

justice de l 'Anne par une équipe de télé.

J 'arrive -y ? S 'il te plaît, oui.

Écoute, je veux bien admettre éventuellement que ce ne soit pas cet

ait tué papa.

Il ne nous en dit pas moins quelque chose d 'essentiel.

L 'assassin est forcément un homme qui a eu affaire à lui comme juge. Alors

voilà ce que je te propose. C 'est que nous plongions dans sa carrière pour y

trouver le meurtrier.

Le problème c 'est qu 'il a exercé pendant plus de 30 ans.

Il a dû avoir beaucoup de mécontents.

C 'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

Le fait que le tueur soit fan de La Fontaine ne leur sert pas un peu les

recherches ? On est à Châteautier, ici.

Tout le monde est un peu fan de La Fontaine.

Allô ?

Ah, salut.

Qu 'est -ce que tu deviens ? Ouais, Marc est sur une enquête, c 'est pour ça.

Ouais ? Ok, à plus tard.

C 'est Julien, le pote de Marc, toxicologue.

Il est à la gare et il a besoin que quelqu 'un vienne le chercher.

Très bien.

Si t 'avais l 'obligence, je devrais bien que tu ailles.

Je préfère rester ici, pour l 'enquête.

Méfie -toi.

Je pourrais être tentée de faire le bilan de ton utilité jusqu 'à présent et

conclure que ta présence n 'est pas du tout indispensable.

C 'est inouï, hein ? Je ne suis pas un taxi, hein ? Tiens.

Regarde. Il était bien à l 'an ce matin.

Merde.

Le relâche ? Ouais.

Vous avez fini ? Rien d 'extraordinaire, désolée.

Ça paraît clair qu 'il n 'a pas été tué ici.

Merci, Akima.

Salut.

Ça va ? Ouais.

J 'ai longtemps, dis donc.

Enfin, deux ans, non ? Un truc comme ça.

Eh ben, rouler à Starkey dans le secteur de la gare, bien si bien.

Tu sais où je peux trouver Marc ? Euh... Non, Marius ?

T 'as vu le lieutenant Balestra ? Dans votre voiture ? Il dort, je crois.

Désolée, il décompresse. Il est sur les nerfs depuis ce matin.

Il a arrêté de fumer.

Oui, il m 'a dit.

Je pense qu 'on a besoin de prendre un peu de recul.

Marc te conduira auprès du corps demain à la première heure.

En attendant, je vais te déposer chez lui.

Vous y allez ? Justement, je voulais te dire...

Ma femme défine est de garde ce soir et demain.

Du coup, il ne faut pas compter sur moi à partir de 20h.

Ok Thibault, à demain.

À demain, cher collègue.

Je ne te propose pas d 'aller boire un verre, j 'imagine que tu vas retrouver

ton pied.

Tu te souviens de tout ce que je vois.

Je n 'ai rien oublié.

On a tourné la page.

Oui, c 'est vrai.

Mais ça m 'a laissé comme un petit goût d 'inachevé.

Tu sais, un peu comme une chanson, une super chanson qui s 'arrêtera en plein

milieu.

Tu m 'avais caché tes dons pour la métaphore.

C 'est pas pour casser l 'ambiance, mais mon père a été assassiné ce matin.

Alors désolée de te le dire comme ça, mais j 'ai un ou deux chakras qui sont

ouverts. Non, non, excuse -moi, je suis vraiment trop con.

Je suis désolé pour toi, Laetitia.

Merci.

Bonsoir. Bonsoir, monsieur.

J 'étais où ? T 'étais encore en train d 'escalader je sais pas quoi ? Je veux

pas quand il pleut. Combien de fois il va falloir que je te le dise ? Non, mais

lâche -moi, putain.

J 'étais juste chez un pote, ça te va ? Dis donc, on change de ton tout de

suite. Non, mais si j 'ai pris un taxi, c 'est justement pour pas rentrer à vélo

sous la flotte.

Là, tu me prends la tête pour rien, sérieux. Tu me parles pas comme ça, Tan.

Je suis désolée, monsieur. Merci beaucoup.

Je suis désolée, monsieur.

Oh ! Tan !

Allez Stan, j 'ai un truc important à te dire.

Faut que je te parle.

Je te fais un chocolat chaud.

C 'est une histoire un peu compliquée.

Cet homme et mamie étaient tous les deux passionnés d 'escalade.

Ils s 'aimaient à la folie et...

C 'est pas toujours suffisant.

Ils étaient vraiment très différents.

Lui, d 'un milieu hyper bourgeois, et Mamie... Tu connais Mamie.

Elle était enceinte de moi quand ils se sont quittés.

Lui, il a fait sa vie avec quelqu 'un d 'autre.

Je le voyais seulement une ou deux fois par an.

J 'étais pas à l 'aise.

Il était pas à l 'aise.

Il a même jamais osé parler de moi à sa femme.

C 'était mon père sans être mon père.

Du coup, c 'était ton grand -père sans être ton grand -père.

Ça me paraissait important que tu sois au courant.

Mais que tu t 'en fous et que tu préfères laisser tout ce bazar aux

'est très bien aussi.

Et grand -mère, elle en pense quoi ? Tu sais, ma demie, elle est en plein voyage

humanitaire au Cambodge. Elle ne voudrait pas être dérangée pour ça.

Elle lui en voulait beaucoup d 'avoir fait le strict minimum avec moi.

Alors j 'en profite pour te dire que t 'as aussi un demi -oncle.

C 'est pas le mec le plus fun.

Mais si un jour il se pointe, au moins tu seras pas surpris.

Ok.

Et toi maman ? Tu te sens comment ?

Je n 'aurais pas cru, mais ça me fait quelque chose.

Enfin, on peut être curieux quand son fils est un beau gosse. Allez.

Non, non, non.

Fais -moi un câlin, s 'il te plaît.

Ta bise.

Le roi des animaux, cette fois.

La famille s 'agrandit.

Alors, c 'est quasiment pareil que le premier.

Mort toute fraîche.

Pas de marque de violence.

Empoisonnement quasi certain.

Ah tiens, d 'ailleurs, j 'ai croisé votre pote à l 'institut. Il était déjà

train de bosser.

J 'espère qu 'il va pouvoir nous dire vite. Pas de soucis, c 'est le meilleur.

T 'imagines que ça vous arrange si je vous dis ce qu 'il y a sous le masque de

matin ? J 'ai trouvé la bonne technique.

Pas de caméra de surveillance dans le secteur ? Décidément, l 'assassin s 'y

connaît. C 'est bon, j 'allais.

Voilà.

Ah ben, il y a une citation.

Car on doit souhaiter, selon toute justice, que le plus coupable périsse.

Là aussi, ça vient des animaux malades de la peste.

Une autre citation, un autre animal, une autre victime qu 'on n 'a pas évitée.

Super.

Il y a que l 'identifier.

Je regarde ça tout de suite.

Jérôme Célier, tout le monde connaît, 59 ans, entrepreneur de travaux qui

faisaient la pluie et le beau temps dans la région.

Par ailleurs, propriétaire de plusieurs affaires juteuses, un rat de chevaux et

des hôtels de luxe.

Le genre de profil à bras si large. Il comprend au niveau de ce qu 'il pourrait

lui en vouloir. Est -ce que Célier a eu affaire à mon père ? N 'oubliez pas ma

directive. Le meurtre du président Ménard a forcément à voir avec un

'il a rendu.

J 'aurais voulu la dire directive.

En effet, Jérôme Sédier a été impliqué dans plusieurs affaires que notre

première victime, Lesse Ménard, a jugé. Ah.

Un, deux, cinq en tout.

C 'est là qu 'il faut chercher.

Alors on fait quoi ? On va directement chez Sédier ? On lance une enquête de

voisinage, téléphonie ? Ah non, non, non, écoutez.

Le meurtre qui nous a prouvé qu 'il fait couvrir ses arrières.

Écoutez, c 'est de la justice dont parle le tueur. C 'est donc par la justice qu

'il faut commencer.

Alors... Ce qu 'il faut faire, c 'est qu 'il faut éplucher les cinq procédures

dont Marc vient de parler et on va bien en trouver une qui recoupe avec la

méthodologie sérialiste caractéristique de notre tueur.

Plus j 'y réfléchis, plus je suis persuadé que nous avons affaire à un

dédoublement de la personnalité narcissique.

Évidemment qu 'on va s 'occuper de tout ça, mais ça va prendre des plombes. Et

là, c 'est une course contre la montre. Alors on se concentre sur les indices qu

'on peut trouver.

J 'ai Julien là.

Tu le mets en vision ? Je vous dérange ? Non, non, au contraire. T 'as déjà des

conclusions ?

Oui, j 'ai réussi à isoler le principe actif sur le premier corps.

T 'es une star.

Bon, par contre, c 'est un toxique assez rare.

Est -ce que vous voulez connaître le nom scientifique ? Tu nous l 'écriras ? Ok.

Et sinon, j 'ai aussi fait quelques recherches et j 'ai découvert que ce

a été impliqué dans une affaire récente dans la région. Une histoire d

'euthanasie sauvage de chevaux de course.

En gros, quand les chevaux donnaient plus satisfaction, on les empoisonnait

on faisait croire à une crise cardiaque.

Ça me dit quelque chose, c 'est Lopez qui était sur l 'affaire.

Il y a même eu de la prison ferme. Ah bon ? Regarde qui était le juge.

Tu crois que tu pourras aller aussi vite pour le deuxième corps ? Non.

Mais encore plus vite, oui.

Super. Le juge impliqué dans l 'affaire des chevaux empoisonnés, c 'était bien

Patrice Ménard.

J 'ai le nom du mec aussi qui est allé en taule.

Goran Tabor, profession entraîneur de chevaux, nationalité Slovaque.

Mais attendez, il est sorti il y a 15 jours.

Ok, on y va. Marc, tu fais jouer tous les indiques, on met la main sur ce

avant midi.

Tu vois là, Thibault, on a une bonne raison de s 'intéresser à cette affaire.

Merci Julien.

Merci. De rien. J 'attends l 'arrivée du deuxième corps et je vous dis si c 'est

le même poison.

Ok, c 'est top, merci beaucoup.

C 'est toujours un plaisir.

Pour moi aussi.

Merci.

Et qui nous dit qu 'il est là maintenant ? Une invention hyper moderne qui s

'appelle le téléphone.

Ça te dit quelque chose ou tu veux que j 'appelle un indique pour t 'expliquer

ce que c 'est ? Je t 'enverrai bien une, toi.

Ouais, une carte de chantier, direct.

Allez, Marco, les premiers jours, c 'est les plus durs.

Redresse -toi.

Voilà, là, il commence à être en équilibre. Bonjour.

Bonjour. Excusez -nous.

Gorane, ta bord est par là.

Vers les box.

Là -bas, à droite. Ok, merci.

Bon, c 'est mieux. Ben voilà !

Oh, merde ! Thibault ! C 'est vrai ? Pense, pense. C 'est

sûr ? Ça pleut. Thibault ! Quoi ?

Oh !

Ça m 'allume.

L 'épaule, le dos, la claire. C 'est passé ? Ça

va, vous faites pas mal ? Ça va, ça va.

Je suis obligée de s 'aider.

Traîne, entraîne.

Bon.

Ça ressemble à une fracture.

Vous allez faire des examens ? Qu 'est -ce que ça veut dire ? Ça veut dire deux

semaines d 'immobilisation totale.

Je suis désolée.

Bonjour Delphine, je suis Laetitia. Enchantée.

Enchantée.

Je suis l 'admisseur de votre mari.

Je t 'expliquerai.

Il faut emmener Marc à l 'hôpital, là, non ? Ouais.

Courage, Marco, j 'ai appelé Julien, il va passer de voir.

Demande -lui de m 'apporter des clopes. Bien sûr.

Allez, Thibault, on a une enquête sur le feu, là.

Petit Laetitia, Laetitia.

Tiens. Attends, attends, attends.

Bouge pas.

Ça peut te servir.

Julien confirme que c 'est le même poison qui a servi pour les deux

On a un tueur en série dans la nature.

On marquait HS, donc j 'ai besoin de compter sur toi comme sur une sorte de

coéquipier. Pas le choix.

Tu crois que je pourrais avoir un défraiement ? Ce serait la moindre des

non ? Ah, mais t 'es vraiment un phénomène, toi.

C 'est hors de question, évidemment.

Bon, t 'es avec moi ou j 'appelle l 'école de police pour qu 'on m 'envoie

première année ? Allez.

Ouais ?

Dis

-moi, comment t 'as fait pour séduire une fille comme Delphine ? T 'as des

potions, des grimoires, c 'est comment ? Je l 'ai rencontrée sur un site

internet. Pardon ? Je l 'ai rencontré sur un site internet.

Attends, mais tu vas sur des sites de rancune, toi ? C 'est genre quoi,

neupapillon .com ? Oh, bah Thibault, fais pas la gale ! Comme ça que ça se

entre coéquipiers et maîtres ménards.

On se patine ! Très bien, capitaine. On vous envoie l 'adresse tout de suite.

Ok, merci.

Donc, c 'est où l 'autre Goran Tabor depuis sa sortie de prison ? Parfait.

Du coup, mon petit Thibault, j 'ai une bonne nouvelle à t 'annoncer.

Tu vas faire ta première planque.

Iris le cahier, alors je t 'accompagne chez toi à prendre des affaires et après

on passe chez moi.

Attends, quand ça ? Je veux dire, parce que ça... Ce soir je donne le bain à

Joachim. Je demande à une patrouille de surveiller les lieux pour l 'instant,

mais après c 'est à nous.

Tu t 'organises, on va peut -être y passer la nuit.

C 'est ça la vraie vie d 'enquêteur.

La seule solution, c 'est que je dépose mes enfants chez ma mère. Eh ben voilà,

c 'est parfait.

Et après, on est partis pour je ne sais pas combien d 'heures, tous les deux

dans trois mètres carrés.

Youpi.

J 'en reviens toujours pas que t 'aies bragué sur Internet.

On n 'en voyait point d 'occuper à chercher le soutien d 'une mourante vie.

C 'est un bon cuisinier, papa.

Madame, je voulais vous demander comment on devait être policière ? Je suis

là, les enfants.

Vous êtes dans la cuisine.

Papa est au fourneau.

Vous avez bien fait de commencer sans moi. Bonsoir, maman.

J 'ai été boire le thé chez une amie, ça m 'a fait un bien fou.

C 'est pour ça que je suis en retard.

Merci mille fois de garder les enfants, François.

Je ne sais pas si je vous ai déjà présenté.

Maman, le capitaine Laetitia Altondi. On s 'est vu hier, oui.

Ma petite Diane.

Comment ça va, mon petit chou ? Alors ? Tu connais ta coiffe par cœur ?

C 'est beau, dis donc.

Vous savez que vous avez le droit de parler.

Le frissolo ? Intéressant.

Mais je pensais que c 'était pas trop ton truc, les cailloux.

Je me trompe ou tu préfères les endroits plus urbains ?

Mon père, son plus grand défi d 'escalade dans la région, c 'était le

château de fer.

Tu connais ? Ouais, c 'est super là -bas.

J 'étais trop chaud d 'y aller.

Ma mère, elle va pas, elle dit que c 'est trop dangereux.

Elle a totalement raison.

Moi non plus, mon père, il me laissait pas.

Je l 'accompagnais, mais je restais au sol.

Je le regardais grimper.

C 'était hyper impressionnant.

Il avait une technique tellement fluide.

Les meilleurs moments que j 'ai passés avec ton grand -père.

Je suis pas de grand -père.

Bon, en tout cas, c 'est un sacré casse -cou, lui aussi.

Allez, c 'est parti.

Ça t 'embête de donner ton numéro à Elton au cas où ? Ah bon, non, non, bien

sûr.

Quoi ? Ah oui.

Tu en fais bon usage, hein ?

Allez, ne vous inquiétez pas.

Allez, bisous, chérie.

Que ça va ?

En fait, les planques, ce n 'est rien d 'exaltant.

Je

peux

te poser une question ? Oui.

Est -ce que tu crois que j 'ai peu quelque chose à la façon dont je suis

Non.

Je sais que tu n 'es pour rien.

Alors pourquoi vous me traitez comme si j 'avais fait quelque chose de mal ?

Comme si j 'étais d 'une espèce inférieure à vous.

C 'est vrai, maman peut être un peu sèche, mais... C 'est pas facile pour

Pour moi non plus.

A ton avis, ça me fait quoi qu 'il n 'y ait même pas mon nom sur la vie de décès

dans le journal ? Pourquoi voulait -il faire ses obsèques à la boule alors que

toute sa vie était ici ?

J 'existe pas, moi ? Stan n 'existe pas ? Enfin, comment ça se passe dans vos

têtes ? Nous...

J 'ai fait une erreur, tu as raison.

J 'aurais dû t 'accueillir d 'office à l 'annonce et te demander ce que tu

pensais pour les obsèques.

Je te prie de m 'excuser. Ouais, bon, les excuses... Ça fait bien de le dire,

'est tout.

Là, tu me permets de te poser une question à mon tour ? Pourquoi tu

tenais tant à diriger cette enquête ? J 'ai cru comprendre que tes relations

avec papa étaient un peu distantes.

Pourquoi avoir mis en danger ta carrière pour lui ?

J 'ai l 'impression que si je trouve son assassin, je lui prouverai qu 'il

aurait pu s 'intéresser un peu plus à moi.

Que j 'étais assez bien pour être sa fille.

Je conçois que ne pas l 'avoir eu comme père ait pu être difficile.

Mais être son fils n 'était pas évident non plus.

C 'est bien possible.

Le voilà.

Attends, attends, attends, attends. Pas comme ça.

Nous, lève les mains.

Je te préviens, on ne va pas pouvoir faire une garde à vue dans les règles.

Quoi ? On va l 'interroger ici ? Sans avocat ? C 'est aberrant, il y a un code

de procédure pénale.

Pourquoi tu étais au rail ? Je n 'ai rien fait.

On veut savoir pourquoi tu t 'es enfui dès que tu nous as vus.

J 'ai eu peur.

J 'ai été au rail pour récupérer le stock.

Le stock de quoi ? Des médicaments.

Et c 'est pour qui, les médicaments ? Le patron.

C 'est Rome Cellier ? C 'est lui qui m 'obligeait pour les choux beaux.

Il disait pas de bouche inutile à nourrir.

Et c 'est moi qu 'on a condamné.

J 'ai payé pour tout le monde. J 'ai fait six mois de prison.

Quand je suis sorti, j 'ai voulu récupérer le stock pour le vendre et

dans mon pays.

Parce que c 'est moi qui ai payé pour les médicaments.

Le patron, lui, l 'a jamais remboursé.

Là, oui, j 'ai été au hara.

Il n 'y a plus rien.

Tout a été volé.

En parlant du patron, comme tu dis, tu sais qu 'on l 'a retrouvé mort hier ? Et

tu sais aussi que ce que tu viens de nous donner, ça s 'appelle un mobile ? C

'est lié. Tu faisais porter le sapot pour un truc que tu ne voulais pas

Tu avais de bonnes raisons de nous tuer.

Je ne sais pas.

Moi, je vous dis la vérité.

Je ne l 'ai pas tué.

Bon, tu étais où avant -hier soir et hier matin ? Avant -hier soir, j 'étais

ici.

Il y a des caméras à l 'hôtel. Vous pouvez vérifier.

Hier matin, j 'étais au commissariat.

Contrôle judiciaire.

On va vérifier.

Moi ? Oui, toi.

Est -ce que c 'est mieux que je reste là ? Bon, Thibault.

Oui, pardon.

Les médicaments, tu ne sais vraiment pas qui les a pris ? Non.

Et personne ne sait où aura.

Moi, je veux juste rentrer en Slovaquie.

Il est rentré à 20h46, il est ressorti à 7h18.

Vu les impôts du légiste, ça suffit à l 'innocenté.

Non, j 'y crois pas aux caméras de l 'hôtel. Il a très bien pu sortir par

derrière.

Non, puis il faut qu 'on vérifie pour hier. J 'attends que les collègues me

rappellent pour son histoire de contrôle judiciaire. C 'est pas lui.

Tu sais, c 'est légèrement agaçant les gens qui assèment des certitudes.

Tu peux à la rigueur faire de ce pauvre type un assassin, tu n 'en feras pas un

lecteur de Jean de La Fontaine.

Il sait à peine parler français.

On irait citer des animaux malades de la paix et mettre des masques en papier

mâché à sa victime. Jamais de la vie.

Oui, oui, oui, c 'est bien à propos d 'un contrôle judiciaire. Je vous donne

nom.

Goran Tabor.

Oui.

Vous êtes sûr ?

Ok, merci.

Au revoir.

Dis -moi Goran, qu 'est -ce que tu penses de Jean de La Fontaine ? Jean

Non, je n 'ai rien entendu.

Je n 'ai rien dit.

C 'est à la limite du possible pour moi de reconnaître que tu peux avoir raison.

Mais tu n 'as pas le choix, je suis implacable.

T 'es surtout un sacré péteux.

Il y a une info intéressante dans tout ça, sur son histoire de médicaments

volés. C 'est ça qui a servi à empoisonner nos victimes.

Il me paraît assez évident que le voleur et l 'assassin sont une seule et même

personne.

Il faut qu 'on trouve quelque chose.

Je suis sûre que le tueur ne va pas s 'arrêter là.

Il n 'est pas trop tard pour jeter un oeil aux quatre autres procédures

judiciaires qui relient Jérôme Cédier et papa.

La justice est appartie, alors vas -y. Moi, je vais aller marcher. Ça m 'aide à

réfléchir. Tu me déposes avant ? Oui.

Je viens. Si jamais ça te laisse un petit quart d 'heure ou plus, c 'est ça.

L 'âne va à son tour et dit.

C 'est souvenance qu 'on a près de moi une façon.

La fin, l 'occasion, l 'herbe tendre.

Et je pense, quelques diables aussi me poussant.

Je tondis de ce près la largeur de ma langue.

Je n 'en avais nul droit, puisqu 'il faut parler net.

À ces mots, on cria « Arros ! » sur le baudet.

Un loup, quelque peu clair, trouva par sa harangue qu 'il fallait dévouer ce

maudit animal.

Le pelé, le galeux, d 'où venaient tous leurs mâles ?

Moi, ça me ferait plaisir. Voilà.

Très plaisir.

Peut -être pas très, mais un peu plaisir.

Bon, écoute, t 'as compris, je m 'enlise, là.

Oui,

alors ? Ouais, j 'essaie de joindre Marc, mais j 'y arrive pas.

Julien ? Pardon ? Un message à lui faire passer.

Dis -lui que j 'ai hâte de boucler cette enquête pour trouver un petit quart d

'heure ou plus.

Ok, c 'est bien noté.

Autre chose ? Ce sera tout.

Il y a cinq ans, un échafaudage s 'effondre nulle part ailleurs qu 'au

de Château -Thierry.

L 'accident fait un mort parmi les ouvriers et tue une malheureuse touriste

américaine. Immense scandale ! Qui était le promoteur immobilier ?

Qui ? Jérôme Célier ! Et qui a été condamné pour ce drame ?

Un petit contractant nommé Thierry Vialat.

C 'est son entreprise qui louait l 'échafaudage qui a causé l 'accident.

Alors, à ce titre, il pouvait certainement être classé parmi les

drame, mais certainement pas comme l 'unique responsable.

Et pourtant, c 'est lui seul qui, tel l 'âne de la fable, a tout pris sur ses

épaules.

Un an de prison ferme, une peine exceptionnellement lourde pour ce genre

dossier. Une peine prononcée par... le président.

Patrice Ménard, notre cher père, réécoutons les mots terribles de la

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous

blanc ou noir.

Notre père n 'aurait donc pas toujours été du côté de la veuve et de l

? Demortuis nil, nisibodum.

C 'est du latin.

Ça veut dire que si on a autre chose de mieux à dire que du bien sur un mort, il

vaut mieux s 'abstenir.

Donc pour toi, le type se serait fait justice 5 ans après, en tuant le juge qu

'il a condamné, et celui qui aurait dû être condamné à sa place ? Voilà.

Et j 'ai par ailleurs l 'intime conviction qu 'il reste encore une

Le renard de la fable.

C 'est -à -dire l 'architecte en chef des monuments historiques qui a tout mis

sur le dos du malheureux entrepreneur.

Il s 'appelle Guillaume Toumelin.

Et qu 'est -ce qu 'il est devenu, ton petit contractant ? Thierry Yalat, je

dire.

On va voir ça.

Mais c 'est ainsi que maître Thibaut Ménard démontra qu 'il était le plus fin

limier du quart nord -est de la France.

C 'est pas humain comme tu peux m 'énerver.

Bon, ben là, forcément, c 'est pas lui.

C 'est ce qu 'on appelle un bon alibi.

Il est mort récemment, cela dit.

On a donc toujours pas de piste.

Bon. On est forcément passé à côté d 'un truc.

On retourne chez notre père et on fouille tout du sol au plafond.

Maintenant ? Pourquoi ? T 'as ta partie de bridge ? Non, mais ma mère est là

-bas. On a déjà frôlé l 'instaur diplomatique.

C 'est quoi ? J 'en ai rien à foutre.

Putain, c 'en sait quand même.

Je ne comprends pas.

Vous avez visité la maison, fouillé tous les meubles.

Et maintenant, vous voulez voir le garage, mais enfin, qu 'est -ce que vous

cherchez à la fin ? Thibault, tu veux bien t 'occuper de ta mère ? Je voudrais

pas avoir à la coffrée pour obstruction et une enquête criminelle. Bon, écoutez,

madame... Si vous voulez mettre les formes, appelez -moi Capitaine Alfonsi.

Mais si vous voulez vraiment être poli, vous pouvez enfin m 'appeler Laetitia.

Maman, mais... Ça va aller, mais t 'inquiète pas.

Tout va bien.

Vous savez où sont mes clés, maman ? Oui, vas -y.

C 'est votre voiture ? Non, c 'était celle de mon mari.

La mienne est garée derrière la maison.

Oui, allô ? Monsieur.

Pardon, monsieur.

Je... Stanislas ? C 'est vous ? Je voulais essayer le viaduc du château de

Fergie. J 'ai perdu le contrôle. J 'ai fait une chute et j 'ai mal.

Ta mère est là, je peux la prévenir. Non ! Si elle sait que je suis ici, elle va

me défoncer.

Je... S 'il vous plaît, j 'arrive pas à marcher. J 'ai besoin d 'aide.

Vraiment, il faut arrêter d 'escalader tout et n 'importe quoi, Stan.

C 'est insensé.

S 'il vous plaît, je... Je sais pas quoi faire, là.

Je sais pas quoi faire.

Tu es où exactement ? Il y a un truc que je comprends pas.

Votre mari devait se rendre aux assises à l 'an. C 'est quand même à une heure

de route.

Comment sait -il que sa voiture soit ici ? Mon mari avait des problèmes de vue

depuis plusieurs mois.

Il prenait de plus en plus rarement sa voiture.

Alors là, évidemment, comme c 'était un rendez -vous important, la cour d

'assises, il a pris ses précautions.

C 'est -à -dire ? Il a réservé un taxi.

Enfin, s 'il avait appelé un taxi, on l 'aurait vu dans ses relevés de

téléphone. Je ne sais pas. Mon mari passait par une application.

J 'en suis sûre, parce qu 'il me taquinait souvent, qu 'il avançait avec

temps, lui.

Désolé, mais j 'ai vraiment une urgence.

Delphine a besoin de moi.

Il faut que je parte.

Ok.

Bon, Stan, je suis vraiment désolé, mais je vais devoir en parler à ta mère.

Si elle apprend, elle va me tuer.

Te tuer ? Tout de suite, les grands mots.

Tu sais, parfois, les adultes sont de bons conseils avec l 'expérience.

Elle n 'est pas dans mes délires. Elle ne peut pas comprendre.

Bon, admets tout. Mais es -tu prêt à arrêter tes bêtises ? Non.

Enfin, je ne sais pas. J 'ai juste mal, putain.

Tiens, ne bouge pas.

C 'est ta mère.

Je rappellerai plus tard.

Allez, viens.

Vous êtes bien sur le répondeur de mettre le type au ménage. C 'est pas

Oui ? Ouais, Marc, je crois que j 'ai une piste.

J 'ai eu la secrétaire de Jérôme Cellier et j 'ai confirmation.

Nos deux victimes ont pris le taxi le matin de leur mort.

Elles l 'ont commandé en passant par une appli. C 'est pour ça qu 'on n 'a rien

vu sur les relevés téléphoniques.

Ah, merde.

Bien vu.

J 'attends que l 'entreprise de taxi me rappelle pour savoir qui les a chargés.

Si on tient le chauffeur, on tient le tueur, mon Marco. Tout se tient.

L 'absence de traces au domicile des victimes, le délai très court entre la

et la découverte des corps, et le fait qu 'ils leur veulent leur portable

pour... Passe me chercher, Letty. Je veux coincer le mec. J 'en peux plus de

regarder des tutos de bricolage.

J 'arrive.

Ne t 'inquiète pas. La voiture est pas loin.

Et qu 'il est à droite.

Merci.

Tu sais, moi aussi, au début, je pensais que j 'allais faire de l 'escalade.

J 'ai essayé pour faire plaisir à mon père.

C 'était pas comme toi.

J 'avais aucun talent.

Je sentais bien qu 'il était déçu.

C 'est normal, ils vont nous partager ça parce que je serais son fils.

Alors...

Je me suis promis que j 'allais l 'impressionner.

C 'est pour ça que j 'ai fait du droit.

Je l 'aimais tellement.

C 'est marrant parce que, quand j 'y pense, en fait, les meilleurs souvenirs

j 'ai avec mon père, c 'est les moments où il était drôle.

Ça n 'arrivait pas souvent, mais... Stan ? Stan ? Crotte -toi !

J 'ai besoin d 'aide, là ! Stan ! Stan !

Stan ! Salut.

C 'est bon de te voir.

Pareil.

L 'entreprise de taxi m 'a rappelé.

C 'est le même mec qui a pris en charge mon père et Jérôme Pellier.

Il s 'appelle Antoine Mamban.

Donc... Oui.

Elle est énorme.

Ça va, ça va.

Bonjour,

monsieur.

Bonjour. Oui, bonjour.

Je dormais, pardon. J 'ai presque mis ferme.

Restore -ci.

J 'étais de nuit toute la semaine dernière. Je suis décalé, là.

Je t 'ai récupéré. Monsieur Lovaz, on est sur une enquête criminelle, là. Il

falloir se réveiller.

Est -ce que vous avez chargé une de ces personnes dans votre taxi ? Oui,

je les connais.

J 'ai entendu dire qu 'ils étaient morts.

Je les ai chargés plusieurs fois, notamment ce monsieur -là.

On est allés à Lille une fois ensemble.

Après la centrale, c 'est vous qui les avez chargés hier et avant -hier.

Le jour de leur mort.

Non, c 'est pas possible parce que moi, je suis en congé cette semaine.

Qui vous a dit ça ? On vient de vous le dire, un collègue à la centrale.

C 'est enregistré sur l 'appli. Comment vous l 'expliquez ? Je sais pas.

J 'ai dû être piraté.

Personne nécessaire de votre taxi en votre absence ? Non, mon taxi est au

dans le garage.

Vous voulez le voir ? Oui.

Un second, je vais chercher la claire.

Je ne voudrais pas jouer l 'oiseau de mauvais augure, mais je ne vois pas ce

type. Tu es qui que ce soit ? Écoute, on n 'a pas de piste.

Il ne va pas baisser les bras aussi vite.

Marc ? Oui ? Enfin Thibaut, ça fait juste 12 fois que je t 'appelle.

Ça va toujours ?

Bonjour,

ne vous inquiétez pas.

D 'accord ? Tout va bien.

Il a fait un léger trauma crânien suite à sa chute. Ça explique la perte de

connaissances. J 'ai fait les premiers examens et à priori, il n 'y a rien de

grave. De toute façon, ils vont lui faire passer un scanner. Ils vont le

en observation un peu pour surveiller que tout va bien.

Mais à priori, il n 'y a aucune raison de s 'inquiéter.

Je suis désolé, mais moi... Tu peux...

C 'est vraiment un petit con.

Un petit con dans ce morceau.

Tu m 'as fait peur.

Merci Thibault.

Très bien.

Madame Alphonse.

Non Laetitia.

Appelle -moi Laetitia.

Laetitia. J 'ai dit oui pour un bisou n 'est pas plus.

Il attend pour des examens.

J 'ai une urgence sur une enquête, viens me voir le plus vite possible.

Ça va aller ? Oui, c 'est bon, tu peux y aller normalement. T 'es sûre ? Oui, je

suis sûre.

Je vais bientôt finir mon service.

Si tu veux, je repasse après et je m 'assure que tout va bien. Ah oui, c 'est

normal.

C 'est la famille.

Attends.

J 'ai rien dit ? Attends, c 'est bon.

Quoi ? Je sais qui est l 'assassin.

Solange Emery.

Madame Emery ? L 'institutrice de ma fille ? C 'est vrai, tu vas pas me dire

'elle s 'y connaît pas en la fontaine.

Non mais, c 'est bien la seule chose qui la rattache au crime.

À ce compte -là, tu peux aussi bien m 'arrêter, moi.

Bah, reviens.

Quoi ? Les masques ? On le sait depuis le début, ça. Non, la broche.

Tu vois celle que l 'institutrice porte sur sa veste ? Agrandi l 'image.

Tu t 'en souviens peut -être pas, mais elle l 'a portée au musée.

Elle traînait, c 'est notre principal suspect.

Celui -là même qui est censé avoir chargé dans son taxi les deux victimes

d 'une heure avant leur mort.

Celui qui comprend pas comment il peut être associé au crime alors qu 'il était

en congé.

Attends, attends.

C 'est quoi ton hypothèse ? Donc, selon Gemery, ce serait sa compagne ? Et

aurait -il eu l 'idée de son taxi ? Exactement ! Qui d 'autre aurait eu l

de cette mise en scène ? Et aurait eu accès à son portable pour accepter les

courses derrière son dos ? D 'ailleurs, je peux te dire que le pauvre homme

était dans un sale état.

Elle le bourre de somnifères pour avoir le champ libre, c 'est sûr et certain.

Allez, on y va, que tu montes avec moi.

Non mais, je veux bien, mais attends, excuse -moi, il manque quand même une

pièce au puzzle, et pas n 'importe laquelle.

Pourquoi Mme Emery ferait une chose pareille ? Ah bah ça, je sais pas

Et ce que je sais, c 'est qu 'elle a aussi un lien avec le Hara.

Elle fait des sorties de classe là -bas.

Ah mais oui, t 'as raison, ma fille en a fait une en début d 'année.

Tu me rends mon téléphone, s 'il te plaît ? Ah, pardon.

Merde ! Marc a essayé de me joindre plusieurs fois.

Il est toujours sur le fauteuil de taxi.

Sa voiture n 'est pas dans le garage.

Et selon Emery, elle disparaît.

Non, non, non.

Ce serait possible de regarder aux intersections et de ne pas griller sous

stops. Juste dans le pas moyen, bêtement.

Où est ce taxi ? Attention à droite, là.

Oui, Lady ? Oui, on est parti en chasse.

Ok. Sûr que tu ne veux pas t 'arrêter ? J 'ai trouvé un stock de petites

bouteilles d 'eau, là, avec le poison et les portables des victimes.

C 'est bien noteuse.

C 'est ça.

Le problème, c 'est qu 'on n 'arrive pas à la localiser.

T 'as interrogé son compagnon pour le mobile ? Oui, j 'ai demandé à Dombas si

comportement de Solange avait changé ces derniers temps.

Et il m 'a raconté qu 'il y a 5 ans, elle a découvert l 'identité de son père

biologique.

Un entrepreneur en bâtiment de la région.

Et t 'as dit son nom ? Oui, je l 'ai noté, quitte pas.

Est -ce que c 'est Thierry Vialat ? Oui, oui, oui.

Oui, c 'est ça, oui.

Ok Marc, super boulot, on te rappelle.

A plus.

Dans le procès de l 'accident sur le chantier, tu m 'avais bien parlé d 'un

troisième mec ?

Oui, l 'architecte en chef des monuments historiques.

Guillaume Toublin.

M 'appelle le bureau, j 'ai demandé ton adresse.

La femme m 'a dit qu 'il a pris un taxi il y a 10 minutes.

Marc, réponds.

Oui ? Ouais, on la trouve pas.

Faut ratisser la ville. Fais un appel aux voitures, prenez le secteur gare.

Qu 'est -ce qu 'elle peut être ? Le renard est le dernier méchant de la

Elle est en train de mettre le point final.

Je sais où elle est.

Il est là.

Marc ?

Oui,

c 'est Balestra, là.

Je suis devant le cimetière. Vous me balancez les secours, Pissa.

J 'ai un type entre la vie et la mort, là.

Ça y est, papa.

C 'est fait.

Toute ma vie, j 'ai traîné ton absence.

Je me sentais refusée, méprisée.

Quand maman m 'a révélé qui tu étais, je me suis dit que j 'allais enfin pouvoir

être entière.

Tu m 'as pas repoussée.

Je crois que je n 'ai jamais été aussi heureuse de toutes mes vies.

Puis il y a eu le procès, la prison, et tout s 'est effondré.

Un jour, j 'ai appris que tu étais mort.

Alors je vais repenser à ta vie.

Comme toutes ces vies sacrifiées par les grandes puissances de ce monde.

Ces gens de peu.

Ces animaux maltraités.

Qui n 'ont pas de la fontaine.

Alors je me suis demandé.

Qu 'est -ce qu 'on fait quand il est trop tard ? Qu 'est -ce qu 'on fait ? C

'est là que j 'ai compris.

Que je devais punir tout ce qui...

Et ils sont tous morts.

Tous.

Tu peux reposer en paix.

Moi, je peux t 'appeler papa.

Quand on se souviendra de toi, on se souviendra de moi.

Parce que je suis ta fille.

Bravo les tirs, jusqu 'où on vient de partir, on est arrivé à temps de passer

sortir.

Dommage. Ouais, je pensais que je pouvais. C 'est peut -être dangereux.

Au fait, Laetitia, je vais vous dire merci pour l 'enquête.

La tienne.

Écoute, je voulais te dire que mes priorités ne changeront jamais.

C 'est mon fils, mon boulot, et le reste, ça vient après.

Tu comprends ? Oui, bien sûr.

Marc m 'a dit qu 'il peut se débrouiller sans toi, maintenant.

T 'es pressé de rentrer ou je te fais faire un petit tour de la ville ? T 'as

chambre à coucher, ça, c 'est clair.

Wow !

Je vais chercher mes affaires.

T 'as vu, Laetitia ? Décidément, la fontaine est partout.

Oui, oui.

Moi, je suis trop content. J 'ai enfin remis la main sur mon vieux livre. C

super, Thibaut.

Dis, tu pourrais raccompagner Stan ? J 'ai une petite urgence.

Rien de grave, j 'espère ? Non, non, non. Tu sais commencer, maintenant.

Service, service.

Bon. Laetitia, je... Je voulais te dire... Je suis

fier d 'être ton frère.

Ça va, chérie ?

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